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instants philosophie

Purement vide et sans rien, formel

11 Décembre 2014, 09:03am

Publié par pascal doyelle

Ce qui est n’a donc pas de sens, puisque c’est le sens, et qu’il s’agit d’une puissante mécanique d’engendrement, qui n’hésite pas à partir du désordre lui-même (puisque si le désordre est, il est encore possible qu’il y ait de l’ordre et même plus d’un ordre ici et là, localisé, tandis que l’inverse n’est pas vrai ; si ce qui est ne se formulait que de l’Ordre il n’y aurait possibilité pour aucun désordre, de même que pour seulement un seul Ordre, ce qui n’a pas de sens (en ceci que ça n’est pas ou plus ou beaucoup moins réalisable que le Dés-ordre préalable) ;

et qui pour notre « humanité » révèle qu’au-dedans de tous les groupes, chacun ayant mené sa propre synthèse immédiate à l’occasion de son donné « là », localisé, en un langage spécifique à chaque fois, qu’au travers de tous donc quelques groupes s’éprennent soudainement de la structure unique (qui spécifie notre être quelle que soit son humanité, son monde humain) et s’affirme le mécanisme, jusqu’alors caché à l’intérieur de chaque monde humain, et qu’ainsi surgit notre être, tel quel, comme structure de rapport, comme rapport au réel donné là, (dénommé comme tel, par l’Etre ou par le Dieu unique, et plus réflexivement comme pensée et comme christ incorporé, incarné disaient-ils ) et bien plus encore comme rapport au « là » du donné, de tout donné. De même que l’on passe des mondes humains à notre-être (de structure et identique en tous), de même on se sépare de tout donné là, localisé, au « là » du donné (qui demeure bien mystérieux, dont Heidegger approche la lumière, par ex).

Ce que désigne Heidegger, de même que Nietzsche présente la logique d’un être qui est sa propre racine affirmative (il n’y a rien antérieur, tout est au-devant). Evidemment étant donné la lutte interne à la pensée humaine qui a lieu alors, Heidegger et Nietzsche s’opposent volontairement et frontalement à tout ce qui prédisposait antérieurement et remodèle l’historicité entière de la pensée humaine (rappelons que la philosophie n’invente pas, ne crée pas notre être de conscience, ce mécanisme, que celui-ci invente éthiquement, politiquement, esthétiquement, crée l’acculturation, etc et que la philosophie est la discipline qui rend compte du mécanisme lui-même ; par la vérité et l’être, le sujet et le libre pur, la conscience et le réel, etc).

Heidegger et Nietzsche place notre être dans son apparition ; son apparition radicale et radicale veut dire radicalement Autre. Autre que tout, pas autre que ceci ou cela, autre absolument et Heidegger et Nietzche sont donc emportés par leur vigueur et la puissance de leur saisie ; comme le mécanisme de conscience n’est pas le conscient, lui est bien antérieur, Heidegger et Nietzsche inhumanise notre être, et ils n’ont pas tort du tout.

Parce que l‘humain, l’humanisation (au sens de production de mondes humains mais aussi d’humanisation humaniste), la personne humaine et la personnalisation (le moi, le relationnel d’entre les mois, d’avec et par l’image-corps ou l’idée-image, etc), sont et ne sont que des effets, si l’on peut dire, et on le doit. Ce qui Existe vraiment c’est dans l’antériorité ; la structure antérieure à l’humain et au moi.

Si l’on suit cela, le sujet n’est pas une identité mais est le Un ; en tant que formel, il est seul à former le Un (ainsi que ce à quoi il se rapporte absolument ; le réel, ce qui signifie le présent, par quoi ce qui est réellement est purement formel et sans rien, sans rien de plus que ce qui est « là »). Petit aparté sur lequel on reviendra.

C’est cette articulation qui s’impose comme réflexivité (grecque, chrétienne, cartésienne, celle des grands sujets, y compris Kant et Hegel qui éjectent-hors la structuration de notre conscient et l’historicité de la pensée, puis de l’ontologique et de l’existentiel, Heidegger et Nietzsche, Sartre et Lacan). Il est inutile, absurde, impensable, d’attendre de la philosophie qu’elle soit une « science » parce qu’elle est beaucoup plus que cela ; elle est le compte rendu de son être en acte, de sa monstration (monstration d’un être en acte donc, qui ne peut être épinglé tel un objet par une « science » quelconque, toute transformation de notre être en objet le rend quelconque, ce qui se voit maintes et maintes fois, accouchant d’une pensée quelconque, cad mondaine et non pas qui se tiendrait sur le bord du monde).

Inutile de croire penser objectiver notre être, puisqu’il est justement ce qui objective, et surtout qu’il est capable de développer tout autre chose et bien plus qu’une objectivation de son acte ; il peut décupler, accélérer, produire, inventer, engendrer cet acte même, il peut déployer la structure, reformaliser ce qui existe comme mécanisme de conscience, et créer dans la structure même un surplus de structure. Ce qui eut lieu et ouvre l’historicité (historicité au sens strict, comme « ce quia modifié l’espèce humaine », lorsque la structure, le mécanisme s’impose et passe outre tous les langages, mondes, groupes localisés et déploie son architecture avec ses machines intentionnalisatrices, les idées et les universalisations).

Dans le vif même qui existe

Ce qui s’architecture ainsi, la forme, la structure, n’est pas le conscient, la Vérité (sinon la vérité comme question, ce qui équivaut à « pas de Vérité du tout », mais la mise en forme de toutes les vérités, et plus loin au système formel au-delà des contenus), la raison restrictive. Ce qui s’architecture est la prise en elle-même de la conscience ; les grecs, les chrétiens, Descartes, les sujets pénètrent dans le vif même. Dans le foyer brulant qui est une forme purement vide et sans rien.

C’est ainsi totalement en acte que pensent les grecs, de même que l’arc infini du dieu absolument un, dans ses médiations de l’identité juive, du centre christique, de la communauté de tous, est radicalement tendu par-dessus toutes les mondanéités, les corps, les immédiatetés, les vécus, et qu’ensuite le réflexif expose son os ontologique qui renouvelle toute l’humanisation, cartésiennement, et le soc continue de creuser le même monde donné « là », développant structurellement toute son architecture exploratrice.

Jusqu’aux mois et aux objectivismes, qui sont effectuées à partir de leur sujet, ignoré pour les mois et absentés pour les objectivismes (de science, d’étatisme, de l’objectalité marchande ou psychologique qui produit les mois eux-mêmes). Non seulement les objectivismes et les mois sont dans l’incapacité de comprendre l’architecture du sujet (qui est, rappelons le, la saisie par elle-même de la structure et non pas le sujet « subjectif », lequel sujet réel est planté tel un clou sur l’étendue cartésienne du monde donné là), et de saisir quoi que ce soit des grands sujets, mais aussi les mois et les objectivismes tendent à abandonner l’universel qui précédait le sujet, et à s’enfoncer dans l’immédiateté ; le moi est immergé dans ses immédiatetés et son bricolage psychologique, et les objectivismes succombent aux finalités pauvres et mortifères et mortelles du donné ; comme tout monde humain, celui-ci s’enferme dans son immédiateté, devient, se transforme en monde particulier abandonné. Tout comme les mois se détériorent et se dégradent en pauvres désirs (puisqu’on leur a seriné que leur « nature » est désirante … ce qui ne mène littéralement nulle part, ce qui refroidit l’arc de tension de la conscience-de, qui quitte le réel pour l’irréel, qui replie la conscience-de, articulée au réel, vers l’irréel de la cervelle éternellement éperdue).

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La philosophie s’en fout

8 Décembre 2014, 11:07am

Publié par pascal doyelle

Elle s’en fout parce qu’elle ne désigne pas une connaissance, mais le savoir.

De savoir il n’y en a qu’un seul ; celui qui se-sait depuis le début et cette certitude est l’acte même de penser pour les grecs et plus généralement de réfléchir. Et n’a qu’un seul repère ; l’être, autrement dit le réel (la philosophie a inventé ou soulevé le réel, soulevé qu’il y ait une question du réel et que toutes les autres tournent autour de cette unique).

Réfléchissant sur le Réel et comme ça ne se sait pas comme ça, facilement, il faut y user des tas de consciences. Que ça se décante. Cependant que l’on en ait prononcé le nom de conscience par Husserl, ne signifie pas que depuis le début on se soit égaré.

