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instants philosophie

histoire philosophique de l'être "humain"

21 Octobre 2007, 17:45pm

Publié par zward

Il faut bien remarquer ceci : le Sujet est « ce qui n’est pas » mais le sujet est dans le moi. Et celui-ci n’aura de régulation autonome que s’il se dote d’un sujet, qu’il ne peut pas atteindre, et contre quoi fonctionne tout le monde dit humain.

Le sujet, en soi, peut exister en quiconque. Cad se générer librement ; et il n’y manque pas … cad que le Sujet transperce absolument toutes les restrictions possibles. Le Sujet définit un cercle indépendant de tout. Mais il est bien évident que culturellement et humainement, il n’existe que dans une reconnaissance de son essence. Cad si il est inscrit dans les textes. Dans les textes fondateurs. Ceux qui s’écrivent au-dessus et au-delà de la sphère individuelle subjective. De par soi, de par son immédiateté, chacun aimerait abolir la démocratie… s’il n’existait un réflexe culturel essentiel qui prévient que l’abolition entrainerait un amoindrissement considérable de tous. Or ce surplus culturel éveille une articulation bien plus abstraite que celle qui nous lie à « qui » l’on est… plus abstraite et plus profonde … plus profonde que cette mimique à quoi nous condamne le moi.

Bien que n’existant qu’individuellement le sujet est l’inverse d’un égocentrisme ; qui ne se structure que d’un intérêt très limité pour l’existence. L’intérêt en question est précisément ce qui est conclu comme banalement et naturellement immédiat, alors qu’il n’est l’intérêt d’exister, ni banal, ni naturel ni immédiat. C’est ce sur quoi en remettent constamment les petits déploiements sans envergure ; finaliser à la petite semaine le vécu.

Si le sujet est  « en soi », rien ne le dit a priori où que ce soit et en quelque forme que ce soit … aussi le sujet doit-il, de fait et de par son propre prix, exister en tant qu’exprimé. C’est en cela que « culture » il y a, ou pas. Si en-soi, ça existe, c’est culturellement que ça s’exprime et en définitive, il est de son essence de développer son opératoire culturel. La culture n’est pas la consommation d’images ou de sons. Ce que le moi, dans son monde, a inventé ; le déferlement de signes sans portée aucune (sauf que ici et là, le déferlement se stoppe net et s’incruste soudainement dans une vision, marquant historiquement de sa verticalité l’horizontalité de la non historicité de tout cela ; de sorte que grâce à quelques uns, ce monde a une histoire… malgré tout). La culture est toujours une acculturation réfléchie. A quel degré doit-on situer la réflexion ? Et à quel niveau le moi prend –t-il la température de son être ?

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la non objectivité du monde

17 Octobre 2007, 16:24pm

Publié par zward

Le monde humain aboutit au monde pour un moi, mais qui est lui-même un monde de mois (cad non pas dans la « liberté » du moi, mais dans les contraintes aussi des mois entre eux ; c’est une libération, mais aussi une soumission, bien que ça n’est pas su comme tel, pas reconnu).

Mais ce monde des mois est et n’existe que via ses objectivités. Cad que pour produire un tel monde, il faut transformer une quantité considérable de matières, de choses en objets, de sujets en personnalisation complexe, de réalités en signes.

Auparavant il ne s’agissait pas de prévoir, d’imaginer, de penser un monde de mois (ayant leurs propres mondes d’objets), mais il était visé un monde de sujets.

Parce qu’il était impossible d’imaginer un monde de mois, mais que, par contre, un monde de sujets est pensable puisque le sujet est une entité culturelle, inventée pour se mettre au point dans l’être culturel de l’homme. Et que son fondement n’est pas le moi, matériellement parlant, mais l’identité « sujet » du langage.

