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instants philosophie

le début, la fin et les moyens

3 Juin 2006, 23:03pm

Publié par zward

On est à la limite : la vision , ça n'est pas philosophique : ça semble basculer : un saut .
Mais un des aspects de la réflexion consiste à ripper sur le réel de l'individu .
Une part de la réflexion crée le discours et crée du même coup un sujet : (lequel revient à plus ou moins long terme sur le moi : parce que ça crée du discours qui n'est activable que si le moi s'en donne la force , la compréhension , la motivation : cad la forme )
Comme la philosophie travaillait au niveau du discours global : cad dans la représentation de soi de l'humanité , dans la culture , cad l'acculturation : l'apprentissage des individus doit aboutir à une compréhension , plus ou moins,  sans laquelle les portes restent fermées . Cet apprentissage ne s'effectue pas sans leur consentement : puisque librement on obtient la forme , mais elle ne peut s'imposer .
Tout moi est réflexif , là où il se trouve , mais la réflexivité est passive ou active : autrement dit : plus ou moins active ou passive : en fonction de quoi ?
Au minimum et idéalement , selon qu'elle pousse plus ou moins loin le sujet qui est .

Si l'on se pose sur un domaine défini , la réalisation du sujet s'accorde quasi parfaitement à elle-même : (ou s'en donne trés précisément l'illusion)  la philo , l'art , le langage , les signes qui offrent une perfection de manipulations (et modifications ) possibles , réalisent dans une dimension la presque intensité interne du sujet , sa concentration.

Dans le vécu , le domaine est indéfiniment vaste ... aussi on  en affirme  l'absence de vérité : on ne peut jamais conclure ... puisque les éléments sont disparates , pas de point de vue exclusif , pas de conclusion , sinon une seule absurde , Le vécu est à jamais éloigné de toute position de vérité....

A l'inverse , le sujet est immédiatement dans sa certitude ontologique inutile : à tel point inutile que son inapplication à tout objet le rendrait égaré si il ne trouvait le moyen de produire des objets à partir de son unité formelle ...

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la somme culturelle

3 Juin 2006, 23:03pm

Publié par zward

il est trés difficile de critiquer une philosophie : et surtout ça ne sert à rien , parce que jeter l'erreur sur descartes , c'est se priver de ce qu'il dit .
Alors évidemment , c'est pour cela qu'il faut parler de vision : ce qui n'est pas philosophique du tout : mais ici la vision est subsumée sous ce qui est dit : ce sont les mots ,  les concepts qui façonnent peu à peu la vision de ce qu'il y a dessous . Or chacun peut accéder au dessous , et ça ne manque pas : ça parle ou pas ... c'est littéraire : ça exprime le vécu , et par rapport au moi , ça exprime le vécu possible du sujet . Le sujet lui-même , qui n'est pas "plus grand " que le moi , qui est même plus petit , mais qui parle juste autrement et ailleurs , est la réponse de l'individualité à un ensemble ...

Parce que de plus , l'être que cela crée - 
l'engagement attentionné du lecteur , ou du créateur , à la fois invente une réponse et découvre un réel : ce qui est créé peut sembler fragile , et il l'est , puisque construit , et dépendant de l'attitude de chacun ainsi que de la présence de chacun dans l'ensemble de l'humanisation , culture et politique , somme culturelle telle que pour chacun -
l'être que cela crée,  glisse sur un donné , et en gratte au fur et à mesure la réalité , que du même coup elle extrait lentement :
ainsi la somme culturelle d'un moment , l'époque où l'on existe , est elle-même utilisée par tout un chacun , afin de réussir à laisser monter dans la somme culturelle , mais cette fois  individualisée , cette part du vécu , cette réalité , ces objets-là , ces projets possibles particuliers , etc
Il faut donc percevoir l'ensemble su , connu , comme un moyen : mais en ce cas l'individu est celui qui use de ce moyen en comparaison , ou opposition d'un donné : toute expression est dans le jeu de dépasser , mais la question se pose  : de dépasser en fonction de quoi ?
Le moi va-t-il dépasser en sa seule finalité ?
Comment se comporte-t-il dans l'ensemble et quelles sont les passerelles entre la somme culturelle et l'individualité ?
Le moi ne peut-il pas mener un refus constant du sujet en tant que tel ?
Y-a-t-il une dramatologie de cette scéne ?