Parce que les grecs, ce qu’ils nomment « pensée » peut être traduit et explicité comme « machines intentionnalisatrices » et « idée » comme « rapport dénommé au réel ». Alors évidemment on a cru ou tenté que les idées et les systèmes soient complets et comme existant en soi ; on a avancé que le Bien, le Un, ou l’énergia ou la forme intellective, soient hypostatiques, prééminents. Ça facilitait les choses, mais ça ne changeait rien ; le bien ou l’énergia il faut qu’ils restent compréhensibles, explicitables, dépliables, là, ici et maintenant. Les grecs inventent qu’il existe des intentionnalisations qui se regroupent ici même et ne sont renvoyés nulle part ailleurs que dans la Cohérence de l’ici même.

Cela nous vient très tard, que le nom de notre être soit prononcé réellement ; conscience.

Ayant épuisé l’intégralité de la pensée, par Hegel qui renvoie très exactement tout ce qui le précédait à l’activisme fou du négatif radical ; phénoménologie de la conscience, dit-il.

La philosophie s’en fout, parce qu’y advient qui veut. Ça ne s’impose pas, c’est impossible. Parce que si l’on n’y est pas « dedans », on n’y comprend rien. Et lorsque l’on y comprend, ça n’est pas d’y contrôler la pensée, mais d’être saisi de la réflexivité même. Autrement dit ; le réel s’y saisit lui-même. Et on en reste coi.

Ce qui se dé-couvre, c’est le Rapport. Qu’ensuite l’espèce humaine sache s’y admettre, ça la regarde. Le rapport, lui, qui est réalisé au travers de cette humanité çi, si ce rapport n’est pas supporté par notre humanité, ça n’importe que pour cette espèce là ; il ne fait aucun doute que ailleurs, sur un autre monde ou des tas d’autres mondes, serait-ce en d’autres univers, le dit rapport se rendra réel ou déjà s’est réalisé cent mille fois, et que quelques races sur d’autres mondes surent s’en acquérir. Que nous autres flageolions … ça n’importe pas ; c’est juste que l’on va se dégrader ou au mieux que l’on disparaitra.

Le rapport ne tient pas à la raison, l’esprit, la personne ou l’humain tout court. Tout ça ce sont des effets. Le rapport vous inscrit dans le réel, à vous de vous débrouiller. Il ne peut pas vous prendre en charge, parce que précisément il est LE rapport et qu’un rapport se rapporte à lui-même et vous rapporte donc à vous-même ; vous rend libres, cad capables (ou non).

C’est pour cela que ça n’a pas de sens, c’est parce que c’est le sens. Le sens ou l’ordre strict ou la cause ce sont des remplissages. Le rapport, lui, est articulé au réel, au réel qui contient les univers, toutes sortes diverses probablement d’univers ou de « mondes » ou de réalités, différentes ou divergentes ; il existe probablement d’invraisemblables univers ou réalités (qui ne sont pas à strictement parler des « univers » avec la même sorte de « temps » ou d’espaces « ou de « choses »).

Les grecs inventent de sortir le mécanisme de conscience-de (cad de conscience qui ne contient rien, mais est articulation, au réel (à l’être, dit nommément), et donc existe mais existe formellement), mais de le sortir sous la forme de machines intentionnalisatrices ; et on a vu que la philosophie est la discipline qui réfléchit sur, cet être, mais que cet être se donne tout autant en éthique, esthétique, idéel, politique, et que « ça réfléchit », ça réfléchit d’autant plus par les chrétiens (qui réfléchissent dans le monothéisme même, qui sont un ajout supplémentaire au judaïsme et au dieu unique). En bref ça existe, ça surgit, ça devient diversement et s’exporte dans le donné-monde-là (et non plus dans un monde séparé particulier).

Les grecs pensent ; ils commencent de manipuler intégralement les contenus de conscience (et dépassent les langages, groupes, mondes, jusqu’au monde unique donné là, réel, qui par ailleurs contient tous les mondes humains séparés), et cette manipulation est la mise en jeu de l’intentionnalité dont l’essence réelle est qu’elle veut ici et maintenant la Cohérence (qu’aucun élément ne soit énoncé qui ne soit pas ici et maintenant constatable, recomposable, aucun élément n’est supposé ou imaginé ou irréel, etc). ces machines intentionnalisatrices produisent des universalités (le vrai, le bien, le beau, le un, la structure de la pensée, etc) et des universalisations (applicables immédiatement ; la politique, l’éthique, l’esthétique, l’idéel, comme viendront la science et la technique, le sujet et le droit, l’Etat et l’acculturation généralisée, par le christianisme d’abord, etc).

Tout cela ne tient que dans l’effort ; cad la motivation à être. Et comme il s’agit d’une architecture intentionnelle et intentionnalisatrice, que fondamentalement il faut le vouloir pour que cela existe, il est clair que par ailleurs quitter la machinerie intentionnalisatrice revient à substituer au système formel un monde particulier, un monde de contenus, sans plus aucun souffle qui puisse animer une architecture de conscience (qui se réfugie dans une synthèse, par ex politiquement une mafia, économiquement une hyper hiérarchie, esthétiquement un appauvrissement des finalités, éthiquement un irresponsabilisme, et toutes sortes de déviations qui retombent dans le monde, le groupe, le langage, le corps, incapables de superviser les contenus de conscience par une architecture).

On a vu que les grecs imposent l’archi, que les chrétiens redistribuent l’hyper, que les sujets (à partir de Descartes et suivants, y compris Kant qui mesure le sujet par le transcendantalisme, et Hegel qui en marque toutes les étapes, mais aussi Heidegger ou Nietzsche, Rimbaud ou Céline, ce par quoi un sujet s’en prend à son moi, etc) s’éloignent infiniment de ce qui constitue pour la majorité, voir tous, l’essence même de la réalité ; leur vécu. De même sciences et techniques offrent à tous une mise à disposition de leur monde de mois ; l’objectivisme est corrélé à l’objectalité.

De même les mois ne succombent pas nécessairement à l’objectalité (le moi ne serait réalisé que si il trouve ou admet son « objet », qu’il soit objet lui-même ou qu’il désire son objet, objet pour le libéralisme producteur ou pour l’étatisme, désirs proliférant et irréalités qui court-circuite la conscience-de (au réel) en l’écrasant sous l’irréel de la cervelle et du corps), mais les mois deviennent aisément malades de et par l’objectalité ; un moi, qui contient un sujet, ne peut pas, se reconnaitre dans un objet, ça n’a tout simplement pas de sens du tout. Un moi ou plutôt un sujet dans un moi, ça se dégoute de ses objets… parce que le sujet n’est en aucune manière soumis à l’objet ; le sujet est et a élaboré ses propres registres.

Et ce sont les sujets et les grands sujets qui nous en apprennent, nous marquent, nous dessinent, nous créent les cheminements du sujet ; esthétiquement ou éthiquement ou politiquement ou idéellement ou philosophiquement ou littérairement ; tout cela, cette profusion de possibilités est, littéralement, notre richesse, notre richesse de sujets ; mais nous sommes écrasés de n’être que des mois et les mois ne comprennent rien à toute cette exubérance extraordinairement complexe.

C’est que le régime de l’objectivisme (science, technologie, étatisme, libre marché réducteur, consumérisme, mass médiatisation et spectaculaire, etc, de même que les idéologies qui prétendent penser la réalité à partir de « vérités généralisées », ultra libéralisme étriqué ou communisme universaliste, alors que c’est dans les deux cas la réalité qui est-devenue complexe en interne de sa structure, et que ni l’un n i l’autre n’y abordent) et de l’objectalité (réduction au seul moi, à son vécu bricolé, à son corps donné là inerte, psychologisé, sociologisé, etc) ne désire que ceci ; que la réalité se résolve sans souci, extérieurement, sans qu’ils aient à se bouger le cul. Sans qu’ils aient accès au structurelle de conscience, parce que l’articulation de conscience (qui nous rapporte au réel) modifie TOUTE l’aperception de ce qui est.

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Nietzsche/Heidegger, Sartre/Lacan

6 Décembre 2014, 11:34am

Publié par pascal doyelle

Histoire mouvementée

La philosophie est donc la possibilité que ce rapport réalise d’être pour lui-même de son se-savoir (absolument certain) vers sa propre connaissance (par laquelle le se-savoir essaie de définir nommément ce qu’il est, et il le dit ; il est d’abord pensée, puis la réflexivité effarante des super religions (le père, le fils et le saint esprit, le un, la médiation et la communauté), puis sujet et sujets (Descartes et suivants), puis entreprise très technique (correspondant à la technologie qu’est le mécanisme de conscience-de) ; Husserl, Heidegger, Nietzsche, Sartre, Lacan ; qui pénètrent très avant dans la description de notre-être (dont les sujets puis les mois sont infiniment proches, sans être en mesure de remonter dans la structure puisque rien ne le peut).

