Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

De Gaulle

20 Avril 2026, 15:29pm

Publié par pascal doyelle

Il fallait donc prévoir, prévoir ce qui tôt ou tard surviendra.

Le temps est tel un cône (un entonnoir si l’on veut et tout dépend de ce que l’on place dedans), 

et le bec de cône c’est le moment du précipité ; 

toute la préparation du cône entier aboutira au moment de la décision, de l’ouverture, de tel événement, de telle surprise (Au fil de l’épée), de l'orientation soudaine du monde, de la relation, du champ de bataille, de ce qui sera ; 

Et donc le futur peut se prévoir, visionnaire. 

Sur le champ de bataille il faut organiser la guerre en amont. ce qui ne fut pas le cas en 14 et encore moins en 40. 

De ceci le jugement du Général sur l’impuissance, la disqualification, la démission ou la trahison des élites ; de là qu’il eut la volonté d’éduquer une élite adéquat (administrative, étatique, création de l’Ena… et des Compagnons de la résistance) et donc de la méfiance envers toute élite qui ne serait pas formée ad hoc ; les élites industrielles, politiques, intellectuelles, sont trop promptes à trahir, à fuir, à se replier sur leurs biens ou leur statut, oublieux ou ignorant de l'intérêt général, et ceci vaut encore plus pour les partis, facteurs de dispersion, de démoralisation, de division, qui paralyse et rend inefficace.

Un pays qui ne parvient pas à unifier sa volonté, ses classes sociales, ses catégories, ses industries ou ses ressources, finit par dépendre de plus en plus durement de ses voisins, et finit par se vendre pour une bouchée. Suivez mon regard. 

C’est que la vision était entière et veut éliminer l’incertitude du futur ; il fallait réunifier la France, assurer son unité ; militaire, politique et morale. Des trois la dimension morale est la plus essentielle.

Militairement l'armée était de fait affaiblie voire en lambeaux (restaient les colonies, cad l’Empire, et raison pour laquelle les anglais voulurent aider la France, afin que les colonies Fr ne passent pas dans l collaboration, ce qui offrirait nombre de ports et de territoires pour les forces allemandes, outre la marine Fr elle-même, qu’ils durent couler ou désarmer).  

;Politiquement envers les ennemis évidemment mais aussi envers les alliés (qui se précipitèrent afin de découper, partager, mettre la main sur la France), et politiquement afin de s’imposer dans la représentation de la patrie pour elle-même et qu’elle ne supporte pas le poids de la défaite, de la soumission, de l’humiliation ; qu’un seul au moins se dresse et refuse. 

Et c’est celui-là qui deviendra l’histoire-même. Par lui l’histoire n'appartiendra plus jamais à la collaboration et au défaitisme. Plus jamais à la résignation. 

C’est ce qu’impose cette légitimité exclusive réclamée depuis l’Angleterre ; ce ne sera pas, jamais, Pétain et la collaboration qui inscriront la France dans l’histoire, mais lui seul, lui seul et ceux qui, moralement, auront le courage de le rejoindre. Et cette aventure d’abord obscure et déraisonnable remplacera pour toujours la capitulation par la résistance, soit donc le refus du prétendument donné ; l’esprit toujours reprendra l’histoire. 

Et c’est cette unité qui commande tout aussi bien en son principe le refus du communisme (qui était aux ordres de Staline) ; la lutte des classes doit être reniée, et ce non sans amender très sérieusement le capitalisme (qui ouvre sa propre faille), et sera recherchée la troisième voie (dite “de la participation” qui n’est pas l’intéressement). La participation comme programme continuait l'action du révolutionnaire, de la refonte et du perfectionnement de l'édifice. Constitution politique bien sûr, mais auparavant, dès la Libération, constitution sociale et administrative (du Cnr aux nationalisations, etc).

Unité et indépendance, avec et par le nucléaire ; comme énergie et comme menace militaire. 

partout toujours rechercher les moyens de l’unité, contