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instants philosophie
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L’avenir du réel

11 Mai 2025, 16:59pm

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Publié par pascal doyelle

Et d’un autre point de vue ; l'actualisation de et par l’arc de conscience est conséquemment l’infinitisation du donné, du monde donné, là, comme détermination ; de même que la pensée, les idées, l’universalisation portent au plus loin la détermination (dans toutes ses universalisations possibles, tout comme les mathématiques, se développant à part de tout le reste, s’avèrent bien plus grandes, que le monde donné). L’universel ne se révèle que via l’arc de conscience, qui, étant rapport (et même le rapport des rapports), est déjà en lui-même universalisation ; l’universalité incarnée et donc dans ce corps si distinct, distinct en et par son fait (et non en quelques déterminations, quelconques), corps qui est couvert de signes, qui est même l’autre-surface du (même) corps (vivant, et cette soif existant). 

Extrême difficulté de continuer d’exister pour ce corps vivant et d’assumer l’infinie possibilité qu’ouvre cet arc, qui brise le vivant en deux de haut en bas sans reste (sauf ce reste qu’est l’inconscient) et impose en tant que rapport de tous rapports qu’aucun ne puisse venir à bout de cet impossible qu’est l’indétermination de la “conscience” ; puisque ceci, cet arc de conscience, qui a rapport à soi comme rapport, et en tant que lui-même, que ce soit mana, brahma, dieu monothéiste ou sujet, ce rapport donc existe formellement ; “conscience” ne peut pas être donné sans que tous les rapports potentiels soient virtuellement supposés ; de même que dieu ne peut pas nous créer faussement “à son image”, si il se donne, il donne toute la possibilité (lors même qu’il faudra toute l’humanité pour commencer de l’énoncer) ; conscience existe donc en tant que formule, vide, du possible, ce qui veut dire du possible rapport, de tout rapport possible, incluant et admettant tout aussi bien les erreurs et les folies, mais dont la sûreté se produit de la cohérence (l’inconscient même est structuré, “comme un langage”) ; 

et la cohérence est la base même de ce qui ex-siste (rien n’existe ou ne continue d’exister sans cohérence, interne, de chaque chose ou être, ou externe entrant en liaison de et dans son donné, auquel toute chose ou tout être se supporte) ; aussi l’arc de conscience outrepasse absolument sa déclinaison subjective ou objective (l’objectivité et la subjectivité, cette distinction viendra après et secondement) ; c’est structurellement (en-deçà et au-delà du subjectif/objectif) qu’il faut supposer l’intentionnel, le champ intentionnel, puisque tout ce qui existe est relié ; non pas lié dans une immédiateté mais re-lié en tant que toute chose tout être sont chacun des rapports, des activités, des mouvements (jusqu’à la vie qui se meut de par soi et la conscience qui se meut dans le mouvement du vivant).   

Ce qui se révèle c’est que esthétiques, éthiques, politiques, littératures, humanisations et personnalisations ne sont pas de simples déterminations, qui confortent dans la nécessité ou des décorations et fioritures de la vie humaine, mais soit des continuités de la réalité telles que ces continuités avancent bien plus loin que le monde ou des créations bien plus étendues et plus rigoureuses que le monde donné là, plus profondes que le vécu d’un vivant, plus essentielles que l’humanisation réaliste ou naturaliste ; les diverses perspectives ce sont celles qui sont tirées de la réalité donnée ou de la vie vécue ou de la perception ou de ce maelstrom qu’ouvre dans la réalité un arc de conscience qui met à jour la totalité des rapports mais qui, de plus, créent l'ensemble des rapports que son intrusion dans la réalité investiguent. 

Ainsi la pensée, dieu, le sujet christique ou cartésien, l'humanisation et la personnalisation rendent accessibles l'ensemble des structures qui agissent, oui, mais aussi qui agitent la capacité d’exister ; l’exister est bien plus grand lorsqu’il est pensé, lorsqu’il est esthétisé, politisé, et y compris mathématisé, rationalisé ; il y est alors déjà question de re-Création. 

Si il existe une réalité c’est afin qu’y devienne quelque réel inattendu, non prévu et non prévisible, et qui soit, littéralement, plus grand ; lorsque le christique suppose et introduit dans notre compréhension, qu’il s’agit de re-Créé la réalité, le monde, le donné, le vécu, le relationnel et le corps (de chacun) c’est littéralement ; la re-perception de tout ce qui est, en tant que cette structure de conscience, cette structure de rapports (qui est elle-même un rapport, et même le rapport en lui-même, soit donc le sujet qui est “cela, celui qui se rapporte à soi en tant que rapport” et permet de se rendre substituable en et par tous les rapports, quels qu’ils soient)

cette structure de rapports donc tire, du donné, de la manifestation déterminée, l'ensemble de tous les rapports accessibles possibles, tels qu’ils sont matérialisés en tant que monde et activisme(s) de ce monde, matérialisés mais non pas exprimés, et des rapports accessibles possibles tels qu’ils peuvent être créés en et par notre agissement, l'ensemble des agissements, des rapports possibles en cette humanisation et en tant que les rapports vrais et réels ce sont ceux qui respectent, cad impliquent, admettent, intègrent chacun des rapports en tant que rapports ; ou donc qui admettent, intègrent les rapports tels qu’ils sont explicitement exprimés et positionnés ; 

ainsi que le monde soit pensable (pour la pensée), que l’autre conscience soit un je (un rapport intègre), que la société humaine soit admise par elle-même (et non pas donnée par une sacralité ou naturaliste ou réaliste), que la perception puisse être réorganisée en une esthétique (qui manifeste une logique de forme, de couleur, de rythme, etc, chaque esthétique non seulement inventant son apparition mais créant son registre de manifestation, sa logique, son logos perceptif ; la vision de Picasso n’apparait que dans et par ses œuvres, mais elle ex-siste de ce fait même).

de même que l’univers, soit donc la totalité (probablement infinie), expérimente l'ensemble de tous les rapports possibles (de tous les rapports suffisamment entrés en cohérence, et donc la réalité est déjà en elle-même déterminations, distinctions, sinon rien n’existerait), et dans cette réalité des unités, cad des rapports à soi comme rapport, rendent possible le possible du possible ; par ex en respectant autrui comme étant à lui-même un rapport, en lequel on ne doit pas et ne peut pas interférer (c’est ce rapport, chacun, qui interfère avec lui-même, qui trouve la “voie” comme on sait, ce à quoi servent dieu, la pensée, le sujet, christique et cartésien, mais aussi la littérature, esthétique, et ainsi de suite ; marquer, repérer les voies possibles du possible, et non pas copier coller un “ordre” suspendu on ne sait où, le bien, le beau, le vrai sont créés, et cela ne leur enlève pas leur valeur ; au contraire, cela montre, littéralement, les extensions possibles du monde et même les perspectives possibles de mondes) ; ainsi le christique indique tout de suite et impérativement autrui, l’autre être humain, mais en passant par lui ; parce que sans la verticalité de la transmission avec le christique on ne peut pas aborder ou commencer d’aborder correctement autrui ; comme dira la psychanalyse ou Sartre, autrui risque fort de nous enferrer en et par une erreur, une illusion, une hallucination, voire une perversion, et lorsque l’arc de conscience ne s’est pas médié lui-même par lui-même, exclusivement en tant que rivalité, à mort).  

L’arc de conscience s’emploie à créer les tangentes qui parcourent le monde donné, au profit, vers et pour le monde possible, ce qu’il faut entendre comme “le monde qui réalise(ra) tout le possible” et qui deviendra ce monde absolu encore empli de possibles, puisque si le réel est le possible alors le possible ne cesse jamais ; il se relance, au point inimaginable pour le moment). Pris dans son ensemble le réel est cela qui cherche le devenir dans le devenir, non pas la redondance, mais la nouveauté, ou donc le renouvellement, ou encore le toujours Commencent. 

Vision ; dieu est parfait, aussi réclame-t-il une création qui lui montre ce que le possible, cad ce que nous nommons le réel, recèle ; ce qui n’est accessible que si les choses et les êtres sont des activités, qui se rendent possibles, et permettent d’accéder à un réel qui n’est accessible que par leur activisme, que par l’actualité d’un présent livré à lui-même, et qui travaille toujours déjà dans la grande cohérence, puisque tout est activité, cad rapports, et que “rapport” suppose non seulement qu’il s’active (sinon le rapport n’est pas et le devenir n’est pas, et la réalité n’existe pas) mais suppose que tout rapport est distinction, distinction et donc détermination (tout ce qui est, est déterminé), mais encore en plus qui est liaison (il n’est pas de détermination sans sa cohérence, sans porter sa cohérence, ou plutôt la détermination non cohérente apparait et puis disparait, comme la soupe des énergies dans le "vide", et puis s’efface, ne peut pas être mémorisé, rappelons que les choses sont des mémorisations, organisées, de leur devenir, de leurs mouvements, pareillement ; on ne retient, en esprit pour ainsi dire, que l’organisé).


 

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L’insatisfaction dernière du monde

3 Mai 2025, 10:47am

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Publié par pascal doyelle

Ce qui lance la réalité, qu’il y ait une réalité, que “la réalité soit”, c’est donc le possible ; tout ce qui est possible existe. 

Évidemment le possible n’est pas l’imaginé (la licorne est non réelle puisque de toute manière c’est un cheval avec une corne, et autres attributs). 

Le possible cherche donc, en tant que réalité, toute sa capacité ; or cela ne se préjuge pas d’un “ordre” préalable ; il n’y a pas un ordre qui décrit par avance, ce qui arrivera. Il y a une réalité afin que quelque réel non prévisible survienne. Et donc la réalité se définit comme activité ; il y a activité parce que ce qui se crée alors n’étant pas prévisible, ni prévu, ni un ordre préalable ; le véritable rationnel n’est pas un ordre préalable, mais la cohérence qui se déroule en tant que choses, êtres et arcs de conscience (et peut-être d’autres encore dont on n’a pas connaissance). Et d’abord, de fait, en tant qu’univers, d’éléments qui passent de l’énergie à la matérialité, avant que s’installe un espace-temps. 

Qu’il y ait une réalité veut dire que quelque réel (nouveau donc) va se réaliser ; on a écarté à jamais que toute cette dépense d’énergie soit une débauche inutile, destinée au néant, qui tôt ou tard se dispersera indéfiniment dans un espace-temps de plus en plus éteint, étiré et déchiré. 

D’autre part si le réel ou la réalité réalisent le possible, et que l’on se décide à considérer que le possible est l’essence, le sens, structure même de cette réalité, alors elle se continue comme Possible ; le possible est ce vers quoi avance la réalité ; ce qu’elle va réaliser. Au sens où si il existe des êtres conscients, leur tenue, leur essence ne tient pas dans une essence justement, mais dans leur “valeur” en tant que possible ; ainsi l’universel, l’invention, la création de cette possibilité, de cette ouverture dans la réalité de l’universel, de l'universalisation, c’est cela qui étend infiniment le donné bien au-delà du donné ; l’universel, la pensée, qui est un procédé et donc un processus. 

(puisque ce qui s’invente, se crée dans la réalité, et spécifiquement dans la réalité que l’on nomme histoire, historicité, a valeur de ce qu’il a valeur de possible, de possibilité, le dieu de l’intention unique formelle qui remplace tous les dieux (caractérisés de ceci ou cela, et non pas indéterminés et formels qui peut, l’unique, supporter le possible) et tout le sacré (réservé temporellement et spatialement) par le divin, le divin parce qu’alors séparé, qui existe formellement, la pensée donc, le sujet christique ou cartésien, qui ramène le rapport à ce corps-ci, cette vie vécue telle quelle, cette actualisation de ‘soi’, lesquelles étapes étaient inimaginables avant qu’elles “se produisent”, et qui dès lors et à chaque fois changent absolument tout, toute l’historicité et tout le possible)

Processus donc que l'universalisation, qui déploie toute la capacité du donné ; ou donc ce que le donné a non pas pensé, mais réalisé en déployant tous les rapports ou plus exactement en tant que les choses et les êtres sont ces activités, cet activisme de rapports et est, la réalité, entièrement tissée et tissage de rapports, lesquels sont déjà en eux-mêmes des liaisons, des élaborations, et toujours des cohérences ; l’universel est ce dont sont tissés toutes les choses et tous les êtres ; jusqu’à parvenir à la conscience de soi comme rapport, comme étant le rapport lui-même ; en personne, en personne et en forme de sujet, le sujet étant le retour vers soi qui annule ce soi, qui transforme ce que l’on est en cela qui se re-lie, et donc qui peut relier toutes les réalités, toutes les représentations, que ce soit selon les nombres (qui sont des rapports) ou selon des idées (qui sont des liaisons entre signifiants de langage, de quantité de langages).

