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instants philosophie

la perfection

29 Janvier 2007, 21:22pm

Publié par zward

Ceci est la seule façon de s’en sortir : croire que la perfection est absolue.

Tout ce qui est, est parfaitement ce que cela doit être.

Que nous ignorons en quoi et comment, signifie avant tout que notre idée de la « perfection » n’est pas la bonne.

Que l’univers n’ait pas de sens, c’est une chose.

Qu’il ait un sens-autre que celui-là (que celui que nous préjugeons) c’est une autre chose.

Que nous ne soyons pas en mesure de calculer cette signification est une hypothèse plus raisonnable que celle qui nous autoriserait à penser que puisqu'il n’obéit pas à nos attentes, l’univers n’a pas de sens : celle qui fonderait sa position de décréter un non-sens fondamental.

Ce qui ne veut rien dire du tout :  puisqu’alors on se réfèrerait à une supposition de « sens » dont on n’a que faiblement l’idée soi-même, et qui plante notre être là où il est : à savoir : la terreur de la mort. Crevassé par cette certitude ? Pourquoi notre être le serait-il ?

Si cela doit finir un jour, par contre, ce jour-ci est l’unique occasion de scander l’Etre d’une seule lumière.

La  pensée précédente, position négativiste, de fait, ne nous permet pas du tout d’exploiter notre potentiel : use d’un frein intérieur qui ne manque pas de saper toute machinerie.

Machinerie au sens de complot.

Complot parce que l’on ne se raisonne pas tout-au-devant de soi : mais on se ramasse bien plutôt à-rebours, dans l’entre-temps qui ne signifie pas encore : soit : le moyen d’acquérir le pré-sujet incompréhensible : qu’il se rabatte sur un Sujet décidément convaincu de perfection.

L’essentiel donc est que cela embraye, comme effecteur. Que cela produise une machinerie.

Machinerie qui de par sa cohérence ouvre le possible.

Machinerie qui de par sa dureté logique interne soit la violence même, intérieure, et assurée d’elle-même. Il faut, comprenons au moins ceci, ramasser intérieurement les plus grandes densités, les fétus de paille, les grands ensembles et les liens. La machinerie de par sa dureté brise les autres chaines de paroles, mots, liaisons : c’est sa cohérence qui guide son unité et donc son autonomie. Parce qu’autrement, les déjà-vus absorbent tout l’être disponible.

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aprés la philosophie : la philosophie

26 Janvier 2007, 22:52pm

Publié par zward

Tout ce qui est écrit depuis Hegel : qui réalise la philosophie,( telle qu’il le dit) ; est l’ensemble des aventures des mois qui se débattent vers leur sujet. Le sujet que tous ils sont : un seul.

Kafka ou Artaud ou Rimbaud ou Céline; c’est tout un. Un seul.

Ou techniquement : intentionnalité, ontologie,  Sartre, Lacan.

On n’y est pas par hasard : le sujet menace : il est la seule vérité aspirante, inspirante : il souffle du grand dehors et crée le grand dedans : celui de l’extériorité insupportable.

Le délire d’exister. Mais pris et repris mille fois : au travers des vécus : cad en tant que chaque vécu veut extraire de soi la quintessence de l’être réel : pas celui de l’Etre.

Pas celui de l’Etre qui absorbe la quête des mois dans tous ses petits objets : (qui finissent par le définir lui comme moi, en quoi est sa fonction : le moi peut se croire ceci ou cela, ça le motive … mais sa réalité objective est et n’est pas sa motivation subjective).

Mais celui de l’être : là.

Et on peut croire que l’exploration des vécus par les sujets qui existent ces mois volontaires et téméraires, que cette exploration serait livrée au n’importe quoi, au détail, au petitement.

Il n’en est rien.

Non seulement le sujet transmute tout en universel : c’est SA capacité propre. Mais le monde lui-même vient au secours du sujet-coincé dans son moi … ce sont les grands vagabondages de Rimbaud… les creusements indéfiniment présents de Céline…les décorticages de Sartre…

Nous sommes au monde.

Le vrai.

En quoi donc la philosophie a quitté depuis deux siècles la « philosophie » , réalisée depuis Hegel en une fois définitive, pour s’excommunier dans l’autre monde ; le monde des non-mois, le monde ou « moi » n’a pas, plus court : là où le moi n’a jamais eu  lieu.

Ou plus exactement : là où le moi est une partie interne à l’extériorité.

