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instants philosophie

destruction

2 Août 2006, 21:45pm

Publié par zward

 

La philo prend la tête ... mais quoi d'autre pour nous prendre la tête ?

avons-nous une tête ?

comment réagissons-nous ? à tel événement ?

ça passe par la tête ?

Et est-ce que ça ne vaudrait pas mieux si ça passait plus souvent par la tête ?


Or on est comme des idiots : à se laisser décider , on ne sait trop comment , ni par où : ça décide , voilà tout . Ensuite on dit : voilà , j'ai décidé ça ! Trop content !!

En réalité on s'est foutu dans la panade ... on a pris pour vrai et réel ce que l'on imaginait , qui n'a rien à voir avec la réalité ; qui est seulement vrai pour soi , et quel «soi» !!

Un soi-même tout foireux .

La facilité . On croit à la facilité : que la vie va s'organiser comme on le souhaite . Que quelque part , ça sera bien comme on le pressent . En douter ce serait annihiler toute pré-sensation du réel , ce serait une vie impossible , un cercle destructeur , un enfer avec des dents .
Les rapports prédateurs entre les êtres sont gouvernés par la volonté-désir de briser le sceau magique qui vous unit à vous-même . Les prédateurs , les êtres manipulateurs remontent lentement de la surface visible de votre être jusqu'à dénoyauter le pépin . Le pépin vous devient mordeur : vous vous mordez vous-mêmes , dans la culpabilité de ceci et de cela , dans le dénigrement de tel détail , mais qui vise votre être tout entier , bien précisément . Mille assauts, mille assassinats , mille couteaux dans le dos , et ça n'est pas assez : la bête ne meurt pas suffisamment encore .

Faut être prédisposé , quelque peu , ou alors affaibli , ou encore allumé par le feu amoureux . Prêt à croire en la volonté bonne . Une ouverture et c'est la corrida , le taureau écrabouillé , le lion écorché vif .

On soupçonne : de ces vérités supposées qui deviennent des réalités , dures comme prisons de fer , on ré-écrit votre passé , on vous invente malsainement , on vous masque : le moindre de vos souhaits , la plus petite décision , l'avis autorisé ou pas , tout se retourne contre vous : vous vous mordez vous-même , dis-je . N'ayez aucune crainte : il n'y est pas question de vérité , mais d'un jeu sanglant . Une avancée de pion tue votre ego tout entier : forcément , parce que ça ment , à tours de bras . Social ou familial ou amoureux , la destruction des formes opère au coup par coup : c'est un principe qui s'applique infatigablement , quel que soit  la situation , le mot prononcé , le geste ... ça se retournera contre vous . Destruction de formes : de par le détail , petit à petit , on vous massacre .


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philip k dick

1 Août 2006, 21:21pm

Publié par zward

On rencontre des êtres incompréhensibles .
Puisqu'aussi bien leur comportement et leur psychologie sont uniquement prédateurs .
Ici ces êtres vivent la dépendance affective , mais la torde et l'inverse : elle se transforme en volonté -désir manipulateur absolument effarant .

Il faut vivre cette sorte de kalédickoscope pour comprendre comme Ph K Dick est infiniment prés de la réalité mentale... Comprenons que les réalités s'infléchissent : elles restent objectivement telles qu'elles sont , et affectées des qualités habituelles , mais leur sens s'imprime autrement dans la cervelle (et bien sûr Dick modifie , lui , l'apparence même des objets , qui deviennent « choses innommables » ) .
Dans le vie , cela n'atteint apparemment pas la vision (la perception ) , mais le retentissement de la vision en vous . De sorte que ce qui est criblé de faits locaux incompréhensibles , c'est le sens que vous donnez à la vie , au vécu . Cela contamine . Puisque l'on peut difficilement toucher au sens du vécu , sans casser l'entièreté de la personne. Le sens , en nous , est l'orientation unifiante globale , et pouvant s'incarner en première ligne , en particularités , en objets , en signes . Le moi manifeste ce Sens global , mais pas tout à fait ; il l'a intégré . Il fait corps.
Au contact , empathiquement , d'une vision unifiée mais destructrice , le monde comporte alors une part fantasmagorique : lunaire . Proche de l'hallucination , mais comme on est supposé néanmoins sains d'esprit , ça ne se traduit pas une transformation physique des objets , mais par leur dé-sens , leur perte de sens .
Or bien que ce soit significativement que ce dé-sens s'impose , c'est émotionnellement que cela affecte le corps . Ainsi la traduction est pleine et entière : cad physiquement réelle .

