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instants philosophie

Nietzsche

15 Avril 2006, 22:02pm

Publié par zward

Profonde intuition , formidable lucidité préalable de Nietzsche ...

Comment a-t-il fait cet homme-là ?
Je ne l'approuve en rien , ni en sa méthode de travail ni en ses conclusions : mais il m'épate et reste comme une illumination ... allez comprendre ...
Je ne me reconnais en rien sauf en cette instinctive lucidité ; et comme il savait que face à ce désastre que représente l'existence, pour un sujet moderne sans recours , sans secours ,
comme il savait qu'il n'est nulle sauvegarde de soi sans une fondamentale liberté ... radicale ... rien ni personne de plus radical , immédiat , vivant ... que Nietzsche ...

Monde naturel et histoire humaine chaotiques , nous dit-il , mais l'astrophysique et le 20° siécle nous racontent-ils autre chose ?
Face à ce monde , ni les humains, ni l'esprit , ni la science ou la raison ne peuvent rien pour nous ...
.... il ne nous reste rien : voila la vérité, entiére.

Sauf la "volonté animale" (cet art nietzschéen de se mouvoir entre deux dimensions ...)
rigoureuse ou lâche ,
la volonté ...
on pourrait mieux dire " l'instinctivité " , l'envie de demeurer debout ...
pour rien ,comme ça...
pour ne pas faillir , pour reprendre sur soi tout le malheur et toute la dureté ,
toute la souffrance et toute la mauvaiseté ,
transmuer tout le sac merdique en un seul jeté d'épaule ...
athléte christique (dionysos et le crucifié )
Voilà , rien d'autre à dire : on ne peut pas plus..
revenir comme un grand à la surface aprés le plus terrifant effondrement qui fût jamais ...

Que l'on ne s' y méprenne pas ; Nietzsche est le plus clair et triomphant philosophe du monde.

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petit bout (2)

14 Avril 2006, 21:59pm

Publié par zward

par exemple :

il se peut que dieu existe , il se peut que non , on ne peut être certain ni de l'une ni de l'autre des positions ; il est aussi inutile de nier l'existence de dieu que de l'affirmer :
mais quiconque peut croire ou non en dieu , ça ne doit pas abîmer ce qui nous lie ;
mine de rien , cela déplace considérablement le débat ... au point qu'un nombre considérable de personnes vivant dans les démocraties , ont du mal à bien accepter les régles du jeu , du nouveau jeu ...

parce que la démocratie est toujours et constamment une nouveauté ... mentalement elle est invivable pour l'ego spontané que nous sommes chacun ; c'est que cet ego ne doit pas rester spontané , (ce qui ne signifie pas que la spontanéité doive être annulée , mais que s'y ajoute une dimension , un territoire )

Le débat c'est déplacé ... puisque ça n'est plus la vérité (dieu , l'idéologie , le moralisme infondé , les goûts et les couleurs , etc ) qui est le coeur du centre (de toute relation , y compris homme-femme ... est-ce une idéologie ? ) mais la relation elle-même qui doit tenir indépendamment de toute vérité ; ce qui ne manque pas de choquer profondément tout dogmatisme ... non seulement religieux , mais aussi par ex économique ... (que veut-elle l'économie sinon substituer à toute relation humaine , une relation marchande ? le droit contre cette nécessité-là ...)

ainsi il faut s'orienter vers ce qui structure - la relationnalité - et non plus s'enfoncer dans les contenus ...
mais cela peut être signifier aussi pour la relation à soi-même : JE n'est pas un contenu.

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Vérité ? .... oui ,des p'tits bouts

12 Avril 2006, 21:21pm

Publié par zward

La définition du discours tel que philosophiquement il fonctionne ;
je crois que l'on s'arréte trop aux volontés marquées, par la philo, qui parle de Vérité et de totalitarisme de la pensée si l'on veut caricaturer et telle qu'elle peut être perçue , mais la philo elle-même est la preméire à se contredire , et à varier les points de vue ; aussi telle véhémence à "dire LA vérité " en philo est toujours prise relativement , par n'importe quel philosophe , qui sait bien n'être pas plus stupide qu'un autre philosophe.


