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instants philosophie

La métaphysique, compréhensiblité et compréhensivité

20 Juillet 2013, 18:22pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on suit l’hypothèse ou plutôt la compréhension métaphysique, ou encore l’orientation réflexive que nous confère la métaphysique (rendre compte en un discours de la totalité existante), on sous-entendra néanmoins qu’il existe une autre possibilité de réflexivité qui est dite ontologique (en ceci que la description, rationnelle, de notre être est ontologique puisqu’elle, cette description, modifie cet être lui-même ; la description ontologique est un montage et remontage de la structure même de notre être, en son os).
Suivant donc la seule métaphysique, il faut la caractériser par l’augmentation considérable que l’universalisation provoque en l’individualité qui est ainsi portée à s’oublier, à oublier son individualité limitée à tel donné, vécu, ou monde particulier. Devant cette ouverture les grecs ont donc exploré toutes les voies de cette universalisation : les différences perçues sont réunies en séries, les idées, qui forment ou dont on recherche la systématique, et à partir desquelles on suppose un « universel » absolu au-delà des idées, une idée des idées.
Ceci peut être compris en tant que compréhensibilité (les idées nous exposent l’essence, l’universalité dans les choses immédiates et particulières) et en tant compréhensivité ; ce qui est plus difficile à entendre puisqu’il faut alors organiser les idées entre elles et rendre raison de cette organisation des idées (qui elles nous exposent les choses pleinement), l’idée du bien comme régissant la plénitude, mais aussi l’universel pur, la compréhensivité devrait nous expliquer pourquoi nous en sommes capables, pourquoi l’homme est « cela qui comprend » et possède la capacité d’universaliser, et donc de « vivre plus ou mieux ».


Le vivre-plus est l’augmentation même de la conscience que l’on a soudainement des choses limitées et donc dépassées, augmentant notre vision, et le vivre mieux est la conformité, l’adoption d’une conduite conforme non plus en et par telle expérience vécue restreinte, mais conforme à l’ensemble, à l’ordre des choses ; compréhension double que seul l’universalité nous accorde.
Ceci étant, les discussions vont bon train qui tentent de réguler cette avenue ouverte sur le monde en sa totalité, hors des mondes et des cultures particulières, en sorte que si ces cultures sont ordonnées selon leur propre synthèse à chaque fois (les immédiatetés sont synthétisées telles quelles, et on tente alors de broder synthétiquement afin d’exposer le sens de tout ce qui apparait), de par la réflexivité dite de raison, rationnelle (ou qui donc ici élabore un discours systématique), à cette synthèse donc s’oppose ou est remplacée par l’universalité ; on n’admet pas « ce qui apparait » tel que cela apparait et est nommé et brodé dans la trame synthétique qui expose tout en un groupe qui est garant de la vérité de ce qui est Parlé, et échangé.
Il ne faut pas mal comprendre l’idéalisme ou l’arrière monde autrement que par le refus de succomber à la limitation de l’individu ou de l’immédiat ; sans l’universalité chacun est restreint à son pauvre cercle. (Nous pouvons éventuellement adorer l’immédiateté et lui reconnaitre d’innombrables intérêts, mais c’est parce que nous en jugeons à partir d’une universalité acquise).
L’universalité n’admet pas l’apparition, et donc va progressivement réunir les différences en idées dans le donné, les choses, les êtres, etc, mais aussi produire à partir des idées découvertes d’autres différences et augmenter non seulement la pensée, mais la perception même. Vision absolument analytique et si la raison prône l’unité et l’unification, ce sera en réalité à partir d’un surcroit de différenciations, et donc l’universel d’abord et essentiellement divise et sépare ; distingue.


La compréhensivité
Par ailleurs dans l’unification même, ce que devrait nous octroyer la compréhensivité, il ne s’agit pas seulement de réunir les idées (qui exposent et réunissent les choses et les êtres particuliers), mais puisque la raison d’être de telle chose est l’universalité en elle, son idée (le Chien comme idée nous explique tous les chiens quels qu’ils soient, rencontrés ou non), et comme il faut qu’il existe un principe d’ordonnance des idées entres elles, il est appelé immanquablement de savoir comment se produisent, se génèrent les idées ; que donc il est un idée absolue qui engendrent les idées, qui donnent la raison d’être des choses et des êtres.
Evidemment de tels problèmes se soulèvent de cette énorme tentative de compréhension qui se veut également tentative d’explication ; l’universel pourrait seulement décrire le monde tel qu’il est, même quand à résoudre les multiplicités en idées comme étant l’essence des choses. Mais tout naturellement, la compréhension se veut également explication ; les idées sont ou seraient causes des réalités. La raison d’être est identique à être tel ou tel ou plutôt à être tel plutôt que tel ; or si une idée se distingue d’une autre en raison de ses prédicats, par contre comment distinguer tel chien de tel autre ; il est donc une matérialité de ce chien là qui n’est pas pensable ; on ne peut distinguer ce chien que de le percevoir distinct de cet autre, mais non pas de penser ce chien distinct de l’autre.

La matérialité
La génération laissera toujours pourtant un impensé énorme ; la matérialité. Les choses et les êtres sont constitués non pas d’idées mais d’idées qui informe une masse, amorphe, dont les idées découpent en les séparant les essences (les idées/essences des choses sont des différences intrinsèques, des séparations de distinction ; une idée est connue de se décrire dans ses distinctions d’avec d’autres). Sauf que les idées se distinguent les unes des autres, mais ne rendent pas compte de la séparation des multiplicités réelles.

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Le devenir continu de l'ontologie post cartésienne

19 Juillet 2013, 12:26pm

Publié par pascal doyelle

Le sujet est donc fondateur bien que l’on ne sache pas réellement ce que peut le sujet.
Ce qui signifie que l’être-libre est antérieur au rationnel, mais en use et donc est lui-même plus-que-rationnel, ou ce qui revient au même que le rationnel est l’effet de la réflexivité, qui ne le contredit en rien et même qui avance plus loin et plus profondément que le rationnel.
L’indication que nous transmet la philosophie puisqu’elle s’est extraite de l’idéal d’un discours complet sur tout ce qui est, (de même que ce discours universel s’était extrait du langage et des groupes comme des mondes particuliers immédiats), l’indication est que le sujet est activité de conscience. Mais en cela il ne faut pas se tromper ; activité de conscience et non pas activité consciente.
L’hypothèse est au fond, entres autres, que certes la conscience en son maximum contient le conscient, comme sa meilleure part, mais que le conscient est pour la conscience un moyen.