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résumé et diverses joyeusetés

3 Juin 2006, 11:39am

Publié par zward

le plus ou moins ,
la théorie n'est pas la réalité ,
la vérité est approximative parce qu'elle est approximativement exprimée ,
l'expression est absolument nécessaire ,
le moi n'est pas le sujet ,
mais il n'est aucun moi sans un sujet ,
le sujet ne remplace pas le moi , 
mais vient au-dessus ou en-dessous , et en plus ,
le sujet est une forme ,
est une forme qui est dans et par le langage ,
est une forme qui n'est pas seulement dans le langage , mais qui doit en passer par .


Le Dire est nécessaire absolument (mais étant entendu que l'être humain n'est tel que si la dimension de la vérité est activée , ce qui n'est pas une nécessité en soi , bien qu'immanquable en tant que cachée , mais une liberté dont on ne peut parler , en réalité , à la place d'aucun ; en quoi il est un destin individuée absolument possible , et de toute façon réalisé , avec ou sans celui que l'on est en cette dimension active ou non )
sans le Dire , on s'enfonce ; mais ça ne se voit pas .
En fait on s'enfonce tout le temps ... mais il y a la maniére ...
que l'on pense ou pas dans la "dimension de la vérité " , on décrépit :
la réflexivité , la vérité , crée une dimension interne , interne à la vérité : ce qui n'est rien , sauf pour celui que cela concerne : je veux dire , selon que le moi s'accorde ou pas d'être un sujet .
Par ex : la dimension du moi comme sujet peut être symboliquement marqué par son être politique , en tant qu'il le veut , et tout le monde le veut .... bien qu'obscurément , et de façon pas claire souvent ,
mais "politique " est une réflexion interne , parmi d'autres : la compassion , le fait de souffrir/subir-avec est une activation absolue de la réflexivité : et il est mille activations possibles ,
et puisque c'est , humainement, de cela qu'il s'agit : quelle valeur accordons-nous à notre tas de vécu ?
Marquer la valeur de la réflexivité interne , commune et inactivée ou patientée ou retardée ou enfin voulue quasi explcitement ou idéalement explicite (en tout domaine circonscrit : l'art , la philo , la religiosité intellective ... qui n'est pas rare ) :
laquelle réflexivité ; contrairement au nihilisme agissant partout et qui facilite tellement les choses ..., laquelle réflexivité , donc,  est ce qui se donne à soi-même indépendamment de tout , de littéralement tout , la valeur .
Ce qui creuse , évidemment , c'est le "indépendamment de tout " : nous sommes sensé par cela nous trouver dans le plus total désespoir préalable ...
ce qui est vrai : qu'on le sache ou pas et quel que soit l'état de notre notre vécu. Parce que le Désir d'y être , là où l'on est ( humainement mais aussi  individuellement , où l'individuellement est notre destin singulier , là où l'on se dépêtre seul , et qui reste la seule signification qu'humainement l'on comprenne : qu'est-ce que "l'humanité"  si cela n'a pas de réflection individuellement ?? il ne faut pas se leurrer ... )
le désir d'y être mesure et se mesure à.

Mais outre cette évidence  , le même paramétre dit : "indépendamment de tout" ,
à quelle mesure atteint cette indépendance ?
qui rejoint : à quelle vision puis-je accéder ?

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2001, le monolithe

30 Mai 2006, 19:23pm

Publié par zward

la philosophie est trés embétante et trés peu maniable : elle est là , au milieu.
et au milieu de tout , (c'est elle qui le dit ) , elle régule l'ensemble ...
ca passe outre tout esprit sensé : comment peut-on imaginer accomplir une telle révolution ??!
Il faut être fada.
Et comme à chaque fois il s'agit d'une position posant les questions dont on donne les réponses , ça tourne en rond . Et pour manipuler un ensemble pareil , il faut lui opposer un renouvellement de questions : ce qui n'arrange rien ... c'est redoubler et jouer le même jeu , le rejouer selon ses régles , mais vis-à-vis de la science qui rompt la fermeture du discours , ça parait tellement compassé...de répondre aux questions que l'on a soi-même posé ...


