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instants philosophie

qu'est-ce que l'Etre ?

20 Août 2007, 20:07pm

Publié par zward

La question que pose la philo (occidentale), ça n'est pas "qu'est-ce que l'Être ?".

C’est « qu'est-ce que cet Être, cet être en tant qu'il y existe un être spécifique si étrange ? ».

Cet Être qui n'est pas une surface plane, parce que brisé, au moins une fois, par cet être-homme.

(Ce qui signifie aussi que cet Être n’est pas du tout Un, mais en lui-même brisé et multiplement brisé par nature … et donc qui ouvre à une méta-conception de ce que être veut dire …, soit-dit en passant).

Ce qui porte à développer ce qu'il en est de cet être là, si étrange, et à distinguer d'un côté l'esprit de l'homme, (on n'en connait pas d'autre) et le monde, qui est hors esprit ... qui n’est pas a priori pas un esprit ...

Mais la réflexion dominant les siècles est que si l’être de l’homme est tel, alors il faut que la logique de l’être lui soit coordonnée. Qu’il y ait une logique (compréhensible) de l’être tel qu’il y existe un homme dedans …

Que donc cette logique soit autre que celle du Un.

Et bien sûr qu’elle soit aussi autre que celle du Un divisé en attente d’un Un complet, hégélien.

Puisque de toute évidence la blessure (que constitue la négativité, soit le libre) n’est pas prête de se refermer.

Que donc naturellement l’Être est dans l’altérité : et a priori dans l’altérité la plus haute …

Comment ce qui est ne serait-il pas haut perché ?

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méta organisation et imbécilité

15 Août 2007, 11:15am

Publié par zward

 

De ce que la complexité menace et emplit multiplement l’espace humain, nous en sommes à redistribuer le pouvoir ; déléguées à chacun, d’entreprendre, d’organiser, de décider, de prévoir.

Cette liberté est à l’exacte mesure de ce qu’on lui demande. Mais de fait on ne sait plus ce qu’on lui demande. Il apparaît que la redistribution de pouvoir (autrefois centralisé sur une royauté et une pseudo administration étatisée partiale) se ligue très vite jusqu’à former les plus effarants systèmes hiérarchiques, d’une part, et d’autre part des monopoles ; non seulement économiques, mais décisionnels. Qui littéralement décident pour tous selon leurs propres règles.

La « liberté » de tout un chacun vient essentiellement de l’ensemble des choix, ou de l’impression d’un ensemble de choix à disposition, apparente disposition, en tous cas a priori.

Cela orchestre des ensembles de parties de division qui multiplient les débouchés productifs.

Le monde des mois est un ensemble d’ensembles accessibles plus ou moins et plus ou moins inaccessibles. Parce que les libertés d’entreprendre se sont transmuées en décisions et en monopoles, en hiérarchies et en absence de règles pensables. au point que l'organisation humaine est un donné d eplus en plus impénatrable à l'intellect. 

Chaque moi est un domaine plus ou moins réservé, mais parcouru de toutes les nécessités de cette humanisation là. Rien n’y échappe. Le moi est l’enfant pauvre de méta organisations qui sont liées par la même, l’identique méta logique de ce fait-là unique ; on est libre.

C’est parce qu’il est possible que un ou quelques uns sont la ou les causes d’un développement organisé, d’une systématique de production (de tout ; d’objets, de machines, de signes, d’images, de moyens de communication, etc), que cette logique prend place et absorbe tout l’espace et le temps humain. Cad absorbe l’essence de l’homme.

La confluence des deux logiques ; l’acquisition (récente) d’un moi, (et un moi est pour lui-même, toujours d’acquisition récente …il nourrit la production et reproduction de tous les ensembles) d’une part et la possibilité organisationnelle à partir de quelques-uns qui s’auto-confère et l’espace et le temps et les quantités et qualités de ce monde en cours d’humanisation.

Mais il est bien évident, et tout le monde le sait, que cette humanisation est en soi bien plus vaste, en quantité et qualité, que les nodules de pouvoirs, les nœuds de production et reproduction qui s’imposent de par leur auto-méta-organisation.