Ce qui semble bien plus géner , c'est la prétention cette fois trés réelle , et assumée , de la philo , à proposer le seul discours qui se veuille éclairci intégralement ; on n'avance une chose qu'argumentée , cad que si elle tient dans cette formulation qu'est le langage ; le début et la fin de ce qu l'on dit , doit faire parti du langage , un mot doit être explicité par les autres ;
dans les autres discours , religieux ou esthétiques , ou idélogiques , etc , il manque toujours le début ou la fin ou les deux ; qui s'échappent dans un ciel insondable , une historicité à venir invérifiable , une intuition auto-fondatrice , etc
Le discours en tant qu'il s'explicite ou en tant qu'il pose en principe cette auto explicitation (même si il n'y arrive pas ; et en ce cas comme c'est sa finalité manifeste on pourra le lui reprocher ) marque une limite ; tous les autres discours peuvent exister , peu importe , puisque dorénavant n'est discrours cohérent QUE celui-là ...
qui dit précisément ; aucune Vérité n'existe , n'existe que des vérités individualisées , relatives , qui néanmoins , pour cela , s'auto-explicitent entre elles ;
et c'est ce préambule à tout discours (explicitation ) qui ennuie tous les autres, qui se fondent sur des révélations , des Hors langages :

Et  "individualisées " sont ces vérités , parce que c'est quelqu'un qui parle en son nom propre .
Ce qui n'est pas une évidence du tout : combien parlent pour et selon une communauté , un groupe d"intérets, un parti politique voir idéologique , une chapelle théorique , selon une classe sociale ...?

Où toruver une parole sans arriére-fond ?

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philo : c'est où ?

9 Avril 2006, 08:55am

Publié par zward

La philosophie crée une dimension qui s'ajoute à toutes les autres ,
elle définit notre être selon le langage . Ce qui tient exclusivement dans les mots , est la vérité...
Hors de ce cercle , point de salut.

Mais le cercle , on n'y afirme pas sans que cela soit explicité , déplié : prenez un mot , dépliez-le .

Les philosophes ont déplié plein de mots ; jusqu'à en inventer une tripotée , et en reformulant ceux que l'on connait : de sorte qu'il existe comme un énorme lexique , qui donne l'impression que l'on n'y entrera pas ,
mais dont le sens peut être retrouvé , parce qu'il n'est pas trente-six maniéres de penser une seule chose : quelques maniéres seulement .

Le cercle ne supprime pas le reste : on percoit ,  on ressent , on imagine.
Mais le cercle vient s'ajouter.

Il est en lui-même tout aussi "naturellement " admis dans la personnalité ; parce que là où parle la philo, le sujet aimerait SE parler.

Le mot déplié est ce que le sujet recherche.

On peut dire que le mot déplié , le sujet voudrait s'y connaitre , mais au lieu d'en déplier le mot , il y colle ....tout ce qu'on veut ... par ex , le corps , ou le désir , ou des objets valorisants , etc
Je doute que tout le bric à brac améne la satisfaction tant attendue ...
Je crois que le dépliage , lui, peut remonter l'attente de la satisfaction , comme à la source et modifier cette attente.
En somme , que tout puisse vous abandonner , objets , les autres , les désirs , les valorisations ...
peu importe parce que la source n'est pas loin , n'a jamais été trés loin.

(La philosophie , c'est où dans le sujet ? )

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amour - le coup du capot

9 Avril 2006, 08:55am

Publié par zward

rien de mieux pour se rendre compte comme il est en notre pouvoir de se décentrer... que le Tomber-amoureux ...
ce qui me fascine , c'est comme les précédents vécus s'effacent ... on laisse filer le temps , et ce moment-çi dévore le passé ...
ça absorbe les anciennetés , et la personne que l'on est il lui vient l'impression puissante qu'elle retrouve , renouvelle son origine , qu'elle remémore sa premiére soif , celle oubliée , ou alors seulement imaginée et adorant la vivre , enfin , telle qu'imaginée ...
comme un désir connu dans l'imaginé , mais qui ne fût jamais vécu , que les vécus successifs faillirent lapider , dépiauter , aux muscles arrachés , aux os démantibulés , des tas de résidus et autres morceaux de bidoche , et ça traine dans l'esprit , dans un monde en loques ; voila ce qui reste de tout cela ...

