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instants philosophie
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Le Présent contient tout ce qui est

3 Novembre 2014, 16:14pm

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Publié par pascal doyelle

La philosophie initie donc le voyage qui compte ; celui qui explore le réel, c'est-à-dire le présent.

L’unité de tous les développements est de saisir ou être saisi par le présent en tant que Présentement inusable.

Si ce qui est, est : le présent seul existe. Il n’est rien d’autre. L’ensemble du processus consiste donc à tout faire entrer dans et par le présent (et non l’inverse, retrouver on ne sait quelle étendue ou temporalité ou éternité ou lieu absolu qui serait tous les lieux).

Ceci va à l’encontre de ce que notre intellect performe ; à savoir qu’il regroupe les éléments dispersés au travers du temps et de l’espace, et en ce cas le présent est et n’est que telle ou telle immédiateté. L’universalité consistant précisément à passer au-delà de l’immédiateté dont elle extrait les données universelles qui s’étendent au-delà de tel lieu et vise l’espace en soi et réunissent les dispersions effectuées par le temps, de sorte qu’au bout de l’intellect est ciblé l’éternité.

Ceci est la fonction d’universalisation. Mais en elle-même l’universalité désire ramener ici même tout le divers ; non seulement en concentrant le dispersé, mais surtout en manifestant, représentant la cohérence du décohérent. Ou donc ; l’universalité suppose qu’il est possible de rendre tout réellement toute la diversité ; que tous les éléments (en l’occurrence extraits du donné divers) forment Un. Ou donc ; que le réel est parfait, qu’il est parfaitement tout ce qu’il peut être pensé ; la pensé est en elle-même dans la supposition que la perfection est.

Que l’être est ici et maintenant totalement réalisé, non seulement comme tout mais aussi au sens d’intégralement ; rien ne manque à « ce qui est ».

Si l’on applique l’exigence universaliste, cela signifie que les propositions formeront tôt ou tard un système complet entièrement déductible et complètement légitimé. Ceci étant il faut alors admettre que toute les quantités de données diverses sont dispersées aléatoirement dans le temps et l’espace ; par exemple, un tel système rend impossible de comprendre dans la pensée grecque pourquoi il existe de la « matière ».

Que se passe-t-il si l’on garde que l’être est parfaitement (tout ce qu’il est) mais en appliquant cela à ceci ; que seul le présent est ?

Parce qu’il est possible de garder les principes ontologiques mêmes qu’implique la pensée, mais il n’est dit nulle part que ces principes ne s’appliquent que sur telle ou telle sorte de représentations ou de réalités.

Les principes de clarté impliquent que d’une part l’être est, et que seul l’être constatable est admissible ; or il n’est d’admissible que le présent. Que le l’être s’étend parfaitement et indistinctement à toute parcelle ; totalement égal à lui-même en tout et à chaque fois absolument identique à son être même ; tout présent est parfaitement semblable à tout autre. Qu’il n’est qu’un seul plan de l’être et non pas trente six, et que partout et également ce sur quoi l’on tombe, c’est l’être ; il est intégralement présent en chaque présent. Qu’il y ait un seul être quelles que soient ses manifestations et puisque le présent est à chaque fois ce qui coupe très nettement, cad absolument, quelque réalité que ce soit, alors le présent est le principe actif de l’être. Ou donc ; il est l’être lui-même.

De ce fait le présent ne tend nullement vers l’éternité ou ni même ne vise par la détermination ; toute la matérialité est passée au tamis des présents (chaque fois uniques), et actualisant la détermination, le présent travaille effectivement ; le fondement de toute la détermination, de ce qui pour les grecs s’intitulait matière, de ce qui pour nous est le donné là matériel, est le présent, qui n’est pas l’effet mais la cause.

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Incorporation versus corporéité

2 Novembre 2014, 16:35pm

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Publié par pascal doyelle

L’advenue de la structure pure et simple qui ne pose plus aucun problème en avant de soi mais se tient en retrait par devers toute réalité, toute réalisation, tout vécu, toute pensée, est cela même dont les sujets, les grands sujets se chargent.

Soit donc depuis Descartes. Descartes décrit ce qu’il voit ; le sujet fondamental, impossible, uniquement objet de description ; le sujet est cette conscience même, pure structure vide et formelle, sans rien, qui tente de remonter dans sa propre structure, et cet effort innommable si il est impossible produit des effets réels et permet d’avancer dans sa propre compréhension, dans son surgissement. Viennent ensuite Leibniz et Spinoza qui à partir du sujet découvert entendent recomprendre, et produire à nouveau un discours ontologique, ‘ou donc le discours de Leibniz ou de Spinoza sont rendus possibles par et selon la position du sujet, qui renouvelle intégralement la philosophie), s’ensuivent Kant qui veut tenir à distance qu’il y ait une raison (entendant par raison la compréhension moderne de ce qui fut autrefois la pensée, grecque, dans une autre dimension), et Hegel qui s’en prend à penser la pensée même, la pensée grecque, qui relance la pensée comme métaphysique. Tout cela étant rendu possible par l’obtention du sujet cartésien.

Mais le sujet cartésien n’est pas « cartésien » ; Descartes décrit seulement notre être tel que là et non pas avance des « idées » qu’il suffirait de balayer ; notre être on ne peut pas le biffer d’un trait. Et c’est sur le dos de cet être que les grands sujets (de Stirner à Lacan, en passant par Heidegger, Husserl, Nietzsche, Sartre, etc) foncent à califourchon à explorer le possible.

De même cet être est la structure qu’articule ou qui articule le moi, lequel est cette entité au plus proche de cette forme vide et sans rien. Or le moi ne peut pas se savoir comme sujet ou comme structure ; il doit admettre son propre être là, son corps, son vécu, comme étant donnés en vérité et réalité et non pas le recevoir comme construit, créé ou bricolé ; pour le moi son identité est son essence même, de toute éternité, destinalement. Aussi le moi consiste-t-il à se prévoir lui-même rétrospectivement comme si il avait toujours existé un-tel moi ; le moi est le mouvement rétroactif de se re-prendre comme si il ne se reprenait pas ; d’effacer sa propre historicité.

Dans le même temps puisque se détenant de lui-même (dans son essence d’identité supposée), le moi se coupe, se sépare de son historicité ; à savoir de l’universel et du sujet ; il ne reste plus qu’un monde des mois, et lointainement très lointainement l’humanisation et l’universel et la pensée et tout aussi éloigné le sujet, les grands sujets et les explorations structurelles de ce qui est.

Le moi ne demeurera plus que fasciné par son objet ; de même que les sciences, les techniques et les étatismes l’objectivisent, de même un moi n’a de cesse que de trouver son objet, que de s’objectaliser. Objectivisation de l’objectivisme des sciences et techniques y compris étatiques et marchandes et de l’objectalité destinale du moi qui ne sait pas du tout son sujet. Qui ne parvient pas à incorporer le sujet, le moi dont le corps reprend constamment son poids propre, qui l’attire non vers le « bas », mais vers les finalités pauvres données là dans le monde.

Même les objectivismes et objectalités (en psychologies ou psychanalyses par ex) désireraient élever le dit moi, en subjectivisant son corps, en lui permettant de le « réintégrer » avancent-elles, mais en réalité de l’intégrer tout court ; parce que jamais encore une conscience n’a su s’admettre comme incorporation. C’est l’idéal, l’idéel, le potentiel même que nous ouvre l’esthétique au plus proche de nous convaincre que l’apparaitre du monde, du corps, que la perception même est incorporation ou plutôt ouvre à la possibilité de l’incorporation (de la conscience-structure dans un corps physiologique).

