Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

Publié depuis GP

23 Juin 2013, 13:03pm

Publié par pascal doyelle

Voir les commentaires

Le corps et l'oeuvre d'art et d'ailleurs

23 Juin 2013, 13:01pm

Publié par zwardoz

Il est clair qu’alors le corps n’est plus le corps tel que là, synthèse passive qui reçoit et unifie en ses petites finalités (celles d’un moi grosso modo, ou de cette part du moi qui le claque sur le donné, qui croit en sa naturalité, en sa vérité ou liberté immédiate, le moi du libéralisme ou du communisme qui se définit génériquement). Le corps devient par la conscience première ontologique, existentielle en s’engageant dans la possibilité même. 

 

L’illustration et une des réalisations, des « rendre-réel » du corps de conscience est littéralement l’œuvre. L’œuvre, l’esthétique est la formulation la plus proche et la plus précise et la plus concrète qui soit de l’être-corps. C’est en une œuvre que le corps se sait (au moins) et se connait (peut-être parfois au plus haut). 

L’œuvre n’est évidemment de l’ordre de ces objets de consommation qui se digèrent aisément. Ce ne sont pas des objets adaptés aux mois et qui lui renvoie sa facilité. L’œuvre est difficile et sa difficulté tient de fait à sa dimension intensément réflexive ; elle réfléchit et ça n’est donc pas sans réflexion de cette conscience qui l’approche que l’œuvre apparait, nait, se crée, s’invente dans le regard. 

C’est en cela que le corps-même, le corps ontologique (lorsque la conscience est le corps et le corps la conscience), n’est pas du tout la simplicité d’être-là, naturellement et immédiatement, et ne conforte pas qu’il y ait un « moi ». Mais appelle qu’il y ait (en tout moi) un sujet. 

Le moi ne désire au fond que ceci ; absorber sans effort ce qui est. Que cela s’entasse dans le corps mou, que le donné conforte son identité telle qu’acceptée et végétative. Et ceci bien que moi par ailleurs soit aussi lui-même réflexivité et difficulté, mais cela l’autre part veut l’ignorer et se simplifier la vie. Il croit résoudre son équation dans l’étalement et au devant de soi sans se réfléchir ou dans une manière amoindrie de la réflexion. 

 

Mais notre être est toujours (y compris le moi lui-même) réflexif et ardu, retors et complexe. 

L’œuvre est ce qui permet d’envisager une réflexivité ardue et complexe mais telle que donnée « là » comme objet absolu ; l’œuvre contient en elle-même les plus hautes et étendues réflexibilités possibles en tel et tel registre ; l’œuvre de perception ou de langage, de comportement ou d’imagination, etc, porte ce que l’on nommait autrefois l’esprit. Mais l’esprit ramenait l’œuvre à une universalité (que l’œuvre contient effectivement mais pas seulement).

La réalité est que l’œuvre contient des consciences entières ; ouvrir une œuvre est remodeler la totalité (impossible à circonscrire) de notre être-corps en un monde. Elle n’est pas complexe, comme étant possiblement exposable en éléments mais plate et extérieure ; elle contient réellement tout la conscience possible d’un état d’être. Et donc aucune œuvre ne peut être résolue ; si elle contient toute la conscience possible de toutes les consciences prises en tel état d’être, elle est un horizon indéfini qui renvoie le plus loin possible, cad indéfiniment. 

 

Prétendre au relativisme de tout est une absurdité profondément idéologique ; elle consiste à nier que tout moi (puisqu’en notre état nous sommes selon le règne, légitime mais de cela limitatif, d’un moi personnel, comme acquis irrévocable de l’humanisation) soit un sujet. Que donc tout moi a accès aux extases. 

