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instants philosophie

De la volonté pas ringarde

8 Mars 2012, 17:20pm

Publié par zwardoz

Tombée dans le monde, la volonté est bien en peine de rassembler son être ; elle entre dans la séparation intégrale de tout. Ce dont on n’aura pas idée excepté en produisant cette description de la volonté comme intention, intentionnalité ; la volonté est résumée soudain à ce fin, minuscule faisceau d’attention. Attention à ceci ou cela.

En soi, l’attentionnalité est purement fonctionnelle ; mais il se révèle que c‘est uniquement par son point d’application que tout ce qui peut advenir est autorisé. La libération de la volonté pure, de la volonté en son être même est le dessein même du philosophique, de l’universel, de la vérité ; la pointe effilée de la pyramide renversée. Le point sur lequel tout repose en tant que possible, ou non.

Que la masse de quantité de réalités que nous fourguons puisse se remettre de cette simple pointe, cela incline à justement se demander ; qu’est-ce qui la motive, mobilise ? Qu’est-ce qui peut nous transvaser de nos identités, en cet être fonctionnel et qui ne pèse rien ?

Et bien nous ne le pouvons pas ; nous ne pouvons pas exister en notre être, il est trop exigu et n’est pas malléable comme un objet ou un contenu ou comme de désirer ceci ou de décider cela. Il est avant notre conscience qui se gargarise de tel contenu, et y croit. Mais il est avant notre conscience parce que celle-ci existe avant elle-même ; elle est toujours en état de mouvement précédant.

Elle ne se saisit pas elle-même et cela lui manque. C’est le manque radical qui ne trouvera remède en rien ; il faudra qu’elle s’y fasse, mais cependant en se permettant de penser cet être-manquant et de le comprendre comme non pas manque négatif mais performance décisive, et tellement que l’on n’en sera jamais maitre mais esclave ; c’est notre joli lot, parce que cet être là qui ne s’appartient pas même, de ce fait n’appartient à rien ni à personne, aucun monde humain, ni aucun univers. On y existe en tousces mondes et vers n'importe quel univers. 

Attendant cela, les pauvres petits mois, ceux créés par le 20éme siècle, eux, continuent de se vouloir comme des choses, ou plutôt des objets qu’ils imaginent parfois être des choses, des pour-soi qui se veulent en-soi, ou l’inverse, allez savoir. Et c’est le début de leur drames au petits moi-mêmes ; qui se tiennent d’une personnalisation. Débutent leurs aveuglements de miroirs qui ne saisissent que les images alors qu’ils adoreraient tellement se connaitre comme miroir. Ils s‘imaginent l’un dans l’autre saisir ce miroir qu’il, qu’elle, qu’ils sont, ded reconnaissance subjective en grande approbation collective. Point nenni, que dalle, rien du tout ! Ça retombe, comme un soufflet qu’on aurait soufflé dedans, mais époumonés. Quelle sale vie vraiment ! 

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Des manques (psychologiques et politiques) abominables

3 Mars 2012, 12:58pm

Publié par zwardoz

L’universel fait rupture dans le monde, la mondanéïté humaine qui tendrait à se replier d’elle-même dans une auto compréhension, dans le langage en tant que système qui se réfère à soi, qui clôt le donné, n’introduit plus d’hétérogénéité, inclut sa propre systématicité, et qui donc se retrouve également en chacun en tant que chacun use du langage et demeure en communication directe avec la clôture systématique ; sauf que chacun existant par l’universel, le droit, l’Etat, et au fondement la Constitution, est brisé. Est ouvert sur le donné, le vécu, les autres, le texte et l’œuvre.

Or d’une manière générale, la rupture, la séparation de tous par l’universel qui encadre et dépose chacun dans son ici-même (soit donc la liberté), c’est ce qui travaille la réalité ; travail laborieux, torture continuelle. Mais si cela travaille, c’est que l’universel et la séparation œuvre. Produit, oui, mais aussi invente. Invente les réalités. Ce qui veut dire que le travail de chacun (sur ce qu’il rencontre, dans le vécu, le donné et le monde, soit donc le relationnel et le « psychologique », les sciences et les technologies, la politique et l’économisme, toutes tendances confondues), que le travail de chacun façonne, crée : il œuvre.

Inversement et oublieux de l’universel, le donné, le vécu, le monde retourne dans une synthèse passive ; le politique dégénère en mafia, en regroupement absolument aveugle hormis son flux intérieur immédiat (réduisant tout à ses petits intérêts et incapable de ne serait-ce que comprendre qu’il puisse exister de vrais en grands intérêts, qui en réalité contiennent eux-mêmes les petits intéressements et les augmentent moyennant quelques réductions de  l’égocentrisme de ces petits intérêts de groupe).

Mais aussi il est un gouffre individuel qui annule que chacun ait un encadrement universel (de citoyen, d’être en acculturation constante à destination universelle et non de repli ou de consommation basse, de salarié ayant activement intérêt à sa propre dimension non inféodée, et finalement, en tout, de sujet de son vécu). Abandonnant les finalités adéquates à sa structure (de sujet) l’individualité ne croit plus en sa destination universelle, qui pour lui ne signifie rien du tout, bien que, qu’il le veuille ou non, ça le travaille. Ça le travaille partout et en tous sens.