Et tout autant et plus encore dans l’historicité qui accélère, augmente, intensifie, incorpore toujours plus loin comme réalité la possibilité ; idéel, politique, morale, éthique, esthétiques et poétiques (et littératures) manifestent le déploiement constant, continuel et continué du possible comme conscience de soi ; dont on dit, ici, que le possible se crée comme conscience ; la “conscience” est l’accélération, l'augmentation, l'intensification, l’incorporation du possible même. Tout ce qui est lu, tout ce qui est décidé éthiquement ou moralement, tout ce qui est organisé politiquement, mais plus profondément encore tout ce qui est intentionnalisé, selon l’humanisation ou selon la personnalisation, accumule le structurel, cad le réel, par-dessus et en plus de la réalité, du donné, du vécu immédiat.

Ou donc comme devenir du rapport lorsque celui-ci est parvenu à se lancer lui-même en tant que lui-même ; par exemple en tant que l’autre conscience est un sujet, ce qui veut dire un rapport qui a rapport à lui-même et sur lequel on ne doit pas et on ne peut pas intervenir.

Si la réalité en elle-même (cad naturelle) porte déjà le possible (étant toute entière tissée de rapports, ou donc d’activités qui sont des rapports, y compris leur numération qui est partie intégrante de son être de devenirs),

alors l’historicité, la conscience, qui accumule sa charge interne, porte en et par un corps, auparavant vivant et désormais - existant - porte le possible même ; par le corps le rapport parvient à encore plus d’actualisation ; un corps précipite la réalité en instruisant le réel dans l’actualité, et donc l’activisme, de ce corps, créé de signes (que ce soit ceux du dieu unique, du christique, de l’universel et de la pensée, du sujet ou de la révolution, ce dernier point qui se voit si manifestement ; 

cette société humaine est intégralement jetée dans le déploiement, le développement de signes (et les objets tout comme les images sont y compris des signes), ayant pour finalité d’acquérir des corps-de-l’autre surface, que chacun se tienne comme autre-surface ; et ce y compris intégrant le divin unique, le christique et la pensée, le sujet et l'historicité (et la totale réalisation de toutes les intentionnalisations humaines, et personnelles) ; puisque depuis que l’on est entré dans l’historicité structurelle, au contraire des mondes séparés (qui ne s’accumulent pas, mais se tiennent étrangers les uns aux autres), dans l’historicité structurelle donc il est possible d’incorporer cela qui existe en tant que rapports, précisément. 

Or cependant chacun, en son moi, en sa forme sertie du moi, retransforme les signes en immédiatetés… et y succombe ; que les images et les objets remontent dans les signes, tous les signes, appesantissant et effondrant les signes, c’est la lente agonie de la structure. Et on en est fier ; on est fier de ne plus “croire”. De ne plus croire au-delà du monde, mais aussi du donné, du vécu ni au-delà du corps. Et donc tout est absolument destiné à mourir. L’horizon total de tous les objets, les images, les signes, les corps, les choses et les êtres happés par le néant généralisé. 

Comprend-on que cette réduction à l’immédiateté prive fondamentalement non seulement des éventuels devenirs au-delà du monde, mais des articulations qui permettent de réguler la soif interne de notre structure intentionnelle, qui, étant formelle, ne peut pas satisfaire de tel ou tel contenu, aucun ne conviendra jamais ; seul le structurel peut répondre au structurel et l’engager dans un autre-processus ; celui nommé ici du réel. 

L’accès au structurel est ainsi barré par sa, ses réalisations mêmes ; le moi, les mois n’imaginent plus aucune autre résolution que celle d’immédiatetés ; des objets pris comme des signes, parce que des signes comme des images. Dit autrement : ça ne pense plus, ça ne pense pas. Et lorsque ça pense ça traduit toute pensée en réalités données là, qui, évidemment, ne décollent pas, s’affaissent, tombent vers le bas.

Cette matérialisation de toute l’intentionnalisation humaine et puis personnelle est une fragmentation dans le donné là, le donné “là” (de Heidegger ou de Sartre ou de Camus), en images, objets, objectalités diverses (psychologie ou pharmacologie), lesquels fragments ne sont soutenus d’aucun horizon ; il devient impossible de les penser, certes, mais également de les positionner humainement ou subjectivement ; l’objectalité généralisée est une dispersion, sans unité ; or l’unité est “le dernier rapport”, le rapport qui permet de poser tous les autres ; l’être, dieu, le sujet, le réel se doivent de fonctionner comme rapport de tous les rapports ; de “fonctionner comme rapport” ou plus loin de dimensionner comme articulation seule réelle (qui seule crée le possible, au lieu de s’épuiser et d’éteindre dans telle ou telle réalité fragmentée).

N'ayant plus d’accès au structurel, l'ensemble de toutes les relations ne parviendront jamais à se réguler, la soif à s’apaiser, et qui dès le début, s’est déjà condamnée au néant ; la soif ne peut pas se désaltérer elle-même ; la structure n’est pas du même degré que la réalité (elle est de, par et sans doute pour le réel). 

Et la transformation de toutes les rêveries en réalités, tue  mentalement et physiologiquement, le corps, le vivant, la cervelle, le psychologique, le psychique, et évidemment tout relationnel ; tout est dehors, cad rien n’existe plus, tout est, donné là, très vulgairement, très quelconque, et qui réclame sans cesse l’énergie de chacun puisée jusqu’au tréfond et éreintante. 

Comme elle ne se résout pas, elle se répète  ; elle répète son invocation comme désir, et comme fantasme  ; le fantasme tente d’adapter la jouissance (la satisfaction hallucinée et impossible et horrible, qui dévore du dedans l’esprit mais tout aussi bien le corps, comme la psychanalyse nous le révèle) ; ce qui est impossible torture (et au travers des objets, produits industriellement, des images qui vendent les objets ou qui simulent les corps, les mois, les vies vécues, les relations et tout cela est envoyé dans la simulation, la pseudo résolution, imaginaire, de la soif interne. (cf Baudrillard pour toutes les virtualités en jeu de mécanismes). 

C’est pour cela que le corps christique n’est pas l’effacement mais la sublimation du corps ; il est relevé ; il devient-signe mais le signe est, cette fois (et sans doute cette unique fois), pure structure ; du reste pour comprendre, il faut bien s’avouer que Descartes est un seul et unique René ; ça ne peut pas se dire, se désigner, deux fois ; puisque c’est la forme (qui n’a aucune composition et se délivre telle quelle ; je = je, ou donc je —> je ou je ←- je ; puisque c’est un rapport et qu’il se lit dans tous les sens). 

Le moi, si on lui dit que son être n’est pas un être mais un mouvement, une structure, n’y comprend rien ; il ne peut pas comprendre un tel mouvement ; si on lui annonce sa liberté, il entendra tout de suite (à supposer qu’il l’admette cette “liberté”) ; liberté pour quoi, liberté de qui, aboutissant à quel résultat ? Si il est selon le mouvement, cad selon le rapport, en tant que rapport, il ne voit pas que cela indique, potentiellement (mais on est réellement ici dans le Possible même, dans le réel-même), potentiellement que ce rapport indique tous les rapports ; depuis le 18éme ou le 20ème, on ne cesse de se prendre pour “tout le réel lui-même” ; et effectivement depuis la révolution toutes les intentionnalités de toute l’humanité et de toutes les personnalisations, sont bel et bien réalisées ; mais en vérité le réel est l'ensemble de toutes les ouvertures pratiquées dans la réalité qui creuse à chaque fois le réel ; dieu, depuis 5000 ans, la pensée, 3000 ans, le sujet christique, 2000 ans, cartésien, 500 ans, ouvrent à chaque fois ou montrent le possible pur et brut ; et dieu, la pensée, le sujet, le réel existent véritablement brutalement. 

mais le moi qui croit saisir ses images, ses objets (l’objet venant constamment concrétiser l’image qui pénètre la conscience et l’emplit, angoisse que l’objet vient aplanir, un temps) en est saisi, passivement (on lui produira industriellement ses objets, puis ses images, Debord, puis ses relations, internet). il ne peut pas admettre que certes les contenus de conscience existent mais secondement, voire secondairement, et que le rapport, la conscience seule et d’abord existe ; parce que seule elle ex-siste. 

Elle sort de son propre enroulement, puisque ce qui s'en-roule, roule, (infiniment) ; c’est un rapport, qui, donc, ne se ferme pas, mais est absolument ouvert ; et aucun contenu ne remplira ce rapport et aucune résolution qui ne serait pas elle-même structurelle (dieu, la pensée, le sujet, le réel, ou donc les domaines, esthétiques, éthiques, politiques, etc).

 

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Lecture du christique

19 Avril 2025, 15:45pm

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Publié par pascal doyelle

(à l'usage des mécréants)

Le péché originel c'est un défaut de structure ; nous sommes limités et donc nous "fautons", on ne peut pas ne pas fauter ; le christ vient réparer la limitation en nous apprenant que ce ne sont pas les actes (toujours erronés) qui comptent mais l'Intention ; l'intention avant les actes. Puisque la finalité de tout ce bazar c'est la liberté ; dieu est tel qu'il est en lui-même, les anges sont parfaits, mais les hommes sont limités parce que libres (ils décident, inventent ce qui leur manque et donc puisqu'ils sont limités) ; ce que les hommes inventent c'est la part que ni dieu, ni les anges ne peuvent, eux, rendre réel ; sinon je ne vois pas bien à quoi servirait dans le plan de dieu, l'humanité.

Si il s’agissait de créer une espèce, imparfaite, et de l'obliger à respecter un Ordre, une Loi ou une adoration, ça n’aurait pas grand sens (de même que la raison n’est pas une idéalité qui précéderait le monde, ou les mathématiques un idéel immuable on ne sait où) ; il faut donc comprendre que l’humain ou plus généralement le monde, l’univers, sont lancés afin de produire, inventer, créer les lois, les mises en ordre, les cohérences, les libertés et leur(s) coordinations ; et que tout cet ensemble ne PEUT PAS être décrété (d’en haut ou d’un Ordre éternel ou abstrait) mais doit être élaboré dans et par sa propre activité (son activité de neutron, de molécule, de galaxie ou de vivant ou de conscience) ; et ce devenir, tous ces devenirs, sont irremplaçables ; dieu ne peut pas s’y substituer. 

Ce qui se passe ensuite c'est le christ qui intervient et remet la pendule à zéro, ou si l'on préfère ; il relance la création (puisqu'aussi bien il est le verbe par qui fut créé la réalité ; l'intention c'est le père, le moyen c'est le fils, cad le verbe, le signifiant qui distingue, les choses et les êtres). Il est le premier qui ouvre la nouvelle création, et cela signifie la mise à jour, l'update ; au sens où quelque chose de plus est mis en jeu et donc ce quelque chose révèle (ce qui jusqu'alors était non explicitement ; c'est juste que l'AT passait par d'autres moyens, la Loi spécifiquement).