De cela on peut ajouter : la dépendance affective n'est pas acceptée du tout par quelques personnes , mais au lieu d'éprouver des difficultés internes , cette haine est basculée vers l'autre .
Vous voilà plongé immergé dans un monde haineux et haïssable ; cathédrale engloutie .


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amour

30 Juillet 2006, 21:32pm

Publié par zward

 

Des fois , on se prend à aimer .
On peut immédiatement savoir , chacun et chacune , à quoi ça correspond , spontanément . On s'en forme une aberration ,  euh , une idée, idéal , projet , vision . Et on essaie de le vivre . Comme avec l'autre on a une base de réverie à peu prés commune , au début , ça veut signifier , cad se traduire de l'un à l'autre selon tel espèce de code connu . Une comédie qui peut tout à fait s'achever réellement en vécu sympathique , passionné ou tendre : nul doute que ça arrive . Et sincèrement . Ou en une sorte d'équilibre profond . Ou de projets réalisés effectivement . La comédie des signes débouche sur un réel en ce cas .
Mais parfois (souvent ? ) , ça glisse dans un tord-boyaux pas net , qui trouble cette fois , non plus le sens , le coeur , mais qui psychologiquement fait figure de psychothérapie inversée ... bref , ça coule la barcasse , ça surnage à étouffer toutes les demi-heures au milieu d'une mer grelottante : une espèce de petit titanic (le grand bidule qui met un temps fou à couler ) . Avec plein de petits corps gelés alentour . Autant de tentatives glacées . D'émotions époumonées . De souffles de brume avalés . Et tout l'intérieur qui se liquéfie , que l'on ne sait plus qui est qui ... cad qui l'on est soi ... puisque c'est , cette fois ,de survie , dont il est question : on peut perdre des bouts de soi ...........

C'est donc pas de la petite gnognote ... c'est du costaud : parce que , comme on y plaçait une vérité-réalité  potentielle , de soi , la psychologie de chacun est ébranlée dés la racine ... curieux comme un événement actuel , précis dans le temps , peut remonter loin , bien avant , et casser celui que l'on fût autrefois , des années auparavant , qui ne savait pas qu'il serait démonté ,  là , à ce moment actuel-ci .

Bref ; on nomme amour , mais ça peut dériver en toute espèce de catégorie : mécanismes divers ou pan de mur qui s'écroule : il n'est rien de clair , sauf quand la réalité suit son chemin que l'on ignore ...

(ce moment actuel : comme un non-temps ...
ah l'actuel !
que révèle - t-il encore de diamétralement ?
puisque le moi est dans son éternité néfaste  )




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programmation du moi

26 Juillet 2006, 20:00pm

Publié par zward

Ainsi le moi est très content . Il dispose de deux bases de repli : son sujet , le miroir qui reflète tout , et son Sujet qui lui ouvre l'universel .

Il n'a pas accès au miroir , mais il peut soupçonner mille fois par jour ses bruissements .

Il doit porter l'effort si il veut connaître un peu via l'universel . Il n'y demeure pas continuellement .

Par facilité et par efficacité , l'universel tend à se déléguer . Connaissance ou politique , droit ou culture . Mais en même temps tout individu démocratique est ou devrait par essence activer sa dimension universelle .

Ce qui devrait former un tout ... juger politiquement de ceci ou cela , n'est pensable qu'en fonction de connaissances non laissées au hasard , et ces connaissances ne sont présentables que d'un sujet de culture ... cad ayant en mains la réalité possible de sa compréhension entière : personnelle et humaine : qui fonde toute création de contenus ayant valeur de vérité possible , cad de finalité . La personnalisation et l'humanisation sont les finalisations des conduites civilisatrices .

Cela requiert un individu de culture ... qui ressent autant qu'il comprend : ou plus exactement dont le ressenti est égal ou tend à l'acculturation ...