La rationalité est intégralement conservée ; elle est même absolument garantie ; l’universel comme le devenir conscience du christianisme sont l’expression d’une réflexivité qui s’impose au-delà des mondes particuliers et des langages, comme des vécus et des consciences prisonnières dans le monde et les unes des autres. Mais définir qu’il est un être de conscience, c’est amener l’idée qu’antérieurement à la raison, il est un être spécifique étrange et étranger, qui outrepasse la rationalité et ce non pas par défaut mais par excès : l’être de conscience est plus que rationnel.
Ce qui revient à dire que si le discours métaphysique ou de raison seule, se donnait pour fin la contemplation, on voit bien que même cette universalité entendait assurer un contrôle sur l’ensemble de ce qui est de sorte non pas qu’il y ait une contrainte exercée sur la totalité, mais afin que chacun soit universalisé et puisse augmenter son être individuel jusqu’à l’être universel, et que l’activité comme l’action ou la conduite soient en accord au devenir ou l’apparaitre du monde.


L’indéfinitude englobe l’infini
De même le sujet, dit cartésien, cherche à éprouver, ressentir et met à l’épreuve, son être libre en tant que suspension du jugement. On ne s’étonnera jamais assez de l’étrangeté de cette suspension ; en fonction de quoi, si le jugement est suspendu, pourra-t-on juger ? D’où viennent les idées dites claires et distinctes ? Sinon d’une aperception externe, quasi injustifiable rationnellement, qui accorde infiniment l’être au monde et au moi.
Parce que le cartésianisme ouvre une pensée qui ne se referme pas ; il est impossible de penser le monde et impossible de caractériser réellement le sujet. Monde et sujet échappent à la pensée universalisante, mais n’échappent ni au sujet comme libre ni au monde comme étendue. Bien que l’étendue et le moi soient en eux-mêmes indéfinies, et relèvent d’une indéfinitude. L’indéfinitude ne désigne aucun infini ; elle prendrait plutôt l’infini par surprise.
La certitude qui anime le sujet (hypothétique tant que l’on n’en saisira pas la finalité) est fondamentalement ouverte. Ce qu’aucune pensée universalisante ne peut comprendre ; seule la philosophie maintient incertaine la certitude. Il ne faut pas lire Descartes ou Kant en tant que professant des vérités, mais lançant des perspectives à partir de la structure réflexive même (dont on sait qu’elle constitue les deux réflexivités historiques et acculturantes des grecs et du christianisme).


Le ce-qui-est-déjà
La philosophie est infiniment certaine de son être du sujet, mais ceci sous la forme d’une indéfinitude : pour cela la réflexivité prolifère ; il est quantité de réflexivités en tous sens ; c’est une exploration systématique de tout le possible qu’a déchainé le dépassement des langages, groupes, vécus et immédiatetés. Non seulement la rationalité n’est pas obstruée (par sa propre exploration achevée, Hegel par exemple) mais elle a (déjà) rebondi et pousse à être toutes les explorations.
La réalité, le réalisme du sujet est si intrinsèque que non seulement il ne contredit en rien la rationalité universelle ou de devenir conscience du christianisme, mais de plus il ne consiste pas à projeter quelques utopies qui recouvriraient et étoufferaient les réalités ; on voit bien que des sciences naturelles ou humaines, des psychanalyses ou des consciences nietzschéennes ou heideggériennes, ça n’aboutit pas à imposer une raison mais à remuer ciel et terre tels que « là ». Le mécanisme de conscience creuse indéfiniment tout ce qui est et pour elle-même permet de découvrir ou redécouvrir ou amener au jour « ce qui est déjà ».
Le « ce qui est déjà » est fondamental ; il n’est pas d’idéal (puisque la conscience est sans contenu), mais un acharnement structurel à ne rien nier ou délaisser ou oublier. La conscience est le creusement en tous sens et indéfini de l’indéfinitude du monde et de son être propre ;il faut donc admettre que le gouffre ontologique qu’ouvre la conscience tend à épuiser tout ce qui est au monde, son être y compris.


La forme réellement pure et simple
Puisqu’il n’est pas de raison que la conscience, qui est un « savoir-de » mais aussi un se-savoir, ne s’extériorise pas elle-même, ou plutôt ne s’externalise pas lui-même en son être. Ce qui nous envoie à la singularité d’un être qui est tellement forme pure qu’il est à lui-même autre. il est nécessaire donc de présenter l’altérité totale de la conscience-forme. Et altérité qui n’a pas de limite, ne dispose d’aucune résolution de son équation sinon de devenir encore et de découvrir ce qu’elle « veut », ce que son mécanisme veut d’un monde, de quelque monde que ce soit. En ce sens la conscience n’est pas comme le dieu d’un monde ou d’une création, elle recèle bien plus que tout monde et toute création, elle existe déjà au-delà de tous les possibles, et cherche donc d’abord et comme naturellement à épuiser tous ceux à sa disposition.
Loin de définir ou délimiter, la conscience-forme comme principe est précisément ce qui creuse tout ce qui est déjà et ne laisse rien (ni personne) dans l’abandon ou l’ignorance. Elle est en-plus mais non pas comme ajoutant un monde sur le monde, un moi-même sur le moi, un sujet sur l’humain : elle est l’acharnement (que l’on a dit illustrativement « mécanique ») à creuser n’importe quel « tout ce qui est ».
Il faut donc partir à la recherche de cet être tel qu’en lui-même qui précède tous les mondes, tous les univers, toutes les réalités et dont on ne sait encore aucunement la finalité réelle.

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Qu'est-ce que la métaphysique, puis l'ontologie ?

17 Juillet 2013, 09:47am

Publié par pascal doyelle

On ne voit pas ce qu’il y aurait à achever de la métaphysique puisqu’il y a belle lurette que ça n’est plus la métaphysique qui nous agite.

