Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

Le creusement du Même réel

18 Février 2015, 10:09am

Publié par pascal doyelle

Notre être, cette structure qui n’est pas du tout la nôtre, bien plutôt nous lui appartenons, s’enroulait donc dans les mondes particuliers, emmaillotée dans le groupe, le langage, le monde local immédiat et tout ce qui venait à se produire était admis et cru tel quel absolument dans son apparence parlée au sein du groupe, entre tous.

Au sein des mondes particuliers subissant la mondialisation durant l’antiquité, un peuple invente le moyen de s’en sortir ; de s’en sortir mentalement ; en abolissant qu’il y ait des mondes particuliers et déplaçant la totalité et qu’il n’existe qu’un seul monde donné là pour tous et dans tous les mondes humains.

Que les mondes particuliers aient pris fin, signifient qu’ils sont remplacés par les devenirs intentionnalisateurs. Et qu’au centre de ces devenirs, émerge un mécanisme qui soudainement se sait et bien qu’il se soit donné un apparent contenu (la pensée), ce mécanisme doit être lu comme purement formel (cad en dehors et en plus de tout contenu, de tous les contenus intentionnels que pourtant il rend possible, mais relativisant la vérité, il lui devient possible de produire des quantités de vérités).

Ce que les grecs et les chrétiennes et Descartes et suivants installent est la forme structurelle dont la pensée, dieu ou le sujet (si l’on entend par là une substance) ne sont que des représentations, des effets ; ce qui compte c’est la lecture qui laisse prédominer la forme même sur les contenus ; la pensée n’est pas un contenu « idéaliste » mais une forme articulée à l’être, cad au réel, soit le réel du donné là (sous la formule du là du donné, de tout donné) soit l’être de conscience, l’intentionnalisation, qui n’est aucunement idéelle, mais bel et bien rapport réel au réel.

Ce que l’on cherche c’est donc le creuset structurel ; celui qui lie la conscience au réel par la cohérence, cad par l’exactitude des intentionnalisations qui y portent à être. Il n’est dans toute la philosophie rien d’idéaliste (si l’on croit comprendre par là l’établissement de pensées référant à un contenu sur essentiel), parce que les rapports créés sont des moyens d’entrer dans la réalité d’une part (le monde, le donné, la perception, le corps, l’humain, le moi, etc), et d’autre part d’accéder au réel (l’être comme étendue, surface, là au-devant et ici en tant que l’être est le présent lui-même, et rien d’autre) ; la différence de la stratégie grecque et puis chrétienne et puis cartésienne et des grands sujets, comme des mois, et de toute autre tient en ceci ; ce qui est, est ici et maintenant.

Absolument. Au sens où il n’est aucun élément qui ait à quitter le plan de l’immanence ; il n’existe qu’un seul donné, là, énorme, gigantesque, effarant, mais cette immanence possède au moins deux bords ; d’une part le présent et d’autre part l’être de conscience, la structure mécanisme (dont nous sommes l’effet). Le principe de cohérence est la constatabilité dans l’ici maintenant de ce qui est énoncé. Mais de plus ce qui est ici et maintenant est en son principe même parfait d’une part et d’autre part cette perfection contient la réflexivité en externe, sur le bord.

La constatabilité est juste ; ce qui peut être dupliqué par une autre conscience. Or c’est ce qui se passe de fait ; Descartes se duplique instantanément partout, parce qu’il fait voir, en acte, et in vivo que « ça arrive » que le sujet soit à lui-même nommé. On pourra contredire cent fois Descartes, ce sera dès lors toujours de son point de vue, parce que son point de vue n’est pas le « sien » mais celui de tout retour vers (soi) (on serait bien en peine de définir ce que ce « soi » est pour Descartes, il décrit seulement ce qu’il voit, l’étendue et la bizarrerie du « sujet », cad du retour-sur).

Ou donc ce qui est « vu », ça n’est pas que l’homme soit une « chose qui pense » (du reste qu’est-ce que cette « pensée » pour Descartes ?? ), mais que cette chose fasse un retour-sur.

Descartes ne redéfinit pas d’abord la pensée (ça c’est ensuite, et secondement), mais déplace et replace notre être. Ce qui change tout, ça change tout ce qui fut antérieurement. Au point que l’on ne sait pas du tout par où on a bougé.

Cela est essentiel ; parce que certes la philosophie veut poser là au-devant clairement ce qui est, mais elle est elle-même activisme pur … et donc est tout aussi bien surprise par ce qu’elle dit, par ce qu’elle bouge … elle est tout comme l’esthétique à ne pas comprendre ce qu’elle fait ; elle le montre. Sauf qu’en plus elle tente de le démontrer ; mais la démonstration est toujours en retard de sa monstration, et pourtant sans cette intention de démontrer, cad de ramener ici et maintenant les éléments de connaissance, elle ne remonterait pas dans la structure même ; ce qui veut dire que « penser » c’est réélaborer non seulement des « idées » mais des structures…

Et cela ne s’obtient que un par un, une conscience par une conscience ; pourquoi n’obtient l’acmé de notre possibilité que par le une par une ? Sinon de ceci que l’être existe selon le Un. Et parce que c’est le même Un qui est pour chacun mais aussi partout comme présent.

C’est donc la structure même du « ce qui est tel que cela est » ; au présent qui creuse épouvantablement la réalité.

Voir les commentaires

L'échiquier du réel, l'inertie de la cervelle

15 Février 2015, 17:30pm

Publié par pascal doyelle

Nous gigotons dans un nuage irréel, parce que notre conscience qui pourtant est l’articulation au donné là, (et donc au là du donné, à l’être, à l’effectivement présent au-devant, au réel même), notre conscience est aussi issue de la cervelle et que celle-ci baigne dans son rêve éternel, cervelle pour laquelle il n’est aucune réalité extérieure, qui ne conserve que des images, perceptions, stimuli, physiologies, etc.

Alors la conscience qui n’a rien d’autre que sa forme pour exister, s’emplit de quantité de stupidités et d’idioties, et devant faire face néanmoins à toutes ces cochonneries et débilités intérieures, elle s’y personnalise ; et c’est à ce point là de folie terrifiante. C’est à ce point là que la conscience n’a pas d’épaisseur et que son épaisseur elle le prend des contenus et que si ces contenus viennent de la cervelle dans son rêve éternel, ça l’énormise affreusement, ça la déforme et toute entière puisqu’elle n’a pas de substance, la conscience, qu’elle est formelle seulement. Lorsqu’elle prise dans un contenu qu’elle intentionnalise et reçoit passivement, elle tourne en vrac ; elle y est à la fois intégralement (et sans épaisseur elle y succombe instantanément, il lui faut un effort supplémentaire pour se rétablir dans le réel), et en même temps pas du tout ; et la conscience prise dans la cervelle est de toute manière toujours une conscience horrible, non pas horrible de tel ou tel contenu, cauchemar, mais par principe horrible, puisque s’échappant … dépourvue de tout rappel à soi, qui se quitte, se perd, s’enfonce, s’enfonce sans qu’il y ait d’espace, ou de temps ou de choses, il n’y existe plus que les signes des choses, des images.

Si ce sont des cochonneries en l’intérieur, dans la cervelle, ce ne sont pas des cochonneries sexuelles (qui elles nous en préservent … nous préservent de la masse noirâtre par principe de la conscience éperdue dans la cervelle, en proie à l’agonie intérieure hors temps, paralysée et mangée par les trucs qui trainassent là-dedans, paralysée par le principe même de noyade dans la masse close et sans extérieur de la cervelle). La face inverse de la conscience, tournée toujours nécessairement par la cervelle, est en soi (quand bien même les contenus ne seraient pas bouleversants), est en soi noire et sans fond, aveugle et abaissée.