L'élément qui relance la création (et par quoi est révélée la réalité et la liberté) c'est l'intention ; l'intention vient outrepasser la Loi, et permet d'inscrire bien plus loin en nous le devenir, le déploiement d'une élaboration ; chacun devient ainsi en mesure de se rechercher (de rechercher sa vie, son existence, de la naissance à la mort, qui est, en tant qu'existence, rendue à chacun ; chacun se tient du rapport qu’ile st et qui, par le christianisme, est explicitement montré, désigné, et incrusté en tant que Corps Individuel et donc en tant qu’existence qui va de la naissance à la mort (et donc au-delà, puisque la naissance-mort est perçue d’un point au-delà ; on est et on n’est pas la vie que l’on a ; on n’est plus la vie (identité ontologique imaginaire) on a (d’un point extérieur, objectivement osi l’on veut, ce regard que l’on obtient sur-soi-même) on a donc une vie (on a un corps, on ne l’est pas) ; la conscience ne s’englue pas dans la vie vécue mais est-autre, voir Sartre par ex). 

Certains également qui ne saisissent pas les différences AT et NT ; c'est que dieu a instruit au fur et à mesure l'humanité selon différents moyens ; et moyens qui correspondent à l'état de l'humanité de telle époque. Le “dieu des armées” ou le dieu jaloux ou vengeur, etc ; se choisissant un peuple, lui conférant le titre de nation, il n’allait pas le laisser dépouiller par les voisins. C'est évident et il ne faut pas exclusivement ne se fixer comme principe que le dévouement sacrificiel… je répète : il ne faut pas ; ça commence par soi-même, comme on sait mais le comprend-on ? Ne pas se respecter c’est s’humilier en un autre sens, une autre orientation que celle instruite par le christ ; il n’y a aucune raison de tendre l’autre joue incongrûment. L’autre joue c’est le principe qui peut s’établir tandis que règne la pax romana ; hors cette pax, il faut se défendre bien comme il faut, comme il est requis. 

Jusqu'à ce que se révèle la véritable signification, qui est évidemment le christ (et qui n'a plus rien à voir avec le messie juif) ; dès lors le Verbe (qui était le moyen du père pour créer le monde) devient le christ ; se révèle donc que le christ est le fils et que donc dieu est le père ; ce qui implique dans le même temps que par le christ se révèle que tous nous sommes frères du christ, et donc fils de dieu. Comme le christ est venu instauré cette nouvelle réalité, à savoir que chacun est individuellement existant, alors chacun ne se réfère plus à une communauté (ou nation ou peuple ou etc), mais existe en et par le christ (qui sépare chacun et le considère individuellement).

Le christianisme ; il ne s'agit en rien d'une religion "habituelle". Le père donne le fils afin de montrer à tous qu'il se sacrifie, lui-même, pour le monde ; au lieu de condamner et de punir il s'offre pour montrer qu'il ne va pas, lui, dieu, et qu'il ne faut pas, nous l'humanité, juger, mais par-donner (à voir ce qu'il faut entendre par là) ;

il fait le premier pas (définitif cette fois) et montre le chemin (qui échappe à toute punition) ; "je suis venu pour sauver et non pour juger".

Ce faisant il répare la faute originelle, qui est une "faute" par manque, par finitude, par limitation (l'être humain est limité et ne peut pas se sauver, cad se réformer) ; sauf si au péché on peut opposer l'intention ; l'intention de faire le bien (mais aussi d'inventer, de créer le chemin, contrairement à ce que présentent grosso modo toutes les églises, qui veillent à seulement appliquer un Ordre)
l'intention donc peut non pas réparer mais commencer de réparer la faute (la finitude, la limitation) ;
les juifs, la Loi (qui nous condamne) ;
le christ, l'Intention ; qui vous rachète et dont le fils offert montre la bonne volonté.

Évidemment, Jésus est le Fils, et donc ne meurt pas, mais Jésus, la personne humaine, agonise et ainsi participe de notre souffrance  (et terreur face à la mort).

Et donc il est absurde d'appliquer au christianisme la critique habituelle des religions communautaristes ; tout le processus christique consiste à obtenir des individus séparés. Le regard christique a pour effet de créer la séparation, même si sa finalité est de ré-unir , mais en seconde instance. Et c’est là qu’intervient le Saint Esprit ; le Saint Esprit réunit en seconde part, autrement, en une autre-communauté, une communauté “en esprit” donc ; il est le partage de l’esprit (de l’intention) entre tous les frères (et sœurs, puisque ni homme ni femme) ou entre tous les fils (de dieu). Donc trois personnes en dieu ; qui signifient, portent le processus complet. 

L’ensemble du réel mis en jeu est ici interprété comme relevant de la notion, forcément vivante, du “ Rapport” ; le rapport est ce qui relie ; et dieu ne peut se dire tel qu’il est, puisque l’on tient toujours les éléments ou les contenus du rapport mais non la liaison comme telle ; la liaison ne peut pas se dire ; elle se signifie, elle se signifie et est reconnu comme telle par une structure spécifique ; un sujet comprend “cela” qui dit “je”, parce qu’il est lui-même un tel “je” ; ce rapport (la conscience) reconnaît ce rapport qu’est un “je” ; la conscience est précisément ce rapport qui se-sait comme rapport, même si il ne se connait pas, ça n’est pas une connaissance, mais un rapport à (soi) (lequel soi est le rapport lui-même, et non une identité ; la conscience de Pierre n’appartient pas à Pierre, une de ses qualités, mais c’est Pierre qui appartient à sa conscience ; n’ouvrez pas de grands yeux, c’est ce que découvre Sartre, il y a un siècle, soit dit en passant ; et c’est pour cela qu’il se trompe aussi, puisqu'il affecte une qualification universelle à "conscience” tandis qu’ici on relève le défi d’élaborer la singularité de la conscience ; il n’existe de conscience que singulière, cad sujet individuel pur et brut. Lui seul est-il révélé, re-Commence. Par qui le réel Commence in-cessamment. Par qui l’exister (et aussi bien l'existence qui se découvre comme existence individuelle) re-vient à partir de son origine, de sa source même ; il fallait bien le divin unique, formel, universel et absolument vivant, ce qui veut dire existant ou “qui re-commence”. . 

Il fallait le divin pour installer dans la représentation humaine tous ces principes qui ne lui préexistaient pas ; pas dans le judaïsme, pas chez les grecs, pas dans la romanité ; et nulle part ailleurs. Sauf là, à ce moment-là. Et depuis c’est la règle même. Puisqu’il s’agissait de créer la voie individuelle, soit donc la régulation et l’inventivité de ce rapport là, circonscrit au je, étant entendu que ce rapport (à -soi- ) permet seul que se réalisent, se rendent réels tous les autres rapport qui seront.

 

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Cinq points

12 Avril 2025, 12:20pm

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Publié par pascal doyelle

Ainsi il existerait une telle quantité, infinie, d'énergie qui se lancerait en tant qu'univers,
et tout l'ensemble finirait dans le rien, le presque néant que l'on y prévoit, apparemment, l'étirement indéfini de l'espace-temps (jusqu'à ce que l'espace-temps se déchirent).
Une sorte de gaspillage non pas seulement absurde, ce qui serait encore romantique, mais gaspillage idiot, imbécile.
Ce qui ne serait guère cohérent.

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Dans un univers infini le hasard existe, oui évidemment, comme tout, mais il n'est qu'une partie de tout ce qui est.
Et tout ce qui est, reçoit ainsi sa véritable signification ; que tout est possible.
Ce qui est encore différent c'est que le possible c'est ce qui existe ; ou pour mieux dire, le Possible est ce qui existe, sous entendu ; ce pour quoi tout existe.
Tout existe afin que le Possible soit.
SI le possible est cela qui existe, alors il y a un sens, une signification.
La notion de "Possible possible" c'est ce qu'il faut étudier.

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Le règne humain se distingue par ceci ; le champ intentionnel. Ce qui initie les langages et les signes, le relationnel et la temporalité (cyclique ou historique), l’horizon du monde et la mort. 

Le champ intentionnel pourrait être interprété comme suprématie du langage ; mais ici il n’existe de langage que parce qu’existe la conscience. la conscience n’est pas la connaissance. la conscience se sait autrement, en tant qu’arc de conscience ; avoir conscience de c’est signifier ; les langages signifient ; ils relient telle perception à tel mot ; et tout mot obtient sa performance de ses liens à d’autres mots, tout comme à telle perception, et telle perception à l’horizon du monde ; cet horizon du monde peut être désigné comme “le réel”, soit donc non pas l’essence du réel (puisque l’on se place hors de la “connaissance”, et que l’on se place dans la structure active de la conscience comme arc, qui donc, joint l’énonciation, la projection d’un signe vers le bord du monde ; de ce que notre être soit non un être mais un arc, veut dire que l’on ne perçoit pas l’horizon, on se perçoit à partir de l’horizon ; et ce pour la raison que dans l'élaboration intentionnel des horizons, il en est un, au moins, qui se tient comme horizon des horizons ; cet horizon terminal (ou originel) s’impose comme formel, vide et pur agissement. ceci pour exposer schématiquement l'architecture interne du champ intentionnel. 

Ce qui se donne comme sujet, et donc comme rapport formel exclusif, c’est ce qui initie qu’il y ait signe et surtout langage ; langage en ceci que ce dernier tend à former un ensemble (qui n’est pas un “tout”, un système) organisé (doté de règles de fonctionnement) ; pareillement les mathématiques sont un langage et comme tout langage dont la structure est celle du rapport ; le un est le rapport à lui-même de tout objet, de toute chose, de tout être ; le rapport en tant que tel est purement formel, en mathématique, en langages et en conscience intentionnel ; puisque l’arc de conscience (ce rapport à (soi) dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même qui se désigne, et étant formel est indéfiniment substituable, et qu’il puisse ainsi exister des signifiants, nombres, signifiants ou signes ; c’est parce qu’il existe une structure qui se signifie comme rapport qu’il existe des rapports institués comme langages. 

La formulation “ensemble” appliquée au langages vient de ce que l'ensemble formel du langage est tenu de et par le sujet du langage ; le sujet s’impose comme unité de cet ensemble sans que cet ensemble ait l’obligation de se totaliser. De toute manière on ne peut pas plus clore l’ensemble “mathématiques” puisque ce qui existe comme rapports ne permet pas un système fermé de rapports. Raison pour laquelle il n’est pas de système totalisant, pas plus philosophique ; de même que le bord du monde est le présent, l’unité de tous les signifiants est cet acte-rapport.

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Le christianisme ; il ne s'agit en rien d'une religion "habituelle" ... Le père donne le fils afin de montrer à tous qu'il se sacrifie, lui-même, pour le monde ; au lieu de condamner et de punir il s'offre pour montrer qu'il ne va pas, lui, dieu, et qu'il ne faut pas, nous l'humanité, juger, mais par-donner (à voir ce qu'il faut entendre par là) ;

il fait le premier pas (définitif cette fois) et montre le chemin (qui échappe à toute punition) ; "je suis venu pour sauver et non pour juger".

Ce faisant il répare la faute originelle, qui est une "faute" par manque, par finitude, par limitation (l'être humain est limité et ne peut pas se sauver, cad se réformer) ; sauf si au péché on peut opposer l'intention ; l'intention de faire le bien (mais aussi d'inventer, de créer le chemin, contrairement à ce que présentent grosso modo toutes les églises, qui veillent à seulement appliquer un Ordre)
l'intention donc peut non pas réparer mais commencer de réparer la faute (la finitude, la limitation) ;
les juifs, la Loi (qui nous condamne) ;
le christ, l'Intention  ; qui vous rachète et dont le fils offert montre la bonne volonté.
Évidemment, Jésus est le Fils, et donc ne meurt pas, mais Jésus, la personne humaine, agonise et ainsi participe de notre souffrance  (et terreur face à la mort).

Ceci étant nous ne sommes d'abord " chrétien", à proprement parler, mais d'abord français  ; puisque la France a interprété, théoriquement, littérairement, historiquement, dans les faits (et dans tous les sens possibles de cette historicité) a réalisé, autant qu'il se peut, humainement parlant, le christianisme.