Or cette incorporation doit s’organiser plus encore en chaque moi, et s’assumer comme matérialisation ; non comme matérialité donnée là et inerte mais comme processus d’intégration ; l’incorporation serait idéalement que tout moi soit capable de son sujet, de son sujet et son intensité et de sa pensée universelle, mais il est peut probable que ce processus fonctionne et parvienne à devenir, et ce malgré le déploiement extensif et intense de la mass médiatisation qui va chercher chacun jusqu’à sa plus visible corporéité, qui cherche à nous convaincre de notre devenir universel et de sujet, mais mass médiation qui tord tout à la fois vers les finalités les plus faciles et les plus corporelles. La corporéité tente constamment de recouvrir et d’avaler l’incorporation.

Par ailleurs l’incorporation n’a rien à voir avec l’élévation morale ou la grandeur universelle (d’une vérité qui s’imposerait d’en haut) ; tout cela riperait sur le corps du moi ; il est infiniment distant de ces impératifs ; c’est plus en dedans et en sa matérialisation même que cela se cherche. Ce qui se cherche tient à la complexité invraisemblable de l’image-idée de (soi) du moi ou à son idée-image, épuisant les images (qui sont autant de corps) jusqu’à parvenir à l’idée de (soi). C’est cela qui se trame, se dessine, se visualise, se rend complexe, se diffracte dans la représentation (et la mass médiatisation, qui a de « mass » ceci qu’elle doit toucher chacun …).

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Le moi et la mort

1 Novembre 2014, 16:21pm

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Publié par pascal doyelle

Pour tout moi, toute personnalité, qui se croit elle-même si destinalement telle quelle, immuablement elle-même, enfonçant notre être dans telle détermination, tel vécu, tel relationnel, telle identité, il reste le sujet.

Le sujet est ce qui se tient non idéalement par devers n’importe quelle personnalisation. La psychanalyse entend dénouer cette complexité du moi en le remontant, en remontant son devenir, son être jusqu’aux originelles déterminations, mais la structure de tout moi se tient autant de ce passé, de cet étagement de notre réalité personnelle sur elle-même que de son potentiel, et ce potentiel est cela qui renoue notre donné là, notre vécu, à son sujet.

Autrement dit ayant inventé l’extensivité (de la pensée, grecque), l’intensité (du sujet fondamental cartésien qui reprend à son compte l’intensité chrétienne), puis ayant exploré les mille grands sujets et les horizons humains ou non humains ou inhumains, tout cela aboutissant aux mois, il revient aux mois eux-mêmes de relancer les possibilités internes, les possibilités historiques et an-historiques.

C’est parce qu’il y eut l’universel et l’extensivité, le libre et le sujet, le non humain et l’inhumain qu’il y eut avènement des mois. Mais ce qui fut une conquête (leur liberté et leurs libertés) est aussi la barrière qui les empêche de s’acquérir eux-mêmes historiquement ; il est un dégout, un mépris, une détestation des mois envers leur propre acculturation.

Certes il convient que tout moi, (s’inscrivant comme être-libre, se tenant d’être un sujet, sujet ignoré mais sujet structurel immanquable) que tout moi repose sur lui-même (il forme un, ce qui psychanalytiquement lui cause problème, puisque un il ne l’est pas, sinon comme construction démontable), mais cette construction et repos sur soi, l’engage en une illusion catastrophique et dépourvue de toute lucidité ; il reste « là », sans avenir ontologique aucun puisque son être, sa structure est absorbée par son inertie de « là », simple donné là, inerte composition (quand bien même serait-il hyper actif, dans son cercle de souriceau), sans existence ontologique puisque sa propre définition de lui-même se clôt, le rabat sur sa finitude, son exigüité, sa facilité, sa fainéantise, son effondrement dans l’immédiateté ; ce que l’on traduit par ; le moi est une synthèse immédiate et qui veut faire sens à partir de soi, de sa localisation.

Parce que tout cela revient justement à ce que le moi use de sa conscience vers et dans une synthèse (tout comme les mondes humains particuliers pariaient pour une synthèse immédiate de leur monde localisé ou de leur auto expérience de groupe ou de langage ; ce qui apparait est de fait « vrai » est-il prétendu), et que cette synthèse est forcément immédiate ; prenant pour fond, pour fondement le « là » de « ce que de fait l’on est », depuis que l’on est né.

Comme il forme cette synthèse (qui lui semble son seul horizon, qu’il ne remet pas du tout en question de quelque manière que ce soit, qui lui est toute la réalité passé, présente et à venir, toute la matérialité même et toute la détermination), il demeure sourd et aveugle à tout ce qui le précède ; le moi ne comprend plus rien à l’universel et à la pensée, au sujet et aux grands sujets ; il s’est coupé intégralement de toute son acculturation et a du inventé sa propre acculturation, durant tout le 20éme.

(évidemment on accentue ici le désespoir et l’inanité sans fond de cette position du moi, mais il est entendu que par ailleurs le moi est un acquis absolu et fondamental, que donc dans son acculturation se joue également une entière positivité, mais rien ne dit que les mois soient capables de relever cette positivité et que précisément, c’est l’objet de cette analyse çi, les mois ne finissent pas s’effondrer sur leur cœur noir et mortifère).

La synthèse immédiate (soit donc le moi lui-même) forme donc la borne ultime d’un tel monde humain (l’humanisation, universelle, s’est poursuivie par la personnalisation, qui seule donne un sens à une humanisation universelle, mais la personnalisation se révèle aussi être son propre piège).

Un tel monde personnaliste revient sans cesse et se répète, puisqu’à chaque fois les mouvements de devenir butent sur l’impossibilité de dépasser qu’il y ait et qu’il n’y ait que des personnalisations ; qu’il y ait personnalisation oui, et c’est un acquis fondamental, mais qu’il ne soit possible que de la personnalisation est déjà absolument la limite mortelle de tout ce monde. Cela signifie qu’il demeure dans l’impossibilité de réacquérir l’universel et le sujet ; le moi ignore le sujet, la science absente le sujet, l’Etat fige le sujet, comme citoyen, l’économie réduit tout sujet à ses et « des » déterminations (de même que toute technostructure, étatique ou technologique). Bref c’est le monde humanisé entier qui bute à ne plus devenir du tout ; qui donc répète constamment sa limite. Soit donc la synthèse.

C’est un monde stupide, non qu’il ne soit pas intelligent, mais il n’est pas réfléchi ; il a cessé de réfléchir et use son intellect dans le même cercle limité. De même que les mois, les consciences (structure vide et formelle et sans rien) tournent en rond dans cette identité qui leur échut.

Il n’est rien de plus invraisemblable et cruel pour une synthèse, cad un moi, que de heurter constamment aux murs écrasants de son faible devenir. Il n’a rien à opposer à la douleur mentale, la souffrance physique et la mort. Notre réalité humaine qui tourneboule autour du langage et de la fixation de la conscience dans le langage (et les autres, et le groupe et le monde particulier, puisque cela fut créé autrefois en chaque communauté comme une telle synthèse qui « aurait un sens ») n’a pas su encore s’adapter aux nouvelles règles du Jeu.

Le Jeu qui a extrait notre conscience de contenus et a libéré celle-ci comme conscience tout court, sans rien, comme structure. Structure nue. On a pu emprunter la Pensée, ou dieu ou le sujet ou la révolution ou la surhumanité, etc, pour remplir cette structure ; mais elle n’est rien et ne possède rien ; son vide est absolu puisque son être formel.

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Devenir et raison de la philosophie

31 Octobre 2014, 09:05am

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Publié par pascal doyelle

La philosophie qui découvre et dé-couvre notre-être en plein, tel quel, livré dans le monde, qui expose et recherche ce que c’est que cet-être qui n’appartient plus à aucun monde humain particulier, cet être qui existe hors de tout groupe, langage, monde immédiat et corps donné là,

la philosophie commence donc dès le début à paramétrer ce que c’est que notre-être.