De l’autre côté il y a le réel ; et ça ne tient que si la conscience se tend vers le réel, mène une intentionnalisation ; mais l’intentionnalisation ne dispose pas de tous les éléments qu’elle met en œuvre, elle est fixiste ; elle focalise sur ceci et passe par-dessus, fait l’impasse sur les mises en œuvre, aucune conscience ne contrôle les éléments ; elle tisse par-dessus les éléments et sans soucis, parce qu’autrement il lui nécessiterait un temps infini pour contrôler chaque apport, chaque retrait. Elle pose donc des points, sur lesquels elle tisse, et ces points (dans le monde) sont aussi des pions sur une partie engagée et dont elle tente de se débrouiller.

Au travers de toutes les liaisons, les nécessités, les systèmes, les signes, langages, etc, il est une conscience mais plusieurs visages qu’elle supporte, et il n’est pas une identité qui les réunirait toutes. L’inépaisseur de conscience, qui lui permet d’emprunter les intentionnalités diverses, est aussi ce qui lui impose le remplissage intérieur, sa version côté cervelle, tirée par le dedans horrible, dont le principe d’attraction est horrible, que les causes et effets soient agréables ou non. Mais cette retenue monumentale du dedans pousse à être le corps, puisque le principe du dedans est principe d’inertie, tandis que par l’articulation de conscience sur la partie, l’échiquier qu’elle prévisionne autant que faire se peut, tire vers le dehors, l’étendue, le réel. Et le déplacement du corps sur le réel, l’étendue, la surface, est une vue externe tandis que l’inertie de la cervelle s’enfonce dans le corps sans étendue, l’irréalité non intentionnelle en ceci que les contenus irréels de la cervelle emplissent passivement la conscience, alors que sur l’échiquier du dehors, de l’étendue, sont éprouvés des points dans le réel.

Pour déplacer le corps sur le réel, la conscience doit alimenter un circuit, une stratégie inaperçue, elle doit créer ses points d’ancrage, et c’est ici qu’intervient la forme de conscience, qui se cherche ; ce qu’elle crée est l’interposition, de ceci qu’elle invente des formes de signes dans le réel même, que l’on nomme cela éthique ou politique ou plus évident les esthétiques ou les idéels ; c’est que par la conscience on se situe immédiatement au plus articulé, architecturé et sur la surface même de l’échiquier, sur l’étendue donnée là. Mais depuis les suejts et les mois, il est en plus des universalisations, des points d'accorchage dans le réel, suivant l'intensité du suejt et la densité du moi.

Et donc on ne peut rien décider sinon de prévoir préparatoirement … notre être, cad le déplacement des pions à venir sur l’échiquier du devant, dans le réel.

Alors les mois auront beau tenter de contrôler les éléments, ça n’est pas cela parce que le contrôle d’éléments est toujours déjà absorbé par une partie … et que la partie, la grande partie se joue ailleurs et autrement ; il n’est pas de plan préétabli, mais par contre la conscience est une structure qui est à elle-même son programme ; le programme n’est pas distinct de la structure, il est non un contenu mais une forme, qui peut tout à fait interpoler les contenus sans jamais perdre le réel. Sinon de se perdre constamment dans l’irréel de la cervelle.

Voir les commentaires

L'insaisissabilité

14 Février 2015, 18:23pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on songe à tout ce qui devrait être mis en place en terme de comportements qui puissent assurer une vie, un monde un peu mieux organisé … on en conclut que serait requise une conscience, une mise en forme de la conscience, de chacun et de tous, bien autrement architecturée.

Puisqu’il est clair qu’ayant activé la construction de notre être (ne se référant plus à une Vérité, celle du groupe ou de telle communauté) et que cela ne fonctionne que volontairement ou si l’on préfère intentionnellement, il en va de notre responsabilité, de notre inventivité d’élaborer l’être qui convient à la possibilité du monde, qui puisse s’adapter à la configuration du donné. En bref ça ne se fera pas tout seul … ça n’adviendra pas comme une vérité par-dessus, tel un couvercle. Et ça ne peut pas, en aucune manière, se produire simplement, puisqu'est requise l'auto modification de notre être.

Il apparait également que recevoir par le dessus une vérité n’obtient aucun effet durable ; ou donc l’universalité existe mais elle est un procédé et si une conscience n’en accepte pas l’augure, c’est l’universel qui sera contourné et dégradé, puisque la conscience est plus grande que l’universel, cette structure est plus puissante que la raison, la théorie, la vérité énoncée.

Pour le mieux il faudrait extraire notre être et le rebricoler extérieurement, l’arrangeant de telle sorte qu’il supporte sa propre capacité dont de toute évidence nous sommes débordés. Mais notre être n’est pas un contenu, une essence, une composition dont nous puissions réécrire la trame ; comme nous existons en tant que conscience, celle-ci existe pour elle-même et c’est sur ce « elle-même pour elle-même » qu’il faudrait intervenir ; or ce qui "a" rapport à soi, "est" ce rapport à soi, et donc ne peut intervenir sur soi que ce rapport lui-même ; ou encore ; il faut qu’il s’en convainc ou qu’il s’en motive ou qu’il désire s’en sortir, de son marasme habituel, ou, positivement, qu’il intentionnalise de lui-même sa propre modification.

L'incomposition

Comprenons donc que notre être est un vide formel et que n’étant pas composé, nous ne disposons d’aucune préhension qui puisse le modifier, sinon précisément de remonter dans ce vide formel et l’ayant analysé, ou exposé, ou décrit ou porté au jour, et que, bien saisis de cette exposition, il nous vienne de désirer cette forme même. Mais comme cette forme n’a pas de visage, de représentation, de signes adéquats, elle se figure sans cesse selon des représentations secondes voir secondaires (qui iront se dégradant) et s’emplit de finalités irréelles ou non adéquates, qui rabaisse la finalisation (de structurelle au donné mondain ou localisé) et laisse tomber notre être dans, à nouveau, le monde immédiat.

On remarquera ceci ; la Méthode de Descartes est le début (ou la continuation des grecs) qui voudrait au moins exposer par où et comment notre être agit ; la suspension dans le doute, la remise en programme de l’intention, l’appui en la volition, le détachement de la volonté par rapport à l’entendement, etc , ne manifestent pas seulement la possibilité d’une certitude (cela, c’est seulement l’occurrence mais non ce qui se montre à toute conscience dans et par la structure qu'expose au vif le doute-cogito-infini-étendue-corps), mais ce mouvement de prendre conscience de nos articulations est justement la capacité que cet être aura ou peut espérer de se modifier lui-même (ce qui suppose donc que malgré le mur infranchissable de l’impossibilité de se saisir de soi, on parvienne néanmoins à ruser … la philosophie est cette ruse qui se cherche, et Descartes aime, adore et tente de situer le libre même, le plus grand bien qui soit, et le plus jouissif).

L’approche des religions est tout autre que celle rationnelle ou universelle, et tend à rendre l’imaginaire de soi de telle sorte que l’on s’en imprègne ; mais derechef comme on ne saisit pas bien les causes et les effets, les raisons de telle ou telle conversion, même cette imagination de soi ne suffit pas à pénétrer plus avant en cette structure ; qui, donc, n’est modifiable que si elle le « veut » bien, que si elle adhère à cette modification.

