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instants philosophie

Le réel engendré

26 Janvier 2026, 12:14pm

Publié par pascal doyelle

On rappellera que l'économie, les idéologies ou/et la "science économique" (qui ne prend même pas en compte les impacts sur la nature, sur l'énergie qui est gratuite, personne ne créant de "l'énergie", ou impact sur les sociétés humaines, etc), l'économie donc est l'idéologie du corps.

En quoi notre être, notre être donné, repose sur cette articulation ; non pas l'intellect ou la conscience ou ni même sur l'intention, mais sur la pulsion. L'expression du corps, c'est la pulsion. Il donne ainsi dans et par le monde.

La pulsion est cette unité du corps (totalement biologique) qui bien en dessous de toutes les organisations (mentales ou sociétales ou économiques ou politiques) , commandite, oriente, suscite, influe sur tous les champs de signes, de comportements, de désirs ou d'imaginaires, bref influe sur tout.

Exceptionnellement modulable, il se glisse en tout et contourne toutes les résistances.

(Et peut-être toutes les architectures intentionnelles)

Il n'est donc pas étonnant que sans aucune visibilité, en aveugle, nous nous condamnons et le monde avec nous à une dégradation irrémédiable et probablement maintenant inévitable de tout ce qui existe autour de nous.

Puisque la pulsion, elle, ne prévoit rien, ne réfléchit pas, ne sait pas s'ordonner au-delà d'un cercle très restreint, et jamais la pulsion, jamais, ne permet à une collectivité de se coordonner, coordonner je répète, cad échanger et s'organiser, afin d'éviter sa disparition.

La pulsion consomme, dévore, mange, absorbe, consume. et ainsi de suite. 

Il ne s’agit pas de la pulsion animale, vivante, seulement ; il s’agit de la pulsion telle que transformée et tissée dans les réseaux de signifiants ; qu’ils se garantissent comme réseaux (cad qu’ils aient à maintenir une cohérence, en propre, selon le groupe ou selon la réalité) leur confère une indépendance, relative ; mais tôt ou tard la cohérence est absorbée par son sous-réseau pulsionnel. 

Et ce qui se trame, ce qui trame donc le corps lui-même, le corps vivant, et tout aussi bien le champ intentionnel des signifiants (et des signes, la pub ou le cinéma ou les objets industriels, etc, tout ce qui peut faire office de signe) ce qui trame par en cet en-dessous c’est la pulsion satisfaite ; la pulsion qui mêlée aux signifiants s’hallucine comme jouissance, complétude, fusion. 

Et donc confusion. 

Parce que si les signifiants et qui plus est la signifiants élaborés, distinguent (et ordonnent et organisent et coordonnent), la pulsion fusionne, étouffe, enfouit. Sa résolution est absorbée en et par le corps ou, en ce cas, par ce corps fantasmé, par ce fantasme de confusion (puisqu’en réalité le corps ne se confond jamais avec son objet, image, affect ; c’est en ceci que les données de la réalité essaient de se fondre dans l’unité corporelle, puisque les signifiants eux imposent des distances, des séparations, des divisions, sauf pour le Graal par exemple (ou tout autre unité du même type) mais le Graal recule au fur et à mesure des avancées ; de même que le christ s’en est allé, ou que la révolution n’est jamais complète, intégrale, sauf dans le totalitarisme qui va contraindre le réel, et l'annihiler. 

Elle enfouit dans le corps, dans le pulsionnel qui se pseudo-satisfait et qui recourt à l’imagination pour croire en cette satisfaction, (d’autres utiliseront des substances afin de terminer la fusion, au propre comme au figuré) ; puisque la pulsion emmêlée dans les signifiants ne trouvera jamais de réalisation ; elle hallucine sa complétude et elle hallucine sa pseudo réalisation. Ce faisant elle détricote le, les champs de signifiants. 

Chacun est en lui-même et par lui-même un champ de signifiants, mais chacun peut et va adjoindre quantité de champs ; la différence entre un champ (phénoménologique donc) et une “essence” (que ce soit l’essence humaine ou l’identité personnelle comme si elle était une essence, une identité) c’est que le champ est structurellement modulable ; il tient à l'apparaître (composé de signes et de perceptions) et ceci indique que la nature de la réalité réside dans l'apparaître. 

On étend donc la perméabilité, la modulation de l’esprit à la réalité, ; si il n’existe pas d'ordre préalable, alors c’est l’apparition qui à la fois exprime et concrétise la réalité ; la réalité ne déployant pas un ordre préalable, s’invente (et ce qui est organisé dure, dure dans le temps et permet que d’autres réalisations s’ajoutent sur sa base) ;  il n’est pas d’essence en soi ; aussi existe le devenir (qui sert à cette fin ; que s’élabore une réalité et en vérité des réalités, des réalisations diverses. 

L’abeille est une activité d’abeille, et non pas une idée ou essence d’abeille qui précéderait, l’idée ou l’essence viennent ensuite, dans notre représentation ; la réalité est une réalisation qui se concrétise et qui ne peut pas s’éprouver ailleurs et autrement que dans son agissement ; ou dit autrement, l’universel est l’universalisation qu'installe la pensée mais en plus du monde ; l’universel est vrai, du coté de la description du monde, mais l’universel est vrai également du côté de l’universalisation créée, engendrée par l’activité de penser ; ainsi les mathématiques se déploient plus loin que leur “illustration” dans le donné perçu ou expérimenté ; puisque les maths se produisent du rapport qu’est le nombre (un est cette unité sur elle-même, et donc peut être brodée sous cette cohérence). 

Si l’on veut il est probable que si dieu existe (chacun voit) il “pense” autrement que mathématiquement ou les mathématiques ne sont qu’une fraction de sa “pensée”. 

Et ceci, encore une fois, puisque l’on ignorait qu’il puisse exister, ne serait-ce que comme hypothétique, un dieu un tout-autre unique et universel absolument formel (puisqu'il n’existe que comme Intention, ce qui veut dire “rien” ou “tout le possible”). Pareillement pour le sujet, chrétien ou cartésien, ou la révolution, inouïe, jamais entendue avant son événement.

Les articulations du réel (hors la réalité, hors le donné, le vécu ou les sociétés ou groupes humains) se créent et engendrent, étant de pur possible, tout ce qui suivra. 

Inversement la confusion du pulsionnel et du signifiant, et ce essentiellement dans un “objet”, un objet produit donc industriellement, qui s’offre selon cette essence et cette essence en tant qu’elle est créée par un esprit (et non pas donnée là comme réalité, comme activité, comme non essence) et encore un objet qui est pris pour une chose ; il est la Chose monstrueuse qui dévore le désir (qui le suscite et le suscite en raison de la rivalité ; il est désirable de sa magie propre (que lui confère l’individu, dans son hallucination) mais aussi parce que désirable puisque désiré par les autres consciences, ce qui intègre une hiérarchie, de fait. 

Et ainsi tout ceci se donne dans et par le monde (et non de et pour un sujet, qui, en lui-même, se re-tient de la réalité, puisqu’il attend, espère se tenir dans le réel et non la réalité). Et donné là dans la réalité, il est clair qu’il est éminemment saisissable par et via le corps, le vivant ; c’est vraiment une prononciation, pour ainsi dire, adéquate à cette expérimenté même. Tandis que le signifiant se retient toujours d’être ; une œuvre, esthétique, poétique, une religion ou un système, donnent à voir d’en-haut et ne veulent pas être dans et comme monde, sauf si se dégradant en idéologies. 

La révolution ne s’est pas réalisée comme monde humain, comme essence(s) humaine(s) ; les œuvres préalables indiquaient la réalisation mais sans l’investir ; et le système des libertés consiste précisément à laisser celles-ci se débrouiller, pour ainsi dire, avec le donné, le vécu, le vivant, le corps, les besoins et les désirs, les rivalités et les égalités, etc. Puisque tout cela ne peut pas se “prévoir” mais doit être agissant. 

Personne n’avait “pré-vu” le déploiement des “mois” après les années cinquante vers les années soixante (et suivantes) ; c’est l'ensemble de tout le monde-des-mois qui s’est développé historiquement et existe une historicité afin que s’invente, que se crée ces réalisations. 

De même que les universalisations (idéelles, esthétiques, poétiques, mathématiques, conceptuelles des sciences, etc) continuent le monde, le donné (qui s’est inventé de et par ses agissements en propre, il ne s’est pas “pensé” avant d’être), pareillement l’humanisation, la personnalisation n’existaient pas, avant. Avant qu’ils se veuillent, s’inventent, se créent ; il s’agit alors des sociétés humaines ou des sujets comme de créations de nouveaux Réels. St Augustin pré-voyait la cité terrestre et la cité de dieu ; dès le début tout est en place mais prend toute une historicité pour s’écrire et donc s’inscrire dans les corps, dans les affects, dans les relations humaines (via l’amour et la société courtoisie par ex et exemplairement), dans les imaginaires et les rêves.

Et tout ceci qui n’existait pas, nulle part, jamais, est venu au jour, au point de s’imposer si évidemment, qui ne l’est pas du tout, qui est de l’ordre de l’exceptionnel, ce qui veut dire du possible (qui se crée).

 

 

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Prolongement infini du monde

15 Janvier 2026, 13:39pm

Publié par pascal doyelle

Le Possible décrit le principe même et exclusif du réel ; tout ce qui est possible est réel. Le néant existe autant que l’être, le néant n’offrant aucune résistance à l’être. 

Remarquons que “tout” le possible n’est pas forcément réel, mais statistiquement le possible est devenu, devient, deviendra réel ; la raison en est que ça n’est pas un ordre qui devient comme possible, mais c’est le possible qui conduit à tel ou tel ordre, relatif, localisé? D'une part. Et d’autre part si le possible est le réel, c’est pour la raison, encore, que le possible renvoie, redonne, confère à ce qui est son devenir en propre ; ou donc, la réalité est ce qui se tisse elle-même, elle est due à sa propre activité ; sinon il n’existerait pas des choses et des êtres, mais une sorte d’ordre transcendant (situé on ne sait où , sans devenir, etc) ; c’est donc afin que cette réalité devienne selon sa propre potentialité qu’il existe un réel possible. 

Aucun ordre ne précède ou ne supervise une “réalité” ; aussi le programme de dieu ou la structure du réel (comme possible brut dans les deux cas) tient de ce que cette réalité est en et par sa propre activité ; 

Ce qui se double par le possible comme principe et finalité du réel ; soit donc ce que “veut” le réel c’est le plus grand possible possible. Ce qui pose la question de la nature du “grand possible” possible ; ou donc raison du possible comme finalité ; ce qui promet le plus grand possible se tient du réel. Il est ainsi une finalité interne ou inclue dans l’idée du réel comme tel, comme possible. 

On est alors transporté extrêmement loin de la notion de l’être, et de sa statique ou plénitude ou complétude habituelle. Ce qui revient à dire que le réel est non pas la perfection mais la perfectibilité ; soit la capacité de devenir encore plus ; encore plus “grand” (au sens supposé ci-dessus ; on ignore ce que la grandeur, l’ampleur du possible). 

On identifie ce que l'on nomme habituellement dieu comme la structure sujet la plus adéquate (et la seule, à notre connaissance) adéquate au réel comme Possible. la structure sujet est celle qui ne peut pas se conduire de son effet, de son résultat mais de la cause sans cesse renouvelée ; c’est alors qu’il faut saisir que ce ne sont jamais les initialisations ou les résultats qui valent mais le mouvement de l’un vers l’autre et, donc, de l’autre vers l’un ; ce qui désigne la structure sujet elle-même ; elle contient en sa formation non pas seulement la temporalité, mais le devenir ; le devenir qui est, alors, la logique même du réel ; il y a un réel afin qu’il soit plus grand que lui-même. Ce qui paraît évident. 

Dès lors, chaque liberté, chaque conscience, s’impose comme la limite extrême de cet activisme qu’est le réel. Bien éloigné de l’être statique et figé, il existe un réel sous la forme d’un activisme et toutes les choses et tous les êtres naissent de et par leur activité en propre (il n’existe pas de chose ou d’être qui ne soient pas en mouvement et produits de ce mouvement). 

dit autrement, la réalité “invente” (ou produit de son agissement même) des êtres qui sont à eux-mêmes leur propre rapport ; et ce rapport est formel, ce qui veut dire vide ; ainsi tout ce qui est, est déterminé, mais il existe une détermination qui outrepasse sa propre limitation, ce qui désigne la “conscience” ; la conscience est formelle et sans contenu comme telle (selon donc cette formalité, qui ne se rencontre jamais, puisque toute conscience est déterminée mais précisément il s’agit de passer outre ; ce qui rend possible le langage ; le caractère formel de la conscience rend possible que le signe soit indéfiniment substituable ; cette substitution permet lde défilement indéfinie des signifiants ; du moins lorsque les signifiants seront “libérés” et non plus tenus dans et par un groupe qui veut à toute prix préserver le trésor de son unité, son langage, et implique de tout transmettre le plus exactement possible (cycliquement donc et en et par une distribution sacré/profane). 