La description de notre-être, Nietzsche par son affirmation absolue, radicale, fondamentale de l’être-par-soi, le surhumain, et Heidegger par le décentrement inhumain de notre-être par l’être-même, le mystérieux Etre par delà les étants, et par delà les consciences mêmes.

Si l’on a bien suivi, la pensée ne se limite pas à cette présupposition de raison ou non (caricatural, parce que grecs et chrétiens déploient une énorme réflexivité exténuante qui outrepasse totalement la rationalité entendue au sens du 18éme) et il est ainsi tout à fait possible de penser (puisque penser veut dire réfléchir notre-être en sa spécificité) notre réalité et sa structure ; et Nietzsche comme Heidegger aussi exorbitants soient-ils, entreprennent très exactement d’explorer le paysage réel que l’on a acquis à partir de l’être du sujet (soit Descartes, qui en rend la description accessible), et ceci dans une pensée, un discours, une intellection qui se doit à la Cohérence (la même depuis le début de la philosophie même si elle n’apparait pas aux réducteurs de têtes) ; et ces deux pensées sont fondamentalement adaptées à leur finalité.

Heidegger et Nietzsche

Et ce puisque ce qui est en jeu, notre-être (tel qu’apparut par les grecs et les chrétiens, dans leurs réflexivités propres qui se rejoindront), lorsqu’il atteint d’exister ici même, soit donc le monde-étendue de Descartes, le « là », la sauvagerie du donné effarante, effrayante, la mort soudaine et la profusion du donné et des vécus, lorsqu’il y atteint sans plus aucun couvre chef ; chaque conscience étant donnée « là » dans le là du monde, c’est avec sa structure même qu’elle y existe ; Nietzsche et Heidegger servent de leur être pour se diriger.

Nommons donc ces deux explorations, Nietzsche et Heidegger, les véritables ontologies ; et nommons existentielles les deux autres ouvertures ; Sartre et Lacan. D’une part la périphérie existentielle du sujet asséché de Sartre et d’autre part les parcours invraisemblables de la conscience coincée dans un moi ; les deux extrêmes. Qui évidemment communiquent fondamentalement, parce que c’est le Même qu’ils ont à charge de décrire (et que la philosophie, la pensée, notre-être, y étant engagé jusqu’au cou, ne se trompe jamais, il est obligé de s’articuler à « ce qui a lieu « , au réel même et ce depuis le début, puisque le réel, c’est l’être).

Ontologique lorsqu’ils tentent de monter une pensée de notre être situé dans cet univers çi, le sauvage d'outremesure, et existentielle lorsque précisément il s’agit de commencer de comprendre que nous ayons une vie et un corps. Autrement dit on retrouve là les deux voies réflexives ; Nietzsche et Heidegger font face à la philosophie, à la pensée, métaphysique (pensée des grecs et pensée de dieu avant et après la création) et ontologique (à partir de Descartes, concernant notre-être se réfléchissant lui-même, séparément de dieu et de la pensée, qui s’origine dans la volonté et le cogito), affronte l’historicité de cette pensée et réflexivité.

Sartre et Lacan

Tandis que Sartre et Lacan intensifie et densifie ce que le christianisme a ouvert dans le réflexif ; que nous ayons une vie (d’où l’exigence fabuleuse de Sartre quant à son être de conscience) et que nous ayons un corps (ce qui préoccupe totalement tout moi, soit donc la dernière formulation élaborée par la structure ; la personnalisation qui suit l’humanisation, et lui donné son sens ou non sens).

Il ne s’agit nullement d’opposer l’une ou l’autre position ; on voit bien qu’elles correspondent à un impératif ; celui de l’enjeu réel. De ce qui effectivement est en cause et doit s’expliciter ; que chacun est articulé vers le réel, que le moi est l’acquisition et le renouvellement de l’universalité (qui s’est réalisée par la révolution unique, partout dispatchée sur la planète et au détriment des révolution universalistes, qui pensaient que l’universalité, communiste, de l’homme générique était en mesure de combler le vide et se passer ainsi de la sur complexité libérale, qui de son côté eu le tort de se passer de l’universel considérant le libre et la libre disposition du monde (et des autres consciences, ce qui est contradictoire dans les termes mêmes) comme seul principe, de facilité).

Chacun étant rapporté au réel, c’est à son vécu, sartrien, et à son corps, lacanien.

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Le monde des cinglés

4 Décembre 2014, 19:17pm

Publié par pascal doyelle

(ou des débiles mentaux, ça dépend)

Débiles parce que fondamentalement nous disposons intégralement de tous les moyens pour assurer à tous et chacun une vie digne de ce nom, que d’autre part le forçage, abusif par définition, des moyens de productions menace radicalement, à la racine, la survie de l’espèce (et de toute la biosphère existante), et en tous cas menace le niveau même de la civilisation acquise, et que pourtant malgré ce déploiement de productivité, ils nous laissent croire encore et toujours que c’est en d’artificielles conditions de rareté que nous devons nous plier, soumettre, conditionner, humilier et que ceux qui ne reconnaissent pas cet état, cette logique de rareté (et qui prennent en compte la surproductivité réelle et effective) sont justes des illuminés et des rêveurs qui méconnaissent la dureté de l’existence, se gargarisent de facilité.

La vérité est qu’un pseudo système de nécessités est imposé, que l’on nomme « lois de l’économie » et que cul par-dessus tête, dans le déni le plus complet, ce sont ces lois prétendues qui prétendent se substituer à la réalité réelle et à l’abondance effective qui pourrait bien intégralement devrait régner partout et pour tous.

C’est une folie, un délire mental, une absurdité lamentable, une incapacité physiologique quasiment à prendre conscience de la réalité telle qu’elle existe vraiment et qui nous embarque en une ou des logiques absconses, que l’on nomme rentabilité ou soif de profit ou en fait tout simplement délire fondamental. Délire fondamental qui consiste à jouer un jeu en interne, en l’interne d’un système dit concurrentiel, se galvanisant de pseudo rationalité, d’illusoire efficacité principielle, qui ayant quitté depuis belle lurette la réalité, termine en se mordant la queue, en inversant son résultat pseudo rationnel en irrationalités, inutilités, gaspillages, dopé au rêve hyper motivant totalement artificiel, produisant à tout bout de champ des quantités de faire- valoirs que l’on tente de justifier à la faveur de forçage des psychologies, relations humaines spectacularisées, idéaux passéistes (en recyclant les ambiances du 19éme, de l’après guerre, de la réaction qui réussite les vieux mondes comme si le temps s’était absenté et déniant les performances de productivité qui rendent celle-ci mortelle pour nos vies.

Autrement dit c’est le vieux monde d’avant la surproductivité qui est constamment ressuscité comme si la dépense, le gaspillage, la perte de temps, le sacrifice des existences, le délire extrême des motivations, les effets démultipliés de tout action ou activité ou décision, n’existaient pas. Déni total de réalité, maintien d’un forçage économique, justification d’une bêtise fondatrice de la hiérarchie délirante de toute l’activité humaine.

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Notre être nous précède

2 Décembre 2014, 08:41am

Publié par pascal doyelle

Notre être nous précède. L’absurde et l’existentialité. Ce qui est, a déjà lieu. L’appel interne (sans intériorité du tout de quelque sorte que ce soit).

Puisque notre-être est la structure de conscience-de, (ce qui veut dire qu’elle n’existe pas « en soi », qu’elle se tient sur le bord du monde et permet qu’il y ait une transcendance appartenant à cette immanence, que la conscience-de est formelle et emprunté de telle ou telle représentation mais passe toujours outre n’importe laquelle des déterminations, qu’il n’existe donc pas de remplacement, par quelque contenu que ce soit, de la structure de conscience, qui revient sans cesse parfaitement vide et sans rien comme articulation de la cervelle au réel),

il existe une antériorité tout à fait invisible de notre-être, antériorité qui permet à tout moi, toute identité, tout conscient, tout corps de (se) reprendre indifféremment.

Autrement dit nous sommes toujours libres au sens où, qu’on le sache ou non, notre-être (structurel) annule toujours sans cesse notre détermination (quelle qu’elle soit), ou autrement dit dispose d’un recours structurel qui bien qu’existant effectivement dans la structure même de fait n’étant pas représentable est difficilement mis en œuvre, activé, puisque toute dénomination rippe sur l’impossibilité de le nommer.