Ce qui pourrait exister d’humanisation « en plus » de celle-ci , n’a pas , elle , de principe auto organisationnel.  La raison en est que, de même que la méta organisation technico-économico-financière dispose d’objets propres (cad de finalités tout à fait définissables et réalisables de fait), à l'opposé le surplus d’humanisation cherche encore ce qu’il en est de ses finalités ; lesquelles sont, à peine apparaissantes, récupérées par la systématique bien plus élaborée et effectivement réelle et effectivement organisée.

C’est une question de poids : de poids d’auto-organisation possible et réalisable. Et cela signifie surtout que si il nous est possible de définir telles ou telles finalités parce que réalisables, (technico-économico-productivistes), il nous est apparemment impossible de définir les finalités humanisantes supérieures, ou succédantes … Leur « objet », leur finalité nous échappe.
Ou : nous sommes dans l’incapacité de définir ce que notre être peut, en ces termes d’une humanisation supplémentaire.

Aussi tout ce que nous sommes est absorbé et se retrouve, volontairement, par effet de mise en organisation, (qui est aussi une mise en scène…. qui confond le moi comme identité ), dans la seule expression disponible qui soit organisée.

Le terme de méta organisation signifie réellement : ce qui peut être dans un ordre humain suffisamment complexe. Et donc ce qui ne peut pas se définir, sans finalité, sans débouché, ne peut pas être, devenir, s’imposer.

Que nous soyons limités, signifie que nous sommes dans l’incapacité de définir notre être tel qu’il puisse se réaliser en organisation expressive suffisante. Que par conséquent, dans l’aperception immédiate de nous-mêmes, nous rencontrons une limitation détournée. ce qui probablement relève de notre imbécilité. de notre incapacité à maitriser notre quantité et qualité d'être. de sorte que nous produisons du "moi", mais aucun sujet.

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le sujet est debout dans la mort

11 Août 2007, 09:14am

Publié par zward

Il est une illumination interne, un foyer absolu, chez Spinoza, chez Descartes, pareillement, mais ça n'est pas ce qui est communiqué ; c'est ce que Descartes et Spinoza vont en tirer, rationnellement, qui compte, et que l'on retient parce que c'est compréhensible, cad explicite au plus (pas totalement sinon la philo serait parvenue à se clore).

 On retient cela, mais non pas au sens de la reconduction de la même unité telle que vécue.

Mais au sens de reprendre ce que l'on a extirpé de connaissances à partir d'une unité qui l'on tient en réserve AFIN de produire du concept.

En réserve mais en laquelle on se s'abaisse pas ...

J’emploie volontairement "abaisser" ; parce que la raison grecque ne faiblit pas. Soit l'humain est dépendant d'un absolu, soit il s'y mesure.

Si il accepte le combat, alors il a une unité pour soi même à défendre, qui lui sert d'interface ; de médium entre soi et l'absolu.

 La raison c'est juste la pensée à hauteur humaine.

Sous entendu la pensée se prend nativement pour dieu ou identique à dieu, et il faut la raisonner ; mais la finalité est que se raisonnant, elle invente un monde, humain, via des concepts. Des concepts efficaces ; la morale, l'État, le droit, l’identité personnelle, la science, cad le savoir précis comme idéal.

Et plus profondément, cad plus exactement, invente la nature du sujet et ce que le sujet peut être. Le sujet n’est pas le moi, (et n'oublions pas que le moi tel que nous l’entendons, et le vivons, est d’acquisition récente).

Le sujet est l’opérateur de ce que nous avons inventé/découvert : il est le sujet du droit, de la morale individuelle, de l’éthique (qui est autre chose de plus profond), des sciences et des pratiques scientifiques, mais aussi est le sujet de l’esthétique et de l’art en tant que créateur de formes perceptives nouvelles. Il est grosso modo le moi, mais en tant que le moi se rend capable de toute expression et activité dite universelle ; via un système de signes. et ce faisant on peut dire que le sujet n'est pas ou plus le moi, mais une unité émergente. Le sujet est ce qui porte l’expression (de soi, des autres, du monde, des objets et des choses ) à la puissance d’être.

