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instants philosophie

Étendue, pensée et la 3ème substance (cartésienne)

26 Juillet 2025, 10:49am

Publié par pascal doyelle

Une IA calcule, elle n’a pas conscience d’elle-même ; qu’elle calcule énormément (et prébende une grande quantité d’énergie) et qu’elle puisse installer quantité de règles, il en résulte une accumulation, synthétisée . Pas même l’IA connait ou comprend ; pour comprendre il faut faire retour, retour sur soi, sur le monde et le donné, sur le donné et l’horizon, sur l’horizon et le réel ; rappelons qu’à la différence de l’animal nous percevons l’horizon, et non pas ne sommes centré comme nous vivant au milieu du monde ; et nous percevons l’horizon non pas de l’objectiver mais parce que nous nous percevons à partir de l’horizon, et cet horizon du monde est une figure du réel et le réel est cette position “d’un réel il y a” (qui étonnamment et pas pour rien se révèle par Sartre au 20éme ; la racine existe, l’existence existe) et ce “réel il y a” signifie que “là” ce qui existe, l’exister est absolument autre, autre que quoi ? autre que cette conscience qui, si elle est intentionnelle, fait retour, ou donc fait cercle ou croit faire cercle ; elle dit ou plutôt le moi se dit “je suis moi” (ce qui n’est pas le même que le je suis, j'existe de Descartes) ; “je suis moi” semble impliquer que ce moi se réidentifie sans cesse ou immédiatement (la conscience est juste un ou le paramètre d’une identité qui demeurerait, en soi ; on saisit bien que cet “en soi” est précisément ce que nie Sartre tout au long ; que la conscience n’est pas l’en-soi mais un mouvement, une intentionnalité ; 

rappelons que Sartre, son bénéfice, débarque la conscience de l’idéalisme (husserlien et autre) et l’implique, cette intentionnalité, selon d’une part un corps, un regard, une chair dira Merleau, et selon un universel abstrait ; la “conscience” est tel un processus impersonnel (ce dont il sortira plus ou moins mais sans jamais accrocher que la conscience soit, à chaque fois, absolument individuée et même qu’il n'existe aucune conscience qui ne soit pas individuée ; la conscience de Pierre n’est pas “à” Pierre, mais c’est Pierre qui appartient (si l’on peut dire) à sa conscience, le moi appartient, se tient dans le je et le je est infiniment ou in-finiment plus grand que le moi ; à voir l'étendue de ce je bien-plus-grand, c’est tout l’objet ; jusqu’où étendons-nous notre être ou plutôt notre réalité ou encore mieux notre réel ou enfin notre capacité de rapports ou donc notre possibilité. 

Nous y sommes d’autant plus enclins que le principe du réel est le plus grand possible (les qualifications de cette “grandeur du réel” étant le débat même, et que l’on prescrit qu’il s’agit structurellement de cohérence et non pas seulement d’une quantité abstraite, puisque la cohérence des rapports est la condition de la continuité de sa possibilité ; l’incohérent disparait, s’effondre ; et ladite cohérence est aussi bien interne (cohérence intentionnelle) qu’externe (adéquate au réel et bien sur à la réalité). 

Par exemple la révolution réal-ise, rend réelle l’activité de chacun, de chaqu’un ; ce qui était resserré à quelques-uns, se décentre sur, idéalement, tous et chacun. 

Cette activité dispose de son propre ressort ; et ce non seulement de et par le champ intentionnel (on y reviendra), mais également de son caractère absolument vivant ; le vivant (ce corps et son adn) existe indépendamment du monde donné, au moins en une mesure ; le vivant se définit de ce caractère même ; il se meut et donc réclame en son essence les traits nécessaires à cette possibilité. S’ajoute à cette indépendance cette capacité de retour ; dit autrement, puisque l’arc de conscience est ce champ intentionnel, pour lui la représentation (des choses, des êtres, de lui-même ou du groupe) se substitue aux choses, aux êtres et à lui-même/groupe ; 

on a déjà vu que pour que fonctionne ce champ il faut qu’il soit singularité, cad sujet ; en quoi, donc, le rapport existe en et par lui-même, ce qui seul le rend capable de produire des rapports, des signes, des langages, des pensées bien sur mais plus généralement des représentations et originellement des signes (ce qui fonctionne déjà pour les autres vivants, les animaux, derechef le vivant est requis) ; qu’il soit un sujet veut dire qu’il peut se déléguer dans “des” signes, des désignations, et non seulement des langages mais au-delà de ces langages des désignations seraient-elles non langagières ; non pas au sens où elles se passeraient de langage mais au sens où ces désignations avancent au-delà des langages ; par ex, une esthétique (de perception et y compris littéraire) ; ou donc les langages ne sont pas en eux seuls des sortes de combinatoires (illusion de “l’information”) mais des moyens de percevoir. 

De percevoir, au travers (répétons, au travers) le monde, le donné, les choses, les êtres et soi-même et tout, tous les devenirs humains, les universalisations et les personnalisations ; le champ intentionnel est opératoire ; il donne à voir (comme Platon prétend que les idées font voir, donnent le monde ; sans le langage on ne voit pas, mais par le langage on avance bien plus loin ; le vrai système ça n’est pas l'intellectualisme ou l’idéalisme, mais l’arc dit boutant adossé à la réalité, au réel, au structurel ; 

dit par l’autre bout ; le champ intentionnel expose le corps (et cela le terrifie, cause de la paranoïa) mais tout autant sinon beaucoup plus explose ce corps, sa perception et ses affects et ses pulsions ; si en effet nous éprouvons à ce point, c’est que l’arc et le champ tendent à épuiser toutes les capacités d’un “corps”. De cela saisissons-nous de la troisième substance cartésienne (la seule réelle, la seule qui ne soit pas en tout ou en partie une construction d’analyse) ; ce qui signifie que cette troisième substance n’est nullement une “essence” mais une construction, une construction organique, c’est le cas de le dire, une élaboration qui se crée dans le présent de son activité ; que le réel se crée dans et par le présent ne lui dénie absolument pas son ontologie, son ontologique réalisation ; c’est tout le contraire, c’est de se produire comme réel qu’il gagne absolument son caractère divin, absolu, formel, ontologique ; n’existe Que le présent (qu’il soit fonctionnel ou dimensionnel). Et c’est précisément ce qui s’y produit qui est, seul, admirable, puisque divin. 

 (et dieu serait alors instantanément et non seulement immédiatement lié, en jeu en ce Créé ; puisque le but du réel est afin qu’il soit, le réel, plus grand que lui-même ; aussi est-ce dans le présent que s’empare soudainement le champ intentionnel de ce-corps, vivant, et qu’il reçoit par là même le grand qualificatif divin : le Vivant, l’Existant)

Et une cervelle, vivante, douée d’un champ intentionnel, passe outre l’accumulation d’informations, elle saisit parfois (et même souvent) la synthèse effectivement réelle, puisque ce champ est un corps ; l’intellection de l’affect veut dire que d’une pulsion on aboutira à un sentiment ; d’une idée, si abstraite, on s’investira passionnément ; d’un corps vivant il sera réalimenté dans la version naturaliste, sera renouvelé selon la version métaphysique : renouvelé d’une autre-surface, la surface des signes, marqué et repéré ; et qui crée, telle quelle, tout un être réel nouveau, qui n’existe lui-même que par son mouvement (mais le mouvement est l’exister même, est cela seul qui existe, le reste est mais n’existe pas ; ce qui est se décompose, étant composé ; le mouvement ne meurt pas, de même que le possible, (qui est le principe de tout réel) ne peut pas cesser ; le possible qui ne cesse pas est dieu, le divin, le rapport de tous les rapports (ceux que l’on connait et l’immensité de ceux que l’on ignore ; rappelons qu’avant dieu, l’être et l’universel et la pensée, le sujet, christique et cartésien, le réel et la révolution et le monde des mois, des années soixante, on ignorait que tout cela était possible). Le rapport qui contient l’avant et l’après et le pendant ; celui qui a voulu, outre son activisme  en propre, créer des choses (actives forcément) et des êtres (actifs forcément) ; des choses et des êtres dont le principe est leur activité même (ce ne sont pas les essences ou les idées, les universaux, ni les mathématiques ou les “lois de l’univers” ou l’Ordre en soi qui président, c’est l’activité “d’un réel il y a” qui dispose de son propre ressort ; mathématiques, idées, lois naissent de et par ces activités, qui sont des rapports, de fait). 

Aussi, dès lors que naît un corps et qu’il s’existe en tant que champ intentionnel, il devient cet autre-corps, cette unité tout entière en mouvement et qui se crée sur le bord du monde, sur le bord du corps, sur le bord du champ ; lesquels ne sont pas seconds ou accessoires ou périphériques, mais instamment le bord du possible et ce jusqu’aux affects les plus avancés ; tout, en vérité, est par ce champ intentionnel poussé au plus loin de la capacité, de la possibilité. 

De même que les œuvres continuent le monde, le donné, la création, de même le champ intentionnel crée-en-plus l’autre surface du corps, le corps-autre ; celui qui perçoit, ressent, imagine, pense, est la définition cartésienne de la-pensée. Et ainsi celui perçoit, ressent, imagine, pense, tout cela se meut toujours plus avant, et puisque tout rapport vient de “ce qui sera”.

 

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Corps vivant et champ intentionnel

19 Juillet 2025, 10:01am

Publié par pascal doyelle

Il est arrivé en un corps vivant une singulière coupure, de A à Z, du haut en bas ; le champ intentionnel. Un arc de conscience s’est imposé à ce corps vivant (qui n’y comprend rien, et est terrifié par ce regard interne, puisque pour un vivant être observé est la menace ultime et le danger potentiel d’être dévoré, et l’arc de conscience s’imprime pour ce vivant en tant que cette terrible altérité). 

Que la nature, la réalité, le donné ait inventé cet arc, pour pallier à l'instinct et s’ajouter à l’adn, et ainsi permettre une plus précise et immédiate adaptation aux réalités et une survie accélérée. Que dieu ait créé cet arc à son image (ce qui veut dire en cette formule ultra rapide d’accumulation et de dépassement de l’information, le basculement et le remplacement de l’information vers un donné nouveau, à chaque fois selon telle communauté humaine localisée, ou encore, plus tard, réélaboré dans une communauté trouée, élargie au dedans par l'acquisition individuée (la pensée est individuée, encore plus le christique est individué, toujours plus le cartésien e st réélaboration, et ce jusqu’à la liberté égalité de chacun et de tous en une société réelle qui se-tient-dans sa pourpre vue, ce qui définit et situe ontologiquement ce que c’est que la “révolution”, française). 

