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instants philosophie

statue du discours

25 Juin 2006, 20:48pm

Publié par zward

La philo essaie de mettre au jour ce qui travaille au moment où elle parle .
Aussi ça peut varier : même si ça parle toujours du même lieu .
Ca peut introduire le sujet universel subjectif au coeur du discours objectivisant de la scholastique : descartes .
Et renouveller le point de vue qui préside à la création de tout discours quel qu'il soit .
Et puisque l'histoire aboutit à un Etat , on peut dupliquer les raisons fondamentales de cet Etat , ses effets et causes , (hegel) , en fonction d'un sujet , devenu rond-point de toute manifestation y compris unité de la perception , qui a en sa charge de se concevoir ( kant ) .
En quel sorte ce sujet se conçoit-il ?
Sujet déjetté au coeur des Etats , lequel lamine naturellement (et légitimement selon certaines mesures qui ne furent pas du tout évidentes à extraire-inventer , et ne sont certes pas encore promulguées toutes ) , que lui reste-t-il ?
son fors intérieur ? sa forteresse ? son reflux hors de tout ?
et comment il peut commencer de s'en prendre à son être propre ?
( nietzsche , kierkegaard , heiddeger , sartre )
Un sujet délaissé ; dont la force ne trouve pas du tout la même ampleur qu'il crût lire dans les hauts faits d'armes de jadis ( jadis les hauts faits n'en étaient pas forcément ... et concernaient une dimension sociale séparée : ce que l'on nomme maintenant la culture ... et ça ne peut plus causer comme autrefois ... puisque les temps sont déjà historiques , de la mass-médiatisation ) sujet délaissé qui , passons outre ses espérances passées (il existe un regret de l'ancienne révolte) , explore son envie désertée de créer le monde.
Parce que le monde se crée dorénavant avec tous les autres .
Autrefois aussi ?
Mais en plus autrefois le monde appartenait à quelques-uns : et il existait une représentation autorisée du réel ... ( localiser l'appartenance du monde aujourd'hui ... )
Ceux qui s'abîmaient dans la perforation du discours autorisé , luttaient pied à pied : mot à mot ou masqués .
Il s'agissait donc de libérer la parole , cad le calcul (celui des nombres et celui des mots ...) : que chacun puisse s'y représenter à partir de soi cad de la réalité et non plus de ce que la représentation éternisée en dit .
La multiplication des sources : individuelles .
Changer le discours général , changer l'expéce humaine .
Rien ne fût ni sot et ni ridicule , parce que ça a fonctionné ...
La culture , l'acculturation pousse autrement et crée les chemins : seconde nature veut dire : accélération de l'information. Sous toutes ses formes.

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il avance masqué

23 Juin 2006, 22:31pm

Publié par zward

La philo considére comme vrais des objets illusoires : ces objets qui existent dans le langage.
Elle part du principe que ces objets n'appartennant à personne , seront d'autant plus happés et accumulés par quelques uns ... aussi elle manifeste toujours son autoritarisme , supposé , de prétendre détenir la vérité : ceci étant à entendre : en tant que la vérité par quelqu'un est dite ... toujours : toujours par quelqu'un ... et non pas ni en absolue éternité révélée ni "comme ça " , par la conventionnalité .
Retour de nietzsche ... qui parle ?
En quoi donc nietzsche n'est absolument hors de la raison ... il en manifeste une déconcertante fondation .
Dire que "la parole , le langage parle"  est une dissimulation : dans son exclusivisme évidemment . Hors de cet exclusivisme , il ne faut pas perdre  l'idée que le libre , le sujet , n'occupe pas du tout , pas tout l'espace ( et encore moins le temps .... ) mais une portion congrue .
Cet infime est ce qui bascule : là où ça bascule . Aussi illusoire que cela paraisse et que cela soit effectivement illusoire , d'avoir introduit la parole du sujet dans la représentation humaine globale , fût le dé-fondement radical qui advînt au processus d'humanisation .
De où parle sujet qui fonde sa légitimité ?
Qu'est-ce qu'il voit ? que l'humanisation (qui n'est pas nécessairement "humaniste " ) ne voit pas , n'intégre pas ?
Pourquoi l'humanisation fût-elle amenée à finalement accéder au sujet ?
Pourquoi la philo s'est-elle dissimulée en endossant le pseudo caractére sacré du Vrai Absolument ?
Travaillant dans l'ombre à défonder-défoncer stratégiquement toute autre véridicité : toutes les illégitimités ... dans le caché , le mouvement forcément contradictoire , par nature : dés que l'on expose , on se remplit de la nécessité libre d'être contredit .