Pour exister, ce monde de mois repose sur des objectivités. Des constructions architecturées de moyens. Qui fondent leur pouvoir, bien réel, sur leur efficacité ; sur l’obtention de résultats réels. Mais qui manœuvrent ces objectivités en tant que mois. Cad en tant que subjectivités et en vue des finalités essentiellement subjectives. Leur objectivité (de moyens) ne réfère en rien à une objectivité en quelque sens que ce soit. Cad que ça n’aboutit qu’à leur finalité hyper personnalisante, d’une part, et d’autre part, ça ne peut donc pas inclure les objectivités, diverses et disparates, dans une objectivité globale. Mais pas plus dans une objectivité réelle de leur pratique ; non seulement il n’est pas de régulation globale, mais lors même dans la réalité immédiate des ordonnances, il n’est aucun point de vue externe, aucune mise en œuvre qui ne subisse pas la finalité radicalement subjective. Or qu’est-ce qu’une finalité subjective sinon de laisser dans l’inconscience la plus grande part du réel ?

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la coquille vide

14 Octobre 2007, 19:23pm

Publié par zward

Autrement dit si notre être ne prend pas connaissance de soi, il n’avance pas dans l’être.

A rebours de quoi il est supposé dans toutes les pensées symboliques qu’avancer dans l’être, c’est désirer l’être. De même dans le Moi, il Faut désirer être (qui l’on est) comme une finalité. Tout l’attirail de la personnalisation nous fait passer pour qui l’on n’est pas totalement. Chacun est absurdement aliéné par soi-même. (Ad un soi-même en partie stupidement harnaché, en partie réalisant effectivement l’esprit vivant, le moi comme fondement de toute humanisation, qui, on le rappelle fût une conquête décisive, et qui sera de fait remise en question par une sorte d’immense immédiateté ravageuse et destructrice, une idiotie littéralement civilisationnelle).

Ici pas question de désirer l’être, qui est déjà Un, (achevé et clos pour lui-même) nous sommes expressément dans le pour-soi. Qui décide quoi être.

Dans ce désir de « quoi »  être, le moi est livré à … rien du tout. Cad qu’on lui refile une coquille vide dont il est censé par essence spontanée, définir ce qu’il en est. Ce faisant il parvient à créer un monde (humain : psychologique, relationnel, sociologique, de reconnaissance, de comportement, etc., mais aussi doté des instances objectives qui lui correspondent ; sciences, technos, mass médias, production, étatiques, etc.) mais ce monde humain n’existe que dans son monde de moi.
Le reste, qui l'assiège, ça n'est pas humain. Il existe une limite invisible.

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Philosophie mangeable

11 Octobre 2007, 16:57pm

Publié par zward

Faire la distinction de ce qui est philosophique ou pas.

De fait on se réfère alors explicitement à tel philosophe et non pas à une sorte de savoir-corpus partagé de tous et univoque. 

Et quant à distinguer la philosophie de la « sagesse  des nations ou des gens », comme l’essentiel tient en une cohérence réelle ou pas, de même on va privilégier une pensée hyper cohérente issue d’un seul  (pourquoi la philo parle-t-elle d’un seul à chaque fois ?).

Il est  bien évident que l’on peut avoir des idées et même une pensée organisée (sur tel  ou tel sujet), mais ce qui est en cause philosophiquement c’est de trouver l’idée qui permettra d’expliciter la totalité (de ce qui est connu, pas connu, possible, réel , etc.).

Ou, pour nous, au 21 ème, l’idée concernant l’être de l’homme qui nous donnera l’être humain dans son concept. ( puisque l’idéal de savoir absolu et total est remis ailleurs et un jour, on ne sait pas quand, mais c’est ce qui de toute manière est au fondement des sciences, dans chaque domaine et peut-être un jour en une fois. Ce qui ne veut pas dire qu’alors on pourra dire ce qui doit ou ce qui peut être (« peut être » en termes nietzschéen par ex, au contraire de « doit être»).

Ou plus relativement encore ; non pas l’être de l’homme mais jusqu’où peut-il avancer ?

(Indépendamment de « ce que » il est, mais bien sur en accointance avec « ce que » il est)

Dans tous les cas, il s’agit d’un discours millimétré ; quoi qu’on en dise ici ou là, il est une unité fondamentale de la philosophie ; cad que prenant le chemin de savoir comment dire ce qui Est, il existe peut-être plus ou moins des pistes possibles, mais grosso modo (bien que millimétré ça n’est pas une « science », même si elle est exacte), il n’en existe qu’une qui soit praticable.

