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instants philosophie

L'ici et maintenant partout

4 Janvier 2015, 16:21pm

Publié par pascal doyelle

L’expérience philosophique est donc l’avancée à l’intérieur de ce qui n’a pas d’intériorité ; la structure. Le voyage au-dedans de la structure et puisque c’est une structure, cad un rapport, se définit donc comme modification du rapport.

C’est le rapport à ce que l’on a nommé instantanément comme étant l’être, cad le réel.

La forme de notre réalité, notre être donc, puisque notre réalité est en fait la forme seule et rien d’autre, aucun contenu ne peut supplanter la forme, aucun contenu de conscience ne prend la place de la conscience, et si l’on confond encore conscient et conscience, il faut poser en principe qu’il n’y a pas à choisir entre le conscient et la conscience, la conscience et le corps, la conscience et la perception, etc ; la conscience vient en plus de tout ce qui la précède et tout, littéralement tout, la précède constamment. Et puisqu’elle vient en plus elle articule et réarticule sans cesse tout donné vers l’horizon dernier, celui qui est « là », au-dehors, le réel ; l’horizon que la conscience ne peut pas mouvoir, mais aussi l’horizon Réel qu’aucune réalité ne recouvre ; il n’est aucune détermination qui contienne toutes les déterminations.

Ce qui existe c’est donc la forme de conscience dans l’horizon formel du réel. Rien d’autre. Tout le reste passe. De même que « conscience » épuise tous les mondes, les réalités, les possibilités. Et l’horizon formel du réel n’est rien d’autre que le présent.

Toute la détermination aboutit au présent qui est cela seul qui demeure et qui demeure parfaitement identique à lui-même et qui est en chaque point (puisque le « présent » est en fait le point ici-même, l’ici et maintenant inimitable et jamais répété, puisqu’en réalité, de point, il n’en est qu’un seul, un-seul-point), qui est en chaque point absolument réalisé et sans équivalent ; ce à partir duquel le reste, tout le reste existe.

Qu’il y ait un monde, cela signifie que ce monde fait office de mémoires pour ainsi dire par rapport au point unique du présent.

Nous disons de mémoires, au pluriel. Parce que s’il existait un seul Ordre ou un seul Sens, ils absorberaient la différenciation et rendrait impossible qu’il y eut quelque univers que ce soit et ce d’autant plus qu’alors, dans cette logique, on ne voit pas pourquoi il n’en existerait pas quantité d’autres.

Nous n’aurions qu’un univers limité à un seul sens ou en un seul ordre monolithique. Puisque le désordre règne nécessairement (nécessairement afin qu’il y ait « possibilités » diverses et non pas nécessairement de contrainte qui superviserait), cela rend possible qu’il y ait des ordres dans leur localisation, ou leur niveau ; telle mise en ordre (la vie) est appuyée sur tel substrat chimico-physique, etc.

Le problème général si l’on n’admet que la composition, que la détermination, que le quelque chose, que les mondes, c’est que l’on ne voit pas pourquoi cela se limiterait à tel ou tel monde, telle ou telle composition. Tandis que si le présent est l’être lui-même, c’est l’acte de réel qui décide et tient la réalisation. En somme le présent parcourt les mondes et pousse à la réalisation ; quitte à abandonner et délaisser quantité de réalités. C’est ce qui semblait le plus pauvre et le plus immédiat, le présent, comme réceptacle amorphe ou comme fonction de « ce qui est », qui en fait régule et force les réalités, les contenus, et aussi bien les consciences.

Ce qui est, le réel de ce qui est, se constitue, s’auto constitue en épuisant les réalités, mais ce qui s’auto constitue ne vise rien, il est purement et simplement l’exister. Compte tenu qu’existent à la fois et tout autant le néant et l’être, indifféremment et assignés à cette seule loi ; le possible.

Alors ce que cela, qui relève de l’être, deviendra, l’exister s’en débarrasse … puisque l’exister consiste en ceci ; qu’il n’assigne aucun ordre aucun sens, afin que chaque part soit réelle. Que chaque part de réalisation revienne finalement à (soi).

Et il se trouve simplement que ici et là un tel rapport se-sait. Ce que l’on nomme « conscience » est cette part du réel qui a/est son rapport à (soi). Cet être « de conscience » est « se rapportant à soi » et donc crée son être de son avoir, à partir de son avoir. Être de conscience cela n’est rien d ‘autre que l’entretien d’un rapport à soi, ce qui n’existe en rien ni nulle part sinon en et par une conscience. Ça a ce nom là.

On ne sait pas encore tout du rapport à (soi) et surtout pas qu’il puisse se définir, puisque précisément il est ce qui définit quoi que ce soit. Et c’est progressivement qu’il parvient à peine à la saisie difficile et invivable de son être propre structurel.

Dans l’univers monstrueux (tandis que peut-être il en est mille milliards d’autres, et d’autres espaces ou temps ou réalisations de toutes sortes, puisqu’existent également et le néant et l’être, côte à côte, tout étant réalisé absolument), il est ici et là quelques Fils du monstrueux Exister.

Il n’est rien de raisonnable mais par contre une Cohérence forcenée, effrayante, une puissance qui réalise et sacrifie tout à la réalisation, au « rendre réel ce qui peut être », (l’être se réalise sans frein sinon sa propre radicalité, et radicalité au sens intégral, puisqu’il est la racine même) ignorant sa destination puisque cela est la destination même et pour cela il est un Présent qui-fait-être. Or il est plus qu’une étrangeté à interroger qu’il y ait un Présent. Jusqu’où s’enroule ou se déroule ou se plonge le présent ? Nous sommes absolument adéquats au Présent, au point ici-même. « Ça » se décide ici et maintenant ; ce qui est se décide dans l’ici et maintenant et cela partout où cela se doit.

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Le réel et sa brutalité

3 Janvier 2015, 10:15am

Publié par pascal doyelle

Si il n’est pas d’ordre ni de sens mais le grand déploiement indifférencié (indifférent au sens et à l’ordre) c’est que précisément s’installe le jeu de la différenciation ; ce qui est réel suit indifféremment la différenciation, puisque par là seulement on passe outre un ordre ou un sens qui assignerait qu’il y ait plus ceci que cela, et qu’alors tout revient à la possibilité. Ou donc ; la réalité est ce qui se décide elle-même et constitue sa propre dureté.

Si cela est tel, quand bien même aboutirait-il en tel sens ou tel ordre, ce ne sont pas ceux-ci qui existent mais le dés-ordre du début et initial. L’essentiel, l’essence de la réalité est le désordre (ou si l’on veut les sauts d’un ordre inférieur à l’autre, puisque l’ordonné est « ce qui dure » étant organisé), ce qui ouvre la possibilité même mais sans que celle-ci soit prescrite.

La réalité est ainsi le lancement de toute la réalisation en tant que cela repose sur la détermination, les différenciations de la réalité.

Il se trouve que dans ce désordre manifeste (qui ne se soumet en aucun ordre ou sens, qui produit une ou des réalités, un ou des univers, mais dans tous les cas selon une dépense initiale insensée, sans ordre, ni sens), il y aura au moins un être qui sera pour lui-même rapport à (soi).

Ça n’est pas le rapport à un soi ; mais à un (soi). Ce qui veut dire que ça n’est pas le soi qui compte mais le rapport, qu’il y ait un rapport. Et il en existe au moins un, l’humain ; et probablement quantité d’ »autres, mais dont on peut se demander ; sont-ils autre qu’un tel Même rapport à (soi) ? Puisqu’il n’existe pas a priori d’autre manière d’être ce rapport, une pierre est, un animal est rapport au milieu, une conscience est rapportée à elle-même, peu importe ses contenus.

Peu importe ses contenus et c’est bien pour cela que quantité de cultures vont inventer divers contenus et chacun synthétisé en une fois (les égyptiens, les mayas, les tribus et royautés, les empires et tous les mondes particuliers, un par un , à chaque fois). De même tout moi invente sa personnalisation mais dans tous les cas crée un rapport à (soi), peu importe les turpitudes du moi.

Cette structure est immergée en chacun de ces contenus synthétisés, jusqu’à ce qu’il nous vienne à l’idée que la structure existe par elle-même et indépendamment de tout langage et de tout groupe ; on a nommé cela la « raison », et même plutôt cela s’est nommé soi-même ‘pensée », puisque c’st un rapport, qu’il se sait, et qu’il se dénomme donc et puisqu’il lui vient à l’idée qu’il est en soi le rapport même il se nomme via des abstractions tout à) fait vides ; l’être, le Un, le bien, la pensée, la vérité, de même qu’ensuite il sera dieu, le sujet ou la raison au sens restreint, ou l’humanisme en général ou l’Etat ou le droit, etc.

On dira que c’est là une autre sorte de monde encore particulier qui n’a rien de plus que les autres, mais c’est tout à fait faux ; l’Etat est une forme applicable universellement (et du reste c’est ce qui arrive), de même le sujet. Pareillement on reproche à Descartes de ne pas comprendre le moi, mais Descartes n’avait rien à faire du moi, il pensait le sujet (chose faite). Ou encore on dénie la pensée grecque en lui opposant la raison, mais la raison est tard venue dans un ensemble bien plus vaste qui conditionne qu’il y ait eu ensuite une « raison objective ».