Lorsque le le signifiant se libère, cela veut dire que la porte est ouverte à l’interprétation (celui de la torah par ex, et ensuite plus encore par le christique et l’inscription européenne ou occidentale ; chacun devenant son devenir, pour ainsi dire, et ceci est rendu possible par autodésignation ; “dieu” ou “l’être est, le non être n’est pas”, ou “le christ” ou le “je pense”, la “déclaration des droits de l’homme et du citoyen”, sont tenus pour cadre structurel, plus grand (cad infini) que les contenus (la nation pointe toutes les nations, le corps adresse tous les corps et un par un, le je signifie tous les mois (et les sujets) qui viendront, la société qui se décide envoie vers tous et chacun, etc). 

La question en ce cas (dans le cas d’un athéisme et d’un rationalisme, si tant est que l’on puisse appliquer cette qualification moyennant une distorsion) est la distribution du signifiant ; au lieu d’une logique communautaire, qui table sur l’unité du groupe (qui ne peut pas se perdre de vue, sous peine de disparaître, de ne pas survivre, d’écroulement de son monde-parlé-perçu-échangé etc), on aboutit à une individualisation de signifiants ; puisqu’alors l’unité de l’ordre n’est plus “substantiel”, relatif à une essence très détaillée (les mayas ne sont pas les incas, etc, chaque monde est non communicable et ne peut jamais se remettre en question sinon sur de longue période et peut-être même ne le peut sans se désagréger), mais l’unité est relative à un ordre méta. 

Méta veut dire structurel ; et qui consiste en la signifiance. La signifiance c’est l’auto désignation de cela qui exprime, de cela qui énonce, de cela qui parle ; dieu, la pensée, le sujet, la révolution ; ce par quoi, les quelques signes par lesquels est placé et déplacé dans le discours, la parole, la représentation, le relationnel humain ; de sorte que l’organisation du réel est signifiée comme structurelle ; par dessus les contenus ; par dessus les contenus existe encore un réel ; et c’est ce réel qui parle, qui représente, qui pense, qui connait (etc) ; cela veut dire qu’il peut développer un autre niveau, un autre niveau de rapports ; lesquels n’étaient absolument pas perceptibles précédemment ; dieu, l’intentionnel unique et formel et tout autre que toutes les déterminations (soit donc la nation et l’historicité ou le temps) ; le réseau intentionnel à l’usage de chacun, la pensée (soit le monde donné là, l’être, et l’articulation rationnelle qui explicite les rapports, soit les idées et les systèmes) ; le sujet selon et par autrui, christique, le sujet selon et par lui-même, cartésien (l’aperception de soi et d’autrui, comme rapport irréductible que ne peut couvrir aucun groupe humain ou aucune vérité abstraite, folie et scandale pour les grecs et les juifs); la société humaine telle que décidée là au-devant, et non plus reçue. 

Ce sont les contenants et qui plus est qui développeront de nouveaux contenus (la nation et l’historicité selon dieu ; le monde donné là et universel selon la pensée ; le sujet relationnel et le sujet en rapport à soi ; la mise en forme de l’humanisation puis de la personnalisation. 

Il y eut donc quantité d’acquisitions, suite aux découvertes/créations structurelles ; par lesquelles non seulement la réalité est exposée, mais surtout par lesquelles les réels effectivement nouveaux engendre non seulement des rapports, mais des possibilités de rapports ; ce qui est le sens même du possible comme structure du réel. Ces relations, ces rapports nouveaux sont créés ; ils étaient inimaginables avant qu’ils surviennent ; étant entendu que leur origine divine, révélée, soit donc se tenant de l’autre bout, invisible, du rapport, est remise à chacun, selon sa croyance. Et donc les acquisitions déterminées qui paraissent essentielles, sont en fait secondes (effets), par rapport au développement de la structure elle-même ; ce qui est répété à l'envie constamment ; ce que l’on vit, éprouve, désire, prévoit, projette c’est dieu, c’est la pensée universelle (le savoir et les sciences), le sujet et autrui, le sujet et lui-même (lui-même comme un autre, qui “assiste au spectacle de son esprit”, de son intentionnalité et de son intention, qui s’éprouve au sens précis), et c’est enfin l’idéal même de la société humaine humanisée et ensuite personnalisée ; par exemple comme dit Hegel on désire le désir de l’autre (ou on désire les objets désirés par autrui, version industrialisée, et le spectacle se donne comme distribution du désir, envahissant toute la perception et en tant que perception, ce qui veut dire que l’industrialisation investit la perception même). 

Inversement l'œuvre, par ex, ne réside pas dans le tableau ou la symphonie, mais dans celui qui les perçoit et est obligé de modifier sa construction même, de remodeler, de recréer. de même celui qui pense, pense pour lui-même et doit se hisser en l’objectivité (l’universel opérant comme décentrant la conscience qui s’acquiert alors en tant que rapport, ainsi dans les maths les nombres sont en tant que rapports et ne sont que cela, en quoi donc la vraie nature de la “conscience” c’est cet effort, cette capacité même, alors même qu’elle tend spontanément à se croire tel un moi, un désir, une perception, selon une identité ; 

la conscience de Pierre n’appartient pas à Pierre, c’est Pierre qui appartient à cette “conscience”, son intention lovée dans cette identité et qui se cherche, tout à fait singulièrement ; tellement singulière qu’ici la conscience ne se définit pas selon une détermination, mais comme un arc de tension qui se crée tout au long de cette existence ; c’est absolument parlant cette unité d'existence qui crée l'ensemble des champs que l’on essaie de porter, de créer en soi-même, champs tout à fait autres et complexes et dont l’unité est plurielle mais assurée ; cette assurance est précisément la qualité la plus désirable qui se puisse ; et c’est ce qui est recherché depuis le début ; depuis St Augustin, Montaigne, Descartes, Nietzsche, Sartre, Lacan, le sujet cherche le chemin de son unité ; comme il emplit cette unité de tel ou tel contenu, il se déçoit constamment ou succombe à la désunité, à la mort de soi, ou à l’inversion de soi, tel Nietzsche. 

Or pourtant Descartes est bel et bien sur la piste ; le je est formel (la “pensée” imagine, ressent, perçoit et pense, soit donc notre être n’est pas la “pensée” abstraite). 

Restait donc à comprendre de quelle sorte de formalité il s’agit ; ce qui veut dire ; quelle est la nature du réel ? qu’est-ce qui fait que cette conscience de soi se réfère à un “soi” qui ne peut pas s’immerger dans le monde, le donné, le vécu, le corps, le vivant ? Qu’est-ce que la nature distinctive du je ? En quoi ce je est-il à ce point modifiable ou modulable qu’il peut appréhender tant et peut-être toute détermination (soit donc il est hors de la détermination) et modulable en ce qu’il appréhende dieu, la pensée universelle (le savoir, les sciences, les maths), l’attention à autrui ou l’inquiétude quant à lui-même (il existe ainsi distinctement de “lui-même”... qu’est-ce que cet être qui n’est pas ce qu’il est ? Sur quoi et par quoi prend-il appui ? si il n’est pas (ce qu’il est), alors de quelle sorte est son “être” (qui de ce fait n’est pas un être, cad n’est pas déterminé ni détermination) ? 

Comment peut-il se moduler à ce point que non seulement il se rend capable de dieu, de la raison, de la science ou des mathématiques, ou selon autrui ou lui-même tout en ne l’étant pas, mais qu’alors il est capable d'inventer, de créer, de recevoir activement toutes les possibilités ? Puisqu’il n’est précisément qu’activité réelle, il n’acquiert rien passivement, il les active ou les prend sur lui-même, il les fait siens ; et comme il n’a aucune idée, ou aucune mathématique ou aucune intuition naturelle de dieu ou de la pensée ou du sujet, c’est qu’en effet on ne comprend dieu, la pensée, le sujet ou le réel que si on active les rapports qu’ils présentent, et ces rapports n’existent qu’en tant qu’actifs ; c’est en ceci que dieu, le sujet, la pensée, le réel impliquent les sujets ; parce qu’il ne s’agit nullement d’imprimer un contenu dans la cervelle, mais d’en prendre la forme ; soit donc de se substituer à l’unité agissante dont le monde, le donné, le vécu et les champs intentionnels sont les effets. 

Remarque ; si notre être est “rapport”, alors il n’est pas d’essence (mais des champs phénoménologiques), et dès lors modifier le champ de perception c’est modifier notre être qui n’est pas un être mais joue et sait jouer de l’apparence, de l’apparence et non de l’essence (parce qu’alors tout serait non modifiable et figé),

de l’apparescence de la réalité afin d'augmenter non seulement cette réalité mais encore plus le réel, la structure qu’est le réel. Le réel n’est pas autrement que ce champ de perception, qui n’est pas là pour rien, ni pour exprimer une essence ou un ordre (serait-il mathématique)

et dit autrement le champ des apparences (soit le champ de perception) est absolument fondamental ; c’est lui qui avance (de même que l’adn se transforme par et pour et vers la perception), c’est la perception qui avance ; la pensée des “essences” (ou des mathématiques dans un autre registre) est seconde et est de fait utilisée afin que plus encore on puisse percevoir (et non pas comme “synthèse” abstraite de la phénoménalité mais comme structure seule agissante) ; afin que l’on puisse encore plus percevoir ou plus véritablement encore afin que l’on puisse plus ressentir, éprouver.

Ce qui veut dire que la finalité ou l’effet réel du champ intentionnel ce sera ce corps. Ce qui introduit à l’étrangeté du corps (ceci est mon corps) et constitue une pièce essentielle qui permet de percevoir le monde, le donné, la réalité comme étant seulement une partie du réel.

 

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Sartre, et après

5 Janvier 2026, 23:36pm

Publié par pascal doyelle

Sartre interprète le moi tel Bardamu de Voyage au bout de la nuit ; l’individu immergé et dépouillé par l’humanisme idéaliste (petit bourgeois ou bourgeois) universel du 19éme et début du 20ème. Il n’a pas éprouvé l’apogée du moi, florissante et exubérant, celui des années 50 et 60, et suivantes, ni même de ce fait le personnage houellebecquien dépressif, sorte de Bardamu seconde manière, parcouru de soubresauts et tiraillé en tous sens absent du monde des mois, Sartre (et la “gauche” de ce temps là) ne peut interpréter selon le marxisme ou le maoïsme les “événements”, mais ne peut pas comprendre que c’est tout autre chose qui se joue, et même se développe et qui se déploiera durant les décennies qui suivront ; à mille lieues de l’universalité. 

Sauf celle-ci ; les mass et puis micro médiatisations (internet en ce dernier cas). Comme canaux de diffusion les médiations fonctionnent comme seule universalisation valide (outre l’argent qui est l’équivalent universel de tout). Sauf que les dites médiations ne sont pas vraiment des médiatisations ; médiatisation par laquelle seule les perceptions et les affects et les pulsions s’intègrent dans un champ intentionnel (sinon, sans ces signifiants, tout incline vers le bas, vers la désintégration). 

L'individualité doit ainsi stabiliser le champ intentionnel dans lequel viennent défiler de plus en plus d’objets, d’images d’objets et de désirs qui s’agrippent au pulsionnel (ce qui prend à revers le dit champ, pour ainsi dire et le rend malheureux excessivement d’une indiscernable souffrance, ou d’une angoisse insituable).

Mais cependant véritablement ancrée sur sa propre estimation, sa considération de soi-même ; que celle-ci ne dérive pas en narcissisme (Freud) ou se s'aliène pas en ses objets ou imaginaires (Lacan, pour qui la psychanalyse est uen éthique et aboutit à une éthique, côté analysant). Et cette propre estime telle qu’elle se-sait, et selon son intuition propre ; chacun en effet fait l’expérience de sa liberté, ce qui veut dire de sa capacité à organiser des rapports ; ce que tout moi opère continuellement, quotidiennement (l’activité du moi est le pendant de l’activité techno-économique, et sont toutes deux phagocytées par l’activité intermédiaire de la finance, de l’investissement, qui finit par investir … dans l’investissement lui-même, pyramide de ponzi). 

Évidemment chacun peut tenir ou se tenir selon une architecture ; religion, philosophie, passion, etc. Mais la question est celle du lien humain ; soit donc d’un projet, ou encore d’une intention élaborée ou d’une architecture du champ intentionnel lui-même tel que partagé ou au final coordonné. 