Le pourrissement

D’aucuns s’étonnent de ce que puisque nous sommes laissés libres, laissés à nous-mêmes, et que notre « nature humaine » peut plus ou moins librement s’exprimer, tout cela au lieu de se parfaire et de se rendre capable de soi, tourne en désordre, voir en catastrophe soit individuelle soit collective et que l’on n’y voit pas plus clair qu’auparavant, et d’autres encore qu’il vaudrait mieux en revenir, en fin de compte, à une contrainte sur notre « nature humaine » plutôt que de lui permettre de se dissoudre, perdre, abolir, détruire, dégrader lorsque livrée à elle-même.

Mais c’est que dans les deux cas, on croit en une telle « nature humaine », sans voir que précisément notre être n’est pas une « nature » du tout, ni humaine, ni naturelle, ou à tout le moins qu’outre ces natures que nous sommes, la pointe articulée de notre existence est un être formel vide sans composition, et n’ayant donc aucune définition parce que sans réalités, sinon la sienne propre, dimensionnelle, formelle, et tout à fait étrange et en tous les cas non compréhensible.

On précise « non compréhensible » non pour signifier que l’on n’y comprend rien (ce qui n’est pas faux puisque cet être est au minimum en cours et que l’on ne sait pas « où » il va ; on ne sait à quoi sert au bout du compte (quel compte ?) la structure de conscience), mais que cet être ne relève pas d’une compréhension aisée, et que l’on ne peut pas penser cette structure « hors d’elle-même » ; ce sera toujours substituer à son être un « programme » (une vérité) alors que tout l’effort des 25 siècles est justement de ne plus tomber dans le piège d’une définition, d’une définissabilité extérieure, et que inversement ces 25 siècles ont lancé des élaborations précautionneuses, des tours et des détours, afin d’approcher l’animal sauvage et furieux qu’est la conscience, et qu’en aucune manière elle ne soit confondue avec le conscient, ni avec quelque partie du monde, ni avec un pré jugement ; de là que l’on ne philosophe que si l’on Est.

La réduplication

Et l’on y Est, signifie qu’une conscience philosophique doit se ré-dupliquer en telle autre, en toute autre conscience qui s’y dispose ; la philosophie n’a pas pour dernière finalité la connaissance, mais la mise en forme. La mise en forme de cet être que précisément (ça tombe bien) on nomme « formel ». ou donc, il n'y a pas de programme antérieur à la conscience active, la structure est elle-même ce programme (qui en engendre des tas, mais ne se bascule en aucune des vérités créées). En cela on ne sort pas du constatable ; il revient à chacun de re-concevoir, réintentionnaliser la conscience en usant de Descartes, de Sartre ou des systèmes ou des esthétiques ou des éthiques ou des politiques, et d'expérimenter cet être dans son activisme étrange.

Voir les commentaires

Le creusement historique du monde

11 Février 2015, 10:04am

Publié par pascal doyelle

Dans la mesure où notre être n’est pas la « nature humaine », (la nature humaine est notre réalité ; dans le monde, corps physiologies langage moi etc), mais est la structure de conscience qui existe indépendamment de n’importe quel contenu, cet être a créé, produit, élaboré sa dimension propre.

Du mécanisme de conscience qui s’éjecte hors de toute monde particulier, élabore une architecture (plurielle, des systèmes intentionnalisateurs, basés sur le mécanisme effectif de conscience -de) architecture d’intentionnalisations (qui se déploie de par soi en esthétiques, éthiques, politiques, idéels).

L’ensemble est dénommé réflexivité ; la réflexivité est « ce qui agit » et est le sujet même, le pivot radical, et la réflexivité n’est pas la réflexion « sur elle-même de notre nature humaine », ce qui serait la définition de la raison, qui laisse intouchée cette nature humaine, tandis que la réflexivité est la modification fondamentale antérieure à nos réalités humaines, qui en sont les effets divers et variés) la réflexivité grecque est reprise par l’architecture réflexive (interne au judaïsme) du christianisme, et ensuite se retrouvant à nouveau ici-même (dans l’instant de la découverte et invention de cet être structurel) par Descartes qui plante sur le donné là, sur l’étendue du monde, notre être, dépouillé et nu ; la description structurelle de notre activisme de conscience.

Le sujet, ce que l’on nomme tel, est la réflexivité en tant qu’elle se-sait et se déploie volontairement et est prise de passion pour son activisme ; la réflexivité se veut extensive (grecs), intensive (chrétiens), sujet proprement dit (Descartes qui découvre que la pensée s’origine dans un être, et abandonne la pensée métaphysique au profit de la pensée réflexive, qui peut être dite ontologique en ceci qu’elle montre l’être-réel qui pense (et non plus un Bien ou un Etre ou le Un qui se découvrirait dans le discours métaphysique et dont bien sur on n’obtient aucune perception, qui ne font que difficilement retour dans la réalité ou le réel) ;

Descartes, qui sera suivit par Leibniz et Spinoza qui s’interrogent sur « ce que c’est que l’étendue », que l’être soit une « étendue » (cette énormité fantastique) , et par Kant Hegel qui explosent la réflexivité même, soit transcendantale soit historiciste et dia-lectique ; puisque ce qui pose question est la nature de cet être, découvert, inventé ou exposé, extrait, exemplarisé, décrit comme sujet fondamental et lucidement et hyper objectivement exposé, par Descartes, qui existait ailleurs, qui était sup-posé par d’autres que lui ou par le statut et la profondeur des sciences nouvelles, par l’application des maths à l’étendue, et que Descartes à la fois théorise comme surprenante nouveauté et comme invention cartésienne de ce sujet (les trois à la fois ; découverte, invention et pointage d’un être qui s’existe en d’autres sujets),

et dont Kant et Hegel parcourent la distance ; Descartes à creusé une distance que Kant et Hegel remplisse de tout ce qui fut installé (Kant) ou engendré (Hegel) et tiennent « là » au-devant, objectivisent le cadre (Kant) ou les réalisations de cet-être producteur ; au sortir de Kant et Hegel tout est déposé au-devant, et il ne restera plus rien, plus aucun contenu pour les sujets qui suivront ; Kant et Hegel exposent totalement ce dont à partir du sujet on perçoit, observe, tout ce qu’il contient (de même que l’idéalisme allemand pousse aussi loin qu’il peut la pensée d’un tel sujet, ce qui signifie de la capacité de la réflexivité à se-savoir et dont l’humain ou la pensée ou les systèmes ou les idéologies, etc sont les effets); Stirner, Schopenhauer, Nietzsche, Kierkegaard, n’ont plus rien à se mettre sous la dent, ils doivent en tant que grands sujets creuser leur être ; fut-ce selon un irrationalisme ou un non rationalisme puisque par Kant et Hegel tout est éjecté hors de notre-être (dont on essaie de le penser comme volonté ou vitalisme ou énergie ou conscience de soi subjectiviste), que nous ne sommes plus qu’un regard neutre, vide, mais aussi formel et c’est cette formalité que Husserl et Sartre reprendront et réinventeront comme tel, comme regard formel.