Cad qu’il existe une rationalité du langage. Qui est  créée philosophiquement. Mot après mot, concept après concept. Il ne s’agit pas tant de dire ce qui est absolument vrai, que de dire ce qu’il est possible de dire de l’Etre (tout ce qui est et ce que ça signifie d’être, en général, que ce soit dans cet univers ci ou un autre). Or en restant cohérent et en développant on ne peut pas dire n’importe quoi.

Et dans ce qu’il est possible de dire, il faut aussi expliquer qui est ceci qui se permet de vouloir tout dire en une fois. Pourquoi cela lui vient-il ?

Et si on trouve quelque vérité quant à cet être… ça va le convertir.

Ce qui c’est passé. Les grecs et l’animal raisonnable, les scholastiques d’avoir rationalisé le theos, Descartes d’inventer le statut du sujet, Kant et Hegel d’achever l’hyper réflexion du savoir (comme pensée possible), etc.

Nous sommes nés là dedans (notre statut de sujet par ex, comme citoyen ou comme moi personnel reconnu comme tel). Mais en fait rien de ce qui nous est commun et banal, n’est évident du tout …

C’est comme si on posait la question : la démocratie, oui, on y est, mais en quelle manière imaginer une plus grande  démocratie encore et plus réellement libre ?

On sent bien que l’on peut imaginer tout et n’importe quoi , mais ça n’est pas la question : il faut que l’imaginé soit viable … cad qu’il Consiste, qu’il ait de la consistance , qu’il tienne le choc. Qu’il ait une cohérence et une vérité interne suffisante. En cela « ça résiste » : cette construction (théorique) ne peut pas être « irréelle ».

Et bien la philosophie c’est une construction théorique réelle. Cad consistante.

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L'unité toute neuve (toujours toute neuve)

10 Octobre 2007, 20:41pm

Publié par zward

Notre unité est donc créée. Pour nous. La volonté de tous ceux qui pensent pour les autres est d’effacer ce pour-soi-même que chacun est. La finalité première est à l’inverse de délivrer chaque pour-soi-même  et qu’il se rende à lui-même.

Pour cette raison, de même que la philosophie considère le Un comme étant déjà réalisé et donc n’étant objet d’un désir quel qu’il soit, pareillement elle considère que le pour-soi-même existe déjà et qu’il se parle (à soi) mais de manière plus ou moins claire, évidente, cohérente, explicite.

Elle n’est rien d’autre que la mise au jour de ce qui est déjà. Elle n’autorise aucune révélation, qui ne serait pas toute entièrement là, présente, et ce non pas imaginairement, mais de par ses éléments explicités eux-mêmes.

Si l’être de l’homme est entièrement là, ce qui n’y est pas c’est la clarté de l’explication. Cad que la philosophie considère que seule l’expression de l’être de l’homme, énoncé mot à mot, libère. Ad ; c’est le savoir, la connaissance rationnelle qui libère.

Loin de travailler sur l’idéalité, la pure notion, elle crée le langage qui exprime une réalité en tant que cette réalité est (de fait, puisque être humain il y a), mais en tant aussi que cette réalité n’est pas exprimée.

Ainsi au cœur des empires culturels, il s’est inventé une articulation. Qui a brisé toute définition unifiante de l’humain. Engendrant de par cela un  processus d’humanité au lieu d’une humanité existant par « nature » ou par définition ou par révélation. Qui a brisé toute unification acquise pour une unification en cours. Le temps est notre être (en partie).  

Ça n’est pas que toute définition de l’humain soit à bannir ; chacun pense comme il veut. Comme il veut, parce que la nouvelle mise en place philosophique ne statue pas sur la Vérité. Ça dit dés le début que la vérité n’est pas (n’est pas encore là). Et donc ça engendre un être de l’homme au sens où cet être est en construction. Ce sur quoi il faut tomber d‘accord c’est que les rapports humanisés ne s’établissent pas sur une Vérité, mais sur la forme de cette vérité et de qui elle concerne.