Ça n’est plus la métaphysique depuis Descartes ; il le dit nettement, absolument ; l’ontologie remplace la métaphysique. L’ontologie est la description de l’être de l’homme par lui-même, laquelle description inclut la métaphysique (le discours sur tout-ce-qui-est, multiplement), mais en la mettant au pas ; il appert nettement qu’aucun discours ne pourra dépasser l’être de l’homme et que celui-ci est l’origine, la source de tous discours.

De même Kant perfectionne la description, et Husserl et Nietzsche et Sartre, Heidegger ou même Marx (puisque l’homme est l’être humain générique, un corps qui utilise des outils pour ses besoins, c’est une compréhension à partir du sujet de la science, du sujet objectif, vide et morne, qui mène une connaissance objectiviste de notre être).

De même Hegel qui décrit patiemment le devenir de cet être étrange : la négativité en marche.

La philosophie gardant en mémoire son ancienne ambition, éprouve un mal fou à discerner de quoi elle retourne en son interrogation ; ça part en tous sens, faut-il le dire ? Mais est-ce exact ?

Si l’on sort de l’ambition d’établir un discours étal qui exprime ou représente toute la réalité en une fois compréhensible et qui discours se comprend lui-même, sait pourquoi il est la connaissance de ce qui est, on se heurte à l’impossibilité de dire quoi que ce soit ; sauf si précisément on s’aperçoit qu’alentour, autour, en contrepoint ou au préalable de tout discours, la philosophie depuis longtemps sait manier la raison afin de représenter l’irreprésentable, afin de montrer, exposer notre être (en tant donc qu’il est l’origine de tout discours).

Admettre la raison comme moyen au service de notre être n’est pas sans problème ; puisque cet être si il n’est pas « trié » par le rationnel, devient situable ici ou là, on ne sait trop et chacun peut y aller de sa propre illusion. Excepté que si cet être peut user du rationnel, c’est que bien qu’existant antérieurement au rationnel, il en est capable, c’est en sa capacité, en sorte que se décrire rationnellement (en un discours cohérent et adéquat à son objet, lui-même) et y avancer sans incohérence ni absurdité ou sans que son propos dépasse la rationalisation, cela signifie que cet être est bel et bien antérieur à la raison, d’une part, et qu’il la supporte (au sens de la subir adéquatement et qu’il en est supporter et fan).

L’ontologie de cet être-çi

Que cet être admette la rationalisation, qu’elle soit non plus métaphysique mais ontologique (ou objectiviste supportant cette fois les sciences, naturelles ou humaines, qui se débutent d’un sujet abstrait mais sujet néanmoins qui se tient extérieur et certain de son unité abstraite), signifie que la concrétion, la réalité de cet être est parvenu à sa propre conscience de soi et que son « se savoir » (en l’occurrence pour nous cartésien, mais c’est en partie illustratif) est la raison même qui non plus se projette mais se creuse, atteint son être même et qui donc change de matricule, change de dénomination ; au lieu de raison et métaphysique, cela se révèle ontologique et réflexif.

Ce qui éclaire autrement ce qui métaphysiquement désirait le discours complet total. La nomination de l’être n’est pas la substance (qui serait l’objet d’un discours), mais est constamment la positon de l’être comme surface existant en soi dont la conscience-de (cette surface) en est la réflexion.

Ainsi ce qui compte est ce qui agit. L’activité de la conscience à la surface de l’être.

L'augmentation de notre être

De même certes la métaphysique se donnait comme contemplation ; ce qui signifie extraire des différences jusqu’à obtenir des séries (idées) et exposer l’idée de ces idées ; argumentant d’une part la compréhensibilité (des choses via les idées) et la compréhensivité, soit donc l’idée en ce qu’elle produit les idées qui produisent les choses, qui sont les raisons d’être telles plutôt que telles.

L’essence est ce qui cause les choses, et l’essence est idée (de fait elle est réellement l’universalisation des différences des choses, universalisation qui nous donne tous les chiens en l’idée unique de Chien, alors même que l’on n’a rencontré que tel ou tel chien réel). Il n’est donc pas absurde d’extrapoler de l’universalisation qu’il y ait l’universelle idée des idées ainsi que les idées elles-mêmes comme règles des choses et des choses multiples.

Mais accéder à l’universalisation (qui ne s’était jamais rencontrée non pas comme telle ; le langage universalise de fait ; mais en tant que systématiquement universalisante ; les grecs inventent de systématiser) s’est s’adjoindre l’augmentation considérable à son pauvre vécu individuel limité immédiat, la capacité de saisir tout, même ce que l’on n’a pas rencontré. De sorte que émergeant de l’individuel limité, on parvient à se rendre adéquat à l’ensemble (que du point de vue individuel on ne perçoit pas, et connait encore moins), et conformer l’action ou l’activité, le devenir ou notre être donc tout entier, via notre pensée, au roulement du monde.

On aboutit ainsi à réguler non plus n’importe comment ou au petit bonheur, notre être dans le monde, mais en en possédant les raisons d’être.

Il est de la sorte non pas seulement une contemplation du vrai pour lui-même, mais l’adéquation de notre capacité à tout ce qui arrive dans le monde. Autrement dit une certaine forme d’activité adéquate (extrêmement complète et non limitée) qui ne rompt pas le monde, ni ne nous démolit ou désespère ; cette adéquation est plus qu’une contemplation, serait-elle contemplation intellective (des idées et de l’idée) mais mérite amplement qu’elle soit ontologique, ce qui veut dire structurelle ; elle réalise notre-être, le rend réel dans le réel. Mais via l’universel.

Il n’est donc pas de distinction fondamentale entre l’être grec et le devenir sujet cartésien ; dans les deux cas la réflexivité, et s’appliquant, de l’universel, à l’origine de cet universel : le rapport.

L'exploration ontologique

Le rapport plus qu’universel s’installe, littéralement, sur le monde avec Descartes ; il est action et activité sur le monde, là. C’est non aux idées des différences que l’on s’en prend, mais aux mesures des choses, d’une part et d’autre part à la manipulation de notre être par lui-même, méthodiquement.