Il est pareillement un manque déplorable de réflexion … scientifique. Scientifique parce que l’on peut considérer qu’il n’existe réellement aucune prospective économique valable, valide, et si il est des sciences économiques, qui n’analysent pas plus loin que l’état de fait, l’état donné, là, du monde, il n’est pas de pensée qui s’en prenne à la quantité énorme de présupposés et aucune pensée qui remette sur le tapis les notions même de base ; or ce sont ces notions qui incluent l’ensemble de tous nos problèmes, injustices, désastres et absurdités. Et que dire des mélanges pharmacologiques … ? Que dire de l’impact marginal des instituts de surveillance des produits consommés (alors qu’ils devraient s’institutionnaliser et indépendamment de tout pouvoir) ? Que dire du peu d’indépendance et du peu de moyens de la recherche (alors que la recherche est plus que fondamentale et détient tout notre avenir possible, en comparaison de quoi les ressources, les investissements sont gaspillés en pure perte).  

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Du langage au corps (via l'universel politique intégré)

1 Mars 2012, 18:44pm

Publié par zwardoz

La grande rupture fut ainsi le renouvellement de tout par l’universel extrait du langage même.

Par l’universel le langage cesse de conduire l’intention, et cette intention commence de vouloir maitriser, contrôler son devenir.

Si habituellement on situe l’apparition de la volonté, nommément, en et par Descartes, il faut remonter jusqu’aux grecs pour découvrir que dans la main mise sur le langage, via le Discours charpenté, haché, découpé, réordonné, ce qui se joue déjà c’est la concentration de notre être en quelques points, qui brisent le déroulé du langage, qui annule le groupe (développement du politique), qui coupe l’individu (éthique et morale), qui singularise l’œuvre (esthétique d’un point de vue strict), qui extériorise qu’il y ait un « monde » (et un seul en dessous de tous les mondes humains).

Nous y sommes encore. Quoi que ayant cessé de se penser selon un Discours, on en soit depuis Descartes (à l’expression parfaite, mais non exclusive ; il expose ce qui se joue par ailleurs diversement) à originer le discours en un sujet.

Mais il faut attendre le 20éme pour que ce sujet s’extrait lui-même froidement de son être ; et ce via Sartre et Lacan. Nietzsche inaugurant que plus rien ne relie le sujet à quoi que ce soit sinon le pur et simple surgissement de l’être, de ce qui est, comme étant « là », intégralement tout ce qu’il peut être (le recherchant).

Auparavant on accommode ; et ce faisant on invente toutes les formulations que le discours (grec puis scolastique ou chrétien) n’était pas en mesure de fournir (qui était attaché et développait l’idée dans le langage, la notion dans la théologie). Une pensée active qui se tient dans le moyen terme entre le discours universel fixe, (mais non pas figé puisqu’il a inventé scolastiquement tout ce qui pouvait l’être) et le sujet (qui viendra par Sartre et Lacan) ; entre le discours (formellement idéal au cœur du langage pensé adéquatement) et le sujet (qui est-là comme structure vide  sartrienne ou structure pleine lacanienne, ou évidée, ça dépend comme il est pris), se déploie le grand aménagement qui cristallise l’universel (du discours) comme universalité partagée entre tous les sujets humanistes. Kant ou Hegel, Marx ou les sciences humaines, les socialismes utopiques ou les pensées libérales, etc.

La matière même qui devait emplir l’universel lui échappe puisque l’universel (de l’Etat, du droit, de la morale, du sens de sa réalisation universelle lui-même, de la culture dite ensuite classique, dont la mécompréhension de la dimension cartésienne infiniment ouverte, de la pensabilité en général qui autorise diverses pensées hétérogènes, et non plus un seul discours de par soi, etc) l’universel se révèle un cadre vide, sans rien intérieurement et l’intériorité se fait attendre que les révoltes, désespoirs, explorations, etc tentent de meubler.

Il se remplit donc de ce qu’il trouve, là, de l’historicité hégélienne, de la perception pensable de Kant, de la marche du monde marxiste, des sciences, et des écrits, des Œuvres ; des œuvres en tant qu’elles succèdent, dans la révélation de la vérité, au langage, à la Parole (des groupes et communautés restreintes), du Texte (des religions d’ordre symbolique), et donc de l’œuvre en tant qu’Ecrit. L’écrit succède au Texte, divin, en ce qu’il est censé réalisé en chacun et par chacun son humanisme ; cet humanisme qui se devait d’être la substance même de l’universel réalisé (en Etat et droit humains) et constituer pour chacun le cœur de son être vivant.

Tel ne fut pas le cas. Parce que ce qui est s’est substitué à l’écrit, à l’œuvre, fut pour tous et chacun son image ; l’image et son corps. Chacun fut bien emprunté d’être un corps ; un corps dans un monde. Et cela suffît à briser tout net que le cœur de chacun soit l’œuvre ou l’écrit. Et le corps devint le texte lui-même.

On retrouve par là qu’il y eut une psychanalyse et un inconscient. Pour chacun. Une sorte d’écriture.

On dira ; pourquoi ne pas écrire (ou peindre ou composer, etc) plutôt que d’écrire « cela » comme « corps » ? 

