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instants philosophie

le début du libre

24 Octobre 2006, 17:26pm

Publié par zward

On le sait bien : c’est le corps qui écrit, qui s’exprime sur une autre surface que sa surface à lui.

D’autant que quiconque a un corps, ne peut le percevoir, n’en a aucun saisissement satisfaisant …

(habituellement on le recouvre d’une image : celle que l’on projette vers d’autres corps : puisqu’en ce cas il est essentiel d’y être en représentation : notre survie , dans la fourmilière,  en dépend. : sauf à ne pas dépendre des fourmilières…)

 

C’est le corps qui produit des signes : il est devenu signe, mais aucun signe ne l’absorbe … alors on recommence …

Mais si l’on veut créer de vrais signes, jusqu’où doit-on s’avancer ?

A ce point parvenu,  personne ne peut répondre : ça dépend de où l’on va .

Mais si c’est le corps qui produit de bons signes, c’est qu’il sent à quel degré de lui-même il est acquis.

D’une part.

Et d’autre part, il ne convient pas de perdre le corps : de le dissoudre n’importe où.

Il part en zigzag si l’on n’y prend pas garde.

Ce qui veut dire : on l’engage sans arrière pensée n’importe où …

mais il faut toujours avoir une arrière pensée …

sinon de la farce, on est le dindon.

Un par-devers soi.

Une disponibilité.

Que le vécu cherche constamment à bannir de notre être. C’est la disponibilité inérieure au corps que le vécu veut naturellement ou méchamment absorber.

Sitôt qu’il sera engagé dans le vécu, puissamment engagé, avec toute la force de ce corps !

notre être cherchera désespérément à y retrouver l’odeur native …

Ça finira en horreur massive.

 

Si l’on n’y prend pas garde.

 

Le corps nous précède : il ne faut donc pas lui donner à voir, à toucher n’importe quoi, n’importe qui.

Et si par malheur cela nous étreint, l’irréversibilité n’est pas une fatalité.

Ou plutôt ce qui est une irréversibilité encaissée pour le corps, ne l’est pas pour l’esprit.

Il suffit de rembobiner la machinerie : de reconduire au zéro absolu.

Puisque aussi bien, notre être est le pur zéro absolu.

 

Ne pas nourrir imbécilement le corps.

La perception, le toucher, l’imagination (ah l’imagination !!), les images (ces simulacres idiots), il est nécessaire que le corps les enfourne…

mais il faut et il suffit qu’il devienne lui-même l’interprétation active de ce qu’il reçoit

et non plus cette passivité morte

en quoi toute la construction du moi (et son bagage nauséeux de vécus ) le clôt.

 

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l'articulation

23 Octobre 2006, 19:55pm

Publié par zward

Pour le dire autrement et en avançant un peu.

De quoi le fondement affectif exclusif du sujet est-il la cause ? Ou l’effet ?

Sinon d’un égocentrisme béat.

L’égocentrisme n’est pas l’égoïsme, dont on affuble les hommes … puisque l’égoïsme est en cet endroit là précisément conscient et moralement connu, voir affirmé.

L’égocentrisme est quasiment non conscient.

De ce que l’affect gouverne l’ensemble du système, cela n’exclut nullement les autres parties ; langage, intellect, imagination, souvenirs etc, mais l’affect constitue alors le ressort décisif de toutes ces organisations (décisif ; « qui leur donne leur sens » : cela est le décisif : parce que ça crée un  réel )

De cette gouvernance, il est à peu prés évident que le centre de jugement est basé uniquement sur la répercussion intérieure des faits du monde, du vécu, d’autrui ; ce qui signifie littéralement qu’il n’est là aucune lumière d’aucune sorte : sinon celle autocentrée : ce qui est vrai de tout être humain, bien sûr, mais à condition qu’il puisse exister un parallélisme correcteur :  qu’une déportation du champ de conscience soit capable de recentrer le moi en et vers l’autre moi …

 

Ce qui occasionne ce décentrement, qui prend soin de l’autre moi comme si il s’agissait de mon moi propre (du moins ceci idéalement), c’est l’évidence de « ne pas tout savoir »…

Ainsi l’affect comme décisif et seule signification de tout , en clôture de mon être, c’est aussi l’égocentrisme qui croit spontanément tout savoir … tout comprendre : d’un seul trait, il glace le sang. D’une seule flèche il ferme le possible. C’est que le possible qui n’est pas le sien , ne le concerne pas.