En remplacement de quoi, on lui équivaut des immédiatetés ; au lieu des extases (l'universel, dieu et descartes, puis l'extase ontologique existentielle) on monopolise les désirs, les plaisirs et l’hédonisme, la naturalité apolitique et non existentielle, le donné d’un vécu comme horizon manipulable, la psychologie de bazar et l’économisme aveugle et sans intelligence, et à fond une « destination », une mise en destinée passive, qui accepte unilatéralement l’état des choses et des êtres et du monde en tant qu’absence d’horizon ; le seul horizon est celui d’un monde donné « là » dont le « la » n’est pas réfléchi et de laquelle apparence on peut manipuler comme l’on veut…

Or l’œuvre simule le plus intégralement et profondément possible l’être-là du corps-conscience ; en uen œuvre la conscience se déplace en se percevant. Le corps est une surface et non un état donné ; aussi comme surface le corps s’agite, se meut, navigue, se glisse, son ombre l’inquiète, son image le déroute, ses gestes dansent, son oreille n’en est plus une mais est développements et linéarités compliquée, le corps habite l’architecture ou déplace la statuaire. C’est en tant qu’intensément vivant, agissant et existant que l’œuvre est le corps rendu à sa vraie dimension. 

Voir les commentaires

Publié depuis GP

22 Juin 2013, 13:57pm

Publié par pascal doyelle

Voir les commentaires

Le devenir antérieur de Ce qui est

22 Juin 2013, 13:56pm

Publié par zwardoz

Il existe donc trois extases occidentales ; l’universel, la dernière conscience, la première conscience. 

Soit donc ; la raison, dieu et Descartes. 

Ce sont des réels ; autrement dit leur pensée, leur théorie ne les épuisent pas. Ils résistent et existent en soi.

Ce sont des précisions ; ils précisent ce qui est dans le langage (l’universalité et la raison), dans la conscience même (dieu qui comprend tous les manas et les absolus), dans l’être de l’homme (la conscience en tant qu’être-là structurel).

 

Des contenus privilégiés aux principes structurels 

Durant l’occidentalisation du monde humain, (qui évidemment absorbe tous les mondes humains particuliers) il y eut une progression basculant et abandonnant que la vérité, la réalité et notre être soient de l’ordre du « contenu » de conscience. En avançant la vérité, la conscience (qui inclut toutes les consciences ; toutes les consciences une par une, ou toute cette conscience çi qui se déprend de toutes ses consciences prises dans le donné et le vécu ; dieu est l’être conscience de toutes les consciences, l’esprit, et l’unicité de la multiplicité que chacun vit), et enfin la conscience ici même comme être ontologique. 

Et ceci quels que soient les contenus ; la vérité, la liberté et l’être de l’homme sont des principes qui ouvrent sur tous les contenus. Ceci réalisant la réflexivité qui dépassant le langage par l’universalité, le vécu par la conscience que l’on en a, notre être par sa structure (en quoi donc notre être cesse de se laisser faire par lui-même ; est conscience de la conscience, et comme tel réalise effectivement la conscience, pour laquelle il ne convient pas de penser qu’elle puisse simplement exister et dérouler son être, il faut absolument qu’elle soit conscience de la conscience). 


L’orientation des trois extases : la réflexivité

Délivrant chacun de son monde particulier (celui d’un groupe quelconque ou celui d’une personne quelconque), la réflexivité est la loi intégrale qui ouvre ou ferme tout ce qui est (pour-nous, et n’existe pour-nous que ce qui est manifesté, exprimé ; la réflexivité s’exprime également en ces synthèses de mondes particuliers ou de personnalités données là, mais il est clair qu’en tant que réflexive, elle ne pouvait pas demeurer en son état « naturel » ; les trois extases sont les trois manières de prendre conscience de soi de la réflexivité). 


Devenir dans le monde de la réflexivité 

Ceci produit des contenus ; il n’est pas lieu de séparer le devenir structurel réflexif (prendre conscience de) et la réalité. Le devenir conscience est la dé-couverte des réalités ; en-dessous de tous les mondes particuliers, les cultures, existe un monde donné « là » unique. En-dessous de toutes les consciences engagées dans tel contenu, de sens, de personnalisation, de collectifs, existe un être-structure livré là, tel quel, nu et sans rien. 


