Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

Représentation et réel

3 Janvier 2012, 21:50pm

Publié par zwardoz

Toute humanisation recouvre le donné, le monde, le vécu d’une représentation (laquelle est parole, échange, communication, etc).

La raison s’emploie à retrouver par-dessus de telles constructions de la représentation, l’immédiateté du donné, du vécu et du monde. Tandis que l’humanisation synthétise passivement (ce qui comporte bien sur une intense activité de création, invention, imagination ; passivement au sens ontologique donc), la raison tente et parvient à une synthèse active (idem : ontologiquement parlant, si l'on veut bien). Au prix d’une représentation tordue, difficile, procédurière souvent, difficile et d’efforts et de précisions (esthétiques, sciences, philosophie évidemment, mais aussi personnalité, personnalisation au sens où chacun prend sur soi, prend en charge qu’il soit vivant et a affaire à la composition de son donné, là, vécu).

Nous tentons donc constamment de sortir d’un monde humain toujours particulier dans le monde général, réel, tout en nous enfermant dans une représentation de fait et par structure (et non par négativité ou manque ou détérioration ou mauvaiseté, etc) limitative.

La raison n’est donc pas en plus du monde ou au-dehors, ou venue on ne sait de où ; elle est la résorption du représenté (nécessairement limité) et l’arrivée de ce qui est « là ». Elle est le dépassement d’un monde humain toujours en lui-même limité, et la remontée du donné, du monde et du vécu ; au sens où l’humanisation qui se cantonnait à produire une représentation du donné, (suffisamment viable, par exemple), parvient à produire une représentation de plus en plus approchante de ce qui est « là ».

Pour chacun, cela signifie que son vécu est à distance, toujours. Et que toute personnalisation (qui est le système le plus approchant du donné-là) tente de saisir dans la nuit ce que l’on est, là.

Il apparait donc que la représentation est ce par quoi l’on s’enferme, mais c’est très limitatif de la positionner ainsi ; sans la représentation, toujours bricolée et bricolante, il n’y aurait pas de goût pour le là immédiat du monde, du corps, de la perception. On n’en aurait pas même l’idée, ni la sensation. Le jeu, complet, contient représentation (nécessairement limitative) et l’au-delà (vers le donné-monde-vécu).

Toutes les cultures limitaient (et tout autant exprimaient en synthèse) le donné, jusqu’à ce qu’une a-culture, une a-civilisation (qui est de ce fait mondiale) ait l’idée d’élaborer des langages, tordus, qui permettent d’aboutir sur le Là du monde, du corps, du réel. 

Nous ne sommes pas, nous-mêmes, personnalisés et si strictement individualistes pour rien ; la personnalisation est ce à quoi aboutit l’humanisation. Le là nous menace effraie la synthèse passive que nous sommes (à moins de vouloir une synthèse active, dite ontologique ; ce que au fond chacun accomplit … on ne peut pas être soi, un « moi-même » sans réaliser outre une passive, une synthèse active).

 

Voir les commentaires

La philosophie (incluse dans plus grand qu'elle-même)

29 Décembre 2011, 23:15pm

Publié par zwardoz

Si la réalité n’a de réel que sa forme, tout sujet n’existe que selon sa structure ; c’est la structure qui pousse à être, alors même que l’on s’y refuse. La structure incluse dans l’être même de tout chacun, est une « contrainte » dans la mesure où l’on se situera d’autant plus dans le moi-même.

La structure oblige en une contrainte invisible ; on peut s’y attacher ou pas. Il peut très bien ne jamais venir à l’idée, à l’esprit, que la forme prédomine. On n’aura qu’un balbutiement d’expérience, esthétique, ou éthique ou politique ou intellective. On n’aura en tout cela qu’un fantôme de réflexivité.

Parce que la réflexivité (éthique, politique, esthétique ou intellective) brise le moi-même. Le moi-même est tout plat. Sans doute il promeut ou s’étire vers des « objets » absolument extérieurs, de quoi il fomente une espèce d’intériorité, une plus ou moins grande subjectivisation ; réclamée du reste hyper sociétalement (puisque qu’en plus de formuler une personnalisation, ça fait vendre, par exemple, dans des systèmes compliqués de pseudo reconnaissance de rien du tout). Mais réflexivement, il est tout plat.

Il est apparent que la réflexivité, (que l’on a pu nommer inquiétude ou d’autre fois enthousiasme ou angoisse ou ce que l’on voudra comme retentissement subjectif), creuse d’une manière absolument spécifique ; elle creuse l’estomac, on a plus, beaucoup plus faim. Et ceci à la limite de ne pas le savoir ; étant strictement non visible (dans le monde), la structure que met en œuvre la réflexivité qui ne peut pas se dire ; elle ne peut pas se dire et donc elle doit philosopher. Même l’artiste ou le poète ou le politique ou l’envergure éthique ou l’intellectif (le scientifique ou évidemment l’intellectuel). Mais cette réflexion sur soi pour la dire, pour bien marquer le coup, pour enferrer, marquer au fer rouge et que ça en s’oublie pas, que cela sache que c’est réflexif, il lui faut en repérer les contours qui sont, rappelons-le, in-visibles ; et afin de dessiner les dits contours, il en passe par le métaphysique, l’ontologique ou donc le savoir du philosophe.