De même à partir de la position du sujet, de la réflexivité qui se-sait et par Descartes elle ne se sait plus seulement comme pensée mais comme être originaire structurel (le réflexif-même, en sa description, en ceci qu’il devient pour lui-même son auto expérience, sa proto expérience, comme pour les grecs la pensée était vie et augmentation du monde-cosmos, le sujet cartésien est le point planté sur l’étendue-monde, autrement dit le bord) et à partir de cet ancrage radical (et pour tous, toutes les consciences Descartes marque totalement le repérage) peuvent se déployer toutes les sciences ou toute l’humanisation que l’on voudra du sujet absenté pour les sciences ou ignoré pour les mois) ; soit vers la révolution unique (qui contient en soi des tas de variantes mais que l’on ne peut pas annuler, sous peine d’anéantir la démocratie, le droit, l’Etat, la constitutionnalité des sociétés humaines), soit vers le monde des mois (la personnalisation, qui se fonde sur l’être-libre de chacun et la constitution objectale, soit du moi et de son désir soit des sciences qui l’observent), soit par les sciences et l’objectivisme (dont parfois la philosophie se croit obligée de se parer).

Le pivot est donc le creusement (cartésien en tant non qu’il le crée mais qu’il révèle cet être et qui le pensant évidemment accélère sa propagation, sa réduplication et pousse vers la singularité même) de cet-être en tant qu’entité formelle dont on essaie ici et là de combler le vide ; mais la structure n’appartient pas, à rien ni à personne, elle est Une et Voit. Elle voit « ce qui apparait » ; une conscience se pose toujours sur un horizon dernier sur lequel, toile de fond, tous les objets apparaissent.

Voir les commentaires

La prédisposition de (soi) : de la singularité

8 Février 2015, 15:07pm

Publié par pascal doyelle

On nomme donc architecture intentionnalisatrice l’ensemble des points que dispose la conscience sur le monde, le donné là, le là du donné (le réel ou l’être), et cette architecture est juste une trame tissée. Elle ne tient qu’intentionnalisée ; il est donc crucial, super essentiel que l’intentionnalité soit tenue ; que la conscience soit motivée, mobilisée, tendue sur ses repères, et que donc tout peut effectivement s’effondrer. Soit individuellement soit collectivement.

Ou donc il dépend de chacun, de nous, de chaque conscience et des consciences reliées entre elles, que l’architecture se tisse ; se tisse au travers de toutes les consciences, mais aussi se tisse en chacun. Chacun doit se disposer, se prédisposer. On n’impose pas par la « volonté », (d’autant que la dite volonté s’est découverte comme intentionnalité ce qui change quand même fondamentalement), mais par la prédisposition ; non pas de monopoliser en tel ou tel contenu de conscience, ni donc se soumettre à une volonté monolithique (qui se révélerait en partie la volonté d’autres, d’autres consciences puisque la base de toute formulation se tient dans le langage commun, ayant son fondement dans la parole particulière des groupes qui se prennent pour le monde, pour le donné, pour l’être même). Non pas toutes ces déterminations mais l’accès à l’être de chacun et ayant à remodeler la conscience même, chaque conscience, même la plus petite intentionnalisation, d’engendrer et d’engranger en chaque micro intentionnalité.

On ne ait pas ce que l’on veut mais on le veut et c’est là l’objet de la décision ; qu’il y ait les plus subtiles changements d’orientation de notre être en tant que notre être est situé dans l’activité minuscule de conscience ; que de fil en aiguille l’activisme tisse des ensembles. Et pour se situer dans l’anfractuosité en laquelle consiste la singularité (cad le moyen de ramener ou de tendre par la singularité, dont on croit toujours qu’elle est impossible) il suffit de se brancher sur les êtres-singuliers qui eurent lieu…

Les êtres singuliers qui eurent lieu, sont à disposition ; Descartes ou Rimbaud ou Liszt sont à disposition. Ce que l’on nomme éthiques, politiques, et plus encore esthétiques sont à disposition d’instruire à la Singularité.

On pourrait penser a priori que la Singularité est exceptionnelle, rare, voir quasi inaccessible, mais en fait la singularité doit être considérée comme « cela même qui est ». Par exemple qui nous concerne d’autant plus tous ; que tout moi nait et tend vers la singularité, et celle-ci constitue le fondement. Bien qu’elle n’apparaisse pas, elle est non pas tel ou tel objet ou contenu qui apparait sur l’horizon, mais est cet horizon lui-même.

Or il existe toutes sortes de réalités dans l’horizon, et la singularité première est précisément de ne pas sélectionner a priori ce qui alors risquerait de ne pas paraitre a posteriori. L’horizon est en soi fatale. Mais si la conscience s’en éloigne et se cadenasse dans un Ordre ou un Sens, l’horizon de toute manière reviendra puisqu’il ne s’efface jamais, il reviendra travesti, prenant à revers la conscience alors que celle-ci sera dans l’incapacité de non pas s’y opposer (on ne s’y oppose que dans l’interface illusoire de la volonté, du conscient, du moi dans son identité, etc) mais de l’enrôler, de l’enrouler, de rouler l’horizon lui-même ; on a dit déjà que puisque notre être (qui n’est pas notre « réalité humaine » qui contient des tas de causalités, de physiologies, de systèmes naturels ou humains)est la structure, il est impossible de la remonter, de la récupérer ; elle préexiste toujours à n’importe quelle pensée déterminée, étant la conscience non déterminée, ce mécanisme, qui permet qu’il y ait des pensées, des images, des désirs, des objets, etc, et que la philosophie est la discipline qui ruse afin de montrer puis peut-être démontrer notre être (non visible en soi).

Notre être pointu, la structure articulée au réel, est inatteignable, mais le supposer rend son accès comme une ascèse interne à la conscience même ; et ce que Bergson nommait la décision « libre » est précisément l’invention ou plus exactement la réorientation de l’horizon donné déjà là et contenant quantités de choses, de choses inatteintes.

Une partie de l’horizon est occupé par les soubassements du moi, de son identité ; rappelons que l’identité du moi est la partie émergée, celle au croisement de la cervelle (et tout ce qu’elle contient) et de la réalité, de ce corps et des autres consciences, etc ; une part du moi trempe dans la complexité enregistrée et une part s’articule par les compromis ; formulant une identité qui plus ou moins bricole un sens (ou donc ; le moi en son identité, qui est une part seulement de tout ce qu’il est, en son identité repérable par lui-même est l’ensemble des réponses dont il ne souvient plus des questions, pour ainsi dire ; la pièce qui retournée offre toujours le même côté), un sens qui sert d’unification (parce que le moi ne peut constamment se poser des questions, et se chambouler chaque seconde, il est une unification fonctionnelle).

Mais outre cette fonctionnalité il se tisse, en plus des systèmes intérieurs (physiologiques ou inconscients ou relationnels, puisque l’autre pour le moi est en partie déjà sa propre conscience, occupée par des contenus ou des identités dont on en sait pas à quelle conscience ils appartiennent …), par l’activisme de conscience vers le réel et tient donc l’horizon singulier et c’est par là qu’il est-déjà dans la singularité ; laquelle n’est donc pas exclusivement relative à sa subjectivité … à son subjectivisme … laquelle permet déjà par les étapes antérieures de l’architecture de conscience ; de l’universel des grecs en passant par l’acculturation gigantesque chrétienne, le sujet cartésien, l’humanisation des lumières, les grand sujets détraqués et fous structurellement, les existentiels ou les ontologiques, etc. et donc l’horizon qui se propose à ce que l’on dispose à être, est démultiplié. C’est uniquement parce que coincé dans une identité de moi, très partielle, que l’on ne s’y étend pas.

Voir les commentaires

Là où nous sommes jetés

7 Février 2015, 16:51pm

Publié par pascal doyelle

Ceux qui comprennent la pensée comme un Gros Objet là au-devant s’excluent du même coup du Jeu Réel. La pensée pense le lieu qu’est chaque conscience et donc on n’y entre pas sans se modifier soi ; la pensée n’est pas la raison qui laisse intact celui qui objectivise, lui laisse son moi, et dieu sait que des mois depuis la révolution unique (selon ses diverses variantes à travers le monde), des mois il y en a des tas, des quantités.

