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instants philosophie

turlupinantes

17 Juin 2007, 19:45pm

Publié par zward

Quelques remarques 

L’économie est-elle aussi limitative (en se dessinant comme science, ce qui est peut -être légitime, en tout cas comme savoir) qu'elle ne soit pas en mesure d'élaborer une théorisation globale et à peu prés cohérente de la richesse (d'une nation, d'un groupe humain unifié étendu) ?

Je veux dire en prenant en compte ce qui peut constituer réellement et effectivement le niveau de développement jugé durable, convaincant, soutenable comme étant pour de bon humanisé/ humanisant ...

Parce qu'après tout, définir ces finalités, depuis 1789 et plus, ça n'est pas a minima si extraordinairement difficile ... qu'est-ce qui empêche de mesure les coûts globaux ?

Dont l'exemple nous est pourtant bien clairement signifier par l'évaluation des coûts des catastrophes écologiques ; ce qui n'a pas posé de problèmes insurmontables.

Donc pourquoi n'existe-t-il pas économiquement une telle théorisation ?

Est-ce parce que de fait il serait vain alors d'aligner les chiffres des "performances" , si les substrats humanisant de nos sociétés s'avéraient comme laissés pour compte ... ?

 

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la lutte

13 Juin 2007, 22:43pm

Publié par zward

Pour que l’ensemble puisse progresser, il faut que chaque unité soit à elle-même son unité.

Ce qui n’est pas du tout une répétition, une tautologie.

 Parce que unité, on en est une, de fait… seulement est-ce qu’on l’exprime ?

Il est bien certain que d’exprimer l’unité que l’on est change cette unité même.

Ainsi il est une unité de fait et une unité pour soi même : une unité que l’on n’exprime pas nécessairement, et une unité qui se dit : « je suis une unité ».

Il est aussi certain que l’on peut se dire « je suis une unité » à part soi, et que c’est très différent si l’ensemble humain dans lequel on vit, nous prédit un tel statut ; que soit reconnu en somme que chacun est une telle unité ayant une indépendance et une capacité, des facultés et des possibilités, dont cette unité est seule juge et actrice.

Tous les ensembles humains ne l’autorisent pas.

Que cette unité puisse être reconnue dans un ensemble humain, qui veille toujours d’abord à l’unité de sa propre et seule ordonnance, signifie qu’un dialogue a été instauré entre ces unités individuelles et cette unité qu’est l’auto corps socialisé, qui lui se dit effectivement.

Tout le but de la culture telle que nous l’entendons depuis 25 ou 30 siècles est de fonder/organiser un tel dialogue. Qui n’est pas seulement de « discussion », de parole mais de mise en ordre des actes, des activités, des règles, des finalités, bref de tout ce qui est vécu, produit, ordonné,

La tautologie est donc la mise en représentation, visible par et pour tous, cad chacun, de ce qu’il en est de l’unité individuelle.

Ainsi mise en lumière, chacun peut se figurer son propre visage de cette unité, visage tel que disposé pour tous, grosso modo, et doué de plus ou moins de variations, d’expressions, de statuts, de réalisation comme idéal de soi. Qu’il puisse exister une telle culture de représentation de soi, cad de « soi(s) » est la création de ces siècles-là.

Pour que l’individualité puisse s’imposer sur la représentation et finalement qu’elle soit à son entière disposition, il faut affirmer que toute la vérité, toute la liberté, toute la réalité ne naît que par et pour cette individualité. Ce qui fût fait : le cogito.

Et qui précédait le cogito, cette logique interne de tout discours, par quoi le discours sait tout ce qui peut l’être (à partir de soi seul), et selon lequel nommément il est dit : que l’explicite est ce qui est à disposition de chaque sujet.

Alors il se peut que ça ne soit pas tout : que, bien qu’il soit au cœur prédisposé d’une ordonnance socialisante spécifique, l’individualité soit encore le jouet de nécessités. Comment en serait-il autrement ? Quelle stratégie ne mettrait pas, une mise en ordre socialisante, afin de se préserver ?

Elle n’hésiterait pas. Elle est poussée à s’auto communiquer à soi, que le mécanisme gigantesque fonctionne et se cause.

Mais le fait est que la structure de cette architecture est fondée, au moins en partie, sur la connaissance qu’a l’individualité de son règne (fût-il limité et de plus en plus contraint par un système socialisant).