On comprend donc que l’arc de conscience coupe ce corps, sans reste, sauf l’inconscient (qui est l'ancrage en ce corps vivant du champ intentionnel, soit donc la persistance d’un signifiant et d’un seul qui ne renvoie pas aux autres signifiants, mais désigne ce-corps-ci, lequel, évidemment, ne rentre en aucune phrase et aucun ensemble de signifiants et pèse de sa masse, vivante, irréductible ; ne faisant pas liaison, ce signifiant est informulable et donc permet que tous les autres signifiants soient substituables … autrement dit qu’il existe un langage, puis des langages (lorsque la pensée se produit dans telle communauté, dans tel langage commun et déploie un système signifiant spécifique) ; il existe des langages, répétons le, lorsque l’ancrage (inconscient) laisse ouvert le signifiant (troué par en dessous par un non-signifiant, le corps-donné-là) ce qui rend préhensibles le mouvement des signifiants ; ou donc aucun signifiant ne prévaut sur les autres, ce qui veut dire que c’est le mouvement, ou le rapport, qui compte et se meut (ce qui rend possible, donc, qu’il y ait langage) ; le centre du langage est ainsi soit externe (l’ancrage inconscient), soit interne (en tant qu’arc de conscience qui a ouvert ce champ intentionnel). 

Le champ intentionnel ne peut pas être identique à lui-même ou déterminé comme une unité, une identité, un contenu privilégié, puisqu'alors aucun échange, aucun rapport ne serait plus possible ; il serait figé en un seul monolithique, ce qui est incompréhensible ; le champ intentionnel qui va établir des liaisons, des rapports, doit se tenir librement et donc selon l’unité, seulement formelle et sans contenu, qu’il est, ou si l’on préfère qu’il ex-siste ; il ex-siste parce qu’il est mouvement afin que des rapports se tissent soit en communauté (et donc fixiste ou holiste ou cyclique, etc) soit, ensuite, en introduisant dans cette communauté la disruption individuelle qui oblige à étendre le champ de perception (comme on le voit dans les esthétiques, qui ne sont plus ritualisées, les éthiques, ou tout aussi bien les sciences ou la raison, puisque on ne pense ou ne perçoit qu'individuellement lorsque ces individus se permettent d’opérer leur propre champ, et ce en cohérence, puisque si ils se dispersaient dans l'incohérence ils seraient dans l’incapacité de se souvenir d’eux-mêmes, de fabriquer, de créer du signifiants, soit donc des rapports). 

l’arc de conscience est ainsi absolument impliqué, et requis, afin que ce champ individué intentionnel puisse tisser des rapports (et préalablement des signifiants et des langages) ce qui ne se peut que si le rapport lui-même se tient dans sa propre vue ; qu’il soit doué de sa propre activité ; puisque rien de tout cela n’est “reçu” (on ne sait de où cela serait reçu) mais se tient de sa propre capacité ( ou donc un langage n'est pas une information, une information est une qualification objectivée, largement seconde, qui est venue bien tardivement dans la description fixée d’une rationalisation ou, actuellement, d’une technologie informatique, soit donc des données (constituées de phrases qui sont des signes) ordonnées selon des règles (qui sont tout autant des rapports). tout cela nécessite un champ intentionnel qui porte des rapports sans qu’il soit, ce champ, impliqué tel qu’en lui-même en ces rapports et donc qui se tient, lui, un, hors des rapports produits et existe, lui, en tant que rapport ; ou donc en tant qu’il a rapport à lui-même et puis ensuite (ensuite) tisse des rapports (seconds si l’on veut, effets dont il est la cause, ou ainsi qu’il est la cause /de/ soi, au sens où même si il apparait ayant existé, il peut re-venir sur ce fait et le modifier (ce qui est l’effet absolu, ou structurel, d’un champ intentionnel qui use de signes en lieu et place des choses ; on peut modifier les signes sans déménager, physiquement, les choses ; on peut se déterminer en tant que signes, lesquels restent, malgré cette détermination, modulables ; la réalité, la nature, le donné là déterminé a inventé une sorte de détermination non fixiste.

Ou si l’on préfère, il y eut la possibilité d’un être de rapports (et donc existant comme rapport lui-même) qui échappe aux rapports eux-mêmes, sinon aucun des développements n’aurait été possible ; il fallait qu’il soit individué, un et donc sujet, et formel et ainsi duplicable en quantité de signes (qui sont eux-mêmes des rapports) ; la forme pure (étant le rapport comme tel il est forcément formel, sinon il s’instancierait comme rapport déterminé et serait incapable de proliférer) ; de même son caractère absolument formel c’est cela qui lu permet de s’installer dans la perception d’un corps vivant ; et l’ensemble se produit comme instanciation de distinction.

Le corps vivant emprunté dans le champ intentionnel ouvre peu à peu, puis de plus en plus rapidement les distinctions dans la réalité (le donné là déterminé), en recaractérisant sans cesse les choses et les êtres et leurs qualités, datas, (et de plus en plus rapidement que l’unité s’impose comme décentrée, dieu, le un formel, s’attribue à chacun, la pensée et le sujet, la révolution et la société humaine individualisent) 

mais aussi le réel (le splittage formel, le pliage que crée l’arc de conscience en tant qu’il se situe lui-même sur les divers bords du réel ; dieu, la pensée universelle et le monde, le sujet et le réel). Pour que s’accélère ou tout simplement s'appartienne cette activité de signe, de champ intentionnel, de tissage de rapports, cet individualité doit se tisser elle-même et élaborer sa structure ; c’est en nourrissant et complexifiant son unité que cette conscience se rend capable d’encore plus de rapports mais aussi d’encore plus profondes possibilités ; ainsi le christique éprouve, en son corps, l’existence individuelle et s’oppose à toute la valorisation antique de l’accomplissement humain (grec ou romain ou , en l’occurrence, juif) ; de même que la pensée grecque se dégage et outrepasse la représentation commune et même la cité ; pareillement ce créateur, esthétique ou poétique ou littéraire, avance plus loin les phrases en éprouvant la densité du signifiant (le graal inconnu).


 

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Destin de la réalité

5 Juillet 2025, 10:10am

Publié par pascal doyelle

Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? 

Inutile de choisir entre le néant et l’être ; les deux existent. Le néant n’offrant aucune résistance à l’être, c’est de fait, et instantanément, que l’être existe dans le néant qui existe. De sorte que la dite question peut être formulée ainsi : tout ce qui est possible existe. 

Ceci permet d’annuler le questionnement objectiviste, objectivant, et d’engager sur une voie qui se décide d’elle-même : si le possible est le réel, alors il est à lui-même sa propre fin ; il ne “sait” pas où il va, mais il y va. Et son intégration est telle qu’il se sait au fur et à mesure et c’est pour cette "raison”, si l’on veut, qu’il existe comme manifestation, comme déterminations, comme réalités qui se distinguent (et dont l’espace et le temps divisent, et multiplient de fait, la possibilité). 

Ce sur quoi on complétera par cette représentation (aveuglante) ; si le possible est le réel, alors le “sujet” est cela même qui parfait, réalise, instancie, intègre ledit possible ; de ce que via la notion, le concept de “rapport”, le sujet est à lui-même son propre rapport.

et comme le rapport est précisément cela qu’il est et cela qu’il n’est pas, le rapport, cette notion, intègre instantanément sa capacité objectivante autant que subjectivante.

par ailleurs, il n’est aucun autre concept qui puisse penser “le réel” (qu’un réel il y a), puisque dès lors il n’est plus nécessaire de supposer une “raison” au réel, puisque toutes les raisons culminent en tant que le possible est nécessairement et en et par lui-même existant. Tout existe, répond à la question, mais aussi et de plus et surtout permet, ce concept du possible, d’enquêter sur cette notion même ; à savoir que si le possible est la raison de tout ce qui est, fut, sera, ça n’est pas seulement en tant que “cause” ontologique, mais en tant que finalité ontologique ; à savoir que le possible est cela même qui engendre tout ce qui est, mais aussi le sens même d’exister ; assurer que prédomine le plus grand possible possible. 

Ce que l’on comprendra mieux par un exemple ; ce qu’apporte le christique (qu’il soit révélation ou invention et création) c’est qu’il est plus grand de se décentrer vers autrui ; qu’à cette condition seulement un je deviendra possible (ajout de possible). L’accès au réel se comprend par addition du réel même, ce qui veut dire par addition de possible pur. 

Pour prendre une autre illustration (révélée ou inventée), dieu ouvre la cr”ation en tant qu’en celle-ci y est expérimenté le possible réel ; à savoir qu’il libère choses et êtres en tant qu’activités (et donc en tant que rapports, qui n’existent que d’exister activement, un rapport inerte n’a pas de sens, que les choses reçoivent l’essence n’a donc aucun sens), et que toute entière la création est libre au sens qu’elle développe par elle-même toutes ses potentialités ; mais celles-ci deviennent en tant d'activités et il existe une réalité (qui est hors de dieu) afin que ce soit le devenir qui se prouve, se meut, se structure et trouve sa, ses déterminations (les déterminations que sont les choses sont leurs mouvements, respectifs, mémorisés ; la matérialité est cette mémorisation qui suppose ces activités). Tout ceci s'appliquant aussi bien supposant l’hypothèse de dieu ou pas. 

Ceci évite évidemment que l’on puisse opposer blocs à blocs deux “substances”, la matière et la pensée (ce qui rendait impossible de les sourcer) ; la réalité n’est pas consistante en elle-même mais se crée de rapports (des activités que sont les choses, les êtres et les consciences, qui tissent de fait, structurellement, un champ intentionnel, repéré par les signes, cad le langages, étant entendu qu’une création, esthétique par ex, est un champ signalisé (le champ coupant et créant la perception du vivant, s'implantant en elle) qui non pas seulement copierait-collerait la réalité ou le vécu mais qui crée cette réalité et ce vécu, en en poursuivant les lignes de perspectives, les créations continuent le réel, le vécu, amoureux par ex, s’élabore à partir de tournants, dont la fin’amor du 12éme siècle). 

Et si réalité et pensée sont communément des rapports, alors ils se poursuivent l’une et l’autre ; la “nature” peut tout à fait entrer dans une mathématisation, qui est elle-même un ensemble de rapports (et qui, on le sait, déborde l'expérimentation, et ce depuis le 19éme). Il n’est pas un ordre transcendant, parce que le rapport, comme concept, qui articule tout ce qui est, est déjà, lui-même, transcendant ; dieu ou le réel qui sont déjà plus qu’eux-mêmes, engendrent une réalité qui s’outrepassant, de sorte qu’existe une réalité afin quelque réel nouveau se produise, se crée ; par là on peut dire que dieu systématise ou lance la systématisation de son principe de créateur ; “à son image” effectivement l’humain mais aussi toute la création ; toute la création se produit comme une inouïe nouveauté (une nouveauté non entendue jamais, même par dieu, et c’est pour cette raison qu’il s’y décide) qui se-crée, le Créer est le principe absolu de qui se peut, et ce qui se peut est le réel même. 