Philosopher consiste donc à relativiser, rapporter les contenus à notre-être ; il faut s’y convertir ou continuer de croire que penser c’est objectiver ceci ou cela. Penser puisque cela modifie notre-être, oblige à transformer le sujet que l’on est ; philosopher est même cela seul qui y atteint.

Rappelons que la philosophie est, dans la révolution anthropologique qui eut lieu (au alentour des grecs, et qui consistât à outrepasser les mondes particuliers, des immédiats-des groupes et des langages, pour les remplacer par l‘articulation intentionnalisatrice ; en politiques, esthétiques, éthiques, idéels ; repris par la transformation acculturante énormissime du christianisme, recréer chaque conscience en vue de l’unique conscience indéfiniment réelle qui sera réintroduite dans l'étendue cartésienne du monde, et double mouvement qui impose en tout et partout la réflexivité même, et non plus tel ou tel contenu, telle ou telle synthèse particulière de mondes séparés), la philosophie est la discipline qui prend en charge notre-être nouvellement acquis, qui émerge hors des groupe-langages, des monde-paroles, des immédiateté-localisées, en ajoutant une architecture neuve, d’extension de l’intentionnalisation, qui sera suivie de l’intensivité chrétienne et cartésienne, et le tout s’engagera dans la densité des mois ; qui ont à charge d’incorporer la structure complète, universelle-extensive, sujet singulier-intensive en un Corps, cad en une Idée-image de (soi).

Aussi la philosophie est à la fois la compréhension de « ce qui est arrivé » à l’humain (en modifiant son processus d’humanisation, faisant apparaitre à la fois le monde et notre-être, rapportant notre-être, en deçà de tous les variantes particulières des cultures, à l’être, le « là » du donné, au monde unique en deçà de tous les autres mondes humains), mais la philosophie est elle-même l’activisme tout autant que l’esthétique ou l’éthique ou la politique, ou l’idéel (les maths des grecs par ex, les sciences de Descartes, ou humaines ensuite), aussi la philosophie n’est pas la totale compréhension de « ce qui se passe » ; elle possède également son exploration et son devenir ; elle doit à chaque fois reprendre et réanimer à nouveau ce qui fut antérieurement créé, le cheminement, la possibilité et à chaque fois elle avance sur le même trajet (il n’est qu’un seul réel et l’humain et un seul être quelles que soient les cultures et les mondes, les personnalisations et les corps).

Il est donc un seul « être de l’homme » (qui ne lui appartient du reste donc pas, ce sont les humanisations qui sont ses effets), un seul monde, un seul réel. Et c'est une structure vide et formelle. Et la philosophie à la fois au minimum montre, pointe du doigt, notre-être/dans l’être (la pensée via l’être, le sujet sur l’étendue, la conscience dans le réel), le décrit et en offre l’exposition, mais tente tout autant de le démontrer. De démontrer la logique qui est à l’œuvre et en quoi le réel est parfait, quand bien même cette perfection serait-elle non humaine, autre, lorsque les grecs nomment divine la pensée, ou pure folie que la foi des chrétiens, ou ensuite inhumaine ou absurde, in-sensée, ou comme il est dit ici ; monstrueuse.

Tout cela sont les placements et déplacements que la réflexivité effectue dans le donné là, et le là du donné (l’être, le réel distingués donc de la réalité, du monde, du donné) ; la réflexivité n’est pas le retour sur elle-même de notre nature humaine, mais la réflexivité est « cela que nous sommes », cet « être de conscience-structure », sans nature humaine du tout, structure séparée et distincte, et l’humain et la personnalisation sont les effets de cette cause unique. Prenez tout ce que nous sommes, dans le monde, le corps, les mois, les mondes humains, tout le barda, mais ajoutez-y « la conscience-de » qui renvoie tout à la reconduction ; et dans réduplication qu’est cette forme nue et vide, tout est renvoyé, peu à peu et morceau par morceau ; la forme travaille tout l’humain, et se cherche dans chaque corps. (la question étant alors notre corps est-il capable de supporter cette structure formelle ?).

Les longs moments de dégout (les romantiques), d’horreur (Lovecraft), de rejet furieux (Rimbaud), de folie, d’inhumanité, de délire structurel, les révoltes sincères ou abominables, les envies de révolutions qui parcoururent deux siècles, les refuges dans les subjectivismes, les appels des infinis divers et variés, les gnoses ou les satanismes, les transgressions ou les désespoirs abyssaux, les dégradations des mois par eux-mêmes et le poids du vécu, les dépressions et les effondrements, tout cela pose la question ; notre corps peut-il supporter cette étrange abomination que toute conscience est conscience du rapport (vide et formel) qu’elle est … ?

Parce que ce qui a Rapport à (soi), ne sait pas du tout ce que c’est que ce (soi). La conscience ne sait pas quel Rapport elle forme, qui étant rapport à (soi) est Un, mais ce Un est sans rien, et pur mécanisme ayant dominé l’archi des grecs, l’hyper des chrétiens, le sujet des cartésiens (tous sont cartésiens de fait depuis René), et poussant à être la densité dans l’incorporation par les mois… ce que nous subissons de plein fouet.

Voir les commentaires

L’utilisation de la cervelle par autre chose qu’elle-même

4 Février 2015, 14:57pm

Publié par pascal doyelle

Notre réalité est tout ce que l’on veut que l’on peut découvrir dans le monde donné, là, déterminé de diverses manières (déjà qu’il y ait une pluralité de diversités, que ce soit un dispositif de dispositifs, langage, corps, cervelle, relations humaines, culture, etc, incline à imaginer cette complexité comme engendrant des variabilités, et des inconséquences, mais peu importe ici),

Mais notre être est un. Il est la fine pointe de conscience, qui s’ajoute à tout le reste, et revient constamment vide et nu, en plus, tendu vers le donné là, vers plus précisément le réel.

Ou donc, conscience est conscience de quelque chose, on le sait, mais le point d’attirance que produit ou crée constamment ou potentiellement constamment cette conscience est situé « là » et « au devant », autre et comme un point externe qui serait l’horizon ultime, celui qui recule sans cesse.

On implique ici que le point externe que crée l’aimantation de l’acte, l’activité de conscience qui surgit constamment de la cervelle (elle se tend continuellement de la cervelle en arc réflexe, automatique, mécanisme farouche vers le donné là et depuis les grecs vers le « là » du donné, les grecs ne désignent pas un au-delà du donné, mais le là lui-même, le réel, l’être, la formule abstraite voir logique du « là », le un en lequel seront rassemblés ou assemblés tous les éléments, de quoi que ce soit ; les mathématiques systématiques par ex, l’œuvre esthétique exclusivement esthétique, devenante, de sa racine d’objet vivant)

L’activité de conscience donc crée un point externe tout là-bas, d’une cervelle qui s’échappe à elle-même et n’a plus rapport à sa masse, ses mémorisations, mais au réel donné là, le là du donné, ce « en quoi est le donné » ; ce qui est la position du réel (qui n’a pas besoin d’être connu, mais seulement positionné ; il est autre, quoi qu’on fasse ou pense, aucune action et aucune pensée n’atteindra tout ce que le réel est, mais le réel comme tel, comme principe effectif, le réel est « là »).