Ce qui est, a déjà lieu

Ou donc ; lorsque l’on dit « on est libre », on tombe sur « rien du tout ». Sur l’impossibilité de se vouloir libre… mais on ne peut pas se vouloir libre parce qu’on l’est déjà. La difficulté de remonter en notre être spécifique, c’est le sujet, la finalité même du cogito cartésien, mine de rien. La suspension de notre être intentionnalisateur et sa reprise en considération de lui-même, cela même qui inaugure qu’il y ait une philosophie moderne (qui outrepasse la philosophie grecque et la pensée chrétienne, qui elles-mêmes outrepassaient les mondes particuliers, soit par l’universel et l’extensivité et la pensée et l’archi des grecs, soit par l’hyper, la réflexivité de conscience et de toute vie vécue, et le dépassement au-delà de la mort lors même que l’on est vivant).

Cette ressaisie de notre-être par lui-même est strictement impossible ; mais on sait maintenant que c’est impossible parce que c’est déjà le cas.

L’impossible raison et volonté

Par exemple ; on pensait autrefois qu’il faillit vouloir d’une volonté extérieure et objective et rationnelle, afin d’imposer des finalités tout à fait dégagées des nécessités, conditions mondaines, corps, vécu, etc. c’est l’hypothèse et la traduction de la pensée en « raison » (soit donc exemplairement la compréhension par Kant de la pensée, bien que Kant saisisse bien au-delà de cette restriction de la pensée, et se tienne d’un pied dans le moderne, par Descartes, et le contemporain, par l’étrangeté de cette autre sorte de structure qu’est le transcendantalisme).

En réalité, il est impossible d’importer dans notre-être une extériorité qui serait de raison (et qui prend la figure de tel autre, de telle raison ou de telle idéologie ou de telle Vérité, il est des vérités mais aucune Vérité, puisque la vérité fondamentale est formelle, sans contenu, mais effectivement formelle et ayant à dire son encadrement structurel) ; que l’on puisse se saisir de notre-être par la « raison » (ce que l’on entend par là et qui est tout à fait différente de la pensée, telle que grecque donc ou différent évidemment de la position de dieu, par les chrétiens et affiliés), est une absurdité, mais cela ne signifie pas que l’on ne puisse pas (se) saisir… Puisque c’est ce que l’on réalise tous les jours, constamment.

La vérité est que la reprise de notre être n’est pas du tout une extériorité qui nous rendrait « libres » par conformité à la « raison » ; ça ne toucherait qu’à peine la surface des choses réelles. Et c’est pour cela, entre autre, que la liberté n’est pas de choisir entre noir et blanc, mais d’inventer que cela s’invente en relançant antérieurement telle ou telle situation. Jusqu’à remonter les divers principes qui animent notre réalité humaine, personnelle, notre image-corps, notre perception immédiate, etc. Autrement dit c’est par « cela » (ce vide formel antérieur à notre réalité propre et qui demeure sans cesse purement vide, puisqu’il nait indéterminé de la cervelle indépendamment des contenus), c’est par « cela » innommable, que le retour est constamment assuré ; sauf qu’il lui faut pour pénétrer dans la réalité, agripper le réel.

Le réel est trois points absolus ; le réel lui-même en tant qu’il est l’être (la pensée prenait en charge cette formidable effet qu’il y « est » un réel) ; le sujet en tant qu’il se-sait (sans se connaitre du tout, n’étant pas l’objet d’une connaissance mais l’effet cartésien de son acte) ; le réel en tant qu’il est positionné « là » (ce qui revient à dire l’extracorporéité).

L’absurde et l’existentialité

L’extracorporéité est ce qui concerne absolument le moi ; cette décorporation est la racine de la Nausée de Sartre, la toute présente absurde du monde de Camus, mais la bizarrerie de « ce qui est réalités », la dépersonnalisation que provoque la mort, ce regard externe et hors de tout point de vue qui nous cloue, cloue notre corps « là », l’horreur ou l’abomination d’exister, etc. Les expériences du moi lors de la survenue en lui de la structure même (à aucun moment de l’historicité humaine il n’y eut des « mois » qui sont nativement si proches, existent à même la structure de conscience) pousseront celui-ci dans l’incompréhensibilité qu’il soit « là » (plus aucune synthèse humanisante, plus aucun monde particulier parlé et partagé mais uniquement ce corps « là », soudainement déréalisé certes de son point de vue mais de ce fait rendant hyper réel qu’il y ait un « monde aberrant et autre » tout autour de ce-corps).

L’appel interne (sans intériorité du tout de quelque sorte que ce soit)

On peut tenter de placer néanmoins une conception de ce qui existe autour du corps, mais ça achoppera de toute manière jusqu’à se résoudre à la position d’une conscience (qui décide que notre être est un sujet inconscient, une volonté de puissance, un corps composé, ou que ce qui a lieu est « la société », ou le pouvoir en soi, ou tel relativisme, etc). Sauf que cette position de conscience est déjà elle-même admise et pensée et réalisée ; c’est justement d’explorer cette position que la philosophie (si l’on sort de la caricature qu’on lui inflige et prend en considération la vraie pensée grecque, l’efficace de la réflexivité chrétienne, la clarté de la description cartésienne, la durabilité des aventures des grands sujets confondants ou dézingués, de Descartes à Lacan en passant par Sade, Rimbaud, Céline, Nietzsche, etc) que la philosophie se définit ; en sa radicalité.

La position antérieure

C’est un seul et même être qui parcourt tous les devenirs, et la singularité de ces devenirs ne prive en rien de la Cohérence, qui est l’hypothèse tenue ici ; que notre-être, « là » où il est, soit depuis le début de sa découverte (hors des mondes particuliers) le Même, qu’il soit un-seul à chaque fois, et relève son articulation au réel (unique) d’une logique interne à cette structure ; c’est en ceci que l’on ne peut pas philosopher sans y être et comme la philosophie est la discipline qui rend compte de cette modification structurelle (qui crée une autre anthropologie depuis 2500 ans), la philosophie est ce qui introduit à la position de structure de notre-être (quels que soient les mondes et les personnalisations), de cette présentation accélérée du corps, de cette superposition.

La vraie et réelle position n’est donc pas, tout à fait généralement, d’imposer d’on ne sait quel extériorité (que ce soit la raison, le dieu étriqué (qui n’est pas le dieu pensé par la religion effective, de même que la pensée n’est pas la raison réductrice), ou l’autre du moi), mais de re-prendre l’être que l’on est déjà, de commencer ou de recommencer de percevoir son diagramme. Son diagramme dont il dispose déjà, mais noyauté, mal orienté par l’option consciente (toujours mal orienté, c’est au minimum structural et au pire une pression, une pesée, un poids) et par conscience il faut comprendre non pas une hyper supposition d’un hyper conscient (ce qui serait l’idéal ou la logique ou la vérité en tant que ces fantasmes occuperaient tout le terrain, alors que dans le réel rien n’occupe le terrain), mais une infra pro-position, de recul, d’antériorité, la conscience est ce qui se pro-positionne toujours antérieurement, en tant que vide et formelle. Soit donc non seulement le libre même, mais la possibilité du libre même, cad le recours. Le recours formel incessant.

Sans aucun contenu, sans connaissance (puisque non composé) mais disposant du se-savoir de la structure de conscience-de, de la puissance dirait Nietzsche, de la potentialité qui refuse (au vrai elle refuse fondamentalement tout, tout ce qui est) mais qui refuse parce qu’elle invente, pro-crée antérieurement, engendre de la structure même.

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Universel et révolution

28 Novembre 2014, 14:40pm

Publié par pascal doyelle

Si c’est notre être qui est mis à jour par les grecs, c’est cette structure qui est devenue et qui s’est modifiée ; notre être s’est modifié et ce ontologiquement.

Ce qui se modifie n’est pas repérable dans le monde mais dans la structure qui aborde le monde, le donné, le corps, la perception, etc. notre être, la conscience-de, se situe sur le bord du donné ; elle ne se constate que de ses effets. Nous sommes « habitués » à ces effets ; nous considérons l’universel, le sujet, ou le moi comme existant de fait. Mais l’universel, le sujet et le moi n’existent que dans l’effort, la tension, l’intention, l’intentionnalité de structure, l’intentionnalisation déployée (en universalisations (éthiques, esthétiques, etc) et universalités (le vrai, le bien, le beau, la liberté), œuvres, travail, engendrement des grands sujets et incorporations des mois, toute personnalisation est une tentative de résolution des quadratures, de même que les grands sujets s’épuisent et mortifient leur moi, leur humanité ou leur corps afin de remonter dans la structure de conscience, impossible).