On a vu que la pensée n’est pas seulement la mise en forme de ce qui est en une idée puis en un système d’idées, mais que la pensée est la mise en marche de notre être comme conscience formelle vide et nue, qui prenant conscience de soi (comme conscience) élabore des machineries intentionnalisatrices ; les idées et les systèmes d’idées. Croire que ces systèmes tendent seulement à définir l’Etre ou l’Absolu ou l’Intellect, c’est ne pas voir que ce qui se met en fonction, ce qui s’active, cet être nôtre qui s’active (en se sortant de tout monde humain particulier de groupe-langage-immédiateté localisée)ne pense pas seulement un Objet énorme qui serait l’Etre tel qu’objectivement détouré ; mais que la pensée est littéralement « de se situer notre-être » au sein de tout cela qui est-là.

Autrement dit la pensée est, grecque, réflexivité intégrale qui prend en compte que en un tel-monde, existe un être qui pense ; et si les grecs recherchent les conditions de pensée (comme ensuite seront recherchées les conditions de sujet et de grands sujets, Descartes et suite, puis grand sujets déjantés et fous, littéralement) ces conditions contiennent non seulement de penser juste, par ex, mais la question ;, que faut-il être pour Penser ? (puisque pour les grecs la pensée est ce qui permet à tout individu, donné là, d’augmenter considérablement son être et que l’on n’acquiert d’être que par et via le Pensée).

Ce retour sur notre-être-dans-le-monde donné là, est la pensée telle qu’intégrale par les grecs. Et retour qui sera en partie annulé par les chrétiens (puisque notre être s’ouignera en dieu) ; ce qui transformera la pensée de la réalité en pensée de ce monde, excluant notre être ; en pensée d’un objet plus ou moins énorme, en pensée objective, en ce que l’on nommera en réduction de la Pensée grecque « « raison ». La Pensée n’est donc pas la « raison », cette objectivité à disposition d’un sujet (qui recourt à dieu) ou à disposition d’un être humain (qui deviendra un moi ensuite).

Comme il est impossible d’évacuer réellement notre être (même en ignorant le sujet comme le moi ou en absentant le sujet comme les sciences), il est clair que partout cela s’inquiète de définir les paramètres qui nous situent là ici même dans le donné-monde. Et quoi que l’on puisse penser (d’objectif ou de raisonnable ou de limité), on en revient toujours à continuer le travail, l’œuvre entreprise par les grecs, puis par les chrétiens, Descartes et les sujets ; où existons-nous ?

Or il est dit ici que l’interrogation grecque porte sur le « là » ; qu’est-ce que c’est qui est « là » ? et pourquoi existe-t-il un être qui se demande « ce qui est là » ? Rechercher les conditions de production de ce qui s’existe là au-devant et pourquoi apparaissent les choses. Mais ceci compte tenu que précisément en ce « là » nous existons comme de tels êtres qui pensent, autrement dit qui réfléchissent, qui font retour-sur, qui ramène à zéro-rien, et qui veulent ici et maintenant saisir tout ce qui peut l’être.

C’est cette ambition qui forme la cohérence même de l’entreprise grecque, chrétienne, cartésienne, etc. L’ensemble de toute la réflexivité va donc s’appuyer sur l’acquisition dans l’ici-même de tout ce qui peut être rassemblé (cad découpé, divisé, analysé, puis utilisant les réunifications à chaque fois afin de continuer de diviser et découper ; les unifications, les totalisations sont relatives à une plus grande découpe encore plus ardue à chaque fois ; la pensée n’est pas du tout fascinée par le Un-Tout, mais use des Touts afin de multiplier les uns …).

Appuyons sur cela ; de toute apparence la philosophie semble ne parier que sur le Un en tant qu’il forme Tout. La vérité, cad la réalité, est visiblement que plus on cherche le Un-Tout, plus se produit de la pluralité ; autrement dit le Un-Tout est bien plus l’occasion de démultiplier, de produire et surproduire. C’est en pas ouvrir les yeux que de croire que la promesse est ce qui est tenu, ce sont les effets qui sont seuls effectifs ; des quantités de systèmes et d’idées. Ou donc ; sous couvert du Un qui serait Tout, c’est bien plutôt le Un increvable qui découpe tout ce qui lui tombe sous la main ; c’est qu’en effet ce qui se dé-couvre est une structure qui n’a que faire de former un « tout », elle produit des touts en abondance, peu lui chaut. La structure est le Un, le Un sans rien du tout.

C’est le creusement par la réflexivité de la cohérence en l’ici même, en ce présentement par qui on veut tout rassembler afin que tout ce qui est, passe par le chas de l’aiguille du seul réel ; le présent ici même, l’ici et maintenant. Cela est la cohérence voulue.

C’est ce creusement qui se continue tout autant par Descartes et les sujets (Kant et Hegel qui tiennent à distance la raison pour Kant et la pensée pour Hegel, distance qu’a introduit le sujet cartésien, de même que Leibniz et Spinoza tentent de distancié l’Etre) comme par les grands sujets (post hégéliens), par les sujets du doute et par les mois dans leur corps lui-même… (Puisque le moi est au plus proche du foyer structurel ardent de la conscience-de).

De conditions en descriptions ce qui s’élabore, s’expose, se montre au fur et à mesure, c’est la structure et la position de notre-être sur le sol du réel. Ce que l’on nomme vérités ou réalisations, ce sont les approches de ce nœud incrusté dans le réel et qui se-sait puisqu’il s’articule comme conscience-de et n’est rien d’autre. Depuis que le réflexif est survenu (depuis qu’il s’est extrait des mondes, des groupes et des langages, comme de l’immédiateté, du corps et du donné là), il cherche vide, à explorer sa propre structure, sa position sur « ce qui est », son possible et ses effets.

L’ensemble des technologies utilisées, (de la pensée grecque aux chrétiens et affiliés, au cartésianisme, aux grands sujets, aux mois, de l’acculturation monumentale et de l’humanisation universelle ou de la personnalisation) sont autant d’expositions, d’explosions, de réalisations, mais aussi d’approfondissements de cet-être (y compris dans ses approches objectivistes ou objectaux du moi).

Parce qu’il est évident que cet-être, cette structure réelle dans le réel (puisque la conscience-de est l’articulation jetée de la cervelle vers le donné là et même vers le là du donné) n’occupe pas indifféremment n’importe quel lieu réel et que la description de cet lieu-moment constitue cela seul que nomme et dénomme la philosophie ; l’ontologie même de cet-être, la racine par laquelle il tient.

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Le point unique de tout Réel

30 Octobre 2014, 08:59am

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Publié par pascal doyelle

L’être comme seul présentement, et ceci sur le mode du ; reconduire à nouveau et à neuf, ce que l’on est déjà, reprendre et relancer le même monde, le même moi, le même sujet, redécouvrir ce que l’on sait sans le connaitre, et par ce savoir se pousser à être.

Il n’est donc nulle part et en aucune manière une unité à « ce qui est ». Puisque de toute façon la réalité est divisée indéfiniment et que le réel est ce qui explose toutes les réalités ; chaque point réel, chaque ici et maintenant. Ce qui explose la réalité, mais aussi donc ce qui l’expose.

Parallèlement il n’est aucun point de quelque réalité que ce soit en qui l’être, le réel, le « qui-est » puisse manquer. Partout où cela est, le réel, le « qui est » existe. Chacun est, où qu’il soit, instantanément articulé à « ce qui est » (ou donc se trouve dans le « qui est », à preuve chacun est lui-même acte et activisme profond, chacun est-déjà en acte).

Il n’est aucun point de la réalité qui soit séparé de l’exister pur et simple. Où que l’on soit on peut accéder à « ce qui est », mais en considération de ceci ; «ce qui est » est un acte, qui se traduit par « qui est ».

