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instants philosophie

le sujet en acte

7 Mai 2006, 10:28am

Publié par zward

La philosophie recherche le sujet , mais elle ne sait pas qui il est ;
renvoyant à leur relativité toutes les définitions pré-organisées du sujet , (qui est pris alors comme un moi )
écartant également tous les objets , et tous les champs d'objectivités (sciences et sciences humaines) comme explicatifs de ce sujet-là :

Le sujet n'existe que là où il existe ... ce qui veut dire : il est en acte.
Il n'est pas un signe indirect , (en tant que signe indirect , il serait supposé , il serait imaginé ).
Il ne peut pas être dit , passivement . Il est celui qui se dit , activement.
Il ne s'agit pas seulement d'agir ou de décider ou d'imaginer ; tout cela peut s'effectuer comme une écriture : ce dont il s'agit , le Sujet , est une ré-écriture ...
Non pas que agir ou décider ou imaginer soient à négliger : on peut tout à fait produire un choc , un heurt , une distance infinie dans et par une action , décision , imagination ... mais ça n'est pas voulu structurellement : c'est presque accidentel : ça n'est pas absolument actif : c'est en partie subi.

La ré-écriture implique fondamentalement que l'on va écrire là où on n' a pas le "droit "  ... , là où c'est déjà écrit :  par tout le monde , par le monde, par les lois , par la nature , par autrui , par les autres , par les objets et les choses , par soi tel que l'on fût . On touche à l'intouchable. On joue.

La ré-écriture ne concerne pas seulement la philosophie , qui dresse le statut pensable du phénoméne de l'auto-écriture possible de tout sujet , mais concerne toute propension à produire du signe plutot que de le recevoir . Pousser à  se rendre compte que produire du signe , on sait faire , sauf qu'on ne se le dit pas ...

Ainsi on ne préjuge en rien de "ce qui peut être dit "  . Par qui que ce soit .
Le contenu change . Mais pour tout sujet, il s'agit de savoir si oui ou non ce temps d'existence est à s'exprimer-soi , ou pas... (question de Valeur , là où la valeur est , et non pas supposée ...)
Il ne peut être question d'attendre du monde , des autres , de la vie  , qu'ils nous offrent l'occasion d'être.

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l'amour et l'impensable

6 Mai 2006, 17:56pm

Publié par zward

ce que l'on désire en amour est donc toujours autre chose que ce sur quoi l'on tombe...

il faut éloigner l'idée psychologique de projection , de relation de deux Mois , l'idée de rapport ; ça prend toujours la caricature de deux unités qui doivent être reliées ; mais une fois séparées , on ne sait plus comment ça se produit cette unité immédiate telle que désirée en chacun des deux ...

A rebours cette unité ,en elle-même, ne donne rien : elle ne nous dit pas pourquoi cette personne-là et pas une autre ...
mais l'idée que la relation est d'abord formelle signifie que l'on peut se tromper tout en y croyant absolument ... c'est la même proposition qui veut que je me sens immortel , que je suis éternel ...
L'absence de signes de cette éternité ... il n'y a rien dans le monde qui prouve quoi que ce soit en tant que signes directs (d'autres peuvent admettre des "signes indirects " ) , mais n'empéche que ... même un agnostique , un non -croyant , se sent bien "hors-temps" ; ça n'est pas que l'on est prêt à y souscrire à cette éternité ... c'est que l'on s'y sent déjà chez soi.
Une évidence ...
et bien c'est une évidence qui frappe, de tomber amoureux  ; quelque chose de formellement acquis se met en place ... alors même que l'on en sait rien de ces signes directs , on suppose mais d'une supposition de tout l'être : ainsi la conscience que l'on en a , méne le corps ...
Ou est-ce l'inverse ? le corps qui méne la conscience que l'on est.
Car on peut dire aussi que sur l'instinct , on bricolerait une image dont on néglige toute réalité ... le désir pousse à y croire. Et la survie animale rendrait insupportable la conscience de la mort ...
Ainsi l'amour ou l'éternité appartiendraient au régne animal ...
On nous a tant impliqué dans la présentation de l'esprit comme extérieur au monde , que l'animalité est naturellement destinée à la mort , tandis que l'esprit est prédestiné à la continuation , la perduration de son être ;
de même l'amour, pour l'esprit ,quel est-il ? Il serait sacrifice , non égoisme , voir altruiste ...
mais on voit bien que les choses composées ne sont aussi claires ...
La relation a deux , instituée , n'est plus aussi classique qu'elle le fût : on n'endosse plus un rôle , mari-femme/enfants ; on a sa personnalité,  n'est-ce pas ... qui complique tout :
et l'on glisse , de fait , du sacrifice (bon , oubli de soi , si l'on préfére ) à la naturelle indépendance de chacun ...
D'être coupé de l'animalité survivante et désirante , est-ce l'esprit institué ?
Ou l'institution de l'esprit ?

