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instants philosophie

Origine

18 Octobre 2025, 16:43pm

Publié par pascal doyelle

 

Le rapport, comme notion, métaphysique, et position ontologique, signifie que si il y a plein de réalité(s), le réel n’est nulle part ; il n’y a pas un “être” qui serait l’origine ou le résultat, la source ou la complétude.
Il y a le mouvement, qui est incomplétude, déjà en lui-même et puis comme tel ; il y a un mouvement, quelque réel survient. La structure, dans l'historicité (soit donc dieu, la pensée, le sujet christique et cartésien, le réel) consiste à ménager. Si le mouvement est cela qui existe (et qui n’est pas, justement, l’être est l’effet de l’exister et donc l’exister se constitue comme dimension, ou dit autrement comme cinquième dimension, celle du présent, qui détient l’ensemble de tout ce qui est, et se tient, lui, comme tout ce qui Existe ; puisqu’au final il s’agira de comprendre ou commencer de comprendre ce que l’actualité, l’actualisation de tout le possible peut bien signifier). 

Pour saisir l’apport, l’ajout, ontologique (ou donc consistant en ce que le réel peut) de ce qui est comme mouvement, prenons le christique et en quoi l’invention structurelle (dieu, la pensée, le sujet, le réel), bouclent sur eux-mêmes. 

Le christique se tient auprès d'autrui, vers autrui, puisque tout le christianisme est orienté, aimanté par et pour autrui.
Et pour une bonne raison, que l’on va comprendre immédiatement. Si chacun ne crée pas un lieu pour autrui, alors personne n’est chez soi. Tout le monde sera en danger.
Si l’on veut qu’existe des individus, des sujets, des mois, des je, il faut que chacun accueille chacun. Sinon non seulement ça ne sera pas vivable, mais pas même viable, et cela, cette subjectivation, n’existera pas.

C’est pour cela que Descartes, la conscience ‘de’ soi, qui se prend soi, effectivement et explicitement pour finalité, finalité au sens ontologique pas en forme d’égocentrisme, qui serait une négation de la conscience comme rapport (le “soi” de l’égocentrisme est une obnubilation, pire que dans un fantasme, et qui nie que sa nature, sa structure soit un rapport) et ce soi de conscience-de-soi ne vient que bien après le christique et bien après le christianisme. 

si l’on veut saisir ce que le “rapport” implique, il faut appréhender ce que les mathématiques, l’universalité, ou la singularité d’une œuvre, littéraire, esthétique, ou un impératif moral ou une exigence éthique signifie ; à savoir que le rapport est à dimension non pas d’un subjectivisme (qui toujours orienté vers l’immédiateté) mais à dimension du réel ; la singularité, cad que le rapport soit un, veut dire qu’il est possible d’étendre le rapport au réel, aux réalités, aux humanisations, aux personnalisations et à toute systématique de langage (des maths aux poésies). 

C’est que ça n’est pas seulement que les maths développent le réel du nombre (qui est un rapport et donc se colle à tous les rapports possibles et au sens de pensables, pour le moins, et peut-être selon la musique des sphères quelque part, bien qu’il faut bien comprendre que le rapport est plus grand que les nombres ; de là qu’il faille π égal à 3,14 indéfiniment ; l’indéfini signifie le rapport réel dont le nombre est une formalisation, étant entendu qu’aucun contenu ne peut supporter le rapport lui-même ; de même que l’on ne peut pas supporter la face de dieu (puisqu’il est clair que le dieu (unique) est précisément unique de ce qu’il exprime le rapport tel quel, cad l’Intention ; l’intention au-delà de toutes les autres, puisque les autres usent du stratagème du signe (qui est déterminé) tandis que l’intention (unique) est celle et exclusive (aucune autre intention-unique n’est supposable, puisque la forme est absolument non composée, non composable). 

C’est ainsi l’origine, structurelle, de la “conscience” ; puisque la conscience  “sait” ; ou plus exactement puisqu’elle se-sait alors elle sait, sait n’importe quel ceci ou cela ; le savoir-de, qui se déduit ontologiquement du sa-savoir, est plus grand que la connaissance, puisque le se-savoir est celui non d’un tel ceci ou cela mais du rapport lui-même (ou donc, dieu, la pensée, le sujet, le réel signifie que le réel se produit, se crée, s’invente d’une activité) ; 

on réserve “connaissance” pour la raison (qui sait qu’elle sait et donc se surveille) ; ce qui signifie que l’origine de la connaissance, en général, de tout savoir et de tout système en quelque langage que ce soit et de tout langage comme tel, est ce se-savoir qui étant formel peut proliférer (en tous les contenus et tous les systèmes possibles ; parce qu’il se-sait et que ce se-savoir (du rapport) n’est pas déterminé (il passe au travers des contenus, raison pour laquelle il est quantité de langages et que même chacun peut se structurer “comme un langage” (qualification de l’inconscient par Lacan), et donc non pas exclusivement faire œuvre mais être une personne, une personne humaine singulière ; pour cela, le se-savoir se transborde en tout et pour tout. 

Le se-savoir est évidemment adéquat au possible, adéquate à la nature, la structure du réel ; puisque dans son rapport non seulement le terme second est non déterminé, mais également le terme premier est toujours potentiellement remis en jeu par et via le terme second ; c’est bien en ceci que non seulement la “conscience” peut modifier telle ou telle situation (en remontant le danger ou le problème ou l’interrogation ou la question, par et via la réponse), mais aussi cette conscience, ce je peut se permettre d’être et de n’être pas ; et toujours la pensée, la réflexion ou la philosophie ou la représentation ont bien saisi que cette indétermination se devra d’orienter tout le mouvement intentionnel, l’ensemble de faisceaux de conscience, et ce jusque dans et à partir de la perception. 

C’est qu’en effet, la liberté telle qu’active, ne commence pas par une décision de plein conscient, qui aurait à s’imposer ou rompre en vertu de son règne impérieux, mais ce qu’il s’agit d’élaborer c’est de proche en proche la réorientation des intentionnalités qui déjà existent et existent activement, et de les modifier dans et par l’arc de conscience.

Arc de conscience dont il faut préciser ceci ; qu’il n’est situable en aucune de ses parties ; l’arc de conscience c’est l’arc en ciel jeté par dessus le monde, par dessus la vie vécue, par dessus le corps donné et ses destinées diverses et variées ; l’arc de conscience atteint péniblement la réflexion qui le positionne en cette vérification et expérimentation de “ce qui existe” (il en forme difficilement les notions, par ailleurs toujours partielles), mais en même temps (et c’est originellement) il ne perd jamais le compte du réel. 

Le compte du réel (sur quoi on reviendra) est l'introduction dans la dimension, ou donc dans le réel comme dimensionnel ; on comprend aussitôt que dieu, le christique, la pensée, le sujet et le réel (la révolution et la réalisation, ensuite, de toutes les intentions humaines et ensuite encore personnelles) formulent manifestement, dans l'apparaître même des signifiants, cette réflexion à la fois inaccessible et immédiate (voire instantanée, puisque “l’on en est saisi” ; on est saisi de dieu, de la pensée ou du sujet ou du réel).

là, comme d’habitude et ailleurs cent fois déjà, nous ne sommes pas sans rien ; on a déjà positionné les points du réel, de l’activisme du réel ; ils sont déjà nommés et souvent déjà explorés. 

Il n’y a que depuis le réalisme rationalisme naturaliste (matérialiste et autres) que l’on veut à tout pris les ignorer et croire que le monde commence à nos pieds ; le réel a déjà été signifié depuis 4000 ans et plus. C’est comme de ne pas vouloir entendre que Descartes a déjà dépassé “la pensée”, celle universelle du logos ou de la théologie ; il le dit pourtant explicitement et ni Kant ni Hegel ne s’y sont trompés. 

On considère ici, de fait, que dieu, la pensée, le sujet, christique et cartésien (ou kantien etc) et le réel (la révolution aboutissant d’une part à “l’exister existe” de Sartre et Heidegger, et d’autre part au monde des mois depuis les années soixante), n’ont pas surgi au hasard et ne sont pas en eux-mêmes des particularités et pas même des exemplarités, mais de véritables positions ontologiques qui portent (ou sont générés) par la structure du réel même ; de là qu’ils manifestent l’intention (dieu), l’intentionnalisation (universelle, de la pensée), l’intention individuée (selon autrui, christique, et selon soi, Descartes) ; et ce jusqu’au plus instanciées prononciations (accord d’un signifiant à un mouvement de la position) ; par ex, si le christique revient “en et par son corps, vivant” ça n’est absolument pas une fioriture ou une imagination arbitraire.

Comme dit :
Ici ces notions existent (l’arc de conscience, le présent, le possible, le réel , etc)
mais on ne sait pas si elles existent vraiment, effectivement, dans la réalité.
Chacun voit comme il veut.
Peu importe en un sens, puisque le but premier (et donc il y en un second, un troisième, et ainsi de suite)
le but premier est d’élaborer l'ensemble opérationnel,
qui permet de visualiser ou de penser peut-être, ce qui effectivement a lieu.
Et, évidemment, on tient qu’expliquer la pensée, la personne humaine, l’humanité elle-même
sans se référer à une structure spécifique et exclusive,
c’est réduire la compréhension que l’on en a a minima,
c’est décrire et expliquer en deçà des faits observés.
pareillement lorsque l’on renvoyait au-delà les notions de liberté, d’infini, d’être, de substance,
on postulait bien (au sens où visiblement quelque réel excède le donné)
mais on n’expliquait pas.
On tient, à tort ou à raison, la notion de rapport
comme très justement adéquate et susceptible d’avancer dans la compréhension
du réel, de la conscience, de dieu (éventuellement pour le croyant).


Et ainsi nous naissons non pas selon le monde, le donné ou le corps ; mais en et par le présent ; lors de l'acquisition par elle-même de la “conscience” ; lorsque, donc, le rapport se tient en face de lui-même ; ce qui est impossible (puisque le rapport n'apparaît que sous le couvert d’un contenu ou d’un signe ; lui-même n'apparaît pas, et c’est pour cela qu’il nait et n’est jamais enclos ; même si je dis “je”, je ne suis pas ce signe). 