Ce que l’on nomme le sujet de la science, cet être abstrait, ce regard vide, n’est pas relatif seulement à la science, mais est littéralement ce qui est creusé suite à Descartes ; il s’explore et étourdissant, il produit sa, ses descriptions, ses êtres au monde mais aussi son être en propre, isolément du monde, de tout monde. C’est une entreprise « objective » qui s’impose partout ; le dit sujet (inidentifiable mais qui se précise de l’attentionnalité cartésienne à l’intentionnalité husserlienne) est ce qui use intégralement de ce qu’il peut (sa puissance) afin de décrire rationnellement son être.

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La source antérieure

14 Juillet 2013, 11:19am

Publié par pascal doyelle

Puisque l’être de conscience surgit vraisemblablement de la cervelle, il embraie immédiatement sur le donné : qu’il considère tout naturellement et quasi logiquement comme donné tel quel, et en accepte les augures de sorte à en bricoler des synthèses qu’il articule, organise dans et par la parole. L’échange est donc fondamentalement la transmission et des objets et êtres et des paroles à l’intérieur d’un groupe qui synthétise, enlumine son donné naturel qui par conséquent est dés le début non plus naturel mais construit et pris dans une réflexivité que l’on qualifie d’immédiate (par opposition à ce qui suivra, bien qu’il n’y ait pas d’opposition réelle et bine que cette immédiateté soit déjà non immédiate mais réfléchie : toute conscience mène une réflexivité sur un donné).

Il arrive donc que par-dessus les mondes humains articulés par la parole d’un groupe (qui se préserve et préserve avant tout ses échanges et sacralise absolument sa parole, puisque sans cette communication tout s’effondre), il arrive en quelques localités une réflexivité accrue ; celle qui permet de dépasser le langage en formulant le langage universel qui vaut pour tous les mondes et se dirige vers le monde unique commun, soit donc l’universel grec. Mais il se développe le refus de quelques consciences qui n’admettent plus de subir leur propre immédiateté et engage toute conscience dans la libération et la supériorité indissoluble de la conscience indéfinie, libérée, en recevant qu’il existe la dernière conscience, celle qui reprend vos consciences prises dans le vécu, et celle qui réunit les unes et les autres consciences en une fois supposée (la communauté en esprit, soit donc le saint esprit, dixit).

Ces deux réflexivités qui articulent donc autrement la et les consciences, autrement sur le monde unique universel, produisent une gigantesque acculturation et formulent une a-civilisation ; une culture et une civilisation qui n’est plus liée à une localisation ni à un groupe. Ceci constituant l’humanisation généralisée qui sera suivit par la personnalisation comme devenir concret et réel de cette humanisation.

Les deux réflexivités (universelle et de dernière conscience, qui seront reprises selon les deux modes ontologiques ; Sartre comme ontologie objective, tout est exposé dans le monde, et Nietzsche comme ontologie subjective, l’unité a priori, hors de tout monde et hors du monde lui-même du sujet) ont lancé dans la réalisation, dans la production humaine, le mécanisme pur et simple de la conscience-de.

Puisque ce mécanisme est vide, il ne pourra se satisfaire d’aucune solution ; toute représentation est partielle ou dérivée, mais aucune ne peut déduire notre-être dé-couvert, à nu.

Mais pourtant la philosophie possède déjà tout au long de sa trajectoire la réponse interne : la philosophie ne vise pas l’unité au-devant qui nous révélerait, elle n’est pas fascinée par un objet, fut-il l’objet absolu d’une connaissance de tout en un discours clos. Dès la début la philosophie est réflexivité (reprenant de plein fouet cela même qui travaille l’humain, ça n’est pas une coïncidence si la philosophie réfléchit et que les deux révolutions internes sont dites réflexives, grecque et chrétienne ; la philosophie est dès le début cette articulation là).

La pensée de /sur l’être n’est pas fascinée par son objet mais l’entretien selon des conditions ; de cohérence. Autant dire que l’être est une surface vide, un contenu absent, un rien dont on prédispose. La pensée elle-même entretient son vide interne ; ce qui est non plus désiré et posé « là », mais retenu et suspendu à ses conditions de validité, est un morcellement ; une intentionnalité stoppée, arrêtée, annulée elle-même, qui n’accepte pas tel ou tel objet, mais le décloisonne, le compartimente, le réduit en éléments. Dès le début la philosophie est dans l’arrêt de toute intentionnalité suspendue hors du monde, du donné, du vécu ; elle stationne et laisse ouvert l’espace et le temps de cette suspension.

Cela produit des réalisations ; on connait celles de l’universel grec comme universalités (esthétique, politique, éthique, idéel), et celles du christianisme (désengagements de mes consciences prises dans le vécu et le donné, libération en une seule indéfiniment reportée, et réunion des unes et des autres consciences en l’esprit qui regarde et libéré ceux qui sont dans le monde). Ce sont non pas des donnés là, mais des articulations, réfléchies qui n’existent qu’en réflexion et donc ouvrent d’elles-mêmes le gouffre de conscience (qui formelle n’appartient à rien, ni ne se représente adéquatement, ni ne se satisfait).

Dès le début la philosophie tente de manifester, d’exprimer, de représenter l’irreprésentable ; de remonter des réalités ou réalisations humaines, à la condition, l’antériorité de ce qui se présente et de donne comme monde, donné, vécu.

Cela soumet l’ensemble à cette logique : la finalité de ce qui est, n’est pas posée au-devant de nous, mais il est possible de se tenir dans la source. La source ne prescrit rien de ce qui arrive, de ce qui se déroule ; elle se déverse et lance toute la réalité ou la réalisation, mais rien n’es écrit ni déductible.

Or l’universalité comme la dernière conscience tentaient de contrôler notre-être (ou l’être de tout ce qui est) ; la connaissance ou la dernière conscience essayaient de contrôler la réalisation en présupposant les ou la finalité (le bien ou dieu). Si la finalité n’est pas saisissable, par contre l’antériorité est accessible ; il ne faut pas s’avancer au-devant ou plus exactement les avancées au-devant n’ont de raison d’être qu’antérieures comme déploiement de l’être préalable, de la structure agissante.