 

Il en va de même dans tout système d’interprétation, comme ça tombe juste de temps à autre, on tend à croire en la justesse quasi unanime de la divination … et bien l’affect qui mène le monde et le vécu, est persuadé d’atteindre immédiatement une réalité sous le prétexte de cette vérité si manifeste …

si manifeste parce que c’est dans le manifesté qu’elle puise toutes ses ressources : je veux dire : elle est incapable, ou presque, de remonter jusqu’à la construction au-delà de la perception de signes tout-faits (parce qu’en définitive ça cause de signes tout-faits et non pas d’élaboration intelligente de ces signes ) : parce qu’au-delà de la perception de signes morts il faudrait  que cet égocentrisme soit en mesure de décentrer son interprétation jusqu’au cercle de l’autre. Ce qu’il ne peut. Décentrer son interprétation ,

Le décentrement ou le « je ne sais pas tout » , c’est kif-kif. Autrui ne vient à être que si l’on avoue son ignorance et seulement à ce moment on dépasse le ressenti par l’intellection.

L’intellection , ce qui n’a pas immédiatement à voir avec l’intellectualité … il s’agit bien plus d’une sensibilité non-psychologique développée en un certain sens , que d’une compréhension intellectuelle. Il s’agit littéralement d’une structure.

Cad quelque chose d’articulé.

Qui ne peut donc pas être communiqué … expliqué … parce qu’autravers de toute explication , il faudra encore que l’on recompose en soi-même le mouvement qui décentre le sujet de son moi.

Ca ne s’apprend pas : ou l’on se situe hors de soi possiblement , ou l’on restreint son être là où seulement il est. La projection hors de soi est l’articulation majeure.

Mais ça projecte quoi ? Et où ?

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figure du visage

22 Octobre 2006, 10:17am

Publié par zward

La parole perdue , en somme : de laisser les affectivités comme seules règles du comportement peut paraître un accès à la liberté (d’être soi ) .  

 

Ca n’est pas faux du tout : mais cette logique est excessivement limitative.  

Non pas qu’elle limite l’accès du sujet à un ordre socialisant (ça n’est pas le lien sacralisé ou institutionnalisé qu’il faut défendre : qu’il se débrouille !) mais l’inverse : cad la structure du sujet. Ce qui vaut pour lui en tant que lui.  

Or sous le régime soit disant de liberté, ce qui passe dans le vécu, dans la réalité effective, ça n’est pas exactement la liberté. C’est un magma informe , dont on peut bien s’y retrouver un temps, mais qui ne  libère pas du tout les relations elles-mêmes d'une part , ni donc encore moins les individualités en cause. 

 Les affections varient selon une économie sans soutien. Le fait est qu’elles prennent le pas , de fait , sur toute raison , cad toute réflexion plus exactement , cad tout calcul intelligent , intellectif de soi : c’est un fait , mais cela ne veut pas dire qu’il faille abonder volontairement en cette logique là … or c’est ce qui se passe ; notre intellectif s’accorde le droit (appelé selon les vœux de cette socialisation si précise qui est la nôtre …) de succomber en cette "vérité"  , soit disant unique, de cette logique facile.  

   Non pas qu’il faille compliquer la chose (la Chose) , mais bien qu’il soit absolument nécessaire d’y installer une complexité qui soit à mène de se coltiner la réalité , qui , elle , ne se limite pas du tout à l’affectif (cad à la répercussion affective en nous de cette complexité ) : l’affectif pur fait pâle figure sur ce visage .  

L’affectif pur est une griserie psycho-socialisante qui mène directement dans les filets de telle société, voulue. Voulue ailleurs : dans l’insituabilité d’un ordre nécessaire. D’une historicité très précise.

