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instants philosophie

La Possiblité n'est pas certaine

8 Octobre 2014, 07:44am

Publié par pascal doyelle

La période qui est la nôtre et qui semble répudier son passé ou le dépasser, et ne plus se reconnaitre en son début si lointain, métaphysique dit-on (rappelons qu’à la suite de la métaphysique qui pivote par la vérité, suit l’ontologique qui découvre notre être réflexif par Descartes), cette période est encore et toujours la même poursuite en ceci que l’on se tient (sans le dire) sur la positon du sujet cartésien, mais que l‘on a renié également et que l’on n’admet plus pourtant ce sujet (ce même sujet ..) que selon d’une part l’objectivité (des sciences ou des pseudo philosophies telles les idéologies) et d’autre part l’objectalité (par quoi essentiellement par quoi le moi se délimite et par quoi on définit le moi, et par quoi l’on offre à cette saisie de soi comme moi, les objets conformes ; les sciences humaines formulent des discours qui correspondent à l’absence du sujet par les sciences ou à l’ignorance du sujet dans les fausses philosophies ou les para philosophies ou bien mieux et bien plus utilement les anti philosophies, qui celles-ci sont au moins, contrairement aux précédentes, de vraies philosophies et de vraies pensées ; parmi les anti philosophies absolument valides on placera la psychanalyse de Lacan évidemment, ou les ontologies directes, telles Deleuze ou Badiou, ou d'autres, ou encore Wittgenstein, qui détoure le monde, (liste non exhaustive bien sur).

Ainsi il est parfaitement vain de s’opposer à Descartes, parce que Descartes ne défend pas une thèse (de ceci ou cela), mais décrit un être, effectivement là ; toutes les consciences se placent et se déplacent (sur le monde donné là, dite par ex étendue) selon et par la formulation de « ce qui est » en tant que cela est le sujet, l’ontologique sujet, l’ontos.

Rappelons que Descartes décrit le sujet fondamental ; le sujet impossible, parfaitement rendu par lui. Sujet impossible qui provoquera mais aussi qui sera repris (puisqu’il est notre être, il n’est pas impératif que l’on ait lu Descartes … nous sommes, un par un, un tel sujet). Quantité de grand sujets suivront donc ; il est de la nature même du sujet d’être innombrable et quantité de mois se tiendront de ce sujet (qu’ils ignorent, de même que les sciences l’absentent).

La structure (vide formelle mais réelle et effectivement existante) s’est donc déployée partout ; la même strictement qu’au début grec.

On pourrait comprendre cette émergence comme une composition (une chose, un état du monde, du donné), sauf que ça n’est pas ce que le monde puisse supporter (cette émergence est une dimension qui outrepasse le monde comme elle a outrepassé les mondes humains et n’a pas créé un monde humain en plus des autres, mais le monde unique valable pour tous, de même qu’elle outrepasse toutes les variantes de mois, de personnalisations), de même on n’est pas certain du tout qu’un corps (humain) puisse admettre et se charger de cette structure ; elle est peut-être en plus d’outrepassée, elle peut être outremesure pour notre corps, pour notre potentialité culturelle peut-être très restreinte, et donc in-supportable.

Et que les mois s’en trouvent démantibulés tout moi est au bord de sa réalité, par son sujet ; celui qui est mais ne peut pas se réaliser, qui n'existe pas et travaille, torture et que l'ln soit incapable, strictement incapable, de former l'image-idée du corps qui suffise à supporter, augmenter, s'adjoindre à cet-être formel.

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Extensivité de la pensée, intensité du sujet, densité du moi

5 Octobre 2014, 09:55am

Publié par pascal doyelle

Le propre du moi est donc qu’il ignore le sujet. Il n sait pas du tout qu’il est en réalité un sujet ; à cela rein d’étonnant parce que le sujet en peut pas exister. Une conscience-de ne peut pas remonter dans son être et le ramener à elle-même ; la conscience de départ se tend en un contenu, et tente de reporter ce contenu sur la conscience de départ mais ce report est toujours bifurqué et puisque la conscience-de surgit constamment nue de la cervelle, elle zappe quelque contenu que ce soit.

Or pourtant le moi se sait lui-même (en quoi il est sujet) mais se sait dans le dit contenu que donc il n’est jamais ; il s’y croit être. De sorte qu’il est, ce contenu, toujours déjà repris par la conscience de départ qui relance incessamment les dès.

Remarquons que de ce fait la conscience ontologique (de départ, qui est inscrite en dur dans et par le surgissement dans la cervelle) est imprenable. Aucun contenu ne prédispose la conscience, pour la raison qu’elle n’est rien, purement vide. Cependant il n’est aucune conscience sans représentation ; n’ayant aucun contenu elle ne se représente pas en son état même, et donc emprunte toujours une apparence.

Cependant par ailleurs bien qu’empruntant une apparence, elle se-sait, mécaniquement pour le dire (mais ce mécanisme est absolu, ce qui Est rapport à soi, n’a rapport qu’avec ce (soi), qu’avec et dans cette formule nue) ; elle est instantanément le savoir de soi comme conscience ; le se-sait est absolument vide et est uniquement le rapport à (soi). Littéralement n’importe quoi pourrait prendre ce (soi) ; une identité du moi, un objet, une chose là, un signe, etc. Si le moi est fixé en son identité, les quelques éléments par lesquels il se définit, par contre la conscience-de est instable et étant instituée, elle est insituable, ce qui veut dire que sa forme prend la forme d’un contenu potentiel.

La formule de se-savoir, ne connait évidement rien ; mais la dite formule est à elle-même sa propre certitude que rien ne peut entamer. Sauf qu’elle ne sait pas du tout où et comment se situer (et que par ailleurs aucune conscience ne peut, heureusement, se remonter elle-même ; sinon elle ne serait pas libre et se tiendrait d’un contenu quelconque, tout contenu étant pour la structure quelconque).

L’illusion qui consiste à croire que la conscience agitée par la philosophie serait un connaitre ne voit pas qu’elle est un se-savoir et que cela suffit, qui revient sans cesse radicalement, instantanément, unilatéralement, afin, activiste, de remuer à nouveau les contenus. Toutes les formulations philosophiques échappent et s’échappent à elles-mêmes ; elles renvoient ; sauf bien sur les dogmatismes et les redites, et donc les caricatures et la philosophie telle que fantasmée d’en dehors de la philosophie même, qui use d’un artefact afin de penser croire la décortiquer.

La philosophie ne se tient pas dans l’idée ou le système mais use des systèmes et des idées afin de pousser au bout ce dont nous sommes saisis, à savoir la réflexivité ; de fait la propédeutique au savoir-de ce (soi) est extensive, intensive et dense (selon la pensé, le sujet, et le moi), et donc bien technique (puisque le mécanisme de conscience-de est une technologie inventée par le donné là et même le là du donné). Et puisque ce mécanisme est le dernier venu, (il s’ajoute au monde-langage-immédiateté de tout groupe et donc entre parenthèses divise et sépare les groupes qu’il réunit par une médiation élevée, la pensée, la raison, dieu, le moi, l’universel, etc, qui sont ajoutés et forment les architectures attirantes), de le soutenir cela implique de porter toute l’antériorité à bout de bras ; exemplairement il est catastrophique, tenant la liberté, d’abandonner l’universel qui pourtant s’écrit dans une étape antérieure au libre lui-même ; la réflexivité dans ses acquisitions est cumulative et non dans le remplacement. De même le moi bien qu’acquisition inestimable, doit conserver encore en plus en lui le sujet. C’est d’être dans l’incapacité de porter à la fois l’universel et la liberté que la liberté peut aller se dégradant.