L’utilisation de la cervelle par autre chose qu’elle-même

Ce par quoi en somme la cervelle est elle-même usée, devenue moyen d’une dimension en plus, toujours constamment en plus (puisqu’elle est formelle, et se produit vers le réel, que la cervelle ne cerne évidemment pas ; là devant il se passe des choses incontrôlable et la conscience sert à repérer et agripper les dites choses, et même les provoque, puisqu’elle tisse des intentionnalisations piochant ici et là, des perceptions, des images et imaginations, des signes et des mots, du corps et de toute rencontre, répercutions, probabilités, bref de tout et n’importe quoi …

Ou donc, cela revient à ceci ; il est possible à la structure de conscience de fixer soudainement le réel. Comme ça. Au hasard, dans la probabilité des possibilités éventuelles, quelque marque fixe et sert de point de départ ou de renouvèlement, ou d’indicible ou d’impossible, peu importe ; il se peut même que la simple répétition du même, évidemment, invente. Parce que le même est dit, perçu, imagé en un autre point de réel et que de point de réel il n’en existe pas deux identique. En ce sens la structure de conscience qui pointe une marque, et tisse une possibilité, use de la nature unique de chaque point de temps et d’espace, ça se délocalise, sans cesse, puisque la conscience est arc bouté au réel (purement vide et formel, simple position « là », immanquable à chaque fois et formidablement orchestrée et reprise par cette articulation dans et hors de la cervelle à la fois ; la conscience, cette structure, ce mécanisme fou, est parfaitement adéquat à ce réel…)

En un sens c’est parfaitement et indifféremment la probabilité des chocs possibles qui engendre et s’enroule hors de la cervelle ; quand bien même ce point tissé externe, neuf et tout beau ou abominable et torturé, serait ensuite repris dans la masse de l cervelle (tombant dans l’oubli et le figé ; le figé, de le cervelle, n’est pas le fixé, de la conscience qui repère un « truc », une astuce, un raccourcis, un court circuit, une répétition engendrante, une possibilité virtuelle (qui était, a été toujours possible) ou une possibilité réelle (présente quelque part dans le monde, qui n’apparaissait pas).

La conscience comme telle (conscience de quelque chose, mais qui est surtendue comme une vers le réel, si elle n’était que son quelque chose, elle ne tisserait pas sur et par des points dans le réel), est elle-même dans le un, mais un Un tout à fait étrange et incompréhensible ; le présent. Ou plus exactement le présentement, le point, le point qui se tient, toujours et sans aucune cesse, au-devant : le présent est la forme qui correspond à notre être, puisque notre être s’est constitué de lui.

Voir les commentaires

Le Saisissement de (soi)

4 Février 2015, 10:24am

Publié par pascal doyelle

Que l’on cesse de se croire dans un contenu (quel qu’il soit) et on réintègre la forme même (celle que l’on n’a jamais quittée), la forme purement unilatérale, initiale, qui ne fonctionne que dans un seul sens, vers le devant, et dont on ne peut rien supposer (puisqu’elle est absolument vide et structurelle, formelle), la forme unilatérale est à même le présent, mais on ne peut la saisir signifie que l’on en est saisi.

Ce qui est un manque pour le moi, le conscient, la raison réduite (qui n’est pas la pensée, la philosophie indiquant là où est la pensée ; dans la source qui se déverse), manque que l’on comble alors impérativement par un contenu (lequel est toujours imposé de l’extérieur et est pensé par les autres au lieu de se penser et d’acquérir le Saisissement lui-même), de quelque théorie ou de quelle religion ou de quelque idéologie ou de quelque regard qui nous voit (rien ni personne ne nous regarde, et pour qui connait la vraie mystique, il n’est rien de contradictoire de ce qui précède d’avec Eckhart ou par ailleurs Plotin, ou la principe christique « c’est déjà commencé », (indépendamment de toute croyance ou non, puisque ça n’est pas le point de vue présenté ici, mais c’est le Même schème, parce que notre être y est, y est inscrit au plus près) nous sommes d’une manière, qui reste à déterminée, le fond même de ce qui devient, de ce qui n’est pas encore, puisque le présent est ce qui avance et que l’être, le « ce qui est » est le présent, on avance précédé par le temps du Saisissement).

Et c’est un manque parce que le moi (mais cela vaut pour la raison réduite et le conscient) ne sait pas sa conscience (comme conscience, il croit qu’elle est « quelqu’un » ou qu’elle désire « quelque chose » et a soif de contenu(s), puisqu’aucun contenu ne satisfait, tous défilent absurdement et sans fin, alors que la résolution (in-sensée) est précisément autrement que selon n’importe quel contenu ou n’importe quelle pensée extérieure, qui nous causerait toujours d’une autre conscience, c’est la structure que l’on est qu’il faut réintégrer, ne l’ayant jamais quittée).

Comme il ne sait pas sa conscience (conscience de la conscience, qui n’est pas deux mais Une et à qui il faut se confier, comme surface unilatérale, avançant dans un seul sens définitif, au-devant), l’ignorant il la suppose dans tout contenu (et il ne peut pas ne pas l’ignorer sauf qu’il peut la supposer, étrangement et que cette supposition a une efficacité, elle-même si difficilement compréhensible) ; aussi est-il déjà toujours pris dans un contenu lequel dissimulant sa propre conscience, est pensé ou perçu ou désiré par l’autre, ou par d’autres contenus (ce qui revient au même parce que ce qui déclôt tout contenu est en définit l’intentionnalisation, le langage n’existe que de son utilisation, le principe du langage est de se rapporter au donné), de fil en aiguille s’oppose tout le vécu qui saute d’un contenu à l’autre, et l’unité non saisissable, purement formelle, qui ne se donne aucune excuse, entame sa propre rigueur, n’obéit à rien pas même à (soi) puisque de soi il n’en est pas, il n’est que le chaque-point un, collé à la surface du Même réel qui commence (puisqu’il est un présent).

Si notre être est en reflux complet hors de la détermination, il n’est pourtant rien lui-même ; il est formel et c’est la forme qui se tord en et par chaque système aussi verrouillé soit-il, plus il est verrouillé plus il est libre en un sens (et la complexité des systèmes est presque intégrale en tous et chacun, Nietzsche est très complexe et tordu, autant que Hegel, la complexité ne le cède en rien puisque l’activation de notre être en sa pointe , l’étirement et la concentration que subit la détermination via la point attirante, tout là-bas, planté bien éloignée au bord du monde, est toujours l’activisme pur de la forme… qui n’est rien et donc se nourrit…C’est son activisme forcené qui pousse à être, c’est un mécanisme sans antériorité, sans rien qui le précède, le mécanisme source qui dévore les réalités, et il n’a que cela à faire ; son être, formel, est son acte, son activisme.

Voir les commentaires

Le moi noyé dans son drame

1 Février 2015, 15:55pm

Publié par pascal doyelle

De ce que le moi n’est pas sa conscience, il se croit être un-tel ; évidemment, il est dans la conscience mais comme elle n’est rien du tout, (rien du Tout, puisqu’elle est le Un, le Un en tant qu’actif et fou, monstrueux, non pas fou psychologique mais fou structurel, fou à la dimension de l’univers monstrueux ou si il est d’autres univers ou réalités en quantité, fou à la dimension du réel, l’oh-rible réel effarant, effrayant, aveugle et insensé qui déploie tout le Un sans se préoccuper de quelque tout ce que soit, sinon il ne serait pas le Présent), comme la conscience n’est rien du tout, il faut être un grand sujet pour croire penser remonter le cours de conscience … et ça n’est pas donné à tout le monde, puisque l’on doit pour y saisir quelque chose « en être saisi »… et que pour notre part nous ne pouvons que remonter en compagnie de Rimbaud ou de Ph K Dick, les accompagner. Ils sont exemplaires ; voila ce que cela donne lorsque l’on s’y acharne …nous disent-ils.