Ça n’est pas une personnalisation qui est sous-entendu par le « qui est » ; si le « ce qui est » est un « qui est », c’est au sens de mécanisme imperturbable qui existe. L’être est un mécanisme ; le mécanisme unique partout parfaitement identique dont aucun, aucune conscience, cad aucun être ayant un rapport à (soi), n’est séparé. C’’est un mécanisme « qui est » et cela nous est instantanément accessible d’être pour chacun là où il se trouve, puisque chacun est en son ici et maintenant dans l’ici même.

Autrement dit l’être même est l’acte. La perfection ne peut pas demeurer figée et sans devenir ; la perfection est le devenir ; elle est ce qui outrepasse son être même, qui outrepasse même son propre être ; la perfection, le parfaitement réalisé est ce qui existe encore en plus que ce qu’il est.

L’être qui serait seulement « cela qu’il est » définitivement et à jamais, cette idée surnaturelle n’a aucun sens, ou plutôt elle a un sens selon l’espérance humaine mais n’en a aucun en considération de ceci ; que seul ce qui est, existe, et il n’existe que le présent, le présentement. Chacun est déjà toujours au point même de l’existence qui ne se quitte jamais.

Si l’on cesse de vouloir comprendre que chaque ici et maintenant est absolument « e qui est », on remplace le réel par une sorte de réalité, plus ou moins complète et plus ou moins organisé autour du seul réel. Mais de toute manière quoi que l’on pense, imagine, croit, désire, décide, se représente, ce sera toujours à partir du seul point qui est et que l’on en quitte jamais, puisque lui-même, ce point, ce chaque point, ne se quitte jamais. C’est objectivement que ce qui est, est chaque ici et maintenant, ou donc plus largement l’ici-même (le ‘qui est’).

Rappelons ceci ; de ramener tout ce qui est à l’ici et maintenant (à chaque ici et maintenant ; j’écris ceci en cet ici et maintenant, vous le lisez en votre ici et maintenant et bien qu’ils soient absolument, absolument distinctes, c’est le Même…), de tout ramener à cet ici même, ça n’est pas réduire à. C’est au contraire devoir tout faire surgir de cet ici même.

Il est des vérités, il est des sujets, il est des mois, il est des mondes humains et des mondes naturels (et probablement des quantités de mondes naturels), mais tout cela repose sur un seul Point.

De même, si l’on e tend conscience comme étant déjà pleine d’on ne sait quoi, on s’engage dans ces circuits qui tournent en tous sens, reviennent vers eux-mêmes, s’engrossent et accouchent indéfiniment. On suppose que conscience équivaut à « conscient » (et ce sera toujours tel conscient déterminé, identifié, qui se prend pour un moi ou pour un surhomme ou un immortel ou ange ou démon, etc, tout ce que l’on a pu inventer), mais conscience n’a pas de sens, de contenu, d’identité.

Conscience est purement un mécanisme vide et fabuleusement actif ; elle est l’activisme même. Il n’est rien de plus actif, ce qui signifie de plus extensif (pensée, grecque), de plus intensifs (sujet, cartésien et autres grands sujets), de plus dense (moi et personnalisations en un corps, incorporations parcourues en tous les sens possibles d’un tel-monde).

C’est donc en cela que nous sommes engagés, bien que de toutes nos forces nous résistions et tentions de revenir à une identité, telle ou telle, personnalité ou nation, ou religion ou diverses sortes de signes amalgamés.

C’est que le mécanisme (la conscience-de, la conscience de (soi), qui n’a pas de « soi » justement mais n’en est pas moins Une, puisqu’elle est structurellement) n’a pas de représentation ; il les emprunte, emprunte telle ou telle identité.

Ce qui serait désespérant, sauf que d’une part ce mécanisme ne s’oppose pas du tout à ce que vous soyez le moi que vous êtes (il faut bien qu’il se rétribue d’une idée image de (soi) ) et même ce moi est l’occasion que votre structure puisse s’exister, et que d’autre part puisque vous n’êtes qu’en partie ce moi-là, il vous est possible d’être plus qu’un tel moi ; ce que nécessairement vous êtes, déjà. Un moi est cette idée-image, pourquoi on voudrait congédier le sujet en lui imposant d’être une image-idée (lorsque l’image prend le pas sur l’idée de « soi) ). Idée-image ou image-idée sont deux versions, deux lectures ; selon que l’on prend par un bout ou l’autre.

Rappelons que le moi n’a aucune représentation « physiologique » de son corps (il n’est pas son corps, comme un animal est le sien, parfaitement), et que donc le moi superpose à ce corps ignoré (à jamais) une image-idée ; dans laquelle il se propose son identité (son moi qui tient du conscient et de l’inconscient de ce moi, chaque moi se « double » d’un inconscient, de même que tournant et retournant la pièce de monnaie, il tombe toujours sur la même face, alors que l’autre, pile, est passée dessous).

Rappelons de plus que toute la difficulté de concevoir, comprendre ce que c’est qu’un « moi » (qui n’est absolument pas du tout simple à saisir, puisque tout moi est infiniment proche de, dans, par la forme même de conscience-de ; il n’est rien d’autre que des mois pour porter le mécanisme conscience-de), toute la difficulté est que le moi ignore la conscience ; la conscience (on le re-re-dit ) n’est pas le conscient. Autrement dit en un moi, la conscience vagabonde … elle ne se situe pas. Rien ne peut la situer. Elle est ce qui situe mais elle-même n’est pas située et n’est pas même située par elle-même ; c’est toute l’invincible conception que l’on doit saisir (et dont dans la vie on est saisi).

Si l’on se demande par ailleurs puisque la conscience n’est pas le conscient, ce que donc elle peut bien être, c’est qu’il faut prendre tout à rebours ; la conscience n’est pas une origine temporelle ou causale ; elle est une origine rétroactive (c’est en cela qu’elle est pur activisme). La conscience-de tient donc (existe) parce qu’existe le corps, le monde humain, le langage, le conscient, l’identité d’un moi, et que rétroactivement la conscience survient en plus ; autrement dit tout réfléchit inversement pour la conscience-de… On ne trouvera pas l’origine causale de la conscience dans le donné puisque ce donné cause l’être séparé de cette conscience qui en retour produit ce que l’on nomme l’humain, le langage, le moi, l’acculturation, etc.

De même on ne trouvera pas la vérité comme si un contenu quelconque (toujours quelconque par rapport au Rapport absolu et radical qu’est ce rapport à (soi) qui définit ce que « conscience » est), comme si un contenu pouvait surpasser cet être qui engendre précisément les vérités, mais on a vu que la philosophie ne se contentait pas de subvenir à quantité de vérités, mais qu’elle était la compréhension de ce rapport, du retour-sur ; qu’elle forme le système formel antérieur aux vérités, aux sujets, aux mois. Qu’elle est le système antérieur à la vérité comme principe, à la liberté comme principe, au corps comme principe (grec, chrétiens, sujet fondamental cartésien impossible, grand sujets, mois).

Ou donc ; il ne peut pas exister un système de vérité, et pas même un système des vérités (entre elles), mais il existe mieux que cela ; il existe le système formel lequel distribue trois sortes de réalisations (de réal-isations) ; la pensée, le sujet et le moi. Il est encore possible de bâtir des système de vérité(s), ou que l’on se veuille encore comme Sujets (bien qu’il soit impossible, cela importe peu et que dorénavant ce sont les Mois qui dirigent le monde), et tout cela est encore possible (et donc vraiment engendrable) parce que notre être qui s’est inventé/dé-couvert par les grecs et les chrétiens (et affiliés) est en lui-même réflexif pur et que tout ce qui s’engendre par le réflexif se retient lui-même ; la pensée grecque pense encore, le et les sujets s’existent encore, les mois prolifèrent.