La réflexivité qui s’est créée par la pensée et l’universel, se continue par la liberté et le sujet, tout comme ensuite le moi se constitue du sujet et de la liberté, et risque de s’effondrer en ce qui le caractérise ; la densité. La densité est la confrontation d’un sujet au centre de la matérialité, ce qu’il faut entendre comme « matérialisation ». Non pas la matérialité seulement donnée là, comme monde, corps, langage, etc, mais la matérialisation ; la densité du moi (qui lui revient comme revient à la pensée l’extensivité, et au sujet l’intensité) se repère elle-même comme incorporation ; comment un moi peut-il se rendre un corps capable du sujet et capable de la pensée et capable donc de la réflexivité. C’est la question-même.

Pour cette raison d’accumulation, nous comprenons encore ce qui réflexivement fut inventé, créé, découvert antérieurement ; la réflexivité va même chercher dans les mondes particuliers humains qui sont pourtant élaborés dans une synthèse immédiate, tous les éléments réflexifs (esthétiques, éthiques, politiques, idéels, etc) qui s’engendraient en ces mondes (l’articulation synthétique des mondes particuliers, chaque fois un par un, n’est évidement désignée telle, synthétique et immédiate, que par effet de caractérisation ; l’élaboration synthétique d’un monde est réflexive, mais non de la même technique).

Et de sorte que si l’on veut comprendre ce que l’on est, « cela que l’on est », il est une potentialité dans le retour et la re-compréhension de tout cela qui fut créé réflexivement, hors des mondes humains particuliers, et surtout c’est uniquement ce retour qui permet de sortir de notre propre monde particulier, puisque sans cesse les mondes se referment et se referment sur leur propre déterminations, s’offrant comme synthèse à chaque fois. Le réflexif est toujours en plus et autre que tout monde et le synthétique est ce qui se produit spontanément de par soi. Ainsi tous les mois sont eux-mêmes élaboration synthétique, bricolage du donné là, du vécu, du hasardeux. Ça voudrait former Sens, mais ça ne fait jamais sens, parce que c’est seulement une recollection, formant systèmes clos.

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Se tenir sur le bord

4 Octobre 2014, 09:34am

Publié par pascal doyelle

Notre être est donc apparu en une fois par les grecs ; ce qu’ils ont inventé, la pensée, peut être redéfinie non comme maniement d’idées mais en tant que les idées sont spécifiquement des rapports et que ces rapports sont des pensées actualisées, par des agents (que plus tard on nommera sujets), lesquels s’adressent radicalement au réel, ce qui se dit rapport à « ce qui est », nommant par là l’être.

C’est à tort que l’on présente la philosophie comme détentrice dans sa volonté de la vérité ou de l’être tel un fétiche ; c’est justement de nommer cela « l’être » ou la « vérité » que précisément l’être et la vérité sont interrogés et non pas imposés. Ne plus se référer à ces formules, parce que ce sont des formules, ce sera redescendre d’un niveau et recommencer de les déterminer et non plus les maintenir comme formulations exclusives.

Mais c’est à tort tout autant que l’on présente ce qui supervise la philosophie comme système d’idées par une irrationalité ou une non rationalité ou une détermination mondaine ou un conglomérat de pouvoirs, etc ; ce qui prédomine par la philosophie est une rationalité ou qui n’a plus nom de rationalité mais de cohérence, une cohérence littéralement ontologique.

De maintenir l’être et la vérité implique alors d’en rechercher les conditions, et tout aussi bien les conditions de la pensée, tout comme ensuite seront bien autrement ardues les conditions du sujet (parce qu’engageant notre être au plus près, au plus près de ce corps, de ce moi, qui lui-même sera paramétré en ses conditions de moi, on n’est pas un « moi » naturellement, c’est une élaboration, et ça ne se cloue pas sur la paillasse d’une objectivisation, bien que toutes les objectivités soient requises, elles ne donnent pas la clôture, parce que clôture il n’y en a pas. Et donc pas de vérité, pas de vérité qui supplanterait le sujet, la structure, le « ce qui entre en rapport ».

Parce que ce qui s’invente, se découvre et se dé-couvre (qui était recouvert par des mondes particuliers, par ses contenus chaque fois synthétiques), se déploie, est bien plus conséquent qu’une « vérité », et par conditions il faut entendre toutes les conditions ; non seulement pour les grecs ce que signifie penser mais aussi que faut-il se prédisposer pour penser, pour devenir, pour acter la pensée ?

C’est donc en ce sens un système formel de toutes les conditions qui prédisposent à être. Etant entendu que l’on n’est pas. Ou plus exactement que notre être, la forme, la structure, la conscience-de, est un être réel mais impossible, qui ne tient en aucune détermination, aussi s’élabore-il en augmentant sa structure, en en formulant au fur et à mesure son architecture. Et cette architecture qui tient à partir de presque rien (sinon ce ne serait pas une structure de par elle-même et serait empêchée par quelque contenu que ce soit et ne penserait pas en termes d’élaborations de machines intentionnalisatrices, une structure de par soi signifie seulement n’ayant pas de rapport avec rien d’autre que soi, et donc susceptible de tous les autres, parce que le rapport à soi ne se dit que tel ; vide, rapport-à et non rapport à quelque soi déterminé), a imposé non une vérité mais le système antérieur à toutes les vérités. Système qui non pas fait office de vérité, mais est la vérité ou la vérité en tant qu’elle est le réel, l’être.

Il est donc inutile de refuser à la philosophique ce à quoi elle introduit puisqu’il n’est qu’elle, étant en charge de rendre compte de l’articulation au réel, qui s’avance sur ce terrain là, lequel est l’unique.

Or ce système puisqu’il s’agit non d’un système d’idées mais structurel, se réalise non comme théorie mais comme réel. Il est réel en ceci qu’il faut commencer de prédisposer la réalité en la rabattant sur le structurel ; dieu par exemple est un fait réel en ceci qu’il attire à lui les consciences une par une et les réunit en esprit (dieu cette hypothèse sort littéralement du monde, de tout monde, et réaccède ou accède à l’architecture, cad l’archi-tecture). La démocratie est un fait réel qui atomise l’humain mais permet la ré-articulation de chacun (l’articulation selon dieu se transforme en accès à (soi) ). On comprend bien que la réunification n’est plus du tout la même une fois que l’atomisme ou la séparation des consciences est passée par là. L’acculturation monumentale n’a plus à voir avec une synthèse, celle qui a régné des millénaires en particularités, en formant chaque monde-groupe-langage. C’est une ré-articulation de l’humain au donné là (devenu l’unique donné monde pour chaque unique être-conscience) qui s’est imposée.

La philosophie crut un temps que la réarticulation proposait elle-même une vérité, ce qui est vrai ; de même que chaque moi est absolument valide là ù il est (ce qui ne l’empêche pas d’être selon son sujet ignoré). Mais la vérité ainsi énoncée est constamment traversée par l’articulation ; la pensée oblige à (se) penser, et non à penser tout court (ce qui formerait des synthèses sans plus). Pour cela les énoncés philosophiques ne sont pas simples du tout mais surtout tordus, réorientent vers le structurel ; on ne peut pas penser sans y être. En cela il ne s’agit ni de se confondre avec l’absolu, ni de l’étaler à plat (objectivement), mais de concevoir que le monde se plie et se replie ; et que le sujet ou la pensée se tiennent précisément sur le bord du (même) monde ; on ne change pas de monde, mais il lui existe un bord, et l’atteinte de ce bord lui confère, l’augmente, le démultiplie (en vérités et libertés et personnalisations), et provoque extensivité, intensité et densité. Parce qu’il a un bord et que l’on se tient dessus.