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Etre un corps

19 Février 2012, 13:46pm

Publié par zwardoz

La perte

La perte pour chacun est considéraaable, chacun adresse à chacun une parole sans vérification du tout, et non seulement peut-être entièrement fausse, mais de plus peut-être incommunicable ; peut-être que l’autre n’entend pas du tout la même chose. Le sens des énoncés se perd dans l’indifférencié, ce qui est absolument perturbant pour tout langage (qui doit savoir ce qu’il dit et se référer à lui-même pour faire cercle qui s’explique).  

L’universel, cadre vide, est pourtant bien présent dans les vécus, mais aussi dans le statut de chacun ; chacun est un de par la loi, et chacun est sa liberté. Ça devrait faire-sens ; mais ce ne sont que des cadres, vides, dont tut contenu est absent. Or chacun est à lui-même un contenu (global et énorme ou détaillé et éperdu). Un contenu à non pas gérer, administré, (peut-être à penser par contre …) mais à animer. Administration qui, côté active et personnelle, pousse à découper, à séparer instantanément toute réalité, fut-elle vécue.

L’animation personnelle

L’intention qui porte chacun (intention qui, quoi qu’elle en imagine, et quelle que soit la révolte envers le cadre vide universel, est assurée, de cet l’universel vide, d’un statut) est animiste ; elle veut former une intention vivante dans un langage enroulé qui parle à, en, par l’autre. Chacun ne peut pas ne pas imaginer, projeter, qu’il soit entendu, et que cela ait « des effets ». Ce qui veut dire « de la réalité ». Lorsque l’on rit, on se réjouit d’entendre-ensemble la même transmission.

L’universel permet que le même soit entendu de part et d’autre, mais formellement seulement ; il n’est pas de contenus animé dans l’universel. Aussi pour chacun son statut (de citoyen, de sujet, de personne morale ou de culture classique universelle) ne parvient pas à exprimer son être vécu. Pour cette raison il y eut une gigantesque culture généralisée, médiatique, qui fait front et s’oppose à la culture classique, littéraire, de l’écrit, du texte, du langage tel qu’objectivé, qui annule quasiment la culture d’inspiration, d’élan universel.

Le corps

Elle trempe dans le corps ; le corps qui support le sens. Qui fait appel à la parole, au langage, au symbolique, mais qui ramène à soi.

Le ramené à soi du corps, c’est qu’il est impossible de clore le langage (il n’existe plus de parole qui retransmet assurément le sens qui s’embarque n’importe où et n’importe comment, qui tente par fois de se fixe amoureusement ici et là, faisant de l’autre la clôture du sens presque délirant qui attend de l’autre que « ça se dise »). Il est impossible de dénicher une unité pesant suffisamment qui ramène les significations à un point absolu ; reste la seule permanence qui soit pour chacun ; qu’il ait un corps.

Avoir un corps, non, être un corps

Mais il est difficile voir impossible de saisir ce que « avoir un corps » signifie ; il faut pour cela monter jusqu’au niveau cartésien (il est un sujet, qui a un corps, dont de plus il ne connait pas l’unité des deux, pas vraiment). On dira donc ; que l’on est un corps. Mais le problème est que tout se précipité « là » ; dedans. Que le corps prend donc une unité d’inertie qui réunit arbitrairement sur lui tout ce qui vient, tout ce qui advient, réceptacle énorme de tout ; une forme de synthèse passive qui non dite, indicible, signifie néanmoins tout. Ou plus exactement sert d’unité sans forme, ni contenu précis, une enveloppe. Le corps est comme un signifiant global sans signifié particulier ; mais comme il est cependant su, il s’exprime ici et là par quelques signifiants qui le représente ; or c’est son inertie qu’il représente, ça ne sera pas des signes explicites, (sinon cela bloquerait le flux des signes, et rassemblerait constamment en quelques points ou un seul, ce qui pour communiquer doit se transmettre diversement et adéquatement et actuellement à chaque situation).

Nous voici donc avec un corps qui forme l’unité inerte indistincte de tout ce qui arrive et qui dans la brisure instantanée de tout, dans le cadre vide de l’universel, rassemble sur soi (et non pas en soi, puisque ce serait doté le corps d’un contenu, d’un signifié réducteur, qui dur reste serait éclaté par toutes les significations qu’une personnalité doit supporter), un corps-formel qui rassemble sur soi, en externe, et qui pour tenir, pour tenir le coup, doit vouloir, désirer dans cet externe abstrait ou indifférent, doit désirer intérieurement.

Corps animé

Cette intériorité se débat farouchement dans l’externe aberrant qui s’impose hors et annule son désir ; il faut sans cesse recomposer une vie dans l’externe effarant de la structure dite ontologique. L’intériorité en question veut pourtant retrouver dans le monde et essentiellement parmi les autres, cette identité fluide qui se transmettait dans le groupe (et qui existe en tout langage qui fait cercle de ses éléments qui s’impliquent les uns les autres, sinon toute parole devient incompréhensible) ; cette unité sans fond, le corps, qui rassemble identiquement mais sans se parler, se dire, s’exprimer distinctement, formalité presque abstraite mais pesante, là, matière et énergie, cherche à exprimer son énigme, son incompréhension (d’être un corps et non pas de l’avoir ce qui ne se peut que d’un Sujet ancien, qui se sait) cherche à rassembler à nouveau mais cette fois distinctement, précisément, ce qui est seulement « là » inerte et attirant mais sans expression du tout.

On cherche dans le miroir, non pas les images, mais le miroir lui-même, qui ne peut se voir. 