 

 

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l'identité

25 Janvier 2007, 22:24pm

Publié par zward

La philosophie occupe l'extrême limite : au-delà on ne peut bâtir de discours que régressant en une formulation inutilisable.

que ces discours soient possibles encore et toujours, évidemment : mais ils n'avanceront en rien la capacité : pour avancer, notre capacité doit en passer par sa formulation exacte ; la mise en forme se nomme philosophie.

La forme exacte n’est pas le texte lui-même : mais ce qui anime le texte et ce que le texte provoque.

La difficulté est de recommencer la forme hors du texte : en quoi la forme est inaccessible en soi.

Cela signifie-t-il qu’elle sera impossible ?

Non ; elle existera : dans la réalité : elle se réalisera dans quelques réalités retorses. Desquelles réalités le moi se tiendra soigneusement à l’écart. Parce qu’il lui faut, au moi, croire que la forme (ou ce qu’il croit tel qu’il l’imagine), est à l’état naturel dans le réel.  

On ne sait pas trop ce qu’il imagine : on ne sait pas soi-même ce qui est notre finalité en tant que moi.

Sans doute n’est-il qu’une fonction. Dans un grand ensemble. Mais peut-être pas seulement : la théorie des grands ensembles, structuraliste, ne dit peut-être pas tout.

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la philosophie et le calcul de l'Etre

17 Janvier 2007, 11:26am

Publié par zward

La philo se dote d’un objet : l’Etre.

Il est sensé regrouper l’ensemble du pensable.

Tout ce qui est doit être pensable.

Parce que si ça n’est pas pensable, à quoi peut-on se référer ?

Si ça n’est pas pensable, nous n’avons accès à rien : on ne sait si ceci sur cela est vérifiable ou pas. Tout s’arrête avant même de commencer.

Que tout soit pensable, ne signifie pas que tout puisse être pensé immédiatement, ni que cela soit possible réellement un jour.

Mais si on ne pose pas mille approximations, si on ne les exprime pas, ces demi-erreurs, il sera impossible de les corriger, de s’approcher au fur et à mesure plus intensément.

Et si approximations il y a, c’est que dés le début on tient le bon bout : c’est sur ce bon bout que l’on réagit et que l’on trouve une nouvelle action : parce qu’il est exprimé, il tient tout à l’extérieur, qui ne correspond déjà plus au sentiment intérieur que l’on a de l’Etre.

Donc nécessité de considérer que le pensable est. Qu’il est exact. Qu’il y a nécessité de ne pas s’y reconnaître, enfin pas exactement sur cette pourtant exactitude.

Nécessité d’exprimer le pensable, pour que l’on sache chaque fois où l’on en est. Mais afin de confronter l’Etre décrit, et le sentiment, l’imagination, l’expérience, le projet que l’on a de l’Etre.

L’Etre qu’il soit réel ou pas, en tant qu’objet effectif, rencontrable, n’a pas d’importance : on ne contredit pas la philo en affirmant l’inexistence de son objet. De son Objet absolu.

Puisqu’ici l’objet « Etre » est fait office de révélateur. Il faut fermer l’objet pour se rendre compte que ceci et cela n’y entre pas et que pourtant ça le devrait : l’Etre est un pur opérateur.

Il opère le langage, dans l’expression qui se doit à elle-même d’être exacte ou juste. Exacte ou juste vis-à-vis de ce que l’on voit.

Il est donc requis une énorme attention à ce qui se passe, à ce qui arrive, à ce qui est. Au détail ou aux ensembles ; il est question d’entrer dans une attention mathématique selon le langage de ce qui est perçu, ressenti, projeté, imaginé : si je dis l’homme est animal raisonnable, est-ce que ça correspond à ce que analytiquement et synthétiquement je puis appréhender en moi ?

En moi mais aussi, de ce fait, autour de moi, résumant et abstrayant l’expérience en tout ce que je puis lui soutirer.

Il faut bien refourguer tout ceci de manière relativement ordonnée en un objet, pensé, qui me le rende : que je puisse me l’exprimer. Et la cohérence s’applique avant tout en ce que je puis m’y retrouver : si je puis créer cet objet qui contient le maximum de mon expérience de tout, je puis aussi avancer en ceci : percevoir ce que je ne sais pas. Ressentir ce que je ne sais pas ressentir. Projeter autre chose qu’habituellement.