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Le jeu de dupes universel

1 Octobre 2014, 14:27pm

Publié par pascal doyelle

La tempête d’interprétations s’est déchainée qui voudrait comprendre la réalité selon l’aune de la scientificité ou selon la proximité du moi ; la science absente le sujet, le moi ignore le sujet (qu’il est). De sorte que l’on se occupe par là des racines d’une part métaphysiques (grecs et chrétiennes) et d’autre par ontologiques (chrétiennes et cartésiennes) ; renvoyant prétendument tout cela à un âge perdu ou dénigré, ou plus raisonnablement à une incompréhension foncière (puisque nous sommes tellement lucides n’est-ce pas …).

Privés de ces racines (qui sont non du terroir, hypothèse heideggerienne, mais de l’architecture intentionnelle, celle qui a outrepassé tous les mondes particuliers), privés de cette ampleur nous retombons bien évidemment en quelques mondes à nouveau particuliers ; bordés par la scientificité et par les psychologies du moi (cad les sciences humaines).

Par ailleurs il est mille tentations de rechercher en d’autres civilisations d’autres interprétations, présupposant que celle-ci ne nous suffit plus, que nous sommes trop vastes pour nous contenir en cet « occident » (qui n’est qu’un nom, ou donc ; ça aurait tomber sur d’autres que les grecs, mais ils se sont nommés « les grecs », voila tout, inutile d’un faire tout un plat). Et cette démarche est tout à fait légitime ; si ce qui est arrivé à l’humain est la réflexivité pure et nue, (cad sans aucun contenu, outrepassant tous les contenus et se dirigeant vers le système formel global et pointilliste, cad atomisé) et la réflexivité si elle se veut (enfin) par les grecs (toute nue et sans rien d’autre), la réflexivité existe depuis le début des débuts ; sauf qu’elle s’emmaillotaient dans ses contenus (chaque monde particulier antérieur) mais parvenant ici et là à des révélations esthétiques (évidemment on n’a pas attendu que l’on nomme esthétique l’esthétique pour qu’elle soit), ou éthiques ou politiques, ou idéelles (les mathématiques existent avant les grecs, c’est clair, mais les grecs systématisent).

Et donc il est en quantité de mondes humains particuliers des pointes réflexives tout à fait formidables. Il se trouve (seulement mais cela suffit) que c’est par les grecs que « ça se veut », tel quel, nommément (ça se dit à soi-même « ceci est la réflexivité même » ; puisqu’elle est la réflexivité, elle ne peut pas ne pas se nommer elle-même, et se saisir comme certitude radicale, cad absolue ; il n’y en a pas d’autre ; n’étant pas un système d’idées mais un être structurel qui surgit, commun de fait à tous).

La bordure du monde par les sciences et les mois, rend impossible que l’ampleur qui nous a lancé dans l’historicité se continue. On aboutit à l’état stagnant de notre être, tel qu’on le constate partout et constamment ; la rigidité cadavérique de ce monde çi humain. Autrement dit tandis que la structure depuis 2500 ans tendait à se déployer elle-même comme telle, dans son architecture fondée sur le mécanisme de base de conscience-de, s’élaborant en machineries intentionnalisatrices, qui contiennent les universalités (le vrai, le bine, le beau, le un, les totalisations de cet Un) et les universalisations (éthique, esthétique, politique, idéel, etc), créant à la fois l’humanisation fondée sur l’universel et la personnalisation fondée sur le sujet,

A la place de tout cela, c’est un monde donné là humanisé et personnalisé mais sans possibilité de survie qui écrase la réalité et qui s’effondre par-dessous lui-même. L’humanisation et la personnalisation privés de l’universel et privés du sujet, tournent en rond dans leur cage. Ça se mord la queue parce que ça croit que ça repose sur soi … ça forme un semblable monde particularisé qui n’obtient plus du tout d’oxygène puisqu’il s’est défini lui-même comme naturel et tel un « état de choses » données là puisant dans cette fondation naturaliste ses ressources s’amenant nécessairement jusqu’à l’épuisement ; en tous les sens du terme.

Épuisement des ressources naturelles évidemment mais aussi épuisement des ressources humaines ; ce qui signifie en un mot ; gaspillage. Dépense inconsidérée parce que le retour sur (soi) qu’est notre être se croit en un état de chose donné là qui de fait ne possède en rien la capacité de se renouveler.

Ou pour mieux dire de se re-renouveler. Cela signifiant que la réflexivité native qui a relancer l’humanisation par sa révolution anthropologique, en outrepassant les mondes particuliers, retombe derechef dans une particularisation et ceci puisqu’elle ne se conçoit (pas, en fait elle ne se conçoit pas) comme nature humaine, naturalisme de l’économie, inertie du moi qui se croit destinalement lui-même (qui croit que tout moi est non pas un processus, une personnalisation, mais un état, une essence fixiste d’identité de soi à soi), inertie de la compréhension intellectuelle qui ne se sait pas avant tout intellective. Perdant la racine et la réflexivité, croyant que cette réflexivité est seulement le retour sur lui-même d’un donné là (nature humaine, identité du moi), elle ne voit pas, plus que cette réflexivité était en vérité le déploiement de la structure seule.

Parce que au fil du temps, ce que l’on a nommé « raison » ou rationalité » ne possédait plus le gout ni l’odeur de quoi que ce soit ; on a cru que la raison se stabilisait comme réflexivité oui, mais réflexivité de notre réalité humaine sur elle-même ; un simple moyen. Or réflexivité s’entend tout autrement ; c’est la réflexivité même qui est actrice du réel. La réalité humaine en est l’effet. Le vrai, le bien, le beau étaient des effets d’un ressort plus interne et vide mais structurel. Acculturation humanisation et universel, personnalisation et sujet, objectivité et subjectivité sont des effets et non des finalités ; la seule finalité est structurelle. Il n’y a rien d’autre. Rien d’autre, à strictement parler, n’existe. Seul existe ce qui traverse (puisque la réalité, le réel est « ce qui devient, tout le reste étant épuisé et absorbé, dévoré) ; ce qui demeure est la structure.

Lorsque l’on a posé la pensée, grecque, le dieu, chrétien, le sujet cartésien (qui coure jusqu’à Hegel, Kant compte tenu, et s’est poursuivie par les grand sujets désespérés et perdus pour le monde, la vie, le moi, l’humain, il y en eut des tas), la tension était maintenue ; elle dirigeait les pas. Mais lorsque l’on a renié tout cela, se concentrant sur la version tronquée de la réalité à disposition de la seule science et du seul moi, la réalité s’est refermée sous nos pas, et nous sommes entrés dans un monde donné là clos (aussi complexe soit-il, il est clos et s’emplit de noirceurs). Le souffle n’y est plus et il ne possède plus la capacité de se re-renouveler. L’humain se dévore et les mois se déglutissent.

Ceci parce que la structure doit être relancée et réorganisée, qu’il doit se recomposer la trame architecturale, ce qui est impossible tant que l’on se conçoit selon le donné là d’une nature humaine fixiste. Or les sciences et les discours du moi, absentant le sujet ou l’ignorant (se prenant pour « soi » ou prenant la réalité comme donné-là inerte) n’obtiennent aucune perspective qui puisse entrainer le re-nouvellement.

Il faut remarquer en ceci que les sciences ne se disposent pas autrement que selon et par le sujet cartésien, mais l’absente ; elles pensent le monde comme donné là, leur objet comme figé, objet de sciences, et jamais n’entreprennent de le vouloir. De même le moi n’ayant aucun sujet (il ‘ignore) est soumis à l’objectalité comme les sciences à l’objectivité ; du moi on peut dire qu’il ne sait jamais où est sa conscience…

De sorte que le moi peut très bien être lui-même seulement l’objet sous une autre conscience (puisqu’il ne sait pas où est la sienne), c’est même ce qui arrive toujours.