Or on sait bien que non seulement par faiblesse , mais aussi par efficacité , le moi , qui est une unité en soi , à part , poursuivant ses propres fins , mène et se pousse à synthétiser en une seule vision ce qui nécessiterait une conscience de soi kaléidoscopique : d'un moi recevant son sujet et acquérant son Sujet .

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problématique 1

2 Juillet 2006, 13:58pm

Publié par zward

Le moi tire d'un côté . Le sujet de l'autre . Entre les deux , le Sujet . 

Il faut garder "sujet" pour le miroir-sujet : afin de bien comprendre que ça n'est pas un "champ" ... une sorte de position objectivée , un "étant " en général ... ou l"étant" de l'homme ...

Le Sujet , parle de lui-même : c'est descartes un point c'est tout : puisque tout le reste soit vient à s'ajouter au cogito , soit penche du côté du sujet ...

Alors au milieu , il est le moi : on voit bien en somme que nul moi n'est indifférent ou séparé du sujet ou du Sujet ... Ce qui rompt tout cette sorte de limitation affectée au moi . Non seulement cette co-existence ça l'explose , l'écartéle de lui-même , le découpe en dimensions : en quoi le "moi" , n'est pas un amour de soi ... n'est pas une forteresse psychologique : il est multi-traversé et ce , chacun ... En quoi donc ça doit ouvrir chaque moi à tout ce qui ne le restreint pas , cad à tout sauf au "moi" que seulement il croit être ... lequel est une cage de ce point de vue .
Déverrouiller la cage peut être une entreprise ... mais on ne peut pas atteindre l'organisation du moi , sans en passer par le sujet et le Sujet. Il est bien assuré aussi que le moi est une construction : il s'étend .

Il s'étend sur le monde qu'il connait . En ce cas il ne posséde rien , sinon sa succession de vécus .

Sa succession de vécus est pourtant essentielle : cela seul est une conquéte fragile . Que les deux ensembles , sujet et Sujet , puissent se déplacer vers le monde du moi est l'élan historique effectif .
Que le moi ne le supporte que difficilement est cause de nos malheurs , individuellement , mais aussi collectivement : au sens où l'universel est dévoré par la subjectivisation du moi .
L'impossibilité de se dépasser n'est pas un appel à une intériorité (ou alors en un sens précis) , mais la propension à développer un universel conséquent .

Ad , le moi est stoppé net dans toute mise en marche de l'universel , un universel qui ne soit pas abstrait : la conception même de l'universel nous est close , hormis de sa compréhension selon le point de vue du moi .

En soi on peut bien le concevoir ; comme abstrait , disons , mais cette conception que tente d'archiver la philosophie , est en elle -même (presque ) vide .
Que se passe-t-il dans le droit qui serait sensé établir une clarté au travers des conflits ? mais les conflits débordent le droit . Il n'est pas inclu , dans le droit, la totalité des problématiques réelles . L'économie est incapable de s'auto réguler , faute d'une pensée compréhensive de sa position dans un monde , et rien n'est capable de contrôler , intellectuellement , de réfléchir l'étendue de l'économie : sa surface réelle : puisqu'aussi bien il est évident qu'elle ne peut prétendre à absorber la totalité du monde humain , et encore moins du monde naturel . La psychologie du moi , sa psychanalyse , séparent apparemment plus qu'elles ne recréent . L'image régne en tout , mais sa proportion est "animale" et non humaine , de comportement et non pas de connaissance : pour cette raison les mêmes sempiternels comportement sont plébiscités . Le Sujet est lui-même une vue de l'esprit . La révolution mentale nietzschéenne : une tentative , dans un certain sens d'excés . L'exacerbation , la spiritualisation , la fuite en avant continue , la roue libre des pouvoirs ne se fondent qu'en ceci : échapper aux réalités que l'on ne peut nier , que l'on ne peut qu'oublier : en réactivant et surdimensionnant le même processus .

Le processus qui est à l'origine d'un monde , d'un certain monde humain .