Ça met en marche une machine ; de me le montrer, (le monde, le réel , moi en ce monde, les autres , etc.) en quelques mots, principes, concepts … ça me décale.

Je suis décalé, et ma cervelle recommence à remarquer d’autres réalités, d’autres questions. Parce que tout part du principe : que je ne conçois pas du tout ce qui est tel que cela est et ni ne conçois tout ce qui est : il me manque plein de détails et d’ensembles.

C’est la différence ou la somme des différences entre l’Etre et l’expérimenté qui constitue la base de mon action prochaine de retotaliser.

Cette retotalisation s’effectue toujours et pour chacun …

Mais pas de façon consciente : ça n’est pas une volonté marquée et distincte, séparée : c’est un calcul global plus ou moins précis (sur tel point) ou vague (la plupart du temps) : c’est un sentiment d’accomplir ceci ou de manquer cela ; sans aucune planification en lui-même, et sans aucune liaison avec l’ensemble dans lequel ceci est vécu : c’est comme si on se vivait soi, sans être prendre aucunement en considération que l’on est, par ex, citoyen de tel Etat.

Il en manquerait une partie, de notre calcul : on aurait un calcul limité de soi.

Est-ce ce que l’on veut ?

Est-ce que l’on peut même désirer un tel calcul ?

Non : on bouche les trous avec des raisons : la politique c’est chiant ; les femmes (ou les hommes) sont égocentriques (ou égoïstes) ; la philo est inutile ; l’art contemporain est débile : etc.

La philo nous place donc dans cette condition : étendre le plus grand calcul possible.

Et ce via cet Objet qu’est l’Etre en tant que comptabilisant la somme des expériences, par expression (de tout) et par différence d’avec ce qui n’entre pas dans le tout mais qui devrait y trouver son addition, multiplication, soustraction.

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de la base au sommet

13 Janvier 2007, 18:45pm

Publié par zward

La philosophie a pour fin de rejoindre ce qui est.

Or tout est. Et donc on pourrait croire que , existant , on y est déjà.

La pierre y est déjà. Mais comme nous interfaçons entre nous et la réalité, puisque entre nous et la réalité il faut que nous soyons, que nous soyons Un et soyons une unité transmissante (aux autres et d’abord à soi-même, se transmettant des signes ). Ainsi cette interface est généralisée : elle occupe tout le terrain.

Tout va consister à modifier cette interface de telle sorte que l’on parvienne à toucher du doigt l’être absolument là (qui est absolument là de toute manière mais que l’interface interfère).

Le noyautage de l’interface consiste à développer cette interface : à lui faire dire, rendre ce qu’elle ne dit pas de soi ; elle n’est pas faite pour cela … le moi qui est la flèche dans l’interface (et est aussi mais en partie l’interface elle-même : puisque le moi n’est pas sans uen quantité astronomique d’objets en tous sens, cad sans des articulations et des liens, entre des significations et des choses principalement).

Le noyautage de l’interface est donc d’abord la distance entre le moi et ce qui agit comme noyautage : si l’on réécrit l’interface (entre nous et la réalité) , on absorbe dés le début le moi dans une interface jugée comme construite et artificielle : sans cependant que cette artificialité soit négligeable en rien ; elle est rigoureusement nécessaire et possède sa propre et haute utilité et finalité.

La réécriture de l’interface peut aussi apparaître comme elle-même artificielle : et à quoi l’on opposera une immédiateté de saisie d’un « réel ». Supposé spontané et spontanément « connu ». Mais on voit bien qu’en ce cas « connaître » ne se dit pas comme «  je sais, je comprends ce que je dis, ce que je réécris «  mais je sais ce que je ressens, visionne, ce dont je me pénètre : et il n’est rien de plus éloigné de la philosophie que cette immédiateté sentie.

La philo veut bien ressentir : c’est même unilatéralement son être ; mais à condition que l’on  sache nommément ce que l’on ressent. C’est de réécriture, et non d’affectivité laissée à elle-même.

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télé réalité

9 Janvier 2007, 21:48pm

Publié par zward

Télé réalité : on les entend bien, les repus, les repus de morale publique : faut pas se faire remarquer…faut pas se laisser aller, y faut se tenir … Alors et que ça dégoise sur les gens qui causent dans le poste, qui ne s’apprêtent pas ou si peu … qui ballochent   de gauche de droite, à rien foutre, à glander, qui causent de çi de ça , des trucs sans intérets ou des histoires invraisemblables, qui parlent de et par leurs mots pas classes, pas du tout, des gros lourds, des chieuses, des pleureuses, des marrantes ridicules, des gueulards, des escrocs, des gens qu’on ne remarquerait pas du tout … la faune, et la flore.