Le métaphysique (celui du discours comme unique finalité de l’intention humaine, l’être de l’homme comme savoir construit cohérent, un et total, le savoir de l’être comme vide formel), l’ontologique (comme description réflexive de l’être de l’homme, en tant que libre pur et totale suspension, cartésienne de toute expression, dans le ressac non vraisemblable), le savoir philosophique à l’état dernier, c’est celui qui permet de circonscrire le « lieu en lequel ça arrive » lorsque le réflexif tordu prend la place du moi-même tout plat.  

Puisque l’on ne sait pas où ça existe, (étant irreprésentable dans le monde, le donné ou le vécu et en un mot puisque ça n’est pas déterminé, étant structurel et formel), puisque l’on ne sait où ça existe, il faut élaborer à chaque fois une description, très élevée, de ce qui se met en place lorsque éthiquement, politiquement, esthétiquement ou intellectivement on s’actionne. On agit alors dans un espace temps et une matière bien différente de celle du moi-même.

Or donc pourtant ça arrive dans un moi-même ; qui pourrait très bien n’y porter pas plus d’attention que cela… il peut éprouver soudainement une expérimentation esthétique, mais l’oublier et ne pas la structurer. Tandis que quiconque s’amourache d’une réflexivité, art ou culture ou engagement, etc, serait nécessairement en état de réflexion avancée.

De même on peut s’amouracher tout court ; ça formule une espèce de réflexivité avancée (à la mesure de tous et toutes, même des caniches comme dit l’Autre, le mauvais), qui est effectivement active singulièrement qu’en plus de l’esthétique, du politique, de l’intellectif, de l’éthique, il existe, aussi invraisemblable que ce soit, une performance indicible de l’être soi, tel quel.

Soit donc pour nous l’inénarrable existentialisme diversifié, ou la dépression ou donc l’amour, ou telle sorte d’obsession ; et ici ça ne parle de rien d’autre que de cette unité non visible de soi, dont tout moi-même, malgré lui, étanche l’unification. 

Voir les commentaires

De la perfection bien réelle

21 Décembre 2011, 15:31pm

Publié par zwardoz

Puisque l’être est, l’être est parfait. La difficulté étant que l’on ignore en quoi consiste cette perfection ; elle demeure pourtant un principe absolu.

Puisqu’elle indique en quel sens doit se plier notre compréhension.

Il se trouve que certes nous installons notre petite cuisine suivant cette règle de compréhension ; nous possédons immédiatement que le réel est, et qu’il est cohérent. Relevant donc de l’intellection, hors de laquelle rien n’a de sens, ce qui veut dire de possibilité pour nous.

Que l’intellection est seule possible pour nous, c’est ce qui doit barrer la route à l’étourdissant déploiement d’un monde humain parcouru de toutes sortes de vies individuelles. Parce qu’au sein de l’humanisation, existent des personnalités ; lesquelles ne sont de ce fait pas nées toutes seules et par elles-mêmes, mais en tant que secondes dans le processus d’humanisation généralisée.

Or cette humanisation n’est elle-même possible que d’être universelle et universellement tenue. C’est la dite « raison » qui rend possible que l’humain soit (à lui-même sa propre fin) et en cette fin, que chacun puisse se réaliser soi. La personnalisation est donc contenue dans l’humanisation, mais l’humanisation se poursuit par la personnalisation ; et l‘un comme l’autre n’existent que selon, par et pour l’universel. Or c’est ce « pour l’universel » qui cause problème ; puisque chacun existe pour soi-même, c’est évident. Incrustant une finalité fondamentalement absolue dans l’absolu dit « générique » de l’universel.

Que l’universel forme la base (historique et métaphysique) de l’humain, il en résulte qu’il n’aboutit pas à une raison d’Etat ou à la Science ou à la Culture (de son piédestal), mais à la démocratie. Puisqu’à l’universalité s’est ajoutée l’individualité ; au lieu d’une raison massive et générique et orthodoxe, (qui s’imposerait à tous et à tout, indivisiblement), il faut donc en conclure à une raison en tant que forme.

La raison, la vérité, la liberté sont des réels tout purement formels. Et tant que formels, absolument actifs. (Puisque la forme n’étant rien, et n’existant pas, est « ce qui épuise le monde », et tous les mondes).

Par perfection il faut donc proposer que l’être est toujours totalement actif et réel, parfait, sauf que la perfection dite est en elle-même (apparemment et autant qu’on en puise juger), cette perfection est absolument formelle et donc inexistante.

Elle est absente en tout, (sauf à l’introduire), mais c’est parce qu’elle produit tout. Elle est antérieure à tout monde. Il se trouve donc qu’en nous, la perfection doit être voulue ; il ne peut en être autrement puisque notre perfection est le libre pur. Celui qui ratatine tout donné, tout vécu, tout monde.

Nous naviguons donc dans divers absolument-là ; l’être et l’universel de l’entreprise métaphysique (qui se dit du discours cohérent et adéquat, au moins à sa propre formulation) d’une part et d’autre part de l’origine de ce discours en tant qu’il est causé par un Sujet (qui se dit, lui, ontologique ; il montre l’être tel qu’il est actif, cartésiennement, et tel qu’il est présupposé par toute espèce de science, qui est un objectivisme dans le sujet, et par toute personnalisation, qui est un subjectivisme dans le monde donné vécu), et donc par toute espèce de culture (étant entendu que l’a-culture universelle, qui ne tient à aucun groupe humain en particulier, supplante toute culture d’un monde particulier et n’a de fin que la planète elle-même).