Le problème est que la révolution a installé le système des libertés, qui ne peut être dépassé (dit autrement tout devenir structurel devrait se dérouler dans et à partir des libertés elles-mêmes, et non d’une vérité toute extérieure), et qu’ainsi il est impossible de le dépasser ; ce qui jette une confusion irrémédiable ; à croire qu’alors le tri, le choix s’effectue pour chacun selon sa destinée ; d’aucuns réaliseront selon la lumière, d’aucuns selon les ténèbres. C’est comme ça. 

La perception en temps réel de tous les autres mois, toutes les autres sociétés éventuellement, bien qu’évidemment la dimension du moi s’est propagée sur toute la planète. et constitue elle-même, cette dimension, l’acculturation généralisée totale ; celle qui ne laisse plus rien en dehors mais contient tout le possible (au sens où les communautés humaines, immédiates, puis les sociétés humaines humanisées, décidées consciemment, puis enfin la société des mois isolés, conduit les rapports toujours au plus précis, au plus près, au plus sensible ; soit donc une profusion de rapports constamment nouveaux).

On est décidément bien passé dans une autre logique à partir des années 50. 

Ce qu’attendra Lacan en recevant sur son divan les mois en difficulté, en difficulté de leur propre richesse, qui les angoisse : cette toute réalisation de soi, ou ce possible ininterrompu (sérié par la production industrielle mais schématique et qui réclame quantité d’images, publicitaire, pour se manifester, pour apparaître) est profondément absurde, parce que déliée, déliée de tous les signifiants, qui ne forment plus un texte ou des textes mais apparaissent et disparaissent au gré. Et donc n’importe comment.  

étant entendu que ces images s’accordent à ce qui tient dessous l’absence, dessous l’absence de texte (de signifiants), à savoir le corps, le corps pulsionnel ; sans le texte des signifiants la seule linéarité, organisation (si l’on peut dire) qui unifie, c’est ce vivant qui vagit, qui pleurote constamment, qui réclame et qui ne sait pas quoi ; puisque le corps ne peut pas se subvenir ; seul le signifiant, cad la mise en ordre, la mise en forme du champ intentionnel, permet d’aménager la réalité dans le réel, et sinon, sinon le réel se dissout dans l’irréel, dans la réalité dispatchée. 

Si Sartre ne peut pas percevoir le devenir individuel, du sujet comme sujet, c’est que dès le début il hésite sur le champ du sujet ; en vérité il n’y a pas de sujet pour Sartre, pour lui cela équivaudrait à un idéalisme ; il ne conçoit pas que le “sujet” soit autre et autre chose qu’un moi, qui est, pour lui, une synthèse active ou passive d’une multiplicité (par ex constituée par autrui ou en révolte) ; c’est que Sartre pense la réalité selon et dans l’extériorité (Lacan trouvera une unité “intérieure” mais qui est elle-même vouée à l’extériorité, une entité extérieure, l'inconscient, les pulsions, le corps vivant, etc et pour Sartre le monde donné là, ensoi, autrui, l’historicité, la matérialité, le groupe en série ou en fusion en pratico-inerte, ou celui idéal de l’humanisme, marxiste).; il ne suppose pas même une subjectivité, cad en somme un corps vivant dont l’unité, de vivant, assure l’unité et irréfragable ; mais seulement un champ intentionnel, oui, mais en tant qu’il comprend ce champ comme uniquement universel ou universalisant (et qui attendrait donc historiquement la révélation du marxisme, comme vérité définitive (de où ?) ou comme réalisation historique (le communisme). 

Or donc si le champ intentionnel est universel, il n’est pas, plus singulier ; on tient ici que le dit champ est absolument singulier et que même l’universel se déduit du singulier et non pas l’inverse ; il y a l’universel parce que l’universel est un tissu de rapports, et le sujet singulier est le rapport singulier lui-même. 

Et on en comprendra l'importance si l’on illustre par ; les mathématiques sont des rapports (le “un” est le rapport à soi de toute unité), et c’est parce que le sujet est initialement un et est “un rapport” qu’il rend possible les mathématiques ; et pareillement pour tout le reste ; il y a langage, cad signifiants, parce que sujet est le rapport substituable indéfiniment (puisque ce rapport du sujet est absolument formel, cad absolument singulier) et qu’il se meut de l’un à l’autre signifiant ; et tout autant parce que ce sujet, qui n’est pas tenu lui-même (puisqu'il est le rapport originel) par quelque contenu, ce sujet donc peut rapporter tout signifiant à l’horizon réel, par excellence le monde donné là ; pareillement le sujet conçoit qu’il existe un “réel”, puisqu’il peut, en tant que sujet, cad rapport, que ce rapport se désigne lui-même ou se non-désigne (le rapport n’est pas tenu à son auto affirmation, puisqu’en tant que rapport il est tout à fait non-affirmation, il est déjà et initialement hétérogène ; il se génère du dehors, de l’exister ; il est intimement, ou donc extimement, issu de l’altérité brute ( dieu par ex, ou la décentralisation de la pensée universelle ou du nombre, de l’objectivité des sciences ou de la constitutionnalité de l’Etat, ou de la poésie en elle-même, ou plus communément du tomber-amoureux, qui se perçoit du point autre, et ce je est “perdu” lorsque ce point de vue ne se voit plus, c’est sa conscience, son rapport qui est échappé).

Il est donc une altérité interne au rapport ; laquelle altérité n’est pas intérieure (mais interne) mais externe et qui ne peut pas se confondre avec une extériorité ; cette extériorité est seulement une version, une représentation du champ, laquelle représentation peut être plus ou moins vraie (dans la réalité ou l’expression) ; cet interne de la conscience veut dire qu’il, ce champ, sera tout à fait exprimé, et donc logé, positionné sur la surface interne, qui est interne mais néanmoins surface et donc exposé ; de toute façon toute réalité est “exposée”, il n’y a pas de réalité dont l’unité serait cachée ou repliée ; il se trouve que la nature, la réalité, ou dieu ont inventé ce système, ce mini système, qui dans son re-pli (la conscience, le rapport) utilise la détermination pour passer au-dessus, par-delà la détermination ; ainsi tout est déterminé (il n’y a rien qui ne soit pas déterminé, sauf l’arc de conscience qui n’est pas de la détermination (ni matérielle ni idéelle), mais formel (et on a conçu de cela que le présent était lui-même une semblable forme, que la forme de al réalité est le présent ou le Bord du monde donné ou de la réalité).

Ou donc ce rapport qui n’est ni matériel ni idéel, existe évidement pour-lui-même ; soit donc comme rapport ; le rapport existe pour lui-même, il se-sait (expérience absolue de Descartes ou telle que Descartes l’exprime, la manifeste pour tous et une fois pour toute, et qui sait si incroyablement que la “pensée” est un dispositif ; pensée, image, imaginaire, affect, etc, et non pas seulement la “pensée”, qui théologiquement se confondait avec celle de dieu, alors que décisivement il impose que la volonté (cad l’intention formulée en terme actuel) est “le sceau de dieu en nous” ; ce qui fondamentalement décide de l’advenue de l’ontologie effectivement réelle ; celle qui existe ici même et comme telle elle ex-siste ; et elle est indépassable ; de ce que la constitutionnalité offerte, créée par la révolution est la société humaine des sujets ; il n’est aucune vérité qui, universellement, peut s’imposer aux sujets et donc pas le marxisme ; puisque l’universel, seul réel, c’est l’universalité que sont les sujets, ou encore que les sujets ex-sistent et auxquels on ne peut pas s’imposer, ils décident d’eux-mêmes de la vérité, de la vérité comme expression (continuité, certes, mais tout autant sinon plus continuation de la réalité et du réel) ; si les sujets sont “rapport” on ne peut pas se substituer à eux ; autrui est un rapport qui ne peut pas être rompu et nulle part n’est une vérité qui soit plus grande, plus applicable que ce rapport ; ou dit autrement il est formel, une forme, et donc c’est cette structure même qui est en contact avec la réalité (donnée là et déterminée) et avec le réel (le dit positionnement du “réel”). 

Sans doute existe-t-il de l’aliénation, mais cela ne veut pas dire que celle-ci nous bouche la vue d’une humanité ou d’une société humaine ou d’un potentiel bonheur inaccompli ; il s’agit juste d’une acculturation, normative forcément et non pas essentiellement nocive ; mais accomplissante ; difficile pour Sartre de s’en rendre compte au seuil des années 50-60 (il était âgé et chacun dépend de son époque). 

Si on valide la constitutionnalité de la société d’abord comme humaniste et universelle, puis comme personnaliste et enfin comme “égotiste”, alors il devient impossible d’opposer à la réalité acquise, historiquement, un paradis sur terre idéal ; ce sens de la réalisation est celle du moi et non pas une unification idéale universelle (dont relève le marxisme lorsque le rationalisme se prenait pour l’horizon et comme brillant avenir de l’espèce humaine). Idéal universel dont chacun voit bien l’inacceptable anti-individualisme ; réduction du désir (libéral) au besoin (communiste) et donc inopérant, non efficace, non libérateur, sans entreprises (économiques, et donc sans société civile, le peuple est le Parti) mais aussi sans projet, ce qui fit souffrir Sartre dans sa tentative insoluble de résoudre le marxisme dans l’existentialisme.

 

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Antériorité de la forme sur le monde

27 Décembre 2025, 12:36pm

Publié par pascal doyelle

 

Le moi et l'humanisme prétendent reposer sur et uniquement de par eux-même. Or ce “lui-même” à savoir son essence c’est ce qui relèverait de la raison, soit de l’analyse déterminée et déterminante ; comme si cela qui se prête comme une et formelle pouvait naitre ou être causée dans et par le monde ; pour le “rationalisme” ou ce qui entend relever de cette perspective, rien ne peut exister hors du monde ; pour eux cela conviendrait à une surnature. 

Mais on dit ici que l’on ne peut pas nier la destination ou la causation “hors du monde” ; sans pour cela que l’on abonde ipso facto sur une surnature (au final on laisse le choix à chacun, mais on n’admet pas que l’on puisse se passer du caractère purement formel de notre être (qui n’est plus un être et ne relève plus d’une essence dès lors) d’une part et ce de manière absolue, et secondement on admet d’autre part que la réalité est elle-même assujettie à une structure, à nouveau, en quoi on reconnait le présent ; comme constituant le seul “bord”  de la réalité qui se puisse repérer et cartographier ; ces deux points permettant de penser, de situer, de positionner le “réel” à tout le moins et de définir et détenir une telle dimension (qui est peut-être dimensionnelle, cad qui se continue pour le dire au-delà du seul monde ou univers donné là, mais en ceci on laisse donc chacun en provisionner ou non l’hypothèse sur son propre compte, et enfin, encore plus clairement, on laisse chacun aborder le Bord de la réalité (du monde, du corps, du donné) en tant qu’il est le “divin” ou ouvre sur l’hypothèse de dieu. qu’alors on se permet d’identifier comme le dieu un unique universel, puisque l’on ne perd pas de vue le principe d’explication (qui vaut d’explicitation, qui permet, donc, de déplier ou même de dévoiler “ce qui existe” en tant que cela ex-siste, sous le principe donc du Possible, et en tant que le sujet, la structure-sujet seule autorise d’affirmer l’unité et la logique de l’exister, qu’il soit alors divin ou structurel, dimensionnel). 

En clair, on peut croire que la structure, du réel, est d’origine et de révélation divine, que dieu, le sujet un unique et universel existe. Ou on peut admettre seulement que l’arc, l’activité, l’acte en tant qu’agissement est ce réel en tant que le présent déroule, de par sa forme, toute la réalité et que la conscience est cette nouvelle forme qui ouvre plus encore la possibilité. Et si on admet seulement et que l’on ne croit pas, alors tout ce présent et cette réalité et des consciences issues de, tout cela est destiné à la disparition totale.

Si on n'admet pas l'exister d'une forme du monde (du donné, du corps) alors on ne parvient pas à produire une explication (qui vaille explicitation et donc qui permette la perception du réel) de ce qui est ; de ce qui est en tant que cela existe ; on perd le mouvement qui emplit tout l'espace et tout le temps.

Ces précautions prises ne sont pas des précautions, mais positionnent la compréhension adéquate de la réalité (telle à tout le moins qu’on la saisit ici) ; hors de laquelle compréhension on serait enfermé dans les notions d’infini, de substance, d’être, métaphysiques ou encore plus exogène de réalité donnée ou de force ou d’énergie, qui valent bien en physique, sans doute, mais en physique on est astreint à son objet et non pas à l’élaboration, prétendue en tous cas, d’une compréhension ; en somme que ces points soient absolument vrais (on ignore comment on ne serait certain) ou qu’ils parviennent (surtout) à nous donner une vision, un vue plus exigeante et plus réelle de “cela qui existe”, et sortant des seules idées (qui privilégient une intellection interne à la pensée, comme horizon) vers ces concepts qui désignent non des réalités (qui seraient déterminées) mais des réels ; soit donc l’arc de conscience ou le champ intentionnel, et d’autre part le présent, comme cinquième dimension ou Bord de tout ce qui est. 