Si elle est accessible, l’antériorité nous soumet à sa logique retorse ; puisque la source n’apparait pas, elle doit être reconstituée à partir de ce qui se présente à nous ; soit la réalisation humaine (l’humain produit des réalités) et soit la réalité (la réalité est et n’est qu’un monde déterminé, un donné présenté, un vécu existant).

Ce sont déjà les antériorités que développent ou plutôt enveloppent les deux réflexivités grecque et chrétienne ; cela se suppose en grande partie comme finalité, au-devant, (dieu ou le bien), mais qui ne voient qu’en même temps il est une antériorité devinée, un être à rebours qui se remonte (à partir du donné) vers sa source ?

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Le sujet est au-dessus du moi

11 Juillet 2013, 15:39pm

Publié par zwardoz

L'incarcération du moi dans le monde tel qu'en l'état

Il est bien clair que de confondre le sujet et le moi permet aux idéologies d’anéantir les devenirs possibles en surnombre et identifiant notre être à un « moi » de le déterminer. Ce que d’un sujet il serait impossible.
Tout nous incline à n’adopter comme point de vue que celui limité d’un ego psychologique dont les finalités sont intérieures et dont l’intériorité en fin de compte est basée sur le corps ; autrement dit le bonheur.
Or le bonheur on ne peut pas se le représenter, sinon d’accrocher des déterminations aux déterminations, et il n’est de déterminations réelles que celles du monde, lequel n’est considérable que d’un corps. Ce sont donc des devenirs à finalité essentiellement naturalistes ; que ce naturalisme se définisse selon le corps physiologique ou que qu’il se reconsidère selon une identité psychologique, dont tous les éléments sont ici dans le monde, le donné, le vécu.


Or si le sujet n’est pas le moi, alors de fait il est seul à savoir ce qu’il peut ou veut ; si il est sujet, la détermination selon le monde, le donné ou le vécu, ne joue plus ; puisque le sujet est ce qui embarque plus ou moins, et ne serait-ce que minimalement, la détermination dans un horizon ; un horizon intentionnel. Le sujet n’est pas en soi, mais est l’horizon reculé indéfiniment qui déracine les déterminations, et annule l’exclusivité de toute identité et donc de tout moi.
La question n’est pas de remplacer le moi par le sujet, ce qui n’aurait aucun sens. Un sujet est une structure et non pas une identité quelle qu’elle soit. Mais que dans le moi il y ait la possibilité du sujet ; et qui plus est de chacun, son sujet.


Le sujet n’est pas non plus une sorte d’homme générique de haute plus ou moins volée ; ce serait annuler le moi et l’individualité, ce qui est absurde (aucune humanisation conséquente ne peut plus se passer de la complexité de l’individualité, à moins que par les (mauvais) temps qui courent, il faille recourir à une universalisation nivelante qui permette de réguler les excès, ce qui ne serait guère étonnant).


Le sujet est ce qui en chaque moi, donne à ce moi accès aux devenirs du sujet.
La mauvaiseté ambiante veut que non seulement la pensée mais l’universalité elle-même soit répudiée ; c’est que l’universalité si elle était appliquée (de par les constitutions même des sociétés) forcerait à un partage et une redistribution et même une distribution de la Richesse (au lieu que cette richesse est privatisée à l’excès et que donc les avenirs rendus possibles par cette richesse fabuleuse sont annulés et probablement annihilés à jamais, ne serait que physiquement ne quantité d’énergie disponible par exemple). Rappelons que l’universalité se fondait en horizon au partage égal entre tous du vrai, du bien et du beau, mais c’est illustrativement ; le partage Est la fondation même de l’universel humain.
L’universalité annulée, il est également la poisse qui colle aux corps et par laquelle glue chaque moi est immergé dans son corps ; c’est son tombeau comme on dit. Et il le croit. Ce qui repousse radicalement l’intentionnalisation chrétienne ou pour le dire autrement le recul de la dernière conscience possible indéfinie, soit donc la libération mentale elle-même : non que le devenir corps qui s’est installé soit néfaste mais l’attachement exclusif au devenir corps n’a pas de signification structurelle si elle ne libère pas en effet le sujet.
Or le contraire de la libération est l’incarcération du sujet en un corps de déterminations ; et il n’existe en fait de détermination que dans une société humaine en cette perspective, et en cette société humaine il n’existe que les échanges. Tout corps est donc assujetti aux échanges. Comme on voit on connait effectivement ce mouvement qui s’est révélé dans toute son ampleur et installé partout et en tout. La monétarisation n’est pas en soi la vérité, la vérité universelle est l »échange en ce que seul l’échange détermine.


Il est évident que la détermination est en elle-même bien plus vaste et profonde et démultipliée que la restriction abêtissante qui submerge les mois et leurs corps. Il est clair également que le moi, après tout, est bien plus important que sa réduction aux images incarcératrice du moi tel que sociétalement représenté. Et de même il est évident que le sujet est incomparablement plus étendu et un que ces figures limitées des mois aussi libérés soient-ils (et une part ces libérations sont adéquates, sauf que tirées, ces libérations mêmes, en une traduction extérieure).


Le sujet quand à lui peut s’offrir une telle pluralité de devenirs qu’il pourrait tout à fait se passer de tout monde humain et de tout progrès et abandonner là ce monde pseudo universel et pseudo unique (en sa version naturaliste libérale ou communiste ou corporelle), sauf qu’en tant que sujet il ne peut que vouloir reprendre absolument ce dont il est issu ; à savoir les extases.
L’extase universelle est son expression, l’extase du devenir conscience indéfinie est son expression, les extases de première conscience (Descartes), conscience première et de conscience existentielle ontologique sont ses incrustations réelles.
Si un sujet est arcboutant en ces structures, un moi est finalisé selon son identité et son corps.