Et c’est alors dans le présent, cad dans l’activisme absolu du présent - qui déroule tout ce qui est, dans l’activisme absolu du présent donc que se crée l’activité d’une conscience (un je qui n’existe qu’en activité, et qui donc ne peut pas croire qu’il cessera). Rappelons qu’il existe une réalité (ou une création) afin que se présente, se présentifie le rapport même, cad non seulement le rapport qui est purement formel et donc capable de toute réalité, le rapport qui rend compte de toute la réalisation (de la réalité donnée) mais aussi qui est lui-même rapport et créateur de rapports et ce sur le fond, l’horizon, l’arc-ticulation de sa propre activité non-finie ; l’origine de notre être (qui n’est pas un être) est ainsi purement structurelle et se déroule hic et nunc, ici et maintenant, toujours.

 

 

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Pulsion, inconscient, langage et conscience

5 Octobre 2025, 14:21pm

Publié par pascal doyelle

Rappelons bien ceci ; il y a un inconscient parce que le corps, comme signifié, ne peut pas exister, dans et par le langage. Pour qu’un signifié existe il doit être relié par d’autres signifiants ; de sorte que chaque signifiant rassemble ses signifiants, et évidemment par là désigne telle chose ou telle réalité (plus ou moins adéquatement ou inadéquatement). 

Mais il n’y a pas de signifiants qui relient le corps ; le corps est tel que “là”, massif et en lui-même ; qu’aucun signifiant ne peut représenter. Aussi menace-t-il continuellement d’envahir tous les signifiants, et en un sens, sens retourné, tous les signifiants le signifient, lui qui ne peut pas se dire et donc s’enrouler dans un tissage de rapports, de signifiants. Il constitue le sujet non manifesté, l’unité de ce corps vivant, qui les gouverne tous. mais n’ayant aucun rapport à aucun, il rend possible tous les autres. 

Et puisqu’il ne passe pas dans le langage, il est le signifiant manquant, qui ne parviendra jamais à apparaître (il n’existe pas, ce qui existe c’est le signifié “corps”, qui ne peut pas se transformer en signifiant). Mais alors ce faisant c’est le langage qui est non constitué par mais rendu possible grâce au manque qui délivre le signifiant de tout signifié. 

n’existant pas sur le champ des signifiants et donc intentionnel, il n’empêche que le corps est pulsionnel ; il est vivant. et c’est la pulsion qui traversera tous les champs (de perceptions, des signifiants, de l’intentionnel, du relationnel, et concomitants). 

c’est aussi cette individualité du corps vivant (en son unité de vie) qui assure ou matérialise cette individualité ; de sorte que la “conscience” ne peut pas se dissoudre, disparaître dans le langage ou l’universel ; mais que le corps vivant un (parce que pulsionnel et non pas un en lui-même) assure la base de l’unicité, ne signifie pas qu’il soit, ce corps vivant, la finalité de l’unicité ; cette unité et unicité sera re-prise dans et par le champ intentionnel, mais qui la conduira beaucoup plus loin, incroyablement et même infiniment plus loin (puisque l’arc intentionnel institue le rapport lui-même - ‘en personne’ - ce qui veut dire en tant que sujet, au sens où “sujet” veut dire structure-en-rapport ; assumant, assurant dieu, la pensée et l’universel, le sujet chrétien (autrui) et cartésien (je) et le réel (la réalisation de toutes les intentionnalisations humanistes et personnelles). 

structure en rapport mais qui se pense comme une chose, une substance, une identité ; elle imagine cette identité, qu’elle couvre ou non d’une définition, d’une notion, d’un personnage, une fixité, une consistance ; de la sorte elle re/commence à jouir d’elle-même, jouir selon la jouissance terrible et horrible ; la satisfaction hallucinée de la pulsion, la complétude hallucinée de l’unité retrouvée du corps vivant qui tente, encore une fois, de se débarrasser de la division, de la séparation, de la conscience-de qui n’est pas ce dont elle a conscience ; elle l’a, elle ne l’est pas. 

L’être n’existe pas. Sinon comme effet, et donc effet déterminé et donc déjà décomposé. ce qui existe c’est l’exister, cad le mouvement qui produit des effets. 

de même l’arc de conscience, qui prend appui (lorsqu’il y parvient et ne s’enferre pas) dans le corps vivant et son unité perdue, l’arc de conscience ne définit pas un être, mais une position ; dieu, la pensée et l’universel (cad la vérité comme principe, peu importe les systèmes qui illustrent ce principe), le sujet christique (qui se tient d’un autre, le christ, et se détient d’autrui) et le sujet cartésien (qui se-sait, indépendamment de la connaissance, et tenant de la volonté, seule divine en nous), le réel et la révolution comme “tenant la société humaine et donc l’humanité et donc la personnalisation” comme au-devant de soi (et non pas recevant telle humanisation d’un ciel sacré ou d’un ordre antérieur, ou d’un groupe déjà soudé comme ayant toujours existé). 

Parce que l’arc projette bien au-devant de telles positions, il échappe à la pulsion, quelque peu (et ce quelque peu suffit, puisqu’il ancre soudainement autrement et ailleurs, que dans le corps, que dans le monde, que dans le vécu, ailleurs que dans la masse pulsionnel qui se voudrait satisfaire, même hallucinatoirement). 

Si l’être n’existe pas, c’est que l’exister vient d’en-avant. de même que les particules ne sont que si elle entrent en relation ; c’est le heurt, l’interaction (qui s’effectue comme présent) qui tire en avant l’advenue de la réalité déterminée, sinon elle reste potentielle et même virtuelle.

Or ce mouvement interne rend possible le langage à condition que la structure, qui met sous tension le langage, se doit, à et par elle-même, de continuellement tenir la tension … C’est cela qui rend possible l’intentionnalité, cad la conscience-de, mais qu’il faut lire inversement ; c’est parce qu’il existe un champ intentionnel, qu’il met en tension ce corps vivant, soumis soudainement à l’impérieuse division ; qui pour elle-même ne pourra jamais se résoudre, le terrible vide de signifié, l’absorption interne du corps massif angoissant et angoissé, terrorisé, ne saura jamais se résoudre, se réunir, sinon de désirer sa propre mort, son thanatos, sa disparition, tant il est pour lui-même, ce corps, insupportable et tellement cette tension intentionnelle qui passe continuellement d’un signifiant à tout autre signifiant est ou risque d’être intense. 

Il sera alors seulement désigné, montré du doigt, perçu et absolument parlant et avant tout (et après tout) ressenti ; parce qu’aucun signifiant ne s’accorde avec une pulsion, un affect ; c’est l’affect qui vient définir ce signifiant et le pire de tous : l’angoisse. 

L’angoisse est la soudaine proximité du corps-chose ; la proximité de cela seul qui préexiste à tout langage qui ne rentre en aucune phrase énoncée et ne disposant pas de rapports explicites, il annule la conscience ; à savoir la jouissance, la satisfaction hallucinée et hallucinante, celle qui terrorise, le cauchemar qui nous réveille et nous réveillant nous permet de nous rendormir aussitôt dans la vie consciente ; on était tellement proche de la jouissance, de la masse pulsionnelle, de la pulsion muette et aveugle ; elle s’insinuera partout, puisqu’en dessous, dans le corps vivant, celui qui perçoit, avant de parler, qui ressent, avant de connaître. 

Or c’est encore plus dans le corps seul que monte l’énergie ; le corps ne peut pas être supprimé ; l’arc de conscience qui est celui-là même que, normalement et si l’on est croyant, le christ recréera en tant que corps glorieux, dans le christianisme on n’existe pas “sans corps”, ça n’est pas un spiritualisme, l’esprit n’est pas séparément d’un corps, de cette unité vivante du Vivant même, tel qu’il se nomme, le Dieu Vivant. 

ça n’est pas sans intérêt (que l’on y croit ou pas), puisque c’est précisément cela même qui est, absolument, en jeu. Qu’est-ce que ce lien, aussi indissoluble, entre la conscience et le corps. au point qu’il est inenvisageable qu’ils existent séparément. Seule religion, seule représentation, seul système qui ré-affirme absolument l’unité invincible du vivant et de la conscience, laquelle n’est pas une “connaissance”. Depuis, on est sorti du logos grec.

 

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La pulsion et le citoyen

27 Septembre 2025, 12:12pm

Publié par pascal doyelle

La pulsion vient remplir ce “citoyen”, qui n’a fait aucun effort pour instancier sa structure intentionnelle, usant conjointement de sa volonté et de son intellect (intentionnellement il est impossible de distinguer l’intention que l’on crée et les signifiants que l’on promeut et par qui nous existons), citoyen qui, de toute manière, ne se reconnaît plus même dans l’universel politique, dans la littérature, l’empire des signes ou quelque position métaphysique ou ontologique que ce soit ; dans ce vide généralisé il lui reste le corps pulsionnel, le pauvre hère. 

Le moi se targue de la proximité du corps, si naturaliste, matérialiste, réaliste, que pourrait-il exister d’autre n’est-ce pas ? De ce corps, il y tombe, il n’a que cela, ne faisant aucun effort, il emploie la pulsion comme seul guide de sa structure intentionnelle ; la pulsion effectue le tri, l'organisation de tout le champ intentionnel. 