La matérialité

Mais pareillement que les mondes humain particuliers aboutissent au monde unique de matérialités hyper organisée, pluriellement déterminée, bref une matérialité profondément intelligente et créative, de même la libération des illusions construites aboutit à l’être de conscience comme corps immédiatement là et opérant. 

La réalité est donc non-ordre et ordres, étale et complexe, difficile et devenante, comme la conscience est immédiatement réflexive et basculant constamment n’importe quel donné vers sa réalisation ; les tribus réalisent, rendent réelle la magie, qui est déjà une opération intense sur le donné. Le moi est en sa personnalité le travail sur un donné, non accepté tel quel, et profondément remodelé toujours par la conscience qu’elle en a ; aucune personnalité n’est un être-là ou un état. 

 

Le Sens antérieur de ce qui est

De toutes les modifications qui affectent un corps ou un groupe, il est nécessaire de signaler la tendance ; l’orientation ; la conscience n’agit pas en connaissant son programme, elle est ce programme, en tant que structure et forme. Elle reprend donc constamment les divers états du monde ou du moi, tels que donnés « là » ; et œuvre, travaille, recompose et joue de tous les détours afin de rétablir l’orientation structurelle indépendante.

Il n’est donc pas de « sens » puisque le sens est ce qui est ; le déploiement dans ce-qui-est de l’être-source des modifications. L’ensemble des déterminations humaines suit la courbe de la structure. Il n’est pas d’ordre au sens où rien n’est déterminé absolument et le sens n’est pas final (comme si il pouvait être contenu dans les préalables), mais le sens est à la source : comme déploiement de la matérialité et comme structure de conscience. 

Voir les commentaires

Publié depuis GP

15 Juin 2013, 14:51pm

Publié par pascal doyelle

Voir les commentaires

La conscience est le corps, le corps est la conscience

15 Juin 2013, 14:48pm

Publié par zwardoz

La conscience frise l’inconscience ; étant formelle elle obtempère de deux écarts énormes. 

Etant formelle elle prend la place de l’autre. Et étant formelle elle est emplie de tout ce qui vient. 


Sans doute le conscient, ce qui manifestement exprimé (et exprimé par, pour et selon l’autre, puisqu’il faut avant tout être compris, indépendamment de ce que l’on veut ou voudrait dire) est-il ce qui organise ; le système de références dans la communication mais aussi le langage lui-même dans sa syntaxe mentale et enfin le fait même de parler ordonne ce qui est dit. 

Mais la conscience est ce qui virevolte, papillonne, absorbe tout et n’importe quoi ; ce qui est retenu et ordonné revient sans doute au langage sus nommé, cependant la conscience ne cesse de se nourrir d’affections, de perceptions, de signes, de vécus, de désirs et des choses même comme des objets ; elle ne se limite pas au conscient même si celui-ci est « ce qui est organisé en-soi ». 


L'insatisfaite

Il est bien clair alors que la conscience qui varie intensément constamment, de ce qui arrive, ne peut pas se contenter de la formulation consciente si restreinte ; comme elle navigue en tous sens, et en tous les sens physiologiquement parlant également, elle doit acquérir une fluidité, une facilité, et donc doit signifier elle-même et par elle-même ; ce qui veut dire en comparaison de l’ordonnance du conscient (parlé avec et par les autres), qu’elle doit signifier tout et n’importe quoi. Elle doit élaborer sa propre fluidité, son propre devenir, de fait hors du conscient, hors de l’exprimable entre soi. 

Chacun est donc immergé dans l’océan du donné. Chaque conscience entre en vibrations diverses et variées et évidemment le corps est cet instrument vibratoire. Le corps puisque ce qui assume intégralement la totalité des informations, ce qui existe sans qu’il soit parlé, hors du morcellement, qui est en somme le substrat qui permet qu’il y ait retour-sur et donc qui rend possible qu’il y ait conscience, est un corps. 