(Sous entendu : sinon, si l'on reste limité au moi, tout est seulement consommé ou vécu ou subi ou ressenti sans que l’on y soit réellement QUI l’on est ; le moi est une fabrication : le sujet , non)

Ce faisant et à rebours de toutes les pensées antérieures à la philo, (antérieures historiquement ou ontologiquement), le sujet s’adresse à l’être en tant qu’être mais il s’y adresse comme sujet invinciblement. Il ne lâche rien de son exigence propre. Il se tient debout dans la mort.

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Lovecraft

10 Août 2007, 20:46pm

Publié par zward

Lovecraft est un écrivain, mais aussi un personnage, en soi,

(Voir le très émouvant /éprouvant documentaire/bio sur sa vie, quasi lamentable et profondément angoissée ; Le cas Phillips Howard Lovecraft)

En revers de cette vie recluse, perturbée, une suractivité et une curiosité très, très moderne ; de Freud à Einstein ... et donc ça n'est plus du fantastique tel qu'au 19 ème, plus du fantastique surnaturel, du tout. Ça se coltine donc au plus difficile qui soit : un matérialisme surnaturel.

 

 La finalité est de cerner, d’encercler le monde humain.

 Mais ce qui nous menace est au-delà de toute humanité ; cad ne peut pas être compris, décrit, expliquer, et toutes les finalités connues sont rompues (y compris les finalités des interprétations connues et tellement spiritualistes qui sont détournées, toutes).

Nous sommes lentement lâchés dans l'espace et le temps et les races effarantes, lâchés par tout le monde répertorié et validé en d’autres espaces et d’autres temporalités. Et les entités très incompréhensibles qui règnent sur ces autres dimensions internes, externes, découplées, et parfois en quelques lieux marqués, empoisonnés, (dont la filiation est toujours significative), des lieux intriqués en notre petit, étriqué, minuscule monde clos.

Bref nous ne sommes pas au monde réel, qui se découvre avec horreur foncièrement inhumain, impitoyable, et divinement impitoyable. Sauf que le divin n'a plus du tout le même goût que celui imaginé par nous …

Et c'est volontairement qu'il pose l'inhumanité de ces (ignobles) divinités ... et la supériorité de ces races inimaginables…

D’où son ambition existentielle et plus : beaucoup plus.

"Plus" parce que ça pose et atteint la limite des limites

(Du savoir, de l'humain, de l'imagination et quelque part de l'écriture ... évidemment c’est de la poésie … donc ça n’aboutit pas à un savoir, mais à une intuition phénoménale, énorme).

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éthique

9 Août 2007, 06:05am

Publié par zward

Le sujet est tension à l’état pur. Pour cette raison il ne peut ni faiblir ni être cause d’un affaiblissement, directement mais aussi indirectement. Toute causation d’affaiblissement est un déshonneur et une indignité. Non seulement dans les faits individuels, mais dans les conditions d’être de tout autre sujet. Si le sujet faiblit quant à l’égalité de tout sujet à tout autre, pour quelque raison que ce soit, cela est cause d’un amoindrissement de sa tension interne, et donc affaiblit sa capacité à viser absolument ce qui est ; cad l’altérité.

Le sujet est assujetti à l’altérité et à elle seule. Comme tel il est libre ontologiquement.

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reprendre l'infiniment ici même

6 Août 2007, 19:20pm

Publié par zward

Rendre infiniment compliqué ce qui est prétendument simple …

À savoir ; le moi ; on est tellement persuadé d’être soi-même … que c’est faux : c’est une construction, très artificielle. Ce qui est très bien (pas d’autre moyen pour un être humain que d’être construit, comme tu le dis), mais que l’on intuitionne comme immédiat et évident : ce qui bloque tout devenir.

Alors retrouver le moi comme (infiniment) compliqué, c’est réintroduire le possible, cad n’importe quoi, le hasard, le désir, le décalage, l’impossible, etc, et plus précisément encore une composante essentielle. Qui constitue le propre du philosophique, qui n’apparaît que philosophiquement, et encore en une certaine dimension philosophique. Par quoi tout est mis en œuvre, au sens propre.