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Libéralisme ou communisme ; les deux

16 Février 2012, 17:46pm

Publié par zwardoz

Il faut donc partir de ce qui encadre tout ce qui nous présent, et ça n’est ni la science, ni l’économie, mais la démocratie. En tant qu’ensemble qui a commencé de se penser, mais bien loin du compte encore.

En ceci que le libéralisme ou le communisme font également partie de cet ensemble, certes, mais surtout en cela que si la démocratie est en elle-même l’essence, le noyau, l’extension maximale (de compréhension) de ce qui est, c’est aussi ce qui doit devenir.

Autrement dit libéralisme ou communisme ont peut-être un avenir, individualité et collectivité (si l’on préfère), mais ni l’un ni l’autre n’ont d’avenir sans que soit accélérer, accentuer l’organisation démocratique de la réalité humaine.

Les collectivités s’effondreront si le champ est laissé aux individualismes, si le libéralisme continue de dépecé el monde, naturel et humain, individuel et collectif, (on est infiniment loin de l’idéal du libéralisme théorique, qui partait franco d’une rationalité qui assignait à tout individu la capacité d’organiser et de fil en aiguille à une auto organisation de tous par tous, selon un intéressement bien géré par chacun, mais qui comme il débutait par et finissait par la seule individualité, n’adoptait finalement qu’un raisonnement très court, bien que dynamique).

Ceci revient à cela ; le libéralisme ne comprend pas ce que « liberté » veut dire. De sorte que chacun est totalement égaré en ne saisissant la liberté qu’en tant qu’elle serait « sa liberté » et rien que. Ayant découvert ce vertige (après des siècles d’assujettissements divers et variés), le tournis nous prit et d’un seul mouvement il n’existât plus que cette unification égocentrée.

La seconde partie de toute liberté étant l’universel comme tel ; la capacité universelle d’exister.

Ce qui revient à dire, encore, que l’on veut bien être libre, mais sans penser. Chacun s’enferme de ce que désirant une Idée de soi, on n’aligne pourtant pas qu’il y ait une pensée. Chacun repose sur son seul corps, comme finalité inerte. Comme fondation de son identité, fondation imaginaire, puisque du corps on n’a aucune idée. (C’est l’idée qui contient le corps en tant qu’intention réelle ; reste à définir ce qu’elle est, Est).

Que le libéralisme soit dans l’incapacité de comprendre ce qu’est le monde, il suffit d’observer à quel degré épouvantable il le détruit. Dans sa matrice de construction, il organise l’ensemble de tout ce qui est, mais cette matrice est par définition limitée et ne peut pas passer au-delà de son principe ; il tend de plus à envahir toute réalité qui ne s’est pas encore approprié, et donc de réorganiser selon sons schéma restreint, la réalité qui elle, en son ampleur, demanderait quantités d’autres points de vue. Autrement dit, il est absurde de considérer que quelques-uns (non élus de plus) puissent être capables d’organiser le donné, la complexité invraisemblable du donné, des communautés humaines, des nécessités écologiques, des forces technologiques, des sciences en présence, etc.

Or quelques-uns décident de l’avenir (et non seulement de cet état présent du monde) en monopolisant l’investissement ; lorsqu’ils investissent ils décident de l’à-venir. Ils canalisent et accaparent la quantité de richesse disponible, laquelle richesse ne reviendra plus et demeura indisponible à jamais pour d’autres perspectives.

Si ils disposent d’une telle capacité d’investissement, c’est, logiquement, qu’ils en ont capté une quantité indue, qui revenait au collectif, lequel aurait selon sa propre ou d’autres logiques permis d’inventorier d’autres possibilités d’organisation de l’avenir. Non seulement capté sur l’ordre collectif lui-même (l’Etat, mais pas uniquement) mais accaparé sur la quantité de richesse de chacun (les salaires donc).

Puisque si l’Etat, oui, est capable de mobiliser vers l’avenir des investissements, il est tout aussi certain que chacun aurait du être en mesure de prévoir et de mobiliser vers et par et pour son propre avenir. Ce qui se nomme strictement démocratie.

Ce qui signifie donc ; que chacun n’est pas ou n’aurait pas du être limité à sa seule place hiérarchisée par le libéralisme (salarié, consommateur, abreuvé des industries culturelles, etc), mais qu’en se développant cet individualisme aurait du entendre tout autrement son vécu, et le doter de dimensions qui dorénavant lui échappe. Mais qui reviennent ; elles reviennent en ceci : que faut-il comprendre par la Constitutionnalité des sociétés qui visiblement ne parviennent pas même à respecter ces constitutionnalités et encore moins à développer, augmenter le contrat social ?

De même que de son propre mouvement, le libéralisme dévorateur pousse à recouvrir, annuler, abolir les dites Constitutions et donc non seulement à réduire la démocratie mais littéralement à lui substituer cet ordre profondément hiérarchique (opposé absolument à ses propres fondements théoriques libéraux),et  profondément faussement identificateur, un ordre qui ne ressemble pas aux dictatures ou aux mafias connues, qui en déploie une nouvelle sorte. 

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La démocratie et l'invention(s) du réel

15 Février 2012, 19:25pm

Publié par zwardoz

La richesse a été abusivement accumulée par quelques-uns : sous prétexte que ce qui est produit relève d’une appropriation, d’une privatisation et annulant qu’il puisse exister une « société », qu’il y ait une base collective absolue qui tienne de par soi, sans autre justification que de faire-société, et ceci au profit d’un morcellement typiquement faussement rationnel ; chacun n’existe que de par soi, et la justice est ou serait la rétribution de ce mérite, et non pas la justice serait la distribution de la richesse commune (ce qui tombe pourtant sous le sens).