Ce qui ne signifie pas qu’il y ait un moyen pour être la conscience que l’on est ; il n’y en a pas, aucun, jamais. Mais on peut savoir qu’on ne la possède pas. Ce qui change tout. Parce que dès lors elle n’appartient plus à rien ni à personne ni à quoi que ce soit. Ce qui est un tourment mais divin.

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Le mécanisme qui nous joue

1 Octobre 2014, 08:07am

Publié par pascal doyelle

Que ça n’a pas de sens, parce que "ça" est le sens.

Ce qui est apparu, par les grecs et les chrétiens, s’existe donc comme articulation au réel. Il est hors de question d’annuler ce qui s’est écrit comme raison ou rationalité, mais d’être saisi de ce qui a produit l’ensemble de l’acculturation (qui est une culturation hors sol, pour ainsi dire, à la fois la culturation universelle d’un monde unique fondé sur notre-être, unique en tout et partout, et une acculturation, la privation de toute culture localisée en un monde particulier humain, en une immédiateté donnée là, au profit de l’unique monde réel).

Il y eut une telle saisie antérieure à l’humain par Heidegger ; qui a su percevoir comme notre-être n’est pas le nôtre mais que nous lui appartenons, que nous en sommes les effets, qu’il est un décalage ontologique fondamental. Mais d’interpréter que cette dimension ontologique outrepassait l’humain, et la personnalisation, l’a fourvoyé dans une non rationalité, voir une irrationalité (bien que comme tout philosophe, il soit tenu de par sa structure même à rendre compte objectivement de l’établissement ontologique, que l’écriture l’astreigne à une exposition, une exhibition, une re-présentation de cet-être dans son « là », son lieu, le lieu ontologique qui se prédispose à accueillir notre-être).

Cela revient à dire que si ce qui apparait par les grecs et les chrétiens est la réflexivité, l’installation de la forme vide mais qui n’est pas rien, qui est en sa nature un être spécifique (la conscience-de débarrassée de tout contenu, qui ne se connait plus comme contenu mais se sait comme structure, qui se-sait), si ce qui apparait est la réflexivité, celle-ci n’est ni rationnelle ni irrationnelle ; raison et pensée sont des effets de sa potentialité, de même que l’humain et la personnalisation sont des effets, des résultats de l’articulation au réel, de notre-être.

Dénommer notre-être par un tiret, c’est à la fois avancer que c’est le nôtre et qu’il est existe en nous ou par nous (comme un être spécifique qui n'est pas "nous", il se-tient par le tiret). Mais ne nous ressemble pas. Pour la raison qu’il ne ressemble à rien. La réflexivité est ce qui a un rapport vide à (soi) ; un tel être est et n’est que ce rapport qui exclut tout les autres. Ce rapport supporte les sus dits effets, l’humain et la personnalisation, la pensée ou l’acculturation, etc, mais il est et n’est que le rapport à (soi). Le soi est entre parenthèses, puisque l’on ne sait pas ce qu’est ce (soi). On peut le nommer esprit ou âme ou sens ou sens de la vie, ou identité du moi, ou sujet au sens caricatural (qui n’a rein à voir avec son sens réel, qui est impossible), mais ce sera du remplissage de la formule vide de notre être.

Rappelons que « vide » signifie vide de contenus (aucun contenu n’est égal à son origine, n’est plus grand que sa cause), mais que ce vide est une structure, un être réel (qui ne parvient pas, ne peut pas s’écrire, se dire, se représenter ou se satisfaire en quoi que ce soit, et pour cela notre-être épuise toutes réalités, naturelles ou humains ou personnelles, le moi , de chacun, étant lui aussi travaillé, torturé par cet-être).

On peut supposer qu’il existe un contenu ou qu’il existe une « conscience » qui soit comblée. On peut même l’imaginer (en réalité on en peut que cela ; l’imaginer). Mais tout contenu imaginé est pris entre la conscience et "elle-même" ; or il n’y a pas de cet "elle-même", de seconde conscience qui double la première. Il n’est que la première. Ce mouvement revient sur le contenu ; en réalité il n’est qu’un seul départ, toujours le même, et le retour n’est jamais accompli ; aucun contenu ne se referme sur lui-même, la conscience traverse constamment tout contenu. Elle surgit dans la cervelle s’englobe d’un contenu, et croit ce contenu ; en réalité elle revient toujours identique et vide en son départ (qu’elle ne quitte, en vérité et en réalité, jamais). Elle est uniquement une source, qui tente de se supporter (au deux sens) en s’imaginant être.

Par « conscience » on entend habituellement un contenu (conscience morale, pensée, conscience de soi, et non de (soi), signification ou sens de la vie, etc, mais aussi un contenu subjectif ou objectif), mais c’est uniquement un mécanisme. Ce que l’on nomme sens, esprit, âme, etc, est seulement la même conscience supposée par devant elle-même, mais en réalité elle suppose et exclusivement du même point premier ; il n’y a qu’un. Ce qu’elle forme dans le retour vers ce point originel elle se le prête comme sens (d’une manière générale) mais il ne se substitue jamais à l’originel.

Et cette structure originelle est ce en quoi avance la philosophie.

Tout ce que l’on va se prêter comme sens (de manière générique et ce qui dénomme tout, littéralement, tout contenu, qui ne remonte jamais jusqu’à la structure) est imaginaire (ce qui veut dire reconstitué à partir de déterminations), mais le mouvement qui distribue et crée ou réoriente ces significations, est lui-même « ce qui est atteint » par la philosophie, soit donc le système formel tel que s’épurant au fur et à mesure de systèmes qui avancent non dans les contenus mais dans l’architecture du mouvement, le système formel est par la philosophie ce qui parvient à soutirer au fur et à mesure les indications qui supervisent toutes les significations, qui parvient à identifier que notre être est « ceci », un tel mouvement de structure (soit donc la conscience-de, forme vide, mécanisme, articulée au réel, qui la position toute autre sur quoi l'arc réflexe de la cervelle s'arcboute, la pure est simple position du réel unique).

La technique qu’est la philosophie, qui a maintenu rigoureusement son objectivité, est cela même qui expose, montre, décrit cette technologie inventée par la nature ou plutôt le donné-là, (et même le « là » de ce donné). La philosophie ne s’est jamais écartée de la prononciation la plus exacte possible au fur et à mesure de l’exploration qu’a entamée notre-être, cette étrangeté, ce rapport impossible et réel, l’exploration par cet-être, vide, de ce monde donné là.

De là que les explorations dernières paraissent à ce point étranges, étrangères, autres, tordues, difficiles, incompréhensibles, engageant sur des territoires non connus, effectuées par les grands sujets ; ceux qui prenant acquis le fait, l’os, le roc cartésien (ce que l'on nomme l'ontos), prolongent et réarticulent le sujet, impossible mais réel, ou le tentent ; depuis Descartes mais aussi depuis Stirner ou Nietzsche ou Heidegger ou Lacan, l’incompréhension règne puisque l’on est effectivement passé outre le barrière ; de même que les grecs ont outrepassé tout groupe-langage-monde immédiat. Cette étape du sujet est particulièrement horrifique ; parce que la structure est capable de dépecer et l’humain et le moi, la personne, son corps, son donné là.