De même toute personnalisation est elle-même (bien qu’elle se croit l’unique fin, ce quelle est, oui, mais il existe plusieurs absolus puisque réels) prise dans le devenir du sujet tel qu’il doit émerger. 

Voir les commentaires

L'universel et les mondes particuliers

19 Décembre 2011, 16:46pm

Publié par zwardoz

Le sous dimensionnement, partout, et de différents points de vue, pousse au confinement de l’universel comme ancienne trace laissée là par les escargots métaphysiques. Il peut être clairement avancé que le refoulement du sujet, de l’être du sujet, est égal à la mort de l’universel et à l’enfoncement sans doute tragique (cad irrémédiable) de l’humanisation ; dans l’immédiateté d’un monde particulier.

Si l’universel est cela seul qui tire n’importe quel monde humain de la masse pesante du donné, du vécu et des seuls intérêts d’un monde (politique) affaibli, c’est que du côté de l’immédiateté il n’existe aucune porte de sortie ; c’est un trou sans fond. Le monde est juste et seulement indéfini.

A cela s’oppose l’in-fini de ce qui est universel (parce que réel l'universel est en fait le seul réel ; on peut additionner tous les mondes humains que l’on voudra ça ne fera jamais une vérité. Au sens où la vérité n’est pas un contenu mais une forme, et puisqu’elle est forme, elle est l’unique forme possible (étant par ailleurs le possible même) ; il serait absurde qu’il y ait plusieurs réels formels. Puisque de forme vide il n’en est qu’une, les contenus étant divers et tous particuliers).

Les deux repères absolus (l’être d’une part comme surface vide formelle et le sujet d’autre part en tant qu’intentionnalité vers cette surface et hors du monde, du donné, du vécu, de la détermination) se sont représentés dans le monde comme et selon l’universel.

Lequel n’est pas le rouleau compresseur de l’universel abstrait (dont Hegel pense absolument tout le devenir), mais aboutit à un universel concret. Et ceci de deux instances (réelles) ; le sujet d’une part et la démocratie d’autre part.

Les idéologies mais aussi les objectivismes (de science y compris de sciences dites humaines) sont les effets de l’universel. Et donc idéologies et objectivismes font retour sur le sujet et la démocratie comme essence de toute, de n’importe quelle idéologie : marxisme et libéralisme sont des conséquences par une essence seule réelle, le démocratisme ; lequel, comme le sujet, n’existe pas ; dont l’essence est toujours et encore en cours de réalisation, étant un réel, elle est in-finie.

Mais tout autant la réalité de l’abstraction universelle (parfaite en tant qu’abstraite, et validant toute la philosophie, de même que l’arrivée du sujet, depuis Descartes, légitime toute la réflexion, fut-ce celle de l’antiphilosophie, qui parût requisse pour quiconque voulait absolument le sujet, le réel ou le monde ou le donné hors du concept, ou donc le vécu), la réalité de l’abstraction universelle (politique, science et sublimation culturelle) existe dans le monde selon son être concret, pour avancer hégéliennement, soit donc comme démocratie et comme sujet.

Non en ce sens seulement que l’universel se réalise comme personnalité (concernant bien sur chacun dans la résolution de son être même), mais en ce sens que toute personnalisation existe pour son sujet. C’est bien ce à quoi chacun est confronté ; que ma résolution d’existence (au deux sens) soit universelle. Ou donc ; que l’on n’ait pas vécu pour rien. 

Voir les commentaires

La philosophie antérieure (à ce qui est)

10 Décembre 2011, 11:29am

Publié par zwardoz

Le sous dimensionnement de notre être est très invraisemblablement partout pesant. On veut à toute force réduire la capacité universelle de tout sujet, à rien.

Comme il est dit ailleurs (Badiou évidemment), l’universel est une rupture ; il n’est pas un monde duquel on tirerait de la vérité, mais dans divers mondes livrés au particulier, dans lequel ces mondes humains s’effondrent, la vérité surgit.

Elle émerge.

Or pourtant il est une continuité historique, dont on voudrait nous défaire, qui mène singulièrement ce que l’on nomme « raison ».

Que l’on entend presqu’exclusivement comme « sciences ou connaissances », mais dont la philosophie connait une autre espèce ; celle du savoir (distingué de « connaissance », précise et mesurable ou taxinomique qui répertorie un monde, là, donné).

Le savoir (philosophique mais uniquement puisque contrairement à connaissance, le savoir n’a pas à se limiter ; il n’est pas conclusif seulement, mais également décisif ; il décide des avenirs possibles, et non pas décortique un monde donné-là, inerte) c’est ce qui tient, détient l’universel. Les sciences sont les positions secondes (mais non pas secondaires) d’une position principielle qui se sait. Comme unique.

Aussi on ne peut seulement abandonner les mondes humains comme s’effondrant dans le particulier (par exemple d’une démocratie, constitutionnellement acquise, qui s’annule dans la collusion et les intérêts privés, reniant jusqu’à sa constitutionnalité). Il est au travers des mondes humains et malgré les particularismes (tant les replis collectifs que les impasses des vécus individuels qui se dépriment sans plus de décisif mais s’absorbent dans l’état de fait, là, indéfini), il est une progression.

Une progression que l’on ne perçoit que bien difficilement puisque nos yeux sont envahis par l’immédiateté qui pour tous et partout constituent seule le monde, le vécu, le donné.