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compte-tours

20 Juin 2006, 10:35am

Publié par zward

Il est donc une a-temporalité de ce qui est dit . Non pas que le contenu soit d'une vérité éclatante ou transparescente au travers des multiples dits , vérité qui n'existe que relativement ,
(cad dans le corps du développement d'un discours , mais dont le sens varie dans les significations nouvelles : les significations ne sont closes que de prendre un sens , toujours renvoyé au bout de la phrase qui n'en finit pas ) ,
mais plutôt que le contenu est montré ...
(ce qui veut dire que le sens qui n'en finit pas renvoie à un réel..)

L'idée que la philo soit un mouvement de pures paroles , un verbiage , me parait une absurdité . Si elle a une unité , elle a un "objet " réel .Peut-être même est-elle seule à considérer comme réel ce qui partout ailleurs est considéré comme soit irréel , soit comme simple média .
Irréel , ça renvoie la philo à de doux objets illusoires ... ce qui est tirer un trait sur l'imposition dans la culture de ce qui fût promu philosophiquement ; par l'entremise de la philo ; ou découvert par la philo . Comme si ce monde-çi était la conclusion définitive , ou à tout le moins décisive , de toute l'entreprise rationnelle . Intouchable donc serait ce monde (cad non susceptible d'être réfléchi à sa racine par tout un chacun ... on élimine le contradictoire autant que par l'autoritarisme des révélations , en traitant le métaphysique de ... "métaphysique "... ) . Mais si ce qui a établi ou structuré une part de ce monde , en venait à relancer la machinerie ... la production d'objets illusoires ?
De même : si ce que la philo prend comme objets réels , est posé comme média , qu'est-ce qui est antérieur à la dynamique de cette médiatisation ?
Aucun objet réel ? Tout est conventions ? Tout est a-métaphysique (au sens où interroger au-delà des conventions , c'est tomber dans les illusoires ) ?
Mais ce dont on ne peut pas prendre la mesure , hormis en tant que conventions , et sous prétexte que tout ce qui nous parvient est uniquement conventionnel , n'est-ce pas ce que cloue sur place Descartes par ex  ?
autoritarisme ou conventionnalité : n'est-ce pas ce qui toujours fût remis à zéro ? 

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le mouvement qui se sait

18 Juin 2006, 18:48pm

Publié par zward

on s'évertue à demander à la philo ce qu'elle ne peut pas fournir .
Elle ne peut pas donner de la vérité . Elle popose de la vérité en mouvement : cad relative .
La question qui se pose sans cesse et à laquelle  chaque philosophie essaie de répondre c'est : où s'avançe le mouvement ?
Donc tout est mouvement : diffcile de comprendre kant si on ne se place pas vis-à-vis de ce à qui il s'oppose , et à quoi il répond , qui appartient à son propre temps . Il tire les conséquences et il anticipe peut-être sur ce qui vient . Au sens où ceux qui suivront en tireront ou pas à leur tour des prolongments possibles .
La philosophie éternelle , la sagesse, n'existe pas : il n'est que du savoir . Du savoir qui s'impose sans cesse à l'extréme limite du developpement . Et comme tel est soumis à l'érosion : des découvertes/inventions qui viendront .
Autrement dit ; ça ne surgit pas de rien . Dans une religion , c'est une révélation : on peut apprendre de A à Z ce qu'il doit être mémorisé . L'être lui-même du discours ne sera pas interrogé ; il pourra être diversement interprété , avec plus ou moins de schismes.
En philo , c'est le corps même du discours qui est sur le point d'être bouleversé : il l'est multiplement , secoué , en tous sens . Ca s'éparpille dans tous les recoins . Il est trés difficile de s'y repérer de ce fait . Mais au moins une position résiste à tous les bouleversements : on ne sait pas encore laquelle... c'est l'enjeu du discours lui-même . Et chaque approche , tout en s'érodant , en même temps , ne s'épuise pas .... parce que ça parle , apparemmment , toujours du même lieu .
De même qu'au travers de dogmatismes et de grandes vérités affirmées (quoi qu'elle ne le sont pas sans arguments ) , ça n'est pas l'autoritarisme qui en ressort : mais le contradictoire constant , et le mouvement , et le possible .
il ne s'agit donc pas d'un corpus abstrait , un fond d'idées , une phraséologie de base , un logos , qui s'impose au travers des diversités : puisqu'il est démit de fond en comble .
Mais plus probablement d'une position . D'une figure qui se ré-équilibre c'est selon , selon comme elle est dite .
Toutes les critiques frontales imaginent une philosophie telle que fantasmée . Elle y occupe une position caricaturale pour mieux imposer une vision non cntradictoire et non formelle et non dynamique du réel , du vécu , des processus . Ou plus subtil , une vision subjective qui n'est que subjective ; dont la subjectivité n'est pas élevée à l'universalité possible .
Parce que outre qu'il n'y a pas de Vérité , il n'y a pas non plus absence de vérité .
Il y a une probalité , une série possible de formulations du vrai et ce non pas dans l'absolu , mais au coeur de l'historicité .