La question qui se pose, pour toute conscience, est : quel est l’intérêt réel du corps et donc de quel corps s’agit-il ? 

Le paroxysme existentiel est la crise ontologique complète qui réintègre étrangement notre être ici et le corps (ou la chose externe « là ») se formule comme extase ontologique. 

Mais il est également d’autres expositions intégrales ; c’est ce corps là qui est exposé en son unité réelle première lorsqu’il se lance esthétiquement : un objet esthétique met en jeu la toute présence du corps en son utilisation maximale, cad intense. 


Le corps du moi

Il apparait que la poussée interne (et donc structurelle) du corps ne le rend pas semblable au corps du moi (et donc déterminé) ; dans un moi-même le corps est lié. Il est lié en ceci que chacun se connait comme moi ; cette identité. 

En un moi le corps n’est pas dégagé : il est pris dans le filet de la dénomination. Il ne débute pas de zéro, mais est-déjà une identité : c’est que, vide, la conscience ne peut pas inventer les réponses aux questions non posées et qu’elle sera donc les réponses des questions posées  … mais comme elle ne se fie pas seulement aux énoncés explicites, conscients, elle papillonne multiplement alentour ; ce ne sont pas les questions nommément posées qu’elle retient, mais le par-en-dessous des énoncés ; tout énoncé est colporté par des myriades de demi, pseudo, imaginaires intentionnalités, celles qui ébauchent des réalités, des signes, des aperçus indistincts. Or l’indistinct permet ceci ; qu’il laisse courir les signes, qu’ils sont ou deviennent indécidables, non figés, qu’ils retournent vers l’intention à demi réalisés, irréalisés. 


L'intensité

Ce qui se joue c’est la qualité et la quantité de présence du corps intègre dans la perception ; la finalité idéale étant de canaliser suffisamment de la plus haute distinction et des plus larges indistinctions ; soit donc l’intensité perçue, vécue, ressentie, amenée au corps-même. 

Voir les commentaires

Freud et Lacan

13 Juin 2013, 18:37pm

Publié par zwardoz

La différence entre le système de Freud et celui de Lacan 

Freud part du et revient au moi, plus ou moins embarrassé ou englouti dans un inconscient. 

Lacan définit un conscient et le moi habitant plus ou moins ce conscient, immergés (l’un et l’autre donc) dans le sujet inconscient.

Moi/ inconscient  ou conscient (contenant le moi) /sujet inconscient.

 

 

Lacan. Si le sujet véritable est inconscient, le moi est rejeté comme pseudo sujet. Pseudo sujet qui existe de fait et doit être soigné, mais qui n’est pas l’unité du divers qu’il présentait encore pour Freud.

 

Le conscient comme limite distincte

Le moi existe via les énumérations conscientes ; lequel conscient est un ensemble d’énoncés clairs et distincts en apparence, mais qui se tient des autres ; on exprime consciemment pour et par les autres, de telle sorte qu’ils comprennent, et donc en oubliant son être propre, et le conscient est alors discontinu : or le moi qui nait des accroches du conscient (qui appartient à l’énonciation-pour les autres, l’autre (tel autre précis réel ou imaginé ou tout autre) ou encore l’Autre (tel qu’il énonce magistralement), est en partie cerné par le conscient et enroulé dans le sujet inconscient, et désire une fluidité que le conscient ne peut lui fournir . 

 

La fluidité requise

De sorte que né du conscient le moi est, approfondi et indistinguable, par et dans le sujet inconscient ; le moi y baigne et le conscient lui est, de ce point de vue, en partie insupportable. C’est que le moi ne peut pas uniquement se définir du conscient, duquel en fait il dépend sans que son unité psychologique soit réellement dotée d’unité, (ce sera seulement une unité imaginaire). Puisque le moi, hors conscient, il lui faut prendre en charge le corps, les affections, les possibles, bref un monde, un donné et un vécu complets. 