Or ceci est ou non inscrit dans les Constitutions ; lesquelles seront plus ou moins hypocrites. D’amendements en amendements, elles se tordent maladroitement pour en revenir à cette autre rationalité qui considère que toute société n’est d’abord une et indivisible, et non pas atomisée et livrée à la « liberté ».

Autrement dit il est une mécompréhension de la liberté, qui cependant est en son point de vue sensément posée. Il est en effet souhaitable que chacun puisse non pas seulement s’assumer, mais s’inventer. Puisqu’insistant sur la « responsabilité » on se déplace soudainement sous contraintes, alors que proposer « invention » réclame à tout le moins que chacun en obtienne par droit les moyens. Si ces moyens ne sont pas effectifs, tout contrat social s’annule de fait ; il restera dépourvu de raison, puisque de raison(s), de conditions, de possibilités.

Il apparait également que si l’invention n’est pas possible par chacun, (et que seulement l’assumation, ou l’intégration ou etc), alors l’invention sera captée par quelques-uns ; littéralement quelques uns inventeront. Ce qui signifie qu’ils décideront pour tous. Dans leurs inventions mêmes (scientifiques, technologiques, entreprises économiques, ou culturelles productions, etc) ils résorberont le monde, le donné, le vécu.

L’invention par chacun est tout autre chose ; elle promeut l’universalité partagée et propagée. Elle constitue la réalité, la réalisation même du démocratisme. Pour et par le peuple. Il est clair qu’alors l’invention possède en elle-même quantités d’autres enjeux que ceux imposées par les quelques uns qui monopolisent l’invention.

Et à 50% qu’elles sont-elles ces inventions des quelques uns ? Des gadgets, des surplus, mais plus largement  inefficacités et plus ou moins néfastes, qui engagent des conséquences inchiffrables, qui échappent à toute comptabilité (qui écrasent les plus simples nécessités ou dont l’échéancier revient au collectif) et l’abandon de la vraie société qui d’abord et en elle-même amènerait à assumer, cette fois, au moins les nécessités vitales, et plus ajouterait aux inventions privatives les inventions démocratiques.

La réalité est que l’ensemble des moyens qui parviendraient à combler les inventions démocratiques, (et évidemment les nécessités vitales), sont bel et bien présentes ; tout existe. Tous les moyens existent.

Mais la perversion intérieure de l’invention réoriente constamment la richesse de tous, au profit de cette captation en partie, mais en partie seulement, déplorable. Mais déplorable elle ne l’est pas, la situation, en état de faits, l’état actuel des possibilités, elle l’est en ceci que puisque la captation de la richesse est entre quelques uns, cette forme même conditionne, implique, engendre un à-venir déplorable ; et réellement impossible. C’est une logique qui a pris l’investissement et l’a localisé ici et là absurdement. Et quant aux finalités d’investissements, elles échappent intégralement à tout débat, toute contradiction, toute exposition, laissant l’avenir à discrétion, rendu de ce fait radicalement aveugle.

Il ne s’agit pas d’annuler la privatisation mais de lui imposer que cet avenir soit démocratiquement pensable. Et de plein pied que soit réalisée, pensable, une comptabilité bien réelle et non pas tronquée.  

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Homme, femme(s)

12 Février 2012, 18:36pm

Publié par zwardoz

Les femmes demandent aux hommes ce qu’ils n’ont pas et refusent ce qu’ils ont.

Ça contrarie beaucoup.

Mais aussi inversement cet homme demande que cette femme soit Une, alors qu’elle est plusieurs.

De sorte que les hommes s’effraient et s’enfuient, mentalement au moins, et que les femmes s’ennuient.

On peut dire autre chose ; les femmes n’ont pas de personnalité, elles sont bien pires que selon une personnalité. Elles possèdent au plus … du caractère, on le sait. 

Analogie musicale ; on pourrait avancer que les femmes n’ont pas de personnalité mais qu’elles ont du caractère. En remplacement de la personnalité. C’est ce que la facilité habituelle recommande.

Je crois que c’est tout autre chose ; si la personnalité est le mélodique d’une œuvre, la femme en serait le rythme (le caractère). C’est ce qui semble donc absolument insuffisant. Parce que la femme serait bien plutôt l’harmonique. Et le caractère, le rythme, entre les deux, qu’ils s’accordent plus ou moins, peut-être.

L’harmonique est considérablement plus étendue que le mélodique ; à preuve le classique qui en déborde en tous sens, et a contrario nos pauvrettes de musiques qui fonctionnent au pire selon le rythme, au mieux selon le mélodique, et parfois harmoniquement.

Une mélodie, c’est absolument parfait (les hommes sont parfaits, c’est reconnu), mais ça tend vers le rigide, le figé, le caricatural, le pas souple du tout. Sans l’harmonique les mélodies classiques seraient sublimes peut-être mais peu vivantes, et finalement l’harmonique ne nourrirait pas le mélodique qui s’assécherait singulièrement. La complexité du classique tient à l’étendue des registres, qui augmentent l’ampleur jusqu’à l’in-fini ; jusqu’au point de supplanter le mélodique et de jouer harmoniquement pleinement. De sorte que les harmonies de celui-ci répondent bien plus in-finiment aux harmoniques de tel autre, que ne le permettent les mélodies.