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cocu

16 Juin 2006, 22:41pm

Publié par zward

Le philosophe , amateur , inspiré , professionnel , ne se prend pas pour un génie : c'est juste qu'il se croit un temps , au centre du monde ...

En quoi il a raison . Non seulement il ne peut pas faire autrement : comment voulez-vous vous entretenir vous-mêmes du monde, du moi , de dieu , de l'histoire , de la vérité ... sans se créer juge et maitre ?
ça n'est déjà pas évident , alors si on fait le modeste ...
il faut bien exercer sa raison ... et on dira peut-être kantiennement que ça ne doit pas dépasser ... dépasser la connaissance possible assurée ... celle qui rentre dans le cercle de l'expérience ... mais c'est se couper les ailes ...
c'est surtout ne pas occuper le lieu unique ... qui de toute maniére : croit-on que ce lieu ne s'occupera pas de nous ?
peut-il être laisser à lui-même ?
qui ou qu'est-ce qui l'occupera ?
Une chose ? innommable ? un Autrui ? un souvenir , peut-être traumatique ou imaginé tel ?
Il y existe un creux , qui est un creuset .

Il ne peut pas faire autrement , mais aussi il y est au centre du monde ... il ne contrôle absolument ce qu'il a enregistré : des multitudes . Il ne saisit pas ce qu'il a rencontré . Tant et tant de phénoménes kantiens qu'il approchât à peine ... jusqu'où kant peut-il conduire un vécu ?
On dira : ça n'est pas sa finalité , explicitement . Mais la science est à la science et s'occupe bien d'elle-même : la philo n'en tire intéret que ce que cela peut alimenter sa réflexion ... sinon dissolvons la philo dans l'épistémologie . Si la philo garde une priorité (cad pour elle-même !) il faut bien que se manifeste son unité . La perdre en quoi que ce soit ; cette sorte de renoncement ; est en soi une réflexion (para) philosophique . Bâtie sur une défiguration préalable ; une défiguration de l'instinct .
(l'instinct caché : le miroir ? ).
Et il est en un monde , déjà : celui qu'il a collecté , celui qu'il a vécu ou qui le vécût sans qu'il n'y puisse couac !
ça forme un monde : et il n'y a bien que l'illusion auto-entretenue , qu'est la dynamique du moi , pour tenter à accroire qu'il est le sien , ce monde vécu ...
Rien du tout : chaque monde , tout trempé qu'on y est , est autre . Alors effectivement quand on s'y prend à le saisir ... on  est au centre . Objectivités ou subjectivités , intentionnalités ou effleurements indistincts , à peine perçus ou trop encaissés :
sitôt que l'on freedonne la réflexion , ça y va !
ça tombe .
ça expulse .
c'est que l'on n'y est pas du tout .
en fait on EST ailleurs .
Seulement ça ne se voit pas : on est le dernier au courrant.

En attendant ne boudons pas notre plaisir : occupons notre être nâtif.
Au centre .

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j'y suis , j'y reste .

15 Juin 2006, 16:26pm

Publié par zward

ce qui se révéle individuellement (philo ) ne peut pas être comparé à ce qui se travaille collectivement (sciences) : ça forme une communauté , les sciences , la philo n'est faite que d'individualités.
Ainsi il est tout à fait étrange de renier la qualité individuelle de la philo ,
puisque la philo occupe un lieu , mental ou culturel , que toutes les autres entreprises espérent conquérir ;
et bien non , c'est et ça reste philosophique comme lieu sur-réel .
Sauf que les autres envieux espérent en secret et en se dissimulant , tandis que la philo dit clairement : voilà , ceci est la vérité ... bref elle s'expose . Soumise à tout le contradictoire possible. Elle s'en fout, elle est dans le vrai .