N’étant pas du tout équipé pour y comprendre quoi que ce soit, à la conscience, le moi se substitue ; il n’est jamais ce qu’il dit être, puisqu’il se perçoit alors tel ou tel d’un certain point de vue qui ne rentre pas dans l’énoncé. Si l’on se présente tel ou tel, c’est que l’on se voit de tel autre point de vue mais ce point n’apparait pas ; en fait le dit point n’apparait jamais, il est toujours hors de portée. Par exemple on a besoin de dieu parce que dieu force le point et permet de stabiliser ; mais sans-dieu, chacun est livré au tournicoti de la conscience ignorée qui peut prendre n’importe quelle place, position, mais jamais celle qui est énoncée puisqu’elle est celle qui énonce.

Le renvoi est donc continuel vers l’Horizon des horizons. Et puisque toujours il y a et qu’il doit impérativement exister des horizons, il existe toujours un horizon, le dernier, l’ultime, qui ne s’aperçoit pas et qui est « ce sur quoi les horizons, les autres paraissent ».

Dieu

La force de l’hypothèse dieu n’est pas de consoler ou de remplacer (puisque de toute manière si la conscience est rien en la remplace, on est par la conscience livré à l’impossibilité absolue, d’être, on n’y est pas objet d’un regard ou d’un énoncé, même le psychanalyste ne s’y substitue évidemment pas ; on le sait que l’on est là, allongé sur le divan … la conscience a déjà intégré ce « là », quand bien même n’y comprend-telle rien, personne n’y comprend rien, il y a un jeu interne à la structure dont personne n’est maitre, et les grands sujets parviennent à quelque point parce qu’ils en sont saisis, vivants, et rendus plus que morts, détruits, retournés en tous sens), dieu est afin à la fois de fixer le point mais comme il est dieu (cad par n’importe quoi) il est le point dernier qui maintient qu’il y ait un Point et qu’alors même perdue la conscience se retrouve au maximum de son possible.

(rappelons que dieu est "la dernière conscience possible indéfiniment réelle" qui pousse chaque conscience à naitre à nouveau selon ce schème, qui n'est ni une image, ni une idée, et que Descartes ramène avec force voir férocité qu'il existe des tas de sujets ... que chacun est sujet, déployant tout autrement le Même schème)

Ce que plus rien ne peut garantir en quelque manière et sens que ce soit ; et c’est pour cela que ça s’effondre. Ça s’effondre dans tel out el point de vue, et donc dans le monde ; puisqu’aucun point de vue ne surnage longtemps dans le monde, le corps, le vécu, les objectivismes ou objectalités. Tout cela est trop, beaucoup trop défini ; dieu n’est pas définir, il est une formule. De même l’être des grecs est une formule ou le sujet cartésien. Formules vides mais structurées en elles-mêmes.

Le moi pourra-t-il assurer sa logique ?

Parce qu’il n’est plus que des mois. Et rien pour les relier, sinon leur être. L’être du moi est structurel ; il est « ce qui est au plus proche de la structure même ». Rien de plus approché par la conscience que le moi, et c’est pour cela que si les grecs assurent l’extensivité de l’universel (l’archi), les chrétiens et Descartes l’intensivité du sujet (l’hyper selon deux modes ; le sujet-dieu, le sujet réflexif), les mois doivent en rechercher la densité.

L’idéal serait que les mois puissent s’exister dans l’image-idée de soi ; qu’elle soit suffisamment puissante pour que le sujet puisse exister en un moi, mais ça en se peut sans que cette image-idée soit une idée-image ; le moi ne peut ne pas se penser … rappelons que le moi est fondé sur le libre et qu’il est à lui-même réel, et qu’existant pour lui-même il est donc une idée (au sens strict cartésien, « ce dont je vois le rapport » clairement).

Or nous n’en sommes qu’au balbutiement de non pas l’idée-image, mais de l’image-idée ; n’ont de réalité pour les mois que les images… Ici ou là ça arrive qu’on se figure que l’on est une idée … Par exemple la Révolution a voulu fonctionné comme telle ; comme une Idée. Ou aussi la Société ; la Société c’est ce qui veut au travers de moi, ou c’est la Société, le Système qui décide, se positionnant comme moi victime, subissant. La difficulté que les mois éprouvent à se concevoir est quais invincible … à croire que c’est là que l’on va demeurer figé. Ce qui n’offre pas grand espoir.

A moins précisément que via l’image… il se passe quelque chose, que cela avance, se dirige, à vue, et tâtonnant, à l’aveugle ; à l’aveugle « ça se forme ». Quoi ? On ne sait pas. On est dedans.

Le mécanisme comme mécanique

Qu’il y ait entretemps des millions de morts, massacres, exploitations, souffrances, est évident. Parce que le mécanisme qui joue (le mécanisme de conscience structurel) a pour effet l’humain et les mois … mais n’est lui-même ni humain, ni une personne.

Que pourtant il préférerait que l’on soit humain et personnalisé, puisque le mécanisme de conscience ne se libère lui-même que lorsque cesse la mort et la souffrance (qui ramène ses finalités au corps, la violence c’est tuer des corps, la douleur psychique c’est se transformer en corporéités diverses ; lorsque la finalité reste prisonnière du corps, ou aboutisse en sa conclusion au corps, n’ayant aucune autre explication sous la main, n’ayant ni pensée ni structure de conscience).

Voir les commentaires

Le monde du dégout et l’absorption de soi

31 Janvier 2015, 09:45am

Publié par pascal doyelle

Mais le un est découvert depuis le début.

La dernière fermeture de la réalité est celle qui nous tient encore ; qu’il y ait une nature humaine ou un moi destinal (un moi destinée en son « essence « ). De là la définition de la pensée comme raison ; qui tourne en rond sur la nature humaine ou la personnalisation, mais la raison n’est pas la pensée, elle n’est pas la remontée de la structure, mais démarre du sujet figé dont à prétendu affliger Descartes. La raison serait la réflexivité mais mal comprise.

Pareillement la représentation de la vie dans les médiatisations, tourne autour du destin du moi ou illustre un dénouement heureux et fade ou malheureux et catastrophique de la nature humaine ; les mass médiatisations ne perçoivent pas au-delà de ce qui pour tout le monde parait constituer ce qui est, ce qui pour ce monde là définit l’être, le réel ; soit donc la nature humaine figée et la personnalisation maudite ou promise. Libéralisme ou imaginaire, ça tourne autour de cette réalité fixiste. Or cela revient à définir la pensée comme rasions, à interpréter la pensée grecque ou chrétienne à l’aune de ce que tardivement on a installé comme raison naturelle d’une espèce naturelle.

(De sorte que chacun est amené à se considérer comme étant « naturellement » et « spontanément » ce qu’il est, ce « truc » malfoutu, qu’est un moi ; il n’est rien de plus horrible qu’un moi, qu’une personnalisation, c’est un bricolage immonde, mais il faut faire comme si il était nativement « qui il est », ou considérer que l’humain est naturalistement « humain »).

Mais le un est découvert depuis le début, disions-nous.

Par la raison notre réalité humaine se réfléchit, elle est redistribuée par la réflexion, c’est notre nature humaine qui par la raison se représente envers et contre les illusions ou les idéomanies des autres mondes ou de l’imagination ou de la subjectivité délirante ; transformant tout en objectivités.