Le premier devenir réussi est donc la révolution unique (qui installe l’Etat, qu’il soit libéral, ou momentanément communiste, qui ne se fonde que sur l’universel), mais ce qui devient en interne de la révolution unique est le monde du libre (ce qui ne se restreint pas au libre des individus, mais s’institue de l’utilisation de l’universel, l’utilisation de la raison, des sciences, de la nature humaine, etc, cette utilisation s’effectue par les sujets, soit ceux qui s’absentent dans l’objectivisme soit ceux qui s’ignorent dans les mois).

Le libre est ce qui utilise l’universel (au lieu que l’universel se croyait la finalité même), mais le libre ne s’interroge pas du tout sur lui-même ; il se prend pour la réflexion, purement fonctionnelle, de la réalité humaine sur elle-même ; la nature humaine est ce qui se réfléchit et que cela se réfléchisse n’est pas du tout une question. Au lieu que l’on avance ici que c’est le réflexif qui produit l’universel, ou l’humanisation ou le moi. La finalité n’est pas l’humain (qui est seulement effet) ; la finalité est la structure de réflexion elle-même.

L’être réflexif n’est pas la réflexivité humaine (qui est un effet)

La complexité engendrée par la révolution unique croit trouver sa stabilisation dans l’universel seul, comme cadre général qui renvoie chacun à lui-même, et l’homme à la « nature humaine ». Cette inertie permet de développer tout ce qui s’engage du donné « là » (la société civile, le libéralisme, l’humanisation humaniste, les mois, tout ce qui n’avait pas droit d’exister auparavant) ; mais en même temps elle constitue un piège ; le donné là inerte de la « nature humaine » piège le réflexif (sous la formulation de la « raison », de l’objectivisme et de l’objectalité, qui sont très exacts mais non pas le bout du chemin), et recourbe les intentionnalités vers une finalité «donnée là ».

Autrement dit c’est l’interprétation de la pensée comme raison ; la raison est l’interprétation qui traduit la pensée (beaucoup plus ample et ambitieuse) mais à l’usage des mois et de l’universalisation. Or l’universel n’est pas le tout du problème ; s’y ajoute le sujet qui outrepasse la raison (mais n’en est pas pour cela in-cohérent) et le moi et l’incorporation (soit donc le réflexif dans et par un corps).

Ne sont tenu pour rationnels que la raison (interprétation minimale de la pensée, cad de la réflexivité) et l’universel de ce fait tellement réduit (dont pourtant Descartes institue qu’il s’origine dans un sujet). Cela livre l’universel aux finalités supposées «naturelles » (la nature humaine, le moi comme spontanément « lui-même », le libéralisme sans autre fondement que pseudo naturel, la science comme constatation unilatérale d’un simple donné inerte) et ne permet pas de comprendre que notre être n’est pas naturel du tout, et qu’il doit se déployer structurellement (et non comme déterminations saisies par des objectivismes, scientistes ou étatiques, ou des objectalités de l’idéologie pseudo libérale et du monde des mois ou des utilisations délirantes de la liberté comme fantasme irréel).

Ainsi donc l’universel ne doit valoir que par les libertés, les êtres libres en tant que libres, en tant que mois et incorporés mais de mois atteignant le sujet en eux ; nous en sommes loin. Les mois sont en difficulté de comprendre qu’ils contiennent un sujet ; la structuration même des mois est tellement problématique qu’ils deviennent fous, se dégradent, se divergent ; l’atteinte du corps par la structure est extrêmement douloureuse, insupportable. Et toute la capacité de compréhension du problème se limite (si l’on peut dire) à l’universel, l’universalisation, ou l’objectivisme ou l’objectalité ; or si il est un sujet en chaque moi, il ne peut se résoudre que structurellement.

Ceci implique que soit compris à nouveau comme s’origine notre historicité et « cela » qui est devenu. Soit donc notre-être. L’archi, grec, et l’hyper, chrétien et affiliés, se sont confondus dans l’articulation nouvelle réflexive (que décrit, et invente en partie, Descartes et suivant). Mais depuis longtemps nous avons dépassé le seul universel et depuis Descartes au moins nous recherchons au-delà de la raison, de l’universel, de la pensée et nous sommes avancés dans la structure même ; par les grands sujets et par les mois, de même que parallèlement la régulation universaliste de l’humanisation, se cherche (et ne se trouve pas ou simplement ne se découvre que petit à petit).

De même ce qui résulte de l’installation de l’universel par la révolution unique, et qui garde en soi l’universel mais comme cadre, engendre un monde humanisé restreint dans la mesure où les seules finalités intérieures à ce monde là, celui-ci, retombent dans le moi, les regroupements, les immédiatetés objectivistes ou objectales, les représentations en images puisque c’est l’image du corps qui identifie ce que l’on est…

Or du point de vue structurel, celui de la pensée, grecque, et chrétienne, et celui du sujet (qui sont une seule et même trame, un seul tissage réflexif), le un n’est pas le corps mais n’est pas non plus le non corps (dans el christianisme le corps est totu à fait autre chose que la caricature dont on a bien voulu l’affubler, dont les instances objectivistes et objectaux lui surimposèrent l’image, image produite à leur mesure, à leur norme de raison et de moi psychologique). Il faut comprendre que certes l’objectivisme et l’objectalité, les sciences et l’étatisme (dérive de l’Etat dont l’essence réelle serait la démocratie non encore advenue), la société civile grotesquement ultra libérale et les synthèses hâtives des mois (qui sont des bricolages qui y croient), tout cela est réel et réalise une réalisation humaine concrète, mais forment tout autant le piège dans lequel le structurel qui s’élançait par la pensée grecque, la réflexivité chrétienne, le réflexif cartésien, le structurel qui a soulevé le monde, l’humanisation, l’historicité, s’est enfermé. Tout le structurel est piégé dans les synthèses apocryphes de l’objectivisme et de l’objectalité.

La vérité et la réalité est qu’il faudrait comprendre en-deçà de l’universel, qu’il existe un structurel, valant en et par lui-même, de même que Descartes origine la pensée (qu’il définit comme entendement, sous-entendant que sa philosophie n’est déjà plus la pensée seule), dans l’être de l’homme dont le doute et la suspension d’être, le cogito et le réflexif qui se-sait, l’infini et l’indéfini qui a lieu manifeste, montre, expose l’activisme.

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Notre-être dans le Réel

26 Novembre 2014, 10:27am

Publié par pascal doyelle

La finalité est ainsi de réinvestir ce qui est, là, tel que cela est, et que cette instance n’est accessible à peu près, que si l’on parvient à y réinterroger l’ensemble des niveaux, des degrés d’être qui s’y creusent et nous font exister.

De sorte que du moi il faut sauter dans le sujet, à pieds joints, et du sujet remonter à la pensée, grecque, et ceci en séparant bien les degrés (sinon ça se mélange et on n’y comprend plus rien et surtout on risque fort de tomber ou retomber dans la pensée du doute, la pensée critique, la pensée contemporaine, celle qui croit si immanquablement en sa « lucidité »).

Si l’on remonte du moi au sujet puis à la pensée, on reprend la densité que l’on est comme incorporation (le moi), en l’intensité radicale du sujet (et des grands sujets fous et incompréhensibles), et par l’extensivité (de la vérité, parfaite, de son gout de la perfection ; l’être est intégralement réalisé comme Un, comme Un sans totalité, puisque le un étant parfaitement se passe de toute totalité et provoque quantité de totalisations, les vérités).

Alors tout est nettement séparé, mais unis en une fois par le seul Un ; la structure réflexive qui s’est débarrassée des mondes particuliers, des langages, des groupes, des déterminations, ayant créé ces élaborations intentionnalisatrices ; son archi-tecture.

Ceci considérant l’apport structurel qui a modifié anthropologiquement la « nature » humaine, en lui imposant une structure externe, dite conscience-de (soi). Conscience-de signifie qu’il n’est de conscience que de quelque « chose » (détermination) du monde donné là ; que la conscience est sur le bord du monde (il n’est qu’une immanence totale sauf qu’il existe un bord qui se rabat vers). Mais de plus il s’agit de conscience-de (soi) ; les parenthèses signifiant que le soi en question est d’abord et essentiellement un rapport. Un rapport à (soi) qui crée justement le soi dont il est le rapport ; c’est un rapport rétroactif ; de sorte qu’il peut prendre une représentation, une détermination (Pierre Dupond ou la France ou tel groupe humain, les aborigènes, ou bouddha, etc) et que prenant telle représentation, il crée un rapport qui est plus grand que cette représentation, qui l’outrepasse (puisqu’il faut encore être en capacité de relier cette détermination à toutes les autres, donc le rapport est toujours plus grand que les liens entre eux) ; le moi qui se dégage de Pierre Dupond est plus grand que Pierre Dupond, cette dénomination ; la conscience de pierre du pond peut s’utiliser en quantité de rapports différents ou divergents ; la possibilité du (soi) est plus étendue que tel ou tel soi.