Alors il voudrait ou plutôt imagine, tout naturellement, qu’elle est Une, alors qu’elle est plusieurs. En clair qu’elle n’ait pas de personnalité, ça signifie qu’elle en a éventuellement plusieurs. Ça n’est pas un manque ou une négation. Ça inclut aussi qu’elles sont plusieurs in-définiment ; elles ne se trouvent pas sous l’appellation commune et universelle de La-Femme. Par contre on peut dire L’Homme. C’est générique. Tout homme cherche à être L’Homme. Une femme n’hésite pas à être elle-même. 

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L'être de l'homme et la Constitution (dans les grandes largeurs)

11 Février 2012, 15:59pm

Publié par zwardoz

D’abord pris dans le langage et la Parole, il devait bien à un moment ou un autre que nous ayons à dépasser le langage d’une part et la Parole d’autre part.

On nomme ce dépassement la « raison ».

Présenté ainsi, la « raison » est supposée exister en tant que structure ; dont les pensées qui suivirent furent des illustrations, mais aussi donc à la base une structure qui s’appliquât d’autres moyens que de la seule raison, structure qui fut esthétique, politique, corporelle, relationnelle, de perception, et partout d’explorations.

Le langage en un groupe, soit donc la Parole, régulait la totalité des échanges, et décrivait telle ou telle partie d’un monde lui-même concentré dans l’expérience limitée de ce groupe, qui se l’exprimait et ordonnait les réalités et les redistribuait dans les échanges.

Mais la raison délivre l’attention, portée dès lors sur le langage, et le déchiquette, le réduit en éléments, et décuple bientôt les échanges, et cherche le monde unique en-deçà de chaque monde particulier, et au-delà des mondes divers, et s’attaque à l’architecture, qui n’est plus immédiatement consentie, de ce qui devient le « politique ».

Science, politique, esthétique, éthique s’expatrient de tout monde humain donné, qui s’animait de cette régulation autonome au lanagae, à la parole aux échanges régulées, et s’instaure partout le règne de la réflexion-sur, de la séparation.

On crée donc non plus une culture, une civilisation, mais une a- civilisation, qui ne tient pas en un territoire donné, mais fondée sur le dépassement des cultures, des groupes, des colorations immédiates d’un monde donné particulier.

Les figures qui nourrissent ce dépassement de la première humanisation (celle qui tient du langage de tel groupe et en une Parole qui pense-avec tous et avec tel monde donné), provoquent des capharnaüms en tous genres.

Les religions, ce que nous nommons telles, sont les reprises imaginaires de cette unité première qu’est la communauté de vie, de monde, d’échanges, de parole. Elles recomposent imaginairement une communauté et comme telles elles se caractérisent selon l’ordre symbolique (qui est autre lui-même que la Parole d’une tribu vivante et mondaine, qui symbolise dans et autour d’un Texte ce qui était Parole vécue).


Le pouvoir

Le pouvoir d’une tribu est de distribution ; il est, comme toute réalité ordonnée par le langage seul, immergé dans la Parole vivante d’une communauté d’un monde donné.

Le pouvoir dans les ordres symboliques est hiérarchique ; la parole de toute manière ici est un Texte qui comme tel appartient à un ou quelques-uns et non plus circule entre tous, n’est plus partagé, ni donc adéquat à un monde donné. Il est Parole au-dessus du monde.


Sa délégation instantanée

Si l’on supprime la hiérarchisation, tandis que la distribution est reléguée depuis longtemps, il faut donc admettre que « chacun se gouverne » et que malgré cette atomisation il est néanmoins un accord entre tous. Autrement dit le programme de la raison se rétablit en chacun et chacun via sa raisonnabilité se gouverne et s’entend. Raison marxiste ou communiste mais qui table sur le rouleau compresseur d’une seule pensée valable également partout et qui sait de par elle-même décider de tout ; elle se dit ou doit se définir come « scientifique ». Mais à l’autre bout raison libérale ; chacune est sa propre loi et chacun doit parvenir à une autonomie, souvent réalisée caricaturalement, et parfois administrée avec justesse et mesure.

Dans les deux cas, on manque le coche ; il s’agit d’une simplification toute extérieure, et qui ne se saisit pas même de ce que la raison est (qui remplaçât le langage et la parole, de même qui intégrât les ordres symboliques, des religions, et recomposât tout autant la hiérarchisation du pouvoir).

Il est si visible qu’une grand part des deux siècles qui précédent s’utilisèrent à installer, incruster, établir sur ses deux pieds la raison en chacun et en tous ; la raison, cette structure tout autre qui renvoie autrement le langage, la parole, le corps, l’humanisation qu’elle reprend en une seconde réflexion, ne s’impose pas dans la matière des réalités abstraitement. Elle doit y exister.

Parce qu’elle est structure justement (et non pas discours abstrait, métaphysique qui jugule le vrai) et ontologiquement (touchant l’être-même de chacun, de tous, du langage, de coupes que le langage et les échanges produisent dans la réalité, auxquelles coupes la structure affirme qu’elles doivent être « vraies et réelles »).