(que l’on retire ou que l’on y ajoute dieu n’y change rien, en soi, par contre y change beaucoup pour nous et pour la réalité ; répétons-le, la réalité qui serait uniquement fonctionnelle, serait alors destinée à la dissolution et au froid désolé du vide ; dimensionnelle, elle est alors élevée en sa Possibilité même).

 

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Dynamique de l’existence

21 Juin 2025, 19:55pm

Publié par pascal doyelle

Le délitement interne de la détermination se conclut de l’absence de persévérance de la dimension de la structure. 

Autrement dit ; puisque l’on a oublié le sujet au profit du moi, l’universel (et la politique) au profit de l’économie (ce qui veut dire au profit de l’idéologie du corps, en quoi il faut entendre l'économie du désir, la répartition des échanges, des valeurs, des usages, en vue de la satisfaction et par dessous en vue de la jouissance, soit pour l’alimenter, soit pour la repousser et en vérité les deux), oubli du divin (séparé du monde) au profit du sacré (qui idolâtre une partie du monde), oubli de division (très difficile et qui réclame, exige, implique l’effort structurel, de distance) au profit de la fusion jusqu’à la confusion, et donc oubli du réel au profit d’un irréalisme généralisé ; et ceci puisqu’est privilégié le contenu à la forme, la détermination à la structure, l’objet à la chose d’une part (la jouissance) et l’objet au signe (la nuance; la séduction de Baudrillard par ex), le corps (et sa satisfaction, son bonheur supposé) à l’insatisfaction du sujet. L’image au signifiant (l’immédiat consommable, et imaginé dévorable, incorporable annulant le récit organisé). 

Ou historiquement la société, civile, vient s’implanter dans l’ordonnance politique et dévore la structure politique de l’intérieur ; dans ce sens là le communisme tout comme le libéralisme remplisse le caractère absolument formel du réel politique ; par le besoin (universalisation qui écrase) et par le désir (prolifération qui absorbe) ; et le désir a effectivement proliféré au point de signifier n'importe quoi ; ayant emprunté un temps le signe de la “révolte” (contre la nation, contre la religion, contre le patriarcat, contre le capitalisme, contre ce que l’on voudra) et se justifiant (plus ou moins) afin de se libérer. Jusqu’au “rebelle sans cause” de James Dean, ce qui est un comble. 

Ce faisant la défaillance généralisée du désir (qui n’obtient même plus la valeur de “révolte” et encore moins de révolution, révolution qui a quand même alimenté des foules, des millions de personnes durant un siècle et demi) rapproche dangereusement la jouissance (cad la confusion) de la composition psychique de tout moi ; désagrégeant la construction ; détériorant le relationnel ; le cycle entier du “désir” comme pancarte signifiant notre être, se démotive ; mais le moi ne peut pas s’en retourner aux structures, ce qui pourtant devra bien lui revenir ; parce que ce qui tient, c’est le formel ; dieu, le sujet, la pensée, l’universel, la révolution (cad la tenue distanciée et juste de la société humaine qui se décide, au sens de s’objectiver par ex, et non de se subir comme un passion molle, emplie d’images produites industriellement, en simulant la création et l’artistique, en simulant l’originalité et l'individualité) ;

le glissement dans l’irréalité ne privilégie pas les nuances (et donc la littérature) mais de pures qualités, datas perceptifs ; autrement dit sans discours, texte ; ce sont de simples mots sans phrases, sans paragraphe, et donc sans récit ; cette inexpressivité condamne à la confusion du réel comme réalité ; or le réel (qui n’est visible nulle part) doit être signifié, tandis que la réalité (qui est partout)  vient absorber la conscience dans son contenu ; or comme on ne peut pas supprimer la conscience (sinon plus rien n’existe, elle disparaît) il s’agira d’un investissement imaginaire ; et par imaginaire on ne comprend même plus que jusqu’alors tous les imaginaires se créaient de texte, de signifiants ordonnés ; on nomme imaginaires les fantasmatiques, les étourdissements ; le vrai devenu moment du faux ; le règne du simulacre. 

Pour que se maintienne la structure, elle ne doit pas s’investir dans un donné, lequel est toujours (toujours) quelconque ; et qui de toute façon disparaîtra. La structure est cela seul qui ne disparaîtra pas, tout comme le présent ne disparaît pas ; seul il demeure. 

Ou donc ; soit le signifiant tombe dans le donné (le corps, la satisfaction imaginaire, le monde, la détermination), soit il se déploie et alors comme récit, comme discours, comme cohérence, et ceci sans qu’il soit possible d’inscrire un tel devenir du signe brut en quoi que ce soit ; absolument archétypal, le graal. Qui demeure comme une énigme et énigme ontologique. Où encore ; où est le christ ? Où est-il parti et plus encore pourquoi est-il parti ? Pour que le signifiant continue comme signifiant. Et que chacun le reprenne ; c’est ce en quoi consiste le Saint-Esprit ; que chacun puisse, soit en mesure d’atteindre le signe et que celui-ci se propage de l'intérieur ; dieu plus moi-même que moi-même (St Augustin) et effectivement il y a littérature parce que nous sommes en tant que signifiant et que ce signifiant renvoie bien au-delà ; au-delà de n’importe quel donné, et sinon il n’y aurait pas de signifiant ; et cet au-delà est lui-même structure, cad formel. 

Ce qui se nomme “conscience”, le rapport à (soi) qui a rapport non à un “soi” mais au rapport lui-même, qui dit “je” (ou dieu ou être ou sujet ou réel), c’est ce qui rend possible la substituabilité des signifiants, et donc rend possible qu’il y ait des signifiants (ou des signes) ; ce qui veut dire que le signifiant désigne, dans l’absolu, une structure réelle active (et forcément active toujours, puisque ce qui existe comme rapport est déjà de fait toujours actif, il fait lien).

 

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Effeuillage du réel

14 Juin 2025, 15:46pm

Publié par pascal doyelle

L'incrustation de l'articulation dans un corps (vivant), l'incorporation (ceci est mon corps).
Et ce mouvement, interne (et donc absolument externe, se manifestant) s’impose au sortir de tout groupe humain 
et ce par la civilisation du un par un, que signe évidemment le christique et qui se continue dans tous les sens posisbles (y comrpis hors qhristique, puisque cette découverte, ivention, révélation ou création).

Ce mouvement est dit interne (et non pas intérieur, qui viendra bien plus tard), et donc externe ; puisque ce mouvement (pour exister) se manifeste, il se montre, il se dit (le christ, l’égalité de chacun comme rapport indubitable, puis descartes, la liberté de chacun à soi-même) ; et ainsi cet interne est externe, et ouvre le réel, le possible de nouveaux et réinventés rapports, aux autres, à soi. 

L’ensemble de toute la possibilité sera exprimée par l’ensemble de tous les développements qui suivront, de l’Eglise à la société courtoise, qui rend possible le déploiement d’une société humaine, humanisée, et même personnalisée, et personnalisée à l'extrême pointe de ses capacités ; il ne faut pas croire qu’autre chose autrement eut été possible ; parce que ce qui a été possible et qui s’est réalisé est le devenir du libre brut ; ou donc des rapports qui, pour exister, se doivent de s'inscrire comme activités ; ils doivent se vouloir eux-mêmes, vouloir autrui comme autrui, intentionnaliser la perception comme esthétiques, l’individualité comme morale et éthique, la société humaine comme politique ; tout entièrement nécessaire est ce développement puisque la liberté (la capacité de rapport qui de fait se veulent comme tels, raports et donc libres) est  la règle même du réel. Pour qu’existe une réalité, elle doit reposer sur sa propre activité et déployer ses capacités.

c’est pour cette raison que l’ousia du réel n’est pas l’essence, cad la chose déterminée, mais ces déterminations résultent de l’activité ; les choses et les êtres sont des activités ; et si dieu existe (chacun verra pour lui-même) il a imprimé cette ressemblance de création ; les choses et les êtres se créent et c’est ce créé (par eux-mêmes) par lequel ils s’instruisent en leur mémorisations (les choses et les êtres sont la mémorisation de leur activité) ; ou donc c’est bien ce que recherchait dieu, à savoir que s’expérimentent la réalité et le réel en ce qu’ils reposent sur eux-mêmes, sur leurs capacité d’exister, de se déployer ; et ainsi de voir jusqu’où un réel peut devenir ; jusqu’où le réel peut devenir plus grand que lui-même ; et évidemment lorsque cette activité revient vers, sur, par elle-même jusqu’où des sujets (des rapports structures) sont capables de prendre sur eux-mêmes : et cette activité revient sur elle-même, alors elle revient sur elle-même par elle-même, ou dit autrement par et en tant que conscience de (soi) ; elle n’est pas décidée du dehors (il n’y en a plus) ni pensée par un autre (ça serait ne pas penser) ;  

La finalité de tout l'ensemble se comprend par la précision ; ce qui veut dire l'ensemble de toutes les distinctions possibles, élaborées intellectivement, intellectuellement, esthétiquement, mais aussi affectivement en et par chacun, chaqu'un. Soit le rapport le plus exact qui soit ; le rapport à soi comme rapport (qui emporte le moi et le je, la personnalisation et l’humanisation, le langage et les langages, les intentionnalisations et les réalisations). La finalité est donc de libérer chacun comme rapport-à, ce qui ne se peut que dans la capacité de créer ces rapports (puisqu’il n’existe de rapport qu’actif et non pas dépendant d’un quelconque ordre supérieur, qui absorberait la capacité du rapport). 

La précision est donc la finalité conductrice.

La précision selon la réalité, le monde, la perception, sciences et esthétiques, éthiques et politiques, littératures et poétiques.