admettons que ce soit moins sanguinolent ... mais alors c'est que l'ennui étouffât le moindre des souffles , partagés ou non ,
c'est pas beaucoup mieux , c'est le goût de  l'identique amertume  
il faut une transe , une danse idiote , un clin d'oeil de l'aube , une chaleur d'été sensible

pour oublier à chaque fois la masse endolorie , l'éviter d'un mouvement léger comme si de rien , comme un fantômele vécu de jadis , si loin ...
mais  là !!! ce jour-çi !  la flamme d'un corps emmélé d'un sourire-soupir .. qui éteint toute la mémoire.
c'est un poid mort le passé , mais il est tenu à distance uniquement si l'on est projeté hors de soi !

sinon il se rabat comme un vieux capot puant de rouille, d'huile et d'essence sur le moteur-carcasse déglingué.

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amour - le penchant

6 Avril 2006, 20:38pm

Publié par zward

La forme est la relation qui s'établit ; elle engage cet être-çi dans cet être-là :
elle déplace l'attention sur un autre centre ; elle décentre donc tous les contenus vers une autre lecture , et cet être-çi dans une identité ;

Une identité et non pas une identification.
Identification voudrait dire que l'on que je copie-colle mes contenus sur l'autre ; mais les contenus ne sont que peu connus , tout l'intéressement , énorme , de la personne étant  soit de relire ses propres contenus au contact de l'autre , soit de découvrir les contenus ,qu'il ignore,  comme des questions dont il attend la réponse ;
AD ; la personne se sait incompléte,  et l'autre vient , peut-être , clore le débat , ou à tout le moins apporter un certain nombre de réponses.
Identification est plutôt : je balance mon contenu et veut une image de moi-même en obtenir ; ce qui est vrai en partie , aussi , mais reléve de la psychologie facile ... et ce calque de soi sur l'autre est lplus un effet du "je cherche les réponses " (de mon être que j'ignore ) qu'une volonté d'imposer directe.

Identité, parce qu'une part de soi est posée en l'autre, comme le pion principal de tout un ensemble qui doit venir : cela est appelé , cet ensemble , et le pion posé , parce que l'on entend , spontanéement , donner toutes les chances en ouvrant tous les possibles ; cad toutes les lectures , et toutes les réponses , et tous les mélanges de contenus : chéque en blanc.
Il est bien évident que cette identité est un peu instable ... ou plus exactement , dans certains cas , l'identité se retourne et revient à soi ...
parce que cette identité est formelle , cad vide en elle-même : ça commençe à déconstruire , à reprendre ses billes , à rapatrier : et ce pas nécessairement en pleine conscience ; on sait que ça a glissé lorsque "ça se décide" , lorsque l'on décide ... en se focalisant sur telle incompréhension , ou d'un élément "qui ne passe pas".

Cette identité , son glissement  ou son assurance , dépend de notre être autant que des accidents d'un parcours ; on a crû se fixer telle identité en telle (ou tel) autre , mais ça rippe , ça déchausse , ça nous revient comme un boomrang ;
Ainsi la forme , le côté formel de la relation , peut aussi , en elle-même, exister ... elle peut suivre un parcours.
Lequel parcours est sans doute lié à des contenus , (on voudrait que telle part de nous-mêmes , dont on sent sourdement qu'elle n'obtînt jamais de réponses , s'acquiert enfin en tel autre ) ,
lesquels contenus peuvent tout à fait aussi exister en nous sans aucune réponse de quiconque sur terre , jamais , et peut-être même UN contenu que l'on ne sait pas vraiment , que l'on ne limite pas , qui vient troubler toute architecture , toute construction , ( y compris strictement individuelle : à savoir : notre personnalité-même)
Mais le parcours en-soi de la forme est aussi également invoqué ... et  ici , c'est plus difficile ;
parce que l'on n'a aucune représentation visualisable : la forme n'a pas de contenus  expressément  ; seulement sa puissance est sans fin ... puisque vide , rien ne l'oppose ... ne s'oppose ... aussi cela dépendra des contenus eux-mêmes ...
parce que si une personnalité penche du côté de ses contenus , de sa construction , de sa personnalisation , cela empéchera la forme de s'imposer ;
si ces contenus , cette hiérarchisation interne de la personne , est  toute démontée ... la forme enfonce le seuil , passe outre , tend à devenir  maitre du jeu ...