Cette désignation de réels, qui outrepassent les infinis et autres substantialistes, indique des structures ; leur caractère formel permet d’abord d’en développer l’architecture, mais aussi en une manière difficile et portant supposée effective, ici, d’agir dans et par la structure de ce qui est, soit donc d’agir dans la forme de toutes les réalités, d’agir dans et sur la forme qui prélude à toutes les réalités ; pour exemple on remarquera que le dieu un unique universel non seulement abolit les dieux et les mythologies (foisonnantes sans doute mais imaginaires) et toute la multiplicité par une simplicité de pure nouveauté (qui ne s’était qu’à peine imaginée auparavant, mais qui devient si évidente en sa propre suite), mais qui exprime réellement “ce qui agit”, à savoir une Intention purement formelle comme telle qui produit, crée tout le reste ; le monde, l’humain, les corps. Pareillement la pensée et l’universelle intentionalisation de tout ce qui est, aboutit à quantité de systèmes mais aussi de systèmes qui se transmettent de l’un des sujet à l’autre (et non plus d’un système-langage-monde reçu tel quel par tous) ; de sorte que chacun est desserti d’une part part et d’autre part sont supposés sur l’échiquier face à face l’individu et le monde (le monde universel donné là en deçà de tous les autres mondes humains divers et variés, puisque celui-ci est Le Monde, universel et donc valorisant le savoir et la connaissance, or on ne comprend que si soi, en personne, on comprend, personnellement). 

De même le christique choisissant de privilégier autrui afin qu’alors chacun, chaque soi-même soit certain d’être accueilli par autrui ; si autrui n’est pas au principe-même, aucun sujet n’osera paraître. 

On saisit dès lors que toute mise en forme, indéterminée, du réel implique toujours de fondamentaux bouleversements dans la réalité ; dans le donné, dans le monde, en cette communauté humaine qui devient une société, en et par autrui vers chaque sujet tel qu’en lui-même. 

Cela signifie que le formel est exprimé par le positionnement ; le positionnement dans mais aussi - sur - le réel ; puisque le réel est une surface et est une surface parce qu’il exprime (et donc ne confond pas ni ne désire la fusion ou la confusion ou l’indistinct, et pour cela, encore, la détermination de la réalité, du monde, des choses et des êtres c’est précisément cette distinctivité continuelle et si incroyablement gigantesque, le distinct rend possible le possible, ou la composition, et tôt ou tard est destinée, comme on sait, à la décomposition, sauf peut-être le formel, l’indéterminé). Si la position permet de distinguer, alors l'historicité (qui permet de sortir de l’éternité ou du non temps cyclique des communautés humaines du profane et du sacré, et donc l’historicité qui se tient et se maintient du divin, qui existe séparément du monde et donc permet de tenir face à soi le temps comme ligne du possible, du possible qui se déploie, hors du cyclique), si la position permet de distinguer, c’est que le sujet, lui, est fermement la position qu’il existe, soit donc celle qu’il, lui, le sujet, peut exprimer ; seul le sujet peut exprimer sa propre position (il dit “je suis”, et il le dit une fois dans l’historicité, une fois pour toutes, étant formel, on ne pourrait que le re-dire, re-dire le même, ce qui ne servirait à rien). et c’est parce qu’il est, qu’il existe formellement qu’il peut signifier le positionnement ; il est sujet, ce qui signifie rapport et donc rapport non sous tel ou tel aspect (déterminé) mais en lui-même, rapport, donc, du rapport ; il est le rapport qui se-sait (et qui n’a pas besoin de se connaître, d’une connaissance déterminée, pour se-savoir, le se-savoir est un signe, cad le rapport exprimé et éprouvé, éprouvé par lui-même, par qui d’autre ?) étant un rapport il est à la fois ici et là-bas ; le tomber-amoureux c’est s’inscrire tout à coup dans l’autre regard, point de vue, et lorsque cela s’effondre, on perd tout, puisque l’on doit récupérer le point que l’on est soi, que l’on avait abandonné à l’autre. 

Le positionnement ne se comprend pas autrement que par la structure en rapport qu’est une structure ; formelle elle permet de passer d’ici à là-bas. 

Ce qui revient à dire que l’on ne se-sait ou ne conçoit quoi que ce soit qu’à partir de là-bas. 

 

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Invention de l'individualité

14 Décembre 2025, 09:57am

Publié par pascal doyelle

Depuis 20 siècles on a donc inventé le sujet. 

On a vu (cent fois) que la structure sujet est celle-là même qui, seule, assume le réel, en tant que le réel est le possible et qu’évidemment le sujet ; qui est un rapport à (soi) dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même et non quelque identité, ce qui loin de nier sa singularité affirme absolument une singularité absolue, à chaque fois ; en ce que donc, chacun est absolument comme tenu dans et par et peut-être pour le rapport, pour le sujet qu’il existe ; c’est pour cela qu’il existe des langages ; il y a des signifiants puisque le sujet est absolument toujours substituable à lui-même ; le sujet, rapport, est formel ; et manifeste ainsi la transcendance du formel sur toute réalité, au moins humaine ; et formel créant ainsi n'importe quel signe, et assurant la circulation des signifiants ; le sujet est ainsi antérieur à la “raison”, ou à la logique (puisque la logique se déduit du rapport qui forme un avec lui-même, en une unité purement formelle, comme dit ) ; ce qui ne veut pas dire du tout qu’elle soit secondaire ; seconde oui, puisque créée, mais jamais secondaire et négligeable ; c’est le déploiement de cette antériorité à tout (la raison, l’esthétique, la politique, etc) qui est expérimentée depuis 2000 ans et dont l’historicité dresse toutes les créations, inventions, représentations, descriptions, bref tout. 

De même qu'Hegel a mis fin, définitivement, à la métaphysique, en dressant sinon le savoir absolu, du moins la phénoménologie du savoir idéel (et parallèlement la phénoménologie du devenir de la conscience qui se déplie et se replie autour de l’être ou plus exactement autour de l’idée de l’être, autour et par la pensée considérée comme unique horizon exclusif, ce qui est erroné ou à tout le moins partiel) ;

pareillement Sartre et Lacan épuisent, analyse intégralement le sujet tel qu’engagé en et par un moi ;
ce qui n’est évidemment pas la fin, la terminaison du “sujet”, puisque l’on a reconnu le sujet comme la structure même représentant l’activité du réel, en tant que le réel est le possible et que seul un “sujet” est capable de porter, supporter la notion de possible (le sujet n’est pas le même à la fin qu’au début, ou si l’on préfère un “rapport”, ce qu’est un sujet, est à la fois avant et après lui-même, et donc sera susceptible de se transformer ou de transformer, ainsi il existe des langages parce que le signifiant est toujours substituable et peut se remplacer constamment ; 

le sujet est l’absent qui rend possible toutes les présences ; tout cela à tout le moins autant que nous en sachions quelque bout, quelque bout du rapport ; ce qui veut dire que l’on ne peut pas préjuger de ce que “sujet” ou “rapport” signifie totalement ; de même avant le dieu un unique tout-autre, avant la pensée grecque ou avant le sujet christique ou cartésien, et avant la révolution (de liberté et égalité), personne n’en avait l’idée, l’imagination, le projet ; et ces réels s’imposant comme d’eux-mêmes ou venues on ne sait d’où, ces réels ont re-Créé l’historicité (cad en vérité ont rendu possible qu’il y ait historicité). 

On considère, ici, que l’historicité, le devenir se déploient selon l’identique logique ; puisque, si il ne s’agit aps d’une logique métaphysique d’une suite d’idées, la réflexion, la réflexivité, le retour sur ce qui est, ce devenir suit le réel même ; passant d’abord par l’intention pure et dure (le dieu un tout-autre, pure intention qui crée tout le reste et cet être humain “à son image”, qui n’est pas une image mais le miroir ; il n’y a qu’une seule façon d’être “conscience”,  un extraterrestre quelle que soit sa conformité existera en tant que “conscience de”, c’est cela qui existe bien avant l’intellect ou la pensée ou le langage, etc). La pensée grecque tisse les réseaux d’intentionnalisations (les idées) à propos du monde donné là (le même en dessous de tous les mondes humains, et donc ce monde donné là est “l’être”, le “là”, l’ousia, qui est sensée contenir sa raison d’être, et par quoi “la pensée” passe pour être la substance, la consistance du monde). 

Mais pensée de l’être qui ignore l’individualité, et si existe le-monde (unique donné là universel), alors en face de ce monde existe seulement des individus, un par un, un corps par un corps, le “ceci est mon corps”, qui via autrui permet en même temps de relier toutes les consciences individuelles en une fois, bien que conservant potentiellement chaque indivdiualité ; indivdiualité certes marquée au début comme péché ou comme esclavage des ténébres ou comme immédiateté ; puisque le principe de la surveneu des indivualités est évidemment qu’ils se dressent face à eux-mêmes ; enfin d’abord face au christique (comme catégorie nouvelle) ou face au christ (si ‘lon est croyant) ; 

il fallait forcément que ce soit dieu (qui nous le révèle ou qui s’utilise comme signe impératif), puisque le but de l’introduction du rapport (dans la représentation et donc dans l’historicité, créant celle-ci) est l’élévation ; soit donc le rapport qui échappe à tous les rapports (qui livrés à eux-mêmes tendent vers le bas, l'immédiateté ou la détermination et donc la satisfaction mondaine ou facile ou “heureuse”) et ce par et pour, peut-être, un pur signifiant formel (puisqu'il doit adresser le rapport même, sans adressage le signifiant se déroulerait indéfiniment dans l’immédiateté, sans adressage ce qui veut dire sans réflexion ; l’arc de conscience est immédiatement et même instantanément toujours déjà réfléchi, sinon le rapport n’existerait pas, comme rapport)

et élévation mais tout autant qui puisse acter, actualiser chacun comme étant ce rapport (à soi, via autrui ou le christ ou le sujet tel qu’il viendra et commence déjà, St Augustin n’attend pas descartes) et ainsi indépendant ; que serait un rapport dépendant ? 

Il ne serait pas un rapport, il ne s’affecterait pas d’un signe qui “l’auto-désigne” ; par quoi il s’estime plus haut que lui-même ; ce signe indique plus grand que lui-même (le rapport étant structurellement autre que lui-même , et non pas le même qui se cherche, auquel cas c’est une immédiateté, une détermination qui se répéterait, se désirerait, une détermination et donc le contraire du rapport) ; soit sous le regard du christique ou du christ qui lui tend la main, qui l'accueille, lui, en tant que frère ou fils de dieu ; ce qui est quand même inouï, non-entendu, jamais et qui transvalue chacun infiniment ; plus de héros qui vaut de par ses exploits surhumains ou qui prend valeur par la pensée ; ici chacun, de fait, tel quel, vaut déjà toujours infiniment et rien, donc, dans le monde, serait-ce autrui et ses dominations, ne peut équivaloir au regard du divin, au supérieur à la véridicité universelle ; évidemment (puisque dieu est la mesure de l’intention qu’il est, et que la pensée universelle n’existe que liant et déliant selon la rigueur de sa logique, la rigueur de ses rapports, qui ne peuvent pas succomber à l’aléatoire, l’indistinct ou l’arbitraire ; toute conscience est toujours déjà articulée au réel, cad à ce qui existe vraiment, universel ou intentionnel). 

Que le christ ou le christique (au choix, dieu qui intercède ou révélation de la structure du réel) nous tiennent comme sujet, sujets, ou que la raison, la pensée cause en nous ce décentrement hors de l’égo immédiat, ou que la révolution nous impose l’unité de chacun et en même temps la volonté générale (et l’intéret commun à tous), veut dire que la “conscience” vient déjà étendue tout à fait bien au-delà d’elle-même ; la “conscience” est activiste mais tout aussi bien organisatrice ; on reviendra sur l’extension de sa capacité, et comment bien que non apparente l’intentionnalité cible toujours le réel (et sinon l’irréel, soit donc le fantasme ou l’hallucination, l’envahit) ; en quoi, donc, il existe toujours un horizon de tous les horizons (il s'institue par exemple comme date ; la mort du christ, la Renaissance, Descartes, 1789, mai 68, etc).  