La pensée est un autre chemin (qui n’est pas forcément l’inverse de la raison… parce que la pensée contient la raison, produit comme effet la rationalité, mais la pensée est archi-pensée tout comme le christianisme et affiliés est hyper pensée) ; c’est la réflexivité qui produit des effets, dont l’humanisation ou la personnalisation, la pensée ou l’acculturation généralisée, et non cette nature humaine qui se réfléchissant se permet enfin d ‘exister comme monde humain unique ou comme personne à part entière. Evidemment la réflexivité ne nie en rien la personne ou l’humanisme, mais est plus grande que ces effets ; et de fixer, figer la réflexivité en l’humanisation généralisée (cad celle qui s’est créée dans l’unique monde universel, dans l’universalisation et les universalités) ou en la personnalisation (qui aboutit à un moi, à ce conglomérat corps-langage par exemple, ou corps-désir, etc), cela détruit l’intentionnalisation même qui nous est originelle.

Réflexion et réflexivité

En somme et en gros la réflexivité n’est pas la réflexion. La réflexion serait notre réalité humaine qui se réfléchit et, donc, se réorganise (en mieux, débarrassée des illusions par ex, ou des religions, ou des instincts faciles ou des facilités tout court), ce qui est très bien (il ne s’agit pas d’opposer la réflexivité à la réflexion , la réflexivité a causer la réflexion, la pensée a causé la raison, mais de reprendre plus loin l’horizon qu’il n’est posé à partir de la simple raison ou l’humanisme ou le personnalisme « spontané » qu’au bout d’un moment nous subissons alors même que, évidemment, humanisation et personnalisation nous réalisent réellement et de fait).

La réflexivité est non pas notre nature humaine qui se réfléchit, mais la réflexivité qui commence de restructurer et réinventer l’humain (il n’est plus de monde particulier qui s’interface avec le donné là et le là du donné (l’être), mais directement notre-être nu et formel qui n’est rien au début et le monde même que l’on ne connait pas). Ce qui provoque qu’il y eut universalisation et humanisation, sujet et réflexivité, pensée et liberté ; soit des formules formelles, qui s’emploient.

Et tandis que la réflexion se fige sur la nature humaine et la personne destinale, la réflexivité signifie, fait signe, oriente et désoriente vers sa propre dimension ; il n’est pas que cette naturalisation de l’humain et pas que ce moi psychologique, qui ne s’expose réciproquement que via le sujet absenté et le sujet ignoré (l’objectivisme et l’objectalité).

Et précisément la réflexivité qui déploie sa propre dimension est celle sur laquelle s’avance la philosophie. Or comme cette dimension est celle qui conçoit, perçoit, prévoit, elle se veut dans la philosophie comme elle se veut en esthétique, éthique, politique, idéel ; sans se connaitre ; il n’est pas de mode objectif qui exprime la dimension ; la philosophie ne pense pas objectivement la dimension, elle la montre et si elle la pense en sa dimension adéquate, ça n’est pas selon la connaissance mais selon le savoir (qui est le propre de la philosophie) ; et c’est ce savoir qui se transmet au sens où il faut suivre l’exemplaire, il faut suivre Descartes ou Kierkegaard, et recréer en sa conscience la position que Descartes ou Kierkegaard occupent, l’avancée du pion sur la carte du réel.

Le savoir ultra bizarre

Evidemment la philosophie tend à rendre l’avancée comme conscience d’elle-même ; elle en constitue le savoir (qui on l’a dit n’entre pas en contradiction avec la connaissance, puisque la pensée entraine la raison, entre autre, d’où que de considérables appels philosophiques aboutissent à des sciences, ont pur résultat des sciences ; la philosophie ouvre les régions de la réalité). Savoir ultra bizarre puisqu’il faut l’être, qu’il faut entrer dans les paramètres par lesquels l’être-conscience se place par rapport au donné et au là, au monde et au réel ; et il n’est pas trente six déplacements de la conscience-de sur l’être réel … Et le déplacement que Platon effectue est reproductible puisque c’est le même être de conscience que l’on peut recréer en soi-même, à condition de poser son être au même niveau.

Or pourtant et bien qu’elle veuille amener en conscience la réflexivité qui se réalise par ailleurs partout (esthétique, éthique, politique, idéel, acculturation généralisée (christianisme, renaissance, romantisme, par ex), humanisation, personnalisation, etc), la philosophie est elle aussi ramenée au Même niveau … cad qu’elle contient encore de l’impensé. De même qu’il est très difficile de commenter une œuvre esthétique (et littéraire), ou de comprendre une éthique ; de même on ne peut pas produire une théorie de la philosophie (sans philosopher, sans surimposer une philosophie ou une position, qui définira la pensée par ex comme idéologie ou comme colmatage ou comme épiphénomène sur le langage, etc) puisqu’à chaque fois c’est définir ce qui est réel ou ce qui ne l’est pas, ce qui est l’être ou relatif à l’être.

La réduplication

Autrement dit il est un être-réel (notre être de conscience, réflexif, dont il faut prendre en compte toute la réflexivité) qui produit. Et il produit depuis les grecs, les chrétiens et affiliés, Descartes et les grand sujets, en esthétique ou en politique, il produit dans tous les sens disponibles (puisqu’il n’est plus aucun monde particulier qui puisse clore cette réflexivité). Et cet être-réel est commun non seulement entre tous, toutes les consciences (c’est la Même conscience pour chacun), mais dans tous domaines d’universalisation ; universalisation ne signifie pas que tout s’aligne sur le même contenu mais que toute conscience se rend adéquate à toute autre, structurellement, et anime son point de vue en cette réduplication continuelle, et que ce faisant c’est le donné, le monde, les différenciations, les possibilités qui sont démultipliées. La réduplication par chaque conscience est ce qui multiplie le réel.

Si l’on se limite à comprendre cet-être comme étant seulement l’universel (cad ce qui est définit par les tenants de la raison seule, au fondement de la raison-sans pensée), on ne comprend rien au déploiement multicolore des domaines d’expression de ce devenir (de l’être structurel de conscience) qui aboutissent aux régions découvertes par les disciplines (l’esthétique révèle quantité de mondes, les éthiques, etc, les acculturations s’accumulant, christianisme et renaissance par ex, se mêlant et entremêlant, et qui ensuite partiront rechercher l’esthétique africaine ou la musique indienne, etc). Il faut présupposer au départ un seul être qui explore et produit et invente et crée ses réalisations.

La philosophie de par sa discipline propre se rapproche de l’être-réel qui s’est produit par les grecs, chrétiens, et suite, mais elle n’est pas cet être lui-même. Lequel reste là où il Est, dans l’exister même qui provoque vers le réel, l’être, l'étendue là au-devant ; qui pénètre de plus en plus dans le réel, la même articulation se produit de Parménide à Sartre ou Lacan. La philosophie balise selon son savoir (de cet être dans l’être, de la conscience sur le réel), mais les autres disciplines explosent et explorent du Même être pointu, qui creuse la possibilité, la possibilité générale de la réalisation de ce qui est articulé par-dessus le groupe et le langage.

Autrement dit, ça n’a plus de forme collective, ça n’est plus une sagesse, ça n’est plus une vision du monde partagée, parce que chacun peut porter cette fois sa propre vision ; mais on a ouvert les portes et tous se sont engouffrés.

La question est donc ; quelle vision partagée mais non collective, quelle sagesse délirante mais mesurée, quelle formulation agissante et explicite mais toujours libre ? Quelles finalités doit-on se donner ? Qui est ce « on » ?

Voir les commentaires