La forme existe-t-elle ? La confiance en la résolution (de qui je suis ) est-elle fondée ?
L'autre est-il d'un vrai ou quelconque secours ?
L'autre est-il juste "l'occasion de " ?
ou justement les précédentes descriptions ne signifient-elles pas que le moi est , à l'inverse, sans amour-de -soi , est non-narcissique , attaché à un autre de fait et non pas une forteresse ?
N'est-il , chacun , que nous pouvons trés bien passer de la forteresse à l'incomplétude d'une seconde à l'autre ?

 

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amour - la forme (1)

2 Avril 2006, 22:28pm

Publié par zward

La forme exprime,  en ce cas mais il en est d'autres , la faculté invraisemblable de ne plus être soi , d'être dépossédé, 
de se projeter , ou plus exactement de se faire-être ailleurs qu'en soi-même :
cad de déplacer son être (mental) dans un point hors de soi : téléportation en quelque sorte ...
ce qui est à prendre au pied de la lettre (la lettre à toujours raison ).
Téléportation parce que si on est bien là où l'on est , localisé , notre esprit s'identifie , se meut , se  prend des envies de passer outre la localisation : il s'image , s'imagine : il croit ce qu'il voit , et il se voit là-bas , aussi son être se transporte là où il se voit. Il en prend mentalement l'apparence , il colle son apparence dans l'apparence de l'autre lieu ; il annule ce point-çi et désire ce point-là.

Si il est dit "se faire-être " , c'est que pour l'esprit le déplacement mental équivaut à un basculement de l'être ; le centre de gravité de notre être est délocalisable : ce qui introduit un déréglement possible de tout le systéme , puisque à force d'y être, en soi, on s"habitue, mais si le point se déplace , c'est l'ensemble des contenus de ce systéme qui se brouille , on commence de percevoir et se percevoir via les autres contenus , ceux que l'on connait de l'autre et ceux que l'on suppose.
Compléte ré-interprétation des significations : re-lecture continuée , à proximité de l'autre.

Ce mouvement est ici à peu prés entier , complet , supportant tout l'être ; mais il n'existe pas uniquement ,comme structure, qu'en des situations exceptionnelles , extra-ordinaires : il se déroule continuellement depuis le début, le début du vécu de chacun.

N'est-il pas soulagé de son propre poids d'être en mesure de se donner un autre-point ? un lieu ?
un là-bas délesté de ses contenus ,en propre, et essayant de les ré-interpréter , ce qui signifie "de se re-vivre " ?

Parce que sinon,  si il ne se fixe pas absolument en un lieu , où existe-t-il le point que l'on est , la densité d'être ?
Symptôme du fantôme. Conscience irréelle. Le centre est insituable.

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pan ! dans la tête...

1 Avril 2006, 23:50pm

Publié par zward

je crois que l'on est en plein 19° siécle ... à entendre les justifications des élites françaises ...
Sous le prétexte de justifier le réalisme économique , j'ai vraiment l'impression que l'on ous ert une soupe d'explications à demi raisonnables ... le demi positif c'est que le monde change , effectivement , mais le demi négatif c'est que cela ne valide dans leurs têtes, et leurs actions, que le conservatisme de leurs priviléges de caste :
je ne suis pas réellement de "gauche" , mais en tout cas pas de cette droite-là ...
le libéralisme me parait une nécessité , du moins en théorie , parce qu'un libéralisme qui ne répartit pas, qui ,non seulement, ne valide aucune justice économique , mais en plus  justifie une hyper-hiérarchie économique et donc politique .. cad globale , totale ... me semble fondamentalement déconnecté de la réalité humaine ;
en quel sens ?
parce que cela signifie que l'argent accaparé d'un côté nourit une économie de luxe , une "économie de pointe" (qui en fait utilise la science pour la fondre dans ses seuls intérets , qu'elle ne l'utilise, OK , d'accord , mais que cela soit leur seule et unique finalité me parait un dérisoire égocentrisme ) qui délaisse complétement la majorité , silencieuse ou pas , la majorité qui nécessairement a profondément besoin de culture , de savoirs , d'éducation, d'élévation globale de niveau de vie dans tous les sens et réalités possibles ... et donc fondamentalement d'élévation économique :
parce que les profits sont énormes ... et les profits (énormes ) nourrissent une société interne à la société globale , et comme ces sommes sont phénoménales et que ...et bien les élites ne savent pas quoi en faire ... (pas assez d'une vie pour dépenser tout ça !) , ces sommes gigantesques se réinvestissent dans la finance ... font des petits, et remplacent la travail (dans lequel on n'investit pas)  par les actions  , et depuis 30 ans , le serpent se mord la queue ;
et comme les investissements financiers , purement boursicottés ,ne veulent pas , ne veulent absolument pas réduire leur taux de profit (si je gagne 20 % sur mes actions , je ne veux pas redescendre à 10 ... ) , alors il faut bien prendre l'argent quelque part ; sur le travail et l'enrichissement éducationnel de ce monde -là.