Qui est lui-même l'exploitation des possibles de ce monde .
Jusqu'où peut-on avancer dans ce monde ? Jusqu'où performer dans la multiplicité du momnde de telle sorte que non ps l'individualité d'abord , mais l'être collectif puisse s'ingénier à traduire et se traduire comme tel dans et via et pour ce monde ?
D'abord le collectif , mais il est évident que l'individualisation doit s'articuler de telle maniére que l'être collectif soit utilitaristement appréhendable et appréhendé par l'individu et appréhensif sur le monde donné .
Peut-on compter sur l'intelligence collective ? Elle n'existe pas ... il n'est que des élites et non pas d'intelligence collective : la capacité de décisions , de projets , de régulation est là où se concnetrent les pouvoirs ; le reste est seulement idées massmédiatiquement exploité ; cad images qui se déroulent indifféremment dans le réel : quand bien même auraient-elles une historicité en propre dans le continum Moi-médias .
Il est impossible de faire l'économie de l'intelligence des choses . Or c'est ce qui est ensoi manqué depuis cinquante ans .

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un coup l'un , un coup l'autre

29 Juin 2006, 16:54pm

Publié par zward

Et bien oui , le moi , qui est doté ou doué d'un sujet , il faut bien qu'il lui cause ...
Ininterrompu que c'est . Le sujet n'y est que d'un moi et le moi est sans rien hors du sujet .
Le sujet , le miroir en qui tout se réfléte , apporte tout  , mais le moi retient le durable .
Mais comment diable ligaturer les trompes du sujet sans perdre les mul-tilts-tudes  qu'ouvre , invraisemblablement , et sans soucis de quoi que ce soit qui fût , le sujet ?

Il sarcle , le moi . Il balance . Il oublie les neuf-dixémes de ce qu'il raconte, l'autre pas parlable.
Comme il ne peut se fier à rien de ce qui se baragouine du côté du sujet (puisque celui-çi ne parle pas ) , il faut qu'il se confie à un autrui ... et là , c'est le drame .
Ca ment. Mais si il veut échapper à l'autre muet , il est impératif qu'il cherche une autre attention ... il investira dans l'autrui , et basculera ainsi du muet à l'altérité identique : alter ego .
Alors non seulement ça ment pour de bon ( ça , c'est remarquable , et pernicieux) , mais ça parle , dés que prononçé , de tout à fait autre chose (ce qui est structurel et plus seulement pernicieux , mais où l'un est-il fondé sur l'autre ? )

De ce fait , le sujet est déjà sans plus rien . Fermé à tout , de la faute du moi . Muet , il devient aveugle et sourd et d'un monde confisqué n'a plus que la haine .
Et cela , chaque sujet , en un moi , le sait . Et le moi , qui fait l'idiot , prétend n'en rien entendre . C'est que , comme il vit dans un autre plan et ne voit rien , de ce qui précéde l'être de ce plan , il in-traduit complétement les dessous (innombrables )  de ses propres cartes (miteuses en comparaison ) : il est dans ce qu'il voit , mais il voit dans un miroir dont il ne saisit pas une traitresse signification : puisque ne parlant pas , le miroir .

Le désordre peut être effroyable .
Si par malheur le moi glisse une carte sur l'autre , qu'il ne fallait pas , ça se démonte vaguement ou brutalement comme un château . Il en pleure des larmes sans s'en rendre compte , de crocodile , dit le sujet . Il n'en croit rien le sujet , de ce remords immense , parce que le moi , qui est ce qui retient , ne se souvient jamais , (de sa mémoire lisse ), de ses visions à lui , de sujet .
et c'est ça qui lui fout la colére , au sujet , que toute cette matiére , si belle et bonne , soit perdue , que le chien ne retienne que l'os tout sec . Sous prétexte que les visions , ça n'a pas de durablité ...

Alors c'est où que ça pense ....?

Croyez-vous vraiment que les mois pensent ?


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le bon , la brute et le truand

27 Juin 2006, 13:32pm

Publié par zward

Du pas clair : il est donc deux sujets : le sujet (miroir) et le Sujet (cartésien )
Le sujet est ce en qui tout se réfléte .
Le Sujet se dit lui-même.
Bizarrement il semble que le sujet miroir et le Sujet -ego signent une authenticité parfaite et allumée , qui manque au troisiéme larron , au moi .

Le Sujet est égal à soi . Son dire est ce qu'il est , au moment où il le dit . On peut comprendre que cet instant est si limité ...  mais peu importe : ça n'est pas la quantité de temps (la durabilité ) mais l'intensité qui en affirme , de but en blanc , le vrai . De sorte que "je suis celui qui pense" est l'idéal formel complet .