Seulement ça ne se passe pas ainsi ... on ne répond pas aux questions préalablement posées ... c'est bien plus sauvage que cela : à la limite on donne déjà , d'abord , des réponses , plein de réponses ... et il y en a à foison , mais dont on ne comprend pas les questions. La science peut remonter jusqu'à préciser ses questions : pas la philo , qui ne peut que préciser ses réponses , pousser au plus loin (ou comme on le juge ) le développement ; le monstrueux . Du monstrueux , voilà ce que c'est.
Ceci pour encourager , pour motiver .... euh ... enfin , disons que c'est étonnamment plus libre que ce que l'on croit.
Bien sûr l'image réponses/questions , ça n'est pas exactement vrai : mais c'est sensé montrer l'ampleur et la positivité singuliére : la philosophie affirme , est presque pure affirmation .
Or comme les contenus varient , ce qui s'affirme d'abord , c'est la forme. Mais aussi quelque chose des contenus . On ne provoque pas la mise en marche de la forme , sans que cela ait des effets ...


Mais comment formulerait-on une question portant sur tout-ce-qui-est ???
Quelque chose plutôt que rien ?
La méthode ? L'Idée vivante ? La volonté de puissance ?
Apparemment ça ne se formule pas ....d'être.
Et comme ça ne se formule pas , ça doit être écrit ... parce que ça vient en droite ligne : naturellement ... ça sort .
(selon le plus et le moins)
Alors évidemment , de ce fait , ce sont des ensembles complets qui s'opposent ... souvent point par point , parce que ça parle du même sous-sol et que ça se recoupe,  mais toujours d'un bloc individué contre l'autre . Injugeable . On ne juge plus : ça existe : il faut faire avec ; cad le porter autant qu'on peut .
On apprend comme un monolithe : ce qui outre l'affirmation signifie que l'on accepte : et la question que cela pose à chacun est : jusqu'où acceptera-t-on ?
Jusqu'à quel point-limite absorbera-t-on ?
Si je lis Sartre , jusqu'où puis-je le suivre ? Jusqu'à quelle vision ?

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aperçu global, en vitesse

27 Mai 2006, 10:54am

Publié par zward

En somme ça se déroule sur la scéne unique : bonheur , malheur , bien , mal , projet , effondrement ...
Et cette scéne-là est en elle-même la dimension adjacente de toutes les autres.
Adjacente , elle ne les contient pas ,
les scénes vont et viennent en tous sens ( et ces Sens ne sont jamais indifférent : le moi en sait presque quelque chose ...)

Le moi sait ce qu'il sait , mais il ne voit rien ;
le sujet ne sait rien , mais voit tout  (ce qui est dans  le devant du moi )

Ce dédoublement est-il réel ?
Cela va à l'encontre de toute expérience interne : on veut bien à la rigueur , admettre un dédoublement moebiusien vers la part inconsciente d'un même "discours" , mais qu'il est un savoir interne à la conscience de soi est plus étrange :
mais qu'est-ce que la description des catégories sinon une de cette sorte de savoir ?
qu'est-ce que l'autodéveloppement du savoir hégélien ?
de où Nietzsche tire-t-il l'unification de son discours ?
qu'est-ce que la suite d'évidence(s) cartésiennes ?
Qu'est-ce qui nourit le sujet sartrien ? Quelle évidence ... sensible ?