Par “position ontologique” on ne désigne pas une intellectualité quelconque, mais le point que seul permet d’installer, d’introduire dans la réalité du monde, de la vie ou du corps, l’arc intentionnel ; l’arc intentionnel n’est pas, il existe, il se produit, il est activement (il est un rapport qui n’existe qu’activement, un rapport inactif ça n'existe pas) ; et dans ce mouvement il se plante ici ou là (par ex, le plus habituel point d’attraction ou de position c’est le tomber-amoureux, ou dieu ou la révolution (ou l’Etat), le projet ou l’œuvre, etc) ; mais si ce point d’attraction n’est pas créé, alors le mouvement se polarise là où il peut, ce qui veut dire dans et par la pulsion du corps vivant ; le vivant (zombie ou alien ou inversement l’androïde qui s’aperçoit de son vide interne, etc) ; la pulsion n’est pas créée, elle courre le long du corps et dans les images et dans les images qui deviennent, et remplacent, des signes (qui aboutissent à des objets, produits industriellement, les désirs s’accordent à l’industrie, et donc la technologie et en transversal, qui traverse tout, à l’investissement capitaliste). L’image-objet (objet toujours déceptif) vient remplacer la position (ontologique sus-dite) dans l’arc-ticulation intentionnelle.

Dès lors se pose la question, comment instancier, installer l’intentionnel, la tension, l’attention, dans une élaboration qui élève au lieu de succomber dans l’immédiateté et les objets illusoires ?  

On ne manque pas de toute cette historicité qui s’est déployée depuis 3500 ans. On manque de véritable intention et d’esprit de sérieux. Puisque le moi, le fameux, a pris l'habitude de succomber à ses facilités.

 

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La pulsion mène le monde

21 Septembre 2025, 13:36pm

Publié par pascal doyelle

On a suivi nos pulsions, pas notre intellect. Aussi avons-nous dévoré le monde. 

C’est que le centre n’a jamais cessé d’être cette incrustation dans le corps vivant, comme seule réelle orientation, boussole, délimitation. 

Les contraintes ou les paramètres conscients certes jouent plus ou moins et même peuvent tout à fait s’instruire bel et bien effectivement, mais le centre, le centre de notre être appartient encore et toujours au corps, à la densité de ce dont il tient son unité ; à savoir le pulsionnel, le pulsionnel du vivant, de ce corps vivant et se mouvant. 

Or donc pour s’éloigner du centre vivant pulsionnel, dans l’esprit de chacun s’impose ou devrait s’imposer la centralisation sociétale ; selon des modes plus ou moins contraignants, voire terriblement dictatoriaux. pourvu que le conscient se donne l’illusion de son attachement à un autre centre, comme dit Spinoza, remplacer le pulsionnel par le rationnel, remplacer non pas l’animal, parce que nous ne sommes plus des animaux, mais des animaux rendus fous par la matrice intentionnelle qui décuple le pulsionnel, décuple la violence et l’irrationalité (les animaux ne sont pas irrationnels), le fantasmatique et l’angoisse jusqu’à l'insupportable ; puisque ce vivant ne comprend rien à la machinerie intentionnelle, de même que le plaisir, qui satisfait le pulsionnel normalement, naturellement, ici ne peut plus accomplir la jouissance terrible et hallucinée ; tout le monde se dirige les yeux exorbités. 

Et donc historiquement la société humaine aurait du prendre le relais de la coercition, qui seule peut remplacer le centre pulsionnel par la conviction d’un centre “humaniste” (au sens large ou au sens précis du 18éme et suivants) ; de même que le christique devait et a pu se proposer comme nouveau centre  et centre de renouvellement ; par la promesse que cet autre-corps remplacera celui-ci, on comprend bien (que cela soit purement illusoire ou digne d’une croyance, on n’en juge pas), on comprend bien donc que c’est le centre névralgique qui est en cause. 

Et rappelons qu’il est fondamental que d’abord l’arc de conscience ne dérive pas en “conscience universelle “ abstraite et finalement insensée, et que soit conservé par conséquent l’unité de ce corps vivant un, ou de ce un du corps vivant (et qui du reste seul mesure le bien et le mal essentielle, sous la forme très effective du plaisir et de la douleur)

Et que ensuite il s'agit de néanmoins tordre le champ intentionnel de telle sorte qu’il ne succombe pas, ne tombe pas vers le bas, et ne s'enfonce dans l’immédiateté (ou la satisfaction immédiate et plus encore dans la satisfaction fantasmatique, hallucinatoire et ne rende les mois fous ou criminels) et qu’alors tenant l’unité du vivant et l’élévation de l’intentionnel, des signifiants il puisse cet être humain, établir des rapports  et des rapports durables et des rapports inventés et créés et qui ne soient pas actés dans l’hallucination, auquel cas le fantasmatique remplacerait la réalité et ne tiendrait pas, s’effilocherait tôt ou tard et plutôt tôt que tard pour ainsi dire.  Dévoré de fait par la nature même des pulsions. 

ça n’est pas le champ signifiant qui crée l’humain, c’est le champ signifiant unifié, le champ intentionnel organisé ; un champ intentionnel désordonné c’est un déferlement de rapports tous plus absurdes et toujours plus absurdes et immédiats ; le champ pulsionnel a pour illimite le donné immédiat (tout est prétexte à désirs, toute image est prétexte à fantasmes, tout est dévorable). et l’unité ou l’organisation du champ intentionnel est unifié, de fait, en transcendance ; parce que si il s’installe dans l’immanence et même une immanence tout à fait raisonnable, celle-ci penche tendanciellement dans l’immédiat.

Le fait est, structurellement, que le champ intentionnel ne peut pas échapper au poids du pulsionnel ; et dans une société humaine atomisée, et plus encore “fluide” chacun se retrouve seul et abandonné à cette attraction, sans même le secours d’une contrainte extérieure, sociétale ; parce que ne nous illusionnons pas, sans cette contrainte et lors même que l’on se croit le plus libre, il faudrait que l’arc de conscience soit solidement arrimé aux signifiants, reliés, pour que le moi ne succombe pas au corps pulsionnel ; et cette illusion de liberté c’est le piège même puisque l’être libre, du fait même de cette acquisition structurelle, croit spontanément à ce qui lui vient ; libre, il croit qu’il ne peut pas s’égarer, et est forcé de se faire confiance, 

sauf si une part de son attention demeure accrochée aux signifiants reliés ; au contraire une partie du sociétal inclinant à favoriser le fantasme, à tous les sens du terme et même comme régime généralisé de la représentation, les images transformées en signes et les signes annulant les signifiants, les images annulant la littérature, ou le signifiant délié et donc indéfini en lieu et place du signifiant organisé ; et l’image fonctionnant comme corps, ce qui se révèle comme aliénation fondamentale, le corps des idoles, en substitution du corps personnel qui n’est plus, dès lors, centre de signifiants, mais signifié lui-même écrasé par l’image signifiant de son idolâtrie ; on sait que le dieu unique abominait les idoles, puisque le dieu unique remplace les idoles déterminées, figurées, par une “abstraction” ce qui veut dire un lien structurel formel qui renvoie chacun à non pas ceci ou cela mais à sa forme intentionnelle, à son être non en tant que rapport déterminé mais en tant que rapport tel quel ; le créateur est hors du créé. 

Or bien éloignée de cette manifeste intention (une intentionnalité doit se manifester, ce qui ne veut pas dire qu’elle s’y limitera mais au moins doit-elle être exprimée, sinon n’apparait jamais l’architecture intentionnelle), le pulsionnel travaille en dessous ; il oriente et il oriente de partout, par tous les bouts, pour ainsi dire ; il s’incruste absolument dans la perception, il est de la même nature que le donné du monde et évidemment du corps ; il s’agit donc d’une réorientation du pulsionnel (qui ne peut pas être éliminé) ; l’intentionnel, lui, œuvre non pas dans la substance du donné (à considérer ici le corps vivant) mais dans la seule apparition ; dans les signes, les signifiants, les images, les intentions ; lesquelles sont tout à fait éthérées mais qui font la différence et permettent de conduire même cette substance en réalisant sa consistance ; la consistance ne peut pas remonter jusque dans l’apparition, et c’est de l'extérieur que le corps (pourtant bien substantiel) sera instruit, conduit ; de même que la contrainte sociétale vient se surimposer au vivant. 

Mais si l’on veut approfondir l'humanisation et donc rendre chacun dépendant non plus ou non plus seulement d’un ordre sociétal, il faut installer en chacun outre et en plus du centre et de l’unité vivante, un décentrement et un recentrement qui implante dans la réalité une unité convaincante, convaincue, ayant foi et donc architecturée, organisée, ordonnée ; puisque un simple mot d’ordre (ou un ordre dictatorial extérieur) n’y suffit pas. 

C’est en ce sens qu’il n’est pas utile de supposer une “substance pensée”, le champ intentionnel des signifiants, qui se situe dans le champ de perception, et tout éthéré qu’il soit suffit à orienter (ou réorienter) un corps. 

Inversement le signifiant laissé à lui-même défile indéfiniment, comme dans le rêve ; pour le stopper ; et donc établir dans le défilement un ordre, qui sinon continue de suivre le pulsionnel, qui n’obtient d’autre guide ou règle que le vivant du corps, lequel n’a pas d’unité signifiante, ce corps est-là, irréductible, tandis que le signifiant est simple apparition(s) ) et pour le stopper cad le fixer est requise une articulation, une arc-ticulation ; soit elle s’effectue selon un ordre extérieur sociétal (et donc contraignant extérieurement), soit selon une exigence, une rigueur, une cohérence intérieures, c’est uniquement dans l’acquiescement du sujet qu’est demandée la foi, la certitude de soi, la considération d’autrui, la pensée et l’universel, qui n’existent pas sans l'adhésion du je ; dieu, le christique, le sujet ou la cité grecque, l’Etat romain, l’Eglise, la société étatique régulée du citoyen des droits et des devoirs ; mais est-ce encore le cas dans le miroir aux alouettes de la mass puis micro médiatisation ? Qui renvoie à l'hallucination pulsionnelle.

Inversement donc l'articulation de structure, ne tient que par une exigence interne, soit donc la position qu'un réel (autre) il y a ; parce qu'alors seulement le rapport ne suit plus le défilement indéfini du signifiant, mais se permet, s'autorise de reprendre les signifiants dans un rapport ; le rapport est une articulation et non une continuité.