Remarquons ceci ; ce que décrit Descartes ça n’est pas une idée, mais un être, il n’y a nul besoin d’être cartésien pour l’être … Descartes décrit un « être réel» qui s’existe en tout individu (et qui sera définitivement acté par la révolution unique, celle qui parcourt le monde universel, et acté par quantité d'expériences, d'empiries activistes d’éthiques, politiques, et plus encore esthétiques). C’est en ce sens là que la philosophie décrivant « ce qui arrive à l’humain » (au sortir de tous les mondes particuliers) est la réflexion, la discipline qui rend compte objectivement (ou hyper objectivement si l’on veut) de notre-être en état de marche (qui a cessé de relever des contenus et a commencé le système formel, de la vérité, de la liberté, de l’être-le-là).

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Le rapport radical

28 Septembre 2014, 15:08pm

Publié par pascal doyelle

Si ce qui fut découvert et inventé à la fois, à savoir l’articulation de la conscience au réel, est effectivement ce qui s’est passé, alors c’est cette articulation que chaque conscience a à charge de structurer.

Plutôt que d’attendre d’on ne sait quel contenu de conscience, de quelque vérité qui trainerait, la concrétisation de notre être, il faut partir de ce que notre être est déjà réellement existant en plein et que c’est cette positivité radicale qui se cherche ; ça n’est pas de remplir ce dont on manque, on en manque de rien, mais d’ajouter à cet être un en-plus qui l’invente, le restructure, le porte plus loin à être.

Autrement dit, il nous revient de créer un peu plus, de poursuivre l’être qui est en cours, étendre la structure, d’autres articulations au donné là. C’est ce à quoi s’emploie chaque moi avec son corps.

Chaque moi dont on a reconnu la complète validité dans le processus ontologique (qui part de la pensée grecque, du sujet puis des mois, chacun pour soi et entre eux, réemployant à chaque fois autrement la même réflexivité, élaborant le grand système formel unique et universel qui étage ses progressions et qui doit impérativement garantir et l’universalité et extensivité des grecs, et le sujet et l’intensité cartésienne, et la densité lacanienne de cet être autre que tout, qu’est chaque moi), chaque moi est déjà engagé dans son propre processus et les mois sont engagés entre eux.

Si la réflexivité a pris naissance en et par la pensée on a reconnu que la pensée était l’élaboration intentionnalisatrice qui s’ajoute à tous les mondes humains particuliers, hors de chaque groupe-langage-immédiateté, et déploie non pas la « pensée » ou la « raison » mais le système surélaboré de l‘intentionnalisation, articulé au monde donné là, au là gigantesque, et que ce système s’est imposé absolument puisqu’il est l »unique représentation adéquate de notre être, de tout être dit humain, ou plus exactement dont l’humain et la personnalisation sont les effets.

La recollection de toute la réflexivité dans tous les mondes humains, de toutes les pensées, de tous els systèmes, permet à chaque conscience de choisir, mais bien plus réellement de créer, produire, inventer son élaboration, ce qui signifie engendrer partout le Même processus de distinctions et de différences. Comme dans le système du libre, les choix et les inventions sont secondes (et non pas secondaires) pourvu que le système libre s’existe ; c’est le libre qui est le possible qui rend possible les inventions, parce que c’est le libre qui est vécu, et c’est le libre qui permet la réalisation de tel ou tel possible, c’est au fondement de telle ou telle réalité qu’est l’essence réelle de telle ou telle réalité.

Le libre est donc ce qui, cette nature, cette essence de cette structure là, ce qui s’est maintenu ; en révolutionnant incessamment ; ces devenirs dis-rompus, ces explorations, humaine sou inhumaines, personnalisées ou destructrices, forment l’entretien par lui-même du libre au fondement. Il s’entraine incessamment se rendre tel. Il active et réactive la structure par elle-même. Quitte à se fourvoyer, se perdre, et partout en et par chaque moi, il se renouvelle.

Ce qui mène grand train, la puissance même, (qui signifie la potentialité et non le rapport de pouvoir), creuse donc tout ce qui est, et épuise littéralement toutes ses possibilités, non pas seulement les possibilités du monde en tel état à tel moment, mais aussi ajoutent à celles-ci ses possibilités propres et crée, poursuit le devenir de l’être réel. Notre historicité est la volonté, l’intentionnalisation excessive, le radicalisme extrême, l’activisme pur et simple de cette entité dite réflexivité pure et formelle, qui a pris le pas sur tous les contenus, et qui a engendré toutes ces quantités de machineries intentionnalisatrices, en se remémorant sa propre origine structurelle.

Ce que l’on nomme raison ou pensée, dieu ou esprit, sujet ou moi, révolution ou devenir, volonté ou énergie, amour désir, autant de signes-relatifs, sont des points d’attirance qui créent la superstructure réelle qui aimante les consciences et ces points d’attirances sont aussi des rapports au corps, à tel ou tel corps, à telle ou telle partie du domaine réel, du donné là gigantesque ou au « là » lui-même de ce donné.

Nous voici donc à la plus grande extrémité de ce qui est, nous nous y tenions déjà depuis le début, depuis l’accès grec à la réflexivité se nommant et s’existant de se montrer cachée qu’elle était jusqu’alors ou non encore apparue en son nom propre), et le système formel qui s’est déclenché alors, nous poursuit sans aucune trêve puisqu’il est « cela qui est », l’être et la réflexivité pure, le sans rien, le hors du propre, le « ce qui n’a affaire qu’avec (soi) ». Ceci réalisant, rendant réelle la structure incessante (qui n’a rapport avec rien du tout qui existe) mais ouvrant donc la dimension même de « ce qui est, tel que cela est » puisqu’alors le réel est ce qui comporte un truc, un machin, une bizarrerie, un rapport innommable, un gouffre horrifique, une impossibilité exclusive ; ce qui a rapport à (soi) ne peut pas être un rapport déterminé, auquel cas il ne le serait à (soi) (mais à une identité quelconque), ce rapport est donc radical en ce que précisément il n’est rapport que purement à (soi). Ce rapport, l’être qui a un rapport à (soi) ne peut être que radical, activiste, horrible.

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Le sens de « tout cela »

28 Septembre 2014, 09:52am

Publié par pascal doyelle

Notre être apparait par les grecs. Enfin ce que l’on appelle notre être, parce que ce serait plutôt l’inverse ; c’est dans l’articulation qu’il crée au réel que là éventuellement apparait l’humain, et puis les mois, et puis tout ce qui se trouve dedans.

L’humain est fonction de l’articulation radicale (conscience-de, qui n’est pas le conscient ni le moi ni le sujet au sens habituellement caricatural, ni l’esprit, ni la raison, qui est bien pire que tout cela réuni), laquelle donc ne recèle aucun sens parce qu’elle est le sens. Il n’y a rien d’autre, parce que de toute manière elle est le réel. Or en-deçà ou au-delà du réel, il n’y a rien.

Nous sommes donc à la racine. Depuis les grecs nous sommes à la racine, les grecs et les chrétiens (et affiliés, c’est selon), depuis cette modification anthropologique nous existons à même le réel. Comme si « ce qui existe » pouvait exister à moitié ou au trois quart ou selon une quelconque proportion… ce qui est, est absolument parfaitement ce qu’il est. De sorte que, nous concernant particulièrement, tout moi existe sur l’extrême de lui-même, sur le bord de sa réalité.

C’est ce que signifient les trois adjonctions à la pensée, au sujet et au moi ; l’extensivité, l’intensité et la densité.