Par contre il est devenu impossible de retrouver ces mondes humains qui existaient selon leur synthèse chacune particulière ; bien que dans tous les mondes humains (puisque la synthèse est une réflexivité évidemment) soient disséminés de la réflexivité (éthique, esthétique, idéelle, politique, etc).

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Le soc qui creuse ce qui est

27 Octobre 2014, 10:53am

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Publié par pascal doyelle

Si l’être est ce qui est, et qu’effectivement il n’existe à strictement parler que le présent, dit le Présentement, alors tout commence toujours ici et maintenant constamment, dans l’ici même incessant. Parce que le présent est « ce qui ne cesse pas ».

Toute chose composée se dissout. Tout est toujours totalement différent de toute autre. Même un point sans rien est absolument distinct de tout autre point ; il n’est rien qui puisse réunir ce qui est, existe séparément, parce que l’exister est cela même qui est.

Et on ne sait pas en quelle mesure, en quel sens il faut comprendre ce « qui ne cesse pas ». Le plan qui se dresse au travers de tout, de toutes les déterminations, de tous les univers ou mondes, qui sont tous réductibles au moment absolument existant (cad existant tout court), qu’est le présent, le présentement de chaque point, on ignore ce qu’il … est.

Cette dimension de l’actuellement présent en lequel chacun est-déjà-toujours-instantanément, réel avec le réel même, est une dimension. Elle est même autant que l’on en puisse juger La dimensioN même. La dimensioN qui contient les autres ; enfin celles que l’on connait par l’empirie, espace, temps, présent, passé, futur, étendue ou durée, mais aussi déterminations et matérialité, conscience-de et forme pure de la structure (la conscience-de ne contenant rien, est formelle, elle n’est pas composée, au sens où elle surnage en plus de toute composition, et non pas au sens où elle contiendrait toutes ces compostions , ni au sens bien sur où elle les exclurait, elle ne contient durablement ni n’exclut en quoi que ce soit aucune détermination ou composition ; elle les traverse, réellement, elle traverse via la matérialisation, le corps, le moi, les mondes humains).

Cette dimensioN que l’on sait instantanément, le présentement de chaque point, ce retour -absolu-radical qu’est notre être de conscience-de, est l’être lui-même. En personne, pour ainsi dire.

Il ne convenait pas que des distances et des complexités indénombrables nous séparent de l’être, il fallait bien qu’il soit là, non pas seulement immédiatement là mais instantanément là. Déjà là. Qu’il soit inscrit en cela même que nous sommes, et nous sommes non pas cette réalité humaine ou cette humanisation ou cette personnalisation, mais cette structure qui constamment réarticule tout donné.

La proximité de l’être, de « ce qui est », de « qui est », n’est pas une « proximité », elle est inscrite dans le revers lui-même de notre structure, elle est formellement en notre être même. Ou plus exactement, le présentement est dans cette antériorité à tout, laquelle antériorité ne se dit que de cette manière ; ontologiquement, cad philosophiquement.

Pour cela depuis le début loin de poursuivre on ne sait quels objets plus ou moins amenés par les critiques, comme illusoires ou idéologiques ou inobjectifs, la philosophie se situe en cette antériorité, réfléchit littéralement la position de notre être-structure via, par, selon, pour, alentour, au-devant et dans l’en-plus de l’être même ; dans l’ici et maintenant de la cohérence radicale.

Aussi faut-il assumer intégralement le devenir pris. Assumer Notre Pensée. Depuis les grecs, puis les chrétiens et affiliés, depuis Descartes et les quatre qui explorèrent la possibilité marquée par Descartes (Leibniz, Spinoza, Kant et Hegel et les idéalistes), il faut suivre les grands sujets remontant dans la structure même du sujet fondamental (inexistant mais réel) cartésien, et poursuivre encore les conditions d’existence matérialiste, la matérialisation en et par un Corps que sont tous et chacun des Mois, secondés par l’objectalité de leur constitution et l’objectivisme des sciences (le sujet ignoré des mois se doublant du sujet absenté des sciences, qui sinon ne parviendraient pas à leur scientificité, jusque et y compris dans les philosophies du doute, du non humanisme, analytiques, ou les philosophies d’ontologie directe, telle Deleuze ou Badiou).

Parce que c’est une seule et même réflexivité qui creuse ce qui est et épuise ce qui se peut. Une pure structure vide et formelle, soc qui arrache la réalité jusqu’au réel.

Morale provisoire (….)

Plus « raisonnablement ». Le moment présent qui se répète dans l‘indifférence, qui est admis comme vague résultat de tout le reste, simple paramètre secondaire, serai en fait l’arc même de ce qui est. C’est ici et maintenant que cela commence, sans cesse, que se cela se lance, à nouveau, qui supporte le poids de l’exister et nous instruit déjà de la radicalité totale, fondamentale, de l’exigence pure et simple, de l’impératif qui bien qu’impératif et puisqu’étant le seul et unique (il n’y a rien d’autre) ne peut pas nous écraser de sa contrainte … il n’est pas une contrainte parce qu’il n’est rien d’autre ce qui veut dire ; un, qu’il est déjà tout entier en cours de réalisation (il ne faut pas s’astreindre à une quelconque morale ou exigence abstraite qui se surimposerait, ce qui serait absurde , rien ne se surimposant à « ce qui est », et on retrouve là l’innocence fondamentale ; on est déjà tout ce que l’on est), et, deux, nanti de ce savoir que déjà l’exigence emplit entièrement « ce qui est », elle correspond fondamentalement à ce que l’on peut être ; on doit être ce que l’on peut être, parce que l’on sera ce que l’on doit.

C’est la parole, la fulguration énigmatique de Descartes ; dieu sait déjà qui nous sommes, non que nous ne soyons pas libres… mais justement il sait déjà très exactement notre liberté… et c’est cette logique là qui est la plus extravagante (que l’on admette dieu ou non, c’est cette hypothèse logique qui est fondamentalement à éclaircir).

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La forme Radicale de "ce qui est"

26 Octobre 2014, 10:22am

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Publié par pascal doyelle

Ça n’est donc pas la matière ou la détermination ou l’espace ou le temps qui créent ce qui est, mais c’est le Présent. Le présent coupe radicalement (cad à la racine) toute réalité, toute détermination, de haut en bas, sauf que ce haut et ce bas sont ceux du présent même (et non d’un repérage temporel ou spatial) ; le présent est LA dimensioN.

Le présent est cela seul qui Est. Je ne perçois rien d’autre qu’aboutissant ou relevant de et à partir de ce présent-çi. Par illustration, on tendrait à considérer que le présent est la résultante de tout le reste ; ce peut être le cas de ce moment présent çi, qui est dans un monde qui est temps-espace-déterminations, mais le présent réel est ce en quoi existe le moment présent ; le là lui-même. (Ce qui par exemple se réfère à Heidegger ; il existe un donné là, le monde avec les choses, etc, mais aussi existe le « là » du donné, de n’importe quel donné, le « là » qui supporte tous les mondes, ou que supposent tous les mondes, qui les supportent en être ou que les mondes supposent en vérité (il faut remonter invariablement à un Etre distinct des étants).

Celui que l’on ne quitte jamais. On n’existe jamais hors du présent même. Pareillement, si je veux rejoindre ce point là-bas distant de 300m, ce sera le-même-présent. Aucun point ne recouvre aucun autre ; il n’existe aucune point au-dessus de tous les autres, la simultanéité de tous les points est inaccessible par aucun des points réels, puisque « ce qui est » est chaque point en lui-même et que cela constitue la limite ontologique absolue.

(C’est uniquement par reconstitution mentale, imaginaire, des autres points que l’on conçoit une simultanéité ; ce qui ne signifie pas du tout que cela soit absurde ou faux ou illusoire, etc, mais que au niveau ontologique ces compréhensions, très réelles, n’existent que par, via, pour, et selon le Présent, qui est cela seul qui est).