Ah comme c’est bien… !

Et voilà tout est étouffé : glacé de par la mauvaise foi … la frilosité… mais surtout il ne faut pas …IL NE FAUT PAS que les gens causent aux gens… on ne sait jamais, des fois qu’ils se comprendraient … des fois que le glacis des bienséances, cad des classes bien socialisées, des classes sociales… apparaitraît bien net, bien frappé … et que l’on ouvre les yeux : et non il n’existe pas qu’un seul monde, celui de la bienséance glacée et prégnante et pesante et lourde si lourde qu’elle dénie l’esprit même dans son existence … et qui passe par ce langage là , pas celui des ballons tout beaux, mais les bien crottés, les malvenus, les pas représentables.

Alors on censure … on censure non pas tel propos de révolte ou de projet construit (ça , ça passe, c’est très bien , c’est structuré …) non , on censure la parole, le langage, cru …celui qui vient d’en-dessous … celui qui ne parle jamais officiellement … ainsi donc … il est une manière officielle de parler ... qui recouvre toutes les différences structurées, si bien ordonnées, et un langage, une parole qui depuis longtemps assiège les mass-médias …

enfin la télé se trouvât : les êtres humains essaient de parler aux êtres humains, et de parler d’eux-mêmes selon leur mots, leurs gestes, leurs expressions.

Aussi grand retour de l’impératif humanisateur fadasse !!

Des expressions, certes, du pittoresque , mais canalisé … on scénarise… on invente des histoires, cad des conneries : le retour de la glace mentale qui refroidit les neurones, restructure ce qui ne l’est pas selon un regard extérieur mais laissait poindre une sorte d’intériorité invraisemblable … fini, terminé … le retour de la moralité débilitante ? mais c’est à cette seule fin : que les mass-médias ne soient pas l’expression brute, voir brutale des gens eux-mêmes… faut pas que la télé appartiennent aux gens … faut une caste … journalistique ou politique, « culturelle » ou bien policée ! mais une caste !!

Soit-disant pour que ça ne dérive pas et que, en somme, ces petits ducs aient à charge d’élever la masse … élévation ! Élévation !!

Mensonge.

L’éducation des foules, on se garde bien d’éduquer !! et depuis cinquante ans de boulimie mass médiatique, on distrait … rien de plus … Que l’on présente des miroirs inatteignables …, ça, oui, des héros … ou de la guimauve enrobé de « sens » tout fait , tout fait, écrasant  : mais pas des visages réels, pas ceux des gens eux-mêmes … car, en ce cas, la proximité même des expressions est telle et serait si frappante …

tend moi un miroir que je me regarde,

que je vois qui et ce que je suis …

à partir de là, ça commencerait à m’émouvoir, bien loin, et je pourrais rejeter ou accepter …

en utiliser les bribes, les chocs, les bizarreries si communes, les énormités, les détails, plain de détails … ma propre panoplie de détails … pas celle si habituelle des scénarios érodés, des bien sentis, bien significatif : il faut haïr le significatif !

Mais le glacis des héros, des élus, des présentateurs, des journalistes, des producteurs bien emmerdés par les débordements au point de créer tout exprès des redistributions de rôles dans , cette fois, des « pseudo réalité s », et que la réalité soit recouverte …

le glacis de la caste, ça apprend quoi ?

A se taire.

Ils parlent à la place des gens.

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le cercle des possibles

5 Janvier 2007, 22:18pm

Publié par zward

La philosophie est ce qui approche au plus prés possible, au possible le plus proche.

Le plus proche du cercle interne.

Interne au réel.

Entendons par là que la philo voit le non-visible : de même elle introduisit au non visible, cad à ce qui est révélé mathématiquement de la réalité par ex ; mais aussi introduit au simple facteur de description détaillée et précise, recouvrante, de la réalité : jusqu’en sa formulation bio-physique, astro-nomique. De quoi sont elles toutes issues ces sciences ? où est dénichable la dominante de l’objectivité ?

Non du langage seul puisqu’il fût employé mille fois selon les règles du langage et celles de l’imaginaire.  