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Devenir unique du monde unique

10 Juillet 2013, 13:57pm

Publié par zwardoz

Le moi est cette élucubration inventée mais absolument fondée ; il était impératif que l’universel, l’universalité puisse se réaliser mais comme l’universalité ne suffit pas (en tant que culture ou Etat ou moralité ou pensée selon l’esprit, hégélien) à fonder la réalité même de ce qui est, il devait se reprendre et cela s’est effectué via la personnalisation ; chacun est à soi-même ce qui devient, et en ceci rien n’est écrit, ni prévisible alors même que cela s’imposât absolument et sans partage, et accéléré par la prise de forme instantanée que furent les mai 68 ou hippies ou autres libérations sans mesure aucune en quelque société humaine que ce soit.

Or pourtant le moi dont la réussite est absolue, est aussi ce qui bouche la vue, l’arbre déployé qui empêche que chacun ait accès à ce qui a fondé cette immense acculturation, cette avancée dans l’acculturation, cette acculturation impérative si l’on veut que l’universalisation se poursuive.

Les extases grecque et chrétienne constituent les fondations réelles dans la poursuite de la réflexivité.

L’universalité, ni le devenirs-conscience ou les devenirs-consciences (lorsque le libre engendre une multitude de consciences) ne suffisent à penser ce qui est arrivé ; il faut remonter l’universel et le devenir en son activité réelle de réflexivité. De « ce qui ne laisse pas en paix quoi que ce soit ».

Pas même la pensée ou l’universalité.

Or remonter les acquisitions dans leur instance réflexive, c’est évidemment passer outre et l’universalité (mais sans la perdre) et outre le devenir conscience (mais sans l’annuler). Rien de ce qui est, ou fut, ne doit s’annuler mais tout doit être repris.

Puisque ce qui compte depuis que la réflexivité a dépassé les réalités humaines données (le langage, le groupe, l’immédiateté, le donné, le vécu, etc) est précisément la possibilité d’accumuler tout le réflexif et non pas de remplacer tel monde particulier par tel autre monde particulier.

Pour cette raison les deux extases, universelle grecque et chrétienne, ont formulé l’acculturation généralisée ; ces deux réflexivités n’annulent rien ni bien sur ne s’annulent entre elles, sinon épisodiquement. Ce qui est de l’ordre de la réflexivité s’augmente et non pas se remplace en disparaissant.

Pour lever toute ambigüité. L'acculturation généralisée et les cultures

Lorsque l’on avance les deux extases universelles et chrétiennes, au devant de toutes les autres, il ne faut pas pour cela détruire toutes les synthèses et les groupes antérieurs ; toutes les cultures qui précédent l’acculturent (ou se continue en parallèle) sont elles-mêmes effets différents de réflexivité et engagées dans telle ou telle synthèse.

Les deux extases sont à prendre en seconde main ; elles instituent un règne autre qui subsument les cultures en-deçà de l’acculturation généralisée ; l’acculturation est la non civilisation, cad la civilisation non localisée, simplement, et ouverte sur toute la surface de ce monde çi unique.

Hors lieu cette acculturation est la stabilisation en puissance seconde qui loin de nier les cultures, doit, ou aurait du (…) ou devrait exposer ces autres mondes ; ce qui se réalise, hypocritement dans les « musées » en somme, alors même que les peuples furent assassinés. Ceci est la puissance seconde qui aurait du ou peut encore assumer et admettre toutes les cultures réelles ; excepté que pour qu’il puisse exister une collégialité généralisée, il faut impérativement accéder à cette Puissance seconde de l’être, qui définit l’humain non en une culture exclusive, mais selon son ambition réflexive.

La puissance seconde est la tenue des principes (de vérité vide et de liberté formelle ; aucune vérité ne l’emporte sauf la vérité en en son principe, aucune liberté ne subsume aucune autre et toute vérité est adéquate d’abord au libre, puisque le libre est antérieur ontologiquement au vrai).

Ainsi le vrai et le libre ne sont pas des reniements des cultures, religions ou peuples, mais devraient précisément s’utiliser par ce cultures et ces peuples afin de parfaire leur vérité en propre, à condition que la vérité formelle et le libre pur soient admis.

Dans ces conditions, il importe peu (sinon pour les peuples ou les cultures en et pour eux-mêmes) puisque le devenir est celui que lance la réflexivité laquelle ne peut pas être vécu simplement ni immédiatement ; c’est de quitter, d’abandonner l’immédiateté qui porte ailleurs et autrement.

Et cette non immédiateté (mais qui confronte également la formulation dernière des mois, des personnalisations qui ne sont plus en mesure de se considérer comme immédiatement « soi ») qui nous propulse dans l’invention et l’invention ontologique de notre être. Lequel est vide et qu’il faut emplir et de la vérité et du libre en soi.

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Devenir unique du monde unique

10 Juillet 2013, 13:57pm

Publié par zwardoz

Le moi est cette élucubration inventée mais absolument fondée ; il était impératif que l’universel, l’universalité puisse se réaliser mais comme l’universalité ne suffit pas (en tant que culture ou Etat ou moralité ou pensée selon l’esprit, hégélien) à fonder la réalité même de ce qui est, il devait se reprendre et cela s’est effectué via la personnalisation ; chacun est à soi-même ce qui devient, et en ceci rien n’est écrit, ni prévisible alors même que cela s’imposât absolument et sans partage, et accéléré par la prise de forme instantanée que furent les mai 68 ou hippies ou autres libérations sans mesure aucune en quelque société humaine que ce soit.

Or pourtant le moi dont la réussite est absolue, est aussi ce qui bouche la vue, l’arbre déployé qui empêche que chacun ait accès à ce qui a fondé cette immense acculturation, cette avancée dans l’acculturation, cette acculturation impérative si l’on veut que l’universalisation se poursuive.

Les extases grecque et chrétienne constituent les fondations réelles dans la poursuite de la réflexivité.

L’universalité, ni le devenirs-conscience ou les devenirs-consciences (lorsque le libre engendre une multitude de consciences) ne suffisent à penser ce qui est arrivé ; il faut remonter l’universel et le devenir en son activité réelle de réflexivité. De « ce qui ne laisse pas en paix quoi que ce soit ».

Pas même la pensée ou l’universalité.

Or remonter les acquisitions dans leur instance réflexive, c’est évidemment passer outre et l’universalité (mais sans la perdre) et outre le devenir conscience (mais sans l’annuler). Rien de ce qui est, ou fut, ne doit s’annuler mais tout doit être repris.