Non pas que l'on soit en mesure de valider ces savoirs (philosophiques ) en tant que contenus réels ( ils sont comme la (les) réflection(s) possible(s) du même "savoir " unique ) : mais en tant que traductions possibles de l'énorme présence à soi , complexe , qu'est la conscience du sujet .(qui n'est pas la conscience de soi du moi)
Bref la présence à soi est non pas une sorte de mystico-manie possible ,ou de retour d'une logique magique , mais est une complexité.
Pas une simplicité.
Précisons encore : le savoir unique n'est pas de l'ordre du savoir ... il est de l'ordre de ce qui structure les savoirs : ce qui structure les contenus : soit vécus , soit réfléchis ;
mais , réfléchis , ces contenus se rapproche de leur centre , cad la conscience que l'on en a ... et donc risquent fort d'obéir plus précisément et plus impérieusement à la rigueur interne de ce que l'on nomme "le sujet " .
De cela on peut dire aussi : puisque le sujet est un réel , pas un imaginé ou une pensée ou une contruction , il se peut fort que sa réalité soit subie ... par le moi , évidemment , mais aussi par le langage ... qui ne peut que ripper sur cette "chose " ... comme il rippe sur les choses réelles du monde ...

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l'homme invisible

27 Mai 2006, 10:54am

Publié par zward

Ben faut s'arranger , qu'il dit , faut faire avec , trouver son p'tit yaourt .

Je ne comprends rien , répond l'autre .

Il faut être heureux ... satisfaire chacune des parts de soi : cette complexité globale , cet ensemble , ce que perd presque de vue toute personne individuée à l'extréme , dans un extréme sans fond , ou une subjectivisation , ou une obsession , qui ne parvient plus à gérer ... voilà , à gérer son ensemble ,
et dans le drame qu'est le vécu ( tout vécu est dramatique et puis tragique et puis sans rien , sans plus rien , sauf la peur d'y passer ... ) dans ce drame , certains de se précipiter sur telle partie , négligeant le tout : négligeant la totalité personnalisée , cette composition de différences , ses possibles , à réaliser , qui seront son vécu , sa vie , avec les gens qu'il connaitra , les enfants , les réussites , plus ou moins, la reconnaissance , être qui l'on est , aider les autres peut-être , etc ,
Cest trés bien cela.
Rien à redire .

Sauf que ça n'est pas d'être heureux , ou non , dont il est question .
Le sujet n'est pas attaché au bonheur .
Il est là qui veille , il a en vue tout autre chose .
Heureusement qu'il n'a pas le pouvoir , entier , sur le moi ; heureusement qu'il y a un "moi" ; ça fait tampon .
Et heureusement ( le moi est naturellement , ou devrait être , le lieu du bonheur ...) que le moi croit à ses dimensions à lui: mais il est en jeu , le moi , il est mis en scéne aussi par d'autres points de vue , d'autres points de fuite , des tangentes :
il n'est rien de carré là-dedans , c'est fluide ... on est , là , comme on croit , en une fois ou identifié , mais ça n'est pas vrai ... on est parcouru ... non seulement des autres , de l'ordre humain , des signes socialisants , psychologisants , mais vrillé des pensées qui frémissent ... qui nous viennent....qui sont nôtres et qui , sans principes , ont besoin de se servir du monde alentour afin de se mémoriser et d'opérer leur tri.
Chacun constamment récupére ses propres critéres dans le monde alentour ; qui fait office de mémoires , de mémorisation , de procédés ; cela ajoute et entretient la complexité de la personne : mais elle est une embarcation fragile ... fondée sur ce qu'elle perçoit , la perception est le ver dans le fruit ... pas encore absorbée , pas déjà mémorisée , pas déjà ordonnée ... ça peut se glisser des mots doux , des dévisagements affreux , des interstices pointus , des énervements dont on se souvient hors de tout souvenir , des irruptions du corps , ça peut manifester que ça n'appartient pas , les choses , les autruis , les devenirs , le moi-même : la perception n'est pensable , intégrée , que déjà pensée .
Mais qui perçoit à nu ?
La conscience de soi que l'on retient , n'est pas la conscience de soi que l'on est ...
On retient ce que l'on marque d'un trait , mais on ne signe pas tout ... or le sujet est cela qui voit tout ...
(ce qui caricature , mais opérant)

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tranche !!