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De même que la présentation du dieu un, unique, formel, universel introduit dans les mondes humains précisément sa qualité formelle (non assignable à quelque détermination que ce soit, ni le soleil, ni le mana, ni l’énergie, etc), et intègre la volonté, l’intention unique (qui étant intention ne peut être qu’une, unique, universelle et autre que tout, autre que tout contenu déterminé), 

pareillement le christique introduit l'individualité humaine, un par un, chacun, et ce sous la logique d’autrui (de l’égalité donc), et ensuite sous l’intuition de soi (Descartes qui se-sait, qui ne se connait pas, mais se signifie), 

et pareillement la révolution manifeste le plan effectivement réel, historique, de toute société humaine telle qu’elle s’expose, et s’expose en vue de chacun et de tous. ce qui se nomme “démocratie” (et relève de bien plus que la seule dénomination politique).

 

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Le champ de Présentation du réel

1 Avril 2025, 14:42pm

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Publié par pascal doyelle

Si le réel est la réalisation de tout le possible, et ce via la notion, le concept de rapport, alors l’universalisation est elle-même non pas le copié-collé, comme connaissance hypothétique d’un ordre en-soi ou précédant, mais est la connaissance que l’on tire de la réalisation de choses et d’êtres qui s’éprouvent ou se réalisent, se rendent réels, dans et par leur activité-même ; ce pour quoi l’universel ne précède pas mais vient-ensuite, ensuite de l’expérience et de l’expérimentation effectivement réelle de toutes les activités de choses ou d’êtres ; effectivement réelle des rapports (que sont les choses et les êtres).

C’est pour cela que l’on pense (ou que tout arc de conscience qui n’est pas une identité relative, et quelconque, mais le rapport ayant rapport à lui-même et qui donc le-sait, que tout arc pense ; il signifie et transporte toujours immédiatement dans la sphère de l’universel ; et ce en vue du Monde Possible ; le Monde Possible est la réal-isation intégrale de tout le possible possible ; soit donc de l’hyper méga cohérence qui tient, détient tous les rapports en tant qu’ils ne sont pas (ou plus) des rapports immédiats mais des rapports suffisamment en cohérence qui se rendent possibles ; ce à quoi, nominalement et effectivement, est destinée une “réalité” ; ce pour quoi est faite “qu’une réalité il y a” ; la seule finalité assignable et adéquate à “une réalité existe” est “le possible, tout ce qui est possible se réalise”. en-deçà de cette définition du réel, il ne sera plus question que des réalisations déterminées, qui donc disparaissent (tout ce qui est composé se décompose). 

Que le réel ou l’absolu ou dieu soient institués en tant que rapport, est la raison pour laquelle on ne peut pas définir, selon la détermination, ce qui est en jeu et raison pour laquelle on est renvoyé au bout, tout au bout, du monde, du donné, du corps, du vécu, de la détermination, renvoyé vers une nuée, une éthérée ou abstraite formation (dieu, l’être, le un, le théos, le sujet ou le réel, et variantes) ; ce qui formule les définitions n’entre pas lui-même dans la définissabilité. L’idée, l’espoir, l’attente de “matérialiser”, d’objectiver, de détenir scientifiquement ou rationnellement la forme de ce qui est, est évidemment absurde ; ce qui définit ne rentre pas dans la définition. Ce qui engage à précisément mener la stratégie de la signification ; où donc on s’y engage, où l’on y ex-siste, puisque c’est la forme même du réel en tant que le rapport est le moyen unique du possible (tout le reste est effets du rapport). 

Dit autrement il faut payer de sa personne, de sa chair, de son vécu, de l’unité potentielle de son existence ; on ne peut pas découper le problème en sections rationalisées. 

Par contre on peut le signifier, puisque notre “être” (qui est un mouvement, un arc de conscience, un rapport et le rapport qui se-sait), cet exister donc comprend ce que mouvement ou rapport installe. la plus effective manifestation de ce rapport c’est évidemment que le cogito soit notre “être”, le dit mouvement ; qui se prouve non de la connaissance mais du se-savoir, qui n’est pas une connaissance ; raison, cette fois, de ce que la liberté n’est précédée par rien ; sinon jamais on ne serait libre ; et aucun rapport n'atteindrait en sa capacité, sa capacité de tisser encore-d’autres rapports ; autrui est considéré en tant qu’autrui de ce que l’on saisit que l’on ne peut s’interposer entre lui et lui-même ; ce serait rompre le rapport qu’il est, cad qu’il existe et qui lui appartient (et donc toute conscience est absolument le rapport qu’elle est, au sens qu’elle et elle seule l’existe ; elle le (se) voit ex-sister, sortir de soi ; puisque si nous sommes rapport c’est que l’on existe en tant que distance (et il existe des langages parce que précisément nous existons comme distance ; le signe, de quoi que ce soit, se distinguant de lui-même afin qu’il entre dans un champ intentionnel ou qu’il ouvre le champ intentionnel, à propos de tout ceci ou cela. 

C’est donc, puisque chacun est le système qu’il crée, que, étant donné que chacun continue de communiquer avec tous les autres et quiconque, c’est donc que l’on a adopté cette capacité de lire et d’entendre autrui en tant qu’autrui (ce en quoi consiste originellement la littérature, les esthétiques, etc, que l’on apprenne à comprendre, à saisir, à être saisi d’autrui comme de soi, et de soi comme d’un autre). De soi comme d’un autre étant donné que le réel se passe en-deçà, ou au-delà, de ce qui occupe la scène ; la scène se montre, mais le réel lui c’est le monde donné ou le vécu qui contient la scène et ses mises en scène, qui contient le théâtre et la représentation ; le réel c’est non la re-présentation mais la présentation ; il se trouve donc que pour nous, pour chacun , la représentation (seconde) est toujours prise dans la Présentation, et que c’est là que l’on se joue, que l’on se met en jeu ; ainsi dans le tomber amoureux on ne sait pas ce que l’on “pense”, parce que l’on est entièrement basculé dans la perception, émotion, etc, dans la Présentation ; la représentation est prise dans la présentation même et la présentation est toute à l’extérieur de nous, dans le regard de l’autre conscience, dont on ne sait plus si elle est nôtre ou sienne ; le réel c’est, toujours, ce qui est décentré, certes mais ce qui est exprimé, par une représentation, est contenu comme partie, part, mouvement dans le mouvement ; on ne peut pas se passer de la représentation comme si une authenticité nous attendrait quelque part on ne sait où). De là il s’en déduit que si la représentation est articulation, il vaut mieux s’attacher à une grande et élaborée représentation afin (au travers de ses réussites et fausseté, égarements et fulgures) elle augmente, accélère, rende possible le possible de la Présentation. 

Dit autrement la perception (reprise du vivant) est transportée par la représentation dans le phénomène apparaissant de la Présentation ; on ne perçoit pas seulement les tournesols de Van Gogh ; au travers des tournesols on perçoit le donné au travers de ces tournesols ; et si cela est vrai de cette esthétique, de même on perçoit au travers de Céline ou au travers de Baudelaire ; c’est la Présentation du monde, du donné, du vécu et du champ perceptif et ressenti tout entier qui est ouvert par les représentations, en tant que Présentation de la réalité dans sa possibilité même. 

Le champ de la Présentation est de ce fait absolument crucial. C’est ce qui se découvre à partir d’un corps, vivant, investi de la structure du rapport, qui pousse bien au-delà le réel possible. La Présentation c'est le réel qui est rendu possible par l'imposition d'un champ intentionnel et de signifiants dans le corps d'un vivant. Champ de Présentation qui n'existe nulle par ailleurs et n'est accessible qu'au travers.  

On y reviendra, un de ces jours. puisque de toute manière on ne peut pas vivre sans représentation, encore faut-il garder par devers soi que le réel (et la réalité) se réalisent comme Présentation, et non comme représentation ; une véritable représentation reste arc-boutée sur la Présentation (autre manière de dire qu’elle est cohérente ; cohérence en question est de rapport et non pas d’identité).Dit autrement, oui la révolution doit être quelque peu pensée et exprimée, mais “ce qui arrivera” sera autre et plus grand que l’exprimé, le représenté et les agissements, les agitateurs, les militants ou les assemblées ou les républiques rateront toujours, tout en installant des articulations non attendues. Ou encore la “littérature” n’existe pas, n’existent que des romanciers et des poètes ; et la “littérature” n’existe nulle part ailleurs que dans ces effectivités, ces réalisations, ces ouvrages ouvragés ; il faut Voir un tableau et non pas le penser (et donc la pensée du tableau est un moment du tableau réel vécu, éprouvé, réimaginé, etc.il ne faut pas coller à la partie mais percevoir le tout, sauf que le “tout” on ne le voit pas, il faut relancer constamment un ensemble d’existence. 

Tout cela pour dire que l’on ne manque de rien, que l’on n’a jamais manqué de quoi que ce soit, que tout existe réellement (et c’est le Réel), et que tout (le possible) est toujours réalisé. puisque cela qui existe seul véritablement c’est le possible même qui oriente à partir de l’à-venir (qui n’est pas seulement l'avenir) ; l’à-venir qui sera, est, fut toujours la réalisation totale de tout le(les) possible(s). seule notion adéquate au concept de “il y a une réalité”. Pourquoi existe-t-il une réalité ? Pour que tout le possible soit. 

Ou donc ; l’historicité, tout ce qui eut lieu jusqu’alors, rend réel effectivement le possible brut ; c’est de retrouver la Présentation intégrale de tout ce qui eut (véritablement) lieu que se produit la philosophie (qui, au début, cherchez ce qui arrivait l’humain, autour de la méditerranée et hors de toute collectivité communautaire, pour ainsi dire), mais de même le créateur (littéraire, esthétique, etc) c’est celui qui met à jour la perception, qui upgrade, qui donc relance une mise en forme des rapports ; ainsi le christique recrée la possibilité même (de tout rapport) ; la littérature, courtoise, recrée les rapports (homme et femme, entre chevaliers et suzerain, entre tout et tous) en adaptant le christique à un représentation humanisée (qui sort de l’église), et représentation qui met en jeu une Présentation qui viendra au fur et à mesure. cette représentation est peut-être abstraite ou naïve ou idéale, etc, mais elle est arcboutée au possible-même, et donc adviendra.

Le signe (dont le signifiant) balise le champ, naturel, vivant pour ainsi dire, de perception, et permet de distinguer (les choses et les qualités) dans le champ donné du vivant (qui, lui, identifie par l’adn), et y compris de se distinguer, de dénommer le dit champ par lui-même ; le champ intentionnel doit se désigner et se placer dans son propre champ ; qu’il se nomme atman ou dieu ou pensée ou mathématique, etc, ou telle communauté (les “êtres humains” dans Little big man, par ex) ou telle personne individuelle (les anciens, les morts, les totems, etc) ; le champ est instamment et instantanément dénommé ; puisqu’il est rapport, ce champ se signifie lui-même afin d'entraîner l'ensemble des signifiants ; un tel champ ne peut pas ne pas être unifié, puisque son principe est la distinction, la distinctivité ; c’est le rapport qui installe tous les rapports (et il en existe, potentiellement, une infinité ou à tout le moins une indéfinité) ; l’unification du champ n’est nullement substantiel ou congruent, mais existe comme mouvement ; et puisqu’il se doit à la signification, et qu’il est entendu dans l’oreille de l’autre, alors le moi, le moi solitaire, séparé, égaré, atomisé des sociétés modernes est jeté sans repère ou communauté parlée comme monde, jeté dans le donné là nu et anémié dans le désert éreinté de l’a-communication ; sinon de ceci qu’il rejoint effectivement tous les autres je via ce que l’on a nommé l’acculturation généralisée du singulier ; à savoir des noms. 