Et c’est de vouloir transformer ce savoir (de soi) en spontanéité égocentrée et égocentrée en un sens extrêmement spécifique, qui anéantit le cogito, cad le Sujet.

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la répétition et la dévoration

11 Juin 2007, 20:50pm

Publié par zward

Le moi dans son obsession d’une unité désirable, finit par rater son être.

 Lequel s’étend on ne sait jusqu’où, mais n’est nullement limité par une identité de reconnaissance (par les autres et les groupes) ni d’immédiateté du vécu (d’un destin ou d’une psychologie administrée de quelques nécessités).

Le Sujet reçoit certes en philosophie une représentation très précise, mais le sujet n’est pas circoncis par Descartes ; qui en est l’essence absolue et formelle et ce dans les seules conditions pour l’instant assurées, celles du Discours. C’est par ailleurs et plus tard que tous les sujets se développeront et réaliseront l’étendue du possible. Ils réaliseront : en prendront conscience ; mais commenceront seulement à rendre réelle cette effectivité pure.

 

Cad que le sujet est ce qui fait être réel ce qui ne l’est pas encore.

Pourquoi ?

Sinon qu’il est ce par quoi l’ensemble humain progresse …

Impossible d’imaginer que la totalité puisse s’augmenter, si chacun n’est pas de son activité propre en développement.

 

Ce en quoi on peut se tromper : c’est l’essence même de l’erreur.

Parce que la nature de ce développement n’est pas dite, ni écrite nulle part, et littéralement n’existe pas en soi. Ontologiquement n’existe pas en soi : en quoi la philosophie et sa métaphysique et son ontologie ne sont absolument pas une vieille rengaine, mais le cœur de toute problématique.

C’est plutôt ce qui voudrait figer l’humanisation, qui l’est déjà bien suffisamment, qui banni toute démarche onto-métaphysique : puisque seul le métaphysique ouvre là où n’est pas dit le devenir. Ça parle ce qui n’est pas dicible et donc remue tout ce qui précède.

  

D’où la nécessité de dire ce qu’il en est. D’exprimer , dans l’erreur, au travers d’erreurs sans nombre ; ce qui est développable ou pas : plus ou moins, et hors champ (mais lequel ?), ou selon telle orientation (dans la causalité de quelle orientation ?).

 

Le problème est celui-là : on ne peut pas devenir sans savoir ce que l’on devient.  

Sans identifier et passer dessus ce que l’on est déjà : et ce en connaissance, puisque le dit devenir est de savoir et non pas de conquête, de construction et non pas d’imagination, de distinction et non pas du mélange du donné et de l’imaginé, du connu et du désiré, du ressenti et de l’aveuglement.

Tout le processus engagé est de savoir ce que l’on dit et donc de passer au-delà.

En somme l’affect répète, l’information dévore la nouveauté.

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la vie des corps

10 Juin 2007, 16:33pm

Publié par zward

Certaines personnes prennent leur corps pour un objet. Aussi le vivent-elles comme un moyen et non comme une fin.

Dés lors, l’autre n’a pas d’autres possibilités pour communiquer que d’user de ce moyen. Comme si il n’était que cela. De la sorte on peut utiliser le dit corps comme un objet d’échange : en échange de mon corps, voici ce que je voudrais.  

Ce faisant il est oublié que le corps est la finalité elle-même. Qu’il n’est rien d’autre de désirable que le corps : et que l’âme ou le cœur ou ce que l’on voudra de global et de si extrêmement précis n’est rien d’autre que le corps, et s’exprime et se vit et se démultiplie et se coagule et s’approfondit selon et par le corps.

À ce moment là, le corps n’est plus du tout un objet, et il n’est plus d’échange à proprement parler : il n’est plus que de la communication. Il n’est plus de chantage non plus : si je te donne cet objet, je veux ceci ou cela en retour.

Mais que le corps soit la finalité même et l’aboutissement (indéfini, puisqu’il peut se multiplier dans ses sensations, émotions, diversités, gestes, manières d’être, etc), est difficilement supportable pour la personnalité : qui veut sans cesse être en mesure d’échanger.