La science, la technique, l’économisme (qui se réclame d’une « science »), la production culturelle, la psychologie (diverse) ou même les hédonismes (…) s’abattent, comme stabilisant une réalité donnée une fois pour toute, en oubliant que leur position est seconde et que, par contre, le sujet qui y préside est, lui, premier. Tout cela s’appesantit comme universel, certes, mais passif ; le sujet est à l’inverse ce qui veut un universel actif.

Toute individualité est donc immergée dans un particularisme devenant vite encombrant et qui ne signifie rien, sinon la décrépitude d’une universalité qui s’est oubliée. Comme on n perçoit plus que l’immédiat, on tient pour bien plus réel le donné (les sciences objectivistes, l’antiphilosophie, le matérialisme réducteur, le sociologisme, la basse politique déprimante, le cours du monde livré à son affaissement universel ; le monde sans l’universel est un dépotoir), plutôt que de recomprendre ce dont on est issu ; originellement, la vérité n’est pas le monde, mais ce qui lui est antérieur.

Et pour nommer cette antériorité au monde, (qui n’apparait pas sinon, qui est non visible, qui est non déterminée), il est requis que l’on s’offre les paramètres qui permettent d’exprimer l’antériorité de la catégorie unique du sujet (il n’en est qu’une) comme fonction non pas d’un donné mais fonction de l’universalité ; laquelle loin d’être passive, est l’activité même qui recompose les mondes.

En ceci l’origine, exprimée, qui se contente très simplement d’exprimer notre être, est l’immesure cartésienne du sujet ; de même que l’être, cette position première, est l »universel pur et dur, le cartésianisme nomme le sujet comme immanent à la réalité, position des positions, décisive, cad décidée aussi, qui manifeste que si la réalité contient un sujet, la réalité n’est pas réductible à un « là », inerte, mais est retorse. Si le sujet est l’antériorité de la réalité et ce parce qu’il est l’antériorité de l’universel, l’universel est plus grand que lui-même (autrement dit on nomme « universel », par défaut, une ancienne version de l’universalité ; déjà amenée par Descartes mais non encore réellement pensée, de même que l’essence de cet autre réel, dans un autre domaine de la réalité, qu’est la démocratie n’est pas encore dans son essence, compris). L’universel, (l’être, le sujet, la démocratie, etc) c’est ce que l’on n’épuise pas et qui au lieu de s’effondrer dans des mondes humains particuliers, des personnalités atrophiées, des cultures imaginaires, c’est ce qui relève la pente.

 

Plus spécifiquement

Cependant, contrairement à d’autres, on ne peut admettre que l’universel soit générique (cad sans intention de la donner, la vérité). Ça supposerait, entre autre, que « ça surgit ». ça serait encore une fois annuler presque qu’intégralement que l’universel soit une volonté ; ça se réduirait à une « fidélité ». ce qui n’est pas faux, c’est même admirable, mais qui manque la vision même qui origine.

A savoir ; l’universel, du sujet, n’est pas en lui-même clos, il provient contre toute attente, du monde en tant qu’individué. Cad de la matière même. Et non de ce qui est supposé préluder à la matière (les mathématiques). Le préalable à l'antériorité (l'antériorité de l'antériorité en somme ...) est ce que l'on nomme l'individué. Cela seul dont un sujet est témoin, dans l'immanence tordue. Dont seul il peut parler. 

Voir les commentaires

L'architecture du sujet et de l'universel

28 Novembre 2011, 22:49pm

Publié par zwardoz

L’être du sujet, lequel est inexistant, et ne peut exister en un monde, quel qu’il soit, dessine un autre plan lequel nous est si structurel que c’est par ce plan autre que tout, ce que nous vivons, jugeons, percevons, imaginons, sauf que n’étant pas du monde, et ne possédant rien, notre être use de tout ce qu’il rencontre pour manifester son existence.

Notre être est sans visage, et ne désire que de se figurer. Il y parvient. Aussi tout est-il accompli, constamment. De ce point de vue là. Qui ne réclame pas une « perfection » selon l’imagination du moi, une perfection « parfaite ». Mais est la réelle perfection en tant que structurelle, une perfection ample et incertaine (ce qui est requis pour survivre).

Sans visage, il produit instantanément une dimension ; il réalise des structures. Des structures dans le monde. L’universel, l’esthétique, la science, l’ordonnance politique, la personnalisation (dont le désir amoureux). Existent à peine. Ils survivent peu.

Hors ces émergences, non pas tout retombe dans le monde, mais s‘appesantissent dans le monde, s’y installent en telle ou telle inertie, se soutiennent de tel aspect, tel énoncé, telle nécessité ou s’imaginent de telle contingence. Mais ça ne signifie plus ou ça signifie moins ou de loin en loin.

La dimension de notre être n’existe donc qu’à peine et elle se signale ici et là, seulement, d’un bâti de structure(s) ou d’une structure. On peut n’en être pas ému. Et prendre l’ombre pour l’être. L’idée était elle-même ce qui dimensionnait les choses (qui sans quoi glissent si évidemment dans l’inconsistance).

Alors même que l’idée est absente. Toujours, c’est son être d’être lien entre les choses, mais lien qui conquît son unité, sa part d’être spécifique. L’idée, l’universel, la structure sont tout ce qui nous pousse à être, et ce comme nous le vivons ; c’est-à-dire « évidemment ». Dans l’évidence. Mais cependant prenant les effets pour des causes, les choses pour les idées, et ce genre de manière ; puisque pour nous n’existent que les objets de désir, les imaginations emplies, les solidités et concrétions diverses, et non pas l’architecture, le structurel (dont on n’a pas de traces sinon dans les choses mêmes).