Montaigne, Descartes ou Sartre, Shakespeare ou Rimbaud, musique et peinture et ainsi de suite qui sacralise ce qui se tient de soi ; à savoir le sujet. et il y eut une quantité énorme de sujets, et une quantité énorme de points d’entrée dans l’esprit, la communication puissance deux qui ne passe plus par la communauté, la pression communautaire ; et en fin de course par Nietzsche ou Rimbaud, qui affirment sans rien et sans repère le un individuel ; le “celui qui se précède”. Après qui pourront s’imposer Sartre et Lacan qui analysent le dit “je” (le pour soi d’un côté, le “moi” psychanalytique de l’autre) ; le je y sera décortiqué et mis au jour, exposé (et ce également par d’autres, comme Heidegger, Freud, et précédés par Kant et Hegel et Husserl ; puisque le je est la question cruciale, sans laquelle toutes les autres disparaissent, il y eut quantité de sujets et étant entendu que “sujet” est la forme même de ce qui est, peu à peu, est arrivé dans l’historicité). Il y eut quantité de sujets sans que ce qui est dit tombe dans l’oreille de l’autre (comme en une communauté toute-faite) ; puisque le sujet, lui, énonce, énonce ce qui ne s’est jamais entendu ; l’inouï, de Rimbaud ; le créateur de Nietzsche. Ils prennent sur eux de parler non seulement ce qui fut, ou ce qui est, mais “cela qui sera”. 

Par quoi le dieu juif s’avançait comme “celui qui sera, celui qui est en cours de devenir” (et non pas seulement “celui qui “est”).

c’est donc le devenir. mais passe-t-il par la pure affirmation du sujet ? 

Evidemment non, puisque si le sujet est le rapport (le rapport en tant qu’il se sait comme rapport, cad capacité de se modifier, et dont l’unité échappe à sa détermination puisque son être, qui n’est pas, est un mouvement qui recommence la détermination et re-Commence selon l’exister, qui est formel, la forme qui contient l’être, l’être déterminé), si le sujet est le rapport donc, ce rapport n’est pas le rapport de n’importe quoi, à la diable ou immédiat, mais médiatisé et en cohérence ; sans cohérence aucun rapport n’est plus que l’immédiateté qu’il pose, mais si il est cohérent alors sur cette pierre il construira encore plus de réel (outre qu’alors il se communiquera à d’autres je, et se transmettra au travers des générations, et étant entendu que, cohérent, il peut de lui-même se produire à sa propre suite. Il n’est pas ainsi seulement celui qui s'annonce “soi” sans précédent et inouï, mais celui qui s’annonce dans la tablature du réel, du possible, de l'organiser, du cohérent, de la mise en forme dirait Nietzsche (ce qui ne lui était pas possible, il annonçait un je dans son affirmation mais non pas un réel cohérent ; tout paraissait suspendu à cette (auto)affirmation (d’un système “subjectif” de valeurs) ; 

Tandis que le système réel des valeurs est en vérité le système des possibles effectivement réels ; à savoir celui de la société humaine telle qu’elle se tient expérimentalement à la vue d’elle-même (et donc de tous, se déclarant “société humaines des droits et des devoirs du citoyen”, et par ailleurs se présentant en et par tous ces sujets qui s’élaborèrent. On tient donc ici que tout fut réellement réalisé et que la vérité est absolument ce qui se déploie (et qui ne peut pas se décréter d’un système, dictatorial, communiste, ou d’une idéologie sans espace et sans temps séparé, d’une idéologie étouffante, ce que furent et ce que sont toutes les idéologies ; qui tendent toujours à se faire passer pour la réalité et le réel même ; le système de la vérité de structure c’est celui qui donne à entendre, à comprendre, à percevoir que le réel, la réalité se présente hors du connu, hors du catégorisé, hors de la communication normée ; esthétiques et littératures dès le début nous disent “regardez ce que je vous fais voir, entendre, penser, ressentir”.

 

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Pourquoi une “réalité”

25 Mars 2025, 16:28pm

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Publié par pascal doyelle

Le processus d’universalité

C’est pour cela que l’on pense, que l’on décide, que l’on désire (cad intentionnalise) ; afin s’introduire le futur, au sens non de l’avenir mais de l’à-venir, non du monde tel qu’il sera mais du monde-possible. Le “monde possible” oriente intégralement toute la capacité, toutes les détermiantions et toutes les structures ; puisque l’ensmeble de ce qui est 

Il apparaît, par cela, qu’une énorme proportion de réalités sont ordonnés par le passé, selon l’acquis, selon la mémorisation (y compris au sens où les choses sont telles quelles, des mémorisations, de même les êtres vivants). 

les choses et les êtres se sont avancés jusqu’au bout de leur possibilités ; par quoi on tire deux principes ; qu’il existe des extrémités du possibles d’une part et ayant effectivement eu lieu, et que ces extrémités ne sont pas des excès, des incohérences, mais des mises en ordre, des systèmes et donc ordonnés ; ordres sur lesquels prennent appui d’autres ordonnances, suivantes ; le devenir crée une stabilisation ; dans le mouvement il est de l’ordre parce que le mouvement a pour finalité de s'organiser, comme mouvement. 

difficulté évidemment de concevoir ou de réaliser effectivement, des réalités en mouvement mais stabilisées. Pareillement, difficulté de prévoir un réel qui se tient de la réalité ; un indéterminé (le rapport en tant que conscience) qui se tient de déterminations ; une conscience qui se tient des signes, et des signifiants. 

Or cependant une fois sur le chemin des signifiants, tout commence de signifier. Et on a vu qu’il ne convient pas que la “conscience” naît du langage mais bien qu’il y ait un langage pour une conscience (rappelons que le langage balbutie dans le règne animal mais pourtant bien présent et actif, il se trouve que l’arc de conscience démultiplie infiniment le langage ; et qu’il, cet arc, enfourche le langage et l'ensemble de tous les raports. 

Et ce via une unité, qui n'attend pas de tout savoir, de tout connaître, ni la raison, ni la science, pour saisir la structure ; il est, cet arc, instantanément, conscience du réel ; ou donc le réel sous la forme d’un horizon ; il y eut quantité d'horizons, qui purent maintenir les choses et les êtres dans leurs signifiants en leur diversité ; à chaque fois se présentera un rond point, un point rond qui retournera les êtres et les choses vers leur désignation, dans le donné, le monde, la communauté ou la société humaine, la perception ou le corps ; l’horizon est requis en ceci que les signifiants doivent circuler ; d’abord ils se parlent (et le langage s’inscrira toujours dans ce répertoire de l’autre, on entend ce que l’on dit dans l'oreille de l’autre) et ensuite ils se définissent les uns par les autres (en ceci que tout mot est discerné par d’autres mots ; il n’y a pas de substantialisation de chaque mot, mais la référence aux signifiants qui le distinguent).

Le langage relance donc vers autrui, vers l’autre, vers l’Autre, cad dieu ou le langage (qui est déjà là lorsque l’on y parait), mais la raison en est que l’arc de conscience ne désigne pas une identité (conscience de “soi”), mais le rapport lui-même, qui navigue de partout et tisse tous les rapports, cad le signes (seraient-ils ou pas des signifiants à proprement parler ; ce qui veut dire que chacun peut élaborer son propre langage et encore plus depuis le christique et encore toujours plus depuis la littérature, européenne, cad française, le roman, et encore encore plus depuis la renaissance, etc ; bien sur la base de l’ordonnance est celle du langage, mais on peut broder par et de ce langage ; il est fait pour cela ; il n’est pas fait pour se répéter mais pour s’adapter et s’emploie comme mémorisation, et communication entre membres, et transmission de générations, et ce puisque mémorisation immédiate, bien plus labile que quoi que ce soit d’autre qui fut jamais ;

la réalité a inventé une systématique qui est en tant que déterminée, puisque tout ce qui est, est déterminé, mais qui au travers de cette détermination, se voit, se-voit elle-même ; ce qui veut dire que la “conscience” est un réel indérivable, indéductible, indéterminé par ou selon quoi que ce soit ; l’arc de conscience prend l’empreinte de la détermination mais n’en tire que le signe, cad le rapport (qu’il soit langage ou mathématique) ; et donc en tant que “rapport”, ce qui est une manière de ne-pas-le-dire, mais qui le désigne et désignation que seul un arc de conscience, un sujet, une structure-rapport peut saisir ; la conscience se présuppose toujours et la raison en est qu’elle manifeste, dans le monde, le rapport en tant que qu’alors il se-sait ; il n’est plus seulement cause d’effets, mais cause de la cause. 

Aussi bien et si il est vrai et réel que les sciences expérimentales identifient les choses telles qu’elles sont, les idées, les universalisations ouvrent les perceptions à, en et vers leurs projections universelles ; les choses existent-elles afin de correspondre à un ordre mathématisé ou calculé ? Ou les choses adviennent-elles afin d’installer une ordonnance de réalités adéquates à leur propre cohérence, qui crée l'universalisation de leur expérimentation ? Ce qui est réalisé, au fur et mesure, étant rendu réel et tenable du fait de leur cohérence, cette cohérence porte un autre nom ; l’universalisation ; c’est l'universalité qui sortira de la réal-isation de la réalité ; par ce cheminement celui de l’expérimentation effectuée,réellement, il sera su qu’il est requis des quarks, des atomes, des galaxies, des planètes, des vivants et des consciences. ce qui se cherche c’est la nature même de l’universalisation ; si, en effet, il n’existe pas d’universel avant le donné, le monde, la détermination, cette détermination se décantera au fur et à mesure et cela seul qui tient de la cohérence, sera impliqué en tant qu’unversalité(s) ; la détermination toute particulière devient universelle ; et c’est cet universel que toute conscience qui est déjà en elle-même rapport, ce qui veut dire explicite universalité, originelle universalité, que toute conscience retissera par les idées, la pensée, la mathématisation, les lois, la taxinomie, etc. 

Revenons sur l’expérience fondamentale ou l’hypothèse de l’expérimentation totale. Ce qui est expérimenté (qu’il y ait une “réalité”), qui est non écrite, qui n’existe nulle part ailleurs que dans son propre champ de réalité, ce qui veut dire de réalisation, en cours de devenir, qu’il y ait, donc, un devenir, signifie que quelque chose sera réalisé qui ne peut pas l’être autrement qu’en effectivité, qu’en tant qu’un univers existe, existera, et ceci notamment de ce que les choses et les êtres ne sont en aucun sens des “idées” ou des “lois” ou des “calculs” ou des “projections” ; entendant par là que les choses et les êtres sont des activités ou c’est le même des rapports (il n’existe de rapports qu’actifs, de même il n’existe de réalité qu’agissement). 

Or donc il y a un univers (infini, composé infiniment d’une infinités de possibilités qui s’effacent au fur et à mesure, et parvenant à un univers stable et contenu, contenu de sa propre cohérence, laquelle ne peut pas “être pensée” antérieurement à sa réalisation, et cela même qui se crée de son activisme total et intégral ; tout est entièrement activités, mouvements ; il y a un devenir afin les choses et les êtres, qui sont des activités, ouvrent, créent le chemin de l’universalité ; et ce non pas parce qu’ils (les choses et les êtres) visent l’universel, mais parce que l’universel même est une des catégories du Rapport (les autres sont l’unicité, puisque formel, la structure en tant que forme précisément, le sujet, ou la structure-sujet, en tant qu’il est le rapport qui se-sait comme rapport). 

C’est bien en ceci que ‘lon perçoit parce que l’on universalise ; l’universalisation courre tout au long de toute la réalité ; elle est alors de fait installée par et dans l’arc intentionnel ; puisque l’arc intentionnel, la conscience, est exclusivement, originellement rapport, et déjà belle et bien universelle avant l'universalisation ; le faisceau de conscience existe avant la connaissance, est la structure qui rend possible la démultiplication du et des langages. 

Et si l’on perçoit, et puisqu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire de connaissance, alors il existe cette capacité de l’intention ; non seulement ce que l’on sait mais ce que l’on décide ; non seulement ce que l’on décide mais ce que l’on invente ; non seulement de ce que l’on invente, mais de ce que l’on crée. puisque l’Expérimentation (la manifestation “qu’il y ait une réalité”) c’est de devenir, cad d’ouvrir le chemin du réalisable. 

Cette manifestation s’impose donc comme unique Expérimentation du Possible (qui ne peut se réal-iser que par des raports, ce qui veut dire des activités).