Puisque ce qui compte depuis que la réflexivité a dépassé les réalités humaines données (le langage, le groupe, l’immédiateté, le donné, le vécu, etc) est précisément la possibilité d’accumuler tout le réflexif et non pas de remplacer tel monde particulier par tel autre monde particulier.

Pour cette raison les deux extases, universelle grecque et chrétienne, ont formulé l’acculturation généralisée ; ces deux réflexivités n’annulent rien ni bien sur ne s’annulent entre elles, sinon épisodiquement. Ce qui est de l’ordre de la réflexivité s’augmente et non pas se remplace en disparaissant.

Pour lever toute ambigüité. L'acculturation généralisée et les cultures

Lorsque l’on avance les deux extases universelles et chrétiennes, au devant de toutes les autres, il ne faut pas pour cela détruire toutes les synthèses et les groupes antérieurs ; toutes les cultures qui précédent l’acculturent (ou se continue en parallèle) sont elles-mêmes effets différents de réflexivité et engagées dans telle ou telle synthèse.

Les deux extases sont à prendre en seconde main ; elles instituent un règne autre qui subsument les cultures en-deçà de l’acculturation généralisée ; l’acculturation est la non civilisation, cad la civilisation non localisée, simplement, et ouverte sur toute la surface de ce monde çi unique.

Hors lieu cette acculturation est la stabilisation en puissance seconde qui loin de nier les cultures, doit, ou aurait du (…) ou devrait exposer ces autres mondes ; ce qui se réalise, hypocritement dans les « musées » en somme, alors même que les peuples furent assassinés. Ceci est la puissance seconde qui aurait du ou peut encore assumer et admettre toutes les cultures réelles ; excepté que pour qu’il puisse exister une collégialité généralisée, il faut impérativement accéder à cette Puissance seconde de l’être, qui définit l’humain non en une culture exclusive, mais selon son ambition réflexive.

La puissance seconde est la tenue des principes (de vérité vide et de liberté formelle ; aucune vérité ne l’emporte sauf la vérité en en son principe, aucune liberté ne subsume aucune autre et toute vérité est adéquate d’abord au libre, puisque le libre est antérieur ontologiquement au vrai).

Ainsi le vrai et le libre ne sont pas des reniements des cultures, religions ou peuples, mais devraient précisément s’utiliser par ce cultures et ces peuples afin de parfaire leur vérité en propre, à condition que la vérité formelle et le libre pur soient admis.

Dans ces conditions, il importe peu (sinon pour les peuples ou les cultures en et pour eux-mêmes) puisque le devenir est celui que lance la réflexivité laquelle ne peut pas être vécu simplement ni immédiatement ; c’est de quitter, d’abandonner l’immédiateté qui porte ailleurs et autrement.

Et cette non immédiateté (mais qui confronte également la formulation dernière des mois, des personnalisations qui ne sont plus en mesure de se considérer comme immédiatement « soi ») qui nous propulse dans l’invention et l’invention ontologique de notre être. Lequel est vide et qu’il faut emplir et de la vérité et du libre en soi.

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Devenir libre du monde unique

10 Juillet 2013, 13:54pm

Publié par zwardoz

Le moi est cette élucubration inventée mais absolument fondée ; il était impératif que l’universel, l’universalité puisse se réaliser mais comme l’universalité ne suffit pas (en tant que culture ou Etat ou moralité ou pensée selon l’esprit, hégélien) à fonder la réalité même de ce qui est, il devait se reprendre et cela s’est effectué via la personnalisation ; chacun est à soi-même ce qui devient, et en ceci rien n’est écrit, ni prévisible alors même que cela s’imposât absolument et sans partage, et accéléré par la prise de forme instantanée que furent les mai 68 ou hippies ou autres libérations sans mesure aucune en quelque société humaine que ce soit.
Or pourtant le moi dont la réussite est absolue, est aussi ce qui bouche la vue, l’arbre déployé qui empêche que chacun ait accès à ce qui a fondé cette immense acculturation, cette avancée dans l’acculturation, cette acculturation impérative si l’on veut que l’universalisation se poursuive.
Les extases grecque et chrétienne constituent les fondations réelles dans la poursuite de la réflexivité.
L’universalité, ni le devenirs-conscience ou les devenirs-consciences (lorsque le libre engendre une multitude de consciences) ne suffisent à penser ce qui est arrivé ; il faut remonter l’universel et le devenir en son activité réelle de réflexivité. De « ce qui ne laisse pas en paix quoi que ce soit ».


Pas même la pensée ou l’universalité.
Or remonter les acquisitions dans leur instance réflexive, c’est évidemment passer outre et l’universalité (mais sans la perdre) et outre le devenir conscience (mais sans l’annuler). Rien de ce qui est, ou fut, ne doit s’annuler mais tout doit être repris.
Puisque ce qui compte depuis que la réflexivité a dépassé les réalités humaines données (le langage, le groupe, l’immédiateté, le donné, le vécu, etc) est précisément la possibilité d’accumuler tout le réflexif et non pas de remplacer tel monde particulier par tel autre monde particulier.
Pour cette raison les deux extases, universelle grecque et chrétienne, ont formulé l’acculturation généralisée ; ces deux réflexivités n’annulent rien ni bien sur ne s’annulent entre elles, sinon épisodiquement. Ce qui est de l’ordre de la réflexivité s’augmente et non pas se remplace en disparaissant.