Mais sous l’exemple du nombre : systématisé en cohérence conceptuelle. Le concept remplacant le nombre, les mots deviennent des portes ouvertes : ouvertes en un seul sens : impossible de reculer ensuite ; le pli est pris ; incrusté dans l’interne.

Dans le pli s’engouffrent les forces absolues. Celles que rien ne mesure, mais qui tendent à tout mesurer. Ayant à cœur de se réguler, puisque la critique même est sa loi : violence mentale non-mesurable. Qui ne peut en aucun cas être jugée de l’extérieur. Il n’est pas pour ce point de vue, d’extériorité. Inutile de la vouloir asseoir sur la mystique, les sciences, la politique, le sentiment, l’affect, et encore moins de vouloir l’asseoir sur l’humain…

Ça ne s’applique pas. Le point de vue des points de vue n’en est pas un. Sinon il se confondrait avec n’importe lequel autre… or on sent bien que non. On sent que ça n’appartient pas.

Que par conséquent (si l’on puit dire), ça fonde du même coup le libre en chacun.

Chacun est fondé culturellement.

Cette culture dont on pourrait éventuellement se demander à quoi elle sert (puisque nous sommes si éveillés n’est-ce pas …) tient son pari intérieur de créer chacun comme une unité absolument indépendante. Ce que ne lui confère en aucun cas aucun autre fondement que la faculté de penser et de s’expliciter cette pensée.

Cette faculté est l’acquis définitif issu de la philosophie.

En ce sens peu importe la validité des thèses et autres, la forme qui les énonce brise toutes les formes antécédentes. Mais brise aussi entièrement le moi qui, si il limitait le sujet, annulerait tout le possible issu de cet être-cercle.

Son cercle est ailleurs qu’en tout le connu et l’éprouvé.

Autant il reçoit un maximum de réalités (puisque seul guide le moi de se casser sur la tranche du réel multiple ), autant il provoque de retournements internes en l’individualité

 

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le sujet millimétrique

28 Décembre 2006, 01:13am

Publié par zward

En tout il ne faut jamais nier quelque chose, quoi que ce soit, mais le prendre tel quel et s’autoriser à agrandir l’esprit qui considère ce quelque chose de telle sorte qu’il puisse le transformer : cad transformer sa présentation, son apparence pour-nous-même. Ça n’est pas l’objet qui est erroné, c’est notre interprétation qui ne suffit pas ; la vérité est toujours au-delà de la réalité dite fausse, mauvaise, négative, contradictrice ; elle est ce qui non pas s’énonce, mais se découvre : la vérité est quasi uniquement invention. Si face à un fait, on en revient à du déjà connu, c’est que l’on se trompe. Puisque la réalité est si considérablement diverse que notre esprit ne peut la préjuger.

Il est manifestement une réserve indéfinie en nombre et qualités de tout ce qui existe.

Manifestement : mais ce manifesté n’existe pas nécessairement et spontanément à nos yeux.

Parce que le moi est obligé de d’abord gérer son unité et sa complexité et ensuite se permettre d’aborder (contraint et forcé, par ex) le donné indéfini en nombre et qualités. Mais en même temps, ce même moi est profondément attaché, bien qu’il se le dissimule souvent, à tout renouvellement … et pas forcément là où il l’attend, le prévoit, le désire … d’où la surprise telle qu’elle se détache, sans excès ou parfois avec bruits, des signes millimétriques du détail du monde. Puisque pour nous le global (tel objet dans sa globalité, une) est presque toujours déjà réglé … intégré.

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le précidément

25 Décembre 2006, 11:14am

Publié par zward

Sans personne pour penser : parce que la difficulté est de ne pas perdre le nord ; on peut penser tellement d’évidences psycho-affectives … le tout est bel et bien d’articuler ce qui est exprimé à l’expression. L’expression ne doit pas se laisser déborder. On s’étonne que les mathématiques puissent exprimer les choses réelles : et cette cohérence est requise, et son abstraction. De même : si il est une logique créée du sujet au sein de la culture, elle doit rendre compte de son autonomie … comment ne voit-on pas que cette autonomie ; cad la capacité de dire ce qu’il en est de son être(s) du sujet : est le fondement de tout possible humain, individuel et collectif. (puisque nous ne tolérons plus un collectif qui ne se justifierait pas).

Et puisque n’est pas mémorisé ce qui n’est pas dit .

Si l’émergence de la culture dans l’espèce permet d’augmenter la dose d’information possible,

l’expression du sujet non seulement manifeste ce sujet, mais de plus ouvre dans l’acculturation les distances nécessaires à ceci : que le possible se multiplie.