Chacun est ainsi envoyé dans le séparé ; dans et par le divin hors du monde, mais tout autant et encore plus hors de sa vie, qui n’est plus livrée aux puissants, à la nature, ni à la mort. c’est toute la finalité. La finalité également d’acquérir un regard-en-plus, qui ne doit rien qu’à lui-même, mais “à lui-même” sous l’auspice de la non dépendance ; et donc ça n’est pas soi qui valide soi-même ; ce qui serait absurde et anéantirait la valeur de cet acquiescement ; aussi est-ce le christique ou le christ, le regard de dieu, mais ayant connu le corps et la limitation, la souffrance et la mort, soit  l’existence ; ou ensuite la raison comme venant en et par soi-même ; il fallait que un, un seul s’accède à lui-même et qu’il le dise ; Descartes (raison pour laquelle il - raconte - son expérience, en son nom propre, puisque dès lors le “sujet” devient la catégorie fondamentale de la philosophie, ou donc de la réflexion, réflection de l’expérience qui s’tend en plus de l’être et du monde et de l’universel penser, ce que confirmeront Kant, Hegel (et les idéalistes), Husserl, Nietzsche et sartre et lacan, entre autres).. 

Bien sûr, quantité savaient très bien que l'individualité se disait elle-même comme “moi-même”. Mais l’énoncer, l’avancer dans le cercle de la représentation et en obtenir toute l’ampleur c’était une tout autre affaire ; une fois dite, c’était énoncé une fois pour toute (d’autres tenteront de re-dire le Même, sous des variantes, mais aucune ne s’établit avec cette transparence et cette facilité et “mine de rien” ; mine de rien, la pensée, grecque, est non pas annulée mais ramenée à sa place ; dorénavant il sera question d’autre chose que de la métaphysique ; on l’a dit il s’agit dès lors de l’ontologie et c’est l’ontologie, ce qui veut dire non pas l’être éternel et comme éternellement pensé, mais l’exister ici et maintenant agissant ; ce que l’on retrouvera comme activisme, de la révolution aux divers sujets, à toute la diversité, la profusion de sujets, de ces rapports qui s’autorisent alors à créer …. des rapports, beaucoup, une quantité incroyable de rapports, de signifiants et de nouveaux signifiants. 

Plus le réel en nous et par nous avance, plus il distingue ; il y a un réel afin que dans l’actualité, l’activisme du présent, “il se distingue” de la nouveauté. Si dieu est (d’une manière qui nous est profondément incompréhensible), l’exister existe, elle devient, et il y a un devenir et donc une réalité (sinon de réalité il n'existerait pas). Le réel, le présent est l’usine de toutes les distinctions possibles. Et ce que l’on nomme “conscience” est ce dispositif qui distingue profusément et distingue non seulement ce qui est, mais distingue le possible. Et de même que chaque monde humain s’invente (en créant son langage, etc), pareillement chacun, à la suite du christique, s’inventera selon la profusion ; si le rapport est bien la structure même du “réel”, alors il peut inventer (presque) indéfiniment (ou plus exactement on ne sait pas jusqu’où le réel peut devenir ; de même que le christique ne sait pas jusqu’où il faut aimer, ou si l’on préfère élever). 

La raison, avec toute l’étendue de ses abstractions, ne suffisait pas bine sûr à l’ampleur des devenirs individuels et du monde et des vies vécues qui s’annonçaient (la “pensée” s’identifiait au final la pensée de dieu, théologique, et clôturait, fermer les  signifiants). Et ainsi c’est toutes les étendues de tous les domaines, éthiques, esthétiques, poétiques et donc philosophiques qui devaient témoigner de cette ampleur. C’est donc toute l’historicité qui s’en est déroulée.

 

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Les images et le miroir

11 Décembre 2025, 11:24am

Publié par pascal doyelle

On ne peut pas posséder l’image ; elle nous fait miroiter sa possession, aussi la publicité mais également le cinéma et la télévision et internet nous appâtent.
Mais on ne possède pas non plus l'objet (représenté par l’image) et encore moins la chose (impénétrable).

On ne possède à proprement parler que la suite, la chaîne des signifiants, puisque les signifiants se comprennent les uns par les autres (un “signifié” est la coagulation de signifiants qui le définissent).

Or les signifiants renvoient à ceci qui crée ou rend possible ou permet d'accéder aux signifiants dans un champ intentionnel ; on ne possède que par et pour la conscience, l’intentionnelle ; or on ne saisit pas l’arc de conscience, on en est saisi.

La philosophie a d'abord crû être en mesure de montrer l'image excellente, l'image archétypique, l'image de toutes les images. Et de la montrer, ou donc de la démontrer (comme on pensait démontrer les mathématiques).
Mais il fallut se rendre à l'évidence, il s'agit en vérité de dévoiler non pas l'image mais le miroir lui-même ;
d'abord en s'affirmant, de but en blanc (Descartes),
et puis comme par substitution, Kant, et en fait déjà dans la supposition que la structure (du sujet) se destinera à un plus grand déploiement de la philosophie.
Structure étendue du miroir que cherchera Hegel selon l'historicité et selon la logique métaphysique.
Mais Descartes, ayant posé le sujet, a déjà outrepassé la métaphysique (soit la théologie et la scolastique, qui rassemblaient la pensée grecque), et par lui nous sommes déjà introduits dans l'ontologie (et non plus la métaphysique) ; l'ontologie de ce qui arrive ici et maintenant.

C'est donc le miroir qui tente de traverser la réalité et nous poursuivons les signes du réel ; la structure du réel, hors monde, hors réalité et images, c'est ce qui perce, par le sujet.
lequel est le signe (mais réel) de la transcendance.
Le réel comme transcendance dans laquelle se développe l'immanence ou les immanences (le monde, les réalités, le déterminé et non la forme du sujet et du présent), et
le réel comme transcendance doit être supposer en ce monde, cette vie vécue, ce corps.

C’est évidemment ici que se cristallise la foi, ou pas. 
Rappelons que la foi est également la confiance en la raison (il n’est pas certain que l’on veuille la véridicité)
la finalité de la révolution (une société juste, cad adéquate aux sujets, en égalité mais aussi en liberté), 
l’éthique (envers soi-même, ce que Sartre nommait l’engagement par ex ou Nietzsche ou bien sur Descartes et la générosité), 
et de fait la foi en un sujet monothéiste (pour les croyants).

Rappelons, dans le rappel, que la trinité (du dieu un tout autre) veut maintenir le flux, le devenir, le rapport ; du reste d’une part le christ est le dieu devenu corps (et il repart vers le haut, laissant libre champ à notre devenir), et d’autre part le Saint-Esprit est le liant entre tous et chacun (cad à la fois dans le cercle relationnel et de plus dans l’advenu à soi, en ceci qu’il donne, le Saint-Esprit, la capacité de comprendre “ce qui n’a pas été dit” par le christ). 

Ainsi le rapport, après le départ de dieu, continue de circuler ; il est même, si l’on comprend bien, cela seul qui importe (par ex ; le christ est essentiellement axé sur autrui, puisqu'il est prévu (ne me demandez pas comment, si on demeure dans le seul réel, sans supposition du divin, comment il s’est agit, il y a 2000 ans, cette structure a pu être pensée) ; bref ; cela seul qui importe, autrui, puisque si personne ne laisse l’unité de l’autre conscience advenir, alors aucun sujet ne sera possible, c’est donc toute la possibilité historique qui est ainsi conditionné, au sens kantien pour ainsi dire). 

Et donc voici qu' après Descartes, Kant et Hegel, et maintes expérimentations (qui cherchent à atteindre le réel de ce qui est, le réel de l’humain, ce qui nous distingue ou ce qui originera le monde, cherchant donc une partie du monde ou de l’humanité qui expliquerait ce monde ou cette humanité),

on aboutit à Sartre et Lacan, respectivement adressant l'extériorité du sujet (Sartre) et l'intériorité du sujet (Lacan), mais comme on est dans les deux cas “sur le bord”, à la fois l'intériorité et l'extériorité ; aussi le moi est-il expulsé par Sartre dans le donné là (objet en somme dans un champ intentionnel) ; et est-il décortiqué via les concepts psychanalytiques, qui trouvent, par Lacan, leur utilité philosophique radicale. 

Et dont on a vu que la découpe provoquée par le champ intentionnel (qui transforme ou redistribue la perception, et les affects, sur un autre-plan) crée ce regret infini de l’unité (du vivant) et hallucine cette réunification en tant que jouissance, ce qui veut dire en tant qu’hallucination, imaginée, de la satisfaction retrouvée, jouissance qui n’a jamais existé et n’existera jamais mais qui nourrit toute agissement, toute image, toute émotion, sous la nomination du pulsionnel, lequel parcours tous les attraits du corps, du vivant, du ressenti, et infiltre tous les signes, y compris les signifiants. 

Cette jouissance est l’envers du miroir, et se confond avec le désir de l’image, des images, des objets, des choses (données là) et de la Chose, monstrueuse, la dévoratrice. Pour installer le miroir lui-même d’autres signes sont requis qui puissent tenir l’attention et la conscience et l’intention sur de plus grandes distances que la pulsion satisfaite ou hallucinée, et permettre alors d’adresser des signes, des signifiants, des intentionnalités, des organisations, des champs intentionnels (éthique, politique, esthétiques, littératures, poétiques, sciences et savoirs, etc)  ; soit donc fondamentalement aménager un réel humain pour chacun (de là que le christique débute par la considération d’autrui, si personne ne reçoit autrui tel qu’il existe, cad en tant que rapport qui existe en tant que rapport et non comme telle ou telle identité, et de sorte qu’alors seulement chacun peut devenir, étant reçu tel qu’en lui-même, et indiquant que si un système existe c’est celui, non substituable, des libertés toutes égales).

 

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De la politique

20 Novembre 2025, 17:45pm

Publié par pascal doyelle

La révolution unique

Il n’est pas d’autre révolution. Aucune. 

Puisque l'on ne peut pas passer outre la décision individuelle et individuée. Lui substituer une vérité, un système, une philosophie, une révélation, une religion, une scientificité, ce serait annuler la structure individuelle. Or tout existe par cette individualité, et peut-être pour elle. 

Non pas pour elle en tant qu’elle en profite, mais au sens où elle seule peut en faire quelque chose, et rebondir en quelque réel, recréer encore des possibilités, ce qui veut dire rendre possible, à tout le moins (mais pas seulement), le possible ; ce qui se nomme, nommait fraternité (et qui faisait suite au christique évidemment, tout était écrit depuis le début, comment ? On l’ignore). 

croire donc imposer par dessus l’individualité une théorie, comme le marxisme ou quelque socialisme, ou d'autres encore plus néfastes, c’est ne rien comprendre ; ne pas voir que la structure s’est effectivement réalisée et qu'elle tient par là l’alpha et l’omega ; plier l’alpha et l’omega c’est rabaisser la réalisation ou réduire le champ du possible. 

ce disant il faut admettre alors que si l’individualité est seule réelle, ce serait ou ç’eut été que les individualités prennent sur elles-mêmes et orientent ou organisent une fraternité. Au lieu que finalement chacun a pu être happé par toute l’immédiateté, soit comme on l’a vu, tout le champ intentionnel s’est plié vers l’unité d’en-bas, l’unité du vivant qui est exclusivement guidé par le pulsionnel.

il est clair que non seulement le communisme concourait dans le même registre (par le besoin), mais qu’évidemment le libéralisme économique prolongeait indéfiniment le pulsionnel sous la forme tant vantée du désir. 

le désir devenait l’essence de l’humain et plus du tout la liberté ; qui n'était pas aidée par la raison laquelle ramène ad hominem pour ainsi dire l'individualité à l’humain en général, recherchant une généralité, une généralisation ; ici le désir (ou le besoin pour le marxisme, ou bien sur la race pour le nazisme ; et ceci est important à saisir ; ) ; des trois mieux vaut, de fait, le libéralisme du désir, et de loin,  mais il n’est pourtant pas ce qui peut de lui seul poursuivre la cohérence intentionnelle puisque celle-ci se perd dans l’immédiateté ; cette immédiateté de remplacement, qui emplit le “réel” (lieu évidé) d’une quantité d’objets (objets de désir, objets produits industriellement, objets-images dégustables, qui engloutissent les signifiants et l'articulation des signifiants, l’expulsion de l’intentionnel hors du champ du même nom. 

c’est bien pour cela, de l’expulsion des signifiants, que l’on a voulu traduire, basculer la signification (structurelle et jadis de religion, de théologie, de sujet, de métaphysique ou d’ontologie) dans une sorte de “symbolicité”; il y aurait un ordre symbolique, qui formulerait la forme de notre être. Une sorte de méta-ordonnance, située on ne sait où ; par quoi de fait Sartre réintroduit la structure ; qu’il y a une structure de conscience (indépendamment de toute théoricité) et par et pour laquelle il existe des signifiants. 