 Toutes choses nécessaire du reste que cette historicité (il faut en passer par là pour que"ça" continue ) mais dont le sujet n’a pas à acquiescer aux moindres gouvernances et dont précisément le sujet est devenu apte à se sortir. pourvu qu'il puisse s'extraire de cette identité mollasse, qu'on lui inflige , certes , mais qu'il adore indistinctement comme une déesse , mauvaise , très mauvaise au fond, sous les apparences d'une divinité pseudo-païenne libératoire.( "je suis ma propre mesure " , d'accord , mais quelle est-elle cette mesure ? )

 Le païen, c'est très bien. Tout est très bien , subjectivisme , objectivisme, socialisation en tel ou tel sens , etc ;
le tout est : à qui cela sert-il ? et comment s'en sert-il ? et quelle est la caisse de résonance ?
 Si l'on s'en tient au sujet communément admis et vécu , ça résonne dans le vide.

 

 

 

 

 

 

 

 

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De la vanité des relations amoureuses contemporaines

21 Octobre 2006, 23:33pm

Publié par zward

 

A les entendre, il faudrait seulement se fonder au seul niveau du ressenti … drame de la subjectivité qui cherche, cherche dans l’incapacité mentale de fonder quoi que ce soit de durable affectivement puisque nos personnalités croient n’exister qu’affectivement : pauvre petite chose va !

Le moyen de fixer le va et vient ridicule de l’affectivité est soit le mariage et cet esprit traditionnel qui tend vers un foyer : la femme et l’homme reçoivent un bébé ; toutes choses très généreuses, incritiquables en elles-mêmes ( à moins d’idéo manie pseudo révolutionnaire , pseudo révoltée : la vrai révolte vise tout autre chose que cette générosité ). Cas premier mais sur lequel je passe : puisqu’aussi bien une fois sur deux il se découd dans les oripeaux psycho affectifs du subjectivisme.

Je suis ma loi , dit le subjectivisme ! très bien : mais où la situe-t-il sa loi ??

Et bien dans l’observance (inquiète voir prise de panique … crise d’angoisse etc ) de ses variations affectives. Comme il ne dispose mentalement de rien d’autre que ce seul critère – on ne lui en pas fournit d’autres et fainéant comme pas z’un, il n’a pas cherché énormément – il varie profondément au moindre éclat disgracieux sur sa face imberbe, pas vivante, inerte.

Ce que je veux dire, c’est que comme nous sommes déliés de la règle «  je donne ma parole », qui ne nous pèse plus et qui engageait mentalement au-delà de soi (dans le mariage , fiançailles, et surtout , surtout (puisque c’est de ceci dont il est question !)  sentiments tels que sacralisés et jurables et éternels , etc : ce qui est le plus essentiel de la parole donnée à deux ).

Au-delà de soi ; et bien les affects , bredouillants , bavasseux , livrés à l’autonomie séparé au sein d’un sujet humain désarticulé de partout , sans unité interne , cad sans intériorité (romantique par ex , mais entre autres unités ) : d’un sujet qui prend la,partie pour le tout et juge de soi , de sa vie , de l’autre , sans rien chercher plus à entendre

 (et pour cause , ça pense pour lui à l’extérieur ! aussi comment cela ne penserait-il pas également pour lui dans l’intériorité ?? !

Et oui l’extériorité qui nous fournit nos images, nos voix discordantes, nos scénettes toutes faites, est devenu notre rythme intérieur !! Contamination nécessaire du sujet, qui plus il se croit original, plus il s’enferre dans la connivence noyée !! )

Juge de la partie, parce qu’il ne perçoit plus que des parties, et ce pour cette raison : l’affect, qui va-et-vient incessamment, (ah le règne des femmes en mauvaise part !) , ne peut pas structurellement s’intéresser au tout … ainsi le pôvre sujet est-il , suivant une pseudo articulation de son être , détrôné sans cesse de tout jugement , et rapetassé , petit rabougri , au simplissime . IL aime, il aime pas, il critique, il apprécie, il décide, il repousse, et ce inutile de chercher les raisons réelles : ce ne seront que des raisons causées, immédiates, bateaux, communes : cad sans profondeur.

Et alors ?