La précision selon le réel, en cet arc de distinction qui force l’ensemble de l'humanisation à distinguer les éléments mais aussi les affects. 

de là qu’il y eut une a-civilisation, qui outrepasse tous les mondes particuliers (mayas, égyptiens, etc) et qui accumule ; accumule le dieu unique formel universel (pure forme vide puisqu’il s’agit de l’Intention, hors monde, donné, réalité, et formulant le réel même d’un rapport exclusif, jaloux est-il signifié), la pensée (universalisation de l’intentionnalisation, idées, puis système d’idées, supposant l’être “là”, le réel unique en dessous de tous les mondes), le sujet (christique et puis cartésien, qui se désigne soit en autrui, le christ, soit pour lui-même Descartes, l’un pour l'égalité, l’autre pour la liberté), et le réel, sous l’auspice de la “société humaine”, la révolution, celle qui se-décide nommément et donc face à tous et à chacun, et en chacun se signifiant, et recherchant la fraternité, cad le saint esprit (jusqu’alors désigné tel, qui est non seulement l’accord de tous, la coordination, qui implique la compréhension, mais aussi la compréhension tout court, en chacun par chacun ; chacun doit comprendre ce qui s’est institué). 

reste tout le reste ; à savoir tous les rapports possibles élaborés à partir de ces positions structurelles brutes ; reste alors toutes les esthétiques (qui tombent dans l'oeil ou l'oreille de chacun en lui-même, d’un art déritualisé, qui n’est plus à semblance collective mais ressemblance individualisante), les poétiques, les littératures, les éthiques et morales, et tout aussi bien les idéologies. et toute cette humanisation donc, et aussi cette personnalisation totale, généralisée, parcourant la totalité de la planète et toutes les sociétés humaines ; si l’humanisation pouvait se dériver en plusieurs sortes (ensemble ou systèmes d’idées), l'individualisation est, elle, déjà tout de suite immergée dans le donné là, le corps, l’affect, la motivation, la décision (insondable) d’exister ; le moi, en quoi consiste la personnalisation, éprouve immédiatement son corps et ses affects (la psychanalyse n’apparait pas par hasard), de même qu’auparavant la sociologie, etc (on peut, puisque l’on réalise de fait, prendre distance et observer objectivement ces réalisations) ; immédiatement mais en tant qu’il va devoir l’inventer, broder, coudre, tisser en son affect monumental sa capacité d’exister ; et ainsi s'effondre-t-il souvent et tout à fait évidemment ; il lui faudrait s’articuler à un plus grand faisceau, ceux qui naissent du je ; Rimbaud s’est effondré ou a déserté ou est passé à autre chose (accumuler l’or de ses aventures). 

Et lorsque la division, ce qui veut dire le rapport, puisque si rapport il y a c’est que distinctions il y aura, lorsque la division ne s’investit plus dans le collectif ou le communautaire, dans la représentation commune, mais s’installe par et dans le moi, celui-ci s'approche et infiniment du je, du présent, de l’exister (de cela les descriptions phénoménologiques, psychanalytiques, existentielles, ontologiques, d’où la proximité du sens (ou du non sens a contrario) de l’existence ; un moi divisé tel quel dans le présent brut, est destiné à la mort. Rien de plus. Puisque sa définition, son appréhension de lui-même est cadrée, envisagée selon ces qualités et ces idiosyncrasies, ses images et ses objets, ses désirs (par déf déterminés) et ses fantasmes ; il ne peut pas retenir de la vie vécue autre chose que la déterminité. Or si l’on a conscience de la vie vécue, c’est qu’on ne l’est pas. On existe en dehors.  

C’est cet en-dehors, soit donc le Bord (que l’on peut prendre pour un arrière monde, un moi idéal, une image fantasmée, un objet précieux, mon précieux, mais qui est, littéralement, non un déterminé mais une forme, tel le Bord du corps, le bord de l’écriture du corps en son autre surface, que dessine les signes, par ex psychanalytiquement, mais bien plus loin parce que l’on peut remonter Sartre, Heidegger, Nietzsche, ou aussi Kant et Descartes, pour qui se pose la question de la troisième substance, seule réelle, interrogeant le bord du réel).

 

 

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Schéma du réel

7 Juin 2025, 12:19pm

Publié par pascal doyelle

Il ne sert à rien de croire saisir le monde, la réalité, la vie tels qu’ils sont ; puisque la vérité est le mouvement, et ça n’est pas que l’homme, l’humain, la pensée aient à donner un sens au monde (de quoi ceci se porterait-il ? ) mais c’est que l’univers est fait afin que ces rapports extrémistes que sont les “consciences” puissent tisser non tel ou tel nouveau ceci ou cela, mais tisser la possibilité même. Qu’est-ce qu’une sonate ou une esthétique, une philosophie, une religion, ou poétique ou politique ou éthique  ? 

Non pas la contemplation, mais les ouvertures pratiquées dans la réalité afin que la réalité se poursuive encore plus loin ; il n’existe nulle part un “ordre” qu’il suffirait d'appliquer, de copier-coller ; les mathématiques n’existent pas dans la réalité, ce sont les choses et les êtres qui, intégralement constitués de rapports, correspondent effectivement à ces autres rapports que sont les nombres (aussi est-il tout à fait possible de déployer des ensembles de nombres bien au-delà de tout donné matériel, énergétique, etc) ; et les choses et les êtres sont constitués de rapports veut dire qu’ils existent comme activistes ; rien n’existe qui ne soit pas activiste. En somme l’activité signifiante déploie quantité de possibilités en plus et au-delà du monde, du donné, de la vie vécue, du corps (le corps vivant “humanisé” est l’autre surface du corps, surface couverte de signes, ce corps pris dans un champ intentionnel, ce que sont les signifiants, et les langages, y compris les langages créés individuellement (les œuvres donc), les signifiants sont des rapports qui se tissent. 

( terrien ou martien, une “conscience” est toujours forcément la même, c’est le même rapport “qui se tient dans sa propre vue”, vue de rapport et donc peut substituer tout contenu à tout autre ; qu’il y ait un vivant qui perçoit est impératif, qu’il soit martien ou andromédien ; que sur cette perception vivante se greffe un champ intentionnel veut dire que ce champ va démultiplier la perception, installer des distinctions au-delà de celle de l’adn (et se maintenir comme mémorisation de ces distinctions en tant que “société”) ; la “connaissance”, la pensée, le conscient sont des développements de cette structure dite intentionnelle, qui couvre ainsi bien plus loin la capacité qui est désignée comme “signifiante” ; elle signifie, elle entreprend un champ intentionnel, qui reprend la perception du vivant, aussi le vivant est-il, en lui-même, parfaitement adéquat au champ intentionnel), 

Il y a un univers afin que ces rapports donc créent le possible du réel ; sinon à quoi servirait un “réel” ?
Est-il destiné à se disperser indéfiniment dans le froid et l’espace temps déchirés, comme si rien n’avait existé ?Chacun verra par lui seul. 

On s’approche donc du bord du monde, le présent, en tant que structure et en tant que le présent subsume tout le reste ; tout est effet, le présent est cause. évidemment il s’agit de mettre en avant un paradigme, soit donc une structure ; une structure qui se découvre à part, de tout le reste ; son intuition est antérieure à toute mise en œuvre, et requiert une expérience directe qui anime, simule, expose, manifeste une articulation ; par exemple la foi en dieu, le christ, la découverte du je cartésien, l’être tel que là requérant une cause (idéelle), ou encore le “là” étrange des existentiels (le réel existe), ou telle ou telle signifiante manifestation (l’énergie qui élève pour Nietzsche, l’être plus-grand de Heidegger, la durée de Bergson, etc). 

Suite à l’épiphanie de ce paradigme il se met en œuvre. Il commence de décrypter la réalité, cad la manifestation déterminée ; mais aucune détermination ne nous arrive telle quelle, mais toujours dans un cadre spécifique (une pensée, une idéologie, une représentation, une esthétique, ou un relationnel, le tomber-(amoureux par ex pour la plupart d’entre nous, etc). Toute manifestation revient soit en et par une communauté, un groupe, soit en et par chaque un ; l’institution en et par chacun est l’opération distinctive ; elle signifie que la production du signe s’effectue non plus via la prononciation du groupe, mais par l’intériorisation.

Soit donc de cette communauté de puissance deux, la liberté (dieu et son intention forcément formelle et donc forcément unique et forcément universelle, elle est le rapport de tous les rapports), l’égalité (le christ et l’incorporation en chacun de cet autre rapport qu’est autrui) et la fraternité (ou donc le saint esprit, la coordination entre tous les uns, qui ne peut se faire sans la compréhension, la littérature faisant force de saisie d’autrui en tant que rapport à lui-même ou de soi comme rapport à soi-même, dans lequel rapport soi ou autrui sont autres qu’eux-mêmes, sinon de parole, de relation, de conscience il n’existe pas ; la conscience se supprime et redevient soit la terreur, et la violence physique ou mentale, soit l’immédiate satisfaction, et l’étouffement de la conscience dans l’inerte objet, autrui devenant irrémédiablement un objet). Le tout manifestement sinon prévisible, en tous cas visiblement prévu. 

L'intériorisation c’est la formulation abstraite ou plus précisément formelle ; il s’y opère la séparation ; on ne parle plus à tous et tous ne nous parlent plus, le monde est muet, la réalité est un “là” énormissime, le temps ne rythme plus, il est vertical. C’est pour cela que dieu, l’être, le sujet, christique et cartésien, le réel sont formels et en leur sein indéterminés. 

Et c’est pour cela que ces ouvertures pratiquées dans la réalité et qui montrent le réel même (cad le pur possible brut) ne seront pas pourvues de déterminations, mais par contre exclusivement signifiantes ; signifiantes pour cet être, ce seul être qui n’est pas un être, l’arc de conscience, le sujet en son je ; et qui comprend ce qui apparaît ; il le comprend non sous la forme de la connaissance mais sous sa compréhension spécifique dite structurelles ; celles qui élèvent. Qui forment la superstructure réelle. Non en tant que connaissance donc, bien que ces formules impliquent quantités de connaissances, esthétiques, éthiques, politiques, qui s’imposeront en tant qu’effets innombrables ; et seules ces formulations tiendront l’historicité, ou donc le temps comme continué ; le temps continué c’est l'attachement à la structure (ce que l’on nommait jadis la foi, la vérité, l’universel, la révolution et tout autant de perspectives qui tendent à s'enfoncer et disparaître dans ce monde des mois, tout entiers perdus dans l’indéfinité des immédiatetés ; il est de la structure (à lire comme “de la nature”) du moi de tomber vers ses objets ; la suture conscient-inconscient ne tient que par les objets, le désir (et donc les désirs) empêchent la confusion de l'hallucinatoire jouissance (projection imaginaire de la satisfaction) ; il est des désirs afin que la fusion hallucinatoire n’envahisse pas (tout comme l’hallucination surgit dans la réalité). 

Mais il est de l’effort du moi de supposer son sujet ; qu’il fasse retour à dieu et l’intention unique puisque formelle (elle ne se dédouble pas si elle est formelle, puisque non composée), qu’il revienne à la vérité (l’universel décentre le moi), au sujet super réel (le christique ou le cartésien ou aussi bien kantien, ou même lors dans une certaine mesure, nietzschéen ou sartrien), ou enfin à la révolution( nommons ainsi l’idéal du sujet et de l’autre sujet, comme liberté et égalité, qui se rendent l’une à l’autre comme coordination et donc compréhension et intellection, et par quoi existe une “société humaine” posée là, au-devant, et ainsi face à tous et à chacun, telle qu’elle doit se décider, se vouloir, se penser, s’intentionnaliser, etc).