 

L'immersion

C’est que le moi est dans la fluidité recherchée (qui permet de lier les informations sans trop s’y prendre la tête, ça doit être une dynamique régulée, aplanie), mais le conscient est dans la division et le discontinu (qui est énoncé mot à mot pour l’autre), et que la synthèse des deux est image démultipliée qui s’enroule dans les mots mais aussi dans le corps et les gestes du corps ; le conscient est donc le seul repère mais extrêmement limité. Ça fuite de partout. Le moi s’y raccroche tout comme il s’est constitué par le conscient. 

 

Matric de l'illusion

Comme il n’est d’unité reconnue que le sujet inconscient, que le moi continue de croire que la réalité est la solidité promise par et selon le conscient ou cette part du moi qui en relève, que rien ne prend en charge le corps et le donné-vécu-monde (plus même les idéologies, ou anciennement les religions, les mythologies, ni même encore la littérature et les récits, d’où la soif inextinguible de la représentation mass médiatique, alors que celle-ci ne remplit que moyennement ce rôle ; puisque ces représentations sont bien plus des présentations, des images et non des liaisons de récit, d’articulations, de syntaxes organisées par idées et non par images), 

alors l’unité est déléguée à la fluide intentionnalité immédiate qui mêle perceptions et corps, mots et idées, au point que le sujet inconscient prend l’articulation de son opposé ; la pure conscience fonctionnelle, la forme qui migre constamment vers le réel. 

 

Le glissement actif

Le sujet inconscient est ce qui voit autrement et ailleurs, il se planque dans la conscience (vide et sans rien) puisque cette conscience formelle est en plus du conscient ; la conscience active (et non celle idéalisée) est variations indéfinies, ne tenant pas plus au conscient qu’aux affections, à l’imagination qu’au corps, mais girouettant et vagabondant. Se glisse dans ses milliers d’interstices/seconde, un tel sujet inconscient. 

Voir les commentaires

Avec ou sans avenir ?

12 Juin 2013, 20:56pm

Publié par zwardoz

Ce-qui-est est parfait, est le principe extrême e la philosophie, puisque tout ce qui est doit est compris et compris en ses éléments actuels, présents ici et maintenant. 

La question est donc ; en quelle manière la réalité est-elle parfaite ? 

Il est évidement que cela ne se réfère pas à une idée ou une attente qui serait nôtre a priori ; on ne trouve pas dans le monde, le vécu, un Ordre tel qu’il y ait Sens si immédiat et qui correspondrait à notre idéal, notre désir, notre volonté, etc. 


Il faut donc admettre que le monde dans son non-ordre, ou son absence de sens visible, est lui-même, tel quel, parfaitement ce qu’il peut et doit être. En effet si le parfait est, le devoir-être est identique au pouvoir-être ; c’est par exemple uniquement par défaut que l’on s’impose une moralité à laquelle on doit s’astreindre ; si nous concevions ce qui peut être au mieux, c’est uniquement ce qui est possible qui serait désiré ou décidé, étant entendu qu’alors le possible tel que pensé, désiré, deviendrait de par notre concept adéquat, uniquement et simplement la meilleure possibilité. 

Or le réel est parfait ; et si il est un non-ordre, dans le monde, il faut donc pousser plus loin et dire que ce que l’on a décidé, désiré, ce que l’on désirera, ce qui est en cours d’intention, tout cela est, y compris les erreurs et les fautes, les égarements et les hasards, absolument d’une perfection incompréhensible actuellement. 


Le curieux est de penser qu’alors on succomberait à une sorte de nécessité qui commanderait notre liberté. Mais c’est en tant que librement on décidera ou que l’on a décidé, ou que l’on décide là actuellement. Et précisément que ceci est la perfection même ; autrement dit la perfection est telle qu’elle inclut de fait le libre comme tel. Ce qui porte en somme la dite perfection à la puissance 10 ou 10 000 ; personne n’a dit que ce serait simple à comprendre. 