L'institution de l'esprit est l'esprit tel que présenté à tous ;
on lui demande de s'oublier : individuellement son être est recouvert d'une vie commune , classique , acceptée et de ce qu'il ne va pas mourir (sinon ça serait insupportable)
l'esprit institué est celui qui annule la distance entre soi et l'autre , et pour qui la mort est non-supportable.
Mais en soi , indépendamment des deux exemples , que sont-ils ?

Ce sur quoi l'on tombe , dans la vie vécue ,  ce que l'on vit en somme , est toujours infiniment éloigné des images instituées ; ça n'a rien à voir ... ça  parle  de la même chose mais absolument pas dans le même registre : or on ne se vit que d'un seul ... de n'être pas exprimé , c'est vécu en_desous ... comme en deux dimensions difficilement communicables
les sentiments , les émotions , les perceptions sont d'un autre monde , au sens où ils dépassent notre possibilité d'expression : comme si la parole était   trop institutionalisée en elle-même... et pas encore instituée : le peut-elle ?
Et combien de fois a-t-on soi-même recouvert l'impensable de mots tout-institués ?

Mais la philosophie , que cherche -t-elle sinon à dépasser le sujet de l'institution par un sujet qui s'institue-soi : qui traverse la parole connue , par son acte même de la tordre . La tordre vers le bas.

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la goutte d'eau ne fait pas déborder le vase

5 Mai 2006, 22:20pm

Publié par zward

Le langage nous cache le monde , mais ouvre le monde à notre activité : on se déplace dans le monde comme le félin invisible dans la foret de mots.
Il faut un long boulot pour re-composer les mots qui nous ont enveloppés : remonter aux origines de ce monde où l'on va éprouver des tas de vécus et qui est déjà parlé , déjà organisé n'est pas une mince affaire , et même peut être poursuivit en deux sources bien distinctes :

d'une part les quelques mots qui pétrissent mon destin personnel , psychanalytique ;
et d'autre part les mots innombrables qui pré-organisent ce monde humain : lois , qu'est-ce que c'est ?? sciences , ça veut dire quoi ?? image,  pourquoi tant d'images ?? tout semble naturellement réglé , une fois pour toutes , et ainsi nous pouvons nous concentrer sur ce que nous pourrons réaliser , par nos actions , nos désirs , dans ce monde pré_ordonné :
en ce sens-là notre action est libérée de n'avoir pas à re-penser , ré-organiser autrement , ce qui prendrait mille vies : en quoi on dit toujours que "réfléchir , empéche d'agir ", mais d'agir pour son seul compte , tandis que l'agir de la réflexion vise l'organsiation de l'humanisation , au sens où : le contrat , d'humaniser le monde , est-il respecté ? 
de même la psychanalyse qui remonte le cours de  mes mots , a pour finalité de rendre à nouveau vivante et possible une action , un désir : cad de libérer l'action de ma personnalisation , dans le monde tel quel ; ce sont seulement les mots-balises pas bien en place dans mon monde , qui rendent , de ce décalage , in-navigable ce vécu .