Tandis que le sujet est ouvert n'importe comment , n'importe où . Il donne là où il est . Il donne ce qu'il voit . Son milieu naturel est le moment où ça existe . Il est intensément perceptif ... mais tandis que le moi s'empresse d'opérer le tri , de sa fonction même , le sujet miroir se moque de toute opposition , contradiction , inopérabilité : il suit la voie ...

Mais le moi , cet idiot , ne retient que le durable . (et donc il construit : c'est son grand truc , la construction ... se faisant il s'embarque dans une auto organisation dont il est bien vite dépassé ... par les événements , les rencontres : c'est trés bien ... on verra comment il rebondit ... des fois il se tasse... balle de mousse écrabouillé sous la chaussure ... il peut même en prendre la mémoire de forme ... se vivre écrabouillé ... il ne redevient jamais ce qu'il crût être ... il se défend , mais de quelle force dispose-t-il ? tout ce qu'il a sous la main , cela lui vient de sa spécificité de moi ... cad de cela même qui l'indispose ...

Le Sujet (ego cogito ) est aussi étrange que le sujet miroir ... il a l'air de se foutre de tout vécu ... il remplace ... il navigue dans son propre contradictoire ... infiniment libre et lutteur de cette foire ...

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le sceau et le flou

26 Juin 2006, 20:43pm

Publié par zward

De par le miroir , le moi dispose d'une antériorité ...
Il se préperçoit , le sot .
Mais pas uniquement passif , le miroir est tout uniment actif : il n'enregistre pas seulement , il pense , bien que d'une drôle de maniére .
La vérité est que je crois qu'il vit plus que celui que je suis .
Paranoïa , schizophrénie , dédoublement , inatteignable supposé , désiré faussement ...
Et il vit parce qu'il en voit plus que le moi qui , lui , se doit à la durée . Le moi fait dans le durable .
Le construit . Nul ne lui en tiendra rigueur . Il est ce par quoi nous survivons , plus longtemps et avec moindre douleur . Mais ce faisant s'il n'y prend garde , il s'enferre dans les labyrinthes : il reste en discussion avec soi (et il ne est mille et une ....) Sans voir que les résolutions (il en est plusieurs ) de ces problématiques , ne s'effectue que par une objectivité : un état apaisé de ses angoisses et atermoiements et reculs et impossibilités , constantes et invincibles , ne se brise que de se déjetter : par dessus la balustrade l'auto dialogue !
Et évidemment , ces auto-dialogues souvent ne sont pas reconnus comme tels : le moi est , croit-il , en discussions avec les éléments , les autruis , les objets , les procédures , enfin tout ce que l'on imagine de frappé d'esprit , de complications tournantes , de scrupules indéniables , de logorrhée peu racontable , que l'on raconte quand même , parce que ça ne cesse pas ... le sens , enfin cette signification-là .
En fait c'est à lui qu'il cause ....en quoi il a raison ... on ne peut donc pas , jamais , jeter la pierre ... sauf que ça ne sert à rien , le plus souvent , cet ininterrompu dialogos , ça ne rend pas heureux , mais le moi doué d'un sujet veut-il être heureux ? (dont on sait bien que le sujet ne sait pas ce que "heureux" veut dire , c'est hors de sa connexion )
La proximité d'un moi d'avec son sujet ? Où se cloisonne-t-elle ?
Voisin bruyant ou inaudible ? sensibilité narrative du moi éperdu , de l'ouïe ? Ou intraduisible pour un moi déjà re-connu dans un autre moi ?
On est le jouet de cette (im)possible traduction ?

Mais qui faute-t-il donc ?
Le sujet dans un moi ? ou le moi dans un sujet ?