En recherche ainsi de la complète réalisation de tout le possible en un Monde (tel qu’il se sera expérimenté et tel qu’il se sera décidé et créé, et, donc, tel qu’il se sera intentionnalité). L’universalité est et se tient de et dans la structure sujet, puisque l’une comme l’autre existent en tant que Rapport, et que le Rapport est cela seul qui existe. le reste est (comme effet de la cause, et donc forcément effets ; la détermination est infinie, mais ce n’est pas l’infini qui compte véritablement, c’est le un, l’unité, le mouvement, le possible, comme règle de l’exister).

Ou alors, l’autre hypothèse, sera que l’ensemble de tout ce qui a pu, et su, devenir, termine dans le grand néant indéfiniment étendu et étiré et disjointé.

 

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Avancement du temps

15 Mars 2025, 14:39pm

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Publié par pascal doyelle

On a donc identifié la verticalité ; depuis 3000 ou 3500 ans (un repère très approximatif) est identifié le réel tel quel, le réel indépendamment de toute réalité. On aura beau tenter de définir cette verticalité, on retombera dans le monde, le donné, l’immédiateté, les contenus. 

Dieu, la pensée, le sujet, christique et puis cartésien, le réel (la révolution et la réal-isation de toutes les intentions ou les désirs humains) s’emploient dans et par la verticalité qui, bien que ne pouvant être saisie, est signifiée ; cela que seuls reçoivent les sujets ; il faut être un rapport, en activité, pour recevoir le signe de la verticalité ; toute réalité est en activité, tout se meut, tout devient, et tout suit la pente de la dissolution, tôt ou tard, sauf s'il existe une dimension hors temps ; on a dit déjà que le présent est la porte du possible pur, tout autant que la réalité réalisée est l’advenue du possible brut, voire très brutale comme chacun sait ;

sauf qu’il existe au moins un rapport (que l’on sache, ou si l’on préfère que l’on puisse expérimenter) qui échappe à la dissolution ; le rapport qui se-sait ; le se-savoir n’est pas la connaissance, même si la connaissance permet d’agir effectivement ; le se-savoir est l'introduction dans le champ intentionnel du champ intentionnel lui-meme ; dieu, la pensée, le sujet, puis le réel, permettent l’accélération soudaine du possible, puisque se dévoile que nous produisons les réalités, les contenus, les possibles (le monde, la communauté, le donné n’est plus reçu tout-parlé, pour ainsi dire, mais requiert notre effort, ce réel, afin d’être, de devenir, de se transformer, de s’inventer

(Dieu nous a prévu comme pointe extrême du monde, la pensée ne pense pas sans que l’on pense, soi, activement ; le sujet se crée de se signifier comme sujet, qu’il soit sujet christique ou cartésien ; la révolution et l'humanisation puis la personnalisation réal-isent dans le monde, le donné mais aussi le vécu et le relationnel, toute l'humanisation et la personnalisation possible (et toute la politique, le relationnel, et toute l'économie, qui est l’idéologie du corps, du corps potentiellement jouissant du reste ! Puisque le libéralisme se distingue du communisme comme le désir sans fin du besoin universalisable et clos) 

L’introduction du champ en lui-même implique sa dénomination ; sa dénomination impossible (le nom de dieu ne peut pas être prononcé, sa face ne peut pas être vue, il est l’intention, formelle et non mondaine, non déterminée, qui précède tout ce qui est ; entendons le Rapport qui précède tous les rapports, l’activité antérieure à toutes les activités).

Cette dénomination pousse à la redéfinition de tout le champ intentionnel, et évidemment surcroît à l’identité de chaque arc de conscience (intégrant la morale, la politique, l’historicité, le temps, et jusqu’à la signifiance, par ex l’attention au Texte même par les juifs, lequel Texte les constitue de pied en cap). Pareillement, évidemment la pensée grecque qui redistribue ou surajoute un langage, philosophique (mais aussi esthétique, politique, mathématique, etc) au langage commun. 

c’est la totalité qui est transformée, mais aussi c’est une totalité ou plutôt des totalisations (de champs et de domaines) qui se sonnet ’ajoutées au langage commun, à la communauté ; aussi assiste-t-on à une communauté puissance ² ; la puissance ² systématisée par le christique, de fait ; il est dans le monde hellénisé ou dans le monde romain de la méditerranée, une communauté-en-plus ; selon, disent-ils, le Saint-Esprit ; la communauté puissance ², c'est celle qui ajoute à toute communauté la certitude du sujet, des sujets ; qui ajoute une dimension en plus à la réalité humaine, en et par laquelle chacun existe en et par et pour lui-même ; et cet ajout développera, en conséquence, ses littératures, ses poétiques, se esthétiques, ses morales et éthiques, ses politiques et son Etat (qui sera unique, et doté seulement de variations diverses et variés ici et là sur la planète), et puis son monde, complet, total, depuis les années soixante, démocratisation tous azimuts du Moi, de l’individualisation, mass et micro médias, tous les objets, toutes les technologies à son usage). 

La communauté puissance ²

Puisque l'on ne fait que cela, déconner (on ne fait que ça, déconner, tout le temps, Lacan)
il convient donc de s'attacher beaucoup plus à la considération de soi-même, et d'autrui,
et de se pardonner.
C'est pour cela que la prodigieuse invention (ou révélation) christique, concerne non plus la Loi (qui tend à nous fixer, figer et sous laquelle nous nous écroulons dès lors)
mais l’Intention, qui peut toujours être repêchée (pardonner, dit-il).
Ainsi est restaurée éternellement la Positivité, en la croyance de laquelle de nouvelles réalisations seront envisageables, et désirables ; on se pardonne donc (soi et les uns les autres) afin d’un plus grand à-venir.

Ce mouvement seul rend possible le Possible. Mouvement sans lequel nous nous effondrons sous notre propre poids.

On se pardonne, sous condition de l’élévation (et non pas pour réinstaller des immédiatés quelconques) ; et si on ne se pardonne pas, on se damne, les immédiatetés reviendront ou stagneront. « Je me crois en enfer donc j’y suis” Rimbaud.

C’est ici que l’on saisit la nécessité d’une articulation externe ; une conscience ne peut pas se sauver de par sa seule auto-affirmation ; elle doit se tenir d’un point externe et donc d’un point suffisamment élevé, qui puisse offrir les occasions d’une élévation ; et qui plus est des occasions bien réelles et effectives, concrètes ; que ce soit dieu (qui maximise absolument l’Intention, cad l’arc) ou que ce soit l’universel et la pensée, il est fondamental que de tels mouvements aient effets et comme ce sont des structures (formelles, indéterminées), elles auront des effets innombrables (tandis qu’une énonciation ou une intention déterminée aboutissent à des effets causés immédiats). 

Ainsi toute pensée articule ; elle articule en lançant quantité de rapports qui viennent augmenter et préciser tous les rapports possibles conjoints ; ce qui grandit c’est la capacité (cad la possibilité du possible, les possibilités de rapports possibles en plus). 

Et c’est alors que les rapports qui sont créés en plus expriment le réel, ce qui veut dire le manifeste (tel qu’en lui-même) et manifestent ce “tel qu’en lui-même” comme comportant toujours infiniment plus qu’il n’est en tel ou tel donné ; l'universalisation à propos de tel ou tel immédiat, de telle data, cette universalisation montre l’étendue du réel, ce qui veut dire du possible, et qui origine et étend cette réalité ou plus exactement que prend cette réalité dans champ plus grand, celui du réel, de là que l’on ait pu considérer les idées comme le réel véritable. 

Ou donc c’est comme si l’universalisation complétait la réalité en une perspective plus grande ; position qui confine à l’idéalisme, sans doute. Mais l’ambition reste et demeure de rechercher toujours plus loin l’autre bout de tout rapport. Si le réel est mouvement, puisqu’il est soumis à la règle, absolue, du possible (tout ce qui est possible est réel ; entendons bien que le dit possible n’est pas l’imaginé, une licorne n’existe pas, mais une licorne est seulement un composé imaginé, une cheval avec une corne) étant le possible, alors toutes les réalités attendent, littéralement, une encore plus grande réalisation ; soit donc le monde du possible infiniment possible qui sera. 

Le champ complet de la manifestation (la réalité telle que nous la percevons, pensons, imaginons, désirons, décidons, que nous inventons) attend sa complète réalisation et nous devons toujours re-percevoir ; c’est bien pour cela que sont requis nos efforts, nos capacités (ou qu’il existe un présent, une telle structure du réel qui déroule via un présent, considéré ici en tant que Dimension, la cinquième, origine des autres, seule ancre réelle de ce qui est, ou donc de ce qui ex-siste) : le rapport est accès à la dimension, que ce soit le langage et le signifiant, les mathématiques, les idées universelles, les sujets et la révolution (cad l’entrée de la société humaine dans son propre champ). Dieu, la pensée, une idée, le sujet libre (ses décisions et surtout ses inventions) continuent le temps présent, cad l’exister ou l'actualisation du Possible. 

Le temps est le rapport en ce qu’il attend sa, ses résolutions.

 

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Paramètres ontologiques

6 Mars 2025, 20:36pm

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Publié par pascal doyelle

Ce que l’on ne saisit pas, c’est ce par quoi on saisit. 

Ce par quoi l’on saisit ne peut pas être, se transposer, se déborder dans ce qui est saisi ; il est toujours en retrait. 
Ainsi ce par quoi l’on saisit ne peut pas être “la pensée” qui voudrait se tenir elle-même dans ses bras ou par ses mains ; la pensée est ce qui est saisi, mais rien ne présente, représente la pensée même ; puisque ce qui pense c’est l’arc de conscience, ou donc le champ intentionnel tel qu’il se montre à lui-même les choses et les êtres qui sont, mais tout entier , ce champ, disparait.
On se tient ainsi en retrait, ou donc au Bord. Le Bord n’est pas ce qui est donné mais est le Bord du donné ; ainsi le présent n'est nulle part donné là ; il est ce en quoi tout ceci se donne. 
Toute notre activité confine alors au but de saisir cela qui donne, cela qui fait être ; dans le tomber-amoureux on espère saisir, embrasser, autrui ; au point de “prendre le point de vue qu’est autrui”, d'attendre de voir par ses yeux, et lorsqu’il disparaît on se trouve sans regard, sans cœur ni affect, évidé ; le point, externe, à disparu. On essaie de saisir le Bord.
C’est cette forme, ce caractère formel de ce qui est, qui n’est pas l’être mais l’exister de l’être (l'être, le déterminé/l'exister, le formel), que l’on recherche et qui si il ne peut paraître dans le manifesté (le présent n'apparaît pas dans le présenté, l’intentionnel n'apparaît pas dans son champ) peut être signifié et cette signifiance est comprise, au sens d’entendu, par ce qui relève aussi de cette même nature, structure, soit donc le formel ; l'arc de conscience est le formel de même structure que présent ; le je sait qu’il existe ; que le je, ce qui veut dire le signifiant brut, le signifiant qui n’est pas un signifiant mais la désignation d’une structure une et réelle mais non apparente et qui permet qu’apparaissent les signifiants ne paraissant pas ; le signifiant brut, cad le je, la structure sujet, est celui ponctuel qui s’actualise, dans l'énergie du présent, et il est sujet en ceci qu’étant un rapport il est un-en-son-mouvement.
Étant un en son mouvement, cependant, il ne doit pas croire qu’il sera si absolument indépendant, autonome ; il existe comme mouvement ce qui veut dire dans la dépendance, toujours ; lorsqu’il signifie, ceci ou cela, tout cela qui est déterminé.