En fait elle ne concerne pas celui que l’on est déjà, toujours déjà, mais celui que l’on n’est pas encore (qui ne sera jamais comme est une chose ou un donné, qui n’est pas en réalité hors de son acte qui le pose).

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le sujet et la réalité - l'unité centrale

7 Octobre 2007, 22:02pm

Publié par zward

Voici donc comme chacun est condamné à l’élaboration de son propre mythe.

En effet, il existe une telle quantité de non dit, d’inexprimé, un fourmillement de détails que l’on ne retient pas, que l’on entraperçoit peut-être, que l’on entraperçoit à peine, et même vraisemblablement notés dans un coin de notre esprit, s'ils ne sont pas repris en bonne et due forme, ces détails disparaissent. Mais aussi une circularité d’ensembles, non dégagés , non détachés, qui n’offrent, de n’être pas nommés, aucune prise, et n’adhèrent pas à notre réalité parce que notre réalité est avant tout une unité … Une unité est quelque chose de cohérent. Si ceci ou cela, bien qu’aperçu, ne participe pas de cette cohérence, ceci ou cela disparait tôt ou tard.

Le fait fondamental est donc ce que contient, ou pas, cette unité que l’on est.

Cela, c’est, littéralement, l’utilité, le sens, et la valeur de l’ontologie.

Ontologie du sujet.

Mais il n’y eut jamais d’ontologie que du sujet. Et si le sujet n’est pas le moi, cad n’est pas l’uniquement subjectif, c’est bien que cette unité est selon une logique de signes, et qu’elle autorise le plus, en quantité ou qualité, de déterminations susceptibles d’être admises dans la dite unité.

L’ontologie est donc d’inscrire, dans l’être, l’ampleur de la logique de ce que l’on retient (ou pas) de la réalité. Réalité qui est au-delà de notre conception par définition.

Le nihilisme voudrait que la réalité ne puisse pas être entreprise plus avant ; parce que la vérité serait connue, parce que la réalité serait au-delà de toute avancée , significative ou pas, parce que ce ne serait pas de la connaissance de la réalité dont dépendrait notre « salut » ou notre être , mais d’autres sortes d’évidences (que la philosophie ou la raison ne peuvent retenir, puisque ces évidences n’appartiennent pas à l’ici et maintenant du temps ontologique).

La philosophie est donc hors de tout nihilisme puisqu’elle suppose, explicitement, que le donné, la réalité n’est pas encore très définie, et que notre être dépend réellement de ce que l’on sait.

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L'Esprit, la liberté, la réalité et l'histoire.

3 Octobre 2007, 22:12pm

Publié par zward

Si l’on part de l’hypothèse que la philo dit le vrai, il faut en conclure que l’esprit est réalisé.

Cad que l’on ne remettra plus sur le tapis les anciennes exigences et les finalités connues telles qu’exprimées définitivement par le retour sur soi de l’esprit qui se sait lui-même via Hegel.

Plus de métaphysique, plus de constructions rationnelles, plus de logos comme ensemble conceptuel cohérent qui serait chargé de tout dire ;

On ne peut plus tout dire, parce que l’on est dans un monde indéfini, doué d’un moi en devenir ayant sa propre unité, dans un monde humain transparent, et uniquement ayant à résoudre humainement ses problèmes et à humainement définir ses finalités.

Ça semble coquasse de le présenter ainsi, mais nous ne nous rendons pas compte que nous sommes dans  le seul monde humain qui ait réalisé son autonomie.

Qui se sait comme ayant à se résoudre de par soi, de par soi seulement.

Ayant acquis que l’histoire est entre nos mains. Aussi les défaitismes de toutes sortes, politiques ou philosophiques, proposent une pensée et une activité installées ; qui de par son impuissance confirme intellectuellement que nous en serions dépossédés, de l’histoire, humaine. Qu’elle courrait sa chute comme naturellement. Ayant donc au fond bien peu de prise sur notre « nature humaine ».