Et bien loin des négations ou destructions, des nihilismes ou des révoltes, utiles mais vaines finalement, du cœur même de la problématique. Tout ce qui négatif, infiniment utile, fait le jeu des institués, des déjà-connus, des refais-le moi à l’envers. La source interne est autre que tout cela. Elle n’est pas non plus ce qui fige le diagramme comme « raison ». Elle n’a pas pour finalité de s’institutionnaliser : ce sont des dépôts. Des acquis. Des déjà dépassés. C’est en avant qu’autre chose sans cesse se coagule. Comme un corps nouveau.

Une recomposition qui peut tout aussi bien affecter chacun des membres du corps, qu’être synthétisé en une linéarité de signes (en arts ou expressions diverses), et qui ont déjà eu lieu… ou enfin reconduit en un concept dernier.

Recomposition qui a déjà eu lieu ; à savoir au 20 ème siècle. Mais on ne sait pas encore ce que c’est ni où ça mène. Là aussi il faut voir que l’on n’a pas encore repris en toute conscience ce qui nous est arrivé. Et particulièrement, ce qui fût au 20 ème, ne peut s’éclairer que de ce qui le précédait : puisque être culturel nous sommes, le mystère du 20ème est une absolue construction qui s’est avérée vraie. Cad réalisée, et c’est notre étonnement que cela fût possible et tenable (sur le long terme) qui nous bouche entièrement l’horizon de la pensée et celui de l’appréhension nouvelle du corps.

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le Un comme un pion

1 Août 2007, 09:44am

Publié par zward

La philosophie cherche (et trouve) la structure du réel.

Au lieu du Un tout noir (ou tout blanc, comme on veut), elle ne s'effondre pas dans la contemplation ou le vécu (vécu du Un, qui est connu depuis des lustres de toutes les sociétés humaines),

Elle tient bon et arrache (violemment) les secrets.

Nous n’avons pas le choix, que de faire appel à toute notre liberté. Cad à notre solitude et notre effroi.

Il n’est pas lieu, me semble-t-il, d’inverser la vapeur : la philo n’a pas peur du vide, parce que c’est d’être et de réaliser l’entièreté de l’être qui compte : comment ne pas se tromper ?

Le vide n’oblige pas. Il n’a rien à expliquer.

Et le Un, s’il est, est de toute manière déjà réalisé, c’est le reste qui ne l’est pas.

Et c’est à partir de là que la complexité devient l’enjeu. Sommes nous capables d’organiser la complexité nécessaire à un univers complexe de fait ?

À partir de là, cad à partir du Un.

Donc la philosophie tient le Un pour certain. Et c’est ensuite que cela commence.

Ce qui arrive, c’est le développement du Un. Aussi est-ce en s’en extrayant, en se conférant une identité dans le Un, négative, hors champ, autre, qu’elle découvre le Un comme champ, lui-même, d’altérité absolue. Quoi qu’il en soit du Un (dans sa nature), il est ce qui porte l’altérité sans se démettre.

En somme tout est dans le maniement du Un. Est-il indéplaçable ? Cad toujours là où il est.

Ou est-il déplaçable selon d’autres surfaces ?

Si on le pose comme ayant à être rejoint, on s’expose à ne pas pouvoir le développer, cad déplacer, dans ses extériorités. Qui sont en fait ces extériorités-là. Qui sont ces extériorités dans le Là. Qui sont « des » extériorités. on ne sait pas du tout lesquelles.

Si l’on développe le Un comme successif d’altérités innombrables, c’est que l’on a posé le Un comme achevé. Achevé une fois pour toutes. Ainsi le Un ne pose pas plus de problème. C’est son décorticage qui compte. « Le Un est achevé » signifie : tout est déjà là. Il n’y a rien de plus à attendre que ce qui est déjà. Ce qui compte, c’est ce qui sera. Ce qui peut être, à partir du Un.
mais est-ce encore dans le Un ou en plus et autre que le Un ?

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le moi, le sujet et la mort

26 Juillet 2007, 21:24pm

Publié par zward

Il est bien évident qu’il n’est pas dans sa nature de se limiter. Il ne comprend pas même ce que cela signifie. Aussi la vitesse et la monstruosité s’insinue profondément dans le moi, qui est premier, mais pas dernier. Et tandis que le moi gère des réalités quand il pense, le sujet gère des signes ; matière la plus rapide qui puisse lui correspondre.