Pareillement  , comme je puis être perdu dans mes mots-balises de personnalisation , je puis être dans l'incertitude compléte quant à l'humanisation de ce monde .
Un vécu doit-il connaitre son monde , le parler tel qu'il n'est pas parlé , pour accéder à sa personnalisation ? à son action ? ou faut-il aussi à peu prés saisir ce dont il retourne pour que "personnalisation" ne soit pas un aveuglement , limité mais aveugle quand même ? que sait-il de ce qu'il ignore alors ? quel est le statut d'une personnalisation qui passe outre l'organisation de son monde ? pourquoi cette personnalisation en aveugle est-elle le seul modéle ?
c'est-à-dire ; une personnalisation qui ne vise que sa propre action , son propre désir dans un monde-tout-fait.

Peut-on dire : "mais agissez , le monde changera en cette mesure" , si cette action est dépourvue de toute vue d'ensemble ? 
cette action ne s'écoulera -t-elle pas comme la goutte d'eau dans un océan , sans rien modifier du tout le roulement global ?  

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Entre-tout.

3 Mai 2006, 12:23pm

Publié par zward

Tout cela pour refluer du moment exact où il ne reste plus que le rocher de toutes les vagues.

La certitude est déjà-là : elle le fût de tous temps : elle est antérieure à tout ce que l'on peut vivre ou dire.
Ce qui est essentiel en philosophie , est  essentiel pour  tout sujet .
La philosophie ne fait rien d'autre que renouer le lien du sujet avec lui-même : mais partout , toujours,  le sujet se prend pour un moi. Il ne peut pas faire autrement : ce qui ne signifie pas que ce soit vrai.
Ainsi le sujet est , éventuellement , ce qui accompagne le moi : ou plutôt , le moi se sait , peut-être , accompagné d'un sujet.
Le moi se pense quasiment toujours comme un sujet , lorsque le moi se pense. Mais en philosophie , c'est , idéalement , le sujet qui pense (et pas nécessairement le moi : et donc la philosophie donne l'idée de ce que contient le moi , soit : le sujet . Mais peut-être pour dire que c'est le sujet qui pense le moi (entre autres choses ... et entre les autres choses ...) : mais ceci sans excés : au sens où simplement il se peut que le sujet intervienne ... ici et là, ici ou là ,  pour penser le moi , ou penser là le moi n'est pas , ou penser tout court.

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je ne suis pas là . Qui est là ?

2 Mai 2006, 19:30pm

Publié par zward

L'homme invente la culture , des représentations du réel :
mais l'identité et les instincts et les cheminements habituels du corps pré-existent : ils sont là ; ils n'ont pas besoin d'être appris : ils tiennent au corps , réels, plus réels que l'esprit et les signes.
Ils peuvent tout à fait découper leurs chemins au travers des signes : ils peuvent excellemment prendre n'importe quelle apparence mentale. Puisqu'ils ne sont pas de même nature , leur contenu n'entre pas immédiatement en contradiction avec telle expression : il peut donc exister un trajet ,et peut-être une histoire, des circuits propres aux instincts , pulsions, appétits , sensations , affects : une dépendance des signes vis-à-vis de ces trajets , que l'esprit ne saisit qu'autrement ..
mais aussi cela confére une unité, en-dessous des signes , lequels dispersent , lesquels multiplient celui qui les émet , les transporte :
ainsi au lieu d'un moi qui serait tout en sa personnalité , on aboutit à un moi démultiplié par les signes d'une part (qu'il ne contrôle pas ou trés peu les signes produits du monde humain, qui ne cesse d'échanger tout vers chacun )
et un moi dépareillé selon son corps (qui "méne sa propre vie" ) d'autre part.
Or pourtant on ne se vit que de ce que l'on aperçoit , et on n'a connaissance que de l'exprimé :
ainsi les signes , qui sont ce qui fixe le perçu et le vécu , sont peut -être retenus pour une part effectivement tels qu'ils se donnent ,
mais en même temps comportant de l'hétérogénéité (ce qui n'est pas étonnant puisqu' un signe peut tout à fait porter plusieurs significations , est le régne d 'une certaine diversité : laisse ouvert ,de par sa nature , son identité ) en même temps , ces signes sont également susceptibles de manifester dans la dimension propre du corps ...
On peut donc exprimer deux significations différentes , qui sont plombées de deux identités différentes.

Mais plus encore ... le smots prononcés ici et maintenant ne comportent pas de mémoire ... ils sont effectués en fonction de ce présent ... (en réponse à ou à propos de )

Tandis que le même mot , considéré par le corps comme signe, est , lui , retenu comme une mémoire ...