Qu’il y ait un tel être ayant un tel rapport à (soi) veut dire qu’une puissance aberrante investit notre réalité ; ce corps, cette cervelle, cette humanisation. Il n’est pas dit que nous possédions le corps, la cervelle, l’humanisation adéquate qui puisse supporter la puissance du rapport à (soi). Ce rapport n’est que cela ; un rapport. Il est en lui-même on peut le supposer identique même pour un extraterrestre ou un dieu ; il n’existe pas deux manière d’être rapport à (soi), a priori. Par contre rien ne prédit que ce corps en soit capable ou que l’on ait élaboré une humanisation, en l’occurrence qui puisse supporter la puissance du rapport à soi ; de même que tel moi puisse supporter l’horreur et la bizarrerie d’exister pour « soi-même » ; c’est une aberration, un illogisme, une incompréhensibilité absolue.

Qu’il existe une telle puissance (au sens de potentialité évidemment) et qu’elle tombe dans les corps humain, signifie aussi qu’il est quantité de conditions physiologiques, etc, de cet être ; autrement dit il n’est aucune différence entre telle conscience de (soi) et telle autre ; aucune, elles sont parfaitement identiques (étant formelles). Mais en même temps il est des tas de conditions qui prédisposent telle ou telle conscience ; on sait bien que l’on peut parfaitement être à la fois tout à fait intelligent et tout à fait stupide. Ou donc une cervelle va toujours lancer un rapport absolu au donné là, au réel, et c’est cela la conscience-de ; qui (se) positionne dans le Réel (pour qui il existe un réel, parce qu’il existe aussi un Irréel, une re-présentation dans la cervelle, perdue dans son rêve éternel non réel).

De même donc la conscience-de vient en dernier ; elle requiert les conditions que l’on découvre peu à peu ; un corps, une cervelle, un langage, un groupe humain, uen culture, etc ; elle ne remplace rien de tout cela et ses rapports dépendent de ces conditions, mais son être de conscience est et n’est que le pivot en plus qui va commencer, plus ou moins, et petitement et au fur et à mesure, de redistribuer toutes ces conditions (qu’il ne s’agit en aucun cas de nier), dans et par ce rapport étrange et insupportable que la structure lancée de la cervelle positionne vers le Réel.

Autrement dit c’est un ensemble coordonné architectonique (du corps au groupe humain en passant par cervelle et langage etc) qui produit un être neutre et vide et formel (la conscience-de) qui (se) réorganise incessamment et petit à petit. Quant au langage, il est clair qu’il prédétermine la conscience, mais que le langage est signes et que la conscience-de traverse ceux-ci ; c’est toute la difficulté ; la conscience-de est formelle et lance des rapports vers le donné là, et le là du donné, cad le réel (comme position vide dont on prend conscience-de), et le langage suit cet outrepassement ; le langage est ce dont on se sert et non ce qui seulement et uniquement se sert de nous (il serait absurde d’admettre l’un sans l’autre, mais de ce fait si la régularité est dans le conditionnement qu’impose le langage, l’irrégularité qu’introduit l’activité de conscience-de est ce qui bifurque et intercale de l’imprévisibilité, ce qui au final importe).

L’activisme de conscience-de a donc pris son essor par les grecs, les chrétiens et affiliés, Descartes, les grands sujets, se déployant comme objectivismes et objectalités (étatismes et humanisations jusqu’à la personnalisation et l’incorporation des mois), en ceci que l’acte de réel est devenu le pivot seul effectif (le reste étant déjà mémorisé, pour ainsi dire) ; l’intentionnalisation a élaboré sur sa forme vide, sur le structurel de conscience (qui se dénomme lui-même comme étant le Réel, cad l’être, ou comme sujet, cad cartésien, étant entendu que la philosophie ne crée pas l’activisme de conscience-de mais qu’elle est la discipline qui en rend compte, quitte à l’accélérer ou même créer un en-plus d’activisme de ce fait), le structurel de conscience a élaboré un rapport au Réel qui outrepasse la synthèse immédiate, et outrepassement qui se signifie de ceci ; le réel est parfaitement ce qu’il est, reste à comprendre comment et pour « quoi ».

On comprend que la conscience-de est un mécanisme qui n’est assigné à aucune finalité (puisque ce mécanisme est vide et formel) mais qu’il travaille (étant formel il ne fait que cela ; il œuvre, il s’active) le donné là ; l’humain ou le moi, le langage ou les universalisations, etc. ce mécanisme est une technologie (surgi de la cervelle, nu et sans contenu, ou plus exactement par delà n’importe quel contenu, sinon on ne voit pas bien quelle serait son utilité, coincé qu’il serait en tel ou tel contenu).

L’hypothèse générale est la suivante ; ce mécanisme est articulé au donné là et au « là » du donné, soit donc au réel, et ce réel (soit donc l’être) n’est rien d’autre que le présent pur effectivement toujours exact et impératif.

Remarquons donc que la désignation « notre-être » est en partie ironique … on n’aimerait rien tant que de se calfeutrer dans telle ou telle identité (d’humanisation, de moi, d’irréalité, de rêve de la cervelle éternelle, etc), mais le mécanisme de conscience-de (soi) est de ce point de vue une aberration incompréhensible, insupportable, incohérente et peut-être n’en sommes-nous pas capables ou telle ou telle configuration de telle ou telle humanisation n’est pas en mesure de supporter cette puissance, cette potentialité, et s’affaisse, s’effondre, s’écroule. Le dit rapport-de n’est pas « écrit », il peut tout à fait s’égarer et ne pas s’en relever (si il était écrit, il n’obtiendrait pas les contenus, mais se figerait en quelques uns ; la condition même qu’il parvienne à « des » contenus suppose qu’il soit lui-même indéterminé, cad formel).

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La lame aiguisée du Présent

24 Novembre 2014, 20:04pm

Publié par pascal doyelle

Le sens du présent est donc de re-trouver ce que l’on sait sans le connaitre.

Il n'y a pas d’incommensurabilité, d’éternité, d’absolu, de tout qui serait le un, parce que tout ce qui est, est divisé intensément par le Présent (cad le point actuel ou le ici-même, le ici et maintenant) ; si on se demande où est la porte, il n'en est qu'une ; et à disposition absolue de chacun ; le présent où, en lequel on est déjà. Creuser le "présentement" est l'ambition de toute la philosophie ... agripper et ne jamais lâcher le maintenant, l'épuiser, l'absorber, le dévorer ; ça n'est pas une facilité, mais ça se travaille, depuis 25 siècles. Autrement dit ce que l'on nomme l’Être ou l'éternité ou la volonté de la volonté, etc, est l'actualisation ici et maintenant par "ce qui refuse de se soumettre», à quoi que ce soit. Il n’ya pas d’infini, mais seulement le ici et maintenant accessible, dont on est déjà saisi…

Nous ne sommes donc pas séparé de « ce qui est » puisque ce qui est, c’est le présent et qul’on ne le quitte jamais. On n’existe pas « en-dehors », l’idée même en est absurde.

Le présent non comme si on pouvait s'en saisir, mais en ceci que l'on "est" le présent lui-même (philosophiquement donc). Pour une illustration (qui est en réalité un effet instantané du temps, puisque prendre conscience est un jeu Dans le temps lui-même), lorsque vous prenez conscience de vous-même, ça n'est jamais sans un décalage, (sinon nous serions une pierre ou une table), on pourrait dire : mais alors nous ne sommes jamais "nous-même" ... sauf que c'est ce décalage même qui nous produit ... Pareillement, on n' « est » pas le présent, mais on l’existe instantanément. Non au sens de tomber dans l'illusion qui nous ferait croire "être" ceci (ou cela) parce qu'on le nomme ... mais justement dans le fait que le nommant, c'est pour cela qu'on y est Réellement.

Prendre conscience de ceci ou cela, c'est en être séparé, mais en être séparé c'est précisément en être la conscience. Il faut abandonner le principe fantasmé que d'être conscience de ceci ou cela, ça nous en sépare... d'en être la conscience ça nous le fait être (cette séparation est elle-même la vérité ou le réel). Abandonner donc le désir d'Etre "massivement", substantiellement, compactement ce que l'on nomme ; on n'existe pas massivement le présent ou la conscience que l'on est, mais légèrement, si légèrement que par là seulement ça existe. L'exister, le mouvement même, l'acte, est tout autre chose que l'Etre massif fantasmé (et qui est fantasmé par ceux-là qui critiquent et caricaturent la philosophie, la pensée, le christianisme, Descartes, etc). C'est le présent comme mouvement radical mais infiniment souple et non comme "être massif" (qui effectivement est non seulement insaisissable mais fantasme "objectivé", réification).