 Mais cela ne signifie pas seulement une injustice formidable et un manque à gagner pour chacun , ceux d'en dessous ..., les troglodytes ... , mais aussi cela veut dire que l'on n'investit pas dans l'avenir ... cad la capacité de ces troglodytes à augmenter les possibles , économiques et donc humains ...

C'est , sous les apparences de réussites technologiques (réelles mais accaparées et dont on retire trop, beaucoup trop d'argent .... ceci est peut-être le vrai probléme : le taux de profit , passée une certaine limite , engendre une dépense globale humaine catastrophique au lieu de demeurer dans les limites d'une justice qui répartit non seulement l'argent , mais répartit le niveau général ) , un appauvrissement constant du niveau humain : par ex : une culture de masse auto-développée , poussée économiquement , boostée , s'est substituée à une acculturation , à une éducation réelle et conséquente du monde humain  ...

Le libéralisme financier vit dans son monde , qu'il structure d'un empire de fer , qui abandonne , littéralement , dans les faits , tout ce qui ne lui appartient pas , ne lui appartient pas en propre : tout cela n'es pas figure de style , mais figure de faits exact.  Et c'est cet aveuglement qui ne cesse de se justifier .

De même , la pseudo culture , cad le remplissage absolument délirant  d'images , de sons , etc , cette pseudo réalité , ne s'est-on pas déjà aperçu qu'elle s'est calée en cheville totale avec l'élitisme abscons , décalé , pataugeant ?
Que le monde mass médiatique est complétement dévoré et accaparé , malgré sa relative diversité (trés relative en fait , il y a toujours des niches où ceux-çi ou ceux-là se reconnaissent , mais la masse est happée par le mouvement  d'ensemble , et statistiquement il peut bien exister 20%  de culture réelle , ce sont les 80 % qui comptent ... et chacun , même si il se situe dans les 20% ... participe à 80 % de la culture de masse ...) : les élites s'y retrouvent complétement ; tout entier dans le présent et sans aucun projet d'avenir , puisque l'intéret seul du pouvoir compte et seul le spectacle compte .

 

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sens de l'écriture-lecture (et accessoirement ...amoureuse)

30 Mars 2006, 21:14pm

Publié par zward

Le danger de la modification ,
(dont on peut dire qu'il s'agit de la compréhension de ce phénoméne qui nous touche tous ; la personnalisation )
est qu'il ne faudrait pas que ça soit délégué ... à une secte , à une psycho théorie , à une croyance passéiste , à une communauté , à un groupe (politique , économique , etc ) ;
parce que dans tous ces cas , l'individiu ne résoud rien ... il comble ... il remplit avec autre chose sans affronter la chose même ...

A savoir ; la chose -même n'est pas remplissable avec des mots... n'est pas non plus remplissable avec des autres , avec du monde , avec de l'ordre échangeable ...
elle est à peine descriptible et donc ne peut pas entrer dans un circuit d"échanges , où l'on sait ce qui est échangé ;
amoureusement le circuit d'échange est toujours troublé , voir bouleversé ,
mais dans l'ordre humain, il est fondamentalement dans la restriction continuelle... dans la reconnaisance , et celle-ci assujettie à la hiérarchisation...