Cela revient par exemple à cette évidence ; le point présent ici et maintenant (puisque l’on nomme ce point « présent » mais sans référence première au temps, ni à l’espace ; le temps et l’espace existent DANS ce point) est le même qu’au tout début du temps ou de l’espace ; littéralement il n’est qu’un seul point ; le Même. Ou donc le Même point a déroulé intégralement toute la possibilité de ce monde çi. Tel la vague d’un unique présent qui épuise tout le donné du début à la fin, du point unique du début à tous les points, la simultanéité étendue, dans toute son extension. La vague de présence a exposé au-devant de soi, dans son présent absolu et unique, tout ce qui peut être (quand à ce monde çi, ce qui évidemment peut supposer que des mondes, il en existe des quantités indéfinies).

Ainsi chacun est tel quel absolument identiquement présent à « ce qui est ». toujours. Lire ces lignes, en un autre lieu et un autre moment du temps, est parfaitement équivalent à n’importe quel autre point réel, sauf que se transmettent des informations par signes. Mais chaque conscience est toujours absolument acculée à l’être même, puisque le présentement est absolument cela seul qui est.

On dira donc que le présentement est la forme de toutes les réalités ; aucune réalité n’est susceptible de réunir en une fois toutes les réalités, pas plus le temps que l’espace, aucune détermination n’est la détermination de toutes les déterminations, sauf précisément cette forme vide est non seulement se rencontre partout (on ne rencontre même que cette forme de présent ; on n’en sort jamais et surtout et tout autant RIEN ne sort jamais du présentement, il n’y a pas d’au-dehors du présentement).

Il est particulièrement extraordinaire de clouer le présentement à l’événement par exemple ; c’est une pensée d’une intensité magnifique, mais l’événement qui est censé marquer le devenir ou la réalité, formule un Un qui concentre la réalisation des choses. Or le présentement ne marque rien, sinon lui même ; il n’a pas besoin d’un devenir un de l’être (Deleuze) ou d’une vérité survenante dans son immanence (Badiou) ; le présentement EST l’être.

Ce serait encore avancer du présentement vers un contenu, de réalité concentrée ou de vérité significative, que de promouvoir un événement ; non qu’il n’y ait aucun événement, mais bien qu’il en existe des quantités, justement, et que donc ils ne formulent pas la Forme même qui les pousse, les impose, les expose. Le présentement est le grand déballage. Rien ne restera, tout sera exposé, ou explosé.

Qu’il y ait un événement de réalité ou de vérité, signifierait encore un Sens… Le Sens «surgirait » ou « apparaitrait », formulant sa surhumanité ou sa divinité « immortelle ». Mais si il existe quantité d’événements (et donc des surhumains ou des immortels), la logique de ce qui est, est beaucoup plus cruelle ; le présentement lance invariablement l’exposition qui certes réalise, rend réels, les événements (surhumains ou immortels ou évidement quantité d’autres réal-isations), mais la forme réelle est antérieure à toute détermination de la réalité ou de la vérité ; on nomme cela le réel pur.

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L’inauguration du réel unique

24 Octobre 2014, 07:00am

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Publié par pascal doyelle

Exister sur le point de l’être, c’est non pas restreindre la vision à partir du moment tel que là, bêtement, mais c’est faire entrer tout ce que l’on a envisagé jamais en et par ce seul point.

Par cela se condense les trois perspectives ontologiques ; l’extensivité (l’universel), l’intensité (le sujet), et la densité (le moi en son corps).

Par le chas de l’aiguille tout doit s’étendre.

Les trois impératifs contigus

Remarquons la coïncidence dont on ne peut rein peser, rien supposer, rien interrompre ou relier.

Je suis le chemin, la vérité et la vie. Paroles du christ donc.

Non que l’on puisse en admettre quoi que ce soit mais sans grandement tirer le sens, on dira que la vérité est l’universel, le chemin est l’être libre, la vie est la densité du corps (soit donc le moi rétribué). Qu’il y ait une vérité consiste en son caractère formel ; l’être est, le sujet existe, le moi s’élabore ; valables partout et pour tous ; formules vides mais absolument précises. Qu’il y ait un chemin, et sous entendu des cheminements en ce chemin unique, on chemine sur la peau du monde, par-dessus le monde donné là, on explore, mais cependant le chemin reste uniquement celui-là et il faut pourtant et malgré tout le tenir. Qu’il y ait la vie, ce sera donc ce corps, le corps du moi, la matérialité, matérialisation d’un corps.

Et les trois, ensemble ; trois impératifs radicaux. Il faut tenir l’extensivité et l’universel, le sujet bien qu’il soit impossible et l’intensité, la densité et le corps du moi, soit donc l’incorporation. Parce qu’il n’est qu’un seul chemin, vérité et qu’une seule vie. (il est évident que cette architecture en trois impératifs est d’une difficulté sans nom, que les trois étages de la fusée doivent être maintenues ensemble, formant l’ampleur du réflexif pur qui eut lieu comme nouvelle anthropologie (sur) humaine, au-dessus de tous les mondes particuliers humains, langages et groupes, étages impératifs si la fusée doit décoller un jour …)

Les mystérieuses formules

Il faut s’habituer dorénavant à accepter qu’il existe du mystérieux dans le monde et en l’occurrence en cette historicité qui est nôtre. Mais le mystère est un puzzle et absolument pas quelques nébulosités ; le mystérieux est que "ici et là" ce qui doit être dit est exprimé et nommément exprimé ; non en raison de son caractère évocateur, mais en raison de la précision de ce que les énonciations surabondantes délivrent comme rapport à ce qui est, au donné, au là du donné, au réel, au corps.

Il tient à quelques phrases disséminées ici et là ; les phrases expriment des idées, mais les idées sont des rapports, des rapports entre notre être (la structure) et le donné. Il n’est donc pas étonnant en soi que notre être en tentant de définir son, ses rapports au donné là, et au « là » du donné (…) parvienne et en revienne au même statut, à la même positon. Notre-être est partout toujours constamment absolument identique à « cela qu’il est » (une structure vide et sans rien, nue et formelle, en quelque monde humain que ce soit et de quelque personnalité à quelque autre, deux gouttes d’eau parfaites) et cet-être identique est en rapport à un seul et unique partout identique réel.

La logique contre le relativisme habituel

Nous sommes infiniment éloignés, ce disant, du relativisme, de tout relativisme qui a cours habituellement et nous reprenons en ceci qu’il est une logique (et du reste tout ce qui est énoncé çi dessus est parfaitement logique, bien que les énoncés ne soient pas dégagés explicitement comme tel, cela viendra), et que cette logique est fondée en ceci ; que les grecs et les chrétiens et affiliés, et Descartes et les grands sujets et même (comme vu les sujets du doute) manifestent non pas des idées ou des positions exogènes, mais ont portés au jour notre être même et qui ainsi se manifeste scrupuleusement au travers de quelques phrases frappées,

ainsi évidement tout autant dans les mouvements considérables de systèmes intellectifs et surtout dans ces machineries intentionnalisatrices que notre être en sa réflexivité purement mécanique (la conscience-de formelle sans contenu aucun qui se donne sa finalité ontologique, l’être comme idée, cad rapport, qui se donne son être ontologique, le sujet exact et précis, et ce corps en ce monde en tant que moi dense et lourd à porter. Il est clair que désigner les machineries intentionnalisatrices c’est outrepasser ce que l’on nomme habituellement système de pensées ou idéologies, et que c’est exprimer par cela que c’est notre-être, cette structure même affleurant outrepassant les langages, les mondes humains, les corps, les groupes et les pouvoirs, utilisant tout cela afin qu’elle soit.