Les « naturalités » et la structure seconde

On peut donc dire que la raison continue son processus général qui consiste à adapter le langage et la parole, la hiérarchisation et la distribution du sens, le symbolique remédiant et la perception, le corps et les échanges, à adapter toutes ces « naturalités » (puisque processus second ces grandes largeurs sont donnés, et qu’elle vient en plus) à ce qui est vraiment (et non plus à synthétiser à tout va des groupements humains qui filent leur vérité d’un monde donné immédiat).

Que donc outre son programme paradigmatique (de définition de l’être de l’homme comme idéal du savoir, de la politique, de l’esthétique de grande Kulture , de la morale universelle, etc) la raison, structurelle, se continue et se rassemble et se disperse comme éthique, comme culture vivante-au-cœur de toute réalité humanisée, quotidienne, et comme partage, comme politiquement démocratie réelle (et non pas comme seulement Etat universel), comme libéralisme réfléchi (et non pas comme spontanéité obsolescente, détériorant qui accapare pour son seul point de vue, déni total d’intelligence). Ce à quoi on assiste et ce à quoi profondément on participe, c’est la poursuite de la raison intégrale, mais en tant non plus que reçue d’en haut (de l’idéal rigide, de l’universel abstrait, de l’Etat confondant, des corpus tout faits, etc) mais activée d’en bas, du donné, du vécu, du monde même.  


Le non nihilisme et la vision seconde

On ne voit pas en tout cela qu’il y ait un nihilisme en quoi que ce soit. Sinon que le nihilisme fut utilisé ici et là par des révoltes (qui s’en prenant à la raison, à l’idéalisme, à l’Etat, etc, utilisait ces négations afin de continuer le processus d’intégration de la Structure, de la « raison »). De même on ne perçoit pas en quoi notre être se définirait comme « néant » ou « rien », sinon de regretter on ne sait quelle identité substantielle, nostalgie des temps de la Parole (lorsque l’on se réchauffait les uns par les autres dans le langage). Cette présentation de l’être de l’homme comme « vide » ou encore comme contingent, ou comme uniquement préhensible et compréhensible via les objectivismes (étatisme, scientisme, technologies, économismes égarés, etc).

Puisque ces définitions de l’homme sont des para définitions qui ne tiennent, et ne sont apparues, que par et via la structure seconde de raison, et, effets, ces para-définitions ne sont pas égales à leur cause générale.

De même on ne définit pas la politique par seulement l’Etat (dont Marx avait bien raison de dire qu’il représentait des forces, sauf en sa constitutionnalité), mais par la réalisation démocratique ; l’essence, la finalité de l’Etat est la démocratie, d’accéder à et d’accélérer ce processus là qui est le vrai réel, qui est le processus second, et comme tel intensément réflexif.  

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De l'amour qui fricote (par en-dessous)

6 Février 2012, 20:45pm

Publié par zwardoz

La question de la conscience place et déplace l’ensemble des problèmes. Et en ceci que l’on peut alors décider en quoi il faut appuyer et finalement vers quelle réalité.


On remonte ainsi très loin en ce que la philosophie de faire-attention à ce qui est dit, énoncé, discouru, permet, autorise, force, pousse à une plus grande attention à « ce qui se passe ».


Ce qui arrive, c’est l’être. Le fait qu’il y a quelque chose et que l’on veut savoir quoi. On ne veut pas imaginer ce qui se passe ; on veut égrener, mot à mot, signe à signe, perception à perception, tout cela bien réellement, et décomposer jusqu’aux molécules, éléments, unités, sous-entendus.


Ça signifie que ce qui est énoncé, mot à mot, est transparent pour celui qui parle et celui qui entend.


C’est un principe qui s’étend. Il s’étend à tout ; on passe d’un régime de synthèse (on prend ce qui vient comme éléments, sans les interroger, et on les tisse ensemble en une fois énorme qui vaut de ce que « ça parle » et donc surtout ça s’échange ; le groupe fait office de triage, on retient ce qui est compris, perçu, entendu, ce qui fait joli, ce qui est significatif, dans l’activité du groupe, entre soi, sur tel objet, dans tel monde particulier ; y-at-il un fleuve près d’ici ou pas ?), à un régime de décomposition.


Le corps soutient cela ; ce principe. C’est par le corps, par la perception, que les mots de distinguent et le corps vient frapper le langage en le découpant. Ce faisant il se scinde, se divise, se spécifie ; il n’est plus Un (pris dans une synthèse, mais qui alors loin de le libérer l’intègre dans une vastitude, qui l’échange lui, le corps, ou le marque, ou etc). Mais il est un en tant que découpeur.


La raison n’inaugure pas du tout une synthèse mais un découpage, et de plus en plus intégral et de plus en plus insupportable. Mais l’on est fait-pour cela, le découpage, contre nous-mêmes on est fait pour cela. Les soi-disant synthèses philosophiques se préludent de continuelles ruptures électives (elles ne se produisent pas n’importe où ni comment ; elles brisent là où via les coupures peut apparaitre le donné, là, le vécu, là, le monde, là. Le réel.


Puisqu’aussi bien les synthèses dites passives (qui prennent tout comme ça vient, comme une personnalité malembouchée, ou bien, si cela se trouve, et en forment une unité immédiatement vraie, considérée telle plutôt), nous emportent de par leur effort dans un maillage compact d’imaginé, d’imagé, de parlé, d’échangé déjà, de sens qui s’enroule. Elles recouvrent le monde, le donné, le vécu, en ne le libérant pas, mais après tout de telles synthèses sont admissibles puisque l’on ne doute pas de pleine abord de « ce qui arrive » ; si ceci ou cela arrivent peut bien penser, tout naturellement, que « c’est vrai ».