Trouver la jointure c’est ce qui doit rendre compte de ce que nous sommes, de ce qui est arrivé, de ce qui est possible. Et ce au détriment de la définition, de la détermination, à quoi nous condamne la raison, la pensée, la substantialisation du réel. Le réel n’est pas substantiel ; il est mouvement. 
Mais si l’on admet que le réel est, ex-siste mouvement, cela signifie qu’en sa nature, en sa structure le réel est mouvement, ou donc que ce mouvement est non fini. Parce que si le mouvement s'arrête à un moment ou un autre, alors le réel se supprime et de toute manière si le mouvement aboutit, à quoi que ce soit, alors il se termine par telle ou telle détermination. Donc, le mouvement est infini. Ou si l’on préfère, l’infini existe, en tant que mouvement et le mouvement s’impose comme la structure même du réel. Dit autrement, il existe un réel afin qu’il se meut ou qu’il devienne ; afin que le mouvement devienne. 
Ce qui est ou peut se présenter comme la définition, structurelle, de dieu ou de l'exister. 

En parallèle ; la révélation chrétienne ; qui consiste en ceci que certes nous sommes pécheurs, mais ça n’a pas d’importance ; non que l’on ait à fauter volontairement (de toute manière chacun, en majorité, essaie de ne pas commettre de dommage), bien plutôt que l’on s’égare 99 fois sur 100. Mais l’important est que l’on ne perde pas le fil. Ne pas perdre le fil, c'est croire ou supposer par ex la liberté ou la vérité, ou l'universel. Bref en ce que vous voulez qui vous élève. la pensée, l’humanisme, la révolution, l'œuvre esthétique ou littéraire, la gentillesse, la justice, etc. On se trompera, on se perdra peut-être et sans aucun doute, mais même alors il faut tenir que l’on ne peut pas se perdre intégralement, sauf à le décider, à le désirer, à désirer la mort, la déchéance, la malhonnêteté, la violence (la pauvre condition généralisée en somme, le nihil) ; et de croire que c’est irrémédiable et quoi que l'on fasse ; si je crois que je suis en enfer, j’y suis (Rimbaud).

Il est ainsi ce principe de par le christique que l’on ne peut pas être condamné, par la Loi (qui nous trouve toujours coupable, et nous damne ; bien loin du christique !) mais que l’on sera sauvé par l’Intention ; et Jésus est venu non afin de nous juger mais pour nous sauver ; pour nous présenter le principe que l’on doit tenir l’intention (le pas gagné, Rimbaud) ; même si un millième continue de tenir l'intention, on est sauvé. C’est le bout par lequel on est de fait repêché, pour (croyant) ou par (non croyant) la positivité finale ou extrême, formelle donc, non attenante aux conditions ; par quoi, donc, on n’est pas fixé, figé, comme par la loi, mais par ou pour quoi on reste en mouvement. 

Qu’en est-il sinon ceci que le mystère reste caché dans le mouvement (qui de la sorte reste libre, puisque non attaché) ; et donc le mouvement est cela qui se montre constamment, tout le temps et partout, non pas pour se dissimuler mais parce qu’il constitue la structure de ce qui apparait ; cela qui apparait est toujours déterminé (aussi en inventant le langage et le signifiant la réalité, le réel parviennent à détourner la détermination ; il y a une détermination qui ne signifie pas une autre détermination mais une forme, le dit sujet, le je, le rapport soit donc la structure même). 
Et le mouvement ne se voit pas, mais il fait voir. Ce qui constitue la structure même du réel est non seulement ce qui est le plus proche mais cela qui existe antérieurement à toute apparition de réalité ; la structure antérieure est ici même et maintenant, non pas dans l'actualisation, mais en tant qu’actualisation. Que l’on saisisse bien ; il n’est rien d'immédiat dans la structure du réel (l’immédiateté est toujours de la détermination) ; que nous ne percevions que la détermination (et donc qu’il y ait effectivement une perception et une perception de la réalité) ne signifie pas que nous nous tenions hors de la structure non immédiate du réel ; mais très simplement que nous en sommes le Bord ; puisqu’il n’est de réalité que - dans - le réel ; de détermination que dans la forme ; des contenus que dans l’arc de conscience ; cet univers que dans l’arc du présent ; et nous habitons dans le réel, la forme, l’arc et le présent ; soit donc dans le Bord de tout ce qui est. 

Rappelons que la liberté, ontologiquement, n’est pas de se déterminer selon la raison ou la pensée (laquelle?) et n’est pas non plus de “choisir” entre a et b (encore faut-il définir quel a et quel b), mais consiste à inventer, à créer. Et c’est d’autant plus étonnant que l’on ne comprenne pas ce fait majeur, essentiel, fondamental, fondateur, que depuis 2500 ans, au moins, on n’a pas cessé d’inventer. des inventions, scientifiques ou esthétiques ou littéraires ou éthiques et morales ou politiques, etc, il y en eut des quantités. Et lors même chacun, en son “moi”, son moi-même, est déjà absolument invention de soi, distinction (vis-à-vis de ses parents, par ex, de sa classe sociale, ou de son milieu ou de sa propre expérience vécue, que l’on intègre ou refuse et dans tous les cas, dans tous les cas, que l’on transforme. 
 

 

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L'encore-plus-grand

22 Février 2025, 10:25am

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Publié par pascal doyelle

Ce qui fonctionne comme univers c'est ce qui se réalise en actualisant l'ensemble de tous les rapports possibles ; ne tiennent sur le temps, que ceux relevant d’une organisation ; l'organisé est ce qui dure, et ce qui dure est organisé ; c’est pour cela que le désordre s’efface, au profit de la réalité stabilisée ; qu’il y ait infiniment plus de réalités au tout début et qu’émerge de cet infini désordre, une infinité d’ordonné.

Le désordre, étant abîmé par l’immédiateté, succombe au temps, mais le déterminé, fut-il ordonné, étant composé tout aussi bien, tôt ou tard, se dissout. 

L'organisé est ce qui dure, dans le temps, et qui fournira la prochaine base, stable, pour un encore nouveau possible organisé (le “possible” contient à la fois l’immédiat et le fébrile et le désorganisé, et la cohérence et l’établissement du futur possible). 

Et ce jusqu’à ce que l’on aboutisse à cet être spécifique, qui n’est pas un être mais qui utilise la matérialité, la détermination, la réalité pour passer par-dessus la matérialité, la détermination et la réalité ; et qui s’emploie comme réel. 

C’est de cette suréminence que nous vient ces idées, images, imaginations, désir, mystique ou vérité ou liberté, en tant que cet être qui n’est pas un être n’est pas doté d’une nature éthérée ou abstraite ou surnaturelle, mais existe en tant que rapport ; le rapport qu’il est, cet être, passe outre le donné, la détermination, alors même que n’est effectivement que “de la détermination”. 

C’est pour cela que cette structure “conscience”, ce rapport doit, bien qu’il outrepasse par sa forme tous les contenus, doit en passer par des déterminations ; aussi prend-il un marquage, un signe, un signifiant, puisque sans aucun signe il n’apparaitrait pas et donc n'existerait, étant donné que, étant un rapport, il n’existe que de cette activité ; il n’y a pas d’identité éthérée ou abstraite ou surnaturelle ; il n’existe que cette activité ; de là que si l’on présuppose ou admet un super-monde, une super-vie, un divin au-delà, il faut absolument le supposer, le prévoir comme étant lui-même l’activité continuelle ; au sens où si la substance, la structure, la nature du réel est le devenir, alors dieu est encore et encore plus l’activité qui devient ; sauf peut-être dieu tel qu’en lui-même, qui ne peut pas paraître (dans le monde) ; il est le point hors de tous les champs ; ce qui se traduit comme étant le rapport même de tous les rapports, et tout le reste est en abîme temporel et en kaléidoscope. 

Le réel est plus grand que lui-même, et c’est pour cela qu’il existe non seulement un devenir, mais en tant que devenir ; en tant qu’il est la réalisation du possible, et que le possible n’est pas un devenir de quelque chose mais est le devenir du devenir (ou le possible du possible). Ce qui devient c’est le possible, ce nom, cette dénomination-même ; le devenir devient afin que le possible soit encore plus grand. Dieu crée l’être humain parce que l’être humain est plus grand que les anges (qui sont parfaits et achevés, et relèvent non de la perfectibilité mais de la seule perfection ; on a dit que la réelle perfection est la perfectibilité, cad la capacité de démultiplier l’acquis. Dans le Créé ou donc le Créer, l’activité de créer. De même l'universalisation, la pensée, est plus grande, nourrie, source, alimentation d’encore plus de possibilités ; l'universalisation du monde, du donné, débouche sur des perspectives encore-plus-grandes (de même que les mathématiques sont plus étendues que les descriptions de l’univers tel quel). pareillement les esthétiques déploient une encore plus grande perception. 

Cette logique de la réalité évasée vers l’avant, vers le futur, vers l’à-venir, vers le possible, commande toute la réalisation ; et indique pour le dire la qualification réflexive de ce qui “est” (qui de fait n’est pas mais ex-siste et devient en se percevant dans la manifestation ; il y a une réalité (et non pas le Un massif ou l’être parfait) afin que, se percevant, la réalité, le réel deviennent ; la qualité réflexive veut dire la transcendance. 

L’immanence existe, elle est tout-là, exposée (de ce que l’on a dit de la manifestation qui-se-voit, et qui voit ses déterminations, qui se déterminent en fonction, en fonction des autres déterminations évidemment), mais l'immanence est prise-dans la transcendance ; en somme la transcendance seule existe vraiment ; son intériorité (étant le rapport de tous les rapports) est une extériorité et même la totale extériorité de tout (puisque la réalité réalise tout le possible) ; aussi se réalise-t-elle cette transcendance en tant que “sujet” (ce qui veut dire conscience ou rapport à (soi) dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même, cad le possible) et qu’il n’est de “réalité” qu’en tant que non substantielle, ce qui veut dire en tant qu’activité ; les choses et les êtres sont des activités dans ce devenir qui est l'activité tendue par, dans et pour le possible qui viendra.

Le christique ou la révolution libère la possibilité (l’arc individuel de conscience, qui est forcément individuel, sous les deux modes du critique et du sujet cartésien, et d’autre part la révolution qui installe la société humaine dans son propre champ intentionnel, dans son propre visuel (ce en quoi consiste les mass médiatisation et les micro médiatisations, internet exemplairement) ;

tout comme, donc, le christique et le cartésien installent le je dans sa problématique d’égalité (en christ) et de liberté (en chaqu’un) ;

et imposent directement la vérité ce qui veut dire le réel ; le réel antérieurement aux réalités, aux réalisations, parce qu’il n’existe une humanisation et une individualisation que du rapport antérieur qui permet de mener les distinctions ; ce qui existe c’est le mouvement et le mouvement, structurellement, c’est celui de l’arc de conscience ; qu’il soit géré par la communauté (anciennement ou encore tentant de se continuer en s’imposant actuellement, ici et là sur la planète) ou qu’il soit rendu au chaqu’un ; là même où l’arc de conscience existe ; il ne fallait pas moins que le dieu même (christique) pour œuvrer le corps en tant que fondation du divin et il ne fallait pas moins qu’un français (!), René, pour faire revenir en chacun cette conscience de “soi” (que Pascal ciblera comme “moi”, introduisant le dit moi, cette typologie, dans la pensée et la philosophie, sans oublier le “c’est moi que je peins”). 

C’est toute une littérature et à vrai dire la littérature même, la littérature comme telle, qui rendra à chacun accessible de sorte à constituer le champ intentionnel qui évidemment n’existe nulle part ailleurs que dans sa propre expérience ; peut-on penser par là à une “nécessité” de la découverte ? Non puisque ce qui s’expérimente c’est la liberté même, la liberté dont on dit, ici, qu’elle est constituée en tant que qu’elle est le Possible même, cad le rapport qui a rapport à soi en tant que rapport et qui entend étendre en tous et partout son règne ; puisque cela consiste à renvoyer chacun au rapport qu’il est ou à autrui en tant qu’il est rapport-à-lui-même ; ce qui signifie que chacun se rapporte à soi, et puisse engager ses capacités en tant que déployant la réalité, cad la réalisation ou si l’on préfère la réal-isation (ce en quoi consiste la totale réalisation de toutes les internationalisations (qui respectent ces conditions d’émergence, sinon elle n’émergerait pas ou plus) ; ce en quoi consiste les deux derniers siècles ; la réalisation de toutes les possibilités et ce au travers de toutes les intentionnalisations humaines (universelles) et personnalisées (singulières). 