27 Mai 2006, 10:11am

Publié par zward

A quoi ça sert ?
Si le "sujet" n'est rien d'autre que la pointe non-visible mais active de l'acquisition ?
Si le sujet en vrai n'est que la pointe mécanique de l'enregistrement ?
L'effet d'un mécanisme bio-physico-chimique ?
Qu'il est l'ouverture sur le dehors , qui ne vaut pas plus que ce qu'il perçoit , et de ramener, dans les mémoires diverses , les quelques éléments glapis par-çi par-là.
ainsi le seul intéret à l'histoire serait ces mémoires , cette auto-organisation du cerveau , relié à tout le reste par milles langages , culturels ou chimiques ,
et non pas cette pointe fragile , non visible , (mais qui "voit " , petitement ou fondamentalement ? ) , laquelle petite pointe ,  imbue de sa faconde , se prendrait pour le maitre , l'acte , le libre ...

Laquelle faconde serait juste une dérive psycho-saispasquoi ... une excitation frustrée , un magma enkysté , un trop plein bien inutile , si celui qui s'emporte en perte recouvrait une santé ...
(Une "santé " , on croit réver ... comment supporter la merdasse avec un doux sourire ? )
Et comme ça n'est rien , le Je , le sujet ,  ça peut causer indéfiniment sans rien saisir ...
d'où la philo et autres du même genre ... ça cause , ça s'enroule , ça s'embrouille , ça croit dire , mais ça retourne à que dalle ;
en ce sens ça occuperait une simili-place ... les quelques-uns allumés comme le feu , retrouveraient , de temps à autre, comme une priére , la même inquiétude vaine et ça les rassureraient ... oh les doux saints !

Il faut dire que si le Je n'est qu'une mécanique (actuelle et vivante mais simple rouage d'une plus imposante construction sur laquelle il ne dispose d'aucun laps de temps , en laquelle il ne creuse pas, ne  crée pas son espace , et si il ne porte aucune finalité interne , mais seulement des réalisations externes plus ou moins contrariées qui correspondent au monde , naturel ou humain )
si le JE n'est qu'un fétu de paille , alors pas étonnant qu'il recherche confusément ou nettement ... l'abîme-à-jamais : instinct de derniére destruction.
L'abime de "s'abimer la tronche  "  et celui de "tomber dans le trou".

Si JE n'y est pour rien , qu'est-ce que ça peut lui foutre ?
Tout le cirque , qu'est-ce que ça peut lui foutre ?

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le pas de côté , à jamais.

25 Mai 2006, 21:48pm

Publié par zward

Casse ! Traverse !
qu'il dit !!
tout bas : chuchoté ,
mais comme il n'est que son propre echo , ça résonne comme les cloches de pâques ...
dans la tourelle , là-haut.
Dans la tourelle du cerveau ,
mais pour lui , il n'est pas , plus , jamais de séparation d'avec ce corps ...
il EST .
Son mode d'être ... c'est à voir ....

Mais il existe là où ce que l'on nomme "corps" rejoint ce que l'on nomme esprit  , âme , cerveau , intellect , langage , pensée.
Le moi occupe aussi ce lieu uni , mais comme face visible ce qui le réduit bienheureusement !
Depuis ce temps-là ( que le sujet a quitté la pensée) la philo ne sait plus ce qu'elle dit ...
mais elle avançe néanmoins .... curiosité peu commune que celle-là !

Elle le dit : parce que ce qu'elle sait , elle ne l'a jamais caché : elle a dit , dira toujours,  l'exactement  là .
Cad : là où l'on est , chacun : à tel endroit culturel du monde.
(et la culture pour tout individu humain est son humanité  , cad tout )

Mais "tout " , celui-qui-dit-qui-est  , il en est bien largement en-dehors : et il voit .

Et l'on voudrait qu'il n'y ait plus de magie !!
.... mais la magie , dans notre vie si intensément précise , est devenue derechef si exactement omnisciente ... omnipotente ... ça nous ronge....

La tragédie , le rire cinglé , la furiosité , l'incongruité fantasque , gratuités et désordres , les nauséeux , les cataractes , le passé en bouillie , inommable ,  .... et mille métamorphoses , biscornuïtés , réves inutiles , soudainetés libres , sans voix , pas existantes ...
faut-y être aveugle pour ne pas s'en crever les yeux ! s'en perforer les tympans !!