Elle est dans le vrai  , mais non pas au sens où elle imposerait une vérité à venir  :  elle se contente de dire ce qui est  là-maintenant : de sorte qu'elle parait manifester une éternité de véridicité , son caractére autoritaire , dogmatique : mais qui fût jamais contraint de pesner ceci ou cela ?
ce sont les corps , les comportements que l'on forcent et cet autre corps , le psychologique , tout morcellé psychiquement et rendu si convaincant dans son travail des motivations supposées : voila ; on les supposent tellement les individualités ! on leur décortiquent si nettement leurs possibles et avec une telle prolixité si assurée , que chacun en reste sans voix . On pense pour tout le monde , mais si gentiment, avec précautions et démonstrations , exemples bien concrets , semblables , mes semblables . Ca n'est pas tant les contraintes acceptées qui causent probléme , mais la maniére , le fondement de ces théories du bien-être psy : ce secours porté aux subjectivisations outranciéres : enfin outranciéres ... j'exagére , et c'est bien utile souvent , on ne peut songer à le nier : ça commençe simplement à aider à la régulation de cette subjectivisation ... la réponse est-elle seulement dans le procés de subjectivité ? y-a-t-il un au-delà de la subjectivisation ?
La philo s'en fout : elle dit le vrai . Elle l'a toujours dit . Elle occupe le lieu de vérité . Comme elle est peu fiable et que ces réponses sont assez .... singuliéres ... ça ne porte pas à conséquences : mais ça occupe le terrain . Supprimez-la et vous verrez les anciens empires étendre leurs régnes : leurs régnes incontrolables .


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dialogue qui n'existe pas

13 Juin 2006, 20:28pm

Publié par zward

je suis vivant et vous êtes morts , dit le miroir .

Imaginons une personne face à un miroir . Elle se voit . Elle s'identifie .
Le sujet , c'est le miroir .
Le moi , la personne , est ce par quoi le miroir se sait , mais le moi considére le miroir comme un miroir .
Le miroir ignore quasiment le moi . Il rentre parfois à peine dans ses considérations de miroir .
Mais le miroir ne sait et ne travaille , même à son propre compte que parce qu'un moi se sait via sa surface . Son savoir de soi (de miroir) , se sait dans et au travers du savoir du moi pour lui-seul .
Le moi est en totale indigence , vis-à-vis de son vis-à-vis . Et le miroir en sait bien plus long que le moi . Il voit tout . Mais ne retient (presque) rien ... quoi que ... allez savoir où le savoir se planque ...

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le p'tit oiseau

9 Juin 2006, 19:08pm

Publié par zward

on va dire : on est libre .
Ca me parait excessivement important . En fait ça catalyse tous les problémes qui se puissent .
C'est là que l'on juge . Selon que tel texte ou tel comportement va nous combler de possibilités , ou pas .
Si l'on n'affirme pas la liberté dans un texte (cad aussi et surtout si tel texte n'est pas libre en soi ... ) , ça ne reléve pas de la réflexion (qu'et-ce que cela , la réflexion ? ) .
Aussi ce ne sont pas forcément les textes qui clament haut et fort la liberté qui y conduisent ... et en nombre de textes , on n'en parle pas , voir on en cause tout à l'inverse ... et bien ils sont libres quand même , ils portent le libre à l'état qui lui faut ...

De même que tout le reste , rien n'est tranché absolument : et plutôt : ça existe dans une incertitude fondamentale . Autrement dit : le réel ne sait pas où il va . Pour cette raison il est essentiel de détenir les outils qui ne le laissent pas n'en faire qu'à sa téte : il faut se défendre . Et donc savoir où l'on peut éventuellemnt défendre quelque chose .

On nomme cela des valeurs par ex ; mais ce ne sont que lettres mortes , un discours socialisant . Si ça n'existe pas dans le réel , ce sont des mots .
Pareillement , les sciences sont bien intéressantes , passionnantes , mais comme ça ne parle pas au sujet , là où il est , que voulez-vous qu'il en fasse ?
Il y a trés peu de lieux et de moments où le sujet est porté à l'existence , supréme , dans la représentation , socialisante , moralisatrice , l'ideologie culturelle (la fause culture , celle qui bouche les trous ) : tout cela retourne de où ça vient . Ca passe .