Sans voir, cad sans le vouloir, que notre nature humaine ne peut se maitriser que si l’ensemble humain se contrôle. Mon moi n’est en comportement construit (en tel ou tel sens) que via l’ensemble des comportements de tous les mois. Cad d’un esprit de contrôle, cohérent, de chacun et de tous.

Je ne vois pas comment on pourrait penser quoi que ce soit d’autre ; le monde humain n’est pas accessible via une position de l’esprit qui le déciderait de l’extérieur. Sauf à s’en remettre à des dictatures, mais les dictatures ne pensent pas, et seraient dans l’incapacité de mobiliser suffisamment d’intelligence pour assumer la complexité. Faillite assurée.

Le monde humain, cad ce qui vit de la vie des mois, dans leurs déploiements, n’est accessible que via les mois eux-mêmes. Ce qui est respecter absolument toute liberté. Parce que l’esprit, réalisé, (hégéliennement), est liberté. Il ne peut contraindre, ni abaisser. Il ne peut humilier, ni détruire. Et de plus il doit assurer les conditions minimums de tout vécu. Si cela n’est pas porté, par l’ensemble, c’est que l’esprit (humain) s’auto détruit, et surtout est remplacé dans ses finalités par d’autres finalités … qu’il n’est plus humain donc. Il est empli d’autres choses…

Et si il lui est substitué, c’est qu’il régresse dans des infra finalités, qu’il développe des pseudos finalités.

Parce qu’il est une unité de cohérence de l’esprit lui-même ; ne pas s’y soumettre, c’est juste passer outre cette cohérence. Et si celle-ci est de prendre en compte la réalité, et non pas de passer à côté, de lui substituer des pseudopodes, c’est tomber dans l’irréel.

La position de l’Etre comme machine interne, fût de tout propulser à l’extérieur. Machine interne de l’esprit. Qui aime à mordre la réalité. Qui ne se soumet qu’à la réalité en tant qu’elle est conçue (puisque nous n’y accédons que conçue … d’où la nécessité de réaliser cette auto machine qui restructure la conception spontanément magique ou immédiate ou facile ou finalisée, ou donc intentionnelle … comme le moi dans sa mauvaise acception), à la réalité soumise mais en tant qu’elle contient l’esprit.

Et finalement l’esprit c’est découvert comme ayant à respecter tout esprit, cad toute individualité.

C’est pour ménager une position à chaque sujet, que l’esprit crée la raison. La mise en œuvre est immense et dure des siècles. Parce qu’il faut créer l’esprit et sa culture tels qu’ils supportent le poids démultiplié de tous les devenirs possibles.

Et ce hors de toutes les humanités en état de rêve. Celles qui mêlent la réalité et les illusions, cad les réconciliations.

C’est cet état de rêve qui emporte les mois. C’est cet état de rêve qui mobilise et nourrit les mois. Cad ce autour de quoi tout le reste des dispositifs humains tourne. Fatidiquement (dit l'esprit défaitiste).

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Le miroir galopant.(galopin).

29 Septembre 2007, 22:59pm

Publié par zward

On sait bien que les femmes usent des émotions tout autrement.

Tout ce qui suit est largement caricatural, mais il le faut bien pour discerner les modèles, ensuite on pourra bien nuancer, mais la loi des grands nombres est bel et bien réelle.

Alors que cet homme va déposer les armes au commencement d’une relation amoureuse, et se fier idéalement à celle qu’il rencontre, le décorticage va seulement débuter pour la femme, qui passera au crible la relation dans ses moindres détails. Ce qu’on ne dit pas aux hommes. Ce que les femmes savent d’évidence spontanément. On leur a présenté une méfiance fondamentale telle une stratégie très réaliste, certes, mais aussi il existe pour elles une distance qui est la considération de l’autre, tel qu’il est, et non tel qu’elles l’imaginent, le rêvent, l’attendent.

La femme est supposée, par contre, idéale. De fait. Elle est imagée comme une unité parfaite et répondant à l’intérêt de cet homme. Qui aura ainsi la fâcheuse tendance à ne pas percevoir quoi que ce soit de la réalité, vécue, de la relation telle qu’effectivement détaillée. Sur les détails, il passera au-dessus, entre l’ignorance pure et simple et l’agacement dénégateur.

Elle répondra à l’intérêt de cet homme ; qui peuvent être multiples, ces intérêts, cad réellement attendus comme des réalisations épanouissantes, comme on dit. Mais comme l’homme se tiendra plus ou moins dans et via l’universel d’un idéal, il aura très notablement l’habitude de n’attendre vouloir réaliser que des rôles, extrêmement stéréotypés, qui s’entrechoqueront contre les attentes beaucoup plus précises de la femme. Qui sont ponctuelles. Très ciblées sur la personne elle-même, ou très attentives…,  et non pas sur l’abstraction d’un rôle, généraliste.

Il est ainsi une ordonnance glacée, comme extérieure,  pour l’homme, qui vit ce qui « doit l’être », a priori. Et il est  une personnalisation très complexe, voir compliquée, pour la femme, qui aiment les signes expressifs lesquels remarquent son être.

Entre une universalité de rôles non concrète, et une attente indéfinie qui n’aboutit pas en soi.

Une sorte donc de régularisation de l’être (qui prend « sa » place, ni plus ni moins, et chaque rôle se distribue ainsi, en une espèce de mise en ordre général), d’un côté.

Et une attente de révélation(s), d’accentuation et de satisfactions personnelles de l’autre. De ce fait, la femme aime les signes parce qu’il la personnalise… Comme si elle en manquait, et en désirait la manifestation. D’être considérée comme une personne. Comme si elle n’était pas un « être humain puis une femme », mais était « une femme puis, éventuellement (…), un être humain ».

Que la femme ait à se considérer comme sujet, cela parait bien évident. Mais l’on n’est pas sujet, sans taire une partie de l’intériorité. D’autant que l’intériorité doit être découplée de l’extériorité. Et que l’extériorité, c’est là que l’on meurt.

De même, il vaut mieux, si l’on est homme, attacher beaucoup d’attention aux signes, aux micro signes. Mais l’accès aux signes, ça n’est pas du tout dans leur extériorité… (auquel cas ils ne sont que détachés) … mais c’est dans leur retentissement intérieur. Ce à quoi précisément nous ne sommes pas autorisés.

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démocratie

25 Septembre 2007, 21:48pm

Publié par zward

La démocratie n’est pas la moins pire des solutions.

Puisqu'il est question de pousser le niveau de conscience de soi de chacun, la démocratie est expressément ce qui fonctionne.

Qu’elle ait des égarements ou des versatilités, évidemment, comme tout le monde ... puisque tous y participent, selon un projet ou une passivité, cad selon l'éducation et l'auto éducation qui nécessairement reviennent à chacun et à tous ; que programme la démocratie ?

Que l'on sache se gouverner soi-même et en relation ; accélérateur d’intellection.

Il faut encore et toujours se méfier de ce en quoi l'on veut nous faire accroire (nous sommes en faillite généralisée, éducationnelle, sociale, politique, culturelle, etc), de la différence entre ce en quoi l'on veut nous faire accroire et la réalité.


Il est une image véhiculée via les médias, profondément défaitiste, qui veut nous pousser au crime.

Cette image que provoque-t-elle ?

La légitimation d'un certain nombre de décisions réactionnaires (au sens propre de tenir les positions acquises par quelques uns ou des groupes élargis, y compris des classes d'âge...), bien sûr, et l’absence de projections adéquates (progressistes).

La réalité est évidemment que l’ensemble des individualités a accompli une accélération énorme, au cours du siècle, et dans le sens d’une acculturation généralisée, d'une acquisition généralisée, mais que, pour poursuivre cette accélération, il est nécessaire d’investir plus et autrement.

Et que ce Plus et Autrement remettent en cause une telle hiérarchie de pouvoirs et d’intérêts, d’habitudes (sociales) et de concentrations (mécaniques ou calculées), que la totalité des dominations s’entendent spontanément pour que cela ne se développe pas plus avant.