Par exemple on peut penser que tombant amoureux, c’est bel et bien immédiatement « la » personne qu’il faut. On sait que souvent c’est absurde. Ça arrive, oui, mais de temps en temps, et selon certaines conditions, et état d’esprit et encore faut-il pour y douter, ne pas se remettre en cause, ne pas remettre ne cause le flash ou l’émoi … Mais, problème, on y est déjà … dedans. Dedans la synthèse.


Plus loin, c’est encore plus intéressant. Nous ne tombons pas amoureux n’importe comment. Pas nous. Pas nous parce que nous sommes beaucoup plus précis.


Les groupes ne nous submergent pas ; on juge à partir de soi, tout ce qui vient. On traite beaucoup plus d’informations à la seconde que quiconque, et des informations de tout genre y compris assez abstraites. Ainsi on consomme beaucoup plus de tas de choses et d’objets et de personnes. C’est comme ça.

Alors ce qui nous arrive, de tomber amoureux, se glisse dans la perception que l’on a, une énorme charge évidemment, centré sur la régulation ou l’irrégulation de notre vécu (ou les deux donc), mais aussi quantité d’informations qui se glissent de partout et c’est incontrôlable.


Alors on peut dire, certes c’est une synthèse hâtive, (que le découpage extérieur, de la raison, de l’attention au hachoir réduirait), mais en même temps, selon notre temps réflexe abominablement rapide et débroussailleur à tout crin, la dite synthèse, augmentée de notre précision, devine.


Elle devine quoi ? C’est tout le devenir de notre être ; elle devine le réel comme tel.


On sait bien que l’on ne désire pas une image idéale seulement ; on subodore par en-dessous (cette image) de sérieuses difficultés, un tourment ou une série d’incompréhensibilités, une connivence duelle (on s’en disputera énormément), une masse de retours et de concaténations, des engrenages, alors même que tout roule, par en-dessous ça s’engrenages.

 


C’est que l’on n’est plus de témoigner de la Vérité, mais d’affronter la réalité. On découpe. 

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Le piège au-dessus de la Constitutionnalité (universelle)

4 Février 2012, 20:09pm

Publié par zwardoz

Passer au devant la Constitutionnalité, c’est avant tout admettre que chacun est en lui-même, cad dans son être, constitué de cela ; de la règle. Chacun dépend de son statut. La démocratie de droit et d’Etat démocratique.

Etat dont l’essence est la démocratie et non pas le pouvoir, non pas l’étatisme, qui glisse lui bien sur dans l’objectivisme ; il tend à amoindrir tout ce qui passe à sa portée comme « objet » de « lois », de régularités, de masses humaines, de groupes particuliers et qui, objectivisme infâme fini par s’identifier lui-même à un groupe, racial, de pouvoir, d’oligarchie, d’idéologie ; ce qui est l’inverse de la Constitution-même.

Dans son statut absolument présent, chacun est en droite ligne de la constitution. (il n’y a pas d’intermédiaire, ontologiquement). Pour cette raison partout se lève qu’il y ait une révolution interne aux constitutionnalités des sociétés humaines (qui par vraie ou pseudo justification sont dans l’obligation d’y souscrire).

Par exemple, la plus grande intensité qui eut lieu se nommait « universel ». L’universel c’était alors que chacun s’alourdissait de conditions sociétales écrasantes, la manière de se prenant soi (comme Montaigne, Descartes, Rousseau, l’esthétique, tous, et les savants du temps qui fondaient sur leur perception ici même, et non les notions théologiques), de se prenant soi, on parvenait à extrapoler ce donné, là, ce vécu, ce monde immédiatement là, vers une expression partagée et pour tous exposée.

Il y eut une redescente du paradis de la volonté, désir, imagination, perception et esthétique à finalisation universelle (qui revenait sur le perçu, le désiré, le pensé, etc et le formalisait donc de cela), une redescente lorsqu’une fois l’universel vraiment réalisé (comme Etat et politique, science et économie, art et esthétique et culture anciennement à destination universelle), lorsque tout un chacun n’ayant plus pour se soutenir cet idéal universel (acquis historiquement), chacun s’est retrouvé confronté à « ça ».

Le monde, le donné, le vécu. Et l’impossibilité d’assigner toutes ces quantités de réalités, de faits, de dérives, d’objets, de perceptions, à une finalité universelle.

Ce qui est très important ; parce que de relier telle réalité (sortie des cadres symboliques, scolastiques ou féodaux, ou religieux, etc) vers l’universel impliquait une concentration, une densité, un rassemblement de l’effort. Tandis que tenter de lier ceci ou cela qui nous tombe sous la main, ou des mains, dans l’indistinction et l’indifférence, ne mobilise qu’une faible participation à cette Idée ; cette Idée de l’être que la faiblesse des liaisons discrètes, non continues, impose vers le rien, le contingent, le hasardeux, le sans avenir, le mort né.

La disparition de l’universel comme intensité de liaison maximale, a pourtant laissé refluer dans le corps de l’être que la vérité est malgré tout ce dont chacun est piégé. 

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