C’est donc le pur mouvement, l’acte même qui est. De même c’est le présent qui est l’être. Ce qui ne signifie pas qu’il n’est que le mouvement et le devenir et rien d’autre et que l’être n’est pas ; ça signifie que le mouvement est, que le mouvement Est l’être lui-même. Ça n’est pas se livrer au devenir, mais dire que le devenir, cad le présent, est effectivement l’invariance même.

On peut comprendre le désir de l'Etre, de l'éternité, du tout dans le tout, etc, mais ma perspective est rigoureusement inverse. Le présent que je désigne est celui qui disperse, sépare, divise, creuse, découpe absolument tout : absolument tout, à la racine, à la racine antérieure à tout. Autrement dit pour moi il n'est pas d'éternité, de tout ni de totalisation (ni en notre esprit ni dans la réalité, qui est entièrement splittée), et l'être est pour moi littéralement et n'est que le présent qui dévore ou déroule (comme on veut, ou à la fois) toute la, les réalités. Je veux dire c'est une vision sans réconciliation ni "bonheur" ni unité ; sinon celle-ci que "ce qui est" est le présent qui provoque toutes les choses en les splittant. Ou donc ; lorsque je dis "conscience" ou "présent", ce ne sont pas des essentialités, mais des opérations, des opérativités, des mécanismes, qui hachent menu la réalité ; le présent est si l'on veut une lame de fond, la lame de fond qui travaille absolument, cad radicalement, ce qui est, les réalités, univers, mondes humains divers, personnalisations, etc. Rien ne résiste à cette lame de fond, dont il faut garder l'aspect terrifiant, a-humain, indifférent, et "opérativités" parce que "conscience" et "présent" sont comme des technologies, des mécanismes, inventées par le « donné là », la réalité, pour se suppléer, à moins que ce ne soit le présent qui ait splitté, découpé afin qu’il existât des réalités.

Ce par quoi l’on se recueille et ce par quoi on est en capacité de.

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Le sens, l’orientation, la direction du Présent

22 Novembre 2014, 09:46am

Publié par pascal doyelle

Ce qui existe n’a pas de sens, parce que c’est le sens. Ça n’a pas de sens en ceci que ça ne va nulle part, c’est « là ».

Sauf que le là en question n’est pas du tout un simple donné, une composition, de la détermination, et que ça creuse en dedans, ça outrepasse et c’est la fonction même du présent. Le présent est là afin d’échapper par-dessus la détermination et le donné là. De même « conscience » ne se présente pas comme déterminée mais par-dessus les déterminations. Ou plus exactement par en-dessous.

C’est la possibilité qui prédominait auparavant, de situer au-delà de la détermination une archi détermination qui regrouperait les sens, les différentes significations de l’être, de ce que l’on nommait l’être, avant que celui-ci soit splitté, dispersé selon l’existence. Mais la réunion des significations de ce qui est, vers l’idée idéelle ou idéale de l’Etre (la réalité comme idées ou la réalité comme moteur énergique, Platon ou Aristote, sans compter que l’on a pu totu autant évaporer l’exister dans les atomes, qui abandonnent le champ à la matérialité, à la composition mais cette fois composition de l’élément physique).

L’archi détermination des grecs entre évidemment en congruence avec l’hyper détermination du christianisme ; non que cela tienne en une religion, mais de ceci que le christianisme est réflexivement sur l’assise du monothéisme dont on sait bine qu’il le subvertit intégralement ; réflexivité dans le réflexif du Un (le dieu juif n’a pas réintégré un corps, de même l’islam réintègre lui la communauté, en esprit). L’archi et l’hyper, l’extensivité de l’universel et l’intensité du sujet (dieu révèle notre être en sa dernière conscience indéfiniment possible, qui nous libère du monde et du corps donné là, délivre des intérêts du monde qui sépare les consciences, et réunit les consciences-sans-rien, crucifiées, en son uni-conscience).

Si l’exister est le « sens » lui-même, (c'est-à-dire si il est l’in-sensé) et qu’il n’y a pas à se demander pourquoi, la question serait alors : mais qu’est-ce que c’est qui est (entièrement là) ? Ou donc comment déplier « cela » qui est « là » et dont on voit qu’il est « ce qui est » mais dont on ne sait que peu.

On a vu que l’on est passé de l’être comme pensée, à l’originel de la pensée, la pensée est pensée par un sujet, puis au démontage de ce sujet par la structure ; la substructure proliférante (dénommée « conscience » comme forme vide sans rien, mais absolument positive et radicalement à la racine, pour ainsi dire ; à la racine non pas qu’elle existerait avant tout le reste, parce qu’au contraire elle existe après tout le reste et surgit de la cervelle vers le réel, et que donc « à la racine » signifie qu’ontologiquement c’est en ce point là que ça se passe).

Ce qui est, et qui donc est de fait le « sens » (insensé puisqu’il ne conduit que ici même, sauf que l’on ne sait pas « où » l’on est), ce qui est se tient dans et par ce résultat auquel la réflexivité philosophique aboutit ; la structure de conscience.

Contrairement à ce que l’on caricature il ne faut pas comprendre « conscience » comme un contenu, mais comme un mécanisme ; ce que l’on perçoit fortement par Sartre, et c’est également ainsi qu’il faut lire Husserl ; la description qu’il en opère s’institue encore comme « ayant un sens » ; les intentionnalités formeraient une signification ontologique, un aboutissement supposé. Par là Husserl entend reconduire le travail qui jusqu’alors cherchait dans le contenu, l’archi contenu. Il était alors possible d’empiler, de concaténer, de réunir, de synthétiser l’ensemble de toutes les significations de ce que l’on prononce, ou en l’occurrence intentionnalise, et cela indiquerait un sens.

Or bien que mécanisme c’est à chaque fois un point, ce qui signifie un individu. Si l’on s’en tient au contenu, on ne retiendra que l’universel, mais si l’on admet l’individu (cad l’indivis, l’indivisiblement un, indivisiblement tout à fait spécifique puisque ce Un est un rapport ; le rapport à (soi)), cet universel, maintenu, est incrusté dans le réel comme un, ce qui veut dire comme effectivement existant, effectivement présent, effectivement réel.

Ce qui a commencé de se creuser par les grecs, repris par les chrétiens, Descartes et grands sujets, c’est la compréhension du lieu de notre situation ; là, le lieu en lequel chacun est, est absolument ce par quoi il est dans l’être même une dimension en plus. Et il s’avère que ça n’est pas uniquement une dimension « humaine » mais structurée par le présent, soit donc cela qui anime tout ce qui est.

Si l’on passe outre l’illusion que provoque la dernière acquisition par le réflexif ; le moi et l’objectivisme (de science ou d’Etat) ; il est donné à chacun de réimporter en son moi, et par son moi (puisque le moi bien que bouchant la vue, est une avancée considérable et provoque une hyper-archi acculturation qui seule rend vrais, cad réels, l’universel et l’Etat, l’historicité et le réflexif, qui par cela s’incorpore), de réimporter à la fois l’extensivité, l’intensité et la densité (la pensée, le sujet, le moi).

Ce qui continue dans le registre de l’insatisfaction indécrottable (…) est alimenté par le moi lui-même ; il croit qu’il peut être, être plus, être autre, être ailleurs ou autrement, bref on ne sait pas, et le moi n’en sait pas plus … Il est ou serait taraudé par une insatisfaction fondamentale qui serait telle une malédiction … Puisqu’il est articulé par la synthèse et la conscience versée, déversée dans ses contenus, il continue de croire en on ne sait quelle attente. Alors que tout est là.

Il apparait clairement et Nietzsche est le seul, le seul, que l’on doit être ce que l’on est. Que l’on doit être « cela » que l’on est, rien de plus, pas d’arrière monde, ce qui veut dire pas d’illusion d’être ailleurs autrement encore plus, etc. cette station, cette suspension absolue que crée, invente, découvre Nietzsche est ce que l’on retient ; ce qu’il en retire, les argumentations qui tendent à expliciter la description de son état ontologique, de son être ontologique, sont à distinguer de cette dite description de position ; par Nietzsche (de même que par Descartes et le roc radical du sujet fondamental, repris par les grands sujets, Kant et Hegel compris, qui regardent, perçoivent la réalité ou le devenir des yeux du dit sujet, tout à fait extérieur à ce qu’il dit (le transcendantalisme par quoi il se détoure et l’historicité par quoi il se voit agir et penser), par Nietzsche le « qui-est » remplace le « ce qui est ».