Ou donc, dit autrement, puisque l’historicité est le déploiement de la structure ; dieu, l’universel, le sujet et le réel ; que le moi puisse rassembler son “être” (cad son possible, et cet exister potentiel est in-fini, puisqu’il se propage en tant que formel, articulation, possibilité, et réalisation, réal-isation, de rapports toujours en plus et nouveaux, étant entendu que si notre “être” qui est rapport existe, alors il s’active, et s’activant il crée de toujours nouvelles liaisons, liens, relations). Il est entendu, également, que toute relation se doit de continuer la cohérence, cette cohérence implique, suppose adéquation au réel (sinon les rapports, intellectuels, intellectifs, structurels de conscience, ou relationnels tout aussi bien) sans cette cohérence les rapports se perdent dans la détermination (qui peut se continuer indéfiniment et continuellement se dissoudre) ; et puisqu’ils se détiennent de cohérence, les rapports sont en mesure de s’appuyer les uns par les autres, d’une part, et d’avancer, d’autre part (au lieu de s’effondrer dans le moment du temps, ils s’articulent comme le temps lui-même, ils sont le temps qui naît du possible ; le temps est ainsi absolument signé comme liberté (cad comme étant le Créé).

S’appuyer et se tenir puisque qu’arc-ticulé sur le réel ; et non sur l’irréel, le fantasme, le groupe et la communauté sans distinction externe, dieu est externe, le monde des grecs (le là de l’être) est autre, la vie comme existence du christique est distincte, le “je pense, je suis” signifie une altérité interne, ce qui veut dire externe, la société de révolution est autre qu’elle-même et se tient hors-de-soi, la structure réelle en est “objective” et constituée des libertés, indépendamment des contenus de ces libertés (mais évidemment ces contenus seront inventés dans ce cadre constitutif et aucun contenu ne peut ni ne doit annuler les libertés) ; et cette compréhension c’est le devenir de chacun qui fait office de distance (et donc de rapport pour chacun au réel, ou à la pensée, on ne pense pas sans penser, on n’est pas humaniste sans autrui, on n’est pas un sans l’activisme intérieur, et donc être “un” c’est être non-un, le un désigne le mouvement, non un état).

 

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Arrimage de la conscience dans un corps vivant

1 Juin 2025, 13:09pm

Publié par pascal doyelle

La grande difficulté, et peut-être l’unique, consiste en ce qu’il n’est pas possible de tenir une imposition consciente qui régulerait d'une part et élèverait d’autre part tout notre être. 

rappelons que notre “être” n’est pas une essence, mais un champ intentionnel ; soit donc une phénoménologie, un champ de phénoménalité qui ressort de l’avoir (modulable) et non pas de l’être, au sens grec et tout aussi bien théologique qui suivit, et tel que Descartes, déjà, a commencé de le transmuter, attendant Kant qui délimite la phénoménalité (basculant l’être dans le nouménal) ; phénoménologie que reprendra Hegel (via les deux phénoménologie de la conscience et phénoménologie du savoir absolu), et qu’enfin  Husserl distinguera comme champ. Donc aucune essence, par exemple on peut caractériser le champ “homme” et le champ “femme” sans que cela recouvre une essence femme et une essence homme ; mais des qualifications qui peuvent passer d’un champ à l'autre, étant entendu que ni homme ni femme ne remontent jusqu'à la structure ; la structure de “conscience” ; qui est une forme, un réel formel, tout à fait vide mais précisément formel, et parce que formel rendant possible quantité de manifestations, de reprise du donné, du corps, du vécu, des divers groupes humains ; il n’y a pas une essence humaine qui synthétiserait tous les mondes humains ou toutes les personnalités, mais une seule structure antérieure à toutes les manifestations et qui ouvre quantité de champs divers et variés ; puisque cette structure est formelle, elle surexiste ou plus simplement elle existe par comparaison à tout ce qui “est” et est, donc, déterminé. 

En un sens n’est que l’être, cad la détermination ; la structure est non visible, mais cet in-visible fait voir ou fait-produire (ainsi la pensée raison logos grecs exposent notre capacité de produire de la vérité, mais aussi dieu, monothéiste (cad formel et nu, sans rien, ayant tout créé) est la monstration de notre capacité de venir à l’originel, et tout aussi bien le christique montre que le je est avant tout, et pour le christique sous la formulation de “aimez-vous les uns les autres”, afin que l'égalité des je soit assurée, viendra ensuite Descartes qui annoncera que le sujet se voit, se sait, se montre, à lui-même, et qu’il est en cette liberté ; égalité d’abord puis liberté, tout est en place. 

Mais alors si notre être n’est pas une essence, mais bien plus antérieurement une structure, il n’est plus possible de “contraindre” notre conscience par son conscient ; la bonne résolution ne tient pas, on le sait, et pas même la conviction forte ou la foi ou le bien ou la vérité et la raison ; la conclusion est claire ; la “conscience” couvre un champ de possibles bien plus vaste que le conscient (ce que pointera évidemment la psychanalyse, qui prolonge la coupe qu’effectue la conscience, comme structure du champ ainsi ouvert, jusque dans le corps ; il ne reste rien qui soit extérieur au champ de conscience, sauf, justement, l’inconscient, l’arrimage de l’arc de conscience dans un corps vivant qui n’y peut mais). On passera donc par différentes astuces pour “contraindre” cette conscience, afin qu’elle puisse s’élever. 

Et l’élévation est fondamentale, puisque c’est le processus même de toute mise en forme culturelle, de toute civilisation.

L’arrimage d’une conscience en un corps s’effectue non d’une essence en une autre (ce qui n’a pas de sens) mais d’une apparence, d’un apparaître, d'une phénoménalité vers une autre (supposément évoluée) ; par l’extérieur on recrée le champ phénoménologique, et on se permet de repositionner ou donc de créer de nouveaux rapports (de l’ordre de l’avoir et non pas de l’être). ce qui en contre coup suppose encore que le je, qui articule cette passation, soit lui-même assumé, assuré, réconforté si l’on veut et qu’il puisse puiser en lui le ressort de transformation (par ex Nietzsche recherche cette “grande capacité” d’exister, ou Spinoza veut inscrire la pensée, en un corps vivant, transformer la passion en une nouvelle possibilité).  

Il faut voir, donc, et pour résumer schématiquement, qu’il est d’évidence extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible de contrôler les “passions”, l'immédiateté, les désirs et pulsions, et au final de gouverner l’orientation de notre être. On ne le peut pas par la raison grecque et suivante, et on ne le peut pas par le Loi (juive, dixit St Paul) ; il va falloir alors supposer l’antériorité du christ pour “convaincre” et décider de notre intention. Mais ça atteint vite ses limites, et surtout l'emprise christique ne couvre pas tout ce qui arrive, tout ce que l’on nomme le monde ou la vie vécue, l’existence. On va également inventer une imagination, l’imaginaire de l’idéal courtois, relation homme et femme et société arthurienne, et vie aventureuse qui, elle, parcourt et rencontre le monde, bien réel de la société féodale, et aussi bien celui celte ou féérique, et de l’étrangeté des “autres mondes”, et de manière excessivement littéraire, puisqu’il s’agit justement de réinventer la littérature, celle qui concernera et discernera l’individualité de l’existence. 

On suivra aussi l'hypothèse rousseauiste, qui abonde en une opérativité de l’humain,  “l’homme est né libre, partout il est dans le fers” ; on changera donc la société humaine … afin d’humaniser l’humain ; ce qui sera fait. Et d’un si bon début, nouveau début (qui tient la société humaine en et par son intention nouvelle (la “société humaine” devient une construction et non plus un donné sacré ou naturel ou religieux ; elle n’est plus donnée là immuable) et on poursuivra par la mass médiatisation (et puis la micro médiatisation, internet en est le parangon) ; par la mass médiatisation on voudrait acquérir et tenir la médiation ; la médiation entre chacun et chacun, chacun et tous, chacun et soi-même ; les mass médias, une image-son particulièrement investie et si précisément éprouvée, qu'elle est intériorisé ; par la médiation (cad toutes les formulations qui précèdent) on tente ceci que notre intention, ou donc le rapport à soi, puisse être orienté et élevé. 

Dit autrement si votre rapport tombe dans le donné là, dans l’immédiateté, ce sera dans la facilité, le non effort, et peut-être même la non sociabilité, et enfin la non conscience, le glissement dans la dégradation et dans l’hébétude ; il ne s’agit pas seulement d'élaborer une civilisation et de l’élever au plus haut (ce qui veut dire détacher les raports des immédiateté mais aussi proposer la complexité et la réalisation d’autres, idéaux, et puis de nouveaux, inventés, créés rapports), mais aussi et d’abord de survivre ; de ne pas laisser l’arc de conscience s'enliser dans d’ignobles rapports qui atteignant l’immédiat cessent aussitot et s’épuisent dans un pauvre monde, délaissé. 

ou donc ; les mass médiatisations eurent ou auraient dû obtenir cet effet d’élever aussi rapidement et aussi sensiblement (et émotionnellement notre regard, notre entente, notre attente de sorte que dans les images du miroir on soit comme par magie déjà toujours convaincu de notre humanisation, et puis de notre personnalisation ; la réalité, l’immédiateté est zappée, pour employer un langage contemporain, puisque toute notre contemporanéité est ainsi constituée ; et nous vivons dans cette matrice, rebelotte, qui manifeste une déjà plus humanisée réalité et un déjà plus personnalisé “moi-même”. 

Rappelons le principe ; l’être humain n’est pas au monde, naturel, il est déjà toujours dans une construction ; une construction collective, communautaire, régulée par et dans le groupe ; ou une construction en seconde part, régulé par le droit par ex, romain, ou par une nouvelle communauté, comme le christianisme a pu l’instituer ; la médiation étant, alors, le christ (et l’église). 

la question est ; comment ne pas déchoir, ce qui veut dire ; comment ne pas orienter les raports (dont et par lesquels nous existons, qui de toute manière sont tels) vers le bas ? Vers la satisfaction immédiate ; laquelle satisfaction est de toute manière et ne sera jamais “immédiate” puisque nous avons laissé bien loin derrière nous cette immédiateté, et ce que nous croyons obtenir (selon une diversité incroyables d’illusions et de variantes) est une hallucination (dont ne s’anime aucun être vivant dit animal) ; aussi est-il toujours impératif de placer une intervention, une médiation, qui permette à ce rapport (qui n’est donc jamais immédiat mais toujours médiat) se situer ; et ce afin que les rapports que l’on va produire au-devant de soi, puissent plus ou moins ou en tous cas originellement soient conçus, perçus, ressentis comme médiés ; et donc susceptible d’une élaboration, d’une complexité et aussi, cela est implicite, reliés à, aux, par autrui.