Si l’on se demande mais comment le singulier peut-il se manifester comme réal-isation c’est qu’il faut voir que tout singulier sujet est de pied en cap, la mise en œuvre du rapport même ; tout ce qu’il désigne, signifie et fondamentalement Crée, est déjà toujours universel ; littéralement parlant il n’est que l’inconscient, et l'ancrage matériel, corporel, celui du vivant corps, qui échappe à l’universalisation qu’est le signifiant (raison pour laquelle cette masse revient sans cesse, sous et dans la jouissance terrible et écrasante, mais hallucinée, surgeon du corps-vivant qui ne comprend pas sa “conscience”, ce point externe et autre, autre que son unité de vivant, qui le traumatise et le torture et ouvre à sa paranoïa constitutive) ; et donc le possible est déjà toujours immédiatement et instantanément le Créé. 

Le Créé est le seul sens assignable au Possible (c’est pour cela que l’on ne peut que s’orienter vers l’unité d’un réel en tant que Sujet ; le sujet est la structure qui seule se tient hors-temps, hors monde, hors espace, hors tout ; puisque le sujet est le rapport à soi, mais en tant que rapport et donc externe à lui-même ; en peu de mots, le sujet est le rapport dont l’être n’est pas un être mais des rapports ; des activités ; il n’existe pas de “monde” (ou de réalité) qui ne serait pas “en mouvement”, en “activités”). 

Le Créé possède seul un sens qui soit non seulement égal mais supérieur au réel, à la proposition “un réel il y a “ ou “une réalité il y a”. toute autre finalité resdescendrait dans la banalité et le quelconque ou assignerait un but très appauvri ou opérerait comme un copié collé d’un “ordre transcendant”. 

Ce qui est transcendant c’est l’activité qui produit des trucs, et il y a une réalité, un univers, parce qu’un présent en et par lequel se réalisent les activités et il y a des activités afin qu’elles produisent du neuf, et du neuf cohérent (sinon ça s’effondre). De même le Bien ou le Beau ne sont pas des transpositions, mais des inventions et des créations ; pareillement le Vrai n’est pas seulement une adéquation (de l'énoncé à la chose) mais poursuit à partir des choses, des êtres, des ensembles donnés, poursuit le dessin des perspectives ; l’universel est l'universalisation (un processus), et intervient dès lors, en considération des trois qui précèdent (bien, beau et vrai, mais aussi possible en tant que devenir(s) des activités que sont les rapports-réalisations), 

que la réalité cherche une continuation toujours plus réelle, distincte, assurée, précise, détaillée, et universelle de son présent, de son actualisation (actualisation de tout le possible, non pas en pagaille, évidemment, mais en tant qu’il n’existe de possible, et de rapport(s) assurés, que dans et par la cohérence, de même qu’il n’existe de liberté que si celle-ci s’accorde à elle-même (et se coordonne aux autres, liberté et égalité) 

et que l’universel ne tient que si les rapports sont tenus par et dans un sujet, lequel n’est nullement une pièce négligeable ou un prolégomène ou une négativité faire-valoir, mais est le rapport même (l’image originelle de tous les rapports, si ce n’est l’image même du Rapport, antérieur et postérieur à tous les rapports, on pourra voir un jour, ce que le Rapport de tous les rapports peut bien signifier dans aboutissement hors temps, puisqu'il est, lui, l'articulation du temps lui-même, lequel se signale comme présent, et donc s’impose comme la forme originelle de tout réel).

Si l’arc de conscience est l’exister même, alors il se dresse au beau milieu de toute réalité comme structure transcendante qui se montre elle-même et ce faisant montre tout, puisque, étant rapport, elle n’est pas un “être” mais une désignation de toutes les choses et les êtres, et de tout ce qui se peut, ou donc désignation de toutes les perfectibilités possibles, étant la perfectibilité-même (ce processus et non cet état de “perfection”).

Et si l’arc est le rapport même (puisque ce qui se copie de l’originale structure à cet être humain n’est pas un visage ou une détermination ou une composition mais un mouvement qui existe formellement, et peut donc se dupliquer absolument comme tel) alors il est une perfectibilité peut-être analysable en tant que tel, en tant que mouvement.  

 

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Le je et le moi

10 Février 2025, 20:06pm

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Publié par pascal doyelle

(Rimbaud)

La technique consiste très simplement à supposer une théorie qui permette de saisir la plus grande amplitude possible, sans pour cela renier la compréhension, la raison, la logique, la pensée qui sait ce qu’elle dit (ou à peu près). 
C’est pour cela que l’on prend les points les plus éloignés ; dieu, la pensée (l’être, le un, la théologie, etc), le sujet (Descartes et suivants), le réel (la réalisation, et l’historicité effectivement réalisée) ; et que l’on en tire les perspectives. 
De sorte à amener jusqu’au(s) concept(s) qui suffisent à commencer (on ne se leurre pas) d'appréhender l’horizon effectivement en jeu. 

On a donc reconnu au principe du réel, le possible. Mais alors il faut continuer la même logique ; à savoir que le sens, l'orientation, la finalité du réel en tant que possible, c’est le possible lui-même ; ou donc il y a un réel afin qu’il soit plus grand que lui-même. en quoi on reconnaît, ensuite, que le réel ne peut pas aspirer à une plus transcendante finalité (de même qu’il est le seul sens que “une réalité il y a” soit identique à la possibilité même, de tout l’être possible, mais plus encore de tout le possible possible ; si on devait affilier la réalité à l’être, alors on serait en droit de lui accoler l’universel ; mais si on collisionne le réel et le possible, il devient impératif de le suivre par la liberté. La solution de l’aporie est précisément le Créer. 

Le possible est le sens de tout ce qui est, et donc il crée. 

et de même a-t-il pu être accointé d’avec le dieu-sujet, ou le christ-sujet ou le sujet-sujet (ou plus exactement le sujet, cartésien, et le moi, pascalien) : et pareillement avec le seul système des libertés qui se puisse ; la révolution française (qui incarne la liberté ET l’égalité, et non la seule liberté shakespearienne ou rock et pop, puisque la liberté anglo saxonne seule pouvait donner Shakespeare et les Beatles ou les Rolling stones ou Led Zep ; ou évidemment le jazz, etc, bref toute l’acculturation, à la fois individualiste, impériale et mondiale depuis 1 siècle.   Aux français revient la culture universaliste et ayant pu, ayant su produire non le jaillissement (de l’énergie et de l’horizon de l’ouest américain), mais la réflexion ; et ainsi majoritairement la littérature, la composition picturale, la représentation réfléchie, l’élément intellectuelle ou mieux intellectif (dirait Hegel) ; et ce pour la raison que la littérature est la pensée en l’autre, en autrui; la matrice même de la mention “égalité”. 

Si autrui ne fait pas sens pour vous, il sera incompréhensible de lui offrir une égalité politique (et sociale ; Marx était, en partie, français).

Et si autrui fait sens, alors aucune autre conscience ne vous est indifférente et encore moins inégale ; il n’est donc pas de “race”, de religion, etc. Or cependant cela n’équivaut pas à une indifférence multiculturelle ; le système des libertés, l’Etat moderne, de liberté et égalité, est en lui-même et déjà le summum de la civilisation ; en ce qu’il est libre et en ce qu’il est d'égalité ; la communauté en esprit trouve ici sa véritable expression et réalisation ; de la séparation de chacun à la volonté commune de cette même séparation. 

ce que Hegel nommait déjà reconnaissance ( de chacun par chacun et de “tous” par chacun). Et ceci ne fonde absolument une irréalité. 

Et on s’en aperçoit absolument par Rimbaud. 
Le regard absolu et terrible du Je (Illuminations) 
La dégaine folle éperdue, damnée, du Moi (Une saison en enfer)
le Je s’imposant comme centre divin, solaire de tous les renouvellements du monde et de la vie ; 
le moi se bagarrant en quantité d’autres, et affrontant, succombant au satan-Verlaine, comme on sait. 
Les entrecroisements de l’un et de l’autre. Puisque le solaire brûle cruellement ce qu’il observe. Très rationnellement, très objectivement, très extérieurement (et le dégoût des fadasseries “poétiques” du reste).

Ca n’est pas pour rien que “je est un autre”. Il suit dès lors, tout à fait logiquement et d’un souci, d’une méticulosité sans égale, le droit fil de la structure retorse du je-en-un-moi. Rappelons que tout le structurel (dieu, l’universel, le sujet, le réel) n’apparaissent pas comme tels ; ils sont exclusivement signifiés et seuls les je reçoivent, saisissent ces signifiants ; parce qu’ils se situent au Bord. au Bord de toute les réalités ; et le plus étrange et angoissant c’est que le Je est le Bord du corps, tandis que le moi en est son imaginé (toujours nassé dans le fantasme, l’irréel, et en même temps le plus concret et donné comme sensation, émotion, pulsion, sentiment, affect, etc, représentation et tout le reste, puisqu’il s’agit de tout ce que rend possible la champ intentionnel de l’arc de conscience).

Hors champ, donc, puisque créateur du champ (il n’est pas pris-dans ce qu’il produit, mais croit qu’il y “est”, l’être est un imaginé ou une farce et une folie, c’est le mouvement et donc dieu, l’universel, le sujet et le réel, qui sont seuls réels ; ou donc le possible est la substance même du réel).

Instruisant sa propre critique brutale et si distinctive. Il retient les deux bouts de la possibilité, les ayant vite épuisés, et visiblement vite oublié ; ceci est fait, passons à autre chose. Le mouvement ne s’appartient pas (il serait déterminé par un quelconque, très quelconque “soi”, un moi précisément, ne l’étant pas il est libre ; il est indéterminé par la nature de sa structure ; de rapport qui n’est aucun de ses et ces contenus.

Et donc Rimbaud instruit de lui-même une telle rage critique, qu’il peut à la fois manifester le sommet du réel (“Génie”, le poème des Illuminations), et la retombée au monde qui s’ensuit de pure cruauté, déchirement imprudent de lui-même (et ne s’en relevant pas).

Puisque du Je au moi, il est une distance, laquelle distance est celle de la mise en jeu de l’arc de conscience ; qui ne doit se reconnaître nulle part et en rien, sinon au mouvement même ; il ne peut pas tenir comme le Génie des Illuminations, et il ne peut pas non plus se damner ou clamer son innocence ; il est, dans son mouvement, question de tout autre chose que d’un idéal (qui serait encore une partie du monde, de la vie vécue, du corps ; Rimbaud attend “le nouveau corps, le nouvel amour, l’extase d’une réalité renouvelée”, de même que les mois se rêvent au travers des fantasmatiques mass et puis micro médias (du cinéma à internet en passant par la télévision, et maximalement via les objets, les fétiches, les signes mon “bonheur, bien-être, satisfaction, jouissance”, qui sont de terribles choses).

Venue au monde, en la vie vécue, en un corps, la structure bouleverse tout (puisqu’externe au monde, à la vie et au corps) mais ne va pas trouver dans le monde, le vécu ou ce corps, une résolution, une réalisation déterminée ; la seule manifestation adéquate se tient dans le secret de l’intention, de l’arc de conscience, du je, du réel, que cet arc soit une structure athée ou une structure dimensionnelle ou une structure théologique (dieu pour le dire). peu importe, puisque l’objectif est de décrire ce territoire sur lequel aucune discipline ni aucun domaine (esthétique, littéraire, poétique, politique, etc) ne s’avance ; à savoir le terrain philosophique qui, depuis le début, cherche à définir “ce qui est arrivé” à l’humanité ou pour mieux dire “ce par quoi il existe une humanité”. >L’articulation préalable qui préside et de manière à rendre compte de la distance entre soi et soi (par quoi existe un champ intentionnel ; séparant par ailleurs le corps et sa jouissance de lui-même, jouissance de laquelle il rêve et angoisse, puisque ce serait la suppression dans la fusion du vivant, qui exclut l’Existant).

 

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