Par contre dans le vie réelle , ca arrive tout le temps ... et c'est cette attention au vécu qui est à ne jamais perdre : en fait on ne le perd jamais ... on en est bien farcé !  Mais on l'oublie et surtout on en oublie le systéme ...
Le supréme fait systéme ....c'est un sytéme caché ... replier dans le réel . toujours replié et insaississable.
La psychanalyse croit , sinon le saisir , du moins le provoquer à être : mais bien plus rusé , il recule dans l'ombre ... enfin dans ce qui parait être une ombre , de ce côté-çi .
On le vit cependant , et c'est trés éprouvant , trés fatigant ; invivable . Alors on tamponne , on interface : ça menace cependant constamment . Parce que c'est rationnel ...
Le systéme entrelacé quelque part dans le vécu , est la pointe fine du rationnel .
Et bien sûr ça existe tout le temps , partout , c'est inamovible : mais à rebours ,  tout dépend de ce que l'on en fait ... jusqu'où ça pénétre ... le libre , et comment ... par quels effets absolument réels , concrets.
nous , nous autres , on n'y est pas tout à fait : ça nous fout la trouille fondamentale .
En même temps , on le vit oui , mais aussi on en vit ... c'est la plume légére qui donne du poid.

Parce que l'on dit "systéme" etc , c'est pour causer ... c'est la volatilité qui régne en réalité ... c'est sa fonction , sa nture d'être volatile .

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trois bizarreries

9 Juin 2006, 19:08pm

Publié par zward

la bizarrerie :

tel que l'on se sait on obtient une facilité de soi assez aberrante ... parce que par ailleurs non seulement la vie est compliquée , mais en plus si l'on essaie de comprendre , les paramétres et structures déboulent à tout-va qui sont en -dessous ...
or on s'en sort bien ... on aplanit dans la vie , enfin quand on n'aplanit plus , là c'est déjà moins cool ...c'est que ça bloque ...c'est que ça revient , quelque chose ... on ne sait pas forcément quoi ... comme à l'habitude , on s'aperçoit que l'on existe quelque part ... ah , on y est , on y EST , mais à ce moment çi , on est plus là-bas , que ici : le là-bas , où l'on reste fixé , est pourtant dans ce maintenant : c'est maintenant que l'on est bloqué : mais aussi il est absent , logé dans un coin , qui correspond à ce moment où cela s'est fixé : et on y est encore ... on est ce présent décentré ... alors que pourtant cette hyper mémorisation n'est pas un souvenir , c'est pire que cela ; c'est un souvenir investi , dans lequel on est encore ....mais comme le présent est , lui , immédiat , le présent (non)oublié s'efface , se retire , se laisse recouvrir , sans qu'il le soit tout à fait ... puisque l'on y est plus dans le passé que dans ce maintenant .
(sans aborder linconscient et ne restant dans le domaine de la personne , sans tiers qui révéle )

Ce qui ouvre deux perspectives :
d'une part il est une densité de la conscience de soi ; elle aime le présent , le retient , s'en effectue des dizaines de mémoires non-mortes , investies ...

Et d'autre part , cette conscience de soi est replette , repliée , multiple dans sa simplicité (?) : est donc passionnante ... pas évidente , et pleine de surprises internes , est à soi-même un serpent surprenant . elle se tord , se reprend , se poursuit : c'est un flashs (au pluriel)  de consciences ... mémorisées ,donc, mais mémorisées de façon personnalisée , sur individualisées :

Les retournements de la conscience sont amplement réflexifs ; alliant précisions ici et étendues de jadis enchantées ; voilà il y a de l'enchantement , de la magie , des objets-souvenirs cachés et investies d'une puissance ... une puissance , on sait pas bien d'où ça vient ... elle s'est déclenchée ... le monde l'a saisie ... la conscience que j'en ai , est tombée dans le monde... pas nécessairement prisonniére , ça peut être trés heureux ... tellement heureux que ... ça fonce sur sa proie ... continuellement le rapace me fonce dessus ... en piqué ... il n'en finit pas de me viser , dévisser ... et j'y reviens dedans le souvenir tel qu'en je fus ...

Troisiéme bizarrerie : je suis là où je suis . Et je n'ai pas nécessairement besoin d'y être ...

Personnalisées , sont les mémorisées , mais en même temps si expurgées : si dépenaillées , juste ce qui se souvient , pas le jour ou l'heure ou le contexte si ça n'importe pas , juste la conclusion , le ressenti , le marqué (pas le marquant , le marqué ...)