Où est-elle notre vie ?
Cachée.
Mais plus ou moins ... entre nos deux états de Moi  , des océans de patauges.
Le nébuleux , bien vite on se recroqueville dans nos états .... nos petites chambrées . Y fait chaud , même pas douillé , mais enfin on se déchiquette à peine , c'est toujours ça .

Quoi que des fois ... l'autre humain , c'est pas jouasse ... c'est presque pire que tout ...
Ca vous jette au fond d'une prison de fer noir , vous balance au feu , vous engloutit dans la mauvaiseté , les chairs vous brûlent , les chairs pourrissent ...
C'est une illusion ; les autruis aiment à vous en faire accroire ... c'est leur plaisir , cad leur profond désespoir , ne ressentant plus qui ils sont , ils se jettent dans la douleur d'un autre : ils l'imaginent , puisqu'ils ne vivent plus ...

Il n'y a que le sujet qui sauve votre corps pourrissant , brûlant .... parce qu'il sait bien à qui EST ce corps.
Le corps n'appartient plus.

 

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brise-fer

25 Mai 2006, 21:14pm

Publié par zward

Le sujet dans un moi , c'est toujours en trop ; ça risque fort ... Ca risque d'imprimer une immédiateté mal venue. A exiger , que l'on dira peut-être : à désirer . Mais c'est plus puissant que cela : un désir c'est en vue d'un objet . Et bien là , il n'y a aucun objet qui satisfasse. Alors on peut , on doit se tourner vers une fascination , une obsession , un refus , un aveuglement , une course éperdue : bref un mouvement qui rompt dans l'espoir que ça le fasse tomber ... l'exigeant sujet ...

Inutile : il ne tombe que lorsque le moi s'abat , de mort ou de souffrance ou de dépressurisation ...
Le sujet dans le moi peut bien démolir le moi ... mais le moi ne peut être sans qu'actif infiniment soit le sujet en lui.

Alors il peut s'endormir le sujet du moi : c'est une possibilité ... mais il continuera de réver ... de se réver , quelque part au-dedans. Dans le moi évidemment .
Il se situera dans la limite , là-bas , oui , tout là-bas : bien éloigné de tout le reste
(pour le sujet , le " reste " , le " résidu " , c'est le moi , son monde , ses autruis , ses objets ; pour lui c'est une scéne , parce que le sujet seul est réel ...)
Et il vaut mieux qu'il y reste , bien tout là-bas !!
parce que quand ça déboule .... ça n'a ni queue ni tête ...
Ca supprime la queue et la tête : les deux ... Ca rend tout échange impossible : plus parler , plus désirer ...
Alors bien sûr , c'est pas si strict ... parce qu'en chaque moi , il est un sujet impérieux qui sommeille , qui roule , qui craque de toute part dans le bois du tombeau  : vaut mieux que la frontiére soit lâche ... de trop le comprimer,  oooh !!!!  qu'il aime pas ça ... !
et comme il prend toute forme , ( étant la forme même ) , il sera méconnaissable dans sa soif de vengeance ...

Comment ça " vengeance " ?!!!
Il ne sait pas même ce que ça signifie !!
il est juste, jusqu'au bout , qui il est ....
il le sait depuis le début : depuis le tout premier passé ... et ayant déjà absorbé l'avenir ... juste avant que le moi prenne conscience d'un passé et d'un avenir , le sujet SAIT déjà.
Il est le plus terrifiant chasseur d'âme qui soit.
Parfois il lui prend d'arracher celle des autres ... des "autruis " ... mais peu importe parce que c'est celle du moi qu'il est , qu'il entend décalquer ... l'extraire , l'extirper ... il veut dépiauter ... mais il veut une foultitude de réalités , le sujet ... pas uniquement manger ...