Par quoi la personnalité définit son rôle et puis celui de l’autre et puis « ce qui » est échangé, et puis quelles valeurs superfétatoires sont échangées via ces objets en marchandage. La personnalité voudrait que ce soit son régime de signes qui s’imposât sur la vitalité du corps : on dit alors que c’est cela « parler ».

Mais c’est faux. Parler en ce sens là, c’est marteler sa volonté contre celle de l’autre. L’accord ne se réalise pas hors du corps comme voulûment un, dans son inconscience immesurée. Si cet accord n’est pas, le reste est du remplissage. Cad de l’humanité, ou de la personnalité, ou de la socialité.

L’humanité, etc, c’est très bien, sauf entre deux corps.

Non que les corps bannissent personnalité et humanité et socialité. Ça peut s’ajouter sans que les deux en soient troublés. Mais dans les faits, ça n’est pas vrai : les extensions envahissent littéralement les corps. Les prennent pour moyens, par quoi les deux perdent leur finalité intrinsèque ; celle que l’on célèbre dans les images, les belles histoires, les débuts amoureux, mais qui n’y sont présentés que d’être représentés : en instance d’être immédiatement recouverts, oubliés, anéantis, emportés par le flux de la nécessité de dire … de raconter une histoire … les corps n’ont pas d’histoire, enfin pas montrable et surtout pas humaine ou pas personnalisée ou pas socialisante.

Absurdement ; dire : mon corps n’est pas un objet (sexuel), c’est justement lui conférer le statut d’un marchandage. C’est le définir comme une réalité séparée qui est accordée ou pas, ou selon, ou en partie. Que le corps soit un objet pour l’autre, en terme strict, c’est l’abandonner.

Bien sûr c’est valablement qu’on insiste sur le non-objet sexuel, mais en même temps ça a glissé de sens et par là d’exploitation : d’âmes chiches et pauvres qui calculent leur don de soi à elles-mêmes, en cette scène où l'autre est l'essence du regardé. 

Pas nécessairement, tout dépend de comment l’on se vit…

Selon la personnalisation ? L’humanisation ?

Ou plus probablement selon la socialisation ....
 

Ou selon cette impossiblité du corps ?

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coeur philosophique

7 Juin 2007, 15:20pm

Publié par zward

La philosophie crée dans le langage, un discours. On le nomme discours parce qu’il est causé d’un sujet.

Et il est causé d’un sujet parce qu’il parle ici et maintenant de la réalité ci-présente.

Le discours n’aura théoriquement aucun contenu qui ne soit pas explicitable dans l’instant même. 
Tout ce qui est dit et peut être pensé, par un seul, dans sa totalité. Et en une seule fois continue.

L’immédiat est pris à témoin parce qu’il est tout ce qui est ; bien que, de fait, puisque sujet il y a, cet immédiat est infiniment (ou étrangement) retors.

 En tant que tel le discours crée une dépression profonde dans tout le langage.

 Il rend inutile l’au-delà imaginé.

Discours dont le contenu ne serait pas par principe autonome, qui ne peut plus désigner une réalité autre, au-delà de ce qui est dit (une réalité qui ne serait pas « là »).

 Le vécu.

Il mesure tout ce qui est ; cad aussi tout ce qui doit être vécu, sans quoi ce qui le sera ne vaudra pas le statut d’être effectivement réel, cad sera pure imagination, vague et supposée mais non dense et concrète, reproductible et ayant un projet de continuation, susceptible d’être repris.

 L’au-delà du « là » à rebours, en tant que déjà-connu.

Discours qui mesure tout ce qui est ; cad contredisant tout au-delà, qui n’est pas « là », qui est imaginé ou supposé, mais aussi déjà connu, sans réflexion, sans qu’il soit admis dans le maintenant, et qui n’est pas  « tout entier » explicitement là : ce qui est déjà connu, sans le penser, n’est pas développé, explicité, déployé.

 On tient le discours, mais pas le sujet qui l’énonce, ni le « là » qui mesure tout ce qui est.

C’est que le langage se tient en lui-même et s’explicite de ses propres éléments. Mais le sujet et le là, (le monde où nous sommes) sont des réalités…

On n’en détient pas les éléments constitutifs. Et le plus philosophique est de dénoncer qu’il est une erreur de croire que les dits éléments constitutifs se révèlent de se dire… ce qui est la condamnation la plus stricte de la philosophie : par quoi on lui coupe l’herbe sous le pied.