Donc que nous ne sommes pas un être, et que nous existons hors détermination, et la seule possibilité pour le comprendre n’est pas de suppose une essence qui serait, en quoi que ce soit, déterminée ; il s’agit d’une forme et la seule forme qui soit disponible si l’on peut dire, c’est l’intentionnalité ; aussi bien l’être humain ne peut pas se définir comme raison ou connaissance, parce qu’alors l’ensemble de nos capacités et de nos facultés n’entreraient pas dans la définition. 

c’est bien pour cela que les idéologies, qui tiennent de l’idée, du système, sont bien pressées de sacrifier l'individualité et la liberté pour quelque vérité élue, élevée on ne sait comment ; il faut pourtant le dire ; il n’est aucune vérité qui soit supérieure à la liberté individuelle ; sous-entendant par là que la liberté elle-même fait-système ; elle est le système des systèmes, le système bien au-delà des mises en forme, des “instructions”, in-formations toujours relatives aux décisions individuelles ; et c’est par cela qu’il existe un système des libertés qui maintient ces libertés. Rappelons que la révolution anglo-saxonne privilégie la liberté, tandis que la révolution française, seule complète, parvient à lier liberté et égalité (et donc, en gros, élève la liberté par l’impératif de l’égalité, et ce dans tous les niveaux, et ce pour la raison que dès le début la France est la littérature ou plus généralement la reprise du christique par une société humaine, ce que l’on voit spécialement avec la littérature et la poésie courtoise, d’où notamment le statut élevé de la femme et tout autant la société chorale). de sorte qu’il n’y a pas la tentation de réduire l’identité de chacun à une vérité, idéologique, racialiste, religieuse, et tout ce que l’on voudra ; on obtient une société féodale et puis royale, un roi qui, au centre, renvoie à tous les sujets et qui ensuite renverront tous à chacun un par un (la volonté générale et la volonté individuelle). 

il n’est pas de finalité hors du système des libertés, cad des êtres libres ; pour cette raison le système est immédiatement attiré par son extension universelle ; il se sent destiné à devenir le système de tous les peuples. Ce qui, en partie, et au moins nominalement, est effectivement arrivé. 

Utilité de l’arc des libertés

sauf qu’évidemment un tel système, qui n’a pas de théorie, de représentation, dépend des sujets, un par un, et ne peut rien sans leur capacité, leur décision ; ce qui ne veut pas dire, du tout, que n’importe quelle décision ou choix des sujets soit acceptable ; tout contenu de conscience qui contredit la position du sujet, du “sujet il y a”, est absolument exclue. Une conscience qui se dit telle ou telle ne peut pas faire que cet énoncé puisse la remplacer ; mais de même une conscience qui nie la réalité s'exclut de la réalité ; l’arc de conscience n’est pas promu afin que le réel, la réalité, le sujet, l'intérêt commun, la science ou l’universalité, l’expression et la liberté, l’égalité, etc, soient anéantis sur l'autel de la “subjectivité” ; parce que l’on a vu que la subjectivité n’est pas le sujet ; subjectivité et identité et réalité et raison et liberté d’expression, etc, appartiennent au cercle cette fois du réel, qui est cela même que délimite, définit, sertit le sujet.

ou dit autrement, le sujet ne vient pas seul ; il amène l'ensemble de tout le réel avec lui. 

Sans doute aucun le cadre généralisé de cette historicité du système des libertés rend possible tout ce monde, qui a pu se créer comme monde des mois depuis 225 ans ; le monde des mois est l’aboutissement  du déploiement de la société civile, qui est rendue possible de la liberté de chacun, du rapport sans interface de soi à soi, qui permet de traiter, de faire entrer, d’échanger quantité de réalités et de réalisations ; déployant cette totalité des réalisations portées par les sujets ; et de l’économie comme idéologie du corps (étant entendu que le sujet, la liberté est infiniment déployée sur et par un corps, jusqu’au réalisme le plus concret) ; ce qui donne tout le 20éme à partir des années soixante ; apogée de toute l’historicité. 

La preuve en est que rassemblant d’un côté tout le réel et toute la réalité (toute la réalité est exposée), il propose également toute la réalisation et toute l’intentionnalisation humaine (toute l’action humaine se concrétise, et se concrétise de l’activité de chacun des sujets, de chacun des rapports-un qui créent de nouveaux rapports, de nouvelles activités, de nouvelles existences) ; par quoi on comprend immédiatement que l’on ne peut pas exprimer, représenter, partager, échanger, et inventer, créer, toute cette réalisation (la réalisation de toute l’humanité) si on réduit l’humanisme (à telle ou telle religion ou idéologie) ou si on réduit l’individualité (en le soumettant à une communauté, un groupe, une définition, des rôles, des stéréotypes, etc). Il fallait un cadre absolument neutre, vide, ce qui veut dire formel ; qui ne contient rien que le réel de la structure et ce qui revient à dire que, effectivement, l'historicité ou le temps avait, ont pour finalité de déployer toute la structure libre ; toute la structure qui contient dans son champ de vue toutes les réalités-réalisations possibles. 

La Constitution est le cadre généralisé du réel humain qui aboutira à une réalité et donc à la réalisation humaine totale, universelle (et deviendra quasi planétaire, pour cette raison) et tout autant la réalisation personnalisée. 

Ce qui veut dire que le rapport (en quoi consiste la “conscience”) a pu non seulement exprimer toute la réalité, mais aussi développer la totalité de son invention (et son invention jusque dans chacun des mois, chacun des corps, ce par quoi “ceci est mon corps”, et chacune des vies vécues, des existences) ; il parvient ainsi, le rapport, a re-créé ou créé tout court tout ce qui peut l’être. 

La question demeure ; aurait-il pu, ce rapport, cette structure qui crée des rapports et se tient de ceux-ci, aurait-il pu à partir de l’interrogation en et pour chacun, s’avancer plus loin, rendre réel encore plus l’universel et l’universel liberté et l’universel égalité ?
Non pas une plus grande perfection (parce que l’on est, dans le réel, dans la perfectibilité et non la perfection, qui n’existe pas, sinon abstraitement ou fantasmatiquement, c’est le même), mais un plus grand développement. 

 

Remarquons bien ; de passer du régime de l’être à celui de l’exister et donc de l’être immuable au devenir (et donc qu’il y ait une réalité et non pas un ordre rigide), de l’identité au mouvement, de l’asphyxie idéale au possible, brut, implique que l’on ne réalise jamais la perfection (et que celle-ci n’a aucun sens), puisque le rapport ne se réalise jamais dans ses contenus ; le rapport est toujours en plus et au-dehors, le tout-autre. 

remarque finale ; si la révolution est unique, et puisqu’indépassable, c’est non seulement “moralement” ou parce que toute autre position écraserait l’individualité, mais bien parce que seule l'individualisation du rapport peut permettre de démultiplier, augmenter, intensifier, propager, communiquer, transmettre le rapport et découvrir, et inventer et créer de nouveaux rapports ; ou donc parce que seuls les sujets ont accès au réel (donné là), et donc aux réalités (du donné du monde, des sciences, etc) et donc au corps vivant humain, du désir et de l'intentionnalité partout et constamment ; de ceci la prolifération des possibilités et des capacités, des relationnels et des organisationnels, tout a pu s'inventer du resserrement, de la précision, mais aussi de la lucidité et de l’effort du sujet, sans lequel le déploiement eut été impossible. Or le possible est le sens du réel.   

 

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Le dieu et le monde

12 Novembre 2025, 12:27pm

Publié par pascal doyelle

Il existe donc un invincible devenir (dont les scepticismes et empirisme divers peuvent constituer les ajustements relatifs, tout comme les engouement mystico-logiques ou les spiritualismes plus ou moins rigoureux, etc). On comprend donc qu’ici on tente de maintenir la seule intentionnalité, cad la seule intention, effectivement réelle et qui puisse donner à voir, entendre, saisir, percevoir le vrai devenir ; soit l’historicité. 

On ne suppose, ce faisant, aucun contenu spécial de la structure-contenant (de tous les contenus), et on en revient à unifier toute conscience humaine non par telle ou telle humanité (religion, idéologie, ethnicisation, langue, “race” ou quelque contenu que ce soit) mais par le fait, majeur, à vrai dire unique, exclusif, et donc universel de “conscience”. la conscience est une structure, dite autrement comme “intentionnelle”, qui est le mouvement de se-savoir, ou de savoir au sens de signifier n'importe quel ceci ou cela, y compris “soi”, qu’il s’agisse d’un groupe (les américains de Little big man se signifient comme “les êtres humains”) ou d’une classe ou d’une individualité, ni d’une science, d’un savoir comme la philosophie, etc. signifier” c’est marquer d’un signe de telle sorte que le signifié de ce signifiant paraisse au devant du regard intentionnel, de la représentation, de la désignation. 

Remarquons que peu importe que signifiant ceci ou cela on paraisse, soi-même, dans la désignation (que le je soit présent dans l'énoncé, la perception, le dialogue, etc, la conditionnalité du sujet pour Kant) ; parce que la conscience est toujours inclue dans toute représentation ; puisque le sujet n’est nullement cette identité du “sujet”, n’est pas non plus “substance pensante” cartésienne (bien qu’il ait in-situé, non-situé la pensée, qui est aussi bien perception qu'imagination ou affect pour René) ; mais une structure qui n’a pas à se loger où que ce soit et puisque cette structure est non déterminée, n’est aucun contenu, et se tient uniquement comme rapport, formel, qui, si il est toujours un quelque chose (toute conscience est conscience de quelque chose, dit l’autre), ça ne signifie pas du tout que cette structure dépende de ces contenus ; elle est toujours d’un quelque chose, d’un contenu, d’un signifiant, mais parce qu’elle passe au travers d’une part et d’autre part puisqu’il n’existe aucun contenu qui ne se tienne pas du champ intentionnel ; pas d’idée, pas de pensée, pas de langage, pas de mathématiques, pas d’esthétique, pas d'identité de peuple ou d'individualité. 

C’est de naître de et par un champ intentionnel que nous existons. donc l’arc de conscience existe formellement et crée l'ensemble de tous les signifiants; de tous les langages, de tous les domaines (esthétique, éthique, politique, humanisation ou personnalisation, etc) ; l’arc de conscience est le rapport de tous les rapports que l’on connaît et que l’on éprouve (puisque tout ce vivant que l’on est, est transporté dans et par le champ intentionnel et pour ainsi décuplé, démultiplié, transposé ; un champ est perméable, étant formel, et reçoit aussi bien les pulsions que les perceptions ; il les transmute dans l’intentionnalité ; laquelle est modulable absolument ; c’est toute la performance du champ de conscience intentionnel. 

Remarquons ceci ; l’arc de conscience instaure le rapport de tous les rapports, qui seront marqués et créés par les signifiants (ceux des langages communs, des peuples,  et puis ensuite ceux des langages singuliers, des créateurs, des artistes, profusion des 25 derniers siècles), de même que dieu est, supposément, le rapport de tous les rapports réels, des rapports qui sont réalités ; ainsi dieu a créé tout ce qui est, et nous-mêmes, “à son image” ; comme si, permettons nous cette perspective, il donnait à tout et à tous sa structure spécifique ; la création, le Créer, l’activité. 

Que manque-t-il au dieu un tout autre (il est l’Intention, et rien d’autre, ni composé ni déterminé) ? 

Qu’il cesse d’être la seule activité ; il crée non seulement des êtres mais également un monde qui reposent l’un et l’autre sur leur propre activité ; il crée qu’il y ait un réel qui puisse se produire lui-même ; ce qu’il délègue c’est le processus du Créer, de cette activité. 

Ou, autre version, le Créer en tant que réalité vient s’ajouter à dieu qui, par là, se perfectionne ou perfectionne la capacité de Création (comme concept absolument universel, en tant que le possible est immanquablement le seul concept qui présente le réel tout d’une seule capacité, et qui plus est d’une seule capacité qui agit, qui engendre et rend possibles quantité de rapports). 

Le concept clef absolu et qui s’impose comme seule finalité adéquat  au possible, à l’interrogation de “pourquoi y-a-t il un réel ?”
Il y a un réel afin qu’il soit plus grand que lui-même.
Que quelque réel en lui devienne ; sinon pourquoi deviendrait-il ?
Et comment un réel, une réalité ne “deviendrait” pas ?
Il existe comme temps-espace afin qu’il s’y déploie le plus grand. 

Ce qui s’applique avec ou sans le dieu un unique. 

Sauf qu’évidemment rien ne sauvegarderait, pour ainsi dire, toute cette réalisation en l’absence d’un sujet-structurel divin. Par sauvegarder, il faut entendre que le devenir ainsi acquis, de par l’effort constant de toute cette réalité (qui n’existe pas sans cet agissement), recueille ses résultats, accumule ses capacités, expose et puis met à profit ses acquisitions ; sinon à quoi bon ? Le gouffre ténébreux de la disparition ? 