Ainsi donc le moi, les mois restent bien loin derrière le sujet : tout mouvement pour le moi entraine à sa suite la mobilité des ensembles qui l’entourent, voir de l’ensemble qu’il est. Pesant et maladroit.

Impossible pour lui d’accéder au théorique, à la vision théorique, à l’intellection : cad à la vitesse des signes. Pour le moi qu’un signe veuille dire quelque chose, c’est une absurdité : un signe désigne toujours une réalité donnée précise… cette incapacité neutralise tout autre devenir du moi : les autres possibles, ceux du sujet qu’il est, lui sont inaccessibles. Il continuera d’épuiser ses propres possibles ; son seul vécu. Il y est ancré. Mortellement.

Pour le sujet, la mort est autre chose.

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le sujet hors de tout moi

25 Juillet 2007, 23:34pm

Publié par zward

Le sujet depuis qu’il a vu le jour, nous mène la vie dure.

Il n’aura aucune cesse. C’est dans sa nature, et celle-ci relève de n’importe quel donné ; cad de n’importe quel univers. Celui-ci ou un autre.

Que provoque –t-il ?

Il est un gouffre sans fond. Tout ce qui est donné, ce qui est donné là, société humaine, nature, personnes, tout peut être dévoré.

Tout le sera.

Comparé au moi, dont nous avons la plus grande expérience et prétendument la plus spontanée et immédiate, le sujet est une monstruosité et aussi d’une vitesse inaccessible. Il fonctionne plus vite et autrement. L’énorme décalage crée une impossibilité de conception et plus encore de vécu du sujet par le moi.

Aussi cela prend t il des lustres pour ce qui vient du sujet, perce toute cette masse que véhicule et qui transporte le moi. La masse des déterminations humaines communicationnelles. La masse des déterminations que prend en charge les mois dans un ordonnancement humanisant du donné.

C’est cette masse que forment toutes les cultures, et qui nait d’une autre source que celle du sujet.

C’est en ces masses obscures à elles-mêmes que les sujets travaillent à démettre et puis à remettre à l’endroit. Mais l’on ignore tout de cet endroit ; de cet autre lieu. Les sujets seuls y ont accès. Et encore...  seulement en cela qu’ils ramènent de l’autre côté.  Ce qu’ils ramènent d’exprimé, d’exprimable à tel moment de telle culture.

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de l'absurdité d'avoir un Moi

20 Juillet 2007, 12:38pm

Publié par zward

Nous n’avons plus de Sens unique et descripteur de tout et de tout événement et de tout ce qui arrive, destiné à être réintégré par la parole, ou l’expression de signes, qui remodèlent selon l’esprit (qui n’appartient à personne, mais qui est dit à tous, de sorte que chacun se situe dans l’ensemble). Et par lesquels ce qui arrive, apparaît comme déjà compris dans la parole ou le geste rituel ou raconté. Ainsi la surprise est bel et bien surgissante, mais afin d’être comprise dans le mouvement de ceux qui l’exprimeront.

Mais pour nous le Sens repose sur nos épaules. Ce qui est une absurdité. Ce qui est illogique au possible : on ne peut être l’origine du sens. Ça le réduit à rien. Donc on va l’extraire hors de soi : on va le saisir comme identité de fait, de nature, de personne. On va croire être ceci et cela ; en l’inscrivant comme nécessité significative extrême. Le Sens de notre être va se créer comme par hasard ou magie ou pressentiment ou effondrement dans la parole des autres ou comme panique ou dépassement dans quelques situations. Soit des situations institutionnalisées, soit des situations quasi hasardeuses ou nécessiteuses.

Mais il n’est aucun manuel du Sujet qui puisse venir à dériver le Moi de son angoisse et de son envie. Et il n’est aucune procédure de personnalisation ; ce qui est un comble et un manque qui veut tout dire, qui dit bien ce qu’il en est (de notre impossibilité).  

Le moi que l’on est va être conduit en fonction d’un Sens présupposé de soi, qui nous parait la plus rigoureuse et spontanée des inclusions de soi par soi, mais qui relève de la bêtise.

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