Ainsi amoureusement on ne sait pas ce qui est échangé ...ça concerne les contenus , mais eux-mêmes sont pris dans le tourbillon d'une forme , d'un mouvement ;
impossible de décrire ces contenus ,sans le mouvement  qui les précéde , et les suit ...
de décrire cela , sans marquer la multiplicité des enjeux , la complexité des liens internes et externes , puisque les deux se mélent ... se condondent.

Donc ça n'est que dans un mouvement individuel ... ne disposant pas d'extériorité raisonnablement pensable , exprimable , au sens d'échangeable , hors du monde humin cad en cours d'humanisation .... ça n'a pas d'interface socialisante , culturante, reconnaissable ...
et  lorsqu'on essaie de l'exprimer, ce mouvement individuel, on tombe dans le (divin ) mouvement individué ... ,
on est dans l'obligation de le trifouiller , de le bidouiller , de tordre autrement les mots , les phrases :
ça peut être relativement exprimé sans doute , mais pas ailleurs que dans le silence de l'écriture-lecture ... du savoir aus ens exact, savoir de l'individuel ... et il n'est rien de plus strictement extréme ; au sens où l'on doit se situer à l'extréme bord de soi , là où l'on bascule en-dehors.

Exprimer la complexité est la tâche philosophique depuis le début ... contrairement à ce que l'on pourrait penser ; sous couvert d'épistémologie , de logique , de connaissances diverses, de métaphysique, et de grands ensembles ventripotents ou pas, c'est comme on aime, c'est du rapport entre ce que l'on sait de soi et ce que l'on ne sait pas dont il est question ...

 

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faut se grouiller

30 Mars 2006, 10:29am

Publié par zward

quelle finalité pour la philosophie , individuellement ?

Toute la finalité est d'augmenter la conscience que l'on a :
parce que  la conscience que l'on a , c'est la conscience que l'on est ;
et l'on sait bien que notre être est limité dans le temps ...

donc faut se grouiller.

Notre être est là , tout entier , mais nous n'en connaissons pas le milliéme.
N'existe pour nous que ce dont nous avons conscience ; ce qui est absent ne nous atteind en rien , ne nous touche pas , ne nous émeut ni ne peut s'intégrer à notre action , passion , décision.
Notre conscience est strictement limitée à cet instant-çi , à ce qui s'y passe ;
et nous jugeons de cette situation en fonction de ce que l'on sait , en gros ou en particulier :
mais donc notre orientation, dans cette situation, dépend fondamentalement de ce que nous connaissons. De ce que dans le réel donné , nous pouvons en retirer , en vivre , cad de ce que nous pouvons articuler à notre êtrede tout ce qui nous vient.

Ce mouvement nous est habituel , avec plus ou moins de facilité ou difficulté ... , mais le réel nous y pousse de toute façon ; la vérité étant que souvent nous freinons des quatres fers ... attachés à préserver le peu que nous pensions posséder , à défendre toute modification du moi dont apparemment nous percevons la fragilité , la construction précaire , instable : on a raison , il faut préserver le peu d'organisation obtenue au fil des années ... toute unité vise d'abord à sa propre conservation , sinon elle survivrait encore moins.

Mais ceci dans l'optique d'une atteinte extérieure ... tandis qu'il faut bien prendre en compte le renouvellement assumé et assuré de soi par soi ; le renouvellement saisi par lui-même, et non plus subi du monde , des autres , des objets (nouvelles technologies).

Cela change du tout au tout ; c'est cette auto-manipulation qui devient le trait fondamental de la personnalisation , de l'hyper personnalisation  : laquelle se continue malgré le peu de continuité économique ... qui laisse les personnes sur le côté ... cela parait l'étape nécessaire , cette nouvelle dimension de la personne.

La question est ; de quoi se sert-on pour s'auto-manipuler ?
des magazines de psychologie ?
des émissions de télévision ?
des psychothérapies ?
de la psychanalyse ?
se laisse-t-on guider par son seul vécu ? cad par son seul passé ?
par sa propre personnalisation comme si il s'agissait d'une vérité si intégre que rien n'en puisse être bouleversé ?
Il est bien évident que nomer "personnalisation" , puisqu'il s'agit d"'un processus , ce que habituellement on nomme "personnalité" , jette un point de vue modulable sur ce qui se donnait pour figé.

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