 

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Résolution(s) des problèmes

14 Septembre 2025, 12:50pm

Publié par pascal doyelle

Le néant existe.
L’être existe.
Le néant n’oppose rien à l'existence de l’être ; donc les deux existent.
Si le néant et l’être existent, alors le principe du réel est le possible ; tout ce qui est possible est réel.
Et réflexion faite, quelle fin ou origine ou donc finalité assigner suffisamment au “réel”, 
sinon de réaliser tout le possible, et le possible même ? 

Or on a dit également que la forme la plus certaine du possible est celle du sujet ; puisque le sujet, 
extrême étrangeté,
existe à la fois avant et après lui-même ; étant conscience il se-sait et ce se-savoir (qui n’est pas une connaissance mais la désignation de soi, via un signifiant) est un mouvement indépendamment des contenus.

C’est un arc, une articulation qui se-montre et entre soi et soi peut interposer tout signifiant, tout signifié, tout contenu, toute perception. C’est par cet arc qu’il nous est possible de créer et de manier les signifiants qui permettent, à leur tour, de diviser le champ de perception (d’un vivant) par un champ intentionnel, champ de perception marqué de signes ; cette distance est en elle-même le processus de distinction, lequel ne permet pas seulement de comprendre la réalité mais de prolonger la réalité. On ne perçoit pas seulement l’horizon, on se perçoit à partir de l’horizon, du dehors, du grand dehors ; à partir de la position “un réel il y a” ; une position Autre qui scinde l’unité du corps vivant (qui se ressent mais ne se-sait pas, distance causant une horreur existentielle pour le vivant, qui tient à son unité, à sa vie). 

En tant que sujet, ce procédé doit lui-même se signifier et ainsi avancer plus loin que lui-même, puisqu’étant un tel sujet signifie qu’il est un rapport et un “rapport” cela porte déjà instantanément hors et plus loin que lui-même ; le rapport est cela qui attire toujours plus avant, le réel est déjà toujours en avant de ce qu’il est (ou donc l’être, la détermination est le dépôt, le résultat, l’effet de la cause qu’est le rapport). Puisqu’il ne recèle non pas tel ou tel contenu, mais le processus de produire, inventer, créer des contenus, le procédé “conscience” ou “sujet” doit se signifier afin d’augmenter, d’intensifier, d’étendre, de détailler et de préciser son activité ; son activité est sa structure réelle et doit prendre conscience d’elle-même comme créatrice (et non plus recevoir un monde sacré-profane tout en une fois) ; ainsi dieu manifeste, exprime l’intention, la pensée le réseau des intentionnalisations (les idées), le christique et Descartes qu’il soit un sujet (tourné vers, par autrui ou retourner sur et pour soi-même), et le réel comme ensemble de toutes les réalisations de toutes les intentionnalisations (la société humaine n’est plus reçue mais se tient en avant d’elle-même et de tous, un par un ; l'humanisation de la révolution, la personnalisation du 20éme) ; ce qui s’impose à chaque interruption et chaque renouvellement c’est le déploiement de plus de possible. 

Le possible est le but, la finalité ; il n’y a, ne peut y avoir de finalité supérieure au possible que le possible lui-même ; le possible n’est pas le possible d’un “être” préalable ou succédant, mais le possible est la substance même du réel, son orientation et son arc, son architecture (et donc architexture du corps) la plus certaine. 

Si le réel a pour principe le possible (et si le possible est la seule notion digne “qu’un réel soit”, on n’en voit pas d’autre) alors tout aussi bien la finalité du réel ou du possible est encore plus de possible ; c’est le possible qui doit se garantir, s’assurer, s’assumer ; et l’autre désignation du possible est la création ; le réel est le créer. 

Rappelons que, si l’on est croyant, il devient évident d’identifier dieu et le possible comme principe, au sens où le sujet, en l’occurrence dieu, est la forme la plus élevée  du possible. Répétons ; le sujet est la forme la plus exacte du possible (et le possible est originellement le principe du réel ; il y a un réel afin que se réalise le possible ; le possible est la seule notion équivalente à la position “un réel il y a”). La plus exacte autant que l’on sache, autant que cela puisse correspondre à notre expérience ; par ex on ignore que ce que cela comporte en dieu, ou si l’on n’y croit pas, on ignore jusqu’où dans cet univers (ou dans les autres si il se trouve) jusqu’où “le possible” peut avancer. 

Et, mécréant cette fois, il est admissible que le possible déroule tout entièrement la possibilité du début à la fin et que toute la réalité se tienne de la possibilité comme tel, puisque de fait tout ce qui est, tout cet univers, est absolument mouvement (ou mouvements), et qu’il existe, ex-siste comme rapports ; toutes les réalités sont des mouvements, des activités et les essences (des choses, des être) se comprennent comme mémorisations des dits mouvements. Il n’est rien de stable ou de consistant, sauf le mouvement lui-même ; puisque tout ce réel va “se réalisant”, ayant à prouver au plus précis, au plus haut ses capacités et jouant par ceci de la démonstration d’une réalité autonome et se déployant de par sa propre force, sa propre puissance créatrice et inventive ; rien ni personne ne sait jusqu’où une réalité peut se déplier dans et par ses activités ; sinon dieu, le sujet originel n’aurait pas lancé le devenir. 

La finalité divine se décrirait ainsi comme ajoutant la perfectibilité à la perfection de son être. Aussi crée-t-il la réalité, laquelle si elle doit assumer la perfectibilité qui devient tout ce qu’elle peut (et non plus être ce qu’il est) ; ce qui veut dire que dieu délègue sa puissance même de création ; car alors cette réalité doit développer de par soi, de par son activité même tout son possible et tenir d’elle-même son déploiement ; de l’ensemble de tout le devenir seront, sont retenues les performances, les réalisations au sens des effectivités, les mises en forme, les in-formations, les instructions portant en elles non seulement ce qu’elles sont, comme réalisées, mais en tant qu’elles rendent possibles encore plus de possibles ; ainsi la matière organisée (ce qui n’était pas évident) rend possible le vivant et le vivant et l'humanisation en ce vivant l’arc de conscience ; soit donc le possible en tant qu’il est conscience de soi comme possible pur. 

Si l’on veut saisir ce qu’il faut entendre par le possible véritable, on peut prendre la rive et la dérive du christique et de césar ; césar réalise le monde et le pouvoir, le christique le vrai sens du possible, en tant que celui-ci prend appui sur autrui et rend réelle une plus grande architecture ; en intégrant autrui en tant qu’il existe comme rapport (pour lui-même et en lequel il ne faut pas, on ne peut pas s’interposer), le christique montre par le détour soi-même en tant que semblable rapport ; le possible véritable ne se prédispose pas à la puissance dans le monde, qui agite seulement la quantité (et la violence, cad la destruction d’autrui comme rapport à lui-même), mais comme œuvrant afin qu'autrui puisse se prédisposer lui-même par lui-même.

 

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La transsubstantiation

7 Septembre 2025, 14:39pm

Publié par pascal doyelle

Instruction de l’intentionnel dans un corps vivant. L'architexture du corps, l'architecture intentionnelle.

Le divin n'est pas la perfection, mais la perfectibilité.
Le divin est plus grand à la fin qu'au début.

Le présent est le moment des décisions ou pour mieux dire des orientations, des directions intentionnelles (de la perception à la décision voulue mais surtout des intentions qui nous portent, par lesquelles nous nous glissons dans le possible), et en vérité des créations ; 

Le présent dressé est l’ensemble des avancées du possible ; en tant que le possible est recherché, poursuivi par évidemment ses propres capacités ; si il était ordonné ou organisé d’en haut, où que cela puisse se situer, cet en-haut, ça ne serait pas le possible qui serait instruit, mais un copié-collé quelconque. Il est ainsi impératif que le réel soit cette existence qui devient ; elle doit inventer, éprouver, élaborer le réel même dans sa capacité. 

Hors la perfection donc (dieu, le sujet en lui-même qui existe avant d’exister, puisque son “être” est non stabilisé, est en devenir absolu et indique dès lors que sa finalité est cet être limité mais libre qui crée ce qui n’est pas

Hors donc la perfection s’installe la perfectibilité ; laquelle requiert ces êtres désignés comme libres. La substance du réel, à savoir le possible (qu’il y ait un possible qui, donc, devient) requiert donc un réel qui pâtit, qui éprouve, qui ressent, qui dispose en et par lui-même d’un affect de soi, ou donc d’une unité de réception, laquelle ne reste pas passivement ce qui est reçu mais en éprouve l’effet ; l’effet qui ne doit pas nuire à l’unité ainsi désignée comme “vivante” ; le vivant se-sait sous la forme d’une immédiateté réactive, d’abord, puis active, ayant à assurer sa survie ; le vivant est ainsi “ce qui se meut”, afin de suivre sa continuité, sa continuelle recomposition, puisque tout ce qui est composé tend à se décomposer, il doit se renouveler. 

Or, évidemment, cet impératif de survie (qui guide la totalité du devenir-vivant de la vie) doit étendre sa capacité ; ainsi s’étendre en tant que communauté et se départir de son seul égocentralisme (qui est, par ailleurs, une avancée, une conquête formidable au sein de la réalité, de par son principe de vie, ce qui veut dire de mouvement autonome, de cette unité appelant une énorme ontologie du un, de l’indépendance, au milieu ; cette unité par laquelle il y a un “milieu”, un commencement de “monde”). Mais dépassant cet égo immédiat, ou qui paraît immédiat au vu, à la vue de ce qui sera ; à savoir que l’on est plus que survie, que seulement vivant ; que l’on a un corps et non pas que l’on est ce corps. Si on en est distinct, alors en quoi consiste cette différence ? Si on assigne une détermination à cette distance, elle retombe dans le donné, et livre l’arc et le rapport aux déterminations courtes : la finalité est inverse ; transformer le champ de perception du vivant (dans ce grand monde stabilisé qui échappe aux aléas quantiques, de même que les molécules puis les planètes se sont extraits de l’énergie fusionnelle), transformer le champ du vivant en champ séquencé ; séquencé par les signifiants, soit donc la substituabilité qu’offre un sujet (un rapport, vide, formel) de substituer un signe après l’autre ; aucun signifiant ne règne, pas plus le signifiant de l’être que celui de l’esprit que celui de la-pensée ; rappelons que le signifiant “dieu” n’en est pas un, puisqu’il n’est pas “ici”, de même le christique n’y est plus, il est reparti, pour revenir sous la troisième forme, l’esprit-saint qui se déplace entre tous (et qui est le troisième divin ou si l’on est athée, version hégélienne ou pas, qui se déplace comme “esprit” de l’historicité ou du savoir absolu ou si l’on est moderne, en tant qu’il est langage, système de différences). 