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de l'anti démocratisme

21 Septembre 2007, 22:58pm

Publié par zward

De l’anti démocratisme en général.

En particulier de l’anarcho-capitalisme : pourquoi défendre la propriété privée dans un monde où elle est effectivement, de fait, et totalement déjà légitimée ?  Légitimée même dans ses excès ....

Sinon pour que les accumulateurs puissent encore plus accumuler et sans qu'aucun frein, et qu'aucune redistribution ne soit plus possible.

Comme toutes les visions moralisantes (cad non démocratiques), on prétend remplacer le mal fonctionnement par une nature humaine (fondée en dieu ou dans la nature ou dans l'individu "en soi’, etc) ; qui serait à mène de s'auto réguler ... angélisme quand tu nous tiens ... si ça n'était pas de la pure idéologie.

 À croire que la régulation démocratique (qui devrait tendre à son perfectionnement et ne plus être le jouet des mécanismes de pouvoirs, ni des nécessités) qui ne postule aucune morale, (et est de ce fait bien plus réaliste et concrète), est à ce point insupportable à ceux qui ne désirent qu'une chose ; ne dialoguer qu'avec leurs pairs ...

Leurs pairs ... ça c'est leur grand rêve ... que toutes les personnes estimables de réunissent, "bien entre soi», et ils ne supportent pas plus la contradiction, la multiplicité, (sans doute privilégiant l'hétéro blanc bien pensant :-), ni les conflits d'intérêts. Qui sont fonctionnellement une réalité nécessaire, de fait. Ni ne supportent les compromis qu'ils doivent mépriser du haut de leur haute estime d'eux-mêmes : les compromis dont ils ne saisissent pas même l’intérêt, la ruse, la difficulté, et l'impérieuse adaptation qui y préside ...

Et oui, les grands prédateurs, surhommes, anarcho-libéraux, et autres sont bel et bien ceux qui demeurent les moins capables d'adaptation ... curieux non ?

 

Donc la complexité démocratique suppose précisément la considération que d'autres sont pas nos semblables... (moralement et ce que l’on voudra de dissemblables … où et comment arrêter une  liste ?), et effectivement n'ont pas le même intérêt les uns des autres.

Ce fonctionnement là dépasse chacun, et tous ; il signifie que l'on n'a pas, soi, tout seul, connaissance du sens, de la signification de "ce qui doit être".

Mais que ce « Ce qui doit être », se délibère ; cad se crée.

Parce que la répugnance envers la démocratie, ça n’est rien d’autre que l’incompréhension animale envers la difficulté et la peur de l’exigence adaptative totale … que réclame la démocratie par nature, par essence, par concept …

Ce qui requiert bien sûr au minimum, une information efficace et surtout une formation bien réelle et éclairée, lucide et construite, (construite, par-dessus tout) ; cad un excès de démocratie et pas un amoindrissement.

L'anarcho-capitalisme et dérivés, c'est la vision « made in america », voir Tocqueville, et puis Baudrillard (America). Qui se caractérise par une absence de vision politique, mais selon une compréhension purement morale de la société.

Je signale en passant que cette moralité est très réellement sympathique, en soi, mais dans les faits déconnectée des réalités ; voir somptueusement délirante, sinon radicalement dangereuse…

Cad ingérable et incapable de mener le monde. Sinon par la force. Ce qui n’est pas gérer du tout quoi que ce soit.

Et qui dans la mesure où elle prétend infliger à chacun un argumentaire limitativement moral de son être, est profondément aliénante.

C’est aussi ce qui m’épate et me chagrine dans les théories des élites et autres super humanités, ça reste tellement bon enfant au fond… ça fait tellement confiance à je ne sais quel principe de soi (de soi-même, comme Moi-Je , etc ) comme si il n’existait aucune éducation humaine et comme si il n’était pas possible de s’auto éduquer soi ; on doit seulement se laisser être « qui l’on est »…

La vérité est que la démocratie, et ce qu’elle propose de fait, de par sa complexe mécanicité (dont il faudrait apprendre à se servir !), nous cherche bien au-delà de nous-mêmes…

 

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