Ce qui extrait du présent un élément , est aussi ce qui plonge dans une autre temporalité , celle du corps qui ignore le présent.
Mais est-ce si simple ?

 

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du pessimisme. (au kilo)

1 Mai 2006, 19:16pm

Publié par zward

La chance d'un monde équilibré est extrémement exigüe ...infinitésimale
Un tel monde , non pas du tout parfait , mais régulé quelque peu , opérerait un léger décentrement ...
léger mais qui peut cependant à peine se concevoir .
Il n'est pas d'espace ni de temps au sein du vécu , pas suffisamment.
Ce qui est au coeur de la personne humaine est à jamais clos sur soi et est aussi le non-sens de la chose du monde. Notre être tel qu'il se cherche mais s'ignore , est hors de tout contrôle : il est hors de notre champ.

Aussi on essaie d'en incruster le contre-pouvoir dans le monde :
lois , divines ou humaines , images héroiques , happy ends , sous toutes ses formes , éducations et acculturations : pour orienter par l'extérieur.
C'est parce que l'on sait  bien que notre être est hors de ses gonds ...
alors on tente de le contourner,  puisque contournés nous le sommes déjà...
on se dit que peut -être , si ça se trouve , ça contrebalancera ,
ça ré-orientera le décentrage trop connu , le mauvais.
Mais contre toute attente , n'est-ce pas le contraire qui nous renvoie à la face ? (sic)
Nos productions , qui devaient nous guérir , nous ancrent à la chose qui nous obséde ,
et nous enferrent.

Les lettres restent mortes, elles aussi : la compréhension , la compréhensivité , l'intellection , l'intellect quoi !  ne franchissent pas la barre... ne remettent pas les pendules à l'heure ...
aussi amples ou profonds soient-ils , les concepts, ils ne transpercent pas la surface.

On ne sait pas où cela se passe , le décentrement néfaste.

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l'unité - lunicité

1 Mai 2006, 00:38am

Publié par zward

il est un vide dans la personne humaine que rien n'explique

ce vide nous entraine ou nous effraie

de ce qu'il est vide , tout se précipite à le remplir

tout remplissage est erroné

son vide doit devenir son propre contenu ...

et donc modifier l'opératoire même qu'est  "un contenu" en général

( remarque adjacente et fondamentale :
ce vide ne peut être interprété par une discipline ou un contenu quelqu'il soit .
Aucun discours ne dit son " contenu ". )

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le non-sens est la chose du monde

30 Avril 2006, 22:06pm

Publié par zward

La philosophie , la science , la raison ont introduit dans l'histoire humaine une incertitude fondatrice :
on ne sait plus ce qu'il faut penser , ce qu'il faut vouloir , ce qu'il faut désirer : on ne nous le dit plus ... enfin ... presque ...
Parce qu'au lieu de favoriser la compréhension de l'incertitude , ce monde humain , curieusement , ne cesse de créer une quantité considérable de finalités , d'objets , de désirs , d'envies , de rivalités.
Cela vaut mieux que d'imposer une seule finalité , une seule rivalité , certes , rien à redire .
Mais cette inventivité se coule dans une projection de soi si peu réfléchie , que la compréhension de l'incertitude passe trés nettement à la trappe ... en fait on se vit comme ayant une finalité spontanée totalement irréfléchie.
C'est que ça paraitrait bien louche évidemment de remplacer la spontanéité du moi par "de la réflexion"... faudrait pas avoir tout son kilo ... ou alors une vue tellement abstraite que ça n'aurait plus de goût ... enfin c'est ce que l'on croit ... parce qu'un petit tour chez le psy ou le psychologue ou l'HP , ou simplement le pharmarcien, ça arrive plus qu'il n'en faut ... comme au sortir d'ume gigantesque déception ... qu'on n'en fait pas le toutr , parce que ça fait le tour de toute la vie qu'on a ...
De cette envie spontanée si peu réflechie qui est à notre origine  - chacun ?