Si l’on peut dire que le libre est inclus dans la perfection de ce-qui-est, cela manifeste l’intégrale innocence, disait-il, de ce qui est ; sauf que cela parait inhumain, insensé, non compréhensible. Il serait étonnant que de but en blanc nous puissions comprendre tout ce qui est. 

Or pourtant nous le comprenons en ceci que certains d’être libres (que l’on nomme ainsi le mana ou Zeus ou la conscience cartésienne), nous agissons comme tels. Personne ne pense qu’il est intégralement déterminé par les révélés neurobiologistes, par l’inconscient freudien ou par les physiologies diverses ou les sociopathologies de toute sorte. Tout cela est l’ensemble des discours seconds : qui sont mis en œuvre librement et extérieurement et souvent par d’autres extérieurs à la conscience de chacun, tendant à l’assujettir. 


Seconds mais non pas secondaires ; tous ces discours extérieurs sont vrais ; il existe, on le sait, chacun le sait, des quantités astronomiques de causalités, des inconscients et des physiologies. 

Le problème est que la conscience de toute manière ne joue pas sur le même plan ; elle survient en plus et compte tenu de toutes les causalités ; elle tissera par-dessus les causalités, son propre diagramme, et les entrainera. La preuve en est qu’elle a déjà commencé de répertorier ces causes extérieures en des discours spécifiques ; dont elle se donne le spectacle. 


Autrement dit, c’est de cette manière-là ; une des finalités de notre être de conscience est d’exposer intégralement tout ce qui est, de le placer, là, devant ses yeux. 

De même que la conscience est située au bord du monde (de tous les mondes) sans rien connaitre, et n’existant que d’un savoir ignorant (elle est la structure qu’elle est, son information est sa forme) de même elle va exposer la totalité de ce qui est, puisqu’elle seule est acte qui réoriente ce qui est. Elle est le gouffre ouvert au cœur des réalités. 

Il n’est pas dit que ce que nous nommons l’être humain en soit capable. « Conscience » cela s’existe apparemment en soi, comme structure universelle (au travers de tous les mondes), mais il se peut que notre physiologie ou les décisions qui furent prises ou telle faiblesse congénitale ou tel manque intellectif, ne nous permettent pas d’assumer cet être. 

Voir les commentaires

L'être-libre à la racine du possible, en acte

8 Juin 2013, 14:16pm

Publié par zwardoz

Dire que la finalité réelle de toute conscience est l’être-libre, ça n’est pas proposer que ce soit le vide de cette forme ; elle n’existe nulle part et ne peut être rencontrée. Elle se sait mais ce savoir ne connait pas, elle est seule à obtenir ce savoir, cela signifie qu’elle est seule à animer son ignorance ; il n’est aucun discours extérieur qui puisse prendre sa place et tout discours, théorie, sciences ou connaissance (à distinguer du savoir donc qui est interne à la structure formelle de conscience) sont seconds ; on ne propose jamais de définir l’autre qu’en le réduisant.

 

L’auto appartenance du réel à lui-même

Il est donc pour chacun un savoir interne qui n’appartient à rien, et qui est le sol même de l’historicité ; c’est là que les choses et les êtres deviennent ; tout discours ou théorie sont secondes cad apparaissent non pas uniquement qu’elles sont vraies (adéquates à leurs objets à tel moment), mais parce que tout discours ou théorie (ou politique ou éthique ou esthétique ou donc idéel du connaitre) sont-déjà inclus dans la perspective unique de « chaque conscience qui est ».

En cela Nietzsche avait subtilement raison ; qui parle et pour « quoi » ?

Si il est un sol unique (l’horizon de toutes les consciences et cela se nomme monde Externe, universel intégral ; qui n’a pas de figuration, de formulation, qui sont toutes secondes, et que seul un être vivant sait puisqu’il y Est), alors chaque conscience est cet accès que rien ne remplace en aucune manière et en aucun sens. Par exemple ; l’historicité (d’un collectif, d’une individualité) surprend ; elle produit à partir de son savoir plus qu’immédiat, instantané de l’horizon unique de la nouveauté.