Alors … et bien je viens de le dire : de ne pas viser la totalité, c’est se précipiter dans des appréhensions de la réalité, de l’autre, de l’amant, de l’aimée, non au travers de jugements articulés, compréhensifs, ouverts, (cad intelligents …) mais via la masse indistincte et mouvante des affects ; qui gouvernent, une fois sur deux, n’importe comment : selon des réflexes. Et la plupart du temps selon des réflexes appris ou convenus ou branchés sur une quelconque mode précise vaniteuse.

 

 

 

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répercussion

15 Octobre 2006, 21:21pm

Publié par zward

On pourrait vouloir saisir, comprendre immédiatement ou mot à mot la philosophie ; mais ça n'existe pas. On ne saisit pas du tout ce que l'on veut, on sait seulement peu ou prou ce vers quoi ça avance.

 

Bref, vers un réel. (ce que l’on ne sait pas est réel )

 

Alors tout dépend de comment ce réel (que l'on peut devenir si l'on entre- aperçoit là où ça va), va réagir.

 

Ici aussi il est question de mots. Comment les mots agissent sur notre être.

 

Pour cela il est requis que notre être y soit sensible. Aux mots utilisés.

 

Ca ne va pas sans mal, certes, mais c'est aussi question de nature. On n'est pas forcément et nécessairement sensible à la réalité des mots. cad : on ne sait pas nécessairement à quel point leur réalité influe notre être réel. On croit bien plus facilement que c'est notre "être" qui utilise les mots selon son humeur, volonté, désir, etc.

 

On voit bien que si l'on croit que désir volonté ou humeur maîtrisent les mots, et bien c'est relativement dangereux ...

 

Car  si il peut sembler étrange, voir cinglé, de préférer l'utilisation de notre être par des mots (on peut aboutir à croire n'importe quoi d’évoqué), plutôt que les mots par notre être,

 

La vérité est que c’est de croire en la modification supérieure des mots atteignant notre être qui seule nous donne une liberté dite ontologique…

 

Du reste, dans la vie, c’est ce qui nous arrive : sauf qu’on ne le dit pas. On continue de faire comme si les choses et les êtres existaient plus … ce qui n’est pas faux … mais pas vrai réellement… ce qui signifie que si le vécu est un plan, le vrai »réellement » en est un autre …

 

Ce qui nous octroie de fait une dualité cad une liberté d’action, une latitude, une marge, un désengagement.

 

Ainsi affirmer l’être est , je pense donc je suis , le pour-soi n’est pas l’en-soi , et autres incompréhensibilités , cela n’a de sens, cad de répercussion réelle que si l’on est selon le mot.

 

Qu’est-ce à dire ?

 

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le lapin blanc

11 Octobre 2006, 18:53pm

Publié par zward

En fait, l’effet réel ne vient pas de quelqu’un : il vient, tout court.

De l’absurde kafkaïen  à l’univers défi de Nietzsche, de l’immense tautologie qui dit « je suis celui qui pense », pardon …. « Je pense donc je suis »  à la négativité de la conscience pure hégélienne, de la cacophonie soudainement unifiée, en l’Etre, de Parménide à l’individuel seul réel d’Aristote.

La sortie du monde humanisé s’effectue sans cesse vers un Dehors qui n’a plus sens humain. Dont l’un des seul réflexe qui nous reste, au plus immédiat, est la sexualité. Irruption.

Irruption que le monde réel. Sortie de l’endormissement de la conscience de soi qui tourne en rond par définition. Sentons bien que livrée à soi seule, la conscience est un cercle continuel. Vide, mais qui broie consciencieusement n’importe quoi : cad qu’elle produit , si il le faut , n’importe quel contenu. Peu lui importe. L’essentiel lui est de s’activer.

Ca n’est que par une autre espèce d’exigence que la vérité (qui concerne uniquement la réalité par définition) lui vient aux lèvres.

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l'effet-réel

8 Octobre 2006, 19:58pm

Publié par zward

 

(voir le blog de Sancho (http://www.philo.over-blog.com/  excellent ) pour apprécier philosophiquement l'effet réel en philosophie :-)


L'effet réel est ce qui est infiniment recherché et toujours expurgé voir terrorisant.

D'aucuns préfèrent précipiter cet effet ... le prennent en charge et le créent ... peut-être sont-ils les plus effrayés et leurs productions paraissent d'autant effrayantes ou étranges ou ...originales ... peut-être d'être parvenus à saisir l'originel , cad le monde ... réel ... le monde étrange ... l'étrangeté du réel ... la chose .