La pensée rend possible la raison, le sujet rend possible le moi, mais rabattre les seconds sur les premiers est une absurdité. Et ne tenir pour « vrai et réel » que les acquis récents pousse à la courte vue qui ne saisit pas son être propre ni qu’il y ait eu révolution anthropologique intégrale ; la pensée et le sujet, les grecs et les sujets (intégrant en une seule fois le christianisme et Descartes et suivants), la vérité et la liberté, formulent un seul système formel qui est système non de s’en tenir aux idées, mais puisqu’il est la mise au jour de notre être qui été jusqu’alors recouvert par, en chacun des mondes particuliers ; autrement dit la conscience se fiait au conscient.

Les grecs (chrétiens et affiliés, sujets) ne se fiaient pas au conscient. La pensée est précisément le traficotage du conscient, la reprise du conscient (cad de ce qui est échangé dans un groupe) par une intentionnalisation, qui rapporte le conscient au donné là, et au « là » du donné (le là du donné étant l’être, cad le réel, et le donné étant le monde même, celui qui existe en-deçà de tous les mondes humains qui bâtirent sur lui leurs chaque fois synthèses particulières).

Le traficotage du conscient n’est rien d’autre que la soumission du langage à l’expérience immédiate du monde ou à l’expérience instantanée de l’être, du réel. Ce que les grecs nomment leur étonnement. Ce que nos existentiels et otologistes (Nietzsche et Heidegger ou Kierkegaard, etc) nomment l’absurde, le non sens, l’abandon, etc.

Au lieu de se fier au groupe on élabore un système intentionnel qui réclame de chaque conscience qui l’expérimente qu’elle apporte de l’eau au moulin, et chaque système est une telle machinerie intentionnalisatrice, par-dessus le langage commun, qui décrit pour soi et pour chaque soi (et comme on ignore de quel soi il s’agit, on le note (soi), conscience de (soi)). Qui décrit le donné là et le là du donné.

Parce que la formule complète est évidemment que notre être-est dans l’être ; il ne s’agit nullement de seulement décrire un objet (version restreinte de la pensée que l’on nomme la raison, la raison d’un regard aveugle qui ne cherche pas à (se) penser). Mais de décrire notre situation « là » dans le réel, face à ce réel.

La formule complète est celle qui part de la monstration ; voici ce qui peut être dit de notre être dans l’être, monstration qui se double d’une démonstration. En ceci qu’il faut exposer en cohérence ce qui a lieu, ce que l’on perçoit et notre être comme ayant lieu. Descartes ne fait pas autre chose ; le réel (cad en l’occurrence le réflexif individué d’un sujet, cad d’un être qui s’en prend au rapport qu’il est, qu’il existe à l’état même) est décrit tel quel et il en offre une compréhension, une reconstruction, qui de fait remodèle les compréhensions, cad les machines antérieures. Mais en les approfondissant.

Ce qui veut dire qu’il est impératif de se tenir au même niveau. Qu’il est impossible de redescendre d’un degré et de négliger l’articulation première, native, l’instantanéité de l’être et l’immédiateté du monde donné là.

Ou donc si l’on ne se tient pas en notre être, mais seulement dans une version restreinte de cet être, on cesse immédiatement et instantanément de se saisir en notre être. Il est particulièrement faux et absurde de considérer que la philosophie chosifie, réifie notre être ; c’est elle qui a lancé notre être sur sa logique structurelle. C’est elle qui loin de nier le réel, affirme que le réel est, et elle le nomme, de fait ; l’être. Que ce soit le cosmos, la pensée, dieu ou le un surnuméraire, le sujet ou le situé ontologique radical (des grands sujets, de Kierkegaard ou de Heidegger, etc).

La perte de ce point de vue unique, c’est la perte de l’unique point de vue. Parce que si il existe des tas d’idées (rendues possibles de ce que la vérité est relativisée par rapport à un être qui n’est pas relatif, qui est notre-être et que seule la formule de l’être empêche que l’on retombe dans une sidération mondaine, une dégradation interprétative), notre-être est un et un seul, quel que soit le monde humain, et quel que soit ensuite le système, ou quel que soit les expériences qui sont toutes nouées par le structurel des sujets ; les sujets expérimentent solidement la réalité et le réel, c’est cette expérience radicale qu’ils se communiquent, et qui de même que la philosophie ne peut être comprise sans y être, de même on ne comprend pas les sujets sans explorer leur perception, cad leur immédiateté et leur instantanéité.

L’instantanéité est le mode premier et absolu de la philosophie, l’immédiateté est ce qui fonde qu’il y ait un monde donné là. La dialectique, réelle, qui a lieu consiste en ceci ; l’inadéquation constamment constatée entre l’instantanéité et l’immédiateté mondaine ; c’est cela qui constitue l’exploration qui est transportée à chaque fois en un système qui rend compte du situé de notre être dans l’être.

On remarquera qu’aussi non rationnel soit-il, Nietzsche s’ingénie à en offrir une transcription cohérente. C’est cela la cohérence antérieure à la « raison », c’est cela la pensée. Aussi Nietzsche essaie-t-il en cohérence de rendre compte d’un réel et d’une réalité effrayante et non humaine, non ordonnée, et non sensée. Mais la cohérence demeure. En son exigence même, en son instantanéité d’en être saisi et son immédiateté à saisir.

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Ce qui se montre et ce qui se cache

31 Décembre 2014, 13:53pm

Publié par pascal doyelle

C’est donc l’abandon de l’ancienne ambition qui nous conduit dans le trou du cul du monde, pour ainsi dire, doté de l’impossibilité d’en sortir.

On veut dire par là que l’on aura beau chercher les mille et une raisons qui conduisent l‘humain, si l’on ne sort pas du donné là, du monde, de la détermination, de la causalité, du en fin de compte scientisme généralisé, on n’extraira du chapeau que des accumulations qui s’empileront sur la même structure sans parvenir à remodeler cette structure même.

Expliquons. Sciences et objectalités (les pensées ou les idéologies ou les techniques, y compris psychologiques, ou les technologies, en dur, etc, ou donc la marchandisation intégrale ou le libéralisme naturaliste, qui considère que notre réalité humaine est « naturellement » telle qu’elle est là dans le donné, et donc les économismes divers qui rament indécrottablement à penser l’économie, puisque originellement l’économie se fonde prétendument sur un donné naturaliste de la nature humaine … elle n’en sortira pas par ce côté là) se produisent d’une certaine position, ; celui du sujet (cartésien) mais en tant qu’il se nie ; qui ne retient de Descartes que la scientificité (et abandonne le Grand Sujet et sa pensée hyper objective, ultra réelle, son intensité, par laquelle Descartes remplace l’extensivité de la pensée métaphysique grecque, vers la pensée ontologique, ayant affaire à notre-être ici et maintenant, en chacun ici-même). Il vaudrait mieux dire alors que cette position se produit de Kant qui refoule le Grand Sujet hors du monde et hors de toute connaissance ; ce qui est absurde.

Kant croit que Descartes démontre un objet métaphysique, alors que Descartes montre un être réel réflexif … Kant croit que Descartes élabore un discours, alors que Descartes crée notre être (ou expose cet être qui se crée, en train de se créer, en acte, d’où la description in vivo de la méthode ; le moyen d’inventer l’être que l’on est, en le montrant dans sa puissance, littéralement ; dans sa suspension, son attentionnalité inversée, sa virtualité, son grand être potentiel).

Ce faisant Kant avance néanmoins sur le même chemin que Descartes … parce qu’il n’y a pas alors de stagnation ; une fois lancé, le chemin se crée lui-même et tandis que l’on croit le réguler en réalité on l’accélère … Descartes ne propose pas des « idées » mais montre une structure réelle agissante, qui agira, contre vents et marées, qui agira en tant que Kant ou Hegel (qui relativise tout en un point de négativité pure, au point que même tout retour ou toute réaction seront déjà encore pris dans l’avancée ontologique.

Bref. Ce que Descartes montre ; l’avancée ontologique d’un être qui installe son être réflexif sur l’étendue du monde ; ce qui redéfinit l’être comme tel ; comme monde-étendue-donné là. Et dont le sujet forme l’articulation très exactement « là », réelle et transposable pour quiconque (ce qui est en fait réalisé par tout le monde, chacun, et universellement ; Descartes est le roc sur lequel les vagues se brisent, parce qu’il expose un être réel et que l’on ne peut pas biffer cet être par des idées ou des idéologies, cet être est Réel). Etendue d’un côté, sujet articulé de l’autre ; il suffit alors de plier, re-plier le second sur l’étendue ; le sujet est le re-pli de l’étendue sur elle-même.

Des objectivismes ou des objectalités qui ne conservent que l’étendue (ou le donné, ou le monde, ou le moi dans un monde, etc), ils ne suffiront pas du tout à prendre le sujet, puisque celui-ci est le bord du monde, la limite du donné, le repli qui articule. Remarquons que toutes objectalités ou les objectivismes sont absolument utiles et continuent eux-mêmes le travail du sujet … que l’objectivisme absente le sujet ou que le moi l’ignore, peu importe, ce sera de toute manière le sujet qui travaille le monde, le donné, le corps, le moi, l’humain et l’humanisation, la représentation et le langage, etc, tout ce que l’on voudra.

Tout ce qui est produit est produit du seul point de vue réel, celui du sujet ; lequel n’est rien du tout, pure structure vide et formelle mais qui comme telle est bien au-delà et se nourrit de tous les objectivismes et objectalités.