Le sens in-sensé, de ce qui est, et de ce que nous sommes devenus, consiste donc la montée en flèche, la révélation, la re-présentation de ce qui jusqu’alors était étouffé ou non encore né dans les mondes synthétiques humains particuliers, et « cela » qui est né est désigné ici par « mécanisme de conscience », ou « conscience-de ». Jusqu’alors conscience-de était toute immergée, innommée, dans ses contenus ; elle devient en une fois, elle prend conscience de (soi) (puisque l’on ne sait toujours pas ce que c’est que ce (soi), même ayant pris les traits de pensée, sujet et moi), et il n’est plus étonnant qu’elle se sache elle-même instantanément (instantanément est essentiel) puisqu’elle est conscience-de, ce qui signifie réflexivité ; la possibilité de se-savoir. Rien n’y fera des myriades d’idées et d’expériences qui suivront puisque cet être est un être et non pas une « idée » (ou plutôt comme nous disons, ce que l’on nomme « idées » est depuis le début rapport-à, inventivité intentionnalisatrice débordante qui s'incruste, s'impose).

Le mécanisme qui surgit et qui a nom pensée ou conscience-de ou sujet, est réellement et dans la physiologie même un mécanisme ; il nait de la cervelle, indépendamment de tous les contenus (de sorte qu’aucun contenu n’épuisera son être, qui est de fait hors-sens, qui est une technologie engendré de la « nature » ou plus exactement du donné-là, et probablement encore du « là » lui-même de ce donné, quel qu‘il soit, en quelque monde ou personnalisation que ce soit).

Impossible donc de nommer ce mécanisme, sinon comme … mécanisme. On peut supposer ceci ou cela, mais cela reste de la supposition. Mais on ne peut l’annuler. Avancer que parce qu’il existe des systèmes, des causalismes, des significations ou des inconscients que ce mécanisme n’existe pas, ne remplit aucun rôle, est outre qu’absurde (puisqu’il est et donc doit bien s’utiliser à quelque chose), et en plus d’être contradictoire (puisque ces systèmes et causes sont décrites par et pour ce mécanisme, il ne peut pas se non supposer), mais surtout nier son être c’est dés l’abord positionner « ce qui est » comme ne contenant pas un tel décalage interne au donné lui-même. C’est donc penser avec une jambe.

Si notre être est justement ce qui est ignoré, le déplacement qu’opère la philosophie est de vouloir fixer cet être en son lieu, réel, tout aussi réel qu’est cet être (lieu que Heidegger va tenter de dénommer) est le propre même de la philosophie et requiert d’une part la métaphysique (comme déploiement , invention hors de tout langage, de tout groupe, déploiement de l’élaboration intentionnalisatrice à partir du mécanisme de base de conscience-de), et d’autre part comme ontologie, soit donc description, expérimentation, exploration, inventivité de cet-être, de ce réel étrange et autre, qui découvre en même temps qu’il se crée, s’engendre ; soit donc depuis Descartes et ensuite les grands sujets.

Autrement dit l’Etre est la réunion mais d’abord la distinction de toutes les intentionnalisations possibles à propos de ce qui est, et ensuite par l'ontologie l’être est là où l’on est. En l’occurrence l’étendue cartésienne… ce qui évidemment est totalement autre chose que de distinguer/réunir les significations ; l’étendue cartésienne, ça n’a plus le moindre sens. C’est « là ». Et nous sommes « dedans » ou « dessus ». Le sens giratoire du passage de l’Etre comme réunion des significations (et on peut y broder quantité de sens) à l’être comme « là », nous cloue littéralement là où nous sommes et signifie que la pensée (qui était l’horizon absolu des grecs, le sens même de « ce qui est ») s’origine en un être réel spécifique qui est-là ; le sujet (lequel est imposisble mais réel comme on a vu).

Mais de même que les grecs objectivent totalement l’ensemble des significations de l’Etre (comme distinctions et séparations et divisions des significations et ensuite secondement de leur réunion en une unité), de même les sujets, et Descartes le premier, décrit tel quel, nu, le processus que nous sommes ; la même stricte objectivité et rigueur dans tous les cas. Pour exemple ; la pensée chrétienne s’empare radicalement de notre être-sujet (celui que crée le christ par la re-naissance instantané de chacun vers l’unique conscience indéfiniment réelle du père), et produit une rigueur radicale de la description de cette puissance opérante. Ça n’est nullement et en rien subjectivisme ou illusionnisme ; puisque la réflexivité s’est emparée de nous, abolissant les mondes antérieurs particuliers, elle travaille et divise et opère et élabore des machineries intentionnalisatrices très exactes ; parce que la réflexivité ne travaille jamais à vide… son être est de toucher les choses, d’atteindre le réel, puisqu’elle y est déjà.

Il est particulièrement absurde de nier l’élaboration parcourue, c’est juste ne pas ouvrir les yeux et croire encore à une « vérité » qui surviendrait, alors qu’elle est toute là et avance. Une vérité qui nous sauverait, nous révélerait, nous épanouirait (fantasme qui n'est pas, en aucun cas, celui de l'occident, qui est l'inverse de toute révélation) ; mais tout est là, déjà, en avancement de son être réel.

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Le réel de notre être

27 Septembre 2014, 07:58am

Publié par pascal doyelle

On dira donc que cessant de réunir en une fois de synthèse tel ou tel donné là, tel monde particulier, localisé, tel tribu ou tel fleuve, tel système d’échanges, cessant donc de se placer sous le langage, le groupe ou l’immédiateté d’un monde (de la représentation d’un groupe dans on monde),

Notre être apparait.

Il est la conscience-de qui auparavant se fiait à son contenu et l’élevait en Vérité. Vérité était équivalente à groupe, monde ou langage.

Dès lors que les grecs s’inventent, vérité signifie principe, tout à fait général et de même puisque l’être est nommé, tel « l’être », ça ne sera plus du monde dont il sera question, mais de la catégorie du réel (des catégories, cad en fait de l’ontologie, qui sera ensuite redéfinie par l’ontologie du sujet).

L’ontologie est le domaine très spécifique de la philosophie ; qui ne formule nullement le rapport de la connaissance à ce qui est, mais qui définit la nature, la structure, la forme de l’articulation de notre-être au réel. C’est une dimension absolument spécifique ; il n’est que la philosophie qui entreprenne de dire, de manifester, d’exposer, de représenter, de démontrer parfois et tout autant sinon plus de montrer littéralement cette articulation en mouvement en tant qu’elle ouvre la dimension.

Autrement dit la réflexivité est le régime général qui lance au sortir de tous les mondes humains particuliers, quantité de réflexivités en activité ; éthique, esthétique, politique, acculturation, humanisation, personnalisation, etc. la philosophie est la réflexion sur cette réflexivité générale et qui tente de dénommer cette réflexivité, cette articulation nouvelle qui relance l’humanisation jusqu’alors enchâssée en chaque monde particulier ; et ceci pour une raison fort simple ; que jusqu’alors l’activisme de conscience était coincé dans ses contenus, tandis que par les grecs il prend conscience de soi … comme conscience.

Cela se nome pensée au préalable parce que la pensée, ce que l’on nomme tel, n’est pas «de la pensée », mais des machines intentionnalisatrices, par lesquelles la structure de conscience se dégage des langages, groupes, immédiatetés, mondes humains, etc. de même par le christianisme s’impose une articulation extrêmement dure qui outrepasse n’importe quel vécu, corps, immédiateté, significations du donné, et bien au-delà de toute société humaine particulière. C’est dans les deux cas, grec et chrétien (et affiliés) la Même nouvelle articulation réflexive.

Qu’il y ait vérité signifie qu’il n’existe plus de Vérité, par contre s’impose le système formel des vérités (éventuelles, potentielles, virtuelles, etc) et finira par se poser la question ; si la vérité n’est pas mais qu’il existe des vérités (ce qui eut lieu), qu’est-ce qui pense ? Ça n’est donc nullement une manière de relativiser la vérité, mais bel et bien d’affirmer qu’il est un être-réel qui pense et qu’il crée, découvre, invente, produit de la vérité qui en toutes les vérités issues sont très exactes.