Si le structurel s’évoque lui-même tel quel, il est vide. Il n’est rien. C’est si l’on veut la pure et simple destruction de toutes choses. En ceci il tient uniquement d’un monde (sauf que peu importe lequel). Qu’il élèvera dans la structure ; et pour nous la structure (qui reçut quantité d’élaborations, puisque de toute manière en elle-même, elle n’Est pas) est implantée comme étant l’universel, lequel s’est doublé d’un sujet.

Qu’il se soit doublé d’un sujet revient à dire que le sujet est le seul universel qui soit ; c’est en tant qu’il met en rapport les choses entre elles ou les choses dans des signes ou les signes entre eux ou ses intentions entre elles, que dans l’horizon (d’un sujet) que l’on se dégage du donné immédiat et qu’il existe un résultat de cette opération, solide, ayant en soi une unité, et qui se nomme telle Idée (l’idée de Chien inventorie de fait tous les chiens, le Chien n’existe pas, mais l’idée de chien subsume tous les chiens).

Il n’est donc pas de résolution de l’universel comme résultat (il n’existe aucune idée des idées, même si il existe une hiérarchisation des idées presque exhaustive à quoi l’on s’est consacré en tenant l’idée comme seule réelle ; jusqu’à Descartes qui bascule tout dans l’horizon du « qui pense »).

Mais au lieu de déprendre l’universel de son absolutisation, c’est l’inverse ; le sujet s’élève à bien plus et tout autre chose que l’individuel (ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas de lien interne et absolument précis avec l’individué). Autrement dit le sujet est l’universel effectivement réel. Tout résultat universel (idées, règles, mathématiques, droit, concept, œuvre esthétique, intention politique définie, etc) ne tient que d’un sujet ; alors même que de toute apparence le sujet disparait dans ces/ses résultats…

De sorte que comme l’on sait, je ne peux pas contre que deux et deux fassent quatre ; il semblerait que cela s’oppose absolument à ce que « je » sois l’auteur de cette vérité ; alors qu’en fait il faut prendre le résultat ou l’opération comme située sur le même plan que celui du sujet ; c’est que l’être du sujet est égal à l’être tout court.

Que par conséquent il n’est pas d’autre plan que le sujet et deux et deux font quatre. Le sujet ne s’astreint pas (bien qu’il puisse décider de le refuser ou de n’en pas tenir compte), mais est de plain pied comme résultat universel. 

Voir les commentaires

Description (survolée) du sujet

12 Novembre 2011, 11:00am

Publié par zwardoz

Si chacun est dans la dimension unique, ça ne se voit pas ; ça ne peut pas se discerner.

La structure est en elle-même indiscernable. Mais comme il n’est que de la détermination (et aucune « immatérialité » ou de spiritualisme qui soit supposable ; puisqu’alors de toute manière et quoi que l’on puisse croire sincèrement, si c’était le cas ce serait non pensable), même indiscernable la structure est nourrie de causes et produit des effets. Autrement n’existant ni en soi, ni en déterminations, elle n’existerait tout simplement pas ; or elle existe, mais en tant qu’elle inexiste. Entendant par là évidemment qu’elle est dotée d’une certaine forme d’existence.

La difficulté à laquelle nous sommes confrontés (non seulement théoriquement mais dans n’importe quel vécu, dans n’importe quel donné ou monde) tient donc à la compréhension que l’on peut acquérir de cet être qui inexiste. Il va constamment s’illustrer ; prendre ceci ou cela pour se figurer. Il est non pas lui-même mais représenté. Il délègue son être (indéterminé et donc non représentable) à une représentation ; il peut tout autant se signifier comme une tribu ou comme un groupe politique ou comme évidement une individualité, une personnalité. Ce qui nous préoccupe tous, puisque depuis que les sociétés se sont installées comme constitutionnalités (d’Etat, de droit, de culture et d’acculturation, de, enfin, personnalisation comme procédé d’humanisation maximale ou minimale, comme on l'entend), depuis cette installation, notre être s’est incarné au plus proche du donné, du monde, du vécu, du « là » ; en tant que personne immédiatement elle-même et recherchant son unité (vide) comme si il pouvait s’agir d’une unité (pleine).

Aucun groupe ou aucun ordre symbolique n’intercède à notre place ; chacun est jeté-là dans le monde donné (l’étendue cartésienne en somme, ce genre de monde tel qu’il peut être réduit, péjorativement, et volontairement, au minimum). De sorte que oui, chacun en est amené à non plus parler son vécu, ni même le symboliser (dans un ordre de parole imaginé), mais poussé à le signifier. En vue d’en opérer une synthèse qui prend tout ce qui vient, dans le bazar complet, le désordre parfois intégral, comme si il était lui-même une synthèse immédiate, immanente à elle-même, au monde, au vécu ; une destinée, un sens de cette vie propre. Cette synthèse immédiate est identique à la synthèse collective que la Parole dans un groupe restreint (une tribu) accordait à l’expérience du monde particulier dans lequel il existait. Elle reste, cette logique, intérieure à tout langage (qui voudrait encore s’exister comme Parole partagée et vécue comme monde et donc d’un corps significatif par exemple, mais nous pensons « corps » comme unité séparée ; le corps dans la Parole d’une tribu était déjà lui-même partagé et signifié ; le nôtre, non).