C’est cet-être qui pointe au travers des couches de signes, de déterminations et de corps, et qui a bâti son architecture ; qui a élaboré par dessus tous les donnés humains, l’architecture intentionnalisatrice (qui a pris dénomination de pensée, de dieu, de sujet, de grands sujets, de doutes et de matérialisations, soit donc l’objectivité des sciences et l‘objectalité du moi, et fondamentalement d’acculturation progressante et articulée à elle-même, puisqu’elle n’est pas articulée à un ou des systèmes de signes ou d’idées mais à un être qui crée ces articulations).

Le chat () de l'aiguille

(qui parait et disparait)

Or tout ceci est venu par le chas de l’aiguille. C’est par une extrémité exigüe, mais immanquablement puisqu’elle est la seule et unique extrémité, de même que de l‘humain il n’est qu’un seul et unique être (au fondement de tous les mondes). Par le chas de l’aiguille, par l’articulation exiguë de l’ici et maintenant, de l’ici même, en son point radical toujours très exactement unique, partout unique. Ce qui se réalise, se réalise donc parfaitement compte tenu que c’est un être réel qui avance dans le réel (dont ce monde, ou ces mondes humains ou ces personnalisations en ce monde humain rendu universel, par sa réflexivité acquise sur sa réflexivité même, ce redoublement par lui-même, sont des effets, des explorations, des expérimentations).

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L’invention du transcendant par l’immanence du corps

18 Octobre 2014, 09:13am

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Publié par pascal doyelle

On veut bien que l’on naisse et que ça cause problème, parce que ça cause problème d’avoir un corps. D’avoir un corps, pas d’être. Un corps, ni ce corps. Parce que ce que l’on est, en vérité et en réalité, c’est cette conscience de, plus loin, (soi). Et bien que distincte, ça a avoir avec le corps, mais pas le même.

On n’est pas là où l’on est, parce que l’on est plus en dedans de la structure. Et que celle-ci n’est, à proprement parler, pas. Elle n’est pas. Elle est sur le bord. Elle est le repli qu’est le bord. De sorte que tout est absolument immanent. Sauf le bord. Ce qui revient à dire que dans toute l’immanence, le bord de l’immanence est transcendant. Le bord c’est ce que l’immanence a trouvé pour transcender. Ainsi ça ne quitte absolument jamais l’immanence, mais ça transcende parce que l’immanence a un bord.

Le bord n’existe que de se replier sur l’immanence. Ainsi la conscience est non pas la CONSCIENCE (morale, idéaliste, intérieure, sensée, etc), mais est la « conscience-de » ; une structure purement formelle sans rien, sans contenu, sans intériorité, mais qui étant structure se replie sur/vers/par le donné, et dans ce mouvement crée un espace-temps interne ; qui peut bien s’imaginer être l’esprit, dieu, la raison, les mathématiques, le mana, bouddha ou Allah, ou encore cette identité de « moi », et dans tous les cas une synthèse ; une synthèse qui s’auto valide et part grosso modo dans tous les sens. Mais rien de péjoratif là-dedans ; elle part dans tous les sens en ceci qu’elle explore, s’aventure, se poursuit, se trame.

N’empêche qu’originellement ça n’est que cela ; une structure qui fait retour-sur et se nomme donc la conscience-de. Ce qui suit le « de », par exemple la conscience du moi, de telle perception, de telle idée, de la nation ou du temps qu’il fait, ce sont des contenus ; tout cela ce sont des effets. On juge donc de tous les contenus comme autant d’effets de la structure (qui est un mécanisme très complexe à décrire, qui dispose en lui-même de ce retour-sur qui emberlificote toute description, mais qui étant sans rien et nu, purement formel, est par contre tout à fait facile d’usage … parce qu’il est tellement simple que nous le sommes, l’existons de par sa formidable souple nudité, n’étant rien en lui-même, sans contenu, il navigue comme il veut …)

Remarquons bien que si l’on peut traiter de tout comme de contenus (dieu, l’esprit, les idées, le moi, etc), de ramener tout cela à un mécanisme nu, ça n’est pas décrier ces contenus ; parce qu’après tout on ne sait pas ce que c’est que ce mécanisme … au sens où l’on ne sait pas où il va, ce qu’il veut, ce qu’il peut ; si il se trouve c’est destiné à un corps glorieux, un autre monde, une explosion surnaturelle ; allez savoir. Ce dont on juge c’est ici et maintenant, et ici et maintenant, ça se décrit au minimum comme une structure qui fait retour sur ce qui est donné là, en tant que bord de ce monde, de ce corps, de cette cervelle aussi, etc. Rien de plus.

Le retour que cela provoque peut être considéré comme simplement un savoir ; et effectivement ça crée un savoir, et c’est sur cela que l’on a pensé au début, par les grecs, se fonder ; des idées de Platon au concept de Hegel. Qui se formule comme universel.

Mais l’opérateur de ce savoir se découvre aussi comme un sujet (décrit une fois pour toute par Descartes, au sens où il n’y eut qu’un seul de Descartes); jusqu’à se demander, ce sujet, si il n’est pas, lui, l’acteur véritable (de quelque savoir que ce soit). Et ensuite puisque le sujet est acquis (dont Descartes offre la description), la structure même s’gite et veut remonter son être propre, remonter dans le structurel, créant les grand sujets.

Les sujets du doute

Ajoutons une suspicion ; le dit sujet se met à douter de lui-même comme sujet, qui déjà doutait du savoir …. Ce qui aboutit aux sujets vides et creux qui emplissent toute la réalité de doutes divers et variés. Le savoir est abattu, le sujet est annulé, mais alors qui pense et qui pense quoi ??

Lacan nous dit ; le sujet cartésien. C’est lui qui pense à très strictement parler. Mais il est purement formel et ne tient que de la science ; pas de la philosophie mais de la science. C’est le sujet absenté de la science, qui fait semblant de ne pas exister ; ce qui fonctionne très bien.

Les sujets du doute ont raison de comprendre comme il n’existe pas d’intériorité, d’esprit ou d’essence de l’homme, que l’homme lui-même n’existe pas. Mais ils ont tort de supposer qu’il n’existe pas de sujet ; le sujet est tout désigné ; c’est la structure même. Le pur et simple mécanisme de vide qui inexiste selon le monde, mais qui existe comme bord du monde. Dans le fond les sujets du doute (qui se sont annulés eux-mêmes, qui se situent dans cette disposition là, mais qui n’ont pas su ou pu ou voulu retourner le sujet même, le sujet fondamental, cartésien, unique, acquis une fois pour toutes, qui ne sont donc pas des Grands Sujets, qui ont pris appui sur les grand sujets qui eux-mêmes sacrifiaient leur moi ou leur humanité déjà, mais ne tenaient pas à la science forcément ; alors que le sujets du doute entreprennent de porter objectivement la critique, de se fonder par la scientificité réelle, Lévi Strauss, ou supposée, Lacan, ou les deux, les pensées du langage) conçoivent encore qu’il y ait d’entretenu l’idéal d’un savoir et d’une connaissance, d’une essence et d’une intériorité, et démolissent ainsi tout ce qui s’y rapporte. Ils ont raison, mille fois.

Mais ça n’est plus le savoir-connaissance qui mène la danse … depuis Descartes, c’est le sujet, et qui se dit bien étrangement ; le sujet qui n’est pas subjectif… Le sujet qui est le point de conscience, telle là donnée sur le monde ; le simple et unique point à chaque fois, dans son ici même tout aussi unique, et qui comme tel, puisqu’il est répercuté indéfiniment partout, est la trame même de l’être réel, de la surface étendue ontologique du monde donné là, et du donné là, et du là du donné.

Reste la structure seule, comme une en son mode unique, sa dimension propre

Or cependant ça n’enlève pas le sujet, le sujet comme structure, la forme du mécanisme. Et rien ne fera que ce mécanisme ne soit pas à chaque fois un point. Un point Un. Et que si visiblement le point Un est la forme même de ce qui est, tout autant.