 

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Actualité divine (le tsimtsoum)

18 Mai 2025, 12:45pm

Publié par pascal doyelle

Le tsimtsoum ; lorsque dieu se rétracte afin de libérer un espace, espace interne en son être, un espace temps, dans son infinité, et qu’il puisse ainsi libérer un vide destiné à recevoir la création du monde, de l’univers, de la réalité. Dans l’infinité de dieu il n’est aucun problème que soit créée une réalité infinie (l’infini n’est pas une restriction du penser, on peut peut-être considérer qu’il résulte de la nature du réel, à savoir le possible). 

On a reconnu que le bord de la réalité, qui ne peut être recherché nulle part dans le monde donné, est le présent ; le présent est le Bord du monde, et l’arc de conscience, de toute conscience, est arc-bouté dans et par le présent ; ou dit autrement et d’un autre point de vue, l'articulation est l'actualisation, par le présent, de tout ce qui est (et par quoi tout existe ; le présent déroule toute la réalité, tisse tous les rapports, des choses et des êtres). 

Il faut se représenter que le bord destiné au monde, à la réalité, est le présent. 

Le présent est, partout en cet univers, le bord de dieu.

 

Si le réel est le possible, alors la réalité est le devenir, et le donné là n’est nullement “donné”, mais se crée au fur et à mesure ; dès lors il devient absolument crucial pour tout arc de conscience de divinement orienter son intention, mais tout aussi bien son attention ; à quoi faut-il faire attention ?

la Loi, juive, était bien trop culpabilisatrice, d’une part et non suffisamment précise, douée de son universalisation stricte (et dérivant en multitude de règles difficultueuses et minutieuses) ; l'Intention christique est extrêmement large et véritablement abstraite mais adaptable et adoptable par chacun ; en tant qu’il devient la mesure de son intention, de sa propre intention ; que veux-tu vraiment ? De même que les juifs se demandaient ; mais que nous veut-Il, lui, le dieu unique purement formel et tout autre puisque l’intention telle quelle ne peut pas comporter de déterminations, hormis celles universelles. 

Mais si l’intention est forcément celle de chaque individu (à quoi voudriez-vous que cette invention ou cette révélation, de l’intention, s’applique ?) alors chacun est embarqué dans son propre déroulement, indépendamment de tous les rôles, communautarisés, que le monde antique impliquait ; et ce déroulement c’est ce qui donnera ou sera autorisé dans les étranges clairs-obscurs du “roman”, à savoir du roman arthurien, de la fin’amor, de la littérature courtoise, de la recherche d’un monde humanisé ; et spécialement des tenants de l’homme et de la femme, fin’amor, du christique et du celte et du folklore païen, et de la résurgence ou de la possibilité d’un messianisme, qui échoue, évidemment, puisque pour ex-sister le christ ou Arthur doivent quitter ce monde, quitter ce monde afin que chacun obtienne l’espace-temps et le monde donné de son devenir individuel. 

Tout ceci a dû, a pu être créé au fur et à mesure ; se soutenant de cet investissement (forcément absolu) de dieu-en-un-corps, et en une vie déroulée de la naissance à la mort, et donc au-delà ; au-delà de la mort puisqu’un tel horizon, en plus, était requis pour que se dévoile cette vie vécue, cette ex-sistence offerte à tous comme “nouvelle vie”, nouveau commencement et même comme reCommencement ; puisque le possible est la règle formelle de tout ce qui existe.

Re-commencement qui contraste si fortement d’avec la mentalité du moi, du moi tel qu’installé depuis les années soixante, mais également depuis l'individualité dégagée de tout communautarisme ; et qui peut douter de toute vérité, Montaigne), puisqu’elle sait qu son existence est autre que l’énonciation ; aussi la philosophie prendra-t-elle du retard ; elle continuera de se réguler selon la raison, la pensée, sans voir que l'individualité recèle la source même ; à savoir non pas seulement le sujet (qui se présentera d’abord comme une sorte de prolégomène à la raison universelle, tel Kant), mais le sujet comme plus grand que l’universel ; puisque le sujet c’est celui-ci qui détient le rapport et l'universel n’est rien que l’application du rapport (portant comme idéal le “système”, ou donc le système de tous les rapports, dit autrement de toutes les idées). 

Or c’est pourtant bien le sujet qui émergera et que l’on analysera continûment depuis 4 siècles, tandis que reculera la raison, la pensée ; d’abord puisque hegel synthétise et analyse la totalité du pensable universellement, en dressant ces deux phénoménologies (de la conscience puis du savoir absolu, que l’on ne peut pas prendre, raisonnablement, comme système des “idées éternelles”, mais comme le développement de l'articulation de conscience). 

Mais c’est le sujet qui reviendra comme Husserl, Nietzsche, Sartre et Lacan (et d’autres, Kierkegaard, etc) et enfin Heidegger ; sous l’espèce de l’Estre, que l’on ne peut pas prendre non plus trop au sérieux, ne voyant plus du tout ce que cela signifie, mais marquant, pourtant, qu'effectivement l’être est plus grand que les étants, tout comme le rapport est plus infini, pour ainsi dire, que les contenus de conscience ou que les choses et les êtres ; non au sérieux non parce qu'erroné, mais parce qu’indistinct. Or si on quitte le distinct, on ne sait pas de quoi on parle. 

C’est la raison pour laquelle on remplace l’Estre par le réel, et le réel en tant que présent et le présent en tant qu’actualisation, actualisation en tant que possible, qui se réalise, cad qui se comporte comme un rapport (actif donc) qui crée ou produit (comme on veut) des rapports ; le réel est une forme hyper active et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement (sauf à imaginer un être figé, fixé ; on l’a dit une “être parfait” n’a pas de sens ; ça ressemble à une sorte de monolithe clos, et donc sans rapport en lui, et qui ne peut pas être compris, d’une part, qui ne peut pas devenir ; et d’autre part ne peut pas créer ou engendrer ou produire une réalité ; Plotin peut bien admettre que le Un se déploie par excès de lui-même, mais on ne saisit pas du tout la signification d’un tel déploiement ; en gros pourquoi une “réalité” plutôt que la seule perfection éternelle et immuable ? et pourquoi existerait-il des choses et des êtres en une telle unitive perfection ? 

De même les qualificatifs d’être, de substance, d’infini, etc, certes s’exposent abstraitement, mais ne signifient pas ; aussi déporte-t-on l'attention sur ces énormités incroyables que sont le présent, la notion de possible, l’opérativité du rapport, la structure explicite de sujet ; celui qui se-sait et pour ainsi dire “se précède”, ou donc, décrivant sa nature formelle, il est ce en quoi, par quoi il existe une “conscience” ; “conscience” se dit “qui se rapporte à soi comme rapport”, formellement donc, dans lequel le rapport est substituable à lui-même puisqu’il est le se-savoir (qui n’est pas une connaissance, mais un signifiant, le signifiant vide et formel, qui seul existe, et probablement fait à l’image de qui vous savez).

Ou plus particulièrement, est rendu possible et par quoi s’explique que langage il y ait (le ‘je’ du je pense, suis, est le signe vers lui-même du rapport, aussi est-il non seulement universel mais est l’universel même, en acte, puisque seul l’acte, l’activisme, le rapport existent) ; le signifiant qui se substitue constamment c’est le sujet en tant qu’il y ait alors qu’il n’y est pas ; l’avoir précède l’être, et c’est ce qui se nomme exister ; il faut inverser complètement ; les essences, les déterminations universelles, sont pensées à la fin ; ce qui existe ce sont les réalités qui s’activent et tissent en elles-mêmes et entre elles, l'ensemble des rapports, soit donc les déterminations (les déterminations sont les rapports). 

Or donc ce qui se décide par l’arc de conscience, c’est l'articulation et l’articulation c’est l’actualisation ; d’être re-présenté ou re (distinctement) présenté (à nouveau), dans l'articulation des signifiants, des signes, mais, donc les intentions, des jugements, conscients, sans doute, mais aussi des intentions profondes, celles qui sont non-dites, non énoncées, mais qui se Voient au travers des signes ; puisque le langage exprime un conscient organisé mais aussi permet de Voir au travers ; il voit au travers en ceci qu’il voit l’horizon du monde, l’horizon de la relation humaine, l'horizon du moi-même et en tant qu’il ouvre sur (et vers et par) l’autre-surface du corps ; cad ce corps, vivant, qui supporte l’arc, terrible, de conscience (le corps est Vu, par lui-même mais ce lui-même est Autre ; le rapport n’entre jamais dans ses contenus, il supervise, il traverse, il rapporte tel ceci à l’horizon de tel cela et au final à l’horizon des horizons, innommable). 

En un mot, l’articulation actualise le possible (et non pas seulement décrit le donné ou transmet des informations).C’est en ce présent qu’est puisée la ressource du possible, puisque les signifiants, techniquement, s’utilisent afin de gérer le donné, et la transmission au groupe d’abord, mais aussi, découverte relativement récente, afin de produire de nouveaux contenus ; tel la nation et dieu, l’universel et la pensée, le sujet et la révolution (la seconde forme de groupe humain qui tient dans sa vue la Constitution de la société humaine, et donc au su et au vu de tous et de chacun, puisque c’est de puissance deux dont il s’agit). Et ainsi l'actualisation en conscience situe le réel ; en l’Intention unique et formelle et universelle qu’est dieu (en remplacement de tous les dieux et autres regroupements humains, première Nation de toutes les nations, ce qui est explicite dans l’ancien testament) ; en ce réseau intentionnel qui s’implante dans le langage commun  et qui se donne science, philosophie, histoire, esthétique, éthique, politique, etc ; en ce face à face, y compris face à soi, qu’introduit le christique dans l’historicité, et manifestant ainsi la plus grande et profonde retransformation (ou donc re-Création), puisque le sujet, christique puis cartésien, et révolutionnaire, est d’ampleur bien plus vaste, et pour le dire infinie, non finie que même la pensée ne peut pas clore ; la liberté est plus grande que la raison, le rapport est plus universel que l’universel. Le sujet n’est pas le subjectif ; le sujet est structurel, et instancie la divine instance de l’actualité la plus étendue et la plus sourcée qui soit.

Il s’agit ainsi de tirer tout le possible de cette articulation structurelle, de sujet, de cohérence, et ce non pas dans l’abstrait ou l'éternité, mais dans la création du possible même ; puisque l’on voit bien que l’invention, la création du vrai du bien du beau de l’humanisation, et de la personnalisation (et de tous les domaines, esthétiques, etc) se décide et se donner à exister de l’intention même qui Voit (littéralement) le possible ; le possible ne préexiste pas (où préexisterait-il) et il y a un réel et une réalité afin que le Créé se produise. 