De même ce seul-point du sujet seul réel, est tout autant ce qui anime furieusement, les grands sujets ; ceux qui démantibulent l’humanisation ou dépècent la représentation de l’humain, ou crèvent leur propre moi, ou abiment, jettent leur corps dans les abysses, ceux qui tentent de remonter dans, à l’intérieur de, de suivre la torsion de notre être. Lequel loin, très loin d’être raisonnable selon la raison aplatie ou naturel selon les humanismes de bon aloi, lequel être est une abomination, est un Effroyable.

Notre être est littéralement et dans tous les sens, in-compréhensible.

Parce que c’est lui qui comprend.

Il n’est pas incompréhensible par la négative et s’en désespérerait,

il est incompréhensible par une raison positive ; parce qu’il est « cela qui comprend »… Et cette positivité en vérité est encore plus redoutable ; parce que sinon il suffirait de désespérer, ce qui est très commun, alors que puisque l’effectivité en est positive, elle nous exige de la comprendre.

Le déchainement des objectivismes et des objectalités (rappelons que l’objectalité est tout autant que le moi soit capable d’un objet, ou incapable et donc dans le marasme le plus dégradant ou terrifiant, mais aussi la projection de son être de moi dans et par des images idées, qui ne sont pas et ne parviennent pas à devenir des idées images, et qui tombent dans les choses naturelles d’une part, et dans les objets produits, d’autre part, dans le donné là, étant dans l’impossibilité de s’admettre comme sujet, lequel est de toute manière impossible, sauf qu’il peut faire-avec-lui-même comme dit Lacan J )

Le déchainement d’un tel monde dépenaillé, qui s’épuise et mortifère (pour la conscience-de) et mortel littéralement dans ses catastrophes annoncées, n’a d’autre ressort que l’avancée de la puissance de structure de notre être, qui ne sait pas, ne parvient pas à se-saisir de lui-même, parce que précisément il est impossible de s’en saisir, il faut en être-saisi…

Passivement. Et ceci est la puissance, la puissance est ce qui s’autorise d’être saisie, stupéfaite et terrassée. La puissance est d’en être capable. Parce que « puissance » ne signifie pas pouvoir, mais potentialité. Le potentiel est la dimension qui se tient encore au-dessus du virtuel, lequel virtuel est au-dessus du possible, et le possible au-dessus de la réalisation ; or les mois et les non-sujets (de la science) ne s’existent pas même dans la réalisation, mais dans la … réalité, la réalisation morte.

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Le sujet éberlué

28 Décembre 2014, 11:09am

Publié par pascal doyelle

L’impossibilité du moi consiste en sa stagnation ; il croit qu’il existe, mais comme en son être structurel il ne possède aucune substance, aucune réalité, il admet son corps comme propre, un, personnel, et en son corps il clôt son identité.

Evidemment il ne se le « dit »pas ; il l’éprouve comme tel. Il se clôt sur son corps mais dans l’ignorance, et l’absence de ce corps et si on lui demande « qui » il est, il se nommera ; un-tel, Pierre Dupond. Et il pense référer en cela à une identité tout à fait idéelle. En réalité cette identité se cloue comme par-dessus « ce corps-çi » ; dont pierre Dupond croit qu’il l’occupe.

Etant enfermé en ce corps qui est d’autant plus abandonné et perdu et fermé qu’il n’est jamais considéré comme tel mais seulement sous sa nomination de pierre Dupond, il ne parvient pas du tout à libérer sa structure, sa structure de sujet.

Ce qui est normal ; une structure ne peut pas se libérer ou se lâcher dans le monde ; elle est inabordable, insituable, impossible. D’y croire ce serait encore remplacer l’idéel moi par un super moi quelconque. Par « libérer le sujet dans le moi » il faut comprendre ; libérer celui qui est déjà là. Celui qui a toujours été là. Dont le moi est seulement un habillage.

De sorte que si le moi habite son corps et que donc il est dans l’ignorance de ce corps (qu’il remplace par une image-idée, toute abstraite), il est hors de question de croire qu’il puisse réintégrer ce corps (dont il n’a aucune représentation ni nomination réelle) et il est hors de question de lui ajouter un super moi (qui est un fantasme, idéal ou anti-idéal, ca dégradant au fond), mais par contre il existe déjà, sans qu’il puisse le saisir, comme sujet, qui, insituable et incompréhensible, et non ce qu’il faut saisir mais ce dont on est saisi…

Ça ne sera donc jamais de saisir le sujet dans le moi que l’on est, dont il est question, mais de retrouver le sujet que l’on a toujours été (bien que par sa version particulière du moi que l’on est), et de faire être ce que dont le moi est la clef et la serrure, à la fois, mais à destination du sujet qui, lui, plonge tout à fait lointainement dans l’historicité humaine, dans l’ampleur que par exemple il est un citoyen tout à fait effectivement réel, mais aussi une personnalisation profondément acculturée (par 2500 ans de grecs, de chrétiens, de cartésiens, de siècle des lumières, de révolution, de débordements structurels des grands sujets, d’approfondissements du moi dans son épaisseur, soit donc par l’extensivité de la pensée, l’intensité du sujet et la densité du moi).

Rappelons que l’on nomme acculturation que ce soit une culturation, mais « a », en ceci que cette culture n’appartient à aucune, de même que cela fonctionne comme a-civilisation, de ne pas en être une, de civilisation (localisée et d’un groupe particulier), mais donc qu’elle est la civilisation mondiale elle-même ; qui se crée au fur et à mesure par-dessus les peuples et les mondes, les langages et les groupes.

Autrement dit ; un moi contient un sujet lequel reçoit la description que les sujets (ceux qui s’en sont pris à eux-mêmes, les sujets ou les grands sujets qui ont expérimenté l’impossibilité du sujet et qui ont agrandi l’espace et le temps de leur sujet, de leur être structurel, tous nos grand sujets de Descartes à Lacan, en passant par Rimbaud ou Nietzsche, Mozart ou les Rolling stones, etc),

Le moi via son sujet relève aussi de toute la réflexivité historiciste antérieure ; des grecs aux chrétiens en passant par les universalisations (éthiques, politiques, esthétiques, idéels, ou acculturation généralisée que constituent les 25 siècles, ou personnalisations) ou par les universalités (le vrai, le bien, le beau, le un, l’ont-os (Descartes) et l’ontologie, le métaphysique et la structuration de discours pleins, l’existentiel (de Stirner à Sartre en passant par Kierkegaard et Nietzsche).

De même le moi dispose lui aussi de son propre répertoire in-sensé (insensé puisque le moi est l’acquisition post universelle, l’humanisation fondée sur l’universel étant réalisée historiquement par la révolution unique puis planétaire, le moi ou la personnalisation constituent la suite, le devenir, la possibilité interne à l’universel, la concrétisation de l’universel, de la réflexivité), et le répertoire du moi bascule de son objectalisation absolue (l’amour si l’on veut, qui est son invention propre radicale mais aussi l’invention du monde-des-mois ; au travers de ses luttes pour ses droits, de sa réalisation de son vécu, des acquis de son identité, de sa sexuation par ex, ou de ses sexualités, etc) à son incapacité objectale (sa dégradation de moi, ses perturbations et ses délires ou folies ou l’invivable de son vécu, ses borderlines ou ses dépressions, etc). il est clair qu’il est autant de vérité dans ses réussites (amour, droits, reconnaissances, etc) que dans ses « échecs » (dépressions et folies, désordres inventifs et perversions, etc).

Tout cela est l‘exploration au fur et à mesure de sa réalisation dans un monde ; que devient une structure réelle pure et formelle dans un monde ? Tout ceci.

On comprend bien que si l’on se limite à croire que c’est une question de volonté, (Descartes initie le problème de la volonté, mais dans sa prudence fondamentale, il ne caricature rien, il lance seulement le problème), et par volonté il faudrait entendre la caricature volontaire ; limite kantienne (mais Kant cible l’universel et donc et dédouané de son erreur, de son égarement abstrait), si l’on croit à cette histoire de volonté (il faut vouloir le vrai, le bien, le beau) on n’aboutit à rien ; sinon à l’abstraction. Ce qui nous est impossible ; puisque nous sommes des mois, et que le moi est déjà bien plus avancé que n’importe quelle caricature.

Le moi est déjà pris dans la racine antérieure à « volonté-raison-conscient-bien-vrai-beau-universel » etc. il en peut pas être atteint par ce qu’il a déjà intégré, dépassé ; pour le moi « volonté et conscient » doivent s’incorporer. Se saisir à même. Ce qui veut dire ; en être saisi.

Aussi tente-t-il d’être saisi de son corps, puisque c’est cela qu’il trouve, rencontre, se heurte dans le réel. Mais en vérité c’est son sujet ce à quoi il se heurte. C’est de son sujet, déjà là, et déjà actif et même et surtout de son sujet déjà hyper actif.

L’hyper activisme de nos mois, se tient de ce sujet éberlué et fou.

Et rien ne peut arrêter le sujet éberlué et fou. Pas même la folie ou les perversions ou les dégradations d’un moi, fut-ce de son moi à lui.

Le sujet est l’articulation au réel. La philosophie loin de se cantonner au cadenas volonté-conscient (en quoi on a voulu traduire notre être selon une interprétation abstraite et pseudo critique de la philosophie, est précisément ce qui explose cet être et en expose l’explosion, en manifeste l’ampleur.