Chaque point de conscience est donc sur le point de l’être, en tant que l’être n’existe qu’en un ici même. La forme de notre être, notre structure, est donc la forme de ce qui est tel que cela est en chaque actualité. Il surcharge le point d'être.

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L’anthropo/logique (de la pensée au moi)

15 Octobre 2014, 08:58am

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Publié par pascal doyelle

Si l’on se pose la question de comprendre pourquoi la philosophie n’ayant jamais cédé sur l’impossibilité a cependant bien largement puisé dans les idées, dieu, l’esprit, le sens de toutes choses, etc.

On remarquera ceci les extrémités alléguées sont toutes déjà en elles-mêmes des références réflexives ; idées, dieu ou esprit, cela s’effectue comme opérateurs dans la résolution qui fut amenée par les grecs et le christianisme concernant « ce qui est arrivé à l’humain », au sortir de tous les mondes particuliers antérieurs, antérieurs à cette survenue. Ou donc, ce sont des opérateurs réflexifs, qui permettent de re-situer là où l’on est mais qui demandent en retour que l’on se situe par cela. Dieu a besoin de notre accord, la raison ne se pense pas toute seule mais doit être pensée, on n’est pas libre si l’on n’est pas de plus en plus libre.

Ensuite, ayant acquis l’apport réflexif, via la pensée grecque, le devenir chrétien, le et les sujets modernes, la personnalisation qui suivit l’humanisation (au travers de la révolution unique qui s’impose partout), on peut revenir à ces mondes antérieurs mais ce ne sera jamais que sous la forme que l’on a atteint ; on est par exemple décisivement et définitivement un moi dans l’humanisation universelle, de fait.

Tout l’enjeu qui eut lieu et qui se servit des instruments réflexifs que furent idées, dieu, esprit, sujet, etc, consistait à élaborer l’architecture nue et sans rien, formelle, ayant pour seule base non pas tel ou tel contenu (que ce soit le mana ou bouddha ou la « raison ») mais ayant pour base le seul mécanisme réflexif pur et simple de la conscience-de, qui cessant de se fier à quelque contenu que ce soit, crée ses propres machines intentionnalisatrices ; que les grecs nomment idées ou les chrétiens dieu ou Descartes supposant le sujet, mais aussi tous les grands sujets qui inventèrent des performances contre ou en dehors de l’ordre et de la grâce … le mouvement, lancé, ne peut pas s’arrêter ; l’invention fut aussi celle de la révolution, unique et décisive et puis de l’ambition des révolutionnaires innombrables qui suivirent (en imitation de porter plus loin encore la révolutionnarisme).

Autrement dit, il est clair que les propositions ; idées, et systèmes d’idées, dieu et devenir réflexif chrétien (et affiliés), sujet et grands sujets, moi et conditions d’existence d’un moi, etc ; sont non pas des contenus immédiats (des contenus qui sont donnés dans le monde là localisé et particulier et qui sont admis tels immédiatement, par ex « je crois parce que c’est absurde » concernant dieu, ou « j’annule tout ce qui précède en vertu du cogito » ou « le monde doit être renverser cul par-dessus tête », le révolutionnaire étant un Grand Sujet, Marx comme Rimbaud ou Nietzsche) mais sont élaborés réflexivement par-dessus n’importe quel monde humain, et se désignent eux-mêmes, ces contenus réflexifs, comme universels et, surtout, comme structurels, comme sujets et comme révolution(s), comme corps et comme mois.

On le voit particulièrement pour chaque moi ; il ne s’obtient pas lui-même aisément… On voudrait qu’il en fut autrement, qu’il soit naturel voir destinalement d’être le moi que l’on est, mais c’est faux. Il n’est ni naturel ni destinal. Autrement dit il est voulu et intentionnel et articulé et donc forcément se surmonte, s’invente.

Mais en tout cela il n’est rien de si foncièrement humain ou apaisant. Le libre structurel est une sauvagerie dans tout monde humain, l’architecture qui se formalise, et ce d’abord en s’éprouvant et en réalisant de par soi la formalisation, en devenant cette invention, en modifiant le rapport au corps, le sien ou celui des autres. La réflexivité qui est ce qui travaille la matière humaine, se réalise d’abord ; elle n’est pas une idée ou une théorie, et lors même qu’elle se sait philosophie elle réalise, rend réel, rend effectivement fonctionnel une structure ; qui en philosophie doit en plus se comprendre elle-même.

De plus l’esthétique qui se déploie soudainement en se découvrant comme telle, comme seulement et uniquement esthétique , en resserrant son champ et en poussant plus loin encore toute l’esthétique qui préexistait (évidemment) dans les mondes précédents, développe elle aussi sa propre pensée de soi ; elle se réfléchit parce qu’elle est du mouvement même général de réflexivité.

Or cependant la philosophie doit en plus (de préciser son propre champ et ses propre objets) situer, re-situer cela même qui se passe ; pourquoi doit-on réfléchir, renvoyer à être, retourner la formulation sur elle-même ? Qu’est-ce que c’est que « ça » ? Ce mouvement qui soudainement s’empare du monde ? Qu’est-ce que cet objet impossible « l’être », puisque le réflexif se distingue précisément de ceci qu’il s’en prend à l’être ? Qu’il s’en prend réellement à « ce qui est tel que là » et qu’il veut épuiser intégralement ce qui apparait, et en cela même cette structure n’est pas plus mondaine, n’est pas plus de ce monde-çi qu’elle n’est humaine. C’est cet être duquel participe les autres établissements de réflexivité qui est ou doit être par la philosophie son objet, c’est « cela », ce qui soudainement articule autrement qui doit être identifié ; que cela soit définit par la pensée, par la réflexivité-dieu, par le sujet ou par les grands sujets ou ensuite par les mois concrets innovant leur corps.

Ce qui soit dit en passant inaugure aussi une nouvelle esthétique, politique, éthique, et un nouvel idéel. Il est, il y eut, il devient un monde entier construit par et pour les mois ; parce que c’est là que cela se passe. Si l’on veut par exemple développer un capitalisme néfaste et distordu, il suffit de se demander ; ce capitalisme délirant permet-il qu’il y ait des mois, des personnalisations dignes de ce nom ? S’interroge alors de comprendre ce que c’est qu’un tel moi, et pourquoi et comment les mois réels tentent d’y aboutir ou échouent.

Or à partir du moment où il n’est plus d’un tel moi naturel ou destinal (on serait éternellement le moi que l’on est), ça se complique et se complique selon d’autres intérêts. Parce que sitôt que ça tombe sous la réflexivité, ça regimbe, et non seulement de se poser nommément la question théorique, mais de ceci que tout moi finit ou commence par se la poser, cette question, expressément et concrètement. C’est pour cela que si l’extensivité est relative à l’universel et la pensée, si l’intensité est proportionnée au sujet et grands sujets, alors la densité et la lourdeur, la pesanteur, la difficulté enfin réelle est assumée plus ou moins par tout moi.

La réflexivité qui s’en émoustillait de la pensée et de l’universel, les sujets qui élevaient et intensifiaient et oh combien les grands sujet se sont éclatés, littéralement, la réflexivité a creusé jusqu’à la matérialisation même, soit donc les mois. Dans les corps.

Si l’on demeurait dans le seul registre de la pensée comme raison, on n’y comprendrait rien. On plaquerait l’universel, cette réglementation abstraite, sur la réalité, or c’est la réalité même qui est retournée, chamboulée, emplie de bifurcations dont l’unité n’est ni la raison, ni le sens (de la vie, etc), mais la structure mécanique qui creuse la réalité et la crée, l’engendre, comme matérialisation de ce soc qui fend vers le réel, les réalités qu’elles retournent en sont des effets (humanisation et personnalisation).

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