La représentation de notre être est impossible ; elle en produit donc des tas qui lui sont substitués. La progression est pourtant bien réelle dans cette représentation continuée ; on part d’un monde particulier (de tribu élargie ou non), au monde en général (l’universel, et son monde unique valable partout en tout monde particulier), et l’on aboutit au donné, là, (de science objective, de sociétalité de droit et d’échange pur, sans signification de synthèse, de personne humaine qui est « à sa propre charge » à se dépatouiller elle-même, sans secours ni recours).

Le représentation est impossible ; et donc utilise alors une définition dite « ontologique » de cet être spécifique. En ceci la philosophie est seule à en tenter la représentation (qui est impossible). Elle en accorde un « savoir ». Qui n’est pas une connaissance ; qui n’est pas objectif ni précisable outre mesure. Ce flou et ce vague n’est pas une faiblesse mais l’inverse ; approcher l’imprécisable demande une torsion. Il s’agit de tordre les mots, de distordre le représentable. Ça doit passer au travers de « ce qui est dit » littéralement, pour s’incruster, remonter, advenir dans la structure même, s’instaurer dans la forme via quelques contenus spéciaux (certaines idées, expériences, perceptions, imaginaire, etc, qui sont spéciales en ceci ; qu’elles sont structurées et donc apparemment tordues, distordues dans l’expression, la représentation, puisque la structure inexiste et ne peut pas se dire, autrement qu’en trifouillant le langage).

La philosophie se réalise donc dans l’intériorité de notre être ; sauf étant impossible, on ne peut pas parler d’une « intériorité » ; ce serait donc « se réalise en interne de la structure ». Comme mouvement non d’un contenu, mais mouvement de la forme sur elle-même.

Si je dis ; je pense donc je suis ; je n’énonce pas seulement une idée ; je réalise un réel. Mais de même, si je dis ; l’être est, le non être n’est pas ; je rends réel un mouvement de pure forme. Qui anéantit tout contenu. Qui se libère de tout contenu. Aucun contenu ne sera suffisamment architecturé pou prendre la place qu’occupe désormais la forme pure. La forme pure d’être.

Il n’est pas trente six déplacements possibles ; aussi on nomme « position » les quelques points supérieurs, et attitudes les quelques variations à partir de ces points. Les deux positions « l’être » et le sujet sont indépassables. Ce ne sont pas des « idées ». De même la démocratie n’est pas une attitude, (variation), mais un être-même (une position).

La différence tient en ceci ; une variation ne parvient pas à saisir selon la seule forme, la formalité de ce qui est, mais mélange un peu ou beaucoup de monde, de donné, de vécu et se réenfonce dans le particulier. La forme évidemment se mêle du monde, du donné, du vécu, mais attire ceux-ci vers la structure et pense par et via la forme-même. Une personnalité est attirée dans sa construction invinciblement dans la variation ; elle cherche une unité de soi qui serait synthétique (qui prend ce qu’elle vit pour argent totalement comptant, voir content). Une personnalité suffisamment aguerrie (et c’est ce qui se cherche en chacun) annule en partie la synthèse immédiate pour une synthèse médiate, médiatisée, un surplus, un en-plus que soi. Une conscience non plus collée à même « ce qui lui arrive » (qui ne ressemble à rien la plupart du temps). 

Voir les commentaires

Le piège économique

9 Novembre 2011, 22:38pm

Publié par zwardoz

Le piège consiste en ceci ; il est un haut degré organisationnel. Et cet organisationnel est pour-nous situé dans les basculements financiers.

Sachant que le financier a pour but la prospective, et d’arrimer le futur au présent, on ne peut pas dire qu’il soit irrationnel. Puisqu’il tend à réguler « ce qui n’est pas encore » et qu’il n’est pas, à l’inverse, une planification étatique du présent (auquel cas le présent serait cloué sur place ; il y est supposé qu’il contient déjà en lui-même tout ce qui est ; et non pas que l’on puisse tirer du présent de tout ce qui est, une richesse potentielle et plus véritablement encore une richesse à inventer, fabriquer, produire, créer).

Il faut donc prendre au sérieux, qu’outre les débordements auxquels on assiste, le financier, la financiarisation prirent une telle ampleur puisque précisément nous sommes dans le processus d’inventer ce qui n’est pas encore.

Que par conséquent, le financier dépend lui-même activement des finalités possibles … en quoi il relève tout également d’un autre que de lui-même. En clair ; que désirons-nous consommer ?

Puisqu’il est évident que toute notre vie est essentiellement une consommation ; que n’importe quelle activité est l’utilisation de moyens et de buts relatifs. Et que nous sommes engagés de même dans le processus second de contrôler ce que nous consommons ou pas, en quelle fin, selon quelles conséquences, etc.

Ce qui remet à sa place (absurde) de penser échapper que l’on puisse remplacer toute cette organisation du monde par un angélisme ou on ne sait pas même quoi, une vie individuelle et collective qui se régulerait elle-même … alors que nous sommes si, évidemment  dans la nécessité de mesurer constamment ce qui entre et ce qui sort et de créer les outils qui seuls peuvent rendre compte de la dépense et de l’investissement et en somme pour résumer engagés dans la médiation, dans l’effectivité médiatrice qui nous oblige à nommer puis calculer les choses. Bref à consommer et à produire. Remettre cela en question est sans doute une perte de temps.