"Il est juste jusqu'au bout qui il est "...
facteur de l'extréme ...
Si le cerveau est une mécanique physico-chimique , il est déjà ce qui, dedans , s'est détraqué ...
Par nature : il se détraque de fait. Ca lui appartient : c'est son royaume , exiguë , infime , mais il n'est ni temps , ni espace ... alors son exiguïté !!  il ne la comprend même pas.... ça lui échappe .
Il est un endroit qui ne parle pas dans des mots , il est ce qui parle , montre , voit , entend , décide absurdement , casse ce qu'il crée , déconstruit les petits baraquements du moi.

Ah comme on voudrait bien l'éduquer !!
Pas possible. Il n'appartient pas.

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mâchoire cassée

25 Mai 2006, 12:39pm

Publié par zward

un texte se situe à la limite : aussi considérables ou barbant que soient ses développements , ce sont des maniéres d'approches de ce qui ne se dit pas ,
ce qui ne se dit pas est ce qui dit : l'acte lui-même de dire :
ce qui ne se résume pas à la parole : c'est plutôt le fait de le formuler : formuler ce qui ne se dit pas.

Et , un être humain , ça ne parvient pas à le dire. Ca ne parvient pas à le formuler ; parvient-il à le vivre ?
Ca ne peut pas le vivre , parce que l'attente est plus grande que les résultats : aucun résultat n'est suffisamment satisfaisant ... pas satisfaisant comme il se doit ...
La solution , la seule , est de modeler l'attente sur un résultat ...
on part en vue de tel ceci , et on s'habitue à tel cela . C'est absoluement essentiel ; hors de là , il n'est pas de salut . Mais encore faut-il connaitre à peu prés ce que l'on va accepter ... ou dénicher des critéres d'acceptation ; au-delà , ça ne passe pas .Ou situer cette limite ? On voit bien qu'il s'agit là de personnalisation : personnalité évoluée ou pas ?
Active ou passive ? Qui se détermine ? Ou qui reçoit ce qui vient ?
pourquoi admettre en soi les devenirs extérieurs ?
Sinon parce que le moi en lui-même n'est pas complet , est radicalement inachevé ; est pris dans un jeu bien plus complexe que ce qu'il imagine être , que ce qu'il imagine lui-même être ...
C'est incommensurablement difficile : ça ne peut presque pas être spontanéement admis. Et quant à basculer entiérement dans le pragmatisme , on y perd le peu qui soit pour une identité : précisément cette spontanéité.
Question de proportion encore une fois .... mais la conscience de soi ne se divise pas ... elle est , par efficacité , Une ... c'est sa propriété de viser uniquement là où elle se tend. Elle synthétise la diversité en une fois : tout passage d'une diversité à l'autre s'opére par une unité à peu prés ou vraiment identifiée. Cette cohérence minimum est en somme une machine , une calculation , une réflexion par essence précise
Ce faisant , un être humain , ça peut peut-être le vivre , mais , en ce cas , on est complétement débordé ; on prend l'eau , on n'est plus étanche. C'est trés bien , trés amusant , ou plein de panique et parfois (souvent ) cruel , mais au moins ça fait vibrer .

La question n'est pas de le vivre ou pas ; de toute maniére on le vivra , comme çi ou comme ça , bien ou mal , et quoi que l'on en pense . Mais la question est ; est-ce une raison pour se laisser faire ?
Ou bien : est-ce une raison pour ignorer " celui qui vit " ? pour simplement le vivre comme tel ?
Ou encore : sommes-nous intégralement ce que nous vivons ?
De même que nous projetons sans cesse nos objets , cad nos buts , nos finalités , nos désirs ,
est-ce mécanique ? ou est-ce l'accés de notre liberté ? ou l'excés de notre trop-plein ?
Où loge-t-on ?
Au travers de toutes nos tentatives , dont nous fixons ou non les résultats , qui satisfont ou pas , qui nous cassent ou renouent , que reste-t-il ?
Qui est celui qui reste ? le substrat de toutes les molécules ...
La forme est-elle vide ? (et toutes nos tentatives s'y résument )
Ou est-elle en elle-même une ligne ? (au point que nos tentatives en sont les effets , lors même que nous croyons exister en ces effets cruellement déçu de nous revenir huit fois sur dix dans les dents ? )

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