Tout est vrai
Tout est vrai, le réel est effectivement là.
Il y a un arc, de conscience, parce que la “conscience” est le rapport en tant que celui-ci se désigne. c’est ainsi que s’invente le signifiant ; le signifiant est le rapport tel que purement formel (et donc qui n’est pas du tout de ce monde, du donné, de la détermination) et purement formel il peut se substituer ; aucun signifiant ne signifie le rapport (la conscience) mais aucun ne serait possible dans cet arc ; lorsqu'il dit “je”, exemple Descartes, c’est toujours (toujours) en pointant ailleurs ; dieu, la pensée, l’universel, la volonté, de puissance ou pas, la durée ou le langage, etc. sauf que étant un rapport, l’arc est un sujet ; c’est uniquement parce qu’il importe dans la réalité (toute entière déterminée) le rapport, comme tel, et que ce rapport se-dit lui-même, ou si l’on préfère, se-sait, qu’il y a un rapport.
Raison pour laquelle on a jusqu’alors confondu l’arc de conscience et la pensée ; le sa-savoir (la désignation de “soi”) n’est pas une connaissance ; preuve en est que la preuve cartésienne ne s’instaure pas dans la pensée, mais en dehors, et raison pour laquelle cet en-dehors réclamera dès lors toute l’attention, l’attention du sujet sur, vers, par lui-même ; ce qui lui est possible puisque le sujet n’est pas une identité, mais rigoureusement une non-identité, soit donc un écart, une distance, l’altérité même ; l'altérité sans raison, sans détermination ; la conscience est distincte parce que une et ce “un” n’est pas une détermination, cette distinction est absolument formelle ( inaugurant du reste le un, le nombre, qui est le rapport à soi de n'importe quelle unité, chose, être, et leur division, addition, etc ; les mathématiques fonctionnent parce qu’ils utilisent le rapport comme descriptif généralisé, de même la pensée est universelle, parce qu’elle tente, à chaque fois, de manifester l'universalisation, comme processus ou procédé, procédé de fabrication de l'universalisation même, et à l'exemple des mathématiques on peut penser au-delà du donné ; pareillement si on se demande mais qu’est-ce que cette œuvre esthétique ? Il faut répondre c’est le prolongement de l’esthétique, de la perception et de la mise en forme vécue, éprouvée (en littérature également donc), et ce prolongement parvient (souvent) à dépasser le donné, le vécu, le moi ou l’humanité ; une œuvre esthétique (ou littéraire) est plus grande que la réalité ou le vécu ou le perçu ; les œuvres font réellement voir, de ce que “voir” veut dire, encore plus de réalité ; ainsi les mathématiques sont potentiellement (et de fait depuis le 19éme) plus étendues que les réalités physiques du monde.
Ainsi l’arc de conscience est plus grand que tout, puisqu’il est le rapport même tel qu’il s’existe, s’ex-siste ; de sorte que, si l’on est croyant, ou si l’on envisage “dieu” de quelque manière ou l’absolu, (etc), il est absolument vrai que tel qu’il, dieu, se donne, ça n’est pas et ne peut pas être un mensonge ou un travestissement ou un avatar, une seconde main en quelque sorte, mais c’est pleinement et réellement que l’énoncé est le message et le message est l’être ou le réel ou le divin ou le sujet, (etc).
dit autrement il n’est pas, nulle part, de mystère ou d'impénétrabilité ; l’absolu est réellement tel quel (de même les maths se donnent vraiment comme réalisées, sinon on ne parviendrait pas à compter, à penser, à ordonner les nombres, ou on ne comprendrait rien du tout à Platon ou Spinoza). la vérité est que ce que l’on ne saisit pas (parce que l’on se perd souvent et régulièrement dans la pensée, mais aussi dans une œuvre esthétique, dans une poésie, et suivants), ce que l’on ne saisit pas, c’est ce qui a commencé si soudainement à s'étendre, que l’on n’en voit pas le bout ; ça échappe vers tout là-bas. Et ça n’est pas Rimbaud qui contredira ; il a vu, et tellement vu, qu’il n’a pas pu en revenir, il a été pris-dedans ; on n’approche pas du Bord dans succomber, et basculer de l’autre côté.
L’autre côté c’est ce que l’on a cru voir, l’intériorité de dieu, du un, de la pensée, du sujet ou du réel ; cette intériorité, si cela se trouve, c’est ce qui sera révélé de but en blanc de l’autre côté (si il y en a un, d’autre côté, d’autre versant de la réalité, le versant du réel). quoi qu’il en soit, retenons que les maths, la pensée, l'œuvre, la vision c’est l’étendue extrêmement lointaine mais telle qu’elle se présente, ici même.
Dit autrement ; le présent est Vu de l’à-venir (dont on comprend bien qu’il ne s’agit pas seulement de l’avenir, du futur, mais du possible à-venir). Puisque pour nous, ici, il y a un présent qui se tient tout-au-bout et qui crée l'ensemble de tout ce qui est donné ; la réalité ne se cause pas du passé, du donné, du là, déjà là, mais du possible ; cad de “ce qui sera”.
On dira encore autrement que le “ce qui sera” se cherche et se cherche en activant continûment le présent et ses possibilités ; parce que “ce qui sera” dépend du sujet ; il ne s’agit pas seulement de réaliser un monde, qui, une fois acquis, tiendrait de l’être simplement “là”, mais de réaliser la perfection du monde et la perfection des sujets ; soit donc la perfectibilité de la capacité ; et la-dite perfectibilité doit se réaliser, se rendre réelle en se tirant de soi ; de par sa volonté, de par son intention, son intentionnalité ; puisque seul le possible issu, créé d’un sujet est adéquate à sa haute idée, son grand principe de “plus grande possibilité possible”.
tout est attaché à la possibilité, parce que la seule finalité assignable à “une réalité il y a”, c’est non de réaliser ceci ou cela, (qui périt), mais de réaliser le possible même ; ainsi la révolution instruit, informe un monde humain de libertés (d’êtres libres et égaux) afin qu’ils réalisent non seulement ceci et cela de leur vécu, relationnel, imaginaire, etc, mais qu’ils réalisent la liberté même ; qu’elle soit la régulation même de ce qui se peut (raison pour laquelle la plus grande liberté est celle qui se sertit avec l’égalité, échappant ainsi à la rivalité, et l’égalité sous la couverture générale de l’universel ; ce qui veut dire “que chacun puisse penser” ‘au sens cartésien et suivants ; penser, vouloir, imaginer, ressentir, et troisième substance etc).
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