On veut dire, on a vu que les choses et les êtres existent tels quels puisqu’ils sont (du verbe être) leur mémoire ; la mémoire de leur activité c’est leur “essence” (il n’y a pas d’essence idéelle de l’abeille, l’abeille est l’ensemble des activités qui délimitent “l’abeille”) ; le possible cad l'ensemble de tous les rapports, est associé absolument parlant à la mémorisation, ou dit autrement ; il y a détermination (cad réalités, ensemble de choses et d’êtres distincts) parce qu’il y a mémorisation. Aussi que l'ensemble de ce qui est (d’une part) et de ce qui existe d’autre part (l’exister produisant l’être, comme effet) est-il destiné soit à se sauvegarder comme tel, soit à disparaître intégralement.

Il se peut que ce soit le cas ; tout est possible, le possible est, le possible devient et épuise toute sa capacité et puis s’efface ; on peut imaginer que d’autres univers naissent, peu importe puisque tous, dès lors, disparaîtront, tôt ou tard, et de toute manière nous compterions pour rien, et même tout ce qui est, compterait pour rien du tout. Ce qui est plutôt…. spécial.

 

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Scepticisme, constructivisme

2 Novembre 2025, 10:14am

Publié par pascal doyelle

Certains ne comprennent pas que par leur criticisme et leur pseudo réalisme naturalisme matérialiste (et autres) ils se privent et espèrent peut-être priver tout le monde de toute interrogation.

Ce n’est pas qu’ils s'intitulent censeurs des réponses apportées, par la religion, la métaphysique, la pensée et la philosophie, ou même par diverses idéologies, bref par quelque système d’interprétation que ce soit (qui ne soit pas à strictement parler dûment authentifié par le scientisme,  je ne dis pas authentifié par “la science”, mais par les idéomaniaques qui montent en épingle la science elle-même en une sorte de scepticisme au ras de la moquette)

non pas donc qu’ils censurent les réponses, mais ils n’admettent même pas les questions et n’admettent pas que l’on puisse élaborer des systèmes de questions. Dans cette absence de questionnement leur lourdingue scepticisme règne. Le silence règne. l’étouffoir annule toute tentative d’élaboration de questions ; élaboration qui ne peut effectivement se rendre réel que de proposer un, des systèmes. 

Or donc il est clair qu’une question élaborée, c’est une réponse qui explore toutes ses possibilités. Scandale pour le sceptique. Mais hors de quoi il n’y aurait plus aucune élaboration et les territoires explorés par ces systèmes, ces réponses, s’effaceraient, disparaitraient de notre vue, pour une saine et naturiste, euh naturaliste perception expurgée. 

Sans de telles élaborations à quoi servirait le sujet ? 
à rien. 

Il se limiterait à ces mois réalistes et donc déchaînerait l’angoisse la plus terrible ; puisque le donné, l’immédiateté ne peut pas étayer toutes les capacités d’un champ de conscience, qui requiert toutes les élaborations possibles ; ce dont notre historicité ne manque pas. L'angoisse ne serait pas en mesure de se tenir elle-même, et il lui faudrait de plus se sentir responsable de cette insatisfaction. Si l’on se demande pourquoi la culpabilité (le péché par ex), pourquoi la responsabilité, pourquoi l’exigence, pourquoi l’existentielle métaphysique ou autre, pourquoi la religion, (ou pourquoi les démêlés invraisemblables du moi avec lui-même, bien concrètement), c’est que notre être existant comme rapport (et donc qui n’est pas un être dont quelques composantes nécessiteraient seulement d’être satisfaites ou composées et se trouverait, là, dans le monde, le donné ou le vécu ou selon le corps biologique), comme un rapport donc appelle toujours une correspondance à l’autre bout du rapport qu’il existe ; et comme la nature de ce rapport n’est pas ceci ou cela, il entend s’accorder, à l’autre bout, d’un rapport au moins égal à lui-même, d’un rapport, donc, in-fini (si il était fini ce rapport s'épuiserait en quelque ceci ou cela ; or étant rapport il n’est pas composé et donc ne peut être satisfait à moindre coût).  

Un et des systèmes sont appelés parce que lorsque les réponses sont avancées, dix fois, cent fois, mille fois, ce à quoi il est fait appel, et ceux à qui il est fait appel, c’est à chacun ; c’est chacun qui est en demeure de juger et apprécier ces systèmes de réponses ; c’est chacun qui est désigné pour, potentiellement et possiblement, s’élever afin d’acquérir, peut-être, non pas seulement un début de réponse (chacun en jugera à sa mesure, à sa peine, à son effort) mais un commencement de maîtrise, d'individualisation, de personnalisation. Véritablement ils ne comprennent pas, les sceptiques, les zététiciens, les réalistes et matérialistes, les scientistes, que la vérité n’est pas découverte ou approchée par restriction et censure, mais est jouée, instruite par propositions et avancées risquées, et qu’alors seulement, sur telle ou telle affirmation, telle ou telle proposition, dubitable mais énoncée (énoncée et poursuivie) et ce de telle sorte que même en cas d’erreurs ou d’illusions, puisque ces propositions sont explicitées, même alors c’est précisément l’acuité de l’attention, de l'intellect, de l’élaboration et de l’intentionnalité au final qui sera attirée. 

Si toute compréhension (de quelque nature en quelque domaine) s’annulait par un scepticisme, une zététique, un scientisme, plus aucune élaboration ne serait proposée. 

Ce qui se voit par cette attitude, c’est une étrange et mystique (paradoxalement) conception de la “vérité” qui est imposée par le scepticisme ; son idéal de “vérité” n’étant pas rempli, il se dégoûte et se déboute et entend en dégoûter tous les autres ; il ne lui vient pas que la “vérité” se structure bien autrement que son fétichisme et sa limitation ; il reste gelé dans le 18éme, plus ou moins, ou dans le matérialisme du 19éme, et ne peut pas comprendre comme la véridicité s’est avancée à pas de géant, depuis belle lurette. 

Il voudrait ou qui attend que la vérité informe notre attention, alors que précisément ça n’est pas de cela dont il est question ; ce qui est recherché c’est l’acuité ou donc la capacité de distinction de notre attention, de notre conscience et cela signifie également de notre intention. 

Ou donc, que veut-on vraiment ? et comment le découvrir et comment l’instancier ? Puisque ce sujet est précisément ce mouvement, cette activité, il n’est certes pas digne de l’interrompre par quelque limitation indélicate, ce qui veut dire sans délicatesse, sans subtilité, sans distinction ; étant entendu que la distinction, qui s’opère par des signifiants, excentriques, crée des rapports nouveaux ; comment le sujet pourrait-il avancer, si il lui est dénié la possibilité de créer et de se créer. 

Le scepticisme voudrait confisquer l’activité pour, prétendument, une assurance posée et à vrai dire l’affirmation d’une incrédulité de glorieux principe, ce qui est bien admissible pour soi-même mais inadmissible quant aux autres que soi ; généralement le scepticisme, en croyant favoriser la lucidité individuelle, banni la liberté et ne propose que l’intolérance. Je ne vois pas pourquoi on retirerait tout généralement à quiconque le droit, l’envie, la décision, l’intention de se perfectionner et d'élaborer, d'élaborer quantité de systèmes et de tisser quantité de rapports (pourvu que le principe ; le rapport ; soit préservé en et par et pour chacun, ce qui se nomme démocratie de liberté et d’agilité ; laquelle ne dépend absolument pas d’un “ordre” ou d’une “vérité” (conforme, arbitrairement selon les désidératas de sceptiques de telle ou telle obédience, et il s’en rencontre des tas de sorte) mais d’une, littéralement, institution, institution dans la vie réelle, 
puisqu’il s’agit justement que chacun ait à œuvrer de par soi, et donc institution au su et au vu de tous et de chacun, puisque comme on l’a vu, par le christique, chacun peut devenir puisque chacun se soucie d’autrui réellement, en tant que cette autre conscience n’est pas un contenant remplie d’un ordre quelconque, mais en tant qu’elle est un rapport qui, de par lui-même, évidemment se-considère (ou est considéré non seulement de dieu mais du christ, ce qui n’est pas du tout la même intentionnalité)  ; ensuite que chacun vogue selon son envie, si il lui plaît, ou selon ses décisions, qu’il justifiera comme il l'entend, pourvu que l'ensemble de tout ce processus entremêle la vivacité et l’ampleur, la lenteur et la profondeur ou ce que l’on voudra d’élaborer en et un par une rigueur ajoutée et bien autrement intéressant que la fadeur d’une rigueur inutile, qui suppose de remplacer la liberté et la cohérence interne d’un je par des généralités indéfinis (ces limitations sceptiques, empiristes, réalistes sont tout aussi “subjectifs” malgré leurs grands airs, que les élaborations, les architectures qui sont données à voir et à examiner et à analyser à tous et un par un ; c’est bien d’exprimer toutes les cohérences possibles sans préjuger de la rigueur, cad des exigences ; rappelons que le dieu unique se signalait par l’interrogation sur cette exigence ; que nous veut-il ?  et pour le christique par ; que voulez-vous vraiment ?). 

On se demandera peut-être ; mais si il n’est pas de rigueur sceptique ou du même genre, qui nous garantit de quoi ? Mais comme d’habitude ; chacun est appelé à en juger, en et pour lui-même, pour lui seul, comme il sied et comme il est requis ; et sans qu’il s'agisse d’une sorte de pis-aller, mais puisque la finalité est de perfectionner la conscience que l’on en a, que l’on a de tout ceci et de tout ce qui est, et de tout ce qui existe (puisque être et exister sont deux niveaux différents). Et que ce perfectionnement est simplement l’autre dénomination du possible même, soit donc le sens, le principe, la logique ontologique de ce qui existe qui est aussi l’orientation, la signification et peut-être l’intention de ce qui ex-siste. 

Le sceptique voudrait pratiquer on ne sait quelle coupe transversale (on sait où cela risque de finir) qui supprime que chacun soit à lui-même non seulement l’expérience, mais la proto-expérience. Il voudrait vivre sans risque. Quelle plaisanterie. Et plaisanterie pas même joyeuse. 

Aussi généralement se vante-t-il d’un athéisme, d’une incrédulité (bien bourgeoise dirait un révolutionnaire), d’une très pondérée et très raisonnable lucidité ; il trouve dans ces limites, son être. Mais l’être n’existe pas, c’est le fantasme, solidifié, d’un mouvement qui, lui, existe. La raison au sens de rationaliste appliqué (dans le genre scolaire) est  si souvent le rêve éveillé d’un conscient figé. 

Ou donc, dit autrement  (tout cela mais dit autrement) ; sans doute est-il moyen d’avancer précautionneusement, à petits pas, mais les plus singulières et les plus courageuses innovations, les avancées bien réelles et ayant leurs fruits, sur toutes les générations qui suivirent, ce furent de grandes enjambées. 

Les ambitions se donnent les moyens, aussi créent-elles de grandes rigueurs. Ça n’est pour simplement laisser libre cours aux sujets, leur fantaisie, mais parce que le sujet crée absolument et structurellement le possible ; soit donc le réel même. 

On admettra qu’elles sont invérifiables ; mais c’est l’arc de conscience de chacun qui en constitue la vérification ; et cet arc de conscience (qui est arcbouté sur le réel donné “là”, et en ce présent toujours actuel et en tant qu’horizon, du monde par ex, ou du corps, ou du vécu, etc) cet arc de conscience est en lui-même inobjectif ; aucune objectivité ne peut y atteindre. si on choisit une objectivité ce sera le choix d’une intention, d'une part et d’autre part toujours une objectivité en elle-même limitée. Une science est celle d’un objet (et objet expérimentale qui plus est) et pas une “science du tout”, une science du tout c’est du scientisme, une idéologie et pas du tout une évidence. 

Dit autrement ; l'élaboration (de toutes les questions soit donc en des systèmes de réponses, argumentées, et systèmes organisés, et donc entrant en considération de et par chacun ; l’argument et l’organisation ) est la seule issue de notre être (qui n’en est pas un) ; il s’y autorise une expression de son mouvement (et non d’un être qui serait rationalisable, objectivable, toujours dans la limitation et la limitation en tant que surveillé par de quelconques censeurs). Mais aussi et surtout, cette élaboration permet de tisser; de produire, d’inventer, de créer de nouveaux rapports, de nouveaux liens, un renouvellement des signifiants, constants. 

L’ensemble de cette monumentale installation se réalise précisément dans toute cette historicité. Explicitement exprimée, qui se passe de contenus, pour signifier le structurel, cad ce qui prélude antérieurement à tous les contenus ; le dieu un unique formel et universel, la pensée universelle, le sujet universel, le réel de l'humanisation et de la personnalisation. 

Non seulement du constructivisme, mais de l’activisme intégral. 

Le réalisme, le rationalisme, le naturalisme ou le matérialisme sont seulement un des enjeux, bien autrement multiplement impressionnants.  