Ou alors il faut admettre que peut-être, éventuellement, on n sait où ni comment, il existerait (idéalement) une résolution des mois qui se tiendrait dans cette identité et dans le donné là vécu, et qu’il n’aurait aucune autre horizon… ce qui est littéralement l’enfer. La dispersion dans le bricolage à jamais labyrinthique. L’absence du Un.

La vérité et réalité n’est donc jamais un au-delà ou un en-plus idéal ou une abstraction, mais la dé-couverte de ce qui est déjà là, mais alors réellement déjà « là ». Dans le « là » très bizarre d’exister.

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Du présent-seul

26 Décembre 2014, 13:22pm

Publié par pascal doyelle

Du présent-seul, comme limite entre l'être et le néant.

Ayant quitté à tout jamais la logique de synthèse des mondes particuliers (créant en chaque monde incommunicable une synthèse du donné là, localisé, en son langage et ses échanges et ses perceptions propres),

Il arrive le moment du surgissement de notre être tout nu et sans rien ; on nomme cela les grecs ou les chrétiens (n’oublions pas que nous devons tout aux juifs et au monothéisme, mais que le christianisme est une réflexivité interne au monothéisme et du reste on ne peut pas dire qu’il ne nous propose strictement un monothéisme mais autre chose ; en somme et remarquons le si l’on suit les évangiles et saint augustin, « cela » commence ici et maintenant, dans l’ici et maintenant éternel, ou donc atemporel).

Le surgissement nu de notre être ne dévoile pas une idée de soi en plus des autres et pour tout dire ne dévoile pas une idée du tout, mais met au jour une structure ; c’est faussement que l’on prend la pensée grecque pour de la « pensée », c’est en réalité une élaboration intentionnelle qui se prend soi et soi seule à témoin et entend se saisir de la réalité dans sa cohérence telle qu’elle apparait à quiconque (de quelque monde que c e soit) ; elle propose donc autant le monde unique donné là (et dont le « là » est nommé tel ; l’être, le réel) et autant la monstration de notre être en acte ; les idées sont des rapports et les systèmes sont des machines intentionnalisatrices qui accélèrent toute humanisation nouvelle (qui ne se clôt plus sur un monde particulier mais s’arc boute sur le donné là).

Notre être affleurant au sein du monde donné là, c’est d’une part ce donné là lui-même qui va nous revenir mais aussi le « là » du donné (qui permet la pensé de l’être, du réel) et tout autant le surgissement de notre-être tel quel, que l’on nomme généralement sujet (qu’il soit la pensée, la réflexivité chrétienne et affiliés, le sujet cartésien ou les grands sujets qui suivront de même que le sujet s’absentant de la science ou le sujet ignoré des mois).

La formule dernière de l’être est que le présent est l’être lui-même, et que donc « ce que sont les choses et les êtres » part du et revient au présent seul. Il n’est rien d’autre qui sépare le néant de l’être sinon le présent.

Au travers de toutes les essences des choses et des êtres, au travers des réalités, il est, existe la coupe transversale du présent. Ce qui nous est le plus proche, ici même, est « ce qui arrive ». c’est aussi ce qui est le plus pli, la limite vers le néant. Chaque présent est infiniment proche du néant.

Puisque le néant existe tout autant que l’être. L’être qui existe immémorialement, si l’on peut dire, tout autant que le néant, de sorte qu’il faut avancer que ce qui « règle » tout ce qui est (néant et être) est le possible ; autant dire que cette logique ne régule rien, ou donc que le néant est absolument libre d’être le néant et que l’être est absolument libre de se déployer ; et de fait l’être est ce qui lance toutes les réalités possibles.

On remarquera que si l’être lance toutes les réalités, il n’en est aucune qui puisse revenir, remonter dans l’être lui-même ; il n’existe qu’une seule forme de l’être, et les réalités sont internes à cet être.

Et le réel de l’être pour nous est le présent. Nous existons donc dans la coupe transversale de tout ce qui est, sur le fil de ce par quoi il y a quelque chose, sur le fil qui est la limite de l’être et du néant.

Si ce qui existe était un quelque chose dont il faudrait suivre ou retrouver le sens ou l’ordre, nous serions perdus, égarés à jamais, puisque de toute manière rien de ce qui est déterminé ne peut absorber la détermination, rien de ce qui est pensé n’est l’acte de penser, rien de ce qui est décidé n’est l’intention.

Ce que l’on nomme pensée, n’est pas telle ou telle pensée, tel ou tel système, telle ou telle idéologie ou idéomanie, ni aucune synthèse ou monde particulier. Ce que l’on nomme pensée est depuis le début la pensée structurelle par-dessus les pensées limitées (celles de tous les langages) mais aussi par-dessus les pensées limitatives ( celles qui se créent pourtant de la pensée même), parce que c’est l’organigramme des pensées qui est recherchées, l’architecture qui est encore par delà les pensées limitatives (elles-mêmes conquises au dessus des pensées limitées, au-dessus du langage et des groupes humains). Ainsi les grecs inventent l’archi, l’architecture intentionnelle même qui n’obéit à aucune monde particulier, aucun groupe et aucun langage, de même que le christianisme invente l’hyper, l’intensité qui surprend tous les vécus et toutes les consciences de soi enfermées en chaque vécu, et on comprend bine que cela entraine tout autant la pensée (puisque la pensée s’élabore dans des vécus), et qu’alors il sera loisible à la pensée, à la réflexivité chrétienne de tout reprendre de la pensée.

Or puisqu’il ne s’agit nullement des grecs ou des chrétiens (qui initient bien plus grand qu’eux seuls, et qu’ils le savent et qu’ils le disent, nommément … il faut lire littéralement ce qui est énoncé ; on ne pense pas philosophiquement sans l’être, on ne saisit pas le christ si l’on n’en est pas saisi, on se comprend pas Descartes si l’on ne s’accorde pas à la méthode qui dévoile et recèle notre-être), mais de la structure de notre être, il se continuera encore mille fois d’achever immémorialement sa structure. Notre être est purement formel, et cela seul qui est formel devient (tout ce qui est déterminé périt, disparait, s’efface, la structure épuise les mondes, les formulations, les humanisations, les personnalisations).

Et on voit immédiatement ce que cet archi et cet hyper et cette extensivité (de la pensée universelle) et cette intensité (du réflexif du sujet, par Descartes), c’est précisément ce dont nous coupe notre « moi » qui dans sa formulation objectale et objectiviste ( objectalité de la constitution psy des mois et derechef des psychologies qui formalisent cette identité naturalistes, celle des marchandises, de la caricature naturaliste des libéralismes et des communismes, et de l’objectalité généralisée de l’image idée qui nous prive de l’idée image qu’est le moi, et objectivisme des sciences et des étatismes, qui oublièrent leur essence de démocratisation, rendue stagnante et figée, etc), qui dans sa formulation objectale (d’ignorance du sujet) et objective (d’absentéisme du sujet) éloigne de nous

que nous soyons tout cela.

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Prééminence du Un comme historicité

23 Décembre 2014, 13:19pm

Publié par pascal doyelle

L’être est l’étendue et donc la volonté ou, dans notre avancée post husserlienne, notre intentionnalité relève d’autre chose. Descartes décrit déjà le saut ontologique à l’état pur, et sa description expose le sujet fondamental (celui que lui-même ne nomme pas « sujet », mais il montre en acte, en activisme radical, le développement du réflexif, de notre-être, de qui que ce soit et où que ce soit, qui s’en prenant à (soi) crée le sujet ; le sujet est l’activisme de conscience qui tente de remonter dans la structure de conscience, ce qui est impossible puisqu’elle ne contient rien, rien de nommable, de définissable, et que par « conscience » il faut comprendre « qui a rapport à soi »).

La DimensioN en plus qu’ouvre Descartes se donnait pour les grecs par l’actualité de l’être (et la pensée au sens propre de « concevoir ce qui est activement réel » ; soit donc notre-être dans l’être) et pour les chrétiens comme Dieu créant notre-conscience dans et par la foi, séparant chaque conscience une par une et les réunissant toutes par-dessus n’importe quelle sorte de monde ; la pensé grecque se clôt par Plotin, la pensée chrétienne se clôt par maitre Eckhart.

Soit donc l’absolue prédominance du Un.

D’une manière générale, il n’est pas de pensée du « tout ce qui est », parce que la totalité est impossible, d’une part (puisque le présent est et qu’il est l’être lui-même), et d’autre part puisque la pensée est dès le début la prééminence du Un qui vient crever, découper, séparer, diviser n’importe quel « tout ». Cela ne signifie pas que la totalisation soit ignorée, mais qu’elle est rétrogradée, toujours, et que les synthèses qui s’offrent comme totalisations sont réutilisées ; la pensée grecque (cad toute la pensée qui suivra forcément, puisque de pensée il n’en est qu’une seule, ayant pour charge de comprendre notre-être découvert et débarrassé des mondes humains particuliers) la pensée grecque est analytique ; elle redécoupe les synthèses qu’elle produit puisqu’ayant à les assigner par l’intentionnalisation extrême ; celle qui reporte le langage, l’énoncé, la science ou le savoir vers le réel (cad vers l’être).

Que l’on comprenne l’être comme étant l’Etre des grecs ou comme étant Dieu (l’être suréminent à la fois métaphysique et ontologique), ou comme étant l’étendue cartésienne ; cela revient techniquement au même ; l’être est utilisé comme opérateur de « ce qui est ». il découpe et réunit afin de ressouder par la suite à nouveau, mais autrement.