De plus ça ne permettrait pas de le contrôler en second plan, le total contrôle lancé par la production humaine de l’humain et du monde et du vécu et du donné ; si l’on veut contrôler ce processus gigantesque, il est requis de s’installer du dedans. Il faut tout autant, c’est la même chose, accepter que financiarisation, libéralisme, comme étatisme (les deux), production et consommation non seulement sont là, de fait, bien réalisés, mais que de plus ils sont en eux-mêmes justifiés ; ils ne sont pas effectivement réels sans raison. Retenant par ailleurs qu’ils aient « raison justifiée » n’implique pas qu’ils soient toute la raison et que celle-ci puisse se limiter à ces seules tournures effectivement historiquement amenées ; puisqu’il est dans l’essence de la raison d’être rationalité, cad processus elle-même et donc en devenir et remodelage.

La perspective que l’on puisse revenir sur la rationalité (financiarisation, technologie, étatisme, etc) cesse pour le moins de considérer que nous agonisons dans un «état donné une fois pour toute » de naturalisation, de psychologisation, d’historicité close, de monde fermé.

L’hypothèse générale étant que ça n’est pas par excès de raison, de technologie, de production, de consommation que nous déprimons (au sens également de désordre économico-politique), mais par défaut ; par manque et par affaiblissement de la rationalité.

En ceci ; que les finalités que dégagent par exemple la financiarisation (c’est son rôle) n’étant pas réfléchies (par exemple dans la consommation, des Etats comme des particuliers comme de l’ensemble sociétal, etc), s’abominent dans de sous-sous-finalités immédiates et absurdes. Ce qui est donc au propre questionné, ce sont les finalités de production ; en quoi, par quoi, et pour quoi ? Pour quoi consomme-t-on et pour quoi produisons-nous ? 

Voir les commentaires

Description du monde

30 Octobre 2011, 11:37am

Publié par zwardoz

Chacun est tout emprunté de soi ; il semble s’imposer que l’on est à moi-même sa propre tâche.

A l’inverse de cela, de cette destination, de cette destinée personnaliste, l’ensemble de l’humanisation se produit de l’universel. De l’Etat et du politique, de la culture industriellement produite, des objectivités économiques ou technologiques.

On remarquera que ces universalités, bien qu’en fondation universelle, sont ou risquent de s’aliéner dans une privatisation ; elles appartiennent à quelques groupes, quelques individualités. De même les fameux marchés varient au gré des irrationnelles prospectives de quelque classe, caste, et ce sans qu’aucune finalité clairement exprimée soit obtenue (sinon celle de la production pour la production, la fameuse croissance).

De même la totalité des productions est vraisemblablement à destination d’une utilisation, d’une satisfaction, de besoins ou de désirs dont on ne perçoit pas l’ombre d’une finalité cohérente sinon celle, celles des envies et nécessités contingentes dépourvues de sens, qui ne se rapportent à rien sinon la pure consommation immédiate et le contentement de « ce qui est là ». C’est le « ce qui est là », tel quel, lui-même simplement existant et sans aucune destination (le profit ou la profitabilité eudémoniste ; il faut profiter de la vie, s’en réjouir).

Depuis que le marxisme est décédé, il est devenu impossible d’affecter le moindre sens à la production du monde, du vécu et du donné. Rappelons que le marxisme avait pour ambition de proposer (ou imposer de droit puisque de pure rationalité…) un accomplissement total à l’espèce humaine ; la raison, ce qui veut dire en l’occurrence l’homme générique, l’homme universel à l’aune de quoi chacun était passé à la moulinette, définissait universellement toutes les finalités du monde humain. Mais au fond cela aboutissait à simplement, à nouveau, être-là, tel quel, sans autre fin.

Et de toute manière, ça ne marche pas. Aucune raison complète, intégrale n’achève, en aucun sens que ce soit, ce que l’on Peut. Pas plus marxiste qu’hégélienne, qui demeurent dans l'universel abstrait du générique.

Le libéralisme entreprend donc de manifester, de faire voir, de produire, d’inventer tout le pouvoir être possible. Ça part dans tous les sens et les libertés n’ayant d’elles-mêmes aucune mesure, usant de toutes espèces de révoltes, à géométrie invariable, dépècent le monde, le donné, les vécus et se dévorent les unes les autres.

Les dites libertés se perdent immensément dans le désordre des contingences plus ou moins intelligentes et idiotes du monde, (qui en regorgent), ou s’abîment dans le dédale de chaque absence de solution que tout « moi », tout moi-même est pour lui-même. Que les psychologies individuelles, vécues, partent dans l’invraisemblable, le dégoutant ou la stupidité et que tout cela n’a pas grand sens.

Entre donc l’universel qui sert de fondement, séparé, au fourmillement incompressible des libertés déjantées,

dans la privatisation des moyens (d’Etat, de technologie, ou de productions et consommations), ou relativement au capharnaüm bruyant ou souffreteux des vies individuelles,

et le surnuméraire, la prolifération, la multiplicité sans fond, abyssale des pouvoirs êtres dans le monde (individuels ou collectifs),

de tout cela il n’est rien qui se puisse mesurer.

La mesure est pourtant située antérieurement ; dans l’acquis surpuissant qu’est l’universel.