Personnalisées ? ou précisément forgées d'une objectivité destinale ? relevant du destin ? du destin que l'on est  ... et que l'on n'est pas , sans l'être (genre néantisation ) mais que l'on est doublement , triplement , en enfilade ou décarcassé .
Est-ce que l'on se sait ou est-ce que l'on s'ignore en ce cas ?
Est-ce un manque, un défaut (par rapport à quoi ) ?
ou une subtililté encastrée ?
Le Su , (de savoir) , est-il en une seule acceptation ?
Cette  suspendue mémoire investie est-elle à distance parce que refoulée par le présent ?
Elle ne se voit pas elle-même dans ce monde ? ou se soupçonne-t-elle continuement ?
et , bien obligée , se reconcentre énormément dans le seul actuel , ou l'urgence , le problématique à traiter ...

Bien obligée par quoi ? seulement de traiter le donné extérieur ? ou de par sa structure qui entame toujours le présent non-connu ....?
On est comme à la pointe du moment . Dans la bascule presque finale . Un présent que l'on connait intimement . Le même.

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"je suis vivant et vous êtes morts" PH K DIck

9 Juin 2006, 19:08pm

Publié par zward

( "je suis vivant et vous êtes morts" PH. K. DIck qui nous méne par le bout du nez dans l'étrangeté des labyrinthes )

on cherche donc le sujet .
On le déniche dans le moi , comme recroquevillé , mais en même temps volatile : suspendu , il ne tient pas tout seul , il parcourt le moi ; en fait il est le moi , mais décentré par rapport à lui-même .

La difficulté de saisir un mouvement ; mais qu'il soit mouvement ne l'empéche pas d'exister , d'être une réalité : redevable comme tel .
Il s'agit par ailleurs de relier , de lier à nouveau , l'individualité à elle-même : à force d'être sous les feux de la rampe , le moi se dépiaute , s'étiole , bouffé de partout , absorbé par tout ce qui est sensé l'énivrer , à l'acide . On lui distille , on lui instille . Ca pousse au crime : à force d'être explosé , il cartonne . A force de ne recevoir que des convictions quant à son essence si , tellement évidente ... il n'y retrouve plus ses petits . Il veut suprimer la source de ces angoisses , des soit-disants désirs , des images emplisseuses , on le transvase comme un marsouin , d'un bocal à l'autre : c'est un poisson rouge . Une mémoire de six secondes . Qui peut-il encore être ?
La valeur devrait se déduire de son être . Il lui faut inscrire son indépendance : retrouver ses billes.

La difficulté à saisir l'individualité ouvre bien entendu les portes à toutes espéces de récupérations, d'absorptions , de para définition , une para-philosophie ... une psychologie .... c'est dire !
Or à mon sens , d'avoir monter en épingle le sujet , sous le masque des discours philosophiques , c'est cela qui a forcé l'humanisation à devenir : alors qu'elle y répugnait ... que les institutions y répugnaient ... religions, royautés , féodalités , communautarismes , Etats , les cultures toutes flasques , les pseudo-cultures médiatiques , les lobbies et les puissances d'asservissement du vécu : tout est livré à la répétition .
Et les discours libérateurs ; descartes par ex : peuvent tout à fait servir à la soumission : mal vulgarisés , détournés "culturellement " (en toute probité et intelligence la plus part du temps ) : si aucune interrogation ne vient les relever , ça s'effondre sur la tête du sujet . L'histoire philosophique est une nécessité .

Pour cette raison il est essentiel de viser là où ça bouge encore ... là où c'est pas mort ...

Alors il faut bien partir en tous sens : ça fait shaker .
Distinguer le moi , le sujet , la personne et la personnalisation , son humanisation , la subjectivisation , le vécu et l'articulation d'une objectivité supréme : au moins ça fait mélange .
Ceci dit ça ne parle pas beaucoup de l'humain : parce que dans l'humain , on n'y est pas .

(Bien sur , on est d'abord humanisé , avant tout : la description de l'individualité suppose l'humanisation , mais l'humanisation sans l'introduction des mois, ça peut tout aussi bien être une théocratie ... On est d'abord humanisé , ça signifie que ce qui se dit de l'individualité , c'est compte tenu de ce que celle-ci sût intégrer l'humanité de son temps : un sujet , ça ne tient pas tout seul .)

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