 

 

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L’avenir du réel

11 Mai 2025, 16:59pm

Publié par pascal doyelle

Et d’un autre point de vue ; l'actualisation de et par l’arc de conscience est conséquemment l’infinitisation du donné, du monde donné, là, comme détermination ; de même que la pensée, les idées, l’universalisation portent au plus loin la détermination (dans toutes ses universalisations possibles, tout comme les mathématiques, se développant à part de tout le reste, s’avèrent bien plus grandes, que le monde donné). L’universel ne se révèle que via l’arc de conscience, qui, étant rapport (et même le rapport des rapports), est déjà en lui-même universalisation ; l’universalité incarnée et donc dans ce corps si distinct, distinct en et par son fait (et non en quelques déterminations, quelconques), corps qui est couvert de signes, qui est même l’autre-surface du (même) corps (vivant, et cette soif existant). 

Extrême difficulté de continuer d’exister pour ce corps vivant et d’assumer l’infinie possibilité qu’ouvre cet arc, qui brise le vivant en deux de haut en bas sans reste (sauf ce reste qu’est l’inconscient) et impose en tant que rapport de tous rapports qu’aucun ne puisse venir à bout de cet impossible qu’est l’indétermination de la “conscience” ; puisque ceci, cet arc de conscience, qui a rapport à soi comme rapport, et en tant que lui-même, que ce soit mana, brahma, dieu monothéiste ou sujet, ce rapport donc existe formellement ; “conscience” ne peut pas être donné sans que tous les rapports potentiels soient virtuellement supposés ; de même que dieu ne peut pas nous créer faussement “à son image”, si il se donne, il donne toute la possibilité (lors même qu’il faudra toute l’humanité pour commencer de l’énoncer) ; conscience existe donc en tant que formule, vide, du possible, ce qui veut dire du possible rapport, de tout rapport possible, incluant et admettant tout aussi bien les erreurs et les folies, mais dont la sûreté se produit de la cohérence (l’inconscient même est structuré, “comme un langage”) ; 

et la cohérence est la base même de ce qui ex-siste (rien n’existe ou ne continue d’exister sans cohérence, interne, de chaque chose ou être, ou externe entrant en liaison de et dans son donné, auquel toute chose ou tout être se supporte) ; aussi l’arc de conscience outrepasse absolument sa déclinaison subjective ou objective (l’objectivité et la subjectivité, cette distinction viendra après et secondement) ; c’est structurellement (en-deçà et au-delà du subjectif/objectif) qu’il faut supposer l’intentionnel, le champ intentionnel, puisque tout ce qui existe est relié ; non pas lié dans une immédiateté mais re-lié en tant que toute chose tout être sont chacun des rapports, des activités, des mouvements (jusqu’à la vie qui se meut de par soi et la conscience qui se meut dans le mouvement du vivant).   

Ce qui se révèle c’est que esthétiques, éthiques, politiques, littératures, humanisations et personnalisations ne sont pas de simples déterminations, qui confortent dans la nécessité ou des décorations et fioritures de la vie humaine, mais soit des continuités de la réalité telles que ces continuités avancent bien plus loin que le monde ou des créations bien plus étendues et plus rigoureuses que le monde donné là, plus profondes que le vécu d’un vivant, plus essentielles que l’humanisation réaliste ou naturaliste ; les diverses perspectives ce sont celles qui sont tirées de la réalité donnée ou de la vie vécue ou de la perception ou de ce maelstrom qu’ouvre dans la réalité un arc de conscience qui met à jour la totalité des rapports mais qui, de plus, créent l'ensemble des rapports que son intrusion dans la réalité investiguent. 

Ainsi la pensée, dieu, le sujet christique ou cartésien, l'humanisation et la personnalisation rendent accessibles l'ensemble des structures qui agissent, oui, mais aussi qui agitent la capacité d’exister ; l’exister est bien plus grand lorsqu’il est pensé, lorsqu’il est esthétisé, politisé, et y compris mathématisé, rationalisé ; il y est alors déjà question de re-Création. 

Si il existe une réalité c’est afin qu’y devienne quelque réel inattendu, non prévu et non prévisible, et qui soit, littéralement, plus grand ; lorsque le christique suppose et introduit dans notre compréhension, qu’il s’agit de re-Créé la réalité, le monde, le donné, le vécu, le relationnel et le corps (de chacun) c’est littéralement ; la re-perception de tout ce qui est, en tant que cette structure de conscience, cette structure de rapports (qui est elle-même un rapport, et même le rapport en lui-même, soit donc le sujet qui est “cela, celui qui se rapporte à soi en tant que rapport” et permet de se rendre substituable en et par tous les rapports, quels qu’ils soient)

cette structure de rapports donc tire, du donné, de la manifestation déterminée, l'ensemble de tous les rapports accessibles possibles, tels qu’ils sont matérialisés en tant que monde et activisme(s) de ce monde, matérialisés mais non pas exprimés, et des rapports accessibles possibles tels qu’ils peuvent être créés en et par notre agissement, l'ensemble des agissements, des rapports possibles en cette humanisation et en tant que les rapports vrais et réels ce sont ceux qui respectent, cad impliquent, admettent, intègrent chacun des rapports en tant que rapports ; ou donc qui admettent, intègrent les rapports tels qu’ils sont explicitement exprimés et positionnés ; 

ainsi que le monde soit pensable (pour la pensée), que l’autre conscience soit un je (un rapport intègre), que la société humaine soit admise par elle-même (et non pas donnée par une sacralité ou naturaliste ou réaliste), que la perception puisse être réorganisée en une esthétique (qui manifeste une logique de forme, de couleur, de rythme, etc, chaque esthétique non seulement inventant son apparition mais créant son registre de manifestation, sa logique, son logos perceptif ; la vision de Picasso n’apparait que dans et par ses œuvres, mais elle ex-siste de ce fait même).

de même que l’univers, soit donc la totalité (probablement infinie), expérimente l'ensemble de tous les rapports possibles (de tous les rapports suffisamment entrés en cohérence, et donc la réalité est déjà en elle-même déterminations, distinctions, sinon rien n’existerait), et dans cette réalité des unités, cad des rapports à soi comme rapport, rendent possible le possible du possible ; par ex en respectant autrui comme étant à lui-même un rapport, en lequel on ne doit pas et ne peut pas interférer (c’est ce rapport, chacun, qui interfère avec lui-même, qui trouve la “voie” comme on sait, ce à quoi servent dieu, la pensée, le sujet, christique et cartésien, mais aussi la littérature, esthétique, et ainsi de suite ; marquer, repérer les voies possibles du possible, et non pas copier coller un “ordre” suspendu on ne sait où, le bien, le beau, le vrai sont créés, et cela ne leur enlève pas leur valeur ; au contraire, cela montre, littéralement, les extensions possibles du monde et même les perspectives possibles de mondes) ; ainsi le christique indique tout de suite et impérativement autrui, l’autre être humain, mais en passant par lui ; parce que sans la verticalité de la transmission avec le christique on ne peut pas aborder ou commencer d’aborder correctement autrui ; comme dira la psychanalyse ou Sartre, autrui risque fort de nous enferrer en et par une erreur, une illusion, une hallucination, voire une perversion, et lorsque l’arc de conscience ne s’est pas médié lui-même par lui-même, exclusivement en tant que rivalité, à mort).  

L’arc de conscience s’emploie à créer les tangentes qui parcourent le monde donné, au profit, vers et pour le monde possible, ce qu’il faut entendre comme “le monde qui réalise(ra) tout le possible” et qui deviendra ce monde absolu encore empli de possibles, puisque si le réel est le possible alors le possible ne cesse jamais ; il se relance, au point inimaginable pour le moment). Pris dans son ensemble le réel est cela qui cherche le devenir dans le devenir, non pas la redondance, mais la nouveauté, ou donc le renouvellement, ou encore le toujours Commencent. 

Vision ; dieu est parfait, aussi réclame-t-il une création qui lui montre ce que le possible, cad ce que nous nommons le réel, recèle ; ce qui n’est accessible que si les choses et les êtres sont des activités, qui se rendent possibles, et permettent d’accéder à un réel qui n’est accessible que par leur activisme, que par l’actualité d’un présent livré à lui-même, et qui travaille toujours déjà dans la grande cohérence, puisque tout est activité, cad rapports, et que “rapport” suppose non seulement qu’il s’active (sinon le rapport n’est pas et le devenir n’est pas, et la réalité n’existe pas) mais suppose que tout rapport est distinction, distinction et donc détermination (tout ce qui est, est déterminé), mais encore en plus qui est liaison (il n’est pas de détermination sans sa cohérence, sans porter sa cohérence, ou plutôt la détermination non cohérente apparait et puis disparait, comme la soupe des énergies dans le "vide", et puis s’efface, ne peut pas être mémorisé, rappelons que les choses sont des mémorisations, organisées, de leur devenir, de leurs mouvements, pareillement ; on ne retient, en esprit pour ainsi dire, que l’organisé).


 

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L’insatisfaction dernière du monde

3 Mai 2025, 10:47am

Publié par pascal doyelle

Ce qui lance la réalité, qu’il y ait une réalité, que “la réalité soit”, c’est donc le possible ; tout ce qui est possible existe. 

Évidemment le possible n’est pas l’imaginé (la licorne est non réelle puisque de toute manière c’est un cheval avec une corne, et autres attributs). 

Le possible cherche donc, en tant que réalité, toute sa capacité ; or cela ne se préjuge pas d’un “ordre” préalable ; il n’y a pas un ordre qui décrit par avance, ce qui arrivera. Il y a une réalité afin que quelque réel non prévisible survienne. Et donc la réalité se définit comme activité ; il y a activité parce que ce qui se crée alors n’étant pas prévisible, ni prévu, ni un ordre préalable ; le véritable rationnel n’est pas un ordre préalable, mais la cohérence qui se déroule en tant que choses, êtres et arcs de conscience (et peut-être d’autres encore dont on n’a pas connaissance). Et d’abord, de fait, en tant qu’univers, d’éléments qui passent de l’énergie à la matérialité, avant que s’installe un espace-temps. 

Qu’il y ait une réalité veut dire que quelque réel (nouveau donc) va se réaliser ; on a écarté à jamais que toute cette dépense d’énergie soit une débauche inutile, destinée au néant, qui tôt ou tard se dispersera indéfiniment dans un espace-temps de plus en plus éteint, étiré et déchiré. 