Si le dire ne révèle pas ce que c’est que le sujet et ce que c’est que l’être (sous la forme du Là, qui n’est pas l’Être au bout du discours parlé dans et exclusivement par le discours, sinon on a affaire à une révélation), alors le discours ne dit rien (sinon le langage).

Mais il se trouve que la constitution philosophique est singulièrement autre …

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tour de table

3 Juin 2007, 21:12pm

Publié par zward

Il est ainsi de cette petite scénette : le moi qui règne, le sujet qui voit, le Sujet qui pense, la personnalisation, l’humanisation, les objectivités, le monde indéfini, le discours et le Discours.

 Il est un sujet générique qui se retrouve comme Grosjean livré à son être historique (achèvement du sujet historique en une fois, qui coupe l’herbe sous le pied à jamais, par Hegel).

Un sujet dont on dira qu’il est privé d’intériorité, se donnant pourtant comme Grands Sujets de déraison, de poésie, de romantisme, être livré à la mort (Heidegger), embouti par lui-même de pure volonté vide bien que créatrice (Nietzsche), condamné à sa négativité libératrice(Sartre), formelle.

Et il est cette création ignoble et magique : le moi récent.

Qui ne peut que répugner aux Sujets. Mais sans laquelle aucun devenir n’est possible : le moi est le devenir succédant au sujet générique hégélien. Il vient enfin combler, après 150 ans, la forme vide du citoyen. Sans le moi, le Sujet n’est pas.

Qui ne peut que répugner aux sujets : cad qui se répugne à soi-même.

Il enguirlande son vécu, le rend tout joli et le hait, mais dépourvu de ce substrat qui satisferait le Sujet qu’il est.

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le bon et le mauvais (cinéma)

3 Juin 2007, 09:17am

Publié par zward

Le plus gros mensonge du cinéma est de transformer la linéarité non linéaire en linéarité tout court.
A démontrer, preuves à l'appui, puisque l'on est dans l'objectivité de ce qui est vu de mes yeux vu, qu’il existe un destin préétabli : un héros. Le faux jeu consistera alors à transformer le héros, prédestiné, en anti héros ou héros malgré lui, mais cela revient presque au même ; obéit presque à la même logique, tout comme le héros ambigüe, bien et mal mélangés. La grande qualité est à l’inverse de casser la logique destinale via les incongruités ; cad le mal qui est partout et non plus limité, la souffrance qui est intérieure et pas seulement localisée en un méchant dominant le scénario, l’absurde, le hasard, les forces du monde réel, réellement objectives, les nécessités qui combattent du dedans, la complexité et la possibilité des autres vies , autres choix, y compris les choix absurdes.

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le moi fait son cinéma

31 Mai 2007, 17:39pm

Publié par zward

Le moi est d’invention récente. Il existait de l’individualité, nécessairement, et à partir de là de Grands Sujets, version romantique ou moderne (Rimbaud), mais il n’existait pas une personnalisation générale, demandée par tout un chacun, et généralisée, en laquelle s’engouffre les productions et les machines sociales, et marchandes. Il faut voir que cette personnalisation a décuplée la production consommation … de tout, de tout ce qui peut être produit et consommé.

Mais aussi vécu.

Cela se réalise en et à partir de l’autodéfinition historique du Sujet, de sa reconnaissance de plus en plus effective par l’État. De plus en plus, lorsque l’économie, la technologie réaffirment comme leurs débouchés propres, l’ensemble de la réalisation humaine.

On passe du roman et de la littérature des Sujets, au cinéma et à la musique, mass-médiatiques, puis à la diversification énorme de ces médias : jusqu’à créer des groupes, des ensembles, des courants, des vécus de plus en plus particularisés et/ou particuliers (cad reçus et/ou assumés, voulus comme tels).

Il est donc une richesse de l’empire des mois. Autant qu’il existe une médiatisation, une dispersion, une pluralité canalisée, mais l’ensemble supporte admirablement la diversité…

Aussi toute solution de problèmes, quels qu’ils soient, qui ne prendrait pas en compte, impératif, les réalités des vécus, est radicalement hors de l’histoire.

De même, tout solutionnement facile est écarté de fait : si solutions il y a, c’est vers plus de complexités. Puisque fondamentalement le non respect des vécus équivaudrait à l’abandon pour chacun de son unité de vie : ce qui est insoutenable.

Le passage à un moi organisé, c’est ce qui constitue notre culture depuis cinquante ans, voir plus, cad depuis la création du cinéma : un moi générique commence de se montrer. Et le film est le raccourci d’une vie : mais non pas comme le roman, parce que d’une vie « visible » filmée, tandis que le roman n’obtenait pas cette simplicité et confondait en prolongements référencés, et non pas en « objectivités », en pures perceptions.

Le cinéma crée une dimension réelle ; cad des séries d’objectivités du moi, du moi dans un monde (indéfini, mais plein d’objets et de trajets surtout)  : il est montré dans son mouvement, dans ses aller-retours, dans la linéarité non linéaire de ses histoires.

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ayant la réalité pour fin

29 Mai 2007, 21:54pm

Publié par zward

Lorsque le langage est créé, il ne peut l’être que d’un seul.

À l’intérieur du langage commun, qui est, là, donné, comme le sont les choses, et qui, comme tel, est profondément insatisfaisant.

À l’intérieur du langage donné, un seul crée le langage réel.

Le langage créé ne peut l’être dit que d’un seul, puisqu’il n’appartient plus à la communauté. N’appartient plus à la communauté des hommes. C’est autre chose qui s’interpose, qui devient immanquable, irrévocable.

Puisque alors, les choses existent en soi.

Cad hors de tout langage qui les décrit, et de toute manipulation de notre part. De la manipulation immédiate de laquelle se produisent les sociétés humaines. Il ne s’agira plus de produire l’activité d’abord dans la continuité du monde, mais essentiellement de produire l’activité à partir de la continuité de l’esprit.

Pour que les choses existent en soi, il faut que le langage existe en soi : développer, hors du langage connu, un langage qui crée ses concepts. Indépendamment.

Alors tout est un codage, une construction, mais le langage second est celui qui va vouloir récupérer la réalité au travers d’un second calcul, d’un calcul différé sur le dos du langage premier communément admis.

L’Être ne fût jamais dit ; sauf d’un seul. À chaque fois.

Puisque un seul a accès à la réalité comme horizon investi, motivé, activé.

Le langage commun lui, se préserve d’abord lui-même. Dans un égocentrisme de pouvoirs.

 

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langage créé

26 Mai 2007, 14:18pm

Publié par zward

En tant que ce langage est créé ; il n’est pas un développement du « même » langage que celui qui le précédait : l’action de celui qui pense le modifie dans son apparaître, cad quasi entièrement. Une autre structure prend place qui échappe à l’historicité ; et comme telle, elle scelle l’historicité ; elle en absorbe toute la densité. Puisque elle seule, cette création dans le langage au-delà du langage, est réelle. Quelque chose prend d’assaut le langage, et cesse de lui obéir, d’obéir au mélange

Pas en tant que ce langage se poursuit immédiatement dans une mythologie, ou une imagination, ou donc un mélange de soi et du donné, (mélange où l’on se sait éternel, mais dans lequel le « savoir » n’obtient pas en lui-même une unité explicite : c’est cet explicite qui promeut la vérité comme non-réponse et développement de systèmes de pures questions) mais en tant qu’il est créé comme concepts mais aussi assujettit au sujet, ici et maintenant. À la compréhension exacte. Ici et maintenant qui se répercutera en tout ici et maintenant, désignant le même monde, le même homme, non celui dont on sait (ceci ou cela) mais dont on ne sait tant que l’on ne sait pas ce dontil est capable… ce qui est, c’est ce qui devient, mais ce qui devient , c’est ce qui est : ce que l’on crée, c’est l’ontologie, l’épaisseur d’être propre au sujet, cette densité qui n’a pas de nom, ni de mot, cette pointe qui dépasse toujours là où ça n’est pas encore.

Détaché du sujet qui de ce fait existe comme opérateur absolu d’un langage relatif.

Mais relatif à quoi ?

À la surveillance du sujet. Donc le langage est créé (autrement que ce qu’il est), mais en même temps configure un sujet extrême. Qui articule cette création à ce qu’il voit et sait là où il est, et non là où il s’imagine.

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