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retors

26 Juin 2006, 20:13pm

Publié par zward

Le sujet rame comme un malheureux , tout étriqué dans son moi qui souffre tant de parémétres indélicats ...
Alors d'aucun laisse miroiter la fastueuse avenue de la piste dorée : et le moi sait bien que ça existe ...
Il le sait depuis toujours , il le pressent à chaque pas , àa le suit comme une ombre gigantesque
Seulement il ne sait pas comment ça fonctionne par là-bas ... et surtout , surtout il croit que ça existe comme lui , le Sujet : aussi il enclenche cela sur n'importe quoi , n'importe qui ... la vénéneuse promesse.
Or si il est , le sujet , ça doit être raisonnablement ... et non dans la furiosité du désir de soi , le moi et son objet . Ces deux-là ne peuvent s'ordonner que supérieurement ; entendonc : en tant que personnalisation dans une humanisation dont la reconnaissance (des personnes entre elles , et donc intimement des mois , l'un et l'autre ) assure une planification ... temporelle , spatiale , d'essences , de propriétés , de re-liens familiaux , etc
Hormis cette destination , le moi dérive dans son désir , y déplaçant des montagnes , croit-il , et pures ou impures imaginations , scénes de la vie révée , révélante : dont le moi bien intégré sait bien que ça ne se vit pas dans les oriflammes ...
Ainsi on peut passer de ce moi tentaculaire , à ce moi rasséréné . Tentative raisonnable , (parfois raisonnée ...) et tentation indubitable : qui ne se soumet pas au doute .
Mais il reste le p'tit bout , pas malléable du tout . Celui qui s'origine et que le moi délirant sa propre vie sait bien qu'il tient le creux , le caché , le remis à jamais : la proie pour l'ombre ? dévoré ou dévorant ?
Le caché , tenons bien qu'il se donne pour caché du point de vue du moi ; de celui qui voit dans un miroir . Mais le caché sujet n'est pas décrochable ... le caché au clou pointu ... enfoncé dans un sol innommable , hors des noms , des mots , et non pas nécessairement monstrueux ... qui domptera la béte noire ... est-ce un animal ? une métamorphose continuelle ? insaisissable ?

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statue du discours

25 Juin 2006, 20:48pm

Publié par zward

La philo essaie de mettre au jour ce qui travaille au moment où elle parle .
Aussi ça peut varier : même si ça parle toujours du même lieu .
Ca peut introduire le sujet universel subjectif au coeur du discours objectivisant de la scholastique : descartes .
Et renouveller le point de vue qui préside à la création de tout discours quel qu'il soit .
Et puisque l'histoire aboutit à un Etat , on peut dupliquer les raisons fondamentales de cet Etat , ses effets et causes , (hegel) , en fonction d'un sujet , devenu rond-point de toute manifestation y compris unité de la perception , qui a en sa charge de se concevoir ( kant ) .
En quel sorte ce sujet se conçoit-il ?
Sujet déjetté au coeur des Etats , lequel lamine naturellement (et légitimement selon certaines mesures qui ne furent pas du tout évidentes à extraire-inventer , et ne sont certes pas encore promulguées toutes ) , que lui reste-t-il ?
son fors intérieur ? sa forteresse ? son reflux hors de tout ?
et comment il peut commencer de s'en prendre à son être propre ?
( nietzsche , kierkegaard , heiddeger , sartre )
Un sujet délaissé ; dont la force ne trouve pas du tout la même ampleur qu'il crût lire dans les hauts faits d'armes de jadis ( jadis les hauts faits n'en étaient pas forcément ... et concernaient une dimension sociale séparée : ce que l'on nomme maintenant la culture ... et ça ne peut plus causer comme autrefois ... puisque les temps sont déjà historiques , de la mass-médiatisation ) sujet délaissé qui , passons outre ses espérances passées (il existe un regret de l'ancienne révolte) , explore son envie désertée de créer le monde.
Parce que le monde se crée dorénavant avec tous les autres .
Autrefois aussi ?
Mais en plus autrefois le monde appartenait à quelques-uns : et il existait une représentation autorisée du réel ... ( localiser l'appartenance du monde aujourd'hui ... )
Ceux qui s'abîmaient dans la perforation du discours autorisé , luttaient pied à pied : mot à mot ou masqués .
Il s'agissait donc de libérer la parole , cad le calcul (celui des nombres et celui des mots ...) : que chacun puisse s'y représenter à partir de soi cad de la réalité et non plus de ce que la représentation éternisée en dit .
La multiplication des sources : individuelles .
Changer le discours général , changer l'expéce humaine .
Rien ne fût ni sot et ni ridicule , parce que ça a fonctionné ...
La culture , l'acculturation pousse autrement et crée les chemins : seconde nature veut dire : accélération de l'information. Sous toutes ses formes.

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