En quoi donc : nous habitons le monde , mais irréellement. Ça glisse dans le non-réel : on y perd le sens insensé, chaque fois que l'on ouvre la bouche ou imagine selon la facilité de la pente ...

Un effort est nécessaire ... et qui plus est, on ne sait pas du tout , jamais, en quel sens il faut provoquer l'effet réel ... puisque que le connu , le vécu est déjà orchestré, soit humainement, soit selon un vécu individuel déjà organisé. On est donc à la limite du non-saisissement. Puisque non seulement hors d'un ordre humanisé-humanisant, qui peut être repérable d'une manière ou l'autre, même difficilement , mais surtout hors d'un soi-même qui constitue l'horizon complet de qui l'on est ...

ca n'est pas seulement que l'on embrasse soudain la possibilité du tout , en lequel notre identité (notre connu perso) est noyé , ce qui file déjà le tournis ... ça n'est pas non plus que cela ait à dépasser notre intellect , dont on sait bien sa limitation ...

c'est plutôt qu'esthétiquement , visuellement , tactilement , selon notre perception et le ressenti de notre perception , que le réel a/est un effet.

Qui place en jeu notre être sur ses racines. Celles que la parlotte recouvre, et les regards connus, et les images dupliquées. Bref nous sommes enracinés quelque part , un lieu , et ici ou là seulement quelqu'un nous réveille.

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le non destin

3 Octobre 2006, 22:40pm

Publié par zward

Ainsi les destins ne s'entrecroisent-ils plus .
Ils se parallélisent , voir se heurtent , d'une agressivité involontaire pur effet mécanique de l'incompréhension , cad de l'in-saisie des possibles de l'autre , que l'on ne perçoit plus au travers de ses propres possibles , tant ces derniers sont occupés , investis, surinvestis : plus aucune disponibilité interne en ces intentionnalités. En ces êtres soit-disant intentionnels.

Le subjectivisme en chacun ne suit pas seulement les lois et les impératifs marchands, il suit ses chaînes psychologiques propres , sensées être singulières et éminemment révélatrices . Révélatrices d'illusions ... épuisées une à une, le long des vécus d'une vie qui ne se saura jamais , jamais selon "l'effet réel".
Dont on sait que seul , il nous apprend.

La rencontre avec le réel n'a plus lieu , pour quiconque. Le monde intégralement subjectif et totalement absorbé comme tel par l'humanisation irréelle (cad prétendument seulement humanisatrice) , est le lac aux requins. Un massacre dévorateur des uns envers les autres.

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saleté de subjectivisme

2 Octobre 2006, 21:52pm

Publié par zward

 

Exemple.

Exemple donc du subjectivisme.

On le remarque si fondamentalement lors des relations amoureuses.

Il suffit d'un peu de vécu (un peu, pas des quantités, mais une conduite sincère et sans a priori, largement tolérante et tolérante à cette fin : la curiosité pour l'autre : en quoi se lier à quelqu'un c'est tout bonnement la capacité d'exister (un peu ou beaucoup) hors de soi, cad on le comprendra , hors du moi ... (entre nous, il est une quantité considérable de nos contemporains et contemporaines (...) qui ne perçoivent que très limitativement les possibilités de l'autre ... ce qui n'est nullement faute d'intelligence, loin de là il peut s'agir de personnes sensibles et développées en tous points, sauf que le rempart leur est invisible : ils (elles) ne saisissent pas que l'autre est aussi nuancé et intellectif, ce qui ne signifie pas nécessairement intellectuel, il est des sensibilités , des tas , qui parcourent mille domaines divers : l'intelligence n'est pas seulement celle de la théorisation évidemment : bref ...très limitativement, parce qu'il leur semble que leurs possibilités propres sont en concurrence immédiate avec les leurs, si personnelles, si personnalisées...

la personnalisation est louable infiniment, mais le fait est que celle-ci tombe immanquablement dans le subjectivisme : la personne (humaine... comme on dit , cad en réalité humanisée ... ce qui inclut un relativisme que les consciences de soi, petits roitelets et petites princesses, ne comprennent pas du tout : ça leur échappe...