Lorsque l’on condamne la pensée pour autoritarisme abusif, on n’a tout simplement pas les pieds sur terre ; il n’y eut jamais autant de pensées et de systèmes que depuis l’invention de la philosophie … Ne pas saisir cela, c’est s’engager dans un criticisme (tout à fait passionnant en son ordre) mais terriblement irréaliste et finalement tellement caricatural que l’on en vient à ne plus rien penser du tout ; sinon des colmatages. Qui de la poésie, qui de la science, qui des mathématiques, qui du romantisme de la volonté, qui de la psychanalyse, etc. tout cela est très bien, mais à condition de bien voit qu’à chaque fois, la philosophie prendra à nouveau le pas sur ses emprunts ; parce que ce qui s’énonce philosophiquement doit se tenir, maintenir une cohérence et que tôt ou tard la cohérence reprendra la main ; on peut entretenir sur dieu, si on l’entretient philosophiquement ce dieu sera utilisé par la cohérence philosophique.

Si donc on cherche la logique qui préside à l’élaboration mille fois reprise de la pensée, de la philosophie, il n’est rien d’autre que des Noms. Puisqu’à chaque fois il faut y être, pour penser. Il faut y être parce que c’est « Le Sujet » qui pense ; qui se pense comme étant « notre être dans l’être ». On ne peut pas séparer notre être de l’être ; non par effet de subjectivisme mais au contraire par cause d’hyper objectivité ; Descartes dit ; la philosophie est plus précise que les mathématiques.

Et si l’on objecte que les mathématiques aboutissent à des effets, à quoi est donc parvenue la philosophie sinon à l’élaboration de ce monde-çi ? À cette gigantesque acculturation généralisée ? des sciences à l’Etat en passant par les esthétiques et les personnalisations. Tout ceci est le déploiement non certes de la philosophie mais de cet-être sur lequel pense la philosophie ; c’est le réflexif qui au sortir de tous les mondes particuliers a ouvert ou a créé l’unique-monde, et le donné-là, et le « là » lui-même, absolument étrange (qui est dénommé pour l’universelle pensée comme étant l’être). Pareillement ce qui devient caractéristique de notre-être n’est pas la « pensée » entendue classiquement ; parce que ce classicisme n’a jamais eu lieu sinon dans la caricature qu’on a bien voulu lui imposer.

De caricaturer la pensée de « notre être dans l’être » permît de stationner purement et simplement dans l’absence métaphysique et ontologique (Descartes bornant l’un et l’autre), d’évacuer le « sujet » (cad la structure antérieure à toute proposition, laquelle structure s’exprimait dans la pensée grecque comme dans la réflexivité chrétienne comme dans le cartésianisme et les grands sujets), mais en évacuant cette dimension, le sujet demeure (puisqu’il est effectivement et réellement) sauf qu’il s’ignore pour le moi et s’absente pour le scientisme ou l’étatisme, pour l’objectalité et pour l’objectivisme. Ce qui conforme alors le regard vide.

La science et l’étatisme ne s’interrogent pas sur leur regard ; l’objet est censé exister en plein ; le moi ne s’interroge pas sur son être puisqu’il est censé se résoudre dans la capacité d’un objet (l’objet de son désir justement, puisque l’on n’a démonté le moi que selon son désir, copiant littéralement que le moi est tel une humaine « nature »… donnée là une fois pour toute dans la réalité). La question n’étant pas que cette naturalité n’existe pas, mais qu’elle soit tenue exclusivement, ce qui est une aberration.

S’opposant à cette naturalisation de l’humain, il n’y aurait que la sorte d’idéalisme ou de mysticisme ou d’idéologisme en lesquelles interprétations on a transformé, déformé et interprété la pensée, le christianisme, le cartésianisme ; sans voir, en stagnant dans l’impossibilité absurde de ne pas voir que réellement c’est notre-être qui est à nu, et que ça n’est pas une idée.

Comment ce qui surgit hors de tout monde humain particulier serait-il encore lui-même un monde ? Comment ce qui s’écarte de toute culture et de toute civilisation serait-il encore une civilisation déterminée ? Il faut qu’elle reçoive une autre dénomination ; l’a-civilisation, la civilisation délocalisée, sans territoire, sans peuple, sans mythe (ou donc qui s’invente une prolifération de mythes et d’égarements). Pareillement, ça n’est plus l’homme déterminé, ni même l’humain, étrangement Stirner a bien raison ou plutôt a plus raison que Hegel (qui n’a pourtant pas tort ; les réflexivités s’ajoutent) … c’est un être-autre qui émerge, il appelle cela l’individu, et l’on n’en est à ce moment qu’aux balbutiements des grands sujets fous (Hegel et Kant demeurant les grand sujets raisonnés du sujet fondamental cartésien, l’un pour les limites d’un être qui est planté quelque part dans l’espace, l’autre pour la temporalité d’un sujet qui outrepasse le temps).

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Le devenir du penser articulé (au réel)

22 Décembre 2014, 12:07pm

Publié par pascal doyelle

L’ensemble de la pensée a donc intégralement réalisé tout son possible ; croire en attendre uen « vérité » c’est ne pas comprendre que ce qui se réalise est un être, une structure, et qu’alors ses résultats se produisent comme autant d’explorations ou d’inventions ou de créations ; chaque fois les cheminements s’ouvrent sous les pas.

Ou donc ; ce qui fut découvert n’est pas un contenu super essentiel, qu’il suffirait d’appliquer de but en blanc dans le réel.

Ou alors ; cet être est à lui-même sa propre certitude formelle, et n’attend pas de ces résultats qu’ils le confortent ou non ; son réel est structurel. C’est cette certitude que manifeste la philosophie qui a à charge de montrer voir d »montrer cet être et sa structure ; si on la nomme ici « conscience-de » il faut voir qu’il s’agit tout autant de la Pensée (comme grecque) ou de la réflexivité chrétienne ou du réflexif pur cartésien ; tout ceci extrait, développe, invente, élabore la structure de réflexivité (qui_ n’appartient plus à aucun monde humain particulier et qui s’étonne voir s’effraie du monde unique donné là). Globalement la philosophie théorise un être qui se crée au fur et à mesure (dans tous les domaines qui lui reviennent ; éthique, esthétique, politique, idéel, mais aussi acculturation et humanisation (fondée entre autre sur l’universalisation) ou personnalisation (comme continuation de l’humanisation, sans quoi celle-ci n’aurait pas de sens du tout, elle se condamnerait à un « homme générique »).

Cet-être est indépendamment

On comprend donc que la philosophie n’est pas cet-être ; qui mène son propre devenir, mais comme dans tous les cas depuis les grecs il s’agit de cet-être, il use de tout le réflexif à sa disposition ; de sorte que non seulement il peut tout à fait reprendre à son compte les réflexivités qui furent inventées par tous les autres mondes humains furent-ils particuliers (en réalité tous les mondes humains un par un, tous séparés, sont aussi les effets de la réflexivité, sauf qu’ils se bâtissent à chaque fois par synthèse unique, singulière et incommunicable les unes avec les autres, tandis que les grecs systématisent le réflexif lui-même, ils ont extrait notre-être de ses mondes particuliers et atteignent donc l’unique-monde, soit le donné-là, et ce par la transversalité aberrante et insupportable du « là » du donné ; l’être).

Le moi dans sa difficulté d’être

Aussi doit-on considérer que lors d’un moi, cet-être se cherche et cherche via son moi à résoudre ses problématiques ; tout moi est la difficulté d’organiser son être ; ce qui se signifie comme incorporation ; permettre que la forme de conscience-de soit admissible en et par un corps. Rien n’est joué, du tout et en aucun sens que ce soit qui puisse être prescrit ; les mois inventent leur idée-image du corps et rien ni personne ne peut s’interfacer ; tout peut aider à cette fin, mais rien ne peut remplacer l’activisme de conscience sur un corps. De là que les mois soient malades littéralement et malvenus en leur corps même (dont l’idée-image est infiniment étendue et complexe, évidemment, puisqu’elle n’existe pas encore ou si peu).

La structure préexistante

Or comme cet-être est en lui-même structurel quelles que soient les résolutions toujours forcément partielles (puisqu’à chaque fois Une Conscience est obligée de s’engager dans la résolution en augmentant l’objectivité vers l’hyper objectivité, ce que l’on nomme « penser »), toute articulation au réel est enregistrée comme avancée dans l’être donné là ; ce qui revient à dire que l’être, depuis le début, ne désigne pas une station éthérée, mais le Rapport. Et ce rapport peut être travaillé de toutes sortes d’ouvrages ; cela reviendra toujours à l’articulation unique au réel : que ce soit via des systèmes métaphysiques (antérieurs à Descartes) ou ontologiques (postérieur, lorsque le réflexif même du sujet fondamental est en jeu, repris par les grands sujets, touchés au vif de l’être, du corps, du moi).

La vérité est que depuis lors nous sommes toujours et constamment assujettis au réel. Que l’on ne peut viser que cela, parce que lorsque l’on cible c’est intentionnellement et que l’articulation au réel est l’intentionnel lui-même ; le cycle de l’intentionnalisation débute ave et par la pensée grecque, qui cherche à maitriser la capacité d’intentionnaliser par-dessus les groupes et les langages, le corps et la perception (de même que l’éthique, esthétique, politique, idéel, acculturation et personnalisation, même en ses prémices).