Bref, le vivant adonné à un tel champ de perception, offre le lieu, la chora, nécessaire aux champs nouveaux de distinctions qui se nomment “signifiants” et mondes humains et puis monde humain universel (grec) et puis monde des sujets (christique et cartésien et ensuite historicité qui concrétise non seulement la société humaine qui se-sait et se-décide, mais qui, alors, va réaliser toutes les intentionnalités ; soit comme besoins (communistes), soit comme désirs (individualistes). Et tout ceci en accumulation, musique dès lors on ne se situe plus dans la juxtaposition de mondes divers, mais dans la continuité de la structure dite “intentionnelle”. De sorte que le christianisme ou l’Occident peuvent utiliser eux-mêmes Dieu ou la pensée, l’État ou la morale, les esthétiques, etc. 

De cette monstration dans le donné naturel du vivant, explosé par la structure intentionnelle qui sépare, divise toute réalité, et donc scinde ce corps-même, celui-ci ressent continuellement le regret de son unité (mais si il y revenait, à cette unité du corps vivant, il disparaîtrait, puisque le moi est scindé, dont une face est l'inconscient, comme ancrage dans ce corps, un signifiant se dirige vers la masse non signifiante qu’est ce-corps-vivant, dont l’enjeu pulsionnel remonte constamment vers la construction l'élaboration, l'artificialisme). et inversement ce moi se sait comme je (il ne se “connait” pas d’une connaissance mais se-sait d’un signifiant je suis je, de même qu’il sait à autrui comme autre, cad comme rapport à soi qu’est autrui, et que rien ne doit, ni ne peut spolier) ; par ce je il désigne “le possible” puisqu’il est fait pour cela, littéralement, réaliser le plus de possible possible ; ce qui ne désigne nullement uen quantité mais uen qualification, une élaboration ; ainsi on ne réalise en tant que César mais en tant que l’on admet en fraternité autrui, non en tant que l’on se croit un “surhomme” mais en tant que l’on se mesure, ce qui veut dire en tant que l’on dimensionne le rapport que l’on est, celui que l’on existe ; que l’on sait propager ; si chacun est articulé, chacun peut produire, inventer, créer des raports (ou des signes ou des objets ou des relations ou des représentations) organisées ; et “organisées” veut dire “qui peut aider, soutenir, instruire, informer” toute autre conscience. 

Ce qui se nomme les Œuvres, l'ensemble des domaines qui se développent à partir de la structure rendue active du “sujet”, entendant par là dieu et l’intention, la pensée et l’universalisation des intentionnalisations, le sujet christique et cartésien, le réel (et la réalisation de toutes les intentionnalités, tous les sujets, sous la formule du moi). 

Les œuvres donc, viennent en aide ou entendent tirer les arcs de conscience et les élever, étant entendu que l’on ne peut pas les contraindre ; ce qui sera acquis, le sera par effort intentionnel ; et ainsi imposent à chacun de se plier à, dans, par une mise en forme structurelle qui exige, pour être appréhendée, que la formule “sujet” soit intégrée ; le plus évident est la pensée, on ne pense pas sans penser, sans cet effort. Mais pareillement pour toute poétique, esthétique, et aussi éthique ou politique ; qui forment l’Attirance véritable de l’effort, de l’intentionnalité. 

Il n’y a que le moi (et décuplé depuis les années soixante) qui accepte immédiatement une transparence, une évidence sans effort ; sans effort et donc sans effet ; sans retentissement interne. Le moi tend à l’immédiate satisfaction et c’est comme si sa structure se situait à l’extérieur de lui-même et non pas, non plus comme volonté interne (rappelons que la “révolution” aussi bien démocratique, libérale ou communiste, fut une ambition partagée par des millions de personnes, et les articulations de cette sorte, structurelles, 

que l’on puisse passer de la pulsion satisfaction (régime du corps vivant) à l’insatisfaction ou donc, à rebrousse poil, à saisir la véritable élaboration des rapports immédiats(qui tombent dans le donné ou le corps) vers les raports de médiation, d’élévation. 

L’élévation consistant à comprendre que si le vrai réel se tient du rapport, alors on ne progresse pas dans les contenus de rapports mais dans l’architecture du rapport ; par exemple le christique instruit une élévation radicale de tous via chacun, au sens de chacun via autrui, comprend-on qu’instantanément est inscrite l’articulation qui lie, relie le rapport que je suis au rapport (à lui-même) qu’est autrui ? De même la révolution, la réalisation de toutes les intentions, et de même, déjà dit, que la pensée implique de penser ; on ne touche pas à la structure sans installer les rapports et les rapports s’installent dans l’acte des consciences ; c’est là qu’ils existent. 

C'est là qu’existe le possible brut en tant qu’il se crée ; tout existe afin que se créent des arcs/actes de conscience, ce qui veut dire des rapports dont la substance est le rapport lui-même. 

(ça n’est donc pas une “substance” mais une activité, un activisme ; signification de la structure d’exister, de la structure du “ce qui est possible c’est le possible-même”). 

 

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Vue d’ensemble 

31 Août 2025, 13:15pm

Publié par pascal doyelle

Au début, il n'existe que des mondes humains ; tous séparés (ou mêlés ici et là, mais avec les 150 millions d’êtres humains sur toute la planète, ça n’est pas la fiesta multiculturelle). 

Ces mondes humains dits “immédiats” ne sont évidemment pas si immédiats que cela ; ils performent, réalisent, rendent effectivement agissant le langage ; le langage qui se parle dans l’oreille de l’autre, et donc dans la communauté et la communauté-monde, qui œuvre avec la plus grande perfection possible la représentation (du monde donné là), la communication entre les êtres (humains mais aussi sacrés ou divins, ou les vivants ou les entités ou les totems, etc), et la transmission (du trésor absolu qu’est le langage, d’une génération à l’autre et qui doit se préserver du temps et des changements, afin que la richesse des échanges ne s’oublie pas). 

On nomme ainsi “immédiats” ces mondes par opposition au monde humain unique et universel (non immédiat) qui eut lieu. Il a lieu lorsque l’on ne se satisfait plus seulement de représenter en et par un langage-monde-communauté, mais lorsque l’on saisit que l’on produit, invente, crée, comprend qu’un langage il y a ; dieu crée le monde, la pensée grecque lance les idées, le christique provoque la naissance des individus, ces individus se-savent eux-mêmes par eux-mêmes (Descartes). et au final tout ce petit monde se sait tel quel et se dénomme comme “révolution” ; révolution parce que pour une fois la société humaine ne se reçoit plus on ne sait de où, mais décide objectivement, là au-devant de soi, et donc cela ne se peut que si tout le monde (dans cette société) est au courant ; et ainsi pour tous, par chacun et au vu et au su clamé historiquement, et qui plus est, cette société qui se-dit-telle se proclame au yeux de la planète entière ; déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen ; c’est à prévalence absolument universelle. 

La phénoménologie

Rappelons que la phénoménologie (l’apparition à soi de Descartes, le champ du sujet de Kant, les deux phénoménologies de Hegel, historicité et savoir absolu, la description de l’intentionnalité de Husserl, l’inscription existentielle de la conscience sartrienne) dénoue les problèmes métaphysiques, pour les nouer autrement et ailleurs, en une autre position ; la description scrupuleuse et structurelle du situé de notre être. Ce qui se comprend comme dieu, l’intention unique formelle et universelle (que l'on y croit ou non, il s’agit de la présentation ou représentation de l’intentionnalité, ce que plus tard on a pu nommer “volonté”, en quoi Descartes voit seul l’image de dieu en nous, et non plus la “pensée”) ; la pensée elle-même soit l’intentionnalisation vers le monde et les choses en “idées”, intentionnalisations par et pour l'individu qui alors rassemble la perception et ce hors du monde commun humain, créant, chacun, son propre langage ; le sujet sous le christique en tant que “ceci est mon corps, ma vie, ma mort, mon existence et sous l’égide d’autrui, instruisant alors l’égalité; ) laquelle suivra le sujet cartésien (en tant que descartes exprime un je qui surgit partout et s’impose depuis plusieurs siècles) qui se formule comme “je” puisqu’il s’agit non plus de l'individu relié à autrui (christique) mais relié, objectivement pour ainsi dire, à soi, à soi-même et donc ce sujet dit “je pense, je suis”. Vient ensuite la réalisation de tout ce programme ; la révolution ou le devenir, l’historicité de la conscience de soi et des autres et ce au vu et au su de chacun et de tous ; de sorte que tous et chacun soient en mesure de se coordonner ; dans leurs activités et leurs organisations, cad tout. Et comme dès lors chacun est le centre (d’une activité, au moins idéalement) il se tisse quantité de rapports (choses, êtres, sujets) nouveaux et tout, absolument tout se réalise, se rend réellement réel ; et est requise une re-présentation généralisée ; du cinéma à la TV et internet, des macro-médiations aux micro-médiations, de plus en plus précises, puisque les rapports qu’inventent ces rapports que sont les mois, se démultiplient, ce qui consomme énormément d’énergie, évidemment. 

 

Ce qui arrive depuis la Méditerranée : le monothéisme, l'universelle pensée, le sujet christique puis le sujet cartésien ou français (soit donc l’égalité du christique, la liberté du sujet), le réel (ou la révolution et la réalisation de toutes les intentions, cad toutes les consciences, personnellement une par une).