Ce qui se produit dans le monde, ce sont ces effets de l’universel, mais tirant du donné et du vécu leurs finalités, tandis que dans l’autre sens l’universel sert de fondation absolument puissante (parce que vraie cad réelle), mais l’ouverture ainsi créée ne se maitrise pas elle-même. Aussi toutes les finalités immédiates se précipitent et viennent combler faussement l’ouverture du gouffre.

Il n’est donc rien d’autre qui existe réellement que l’ouverture en quoi consiste l’universel ; et ce qui se réalise à partir de cette ouverture ne trouvera pas d’aboutissements dans le monde.

L’universel n’est pas seulement une idée, ou une série d’idées, c’est la structure qui s’est imposée au milieu des humanités diverses,  et qui a rendu possible le déploiement immédiat d’une humanité de base, (qui n’est plus sertie dans une Parole, qu’elle soit partagée dans un groupe, une tribu, ou communauté plus vaste imaginée dans un ordre symbolique) ; une humanité de base livrée aux immédiatetés, mais aussi une humanité réelle, (ni de Parole ni symbolique), et spécifiquement une humanité d’individués distincts, n’ayant aucun autre recours qu’eux seuls.

Autant dire que l’universel s’incarne comme sujets ; la version abstraite (ayant pour fin le discours total et un) s’émiettant en unités dispersées (qui en tant que libres n’ont plus vraiment idée du discours, mais en préservent la structure de fait ; en tant que libre est son essence qui est son être).

L’émiettement de l’universel dans toutes les unités libres épuise tout ce qui existe au monde (par exemple les échanges sont dépourvus de sens ou de parole, ne sont plus encerclés et mesurés par une transmission significative), de même l’émiettement épuise chacun dans sa tentative de donner sens à ce qu’il est (puisque chaque liberté est immédiatement en prise directe avec le donné, le vécu, par exemple avec le corps).

Or l’universel a interrompu toute signification dans le monde (en tant que cette signification se désirait spontanément dans la fusion du monde, la synthèse immédiate, dont chacun est évidemment la tentative spontanée), en s’introduisant soi comme l’unique dimension valide.

Ce qui en-plus signifie que chacun est, existe en cette dimension. 

Voir les commentaires

L'éthique rusée du sujet

26 Octobre 2011, 22:02pm

Publié par zwardoz

Lorsque le sujet est coincé dans son moi-même, il désespère et respire le goût de l’impossible.

Il voudrait que quelque part, son corps, son image pour les autres, son identité, son éternité, son passé, son destin s’emplissent d’un absolument là, qui ne viendra jamais.

Je ne vois pas pourquoi il serait nécessaire d’amener une sorte d’ancienne nostalgie de je ne sais quel souvenir oublié ou même seulement d’un bonheur de pure vague imagination, pour admette que l’infini c’est ici et maintenant qu’il trouve sa source.

Parce que dans la mesure où l’on prend conscience de quelque chose, on l’exploite universellement, éternellement, et c’est toute la puissance de l’intentionnalité que d’exponentialiser n’importe quel désir à l’infini.

 Plutôt que de croire que l’on puisse réaliser, rendre réel ce qui simplement se localise dans le flux intentionnel, comme contenus, il vaudrait mieux se saisir de ce flux, de ce flux de pure structure, de cette forme vide, pour comprendre que c’est non pas dans les aboutissements improbables (que provoquent l’imposition de l’intentionnalité sur n’importe quelle chose ou être ou disposition intérieure) que le réel s’accomplit, mais que le réel, le réel de notre condition, consiste précisément à maitriser ce flux que l’on est, et de le pousser ou de l’orienter ou de le dériver stratégiquement afin non plus de s’y coller monolithiquement, mais afin de le séparer de sa pseudo unité naturelle, psychologique, donnée, et de le réunir non comme il l’entend, spontanément, mais de le réunir intellectivement, sur-intentionnellement.

La difficulté est donc là précisément ; que ce que l’on admet sans aucune distance, notre intentionnalité, doit, impérativement, se diviser et se composer elle aussi.

Or cela suppose ceci ; le flux intentionnel n’est pas le corps, n’est pas le moi-même, n’est pas le vécu, n’est pas même le monde et ce qui là, momentanément, s’y rencontre hasardeusement, mais que le flux existe séparément et obtient, en quelques instants, sa finalité inexistante.

Qu’elle inexiste cette finalité ne signifie pas qu’elle soit impossible ; mais simplement qu’elle n’existe pas encore et que sa structure imprime qu’elle entend se saisir ou être saisie du réel, de l’aboutissement, des réalisations de ses décisions, intentions. et non plus de vagues imaginations structurées dont la valeur n'est pas le contenu que l'on y instigue, mais la forme de ces contenus (qui au fond n'a rien de particulier à espèrer de quelque contenus immédiats, mais au contraire veut les contenus qui ne sont pas encore présents en ce monde, ce vécu, ce donné). 

En quoi l’on en reviendra à ; changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde (Descartes, puisqu'il notre origine de fondation de notre être).

Étant entendu que l’on ourdira diverses stratégies afin de comploter des désirs, intrangisants mais intelligents qui ne le céderont rien quant à leur inspiration interne de forme pure. Il s’agira non de s’affaisser en l’ordre du monde, mais de perfectionner, amener l’indistinction des désirs en concurrence d’avec ce qui est, tel que cela est, et de les amener dans l’accomplissement réel.

Vouloir réaliser des désirs abscons et imprécis, ce serait cela s’effondrer sans rigueur. Puisque l’on s’en condamne à non être.  

Voir les commentaires