Le monde unique en-deçà des mondes humains synthétiques particuliers, n’est pas seulement le donné là (tel que la vérité, mais aussi l’œuvre esthétique ou la conduite et conscience de soi éthique ou la mise en forme politique du groupe atomisé, ou l’idéel des mathématiques puis des sciences l’expose ou le recherche), le monde unique et donc universel est le donné là, la matérialisation (qui est autre chose que la matérialité seule) et surtout structurellement puisqu’il est un donné là, il est le « là » du donné, soit donc le réel. Ou l’être.

La séparation de l'étant et de l'être (comme DimensioN)

La grande, énormissime séparation consistant dans le découpage cartésien ; l’être est l’étendue. Le sujet ou la volonté ou la « pensée » au sens insituable cartésien, relève d’autre chose que l’être en tant qu’étant ; la recherche par les grands sujets, de Kant à Lacan, sera donc de définir ce qui est en plus de l’étant, de l’étendue, du monde, et de comprendre que c’est non uniquement le donné là mais le « là » du donné.

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Nietzsche

18 Décembre 2014, 10:06am

Publié par pascal doyelle

Nietzsche

Il est quand même curieux que les « occidentaux » qui ne cessent de geindre et de déprimer, s’ingénient constamment à noircir le tableau, alors même que leur « civilisation », le modèle occidental, (que l’on nomme ici l’a-civilisation, cad à la fois la civilisation planétaire par destination et l’absence de civilisation localisée, qui peut effectivement prendre la forme d’une sur barbarie, puisque ce qu’elle a mis au jour, isolé du donné, extrait de tout monde particulier, est la structure de notre être, antérieur à tout monde, toute humanisation, toute personnalisation et que donc cette a-civilisation n’appartient à personne, et est absolument radicale, si l’on peut dire), que le modèle occidental est de fait ce qui a performé en tous sens, occupe tout l’espace et tout le temps humain, outre qu’évidemment on bénéficie de plus en plus d’une vie améliorée et étendue.

Donc aucune raison de désespérer, et pourtant ça geint, ça geint continuellement ; comme ces super héros qui ne cessent de pleurer sur leur conscience malheureuse, qui se résume le plus souvent au mal-être de leur moi, pour d’obscures raisons psycho-familiales. En bref on pense l’être par et selon les malaises du moi engraissé, la baudruche.

Bon.

Ce qui s’est créé par la mise au jour de notre être par les grecs, les chrétiens et affiliés, Descartes et les sujets et grands sujets, ( de Descartes à Lacan donc), ce qui s’est déployé en tous les sens possibles esthétiquement ou éthiquement ou politiquement, a donc intégralement réalisé, rendu réel, son être exploratoire ; dont évidemment on peut présenter qu’il n’est pas la raison, le conscient, l’homme, ou le sujet « subjectif » (que ce soit la subjectivité et son intériorité ou le moi et son identité). Que cet être antérieur est beaucoup plus grand que ces réductions, mais dont il faut impérativement qu’il s’habille, puisque cet-être, le nôtre ou « ce qui est en nous » est innommable et indescriptible ; puisqu’un rapport à (soi) ne peut pas se dire ; il est « ce qui dit », et bien sur bien plus largement que seulement le langage ; il use du langage comme de tout le reste.

Et c’est ici que l’on admet cet être originaire comme antérieur à tout l’humain, être qui pourtant inversement vient en plus au bout de tout monde humain particulier, de toute humanisation, qui émerge encore après sa représentation grecque ; la structure s’ajoute tout autant aux mondes particuliers (qui œuvrent par synthèse de l’immédiateté, qui n’a d’immédiateté que le nom on le sait, c’est le principe de résolution de la masse perceptive qui est de synthèse et non pas analytique comme la pensée grecque, qui impose que le Un, l’analyse, prédomine sur le Tout, de sorte que le Un crée quantité de totalisations), que la structure s’ajoute aux élaborations universelles et singulières (les grand sujets), de même que la conscience-de, la structure perdure en-plus du moi (la synthèse qu’est le moi ne parvient pas à l’enclore, elle laisse le vide en interne du moi).

Il n’est rien qui puisse combler le vide structurel, puisqu’il est structurel, et le seul qui ait affronté ce vide et soi parvenu en partie à le récupérer (sans le combler) est Nietzsche.

Or c’est pourtant que qu’affronte Descartes d’assigner la volonté infinie à dieu seul (la volonté est le sceau de dieu en nous, en quoi donc il avait parfaitement conscience de sa conscience comme structure, même si il ne la nomme pas telle, mais nous la nommons telle, « conscience-de », suite à Husserl qui parvient lui à isoler le moyeu, le pivot, l’axe même si ensuite il l’interprète dans un sens, idéaliste). Rimbaud et sa folie du réel, Céline et sa morgue, Artaud et son âme d’acier maudit ne plient pas.

De Nietzsche (qui répercute dans un délire externe ; la volonté existant en elle-même hors de nous et son système de valeurs différé), il faut retenir ceci ; notre être ne peut pas remonter son être … donc il l’affirme comme « là ». Tout notre être est tourné vers le dehors, et il n’est pas d’intériorité (ou d’idéalisme ou de conscient ou de raison ou de moi ou de subjectivisme, ni donc d’objectivisme) ; rien que l’exposition absolue à l’être, au devenir, et ses devenirs dans le donné là (que donc on peut juger de ce dehors, selon son efficience, son efficience selon une autre grille que celles des intériorités diverses). Dans cette exposition généralisée, notre être ne peut pas remonter son être mais il est plusieurs manières de s’y accorder ou de le nier… ( sans que cela soit possible absolument, puisqu’il n’est pas de négation, mais seulement la volonté qui s’en prend à elle-même au lieu de s’aimer, mais si elle s’aime elle s’exige fabuleusement à elle-même, elle est exigence sans frein, sans âme, pour ainsi dire, d’où son inhumanisme).

Nietzsche entend montrer ce retour accordé à cette volonté terrifiante, et représente l’ensemble du système éventuel des positons que l’on peut assumer ou nier en cette volonté, énergie, a-finalité (puisqu’elle n’a pas de précédence, d’intériorité, elle est sa propre finalité, ou plutôt elle est de « se dépenser », et la question est ; comment la dépenser au mieux, au plus exacte de sa nature propre).

On voit donc que si les grand sujets tentent tous de remonter dans notre être (mais c’est impossible, puisque structurellement la structure de conscience surgit constamment nue et vide l’arc réflexe de la cervelle et arc bouté vers le réel ou plutôt vers la position d’un réel externe), Nietzsche seul y parvient d’une certaine manière puisque seul il l’accepte tel quel ; sans rien, sans précédence et de la sorte il pénètre dans l’antériorité… Il ouvre la Porte, et Heidegger le sent, le sait.

Pas de précédence, mais l’Antériorité. Laquelle est logique (on y reviendra).

Nietzsche et Heidegger (contrairement à Sartre et Lacan) ne baissent pas le pavillon métaphysique ontologique. Deleuze et Badiou veulent user de la matière du monde afin de créer une ontologique directe (on nomme cela ainsi), mais Nietzsche et Heidegger dans el Grand Calcul (de ce qui est, à savoir « notre être dans l’être ») ne déliassent pas notre être ; pour Deleuze et Badiou (et c’est absolument passionnant, la question n’est pas là) notre être étant délaissé (comme partie du monde, du donné, du là, de la matière ou de l’apparescence), l’ontologie directe signifie ; une pensée du donné surgissant (l’homme étant une variation du donné).

Nietzsche et Heidegger (qui pourtant dans leur Grand Calcul aboutissent à de singulières a-humanité, voir inhumanités) arc boutent encore notre être… mais en le modifiant, en ne craignant pas de le modifier … ce qui cause leur grand délire ; inapplicable, totalement déraisonnable, voir absurde mais spécifiquement adapté à la réflexivité (la Même réflexivité que celle de l’origine et qui coure jusqu’à eux, des grecs à Heidegger) et ceux qui paraissent les plus énergumènes sont en somme les plus adaptés à « ce qui est », cette horreur, cette réalité horrifique qui est, cette monstruosité.

La Porte ouverte par Nietzsche est abominable, elle donne dans le réel même, mais il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant tout ce qu’il trame afin d’interpréter ce qu’il Voit par la porte… Ceux qui entendent croire à la totale convergence d’une philosophie sont à côté de la plaque ; une philosophie est une exploration (à partir d’une structure, d’un être structurel) et non pas une « vérité », c’est le cheminement qui est la vérité mais on ne peut pas la saisir (elle n’a pas d’externe), il faut l’être ( la structure possède une dimension interne, pas intérieure, mais interne, et c’est cet Interne que les grands sujets remontent ou essaient).

C’est à partir de cette structure qui pointe le nez par les grecs, découvert tout autant par les chrétiens et affiliés, repris par Descartes et les sujets, cette structure qui est la redondance mais qui dans le rapport à (soi) qu’elle est, est littéralement une structure … elle peut se réélaborer en elle-même, dans son être hyper objectif (et qui est l’objet/non-objet de la pensée philosophique) ; il est ainsi hors de question de succomber à un objectivisme ou une objectalité quelconque, puisque toutes nos pensées, nos systèmes désignent et tentent de saisir ou d’être saisi ou d’exposer et de montrer en plus de le démontrer cette structure qui a formé toutes ces machines métaphysiques et ontologiques, jusqu’à tenter de remonter dans la structure même et dont Nietzsche est le plus avérémment proche.