C’est ainsi le retour dans la structure qui jusqu’alors produisait des signifiants, des langages, des communautés ; de ces représentations on attendait la vérité, le réel, le sacré, le divin, la spontanéité d’être, en somme. Lorsque l’on entre dans la structure, on commence à douter de ce qui est et on accède alors au niveau 2 de l’existence ; que nous veut dieu ? Qu'est-ce que la vérité ? Comment être chrétien, et donc humaniste ? Comment être libre ? 

Aucune de ces questions ne peut surgir dans les mondes immédiats, puisque c’est le contenu de conscience (le langage-communauté-monde donné) qui vaut. Si ces questions sont lancées, c’est que l’on se positionne hors de tout monde, communauté ou langage ; de là que cet opératoire (de la structure antérieure aux mondes, communautés, langages) sera en mesure de (re)déployer le langage, la communauté et le monde donné ; ce qui s’effectuera de fait, puisque si ça n’est plus la communauté qui seule “parle”, alors les individus sont susceptibles de prendre en charge la construction de signifiants ; et de sujet de l’énonciation à sujet de l’énonciation, chacun sera en capacité d’intégrer le langage construit et élaboré de l’autre ; et ce jusqu’à la littérature, la poésie, les esthétiques, et tous les domaines de signifiants et de signes ; Platon est hors communauté, Rimbaud est hors humanisme. 

Dit autrement qu’il y ait une telle position (à savoir dieu, la pensée et l’être, le sujet christique et cartésien, le réel et la révolution) veut dire que se défrichent, se découvrent et donc s’inventent et enfin se créent ces nouveaux royaumes du réel ; ce qui se montre alors ça n’est pas une sorte de copié-collé de réalité (il suffirait de transposer la perception dans une formation, une connaissance) mais la réalité en tant que prolongée, continuée, réélaborée ; les mathématiques n’existent pas dans les choses, mais les choses, le royaume des choses se continue dans nos mathématiques (math qui n’apparaissent que là, elles ne sont pas présentes dans les choses, mais les choses étant des rapports, ils se retrouvent dans cette systématisation que sont les maths) ; et les corps, les corps vivants, se continuent dans les corps couverts de signes, de langages, de signifiants ; en somme le champ de perception qu’est la réalité se continue dans le champ intentionnel, lequel avance bien plus loin ; et de même l’être réel se continue dans et par l’existence du sujet structurel qui élabore, prend et reprend, commence et re-commence la position du réel ; 

Dit autrement le possible qui origine tout ce qui est, mais se continue et avance bien plus loin ; nous ne sommes pas seulement la continuité du réel, nous sommes la continuation du possible, soit donc de la nature même de “ce qui est” est absolument transformé, modifié, augmenté, intensifié et démultiplié par notre activité.

Dès lors tout l'ensemble peut être compris comme le déploiement de tous les rapports possibles (et donc la réalité est une exposition, une manifestation) et les unités non immédiates (les consciences qui ne sont pas ce qu'elles sont et sont ce qu'elles ne sont pas) créent d'encore plus rigoureuses, universelles, singulières mises en rapports en une création continuée. 

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Le corps d’énergie. Le tsimtsoum

20 Août 2025, 08:06am

Publié par pascal doyelle

(En forme d’énigme, de rébus, de kaléidoscope, comme d’habitude) 

Il existe ainsi cette distance, qui n’est plus inscrite dans le corps, dans le monde, le vécu ou la représentation. 
Cela par quoi existent un corps, un monde, un vécu, une représentation, un langage, une société humaine; etc.

Laquelle distance n’est pas assignable à quoi que ce soit ; aussi l’assignation sera-t-elle toujours étonnamment complexe, autre, étrange, inidentifiable, éloignée, resituer constamment, et parfois (inutilement) ésotérique ou surnaturelle (puisque généralement le surnaturel, le surréel est une détermination outrée). 

On se permet de réduire le champ de la distance à cette notion de rapport ; qui décrit absolument formellement, et peut-être comme absolu formel, la nature de notre être ; qui ne tient plus du tout de la substance ou de l’identité, sauf en tant que mouvement. Ce qu’il faut comprendre en tant que ce mouvement, même si il n’est aucune détermination, est lui-même, en tant que mouvement, une identité ; structurelle mais une identité. Autrement dit on juge ici que cette identité s’est écrite comme signifiants spécifiques ; à savoir juif, grec, romain, chrétien, français (avec un détour par l’anglo saxon, dont on a dit qu’il légitimait la liberté, des sujets, mais non pas leur égalité effectivement assumée, les français créent que liberté doit s’entendre avec égalité, élevant alors la liberté de par cette capacité d’égalité et de compréhension ; littérature, pas pour rien). 

La question de la nature de cette distance (qui rend tout le reste possible, tout l’humain, tous ces mondes d’abord, puis toute cette humanisation, au-delà des mondes séparés, et enfin toutes ces personnalisations, et on peut considérer par ceci qu’elle n’est, elle-même, aucune de ces manifestations) c’est qui tente constamment de se dire, de se signifier ; mais comme cette structure, de conscience, est l’origine, la source, la cause de tous les contenus, elle ne rentre en aucun ; sans cesse l’interrogation est relancée et surtout vécue, éprouvée, par la perception, les désirs, les images et imaginations, les idéologies et les systèmes de pensée ou de représentation. 

Bien sûr rien n’est saisi ; toutes les perceptions, tous les désirs, toutes les relations humaines, toutes les représentations sont continuellement relancées ; elles sont relancées depuis que l’on a compris que l’on ne reçoit le monde complet et exprimé en une fois, mais depuis que l’on sait que cette représentation du monde, de l’humain est produite ; dieu, la pensée, le sujet et puis le réel (et la réalisation de toutes les intentionnalités humaines et personnelles depuis la révolution) signifient, de par leur abstraction de structure (ce signifiant qui se tourne vers lui-même), cette conscience de l’origine distincte, séparée (divine donc, puisque l’on a quitté le sacré d’une part réservée du monde et du temps, pour positionner le divin au-delà et hors et en plus du monde, faisant office d’attracteur absolument unique, universel, formel et structurel). 

Mais lorsque le sujet est sup-posé, d’abord par le christique, puis par la Renaissance, Descartes (qui isole et met en jeu le je lui-même et donc accélère ce qui déjà existait un peu partout), et la révolution,  le sujet s’impose comme opérateur qui, étant l’activité de conscience au plus proche, déploie l’élaboration au monde-même, dans le donné tel quel, au cœur de l’humain et dans la mise en forme du réel par un je ; que le je soit en capacité de s’arcbouter dans, sur, par le réel même, est une évidence ; 

Ce n’est pas la raison par exemple qui élève l’homme, mais l’homme qui rend possible la raison ou toute activité ou constitution ou construction ou, toute mise ne forme ; il est absurde de considérer que, bien que jugée inférieure à la “pensée”, cette conscience en prendrait la mesure ; c’est l’inverse, c’est parce que cet arc de conscience est le principe originaire le plus intégral qu’elle ouvre sur la pensée ou les esthétiques ou les politiques, etc. C’est le champ intentionnel de conscience des signifiants qui formule les maths et les idées, les esthétiques et les politiques, tous les domaines.

c’est ainsi dans la compréhension de cet être étrange, autre, exclusif et incomparable (puisque la forme de “conscience” est ce rapport qui rend capable de tous les rapports, non seulement qui sont, dans le monde par ex, mais également de tous les rapports virtuels, potentiels), dans cette compréhension du mouvement antérieur à tous les contenus, que nous sommes introduits ; partout et toujours ; c’est ce que recherche le tomber-amoureux, les esthétiques et les poétiques, les littératures et les politiques et toute l’historicité de ces devenirs (puisque ces devenirs existent afin que se connaisse ce mouvement, comme on disait autrefois, depuis dieu, la pensée, le sujet, mais surtout afin que se crée ce mouvement; car que serait cette “connaissance” qui serait celle d’un être réalisé, alors que précisément le dit être n’en est pas un mais existe en tant que mouvement ? 

Et ainsi le mouvement originaire, la cause de tout, de toutes les causes, la cause qui ne passe pas, et qui ne passe pas dans ces effets,  ne s’épuise, cette cause n’est jamais représentée (ni le je ne se vit lui-même comme il s’imagine se vivre en tant que moi) telle qu’elle existe, mais qui re-vient à nouveau, dans le Commencement énorme, le commencement qui ne cesse pas de commencer, en chaque actualité ; toujours elle se tient au Bord du monde, lequel est le présent ; et tout aussi bien au Bord du corps ; c’est incessamment que vient à nous la précision de cet arc de conscience ;c’est l’angoisse ou l’énergie qui étreint le sujet, et donc le moi. Et le précipite. à voir si l’on y succombe ou s’y l’on s’y élève ; puisque dans tous les cas il s’agit, de par la structure de cet être, structure qui est chargée, tout entière, d’élaborer ou non, de grader ou de dégrader les rapports qu’il produira, qu’il créera. 

Mais ce à condition de maintenir que dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel ne se déterminent pas ; qu’il existe donc une structure antérieure et autre qui autorise la capacité ou la liberté des rapports telles qu’elles créent non pas ceci ou cela, mais qu’elles créent de nouvelles possibilités de rapports (que donc le possible accouche du possible encore plus grand) ; ainsi il est inutile, et criminel, de pousser la révolution au-delà de la Constitution et croire instaurer la vertu, ou le communisme ou la fièvre du libéralisme désirant (ce qui est un moindre mal) ou imaginer une rééducation de l’humain, sectaire ou socialiste (ce qui n’invalide pas du tout une éducation tout court, évidemment, il s’agit, par la structure, de la forme absolue, fondamentale de notre être, non de nos ‘facultés’) ; la Constitution, à savoir que chacun se détient et que tous existent face à tous et à chacun, suffit. On ne peut pas rééduquer ou recomposer l’humain, le Parti n’est pas le peuple (Lefort) ; l’idéologie n’est pas la réalité, ni même aucune science (qui est toujours limitée) ; on ne peut pas décentrer le centre du réel (qui est à lui-même le rapport qu’il existe), puisque l’on ne peut pas remplacer un terme du rapport sans qu’il se veuille (ce serait l’annihiler). 