Les deux plans, grec et chrétien, sont d’une énorme charge, puissances nouvellement découvertes, mais rien ne dit que nous soyons capables de maintenir un tel degré de puissance ; on voit plutôt que tout s’affaisse sous la charge. Qu’il est des tas de réflexions qui ne supportent plus la puissance de cette articulation de conscience et mettent en doute qu’il puisse exister une telle forme radicale.

Il leur parait qu’il est absurde de croire encore à un tel être, que leur être réel n’est pas l’os ontologique jusqu’alors mis au jour. Parce que cette puissance implique quantité de responsabilités et que l’on ne s’en sent plus capables. Et ils cessent d’y croire malgré que précisément c’est cet être qui est par eux-mêmes, pourtant, exploré via les grand sujets, de Stirner à Lacan, que présageaient Kant et Hegel sur la trace de Descartes.

C’est précisément cela qui se continuent des grecs qui certes se disposaient sous l’égide de la pensée, mais la pensée on l’a vu, est machineries intentionnalisatrices qui se développent au-delà de tout langage, de tout monde humain particulier, et ce sur la base du mécanisme extrait de ses gangues, du mécanisme de conscience-de, cessant d’admettre ses contenus et en composant de nouveaux (que l’on nomme « idées » et plus encore idée des idées, situant par là que la philosophie n’est pas seulement la métaphysique qui se mêlait encore de connaissance, mais est l’ontologie cad la réflexion sur la situation, le lieu, le réel du penser puis qui sera le réel du sujet, cartésien).

On peut ne plus, prétendument, adhérer au réel comme étant issu du et par le sujet et ce sont ces glissements qui amènent à des « ontologies directes », qui entendent percevoir directement la matière même des « choses et des êtres » (que ce soit les mathématiques ou le langage ou l’inconscient ou l’économie ou les physiologies, etc). Mais toutes ces ontologies directes s’effectuent à partir du point radical du sujet, du sujet cartésien lequel est inébranlable, de même que l’on va commencer de concevoir la réalité à partir de la dernière invention structurelle ; celle du moi ; on obtiendra donc les descriptions du donné vu à partir du moi, de son intérêt, de sa structuration propre. Mais le moi est lui-même tout autant effet du sujet radical (il n’est aucun moi qui ne soit son sujet, quand bien même celui est impossible).

Ainsi la science absente le sujet, de même que les ontologies directes qui finalement se pensent ou se comprennent sous l’exemple des sciences et croient produire une philosophie qui serait « telle une science », de même que le moi (et les théories de la réalité qui partent du moi ou prenne le moi pour soubassement de la pensée) ignore son sujet. Ou ontologies directes qui croient reproduire la pensée grecque et énoncer le vrai sans en passer par la structure, le système formel, le sujet et le pensée au sens réel, en aboutissant à ce qui serait une Vérité (impossible) du donné « là ».

Il n’est pas de « là » sans un sujet, une structure qui le nomme. Et cette nomination comme cette structure sont effectivement acquis là dans le donné. De sorte que la pensée, réelle, est celle qui applique logiquement son attention à l’ensemble de ce qui est, notre être compris. Rappelons que si la nomination est fondamentale, c’est que celle-ci est effectrice de l’intentionnalisation ; la structure dépasse le langage et l’énonciation, en désignant par-delà ses cibles, et c’est cette restructuration intentionnelle qui nomme, parce que c’est elle qui voit, qui perçoit le réel.

Le principe général est pourtant simple ; plus on dénigrera l’être des grecs ou le sujet depuis Descartes ou la structure formelle d’exister que nous sommes, et plus cette pensée sera grecque, cartésienne ou structurelle… parce que ce ne sont pas des « idées » que l’on a produit, mais un être réel et une structure effectivement existante. Laquelle agit.

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Le conscient, la conscience, le moi, le sujet, et le corps

24 Septembre 2014, 07:54am

Publié par pascal doyelle

Vous pouvez vous animer, vous agiter de mille et uns contenus, la conscience-de reviendra absolument identique et vous comme gros-jean, aussi stupide après qu’avant. Vous reviendrez au Même.

Ça n’a pas de contenu.

Alors évidemment tout le reste est « là », toutes vos réalités, et il semble que le retour incessant du Même vide parait juste seulement une fonction, une constatation ou un tourment ; la vérité est que c’est ce vide qui est la structure et ce par quoi vous tenez.

Sauf que cette structure doit vous animer ; vous devez trouver dans le monde donné là, un intérêt. Et cet intérêt il est probable que ça n’est pas celui que vous vous donnez ; ça n’est pas, l’intérêt, votre intérêt conscient et consciemment acquis, mais un plus souterrain.

Pourquoi ?

Parce que la conscience n’est pas le conscient. Non que la conscience soit en-dessous et avant le conscient et contenant une sorte de vérité dense et compacte. C’est le contraire ; la conscience est en plus du conscient et en-avant ; elle n’existe pas, elle s’ajoute. Elle en tient par rien, sinon d’être la courroie d’entrainement, laquelle peut lâcher. Ça se situe par « en-dessous » du conscient parce que ça se situe par-devant.

C’est tellement par devant existant que, échappant au conscient, ça glisse par en-dessous. La difficulté de la conscience est derechef celle-ci ; elle surgit de la cervelle, nue et sans rien, mais en tant que structure active (et en ce sens « non vide » puisque vide et plein n’ont pas lieu d’être appelés ici). Les contenus sont distincts de la structure (puisque la structure, la conscience revient constamment sans rien, comme articulation « physiologique » vers le réel), et les contenus varient constamment ; on voudrait clore ce va et vient, et lui définir un sens ou un contenu électif ou une substance ou le définir comme Contenant (cad super contenu élu). Mais il n’en est aucun ; aucun contenu ne remonte jamais jusque dans l’articulation même (sinon la conscience-de qui s’utilise constamment et diversement, se remplacerait par tel contenu défini et statique, ce qui est impossible).

C’est ce remplacement (impossible) même que tente tout moi, que de se croire être une identité (remarquons qu’il est effectivement une identité, il n’y a pas lieu de lui ôter cela, c’est juste qu’il se croit une identité absolument alors qu’il est une identité, oui et très vraie, mais relative, à un être, et c’est cet être qui est le sujet). Remplacer la conscience-de par une détermination (qui en tant que cela est son moi, lui permet de se conduire dans le monde, d’interfacer le corps qui sinon n’a aucune représentation, etc) c’est évidemment glisser la conscience-de par en-dessous (ce qui veut dire tout aussi bien par devant, en avant, ça fait toujours retour impossible).

Alors le sujet à quoi est relatif le moi, rappelons que c’est le sujet impossible ; il ne peut pas devenir la conscience qu’il est, puisqu’il l’est déjà … c’est à cela que l’on se heurte et qui pousse à effectivement constituer un moi ; on ne peut pas faire autrement puisque notre être ne peut se représenter, la conscience ne peut pas (se) remonter puisqu’elle surgit de la cervelle (et aussi bien étant articulation à partir de la cervelle vers le réel, cet arc de cercle, on peut dire que la conscience surgit du réel … à voir). On compose donc un moi mais qui laisse derrière lui le sujet (fut-il impossible, il (se) travaille et /ou se torture ; les grand sujets qui veulent radicalement se saisir de leur sujet, de leur origine, de leur origine ontologique par le sujet ou métaphysique par la pensée, le savent bien, que c’est impossible).