Le principe renvoie à la réalité première horizontale ; Etat et démocratie

De même si l’on veut la justice (dont l’origine est la réflexivité de l’universalité, et l’acculturation de la dernière conscience possible ; toutes les consciences s’existent vers une seule, dieu), il ne sert à rien de vouloir la justice « en elle-même », ça n’a aucune réalité. Justice, comme vérité, comme liberté sont des êtres formels, issus intégralement de l’être de conscience, et, principes, ils s’appliquent ; le stationnement historique dans la formulation qu’est l’Etat (depuis 2 siècles) est en cela faux et erroné et même mensonger. Il est clair que la formulation Etat est une dissimulation ; les groupes, assujettis aux langages, sans dépassement, l’occupent. Or malgré tout la forme Etat est encore valide et résiste ; parce que structurellement elle Est.

Autrement dit supprimer radicalement la forme universelle Etat, anéantit une quantité de possibles, que même les groupes n’y ont pas intérêt, bien que dans leur aveuglement ils peuvent ignorer cette structuralité même de l’humanisation.


Le libre-moi et le libre-sujet

Dire donc que le libre est la finalité de chaque conscience, c’est comprendre que le libre n’est pas un réfèrent d’être-là inerte et pauvre. Si je place dans le libre le devenir corps-moi, alors la société humaient en cet état de choses, suffit amplement… et de fait elle réalise intégralement son programme ; la réalité suit absolument ses inclinaisons. Mais si on propose que le libre est la réalisation du sujet en chaque conscience, alors la programmation est celle de la réflexivité et d’abord la récupération de tous les devenirs de structure ; universalité et dernière conscience possible chrétienne. Puis vient ensuite qu’il s’agit là d’une conscience première.

La conscience première dépasse intensément les devenirs universels et de consciences prises et déprises, mais les conservent tout autant ; c’est de la même réflexivité dont il est question ; l’être-libre se « déduit » de l’universel grec et de la conscience dernière possible chrétienne.


Le retour du même vécu mais vers la perfection pure

Lorsque l’on use du principe du libre, on travaille immédiatement le donné que l’on est ; et c’est de toute manière ce qui va se passer, ce qui arrive en tout ici même de tout un-chacun. La réflexion sur ce qui arrive de toute manière, permet ceci ; de récupérer intégralement ce que l’on est. ce que l’on est déjà. Cela ne s’applique pas abstraitement (qui n’a aucune réalité), mais se pose instamment comme ; ce que je deviens.

L’adjonction de la conscience que l’on prend de la conscience en un sens ne change rien ; en un autre cela augmente singulièrement qu’il se passe quelque chose et que ce quelque chose peut se vouloir . la logique interne de cela revient à ceci ; ce qui est, est parfait, mais est-il admissible que le parfait ne puisse plus devenir ? Il est clair que la perfection est d’autant plus parfaite qu’elle peut s’augmenter d’autant et mais de devenir plus, et encore de devenir-autre.


 

Comprenons en ceci que l’on passe d’une pensée qui définit un objet parfait, (auquel cas on peut difficilement lui adjoindre quoi que ce soit) à un sujet parfait ; auquel cas son être n’est pas statique, mais dynamiquement existant. Et même si il est un sujet parfait, non seulement il peut devenir, mais de plus il est justement « cela même qui devient ». 

Voir les commentaires

Les choses sont-elles libres ?!

8 Juin 2013, 11:45am

Publié par zwardoz

Il n’est pas dans les choses elles-mêmes de déterminisme à proprement parler ; le déterminisme n’opère qu’à l’intérieur d’un système clos de références ; lorsque les éléments d’un ensemble forment l’horizon lui-même de cet espace. 

Or les choses elles-mêmes, les réelles, sont placées dans l’horizon global lequel n’a aucune référence sinon lui-même ; indéfini. 