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Par-dessus Kant

14 Décembre 2014, 18:05pm

Publié par pascal doyelle

Kant dresse une barrière infranchissable lorsque l’on croit que le propre de la philosophie se limite à l’énoncé de propositions rationnelles, alors que cette rationalité est déjà en elle-même une définition restrictive de la philosophie.

Kant poursuit la logique ontologique de Descartes, augmentant considérablement ce qui était ébauché par René, de détourer notre être en sa spécificité ; Descartes expose de but en blanc notre-être au travers du doute-cogito-infini-étendue et corps, soudant le tout de notre réalité (la pensée au sens large et non défini, qu’il ne faut surtout pas préciser, puisque notre propre en cela est d’exister, de surgir comme dispositif de dispositifs), soudant le tout par cet acte de volonté, non finie. Kant part de la position obtenue par Descartes du sujet (que Descartes ne nomme pas tel, c’est simple il ne le nomme pas du tout, sinon comme «chose pensante » afin d’être en mesure de la disposer dans un système, « chose pensante » réfère au doute-cogito-infini mais aussi à la « pensée » insituable, soudée par la volonté et de plus la volonté qui décide mais aussi la volonté suspendue, qui s’abstient, se retient, se tient elle-même à distance, qui en vérité tient tout à distance et est considérablement autre que tout et qu’elle même, ayant largué le monde, le moi, le corps, la perception, l’entendement (dixit Descartes), et élaborant donc déjà un vol plané par-dessus notre capacités, nos fonctionnalités, et dressant donc par-dessus la raison-entendement-perception un système, un para système qui se-mesure lui-même, mesure son champ, et se tient réflexivement autre que soi, que l’on peut donc ré exprimer comme tel ; autre que (soi), puisque le soi est précisément la question, qu’est-ce qu’il « est » ? et de quel sorte d’être ressort-il ?

La question de cet être, du statut de cet être qui apparemment donne deux plans ; repris par Kant jusqu’à ce que Hegel redistribue cet être sur l’historicité (l’être pour nous se relance constamment du temps, par la négativité qui n’appartient à rien, qui s’appartient d’être plus grande que le temps, qui est lui-même plus vaste que la spatialité, la détermination dans la spatialité).

Définir notre capacité par la raison, enchaine que nous sommes dans l’impossibilité de comprendre quoi que ce soit, sinon cette réduction par l’objet ; le transcendantalisme ayant pour fin de permettre l’obtention d’un objet, d’un objet suffisamment ordonné.

Le sujet positionnel

Or depuis le début et si la philosophie comme métaphysique part apparemment dans tous les sens, c’est que précisément son objet n’en est pas un, d’objet, mais est un sujet (au sens purement positionnel, pas un sujet subjectif, laquelle subjectivité ne se différencie que plus tard en rapport à une objectivité qui n’a pas lieu d’être primitivement). Le dit sujet (positionnel) est « ce qui se conçoit lui-même là où il est ». autrement dit ce qui interroge non seulement son être, sa réalité, ses qualifications mais le fait qu’il soit ; sa position dans un monde, un donné, un « là ». donc ce qui interroge qu’il existe dans l’être.

Si l’on réduit cette circonvolution tournante sujet-là-être, à un « objet », cad à une énonciation directe, posée par un regard qui ne se demande pas du tout ce qu’il fait là et pourquoi il y est, et comment et qui ne se montre pas en acte en train d ‘exister en tentant de monter en conscience cette position très étrange, et se contente de définir une fixation aveugle et sourde … on ne s’en sortira pas.

Or nous disions que l’objet réel de la pensée, de la philosophie est certes d’exposer clairement ce qu’elle énonce mais encore faut-il se demander ce que précisément il faut exposer ; soit donc notre être dans l’être. Ce qui ne se peut. Ça ne peut pas s’exposer comme si nous étions un regard tout extérieur et inexistant ; mais si ça ne peut pas se démontrer, ça peur se montrer. La monstration est donc cette infixation philosophique qui nous force à philosopher, à penser, à élaborer une quantité intentionnalisatrice suffisante qui puisse laisser remonter en toute conscience sa positon étrange et autre qui à la fois est là où elle est (elle-même en l’être) et la logique, cad la cohérence que l’on y suit. On ne peut pas penser sans y être ; et pour cette raison on a pu dire ; les sciences, la raison ne pense pas, parce qu’elle ne se pense pas (sans se réduire à un objet, à une énonciation objective, ce qui est très bien mais ça n’est tout simplement pas le sujet, ni le sujet, positionnel).

on nomme cela l’objectivisme (kantien au fond) et l’objectalité (la définition du moi par ses objets ou sa capacité ou son incapacité, ses difficultés à s’objectiver). Soit donc le sujet absenté (des sciences et pire encore des scientistes ou des philosophies adeptes de l’absentéisme et qui théorise cette absence ou des anciennement idéologies)et le sujet ignoré (par le moi ou ses descripteurs, scientistes ou étatistes, ou ultra libéraux, etc).

Donc seule la philosophie tient le coup, mais il faut ajouter ; la littérature, les esthétiques, les éthiques, les politiques sauvages ou utopistes ou libertaires ou spontanée, le vieux fond scrupuleux des peuples qui ne parle pas ou l’essence in-connue encore de la démocratie, ou les acculturations inventives (les mass médiations déraisonnables du 20éme par ex), etc.

L'antériorité

Ce qui tient c’est que cela s’énonce et veut s’énoncer le plus clairement possible, (mais c’est l’être même et nous dans l’être qui occupons une position étrange… et non pas la tentation d’un discours obscur qui nous submergerait), et s’énoncer de là où cela « est ». Et qu’il existe un discours au moins qui prend cette position là parce qu’il sait qu’il y saisit ou est saisi d’une Cohérence (dont la raison ou le scientisme ou l’objectalité, etc, ou donc l’humain ou la personnalisation sont des effets) antérieure. Antérieure à tout.

C’est juste là que ça bifurque ; ou l’on considère que la dite cohérence de là où l’on est (notre être et l’être) est réelle ou on considère que non. Que ça n’a pas de cohérence ; ce qui veut dire que c’est un arrangement de propositions, un aléatoire sans regard aucun, sans sujet, et que le sujet croit juste qu’il est alors que c’est un agrégat de trucs qui existent à sa place. Ce faisant le regard qui décrit cet agrégat s’absente et l’on n’est plus sujet du tout … ce qui signifie parce que l’on ne peut pas annuler le sujet) que l’on sera objet dans la conscience d’un autre… Qu’un autre va nous penser. Alors que l’on a vu que l’on ne philosophe pas, ne pense pas si l’on n’intègre pas soi-même la position de sujet (raison pour laquelle la philosophie est « difficile » ; il faut y être, ou pas).

Il est donc une privation d’être qui aboutit ou qui résulte de la définition de la pensée ou de la réflexivité ou du réflexif pur, selon l’objet et la raison, et l’ignorance dans la réduction de la pensée grecque et chrétienne (et affiliés, depuis le monothéisme et toutes les réflexivités antérieures, puisque l’on a vu que si les grecs systématisent le réflexif, ça n’empêche en rien que le réflexif existe en toute humanisation, en quelque monde aussi particulier soit-il ; c’est la systématisation, de la cohérence du réflexif, qui est avancé décisivement par les grecs et non son être de fait).

Et cette réduction s’effectue d’un seul point du temps ; de ce 19éme, 20éme et 21éme. Lequel point se constitue de la révolution unique qui a défini l’Etat apparemment de manière définitive et fixiste doté de son corolaire ; qu’il y ait une « naturalité humaine » définie et donnée là. Autrement dit on pense comme si on avait atteint le point ultime de l’être, soit donc notre réalité humaine ; élaborée elle-même par l’humanisation de la révolution et la personnalisation qui s’en suivit.

Positionnement figé, statique, qui ne s’en sort pas de son aveuglement et de sa surdité, point aveugle qui tente de se composer et décomposer un être dans l’être, qu’il a pourtant déjà annulé et stoppé net depuis le début de sa propre logique froide.

Ça n’est pas un hasard si Heidegger et Nietzsche (les deux métaphysiciens ou plutôt otologistes qui veulent renouer avec la métaphysique, Descartes transformant définitivement la métaphysique en ontologie de notre être ici même dans l’être, au lieu que la métaphysique positionne notre être en l’être même), pensent retourner aux grecs … Mais ils se trompent de croire que la « raison » est ce qui pousse les grecs ; toute la pensée antique est articulée selon l’être même, c’est seulement ensuite que l’on a traduit cette pensée en « raison ».

De manière légère on dira qu’il est globalement passionnant de transformer la réalité en objets, en énonciations exactes, en analyses pointilleuses, en mesures et en extériorités, et causalités, autant que l’on voudra, mais qu’il est impossible d’attendre quelque résolution que ce soit de cette objectité généralisée quant à "notre être dans l’être", parce que de fait on n’y est pas sans y être...

Et que c’est précisément cette position qui rend la philosophie difficile, voir obscure, ou absurde ou déraisonnable ou même irrationnelle ; parce que si l’on n’entreprend pas l’exploration de notre être en cette métaphysique puis en cette ontologie, on ne dit rien. Littéralement rien.