L’enjeu est d’importance, il est même fondamental ; maintenir le critère d’une vérité surplombant les sujets, c’est priver ceux-ci de leur capacité d’élaboration, et tout autant des rapports inventés que des relations entre sujets ou de la relation de soi à soi-même (qui n’est pas la relation du moi à lui-même, le moi n’ayant essentiellement que des relations à “lui-même” que via ses désirs, cad ses objets) ; c’est ne pas comprendre que la “vérité” ne peut pas se substituer aux rapports, aux liens, aux relations, aux mouvements ; cette “vérité” se réfère seulement à une version toujours figée ; qui sera toujours instrumentalisée par un ou des sujets. Tandis que le texte (ou l'œuvre, esthétique, etc) qui s’adresse au je, donne les moyens de proactivement instancier des renouvellements ou des recommencements. 

Ce à quoi s’utilise la totalité de l’historicité depuis 3500 ans (lorsque l’Intention prend le pas sur les actes, sur la Loi, sur le groupe (la pensée grecque, Socrate), sur le monde (le christique et ce via et pour et par autrui), sur soi (depuis Descartes, Kant, et suivants), dernière réflexivité qui aboutit à) Sartre comme extériorité du je, et à Lacan comme intériorité du moi. Et bien évidemment    lorsque se déploie toute l‘intentionnalisation humaine, puis personnelle (années soixante), et dans l’immense miroir ou ensemble de miroirs (mass et puis micro médiatisations, du cinéma, tv et puis internet) qui offre à chacun, et individualisé, les images du miroir (quitte à noyer le miroir dans les images et se perdre, lorsque le kaléidoscope dégénère en labyrinthe) .Tout est ainsi instauré bien au-delà de la limitée rationalité sceptique ou réaliste ou matérialiste ou empirisme et ainsi de suite.

 

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Le devenir fou 

26 Octobre 2025, 16:44pm

Publié par pascal doyelle

Chacun se tient sur son horizon. et c’est pourtant une pure idéalité. parce que chacun, en vérité cad en réalité, n’a affaire qu’au donné ; aux objets et aux désirs, aux pulsions et aux perceptions, lesquels ne sont jamais abstraits. On pourrait y croire. 

Mais le fond sur lequel tous ces objets et désirs, et signes et images, se détachent (il faut bien qu’ils se détachent puisque les signifiants différencient les objets dans la masse de perception, de même qu’ils distinguent en nous les émotions et les sentiments qui ne restent pas à l’état de pulsions, dit autrement émotions et sentiments parce que construits, construits parce que signifiés, signifiés dans un champ et donc un champ organisé, dit champ intentionnel) le fond au-delà qui fait paraitre . 

On ne “voit” pas l’horizon sur lequel on se tient ; la “conscience” n’est jamais “dite” dans la phrase ; je peux bien dire “la conscience la conscience la conscience” rien ne passe du rapport qu’elle est, dans ce mini réseau de l’énoncé qui dit “la conscience”. de là que le “je suis” n’est pas le “je pense” ; le suis n’est pas “de la pensée ; le terme “la pensée” fait signe vers cet être ; qui s’auto désigne, mais ce faisant il ne désigne pas un “être”, mais le mouvement de signifier ; et qui n’est compréhensible que par les êtres qui ne sont pas des êtres mais saisissent cet être comme mouvement, comme “non être” disait faussement Hegel (et suivants, jusqu’à Heidegger et Sartre). 

Or donc ça n’est pas du tout un néant. Qu’il ne passe pas dans l’énoncé, ne le disqualifie nullement ; il serait bien plutôt la condition de possibilité de tout énoncé (ce que pointe Kant évidemment, et de quoi Hegel tire le nouménal, l’ensoïté n’est pas, il n’est que la pensée-se-mouvant, et qu’il institue comme “esprit”, dont on ne sait pas du tout ce qu’il veut dire ; puisque cet esprit est l’arc de conscience et qu’il est, en fait, bien plus grand que toute pensée, que toutes les pensées. 

Les pensées sont en vérité les moyens de cet arc ; les signifiants sont utilisés par l’intentionnalité. 

Et c’est le déploiement de cette intentionnalité qui est explicité, qui doit être déplié ; non plus comme faire valoir de quoi que ce soit, mais en tant que cette intentionnalité fait valoir tout le reste. 

Mais alors quel système déploie-t-elle ? qui dépasse toutes les déterminations, cad tous les énoncés. Puisque l'arc est antérieur et postérieur à toute énonciation, tout signifiant et disposant en fait, en fait réel, tous les signifiants sur et par un horizon ; horizons enchâssés les uns dans les autres ; mais horizons qui au final (ou à l’initial) se suppose du fait absolu monumental et unique et exclusif du réel. 

Il y a “réel” pour l’arc de conscience de ce que celui-ci est non pas ceci ou cela (qu’il faudrait qualifier et qualifier selon le monde, ou le langage) mais de cette position “qu’un réel il y a”. 

Le réel est le point tout à fait externe qui n’est compréhensible, comme énoncé, que par une conscience, un arc de conscience.

Le réel heurte la structure de conscience, qui voudrait, sans celui-là, se refermer sur elle-même : elle voudrait se lover dans son contenu, faire une avec l'objet de son désir ; retrouver l’unité du corps, vivant, qu’elle n’a jamais réellement vécu, mais qu’elle imagine, hallucine et hallucination qui alimente ses désirs. 

Sauf à s’élever dans le seul véritable arc qui ne cesse pas en tant que possible, renouvelé. par quoi le réel, le présent est le continuel re-commencement (par lequel la chance, la capacité du possible, du grand possible, est sans cesse remise). On a vu que le christique se distingue de ceci qu’il remplace la Loi par l’Intention ; si la loi vous condamne, l’intention peut vous renouveler ; de telle sorte que chaque fois l'individu “sujet” peut à nouveau et encore produire, inventer, créer, tenir ou maintenir, installer ou proposer de nouveaux rapports ; de là que le christique passe d'abord par et via autrui ; aimez autrui, afin que tôt ou tard chacun puisse, éventuellement, trouver sa propre activité ; si autrui, si aucun autrui n’accorde la possibilité, alors jamais aucun sujet ne naîtra (le surhomme qui “impose” sa propre ‘loi’, est une vue de l’esprit, pas une réalité).

Pour un arc de conscience, qui tend à se clore, à former un cercle ; pour cet arc le “réel”, cette position, brise constamment le dit cercle ; il souhaiterait abolir la distance, joindre son objet à son désir ; mais si il annulait le “réel” et la distance, c’est lui-même qu’il annihilerait ; c’est il existe parce qu’il est un rapport ; pour et par un rapport il y a un autre bout et cet autre point c’est, au final, le réel ou la position “d’un réel il y a”. 

De fait aucun objet ne sera susceptible de combler le désir ; au point qu’en vérité le désir obtiendra lui-même sa clôture dans le devoir ou le droit ; l’amoureux ‘doit’ un jour ou l’autre se marier ; et se mariant ils (les deux) entrent dans une autre-structure ; celle d’un ordre qui permet de passer au-delà du seul désir (en quoi voudrait nous restreindre le “libéralisme marchand”, pour illustrer) ; ce sont les stades de Kierkegaard par ex, ou les étayages de Freud, etc. Lacan nous révélant que jamais la pulsion, le fantasme, la jouissance (hallucinée) ne devraient être étouffés ; puisque la source inconsciente est pulsionnelle (suppression qui aboutirait à une dépression, une non tension, l'incapacité d’intentionnaliser, de produire un champ de désir et d’objets). 

Et ce faisant bien sûr, le rapport, la conscience, n’est pas enclose dans un cercle mais structurellement déportée vers l’altérité et l’altérité absolue, ce qui veut dire formelle ; on a ramené le terme “absolu” ou même “infini” à, en une signification effective et compréhensible ; à savoir le rapport qui n’est ni dans l’un, ni dans l’autre, mais dans le mouvement ; sans mouvement pas de rapport pas de conscience ; étant rapport il est non fini et étant rapport il est formel.

L’absolu n’est ainsi nullement une idéalité ou abstraction, mais la structure même qui crée la tension du champ dans et par lequel défile les signifiants qui découpent la perception et le pulsionnel. Mais à condition de savoir se tenir du plus loin ; ce qui veut dire de tenir le dit champ en tant que tel, et non pas le laisser absorbé par l’immédiat et les images (et les signes, mais les images finissent en ce 21éme par devenir des signes, ce qui est catastrophique) et les objets-choses monstrueuses de cette pléthore de désirs. 

Et tenir le dit champ valant en et pour lui-même, c’est recréer dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel (et la révolution qui organise la réalité humaine, relationnelle et intentionnalisatrice) ou être en mesure d’articuler (face à l'inarticulation des images-signes, des signes réflexes en somme) d'articuler et de penser ou d’esthétiser ou de poétiser la réalité et le vécu ; or tout s'effondre dans l'abêtissement, dans l'accumulation, la concaténation imbécile, le précipité de la réalité dans la (pseudo) satisfaction (qui est rêvée publicitairement ou selon l’internet) ; dans le devenir fou. 

Le devenir fou est réservé à la réalité humaine psychique ; soit donc l'impossibilité pour un être humain de supporter la densité, l’intensité, l’extensivité de l’arc de conscience logé en un corps vivant (qui par son ajout psychique devient fou). Mais dans l’historicité il s’agira d’un devenir idiot généralisé (tout étant ramené à la pente glissante vers le bas du moi immergé dans l’immédiateté et dans l’incapacité de s’élever, ce qu’il doit ou devrait certes au sociétal qui aurait à lui fournir les moyens d’une telle ambition, mais élévation qu’il devrait de et par lui-même initier et créer ; or la majorité s’affaisse dans l’imbécilité). 

Et plus encore que le devenir idiot généralisé, on dira le devenir ir-réel ; le devenir qui se fuit dans la maison aux fantasmatiques, les signifiants transformés en images, les images en objets, tout cela qui se décomposera invinciblement. 

Lorsqu’elle croit désirer son unité, ce cercle, il s’agira de l’effet du corps ; le corps, vivant, et un, est splitté, divisé par l’arc de conscience et espère retrouver son unité perdue ; son objet, de désir, est installé afin d’attendre une telle unité ; l’être est un fantasme qui attire à lui et la conscience et le corps, ce qui veut dire qui attire la conscience telle que prise en un corps, telle qu'elle ne s’est pas distinguée (comme par ex la pensée, et l’universel, implique que l’on se décentre afin d’installer l’objectivité), en tant que cette conscience donc dépourvue de toute unité en propre suit le trajet de la pulsion, de l’unité du corps ; mais c’est une illusion ; puisque l’arc de conscience ne peut pas se réunir, sauf à disparaître, et l’unité-avec-le-corps ce serait la satisfaction intégrale, laquelle est une totale hallucination, une fusion et une confusion, n'admettant plus de distinction, et plongé dans les ténèbres.

le régime, le rythme seul réel de l’arc de conscience est la division, la séparation, ce par quoi (et peut-être pour quoi) il est distinctions, signifiants, langages, idées, individualités, etc. Nous ne sommes pas ce corps, nous avons un corps, et ainsi prenons pour assise non pas une identité, une identification mais un caractère formel absolu (pléonasme) ; ce qui se nomme le sujet (ou dit autrement la capacité de rapports qui se sait en tant que rapport ; Rimbaud, toute proportion gardée, se sait “poète”, il se reconnaît tel ; mais cela vaut pour tout “moi”, toute personnalité, tout choix certes mais surtout toute invention de soi, laquelle, lequel “moi” on l’a dit n’est nullement négligeable, c’est même la finalité historique constitutive ; sinon pourquoi aurions-nous créé ce 20éme et puis ce 21ème siècle ?) 

Hors cette distance ; qui est constitutive et pas seulement mais qui est, cette distance, cela même qui doit être créé, qui est le but, la finalité (au choix) soit de la Création, soit de l’existence entendue comme Ex-sister (comme possible du temps) ; la finalité en tant que réalisant tout le possible possible, le possible du possible, du possible qui veut redoubler sa propre possibilité, comme on l’a dit précédemment ; 

dieu, la pensée et l’universel, le sujet, christique ou cartésien, le réel et la réalisation humaine et personnelle, ne rendent réels pas seulement des “mondes” mais rendent réelle la structure des possibles ; ce qui veut dire rendent réels les rapports (les rapports humains, ou de soi à soi, ou de soi à dieu, ou de la conscience au champ(s) universel(s), que sont les sciences ou les esthétiques ou les éthiques, etc. de même la retranscription de l’énergie vers la matière (après the Big bang), ou la transmutation de la matière en biosphère ; non seulement tout ceci réalise bien plus que ce qui le précède, mais ce qui suit (matière, biosphère, conscience) comporte plus de possibilités ; il est une gradation dans la possibilité.

 

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