Mais à supposer que l'on se puisse réflechir ... qu'est-ce qui se dirait ? qui parlerait à qui ? le moi au moi lui-même ?
Sait-il seulement cela , le moi ? sait-il (se) parler ? il montre les choses , d'une part , et les accompagne de mots : ou alors ... il dispose d'une grille , qui décripte pour lui , une grille socialisante par ex ... il est mieux-né que d'autres , qui , de grille , n'en ont pas , ou une mauvaise , pas dans les clous , pas cohérente , voir franchement démolissante ...

Mais peut-on laisser aux hasards de la vie , aux accidents , aux convenus , la soit-disant spontanéité du moi ?
" le bon sens est la chose du monde la mieux partagée " (descartes)
oui , bon , pas sûr ...
et pas rassurant que cela ne soit pas certain du tout ...
parce que lorsque l'on regarde comment les vies se déroulent (littéralement) , peut-on ne pas s'interroger ?
Et  qu'est-ce qui frappe dans le coeur du centre de la cible telle que massmédiatiquement ça nous balançe dans les yeux ? sinon des "destins " ...des "héros" ... des histoires "toutes scriptées " ...

Et qu'est-ce qui vient si l'on ouvre un roman classique , (à rebours) ?
sinon comme délicatement ç'est bien vu comme ça bricole une existence ?
Don Quichotte bricole un max , il a plus toute sa tête le pauvre homme , il se prend pour un chevalier , un glorieux , mais même un "chevalier , haute armure et foi ardente"  , ça ne fût jamais ...
et donc encore moins ce don quichotte ... encore moins il peut rejoindre sa spontanéité : il est complétement perdu , perdu le fil doublement ... mais il en rajoute une couche , constamment ... comme chacun ... malgré les démentis ... ceux du réel ...
et Bovary ou Bardamu ( céline ) (alors lui ... il voit bien comme tout ment dés le début de tout moi , de toute humanité .. et en l'occurence de toute personnalisation ... )

Pensée de proportion (et non pas tout-blanc/tout-noir) : pourquoi le moi ne peut-il intégrer une distance , une réflexion , une mesure de sa spontanéité ?
parce qu'elle est spontanée tiens ! quelle question.. !!
On se veut  !! on en a soif !!!
On sait bien , dans le fond , sans rire , on sait bien que c'est du bricolage ...et on voudrait transmuer , transmuter , chacun est un alchimiste poétique ... et tout approuve cette pré-signification attendue ... 

Est-elle "vraie " cette pré-vision ? ou est-ce un systéme tout clos ? ce moi est-il un ensemble fermé , qui supporte plus ou moins l'absurdité mais pour se refermer fondamentalement depuis toujours ...

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le discoureux

29 Avril 2006, 10:21am

Publié par zward

qu'il n'y ait pas de vérité est aussi absurde qu'il y ait une vérité absolue.
il y a une vérité puisqu'il y a une réalité.
que nous n'ayons jamais saisi aucune vérité , cette proposition n'a pas de signfication : le tout dans cette histoire est le [b]statut du discours [/b]: les sceptiques , anciens ou modernes , pédalent dans le vide .
Déconstruire , c'est ne rien avançer ... c'est nécessaire , peut-être , mais c'est second.
Qu'il soit empli de vérités (depuis 25 siécles pour la philo , ou plus pour tous les textes spéculatifs ) veut dire : le discours est en mouvement ...

remarquez que pour hegel , qui tire absolument les conséquences de kant , le discours de vérité est un mouvement ...
franchement depuis kant , on sait que LA vérité n'est pas de l'ordre du discours philosophique ... que donc autre chose se passe .... philosophiquement ...
la philosophie n'a pas pour but essentiel de produire un savoir : mais elle indique que le savoir est un idéal fondateur , en tout :

mais pose la question , surtout et en plus de l'idéal d'un savoir , QUI pense ???