faute de quoi ? Pas d'intelligence, ni de sensibilité, d'éducation ou de socialisation, non , ça leur échappe faute de disponibilité ... non pas d'un surplus de planning rempli à raz-bord , (quoi que ), mais faute de distance existentielle : la psychologie emplit leur attention. Ils et elles ne veulent qu'une correspondance psycho-relationnelle, cad comme disait l'autre, l'image de leur image : comme ils et elles ne cherchent pas l'autre , en ses possibles, et que leurs possibilités à eux emplissent l'espace étouffant de leur temporalité, ce qui est attendu , ça n'est pas la découverte et donc l'invention, mais la réduplication de leur identité : soit : une révélation psycho-motrice.

Et pas du tout une vérité.

Pour ces psychologies là , la vérité équivaut à la réalité (par ex : la réalité sociale , extrêmement dure, pousse dans les replis psychologiques comme refuges et non comme découvertes : l'idéal est affectif , certes , c'est très bien , mais affectif sans ouverture existentielle cela revient à une profonde ignorance dépressive) : et la réalité à la dureté , donc évitons la vérité, et remplaçons la par une projection confortante et closes , malgré la quantité énorme de possibles qui peuvent occuper une vie , ça ne s'ouvre pas.

Autrefois on a pu dire : faute de la loi , de la réalité , du serment , de la parole donnée , les vécus s'épuisent en vain en des irréalisations continuelles. Mais ça n'est pas même la parole instituée (tu es ma femme, tu es mon homme) , qui manque ; c'est la fermeté dans l'intentionnalité même ... qui abaisse le niveau d'investissement (possible à découvrir) et le rabat vers le possible déjà connu : chacun croit que son vécu est un destin psycho-affectif. Cad succombe au pire piège qui soit.

Ce faisant, les êtres dit « humains », passent en s'ignorant.

Nous ne possédons pas le langage, ni donc la capacité d'être autre que notre identité flasque.

Pas seulement la théorie qui nous manquerait ... mais bien plus exactement , la capacité psycho-active qui serait le contre-poids de l'inanité irrationnelle qui se donne comme une possible révélation suspendue, à jamais remise, et se justifie dans un romantisme de bas niveau supposément rationnel en ceci : il est absolument d'être soi. Ce qui est faux, de par sa limitation même.

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le détenir du détenu

1 Octobre 2006, 09:20am

Publié par zward

 

Ainsi donc le sujet miroir sait avant tout , avant tout le reste , ne retient rien , (sauf dans sa mémoire spécifique) : il touche , ressent, regarde, entend, goûte. Bien avant le moi. Dire qu'il réfléchit ?

Oui, d'une réflexion profonde et absurde à la fois. Sous son influence, le moi peut se désorienter de la réalité. Parce que la réalité aussi présente qu'elle puisse être , passe aussi, pour le moi , via le sujet miroir. Aussi les évidences du miroir sont immédiatement perceptions : ce sur quoi est sensé réfléchir , à son tour , le moi, et qui lui paraîtront telles que le miroir les déforment ou plus effectivement , les forment à son usage. A son usage , (du moi) , ou à l'usage du miroir ? Du sujet-miroir ... parce que le miroir n'est pas une fonction, mais une unité, cad un sujet en propre...

bien sûr , il est une face du sujet un ... lequel n'est donc pas identifiable absolument , objectivement il est pluriel, et non pas pluriel du fait de ses investissements divers et mondains , mais pluriel structurellement. Ce qui dépasse donc les identités que l'on peut se donner , emprunter, imaginer, recevoir des autres ou du vécu.

Le but est non pas seulement de para définir le sujet individuel comme complexité structurée, (et or de tout monolithique pensée et de toute objectivité selon autrui, scientiste ou relationnelle ou humanisante),
mais comme complexité ... forte ...
cad indémontable pour qui ne le veut pas, ne veut pas être démonté ; par le vécu , la vie , les autres, les courants historiques , les cultures, les institutionnalités : enfin, donc, le sujet qui ne veut pas être réduit par son condition , par l'existentialité de quoi que ce soit : oui , le sujet qui veut détenir son être antérieurement à toute existentialité.

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