On comprend donc que la conscience-de n’est rien, elle agit cad relie la cervelle et le donné là (ou le « là » encore plus étrange du donné, ce qui est donc un autre, un second problème), mais étant arc-ticulée au réel, elle conserve toujours la logique de son être propre ; qu’elle irrésoud comme réel. Et pour le moi, comme corps, puisqu’il ne connait au fond que cela, et toujours même pour les sujets, ça se rétribue vers le corps ; la question est ; quel corps ?

Les grecs et les chrétiens, le corps

Depuis le début on est loin, bien loin de « l’idée « ; c’est autre chose qui est entrepris, par les grecs, ils le savent. On a cru que l’on oubliait le problème par les chrétiens ; mais c’est le Même. Après tout le christ est nu sur la croix, c’est « cela » qu’il expose. C’est « cela » que l’on voit. Alors si on le voit, précisément, c’est qu’esthétiquement ça existe et éthiquement et politiquement, etc. Et lorsqu’il vous dit ; « non, non, ça n’est pas ce corps « là », c’est un autre », c’est littéralement. Depuis c’est ce corps là que l’on cherche.

Le corps de l’interface. Interface entre la conscience-de et le corps donné là. Entre les deux (puisqu’ils n’entrent pas en contact immédiat, il n’y a plus d’immédiateté dès lors qu’il y a conscience-ce ou plutôt celle-ci rétrocède), on remplit à craquer de tas de composantes, compositions. L’image du corps est cette interface, mais tellement densifiée qu’elle est extrêmement difficile à élaborer, et évidemment on ne peut pas l’élaborer n’importe comment. Ça n’aurait pas de réalité et cesserait donc même d’être possible, telle élaboration irréaliste, aussi ce qui se cherche est l’élaboration réaliste d’un-tel-corps. Qui puisse supporter la charge effarante de la conscience-de, de cette structure vide absolument positive mais étrange.

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Vu de plus haut, le Un qui pousse à être

21 Septembre 2014, 09:56am

Publié par pascal doyelle

Il est bine évident que la forme de notre être est le Un, mais comme dit en tant que vide, ce qui ne signifie pas « rien », mais structure (réelle et en elle-même un Réel) agissante, activiste. Que cela forme Un est très bizarre, puisque le Un se forme de deux, conscience-de (soi). Or il est tout aussi clair, quoi qu’incompréhensible, que ce deux s’efface instantanément dans le Un ; du deux il ne reste rien du tout ; le Un est donc ce qui ne répugne pas à son origine, et reçoit la plénitude étrange. Laquelle plénitude est régulièrement interprétée comme un néant, un manque, un désir, un sens, etc ; ce qui est absurde.

Si l’on prend cela de plus haut, on dira que le Un prédomine, mais pas n’importe quel Un. Le un n’est pas le tout, le Un est sans aucune totalité ; il se suffit à lui-même mais ici aussi en un sens spécifique ; le Un existe, comme structure.

De même la conscience e-de peut bien entreprendre quantité de systèmes, elle revient toujours identique à elle-même, et absolument identique à elle-même. Elle nait de la cervelle telle quelle. Elle ne se tient d’aucun contenu, mais ceci au niveau ontologique (il est une description ontologique qui est seule à rendre compte de ses propres objets, de même que la métaphysique des grecs élaborait ce que seule elle était en mesure de percevoir, de même que seul Descartes dit ce que c’est que notre être ; ça n’apparait nulle par ailleurs, en aucune autre discipline, la philosophie décrivant notre-être tel qu’il apparait dans ce monde, (ça pourrait être un autre) et qui le décrit en tant que structure séparée et existant en soi. Ce qui signifie qu’il n’existera jamais aucune vérité qui contiendra cet être, et que donc toute vérité est relative à cet être, mais lui, cet être, ne l’est pas, relatif, et c’est cet être qui préexiste antérieurement à tout monde humain de même qu’à toute personnalisation, ou donc préexiste à tout contenu.

La pensée nommément classique déploie certes que ce contenu soit un quelque chose, et qu’il vaille par lui-même ; il formerait hypothétiquement le sens de la réalité, de la vie, ou pour les grecs l‘idée de tout ce qui est, ou le concept qui agrège tous les contenus de conscience négative hégélien. Mais aussi la conscience absolue qui détient tous les contenus, mais également toutes les consciences ; dieu, ce qui est bien différent et autrement ardu, ce qui réclame non pas seulement de penser mais de réfléchir, radicalement, ce qui est en jeu et ce sans laquelle articulation tout n’est pas complètement exposé ; par dieu, c’est la même dimension que celle des grecs mais portée à partir d’un centre obscur, caché, aveuglant, attirant. Encore une fois on ne se situe pas dans la croyance ou non, c’est tout autre chose ; dieu manifeste (effectivement ou seulement intentionnellement) le un porté plus loin. Dieu est l’articulation absolue (et donc trop, beaucoup trop unifiant, mais qui montre réellement et effectivement une structure par-dessus n’importe quel monde, personnalité, conscience, l’hyper conscience attirante ; soit donc la structure montrée.

Plus loin, mais en même temps on ne peut pas se satisfaire de seulement considérer que cela soit une explication de notre être (puisque cela l’exporte ailleurs et autrement, or c’est ici et maintenant que cela doit se débrouiller). Aussi toute la pensée ayant acquis la métaphysique, ayant réussi à penser métaphysiquement intégralement tout le pensable, se déporte la réflexion sur notre être même ; celui qui existe originellement antérieurement à n’importe quelle pensée. Descartes.

Ce faisant il est clair que l’on conserve la pensée et l’universel, puisque c’est la même cohérence à partir de la même articulation de conscience-de. Ou donc le système de cohérence outrepasse ce que l’on nome la raison (soit disant grecque, réduite à son minimum moderne dont Kant tente péniblement de soutirer une réflexivité accrue, transcendantale, dont Hegel enfle la disproportionnalité, en montrant la production du contenu par la forme, dite faussement négative, et de fait on assiste à la photo négative de l’activisme de conscience), en ce que les conditions de vérité (comme principe formel) s’étendent au-delà de la seule pensée rationnelle, en exposant « ce qu’il faut être pour penser », et que Descartes est la réelle propédeutique de « ce qu’il faut être comme sujet ». De même qu’ensuite les grands sujets se donneront (littéralement) en exemple de « ce qu’il faut assumer pour outrepasser sa propre conscience-de » ; chose impossible à réaliser, et « littéralement » en ceci que cet être de conscience-de est absolument la racine, la racine non attachée, déracinée, suspendue, hors terre et notre être même, qui ne tient à rien.

C’est donc la fine structure qui crée ses points d’attirance en élaborant de considérables intentionnalisations (des machines intentionnalisatrices), qui nous a sorti des mondes particuliers. C’est cette fine structure qui constitue le Un.

Le Un ne contient aucun contenu puisque son être est une structure, qui s’ajoute à tout le donné, qui se déverse en reprenant, relançant, remodelant, réorientant tout ce qui lui tombe sous la main, sous les yeux ; il ne s’efface donc pas dans les systèmes (cervelle, langage, sociétés humaines ou systèmes, etc) et ne les refuse pas dut out ; il n’est pas un Un qui s’imposerait de je ne sais où, en son hyper contenu (de sens, de raison, d’esprit, etc, il n’y a pas d’hyper contenu, de Vérité, de Sens, mais il Est une structure réelle agissante, qui pour le coup est la vérité même en tant que réel, en tant qu’elle est le Réel ; on ne supprime pas la vérité mais la Vérité, et on la remplace par la structure réelle agissante, qui à son tour peut créer des tas de vérités), il est un Un formel qui retisse à nouveau plus loin tous les systèmes qu’il rencontre.

Et ce en se fondant exclusivement sur son actualité conclusive. Le plus petit est le plus grand, le plus fonctionnel et limité est ce qui supporte tout le reste.

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