Sinon il ne demeure que la répétition des mêmes signes. La répétition des mêmes signes signifie qu’il n’est qu’une seule origine à l’ensemble des signes ; que le pouvoir ne se partage pas. L’autonomie des sujets à produire leur propre réglementation, leur signalétique, est ce qui rend manifeste que l’autonomie peut être applicable, appliquée, reprise, et modifiée : dans les modifications mêmes que se crée le sujet : en somme, il se crée ses opportunités, qu’il dépose comme mémorisées dans le texte.

Que cette modification soit transmissible ; signifie ( et signe) sa cohérence et sa réalité, cad sa vérité.

Mais elle ne sera pas transmissible comme autre que son contenu : l’expérience existentielle vécue et articulée est quasi entièrement dite : passe dans le texte… elle ne peut pas demeurer extérieure au texte. Comme les mathématiques expriment la réalité, le texte exprime le sujet tel quel. Cad le sujet susceptible d’être textué. Et non le sujet qui correspondrait à telle ou telle partie du moi, acquise et répétée, ou donnée et naturelle.

Et si elle est transmise, ça n’est pas en tant que « vérité » au sens du moi ou de l’ordre (cad relevant d’un autre niveau, infra par rapport à l’exigence philosophique qui est , qu’on le veuille ou non, la cohérence en soi ; cad toute la cohérence dont nous sommes capables, la cohérence pour-nous, êtres humains ).Mais dans une intentionnalité dans sa précision.

 

 

 

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unité philosophique précise

24 Décembre 2006, 00:21am

Publié par zward

On se méprend singulièrement sur la philo si l’on croit qu’il s’agit de balancer des impressions, des principes mystiques, de l’Unité absolue quelconque, des évidences personnelles, des mondes subjectifs qui peuvent devenir leurs propres critères, mais en aucune manière qui n’ont d’articulation effective.

 

La philo ne se distingue pas de notre science ; l’exigence qui est celle de la science est d’abord l’exigence née philosophiquement ; celle de la vérité-cohérence.

 

Cad aussi de la réalité tel qu’elle est et non pas telle qu’on la rêve.

 

Bien sûr en philo il est des tas de rêveries, d’imagination, d’erreurs, de personnalisation ; mais ça ne forme jamais le corps du texte. Le corps du texte est une logique hors psychologie, hors sociologie ; elle mène sa propre investigation et selon ses propres lois et influences. De l’être on ne peut pas dire en occident n’importe quoi ; la révolte (Heidegger, Nietzsche, structuralisme et autres) des deux derniers siècles n’a elle-même de sens que s’arc-boutant sur la métaphysique classique du sujet (cartésien), de la philo-théologie et des pensées grecques.

 

La difficulté est évidemment de relier tout cela : on ne peut ni opérer un tri (ceux qui ont un sens pour-nous, ceux qui n’en ont pas ), ni renier en bloc (ce qui a encore moins de signification ; ce serait interpréter la philo selon d’autres critères que ceux de la philo ; à en croire que sciences humaines , psy ou nouveautés orientalistes jetteraient un regard merveilleux, critique (alors que la philo ne cesse d’entreprendre sa propre critique ; ce qui lui est possible puisque ce sont des individualités qui manifestent le vrai ).

 

Si donc il est une signification philosophique elle tient dans l’énoncé de ce qui est tel que cela est et tel que cela se crée et se découvre individuellement.

 

Cette sur-indivuation n’est pas un ego, un moi enflé, mais précisément la capacité du sujet à porter, voir être universellement.

 

Le texte créé est l’expression d’une concentration interne du sujet comme tel, cad comme sujet : en tant que celui-ci est le texte. Cad l’énoncé de la vérité.

 

Il n’est pas à vrai dire de contradiction philosophique : puisqu’on ne peut pas penser plus loin qu’elle ne le réalise. Toute proposition qui ne retient pas les critères ni l’esprit (l’esprit) philosophique redescend d’un cran dans l’élaboration du vrai ; cad se laisse dériver dans tout autre chose ; ce qui est très bien mais n’est pas philosophique.

 

Qu’il y ait un silence durant cent ans et qu’aucune grande réflexion ne nous atteignent, ne change rien : il y eût de longues périodes sans personne pour parler (de ce que parler veut dire) en vérité. Sans personne pour penser.

 

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