La redondance

C’est que la métaphysique et l’ontologie (les grecs et suivants, Descartes et suivants), se forment de, par et pour la redondance qu’est notre être dans l’être, et que c’est cette redondance qui apparemment ne dit « rien » ou se perd obscurément ou maintient des impossibilités (le Bien, le Un, Dieu, le Sujet, etc), c’est cette redondance qui est la plus qualifiée … parce que ni les opérateurs allégoriques (comme la matière ou la volonté de puissance ou l’économisme ou l’objet scientifique ou le désir du moi, etc) ne remplissent ni ne suffisent à combler la redondance et qu’elle ne peut se survaloir que si elle-même se-sait … c’est dans la scénette qu’elle se joue par l’être, dieu, le sujet, mais aussi la volonté de puissance, la matière ou le désir qu’elle se-re/présente ; cad se présente à soi. Mais tandis que la pensée ou dieu ou le sujet assument pleinement leur Vide Radical, volonté ou désir ou matière comblent prétendument par un « quelque chose » ce qui n’existe que vide, cad structurel.

Les contemporains se dégoutent de la pensée, de dieu ou du sujet parce qu’ils n’y rencontrent pas le concret que leur moi réclame, et s’enfoncent dans le désir, la matière énergie ou le langage, supposés plus concrètement existant et donc réel, mais ils ne voient pas ou plus que la fonction radicale assurée par les Vides Formels ne peut pas l’être par les remplissages concrets, toujours tendant au quelconque, absolument nécessaires mais œuvrés par le sujet (absent ou ignoré), par la pensée (mais auto négatrice), par la vérité (mais concrète et non suffisante). Du reste qu’est-ce qui se dessine dans l’Etre heideggérien, la volonté nietzschéenne, le désir de la psychanalyse, l’hypostase diverse du Langage comme dieu vivant (ou mort), sinon précisément le Même Vide Formel jusqu’alors orchestré selon l’être et la pensé, le sujet et le corps (monde, donné), la conscience et le phénoménologique, l’ontologique ou l’existentiel ?

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Situation générale qui est la nôtre

12 Décembre 2014, 09:13am

Publié par pascal doyelle

De l’incompréhension à laquelle aboutit l’absence de perspective historique dans la pensée.

ça revient à une sorte de gloubi boulga auquel on ne comprend rien, sinon que ça part dans toutes les directions, et ce alimenté par quelques uns qui croient être en mesure de recommencer de zéro « toute la pensée » comme si les autres n’avaient rien compris, ou étaient idiots, il faut croire, ou comme éperdument au 20éme ou 21éme siècle nous sommes si incomparablement plus lucides …

Résultat, c’est une sorte de masse informe ou de réduction à un minimum de raison. La raison dont on sait qu’elle est « à disposition » ; à disposition finalement et fondamentalement d’un « moi », qui de cette logique n’est point du tout contraint au changement ; d’une raison qui se soumet au regard tout à fait extérieur d’un moi, d’une conscience qui s’absente, qui n’y existe pas « en personne », désignant par là non pas une subjectivité( qui s’inclut comme double ; objectivité-subjectivité), mais comme conscience en tant que Une et ayant structure (hyper objective).

Ce regard désargenté permet de composer des objets mais ne se pense pas et n’est pas même présent ; son acte, soupçonné d’illusion, est renvoyé au nouménal, ou à l’impossibilité, annonce l’anti philosophie, au rien du tout, néant décourageant, de sorte que plus aucune exigence n’est susceptible d’animer un tant soit peu ce moi pataud, figé, sinon ses fantasmes ( la métaphysique est morte, l’universel est abstrait et les droits de l’homme tout à fait relatifs, le langage est le bout du bout … de quoi ? on ne sait pas, etc).

Abandonné la pensée (c'est-à-dire l’ampleur de la pensée grecque ou antique, qui ne correspond pas à la raison, simulée par Kant en reculant dans l’indésirable notre être), ou annuler le sujet (soit donc la présence réelle et effective d’une conscience en acte sur elle-même), c’est donc court-circuiter le Rapport de soi à (soi), et interposer telle ou telle détermination dans l’indéterminée structure du un (qui est de fait et en sa nature même purement formel et donc, et donc Autre que tout… comme quoi il n’est pas de tout, mais seulement le Un, cad le Présent).

Et de fait ces « pensées » qui s’interposent entre soi et (soi), sont avant tout des pratiques … elles aboutissent donc à pratiquer les consciences, de l’extérieur, selon tel ou tel objectivisme ou objectalité (il n’est que le lacanisme pour remonter au-delà de l’objectalité du moi). Du scientisme à l’étatisme, de la technologisation sans réflexion au consumérisme hyper libéral.

Or, et ceci est essentiel, comme ce qui se nomme « structurel » est non indentifiable, c’est par force que cela, l’humain, l’humanisation, se rabat sur une définition de lui-même totalement aplanie et exposée là au-devant, telle selon le monde, le donné, les finalités pauvres ; faute de découvrir les finalités hautes et hautes qui ne soient pas de pures abstractions. Pour illustrer on dira ; il est parfaitement inutile de prôner la volonté ou l’idéal ou l’élévation, toutes extérieures et éthérées, et sans aucune validité pratique et agissante. C’est d’un autre dedans que « ça se décide, s’imagine, se veut, se pense, s’incorpore, etc ».

Les contemporains ont absolument tort de nier l’historicité et l’ampleur ancienne, mais ils ont absolument raison d’estimer qu’aucune universalité ou abstraction ou idéalité ne peut se saisir ni permettre de se saisir de notre être réel. Et ils ont presque raison de tenter de se saisir d’eux-mêmes via les objectivités et les objectalités … on voit que l’articulation est complexe ; de même que le moi est une acquisition radicale et jamais vu de toute l’historicité humaine, de même le moi est sa propre perte (qui l’enferme dans ses finalités faciles et basses). Pareillement on a raison de chercher hors de l’universel, de la pensée, du sujet, mais tort de croire que ces tours et détours nous livreront notre être, puisque c’est précisément de la position tout à fait externe de cet être que l’on se travaille via les objectivités et les objectalités.

C’est ce que signifie l’incorporation … qu’il y ait possibilité que notre être se tienne à la fois en et hors de lui-même ; ce que signifie littéralement et réellement « conscience-de » soit dit en passant.

Et pour se tenir à la fois en et hors de (soi), il est clair qu’il faut s’abandonner. Abandonner n’importe quel « soi » jusqu’à l’obtention du (soi). Ce que signifie Nietzsche entre parenthèse ; puisque si il relance la métaphysique c’est en s’oubliant lui-même, en oubliant l’historicité philosophique, étant donné qu’il ne faut surtout pas présager de ce qu’est ce (soi) par un « soi » quelconque ; il nomme cela volonté (non pas repris de Descartes mais découvert par Descartes et redécouvert par Nietzsche, puisqu’il ne s’agit pas d’idées, rappelons-le, mais de structure et que de structure il n’y en a qu’une). Volonté vers la puissance, vers la potentialisation même.

L’impossibilité d’objectiver l’acte de conscience, n’empêche nullement que lui il se sait. Forcément. Ce que l’on note par ; il se-sait. Puisqu’il est conscience de (soi), de fait et par définition. Que l’on nomme ce rapport, le désigne, ce sera du doigt ; comme Wittgenstein au fond. Mais pourtant ça n’est pas tant son objectivation que cette désignation en ceci que se désignant elle se modifie.

Par l’idée (cad le rapport, une idée est un rapport) de l’être, les grecs modifient totalement notre être ; en ajoutant à la structure, au mécanisme conscience-de (qui apparait alors en sortant de tous les mondes particuliers, atteignant à la fois le monde unique par-dessous les mondes particuliers et notre-être débarrassé de tous les mondes humains), l’idée de l’être, de ce rapport, les grecs ajoutent à la structure une potentialité ; celle du réel. C’est cela même qui crée la conscience comme mécanisme vide (poser la question de la vérité ça n’est pas asséner la Vérité mais dépasser la vérité par la structure primordiale et unique, élaborant dès lors une architecture très réelle et effective de cette structure ; soit le Un (ou le bien ou le moteur etc) soit le sujet ; passage du métaphysique des machines intentionnalisatrices à l’ontologie du réflexif de cet-être, cartésien, qui crée des sujets, des sujets impossibles mais réels).

Autrement dit l‘impossibilité d’objectiver notre-être n’est pas une « impossibilité » sorte de mic mac déroutant et idiot, qui condamnerait (alors que l’élaboration grecque, l’archi, et l’intensité chrétienne, l’hyper, ont parfaitement réalisé, surabondamment, tout ce qu’ils contenaient ; il est absurde de déjuger la pensée, métaphysique et ontologique (comme susdit), alors que manifestement « ça a marché » ; il faut se perdre dans l’insatisfaction bovine du moi (insatisfaction indécrottable, parce que le moi est un bricolage, une synthèse immédiate), pour vomir encore et encore sur « ce qui fonctionne absolument et radicalement » et a modifié toute la planète).

L’impossibilité est le savoir des mesures que notre-être prend de lui-même ; ses paramètres ; toutes les philosophies, les éthiques, esthétiques, politiques, idéels, sont ces paramètres. Si l’on se demande mais comment nommer ce qui n’est ni objectivité ni subjectivité ? C’est simple, c’est déjà constitué, là sous nos yeux, et ça se nomme philosophie.

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