On comprend bien que le désir si irrépressible de déterminer l’indéterminé, que ce soit par la représentation ou l’adoration ou le scientisme ou les multitudes d’objets de désir, permet d’imposer qu’effectivement ici, dans ce monde, durant cette vie, par ce corps en définitive, il est, sera possible d’être satisfait… Si mon être appartient à la détermination du monde, de la réalité, il est logique d’admettre que cet être trouvera dans le monde sa “moitié” si l’on peut dire. 

Or c’est absolument impossible si notre être est de structure, formel et donc, comme dit ici, en tant que rapport ; rapport qui, comme tel, et originellement ne peut pas appartenir au monde. 

Et donc le réel est plus grand que le monde. Ou le je est plus grand que le moi. 

Si une telle distance n’existait pas, nous n’aurions pas un corps et nous serions ce corps vivant ; nous serions cette vie et non pas la conscience de cette vie, laquelle ne s’énormeriserait pas du tout et demeurerait plate. Si nous pointons ceci et cela, c’est que nous sommes en dehors ; les présupposés matérialistes ou scientistes ou même idéalistes (au sens où nous serions non pas une conscience, mais “de la pensé””) n’y feront rien ; toujours nous resterons en dehors, et c’est ce dehors que nous désignons comme le Bord ; Bord du corps, du monde, de la réalité. Et tout ce versant qui précède toutes les apparitions. On signifie donc toutes les bordures (des systèmes, des pensées, des idéologies, des religions, etc et de ceux qui perçoivent les œuvres, esthétiques ou poétiques ou éthiques, etc) en tant que rapport ; le rapport est justement ce qui fait apparaître, sans lui-même paraître.

Dit autrement ; cet arc de conscience en tant que rapport, court-circuite le corps vivant et en déroute l’énergie.

Ici on ne suppose pas du tout une idéalité ; mais le mouvement du réel comme tel.

Le tsimtsoum 

Par illustration, on invoquera ce qui suit ; 
Le  tsimtsoum ( inventé ou révélé et théorisé par Louria,  16ème) ; 
lorsque dieu se rétracte afin de libérer un espace, espace interne en son être, un espace temps, dans son infinité, et qu’il puisse ainsi libérer un vide destiné à recevoir la création du monde, de l’univers, de la réalité. Dans l’infinité de dieu il n’est aucun problème que soit créée une réalité infinie (l’infini n’est pas une restriction du penser, on peut peut-être considérer qu’il résulte de la nature du réel, à savoir le possible).

On a reconnu que le bord de la réalité, qui ne peut être recherché nulle part dans le monde donné, est le présent ; le présent est le Bord du monde, et l’arc de conscience, de toute conscience, est arc-bouté dans et par le présent ; ou dit autrement et d’un autre point de vue, l’articulation est l’actualisation, par le présent, de tout ce qui est (et par quoi tout existe ; le présent déroule toute la réalité, tisse tous les rapports, et des choses et des êtres) .
Il faut se représenter que le bord destiné au monde, à la réalité, est le présent.
Le présent est, partout en cet univers, le bord de dieu.

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L’angoisse et le graal

10 Août 2025, 11:02am

Publié par pascal doyelle

Il est donc arrivé, à l'humanité, autour de la méditerranée, que se soit manifestée la structure pure et brute du réel ; dieu, la pensée et l’universel, le sujet et ensuite le réel ; ce qui apparaît c’est non opus telle ou telle construction humaine dans la représentation, telle culture ou telle communauté, mais la structure qui produit, invente, crée ces constructions ; laquelle structure n’est évidemment pas identique à ces contenus, que sont les mondes humains, et n’est pas même identique à ces interprétations d’elle-même en tant que structure.

C’est pour cela que, cette structure, c’est elle seule qui en saisit quelque bout ; l’arc de conscience, qui n’est plus un signe obscur et auto référencé, peut et doit être défini comme rapport ; cet arc est même cela qui approche au plus près de ce que par rapport on peut entendre. 

Rappelons que les mathématiques et donc le nombre peut être compris comme la poursuite du rapport purement formel du un ; toute réalité peut être soumise à l’identité du un=un ; il n’y a rien d’autre que le un formel, et toute détermination (pourvu qu’elle soit identifiée) rentrera dans les additions ou soustraction ; toute chose, tout être, toute réalité peut être instruite par la forme du un et entrer dans un calcul (il se peut que les réalités infra, physiques, soient quelque peu variable, hésitant entre l’onde et le corpuscule ; mais il s’agit là du dès-ordre, du non-ordre qui précède la mise en forme par une cohérence suffisante, et qui aboutit à une stabilité de la réalité, afin que surgissent des choses et des êtres bien distingués ; ou que l'incohérence étant épuisée, il paraisse des réalités identifiées, distinctes).

Et donc la structure, après tous les mondes humains déterminés et particuliers, à son tour, apparaît ; elle se nomme, mais alors elle ne se donne pas comme tel ou tel monde, elle se désigne comme autre que toute détermination du monde ; qu’on le veuille ou non, dieu, l’être, le sujet, le réel ne sont pas des choses déterminées ; inutile de penser ravaler dieu ou l’être ou le sujet ou le réel à une notion, un concept analysable ; parce que ce sont des opérateurs au moyen desquels on analyse tout le reste et spécifiquement qui permettent d'ouvrir et d’œuvrer à chaque fois un niveau supérieur du réel. La dite supériorité consiste en ceci que la gradation d’activité(s) de conscience va en s'intensifiant ; distribuée selon le groupe, elle passe au dieu unique universel, puis à chacun en tant qu’il pense (forcément hors du groupe, et créant alors la perspective du “monde”, donné, objectif, universel,  en deçà de tous les mondes humains diversifiés par les représentations différentes, puis à chacun en tant qu’il (se) signifie, d’abord selon le christique (la ‘conscience’ est en cet Autre, qui des dieu-en-un-corps) puis selon le “je” (rappelons Descartes qui n’est pas pointé seulement pour lui-même mais en tant que signe de tous les sujets qui l'ont précédé, Montaigne par ex, et de tous ceux qui le suivront, cad tous les sujets, d’une manière ou l’autre, y compris ces sortes de sujets que sont les “mois”, spécifiquement les mois à partir des années soixante). 

On a donc au fur et à mesure une intensification et une augmentation de la capacité de conscience ; ce qui veut dire (cessons d’évoquer une qualité obscure) de la capacité de tisser, d’inventer et de créer des rapports ; des rapports aux choses (les idées par ex), au monde (les mesures et la science), des rapports en la perception (les esthétiques), des rapports en tous (la littérature, politique, etc) ou tout aussi essentiels ; des rapports à soi. Le rapport à soi est évidemment extrêmement déterminant ; il permet de passer d’un monde régulé extérieurement à un monde humanisé (qui se détache même de dieu et même du christique) et de celui-ci à un monde personnalisé. 

Personnalisé, en tant que mois. au point d’oublier son historicité ; ces mois croient naître et paraître lors même de leur naissance et tout le reste leur est effacé ; ils oublient même leur fondation historique ou historiale si l’on veut ; à savoir qu’il n’est de moi que libre ; mais il a remplacé sa liberté par le “désir” ; ils oublient tout autant que cette liberté est dite dans la formule liberté-égalité ; puisque la liberté alors reçoit, enfin, la qualification qui seule (la seule et unique) qui permet à cette liberté sans déchoir en rien, de se mesurer et détient alors en interne la capacité de s’élever ; non seulement par le seule “égalité” la liberté de chacun ne déchoit pas (ce qui est déjà exclusif et irréductible) mais elle s’élève ; et cette élévation est auto-contenue pour ainsi dire dans et par la seule et unique formule liberté-égalité ; il ny’ a pas d’autre. 

Aussi les mois s’empressent-ils d’oublier leur origine de structure ; puisque, eux, les mois, naissent du vivant de leur existence ; tout leur semble commencer en et par eux (en un sens tout à fait réel le monde des mois est le premier qui de toute l’histoire humaine se soit imposé, imposé comme années soixante, démocratisation du moi individuel et immédiat, le moi n’est court-circuité par rien ; l’industrie sans doute le produit industriellement pourrait-on penser, mais c’est tout autant, sinon plus, lui qui commandite l’industrie, les technologies se plient à ses désirs et le désir est le rêve éternel, immortel des mois, ils emplissent des images du rêve de leurs désirs).