Aussi les choses sont-elles contraintes de devenir, mais cela en leurs natures mêmes ; elles sont en interaction continue en et par cet horizon, en lequel il survient de fait quantité de rencontres. 

Il n’existe donc pas un Ordre qui placerait et déplacerait chaque réalité ; il est un sol donné neutre et qui ne s’oppose pas aux devenirs incessants ; une ordonnance qui contraindrait toutes les rencontres possibles est-elle envisageable ? le fondement, la fondation, la base du donné tel que « là » est donc le désordre puisque l’ordre de tel ensemble réel (la vie par ex qui est incrustée dans l’inorganique, qui est installé dans la physique des atomes, qui est etc) est limité et même alors encore soumis à cette seule contrainte d’un horizon réel (qu’aucun discours, théorie forcément close et limitative, ne peut réduire). 

L’horizon global qui n’est pas copiable, est donc unique, fait office de devenir et n’étant pas soumis à un Ordre, il devient ce qu’il peut. 

Quant aux systèmes sociologiques ou scientistes ou objectivistes, ils partent de leur connaissance infuse (on est supposé connaitre tous les éléments d’un donné et on en conclut au déterminisme complet) sans expliquer de quelque manière que ce soit comment il se fait qu’il y ait du nouveau qui surgisse. Ce qui est absurde à moins de supposer qu’il est un ordre immanent à tout le donné-monde, qui contient en prémices ce qui adviendra nécessairement ensuite et à la fin ; la vie apparait parce que contenue déjà dans l’inorganique. Comme l’objectivisme rassemble TOUS les éléments en une fois, et que ceux-ci apparaissent au fur et à mesure du devenir, il faudrait admettre que tous les éléments existaient d’une manière ou l’autre antérieurement. 

La supposition inverse veut que les choses existent mais non pas les lois ; les lois sont à partir et dans les choses. De plus une chose n’est pas « en soi », elle est elle-même l’ensemble des relations qu’elle instaure, qu’elle est dans le donné-monde ; retirer toutes les relations qu’une chose tient avec son milieu, la chose disparait ; elle est donc à tel moment-point la concrétisation de ce point là. 

Elle n’est donc pas à subir le donné, elle est la reprise du donné en son être propre. Elle est entièrement cette reprise ; autrement dit la chose bouillonne. Ce qui est encore plus vrai des êtres vivants. De sorte que ça n’est plus de se demander ; comment les choses savent-elles ce qu’elles doivent faire ? Comment ce vivant sait comme il doit agir ? 

Puisque chaque chose est déjà en elle-même cette communication entre elle-même et le milieu ; elle ne se pose pas la question et sa progression, ses modifications ne sont pas ajoutées par au-dessus, puisqu’elle est ces actions et réactions intelligentes. De même de s’autoproduire ; en un sens rien en s’autoproduit, tout est amené à soi via le milieu qui contraint, mais si une chose n’est rien d’autre que ces « contraintes », celles-ci n’en sont plus, mais forment cela même qu’est cette chose dans son détail d’existence. 

Autrement dit les lois existent ; mais ces lois ne sont extérieures aux choses que d’un point de vue tout à fait extérieur lui-même. En réalité les lois se forment des choses elles-mêmes, qui n’ont pas d’autre « essence » que d’exister et d tisser leur essence dans leur milieu, et sur l’horizon global. 

Qu’il y ait des lois ou des statistiques ne signifie pas que celles-ci soient en plus et autres que les choses ou les êtres ; mais que lois et statistiques sont découpées sur les réalités ; regrouper un tas de cailloux, il est toujours possible d’en tirer une statistique ; que tous les êtres de la même sorte « obéissent » à telle loi, est évident ; puisque cette loi manifeste leur essence qui n’est elle-même rien d’autre que son devenir dans un milieu. La loi extérieure est déjà incluse dans leurs essences.

Voir les commentaires