Et par le « qui-est » il faut comprendre qu’il existe en tant que mouvement ; en tant qu’il se rapporte à son être ; le « qui-est » n’est pas une simplicité ni seulement une complexité (il serait complexité de déterminations), mais une distorsion (une difficulté de structure et non de déterminations). Par distorsion il faut entendre que l’on n’y aborde pas sans y être … ce qui tombe bien puisque l’on y est.

Que l’on n’ait pas le choix, puisque « ceci » est cela seul qui est, et que donc on se situe déjà-toujours à la racine de « ce qui est », ce qui se voit tout à fait nettement de ce que seul le présent est, est le fait même (il n’en est aucun autre et tout ce que par ailleurs on peut découvrir doit y prendre place). Ou donc ; l’exister ne s’instaure pas d’ailleurs (de où s’installerait-il ?) l’exister est ce qui installe tout ce qui est, et ce qui existe est ce seul présentement.

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Le catalogue élaboré du réel

18 Novembre 2014, 11:22am

Publié par pascal doyelle

Notre histoire comme exploration de notre être point à point.

Si c’est notre être qui est dé-couvert par les grecs, repris par les chrétiens, Descartes, etc, alors nous sommes au bord du monde, cad de nous-mêmes, depuis ce début. De même tout moi, qui est la dernière acquisition (dans le renouvellement de la déjà acquise universalisation et humanisation) est au bout de lui-même ; au bout du rouleau.

Un moi parcourt ses limites, constamment ; sa synthèse, qui est sa logique, qui est son bricolage, se heurte aux murs. Sa synthèse est elle-même le pivot articulatoire qui le délimite et l’enserre autant qu’il rend possible qu’une conscience soit à ce point, à ce degré de précision.

De précision parce qu’à partir de la pensée grecque qui ciblait naturellement le plus haut et la plus élevée analyse (du Un engendrant les séparations intentionnalisatrices), le réflexif veut atteindre l’épaisseur même du donné là, soit par les précisions de la détermination du connaitre (qui n’est pas le savoir, le se-savoir de la structure), soit par l’incorporation, par le moi.

Le bord du monde tend ainsi à se replier sur la matérialité ; au sens de matérialisation. Non pas matérialisation d’un contenu éthéré qui s’incarnerait dans la « matière », mais au sens d’une forme (bord du monde) qui s’invente comme matérialisation et ce en empruntant tous les chemins de la matérialité donnée là ; autrement dit cela aboutit à poursuivre, à ajouter à la matérialité.

La séparation qui voulut que la pensée soit autre que la réalité (et qui ne fut jamais tout à fait cette caricature figée, le monde participe des idées qui animent qui sont le vivant, le vif, le dynamisme ordonné du monde donné là pour Platon, et dieu n’est pas pour le christianisme une désincarnation du monde mais au contraire de porter à son comble que ce soit un monde peuplé, etc) était un détour qui offrit que la démultiplication des signes qui marquèrent les intentionnalisations, en cette trame les données du monde pouvaient se saisir ou tout autant ces données apparaitre à notre regard par la pensée, mais aussi par la conscience de soi du vécu chrétien, par cette architectonique qui souleva le monde et le vécu, l’objectivité ensuite et les subjectivités ; ça n’est pas seulement la raison ou le christ ou Descartes ou Nietzsche ; c’est une dimensioN, perspective ouverte qui se révèle l’unique et la seule perspective, bien que de perspective ça en soit une…

Ça n’existe pas autrement que dans une perspective, sauf qu’elle est unique. Enfin unique, ici, en son point de vue.

Or cela ne signifie pas que la perspective générale soit un subjectivisme, mais que cette perspective est elle-même l’objectivité ou l’hyper-archi objectivité. Et que précisément c’est cela qui est en jeu ; que nous puissions nous saisir de cette archi perspective de manière objectivée.

Or cela en se peut évidemment selon le même mode de l’objet de « science » ; non pas quant à l’épistémologie même (puisqu’il s’agit de connaitre, il faut connaitre), mais selon l’objet réel lui-même ; les sciences s’ajustent à un objet extérieur. La technologie qui permet d’approcher cet objet réel qu’est notre être, ne peut pas se contenter de le transformer en objet extérieur mais doit tenir compte de sa nature même ; ce à quoi prédispose …la philosophie même et depuis le début. Depuis le début ça n’est pas que ça mêle allégrement objectivité et subjectivité (qui n’apparaissent au fond que bien tardivement, les grecs ignorent cette séparation mais traitent de la pensée en une fois, en la considérant telle qu’elle s’apparait et de déploie), depuis le début ça s’engendre comme devenir ultra réel et provocateur ; ce qui signifie « ayant des effets », des tas d’effets.

Autrement dit ; on regarde de haut et on condamne la pensée ou la philosophie ou les grands sujets en reléguant tout cela par une sorte de mélange mal assorti d’un peu de tout, un réductionnisme généralisé, alors qu’en réalité ce qui est arrivé, l’ensemble de toute la structure et de toutes les substructures qui se sont exposées, montrées et parfois démontrées, sont celles effectivement réelles et actives ; c’est seulement qu’au terme (ou un des terme) de ce devenir structurel, prenant assise sur ce seul sol du moi ou de la science ou de la raison limitée ou de l’objectivisme, nous ne parvenons plus à remonter dans cela même qui nous architecture.

Le moi et la scientificité (qui fonctionnent en leur périmètre) n’atteignent pas ce qui pourtant a pu les causer, les développer ; ni le moi ni les sciences ne tiennent, ne s’installent et ne s’organisent hors des cadres très certains (d’une part l’universel et d’autre part le statut de sujet).

Ce dénigrement (qui fut bien utile s’agissant de récupérer, de réaliser les formulations de science et de personnalisation) est d’autant plus absurde que nous disposons du catalogue raisonné (pour ainsi dire) le plus complet quant aux devenirs et aux potentialités de l’universel d’une part et du devenir sujet d’autre part … nous avons passé 25 siècles à en élaborer toutes les coutures.

Notre pensée, le réflexif, l’archi réflexivité par quoi elle s’est produite, s’utilise précisément de cet exister qui a radicalement mis au jour notre être tel quel, ayant exploré et navigué en toutes ses possibilités. Toute cette acculturation qui est nôtre (et qui peut tout à fait s’adjoindre aux réflexivités de tous les autres mondes humanisés, s’adjoindre à ce qui de réflexif on y découvre) est donc le connaitre effectivement réalisé qui s’est déployé à partir du savoir, du se-savoir de la structure (on a vu la différence entre le savoir et la connaissance).

Puisqu’elle est le réflexif (sur son mode déployé, exprimé par les grecs uniquement mais qui « attendait » la révélation que le réflexif soit aussi la re-prise de notre existence, par le christianisme, qui est l’autre structure majeure de ce réflexif, qui expose notre existence en une fois mise sous le nez de la conscience, de la vie à la mort par cette re-énonciation selon l’esprit, cad selon l’hyper intense intentionnalisation, qui s’avance vers les Sujets comme nouvelle réflexivité, cartésienne d’abord), ce sera donc selon ces deux modes ; l’archi réflexif grec et l’hyper réflexif chrétien.

Le moi n’envisage les deux modes que sous sa propre incapacité ; l’Etre serait un gros objet amorphe du désir ou le sujet serait une chosification (du vivant, du corps, de la cervelle, de l’ordre sociétal, de l’inconscient, de la volonté fantasmée, etc). Alors qu’en fait l’être était la formule structurelle complexe et tordue dans l’archi réflexif grec (qui restructure incessamment selon les systèmes l’intentionnalisation extensive de la pensée au sens propre, tendu vers l’être, cad vers le Réel) et le sujet est l’approfondissement, l’intensité radicale, l’activisme de toute conscience effectivement réelle (sujet fondamental descriptif de Descartes, sujets et grands sujets qui suivront, fous, démontés, explosés, cruels ou d’une difficulté effroyable à concevoir et à vivre, qui s’insupportent du monde, du corps, du moi, de l’humain).

L’incapacité du moi et de l’objectivisme (soit donc de ce clivage qui détruit la pensée et l’être, le sujet et la structure, entre subjectivisme et objectivisme) a re-entrer à nouveau dans la structure (et d’abandonner son ambition éclatante, ébouriffée, d’abandonner l’universel et le sujet structurel) est à la fois un bien (le moi et l’objectivisme, des sciences ou de l’Etat, par ex, se déploient) et un terrible mal ; le moi et l’objectivisme se retrouvent dans l’incapacité de succéder à l’ambition, l’ampleur, et tournent en rond dans leurs limitation, celle là même qui les organisent …

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