Pour lever toute ambigüité. L'acculturation généralisée et les cultures
Lorsque l’on avance les deux extases universelles et chrétiennes, au devant de toutes les autres, il ne faut pas pour cela détruire toutes les synthèses et les groupes antérieurs ; toutes les cultures qui précédent l’acculturent (ou se continue en parallèle) sont elles-mêmes effets différents de réflexivité et engagées dans telle ou telle synthèse.
Les deux extases sont à prendre en seconde main ; elles instituent un règne autre qui subsument les cultures en-deçà de l’acculturation généralisée ; l’acculturation est la non civilisation, cad la civilisation non localisée, simplement, et ouverte sur toute la surface de ce monde çi unique.
Hors lieu cette acculturation est la stabilisation en puissance seconde qui loin de nier les cultures, doit, ou aurait du (…) ou devrait exposer ces autres mondes ; ce qui se réalise, hypocritement dans les « musées » en somme, alors même que les peuples furent assassinés. Ceci est la puissance seconde qui aurait du ou peut encore assumer et admettre toutes les cultures réelles ; excepté que pour qu’il puisse exister une collégialité généralisée, il faut impérativement accéder à cette Puissance seconde de l’être, qui définit l’humain non en une culture exclusive, mais selon son ambition réflexive.
La puissance seconde est la tenue des principes (de vérité vide et de liberté formelle ; aucune vérité ne l’emporte sauf la vérité en en son principe, aucune liberté ne subsume aucune autre et toute vérité est adéquate d’abord au libre, puisque le libre est antérieur ontologiquement au vrai).
Ainsi le vrai et le libre ne sont pas des reniements des cultures, religions ou peuples, mais devraient précisément s’utiliser par ce cultures et ces peuples afin de parfaire leur vérité en propre, à condition que la vérité formelle et le libre pur soient admis.
Dans ces conditions, il importe peu (sinon pour les peuples ou les cultures en et pour eux-mêmes) puisque le devenir est celui que lance la réflexivité laquelle ne peut pas être vécu simplement ni immédiatement ; c’est de quitter, d’abandonner l’immédiateté qui porte ailleurs et autrement.


Et cette non immédiateté (mais qui confronte également la formulation dernière des mois, des personnalisations qui ne sont plus en mesure de se considérer comme immédiatement « soi ») qui nous propulse dans l’invention et l’invention ontologique de notre être. Lequel est vide et qu’il faut emplir et de la vérité et du libre en soi.

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Contrairement à ce qu'annonce la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, la « page » de l'opposition...

10 Juillet 2013, 10:13am

Publié par pascal doyelle

Contrairement à ce qu'annonce la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, la « page » de l'opposition artificielle entre les auteurs, les artistes et leur public n'est pas « tournée » en supprimant simplement la sanction de coupure d'accès au Net de la Hadopi. Il faut maintenant réformer le droit d'auteur en profondeur pour reconnaître nos droits culturels.

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La source de ce qui est

9 Juillet 2013, 14:21pm

Publié par zwardoz

Nommons ce Sens qu’il soit concept ou Sens de l’Etre, la Pensée ; puisqu’il est possible de comprendre tout ce qui est comme étant aussi le Sens qui se dévoile non forcément rationnel, en tant qu’il se donne à nous et que l’on en est saisi : le Sens de l’Etre ne se passe pas de représentation, mais signes et guides orientent ou emplissent la Pensée.
Dans les deux cas, c’est le contenu de la pensée qui est la vérité ; elle prescrit comment ce qui est, existe.


Or en parallèle, étrangement, il y eut une réflexion, sans pensée, qui a pu dessiner ou a du subir et dessiner malgré soi l’être de l’homme tel que « là ». En tant qu’elle commence de définir et délimiter notre être, elle ne parie rien du tout sur l’avenir, le sens, la finalité, l’au-delà ou ce que l’on voudra ; elle décrit seulement ce qui est actif ici même et forcément à chaque fois aboutit à un résultat, un résultat réel ; notre être au fur et à mesure progresse dans la spécificité.


Les mécréants s’emploient toujours à refuser leur passé, leur devenir historique au nom d’une proximité avec tel engouement momentané, tel vitalisme, telle scientificité, telle poésie ou telle idée glorieuse de soi, etc. La vérité est que la philosophie et l’épopée occidentale (disons pour raccourcir) sont bel et bien engagées absolument dans le vrai et qu’aucune de ses parties ne peut être annuler ou oublier.
Sauf que le vrai ne va pas se délivrer comme contenu, ni ne reconduira pas notre être en une plénitude quelconque, mais dépouillera tout ce que nous sommes jusqu’à l’os. Jusqu’à ce qui compte et vaut.
Aucune plénitude donc sinon celle qui est déjà là et qui sépare et distingue, mais répare et renouvelle, en son ordre propre cependant : ce qui veut dire autrement qu’on ne l’attend ou le comprend pour le moment ; la vérité serait donc que nous sommes de fait dans la source même de ce qui est. Il n’est rien à désirer puisque tout est là. Sauf que l’on ignore encore ce qui est Là.
Il n’est pas de Sens (heideggérien par exemple) qui puisse nous délivrer, et il n’est pas de sens universalisé, de concept (hégélien) ou de vérité comme contenu, qui puisse rompre la forme ici même et maintenant de notre être. Il est parfaitement et exactement ce qu’il doit être (qui est équivalent à ce qu’il peut être, même si puisque nous le vivons nous éprouvons la distance du pouvoir au devoir être ; cette distance fait elle-même partie du jeu).


Autrement dit, abandonnant qu’il y ait un Sens quasi magique, et nous reportant vers le sens de totalité effectivement réalisée (concept hégélien ou objectivité « naturaliste » forcément puisque la scientificité constate le monde donné), il faut admettre qu’elle n’est pas, cette totalité, et qu’il n’est pas de plénitude ou de bonheur ou d’absolu qui réaliserait tout ; puisque tout est déjà réalisé.
Sauf donc que tout cela est réalisé comme nous ne nous y attendions pas, pas du tout.
Non pas abandonnant la totalité du concept ou l’unité du sens, mais ayant épuisé et l’un et l’autre, il en est quelques uns qui prédisposent à concevoir ou entrapercevoir la source indivise de tout ce qui est ; Bergson voit bien qu’il est un déversement intégral de tout en une fois, Nietzsche catapulte le un dans la folle et gratuite puissance, ce qui veut dire en sa potentialité, son possible non épuisé, celui qui se re-crée à chaque fois et autant de fois qu’il est demandé, Plotin conçoit au terme de la philosophie de l’universel grec que le un est dans la déflagration de tout et qu’il multiplie, insensé, les unités partout où il se trame.
La source se déverse et ne tarit pas puisqu’elle est tout ce qui est, fut, sera ; en une fois.

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