en cela Nietzsche n'est pas en dehors de l'essence de la philosophie ... il pose réellement la vraie question à la suite de hegel : dans la même logique philosophique ; de même heiddeger , ou husserl , etc et nos philosophes au second degré , structuralistes , lacan , etc

la philosophie a créé un discours multiple jusqu'à kant : elle l'a imposé ,ce discours , et ces idéaux affirmés dans le corps des textes  , culturellement : bien sûr elle ne crée pas à elle seule le mouvement même : les artistes et les politiques et les acteurs économique, fondent tout autant le même idéal :

mais cet idéal (que l'on nomme tel par facilité ) on ne sait pas trop ce vers quoi ça méne : ainsi la philo qui est sensée savoir ce qu'elle dit , en apprend autant sur elle-même au fur et à mesure de son dévelopement : elle tient absolument à sa finalité et de l'extérieur et parce que l'on pense encore comme au 19° voir au 18° ou encore comme le 17° , on peut croire que ce développement est celui d'un gros truc discroureux ; pas vrai , c'est autre chose qui se passe.

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l'alentour de l'Opération

28 Avril 2006, 20:35pm

Publié par zward

on appelle cela "raison" , ou on nomme cet autre discipline "philosophie " , ou encore on a donné le nom de "sciences " à ces pratiques ...
mais ces dénomminations ne font que recouvrir des maniéres , des techniques , des saisies de la réalité : apparemment conformes en quelques points (mais cela suffit ) à cette réalité.

La magie ou les incantations , les priéres ou les souhaits ne suffisent pas : ils peuvent motiver , et influer sur l'esprit qui s'en inspire , mais n'atteignent pas les réalités elles-mêmes.

Des civilisations entiéres ont recouvert la surface de la terre de magies et de religions  : il fallait bien que,  quelque part , quelques cultures  développent une maniére plus réaliste de se saisir , de manipuler le réel : raison , science , philosophie ne désignent rien d'autre qu'une certaine maniére d'aborder le donné du monde : d'en élaborer un acquis : limité et qui ne prétend nullement concurrencer les spiritualités (puisque , depuis la raison et la laicité , les religions sont devenues , nommément , des "spiritualités" ).

Comment fonctionne le moi ?
Selon une rationalité ? ou selon une magie ?
Ne pensons pas remplacer la magie du moi par de la raison pure et dure ! comme si cela était possible !!  comme si cela était raisonnable !!
Mais la rationalité dans le moi  n'en est-elle pas , de fait , singuliérement quasiment totalement absente ... ?
Or pourtant on sait que la raison nous favorise bien la vie  partout où elle est appliquée  ... et parvient à ses fins, nous aide formidablement à réaliser nos finalités ... réaliser tout court ... modifier.

Bien sûr le technicien use d'un savoir, et d'une technique : il le fabrique le frigo , la télévision , l'ordinateur , le tracteur ... On voit bien ainsi qu'il ne suffit pas d'appliquer la raison comme technique pour appliquer la rationalité (cette maniére d'être avec le donné du monde et ici avec ce donné qu'est le moi ...)pour appliquer la rationalité à la personne que l'on est .

A la limite et au mieux , on peut appliquer un savoir et une technique au moi en tant qu'il est un objet ; composé , composé d'objets : des traumatismes , des blocages , des souvenirs envahissants , des  trucs enfouis , des dé-liaisons dans l'image que l'on a de soi , etc
Mais est-ce toucher le lien que l'on est , au milieu du monde où l'on existe ?

Pour moi , quand je suis moi , je suis le seul accés au monde , au monde alentour :
l'alentour est même , en tant que monde identifié ou identifiable , ce que je suis :
je me le traduis sans cesse : je suis un peu , visà-vis de ce qui peut se passer dans LE monde , l'opérateur unique , et même je suis non pas un opérateur-sujet-moi , mais je suis l'opération qui me traduit LE monde et le rend un tant soit peu MIEN
(autrement dit ; je suis une fonction ... pas "seulement" une personne  ...) :
et ce en réalisant cette autre distinction ; je puis faire la part entre MON univers-à-moi et LE monde , global dont je sais n'obtenir qu'une faible part ...

Ainsi le "moi" est loin d'être une simplicité toute subjective
et MON univers est loin d'être un égocentrisme béat ou aveugle : il gére (est )  une complexité ...
Plus important , me semble-t-il , il est une fonction ... il distribue , trie , oriente , re-pense , calcule : et une fonction non de ce moi , mais peut-être le moi lui-même est-il un calcul de cette fonction...

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