Or pourtant débarrassé de son historicité (à savoir l’intention-dieu, l’universel-penser, le sujet christique (en l’Autre regard) et cartésien (au signe de soi en tant que je, qui cherche la troisième substance, dont la pensée et l’étendue sont des abstractions), débarrassé, le moi, nu, et sans plus rien, étant né de et par la liberté il devient dans l’illusion de celle-ci se croire de par-soi (ce qui est absolument vrai mais dans un discernement exclusif ; à savoir qu’elle se tient, cette liberté, non de tel contenu (objet et désir, qui sont du monde et de l’immédiat), mais du rapport et de continuité du rapport (comme l’éclaire la Constitution de la révolution, liberté et égalité, prévoyant la tenue des rapports qui conviennent aux êtres libres, capables de créer des rapports, à nuls autres pareils)

et donc non seulement le moi se sait encore mortel mais qui plus est empli d’une angoisse éreintante, qui est implantée tout autrement que la mort ou la culpabilité, c’est pour cela que, sans dénié Heidegger et les existentialistes, la psychanalyse seule pointe et tente de localiser l’angoisse, l’affreuse proximité de la jouissance hallucinante, dont le moi est au plus près, sitôt qu’elle sourd de son être,  son être, son hontologie (la dégradation de l’exister en mouvement en fixité réifiée, chosifiée, objectivée, ou imaginée selon les pulsions et la confusion, au lieu de la distinction, de la clarté, de la lumière) son être imaginaire donc, le moi, en cette proximité, se défait horriblement, enjeu de tout cauchemar (je m’endors lorsque je me réveille, puisque la vérité, l’horreur, pointait) et cette angoisse est d’un autre point de vue que la mort prochaine, et d’une autre nature que le bien ou le mal et la culpabilité ; c’est absolument une invention, découverte, création du 20éme, de Kierkegaard à Lacan.  

la localisation de l’angoisse est un effet de structure (ce qui veut dire qu’elle informe ce corps, vivant, la vie même, d’un point, d’une limite, d’un retour tout à fait de creusement qui ne peut pas se contraindre ou se recouvrir ; indiquant en somme, et pour faire court, que ça n’est pas dans ce sens-là, dans le retour, le passé ou la causalité (qui ne se résoudront pas, jamais), mais vers le futur (pensaient Heidegger ou surtout Sartre et tout le siècle), et surtout vers l’à-venir (non plus l’avenir mais l’à-venir) ; ou si l’on préfère la capacité virtuelle du possible ; le possible qui-se-peut ; par quoi le moi se continue non de la réalité mais du réel, non du désir (serait-il enluminé d’images et de signes, mais qui tous retombent dans le donné là), mais de l’intention ; il s’agit de filer le signifiant, tout comme les chevaliers recherchaient le graal, celui qui s’échappe et que, sans y parvenir, dont la quête ne PEUT pas être oubliée. Et on n’y contredira pas de ceci ; que ces chevaliers, ces aventuriers, ces hasards et ces destinées sont emplies de stases angoissantes, de sidération, d’obnubilation, de dépression, de récréance, de repli, de folie et d’isolement ; tout est déjà là. 

Outre donc qu’il existe de fait un sens selon l’immédiateté et le déterminé, puisé dans l’indéfinie diversité du monde, du donné et de la perception, du corps et des affects, il existe un tissage de rapports, une élaboration de possibilités, lesquels ne sont pas déjà écrits, ne relèvent absolument du déterminé, mais de la création, de la création par le possible du possible même ; puisque seules les œuvres (esthétiques, poétiques, éthiques, politiques, les universalisations et les personnalisations, bref tout) qui autorisent que chacun devienne à son tour le ressort du réel, les œuvres qui non pas déterminent les rapports mais disposent la perception, la représentation, le (et les) langage(s), dans l’accès de tous les autres je qui seules valent, comptent, engendrent. 

Il existe ainsi dans l’épaisseur de la détermination (de la réalité, du monde, des corps, de la perception, des affects, etc) une paroi, un tissage, une actualité qui pré-disposent au possible même, en tant qu’il se garantit, par ses œuvres. 

Le reste, tellement déterminé, tombe vers le bas. ce qui est composé se décompose, le présent reste le ressort du réel sur la paroi duquel se tisse la Surface (des rapports dans leur possibilité). 

C’est que le moi, dans son attention extrême (et parfaitement légitime, pourvu qu’il ne s’oublie pas), a cru à la matérialité, l'immédiateté, en la science et aux technologies (qui résolvent des problèmes sans nombre mais non pas le problème unique exclusif), en la société humaine (libérale ou socialiste, par le désir individuel ou par le besoin universel) ; naissant de sa liberté de par soi il se croit tout-donné et tout-acquis ; mais sans mémoire il ne peut plus intercaler entre ce corps vivant à ce point investi par le champ intentionnel (qui n’est plus communautaire, mais individué à l’extrême et donc seul, isolé) une élaboration de rapports structurels, de signifiants élevés ; tous les signifiants se dégradent en signes qui tombent dans le monde, absorbés par leurs images et leurs objets et produits industriellement.

 

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Perception augmentée

3 Août 2025, 11:47am

Publié par pascal doyelle

Rappelons.

Notre être ne se limite pas au connaître, qui fut sacralisé par les grecs, mais consiste en la mise en forme par les signes, et non seulement par les signes mais dans la mise en jeu de la perception au travers des signes (de là qu’il y ait des œuvres), et non seulement comme continuation de la perception, mais comme création du réel même dans sa structure. Le champ de perception du vivant est court-circuité. Sans doute la formalisation rationnelle offre une maîtrise, mais d’un objet, toujours, limité (“la” science n’existe pas, il n’existe que des sciences, chacune adaptée à son objet ou son champ), mais la mise en forme par les signes affronte un plus difficile problème ; réguler, organiser, relier et inventer et créer le champ tout entier tel qu’il est, de fait, absolument ouvert par le monde, le corps, la société humaine, le soi-même, qui sont des réalités qui ne sont pas fermées  est requis dès lors un arc ouvert, ce que l’on nomme un rapport, un être dont la structure est de rapport (et qui ainsi n'est pas un “être” mais un mouvement, l’intentionnalité). La “conscience” est de toute manière faite pour actualiser constamment toutes les situations et surtout pallier aux mémorisations en inventant d’autres résolutions (sinon les êtres seulement vivants y suffiraient bien).

Cette extension absolue de notre “être” se rassemble tout à fait exclusivement en cette structure qui est de pure apparence, de simple apparaître. La formule est simple puisque les signes, qui s'introduisent dans la perception (celle d’un corps vivant qui perçoit), intensifient, augmentent, approfondissent, précisent dans ce corps vivant cette perception ; et via l’apparaitre, commandité par les signes, l'apparence du monde, du donné, du groupe humain, du corps, etc, de tout, est modifiée. 

(l'apparaître dans l’apparence du monde est probablement le champ régulateur, oui, et créateur des choses et des êtres ; il y a une manifestation, la réalité, afin qu’elle se produise, se crée).

(les signes formulent les raccourcis dans la perception).

Ces modifications, évidemment, peuvent battre la campagne, mais plus certainement s’astreignent à coller à la réalité (sous peine de se perdre, cad de ne pas survivre, tout simplement). 

ou encore ; la naturalité, le donné, le monde, la réalité surent instruire une réalité qui, bien que déterminée (comme tout ce qui est, sauf le Présent, cad l’acte même, l’exister) une réalité traversante ; qui joue de la détermination afin de dévier cette détermination ; les signes ‘empruntent de la perception. Mais les signes ne constituent pas eux-mêmes l’essence de cette activité ; puisqu’il existe des signes parce qu’existe une conscience, cad un rapport au rapport ; si le rapport n’était pas unifié par le rapport lui-même (par son signe et qui plus est son signe “manquant”) le rapport serait fixé en telle déterminité… ce qui rendrait impossible quelque mouvement que ce soit ; il n’existerait pas de signifiants qui glissent des uns par les autres ; pas de langage. Et n'existerait pas que le rapport (qu’est l’arc de conscience et qui est pur mouvement, intentionnel donc) que le rapport donc vise au travers des signes le monde, les choses, l’horizon, et il existe l’horizon parce qu’existent des horizons qui glissent eux-mêmes les uns dans les autres. 

Tout se meut (et donc est rendu possible dans l’actualité du présent par l’activisme de l’arc de conscience, l’arc de conscience se glisse dans le temps lui-même, dans la distanciation du réel, la distanciation qu’est le réel) et donc c’est le glissement, le mouvement lui-même qui doit être saisi (et non ramené à la fixité d’une essence intellective, d’une substance, d’une unité non vivante, non Existante). 

Le mouvement même doit être d’abord élaboré et ensuite architecturé ; en vérité il est à la fois élaboré et architecturé (aussi devra-t-il passer d’une architecture à l’autre (judéo-gréco-romano-franco-européen), puisque se déploie forcément une totalisation (qui n’est pas une totalité, il n’y a pas de totalité close puisque le réel est le présent, de fait ouvert, ayant à créer ce qui n’est pas) ; ou donc, c’est systématique mais non pas un système. 

Et ainsi l’arc de conscience, c’est ce mouvement, ce rapport, qui passe par-dessus l’épaule du langage et cible la réalité ; permettant ainsi de toujours ajouter des signifiants, nouveaux, aux acquis. Il est clair que c’est l’utilité même (déjà d’adaptation et de survie, c’est évident) du langage ; il est un moyen de percevoir plus. Et ceci vaut autant sinon plus pour l'auto perception ; cette élaboration et cette architecture (qui est une architexture du corps, couvert de signes sur son autre surface) s’instancie comme rapport puisque le mouvement doit demeurer vivant, existant ; ces signifiants sont des rapports (de même que les mathématiques ou tout autre systématique de signes instanciés), ces rapports ne s’épuisent pas en eux-mêmes et donc le rapport est en lui-même réel, et ne manque pas de se signifier lui-même puisqu’il agit, il agit en tant qu’opérateur ; l’opérateur ne peut pas être ignorer dans l’opération ; sauf dans l’illusion de la raison raisonnante, de la pensée idéalisée, en tant qu’elle imagine son résultat (ou le moi en tant qu’il idéalise ou s’illusionne sur l’objet mirifique de son désir) ; 

et ce non par réduction au subjectivisme, mais parce que l’arc de conscience est hyper objectivité, ou comme dit structurel (c’est de fait l’arc de conscience qui met en jeu les mathématiques, la raison, les sciences mais aussi les esthétiques, les poétiques, les humanisations et les personnalisations, jusque dans le moi effectivement existant). 

Les signes  intensifient (dieu), augmentent (la pensée universelle), approfondissent (christique en un corps), précisent (le cartésianisme et le réel donné là de la révolution, qui concrétisent l’ensemble de toutes les intentionnalisations humaines et puis personnelles qui pourront se réal-iser dans l’historicité) ; ils réarticulent le champ de perception, puis le champ d’élaboration, puis celui de l’architexture et de l'architecture ; occupant les positions sur l’horizon, lequel horizon, celui du réel, de la position du réel qui désarticule et réarticule l'ensemble de l’apparition, de la manifestation du possible (les signes accélèrent le possible).

 

 

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