D’autre part si le réel ou la réalité réalisent le possible, et que l’on se décide à considérer que le possible est l’essence, le sens, structure même de cette réalité, alors elle se continue comme Possible ; le possible est ce vers quoi avance la réalité ; ce qu’elle va réaliser. Au sens où si il existe des êtres conscients, leur tenue, leur essence ne tient pas dans une essence justement, mais dans leur “valeur” en tant que possible ; ainsi l’universel, l’invention, la création de cette possibilité, de cette ouverture dans la réalité de l’universel, de l'universalisation, c’est cela qui étend infiniment le donné bien au-delà du donné ; l’universel, la pensée, qui est un procédé et donc un processus. 

(puisque ce qui s’invente, se crée dans la réalité, et spécifiquement dans la réalité que l’on nomme histoire, historicité, a valeur de ce qu’il a valeur de possible, de possibilité, le dieu de l’intention unique formelle qui remplace tous les dieux (caractérisés de ceci ou cela, et non pas indéterminés et formels qui peut, l’unique, supporter le possible) et tout le sacré (réservé temporellement et spatialement) par le divin, le divin parce qu’alors séparé, qui existe formellement, la pensée donc, le sujet christique ou cartésien, qui ramène le rapport à ce corps-ci, cette vie vécue telle quelle, cette actualisation de ‘soi’, lesquelles étapes étaient inimaginables avant qu’elles “se produisent”, et qui dès lors et à chaque fois changent absolument tout, toute l’historicité et tout le possible)

Processus donc que l'universalisation, qui déploie toute la capacité du donné ; ou donc ce que le donné a non pas pensé, mais réalisé en déployant tous les rapports ou plus exactement en tant que les choses et les êtres sont ces activités, cet activisme de rapports et est, la réalité, entièrement tissée et tissage de rapports, lesquels sont déjà en eux-mêmes des liaisons, des élaborations, et toujours des cohérences ; l’universel est ce dont sont tissés toutes les choses et tous les êtres ; jusqu’à parvenir à la conscience de soi comme rapport, comme étant le rapport lui-même ; en personne, en personne et en forme de sujet, le sujet étant le retour vers soi qui annule ce soi, qui transforme ce que l’on est en cela qui se re-lie, et donc qui peut relier toutes les réalités, toutes les représentations, que ce soit selon les nombres (qui sont des rapports) ou selon des idées (qui sont des liaisons entre signifiants de langage, de quantité de langages).

Et tout autant et plus encore dans l’historicité qui accélère, augmente, intensifie, incorpore toujours plus loin comme réalité la possibilité ; idéel, politique, morale, éthique, esthétiques et poétiques (et littératures) manifestent le déploiement constant, continuel et continué du possible comme conscience de soi ; dont on dit, ici, que le possible se crée comme conscience ; la “conscience” est l’accélération, l'augmentation, l'intensification, l’incorporation du possible même. Tout ce qui est lu, tout ce qui est décidé éthiquement ou moralement, tout ce qui est organisé politiquement, mais plus profondément encore tout ce qui est intentionnalisé, selon l’humanisation ou selon la personnalisation, accumule le structurel, cad le réel, par-dessus et en plus de la réalité, du donné, du vécu immédiat.

Ou donc comme devenir du rapport lorsque celui-ci est parvenu à se lancer lui-même en tant que lui-même ; par exemple en tant que l’autre conscience est un sujet, ce qui veut dire un rapport qui a rapport à lui-même et sur lequel on ne doit pas et on ne peut pas intervenir.

Si la réalité en elle-même (cad naturelle) porte déjà le possible (étant toute entière tissée de rapports, ou donc d’activités qui sont des rapports, y compris leur numération qui est partie intégrante de son être de devenirs),

alors l’historicité, la conscience, qui accumule sa charge interne, porte en et par un corps, auparavant vivant et désormais - existant - porte le possible même ; par le corps le rapport parvient à encore plus d’actualisation ; un corps précipite la réalité en instruisant le réel dans l’actualité, et donc l’activisme, de ce corps, créé de signes (que ce soit ceux du dieu unique, du christique, de l’universel et de la pensée, du sujet ou de la révolution, ce dernier point qui se voit si manifestement ; 

cette société humaine est intégralement jetée dans le déploiement, le développement de signes (et les objets tout comme les images sont y compris des signes), ayant pour finalité d’acquérir des corps-de-l’autre surface, que chacun se tienne comme autre-surface ; et ce y compris intégrant le divin unique, le christique et la pensée, le sujet et l'historicité (et la totale réalisation de toutes les intentionnalisations humaines, et personnelles) ; puisque depuis que l’on est entré dans l’historicité structurelle, au contraire des mondes séparés (qui ne s’accumulent pas, mais se tiennent étrangers les uns aux autres), dans l’historicité structurelle donc il est possible d’incorporer cela qui existe en tant que rapports, précisément. 

Or cependant chacun, en son moi, en sa forme sertie du moi, retransforme les signes en immédiatetés… et y succombe ; que les images et les objets remontent dans les signes, tous les signes, appesantissant et effondrant les signes, c’est la lente agonie de la structure. Et on en est fier ; on est fier de ne plus “croire”. De ne plus croire au-delà du monde, mais aussi du donné, du vécu ni au-delà du corps. Et donc tout est absolument destiné à mourir. L’horizon total de tous les objets, les images, les signes, les corps, les choses et les êtres happés par le néant généralisé. 

Comprend-on que cette réduction à l’immédiateté prive fondamentalement non seulement des éventuels devenirs au-delà du monde, mais des articulations qui permettent de réguler la soif interne de notre structure intentionnelle, qui, étant formelle, ne peut pas satisfaire de tel ou tel contenu, aucun ne conviendra jamais ; seul le structurel peut répondre au structurel et l’engager dans un autre-processus ; celui nommé ici du réel. 

L’accès au structurel est ainsi barré par sa, ses réalisations mêmes ; le moi, les mois n’imaginent plus aucune autre résolution que celle d’immédiatetés ; des objets pris comme des signes, parce que des signes comme des images. Dit autrement : ça ne pense plus, ça ne pense pas. Et lorsque ça pense ça traduit toute pensée en réalités données là, qui, évidemment, ne décollent pas, s’affaissent, tombent vers le bas.

Cette matérialisation de toute l’intentionnalisation humaine et puis personnelle est une fragmentation dans le donné là, le donné “là” (de Heidegger ou de Sartre ou de Camus), en images, objets, objectalités diverses (psychologie ou pharmacologie), lesquels fragments ne sont soutenus d’aucun horizon ; il devient impossible de les penser, certes, mais également de les positionner humainement ou subjectivement ; l’objectalité généralisée est une dispersion, sans unité ; or l’unité est “le dernier rapport”, le rapport qui permet de poser tous les autres ; l’être, dieu, le sujet, le réel se doivent de fonctionner comme rapport de tous les rapports ; de “fonctionner comme rapport” ou plus loin de dimensionner comme articulation seule réelle (qui seule crée le possible, au lieu de s’épuiser et d’éteindre dans telle ou telle réalité fragmentée).

N'ayant plus d’accès au structurel, l'ensemble de toutes les relations ne parviendront jamais à se réguler, la soif à s’apaiser, et qui dès le début, s’est déjà condamnée au néant ; la soif ne peut pas se désaltérer elle-même ; la structure n’est pas du même degré que la réalité (elle est de, par et sans doute pour le réel). 

Et la transformation de toutes les rêveries en réalités, tue  mentalement et physiologiquement, le corps, le vivant, la cervelle, le psychologique, le psychique, et évidemment tout relationnel ; tout est dehors, cad rien n’existe plus, tout est, donné là, très vulgairement, très quelconque, et qui réclame sans cesse l’énergie de chacun puisée jusqu’au tréfond et éreintante. 

Comme elle ne se résout pas, elle se répète  ; elle répète son invocation comme désir, et comme fantasme  ; le fantasme tente d’adapter la jouissance (la satisfaction hallucinée et impossible et horrible, qui dévore du dedans l’esprit mais tout aussi bien le corps, comme la psychanalyse nous le révèle) ; ce qui est impossible torture (et au travers des objets, produits industriellement, des images qui vendent les objets ou qui simulent les corps, les mois, les vies vécues, les relations et tout cela est envoyé dans la simulation, la pseudo résolution, imaginaire, de la soif interne. (cf Baudrillard pour toutes les virtualités en jeu de mécanismes). 

C’est pour cela que le corps christique n’est pas l’effacement mais la sublimation du corps ; il est relevé ; il devient-signe mais le signe est, cette fois (et sans doute cette unique fois), pure structure ; du reste pour comprendre, il faut bien s’avouer que Descartes est un seul et unique René ; ça ne peut pas se dire, se désigner, deux fois ; puisque c’est la forme (qui n’a aucune composition et se délivre telle quelle ; je = je, ou donc je —> je ou je ←- je ; puisque c’est un rapport et qu’il se lit dans tous les sens). 

Le moi, si on lui dit que son être n’est pas un être mais un mouvement, une structure, n’y comprend rien ; il ne peut pas comprendre un tel mouvement ; si on lui annonce sa liberté, il entendra tout de suite (à supposer qu’il l’admette cette “liberté”) ; liberté pour quoi, liberté de qui, aboutissant à quel résultat ? Si il est selon le mouvement, cad selon le rapport, en tant que rapport, il ne voit pas que cela indique, potentiellement (mais on est réellement ici dans le Possible même, dans le réel-même), potentiellement que ce rapport indique tous les rapports ; depuis le 18éme ou le 20ème, on ne cesse de se prendre pour “tout le réel lui-même” ; et effectivement depuis la révolution toutes les intentionnalités de toute l’humanité et de toutes les personnalisations, sont bel et bien réalisées ; mais en vérité le réel est l'ensemble de toutes les ouvertures pratiquées dans la réalité qui creuse à chaque fois le réel ; dieu, depuis 5000 ans, la pensée, 3000 ans, le sujet christique, 2000 ans, cartésien, 500 ans, ouvrent à chaque fois ou montrent le possible pur et brut ; et dieu, la pensée, le sujet, le réel existent véritablement brutalement. 

mais le moi qui croit saisir ses images, ses objets (l’objet venant constamment concrétiser l’image qui pénètre la conscience et l’emplit, angoisse que l’objet vient aplanir, un temps) en est saisi, passivement (on lui produira industriellement ses objets, puis ses images, Debord, puis ses relations, internet). il ne peut pas admettre que certes les contenus de conscience existent mais secondement, voire secondairement, et que le rapport, la conscience seule et d’abord existe ; parce que seule elle ex-siste. 

Elle sort de son propre enroulement, puisque ce qui s'en-roule, roule, (infiniment) ; c’est un rapport, qui, donc, ne se ferme pas, mais est absolument ouvert ; et aucun contenu ne remplira ce rapport et aucune résolution qui ne serait pas elle-même structurelle (dieu, la pensée, le sujet, le réel, ou donc les domaines, esthétiques, éthiques, politiques, etc).

 

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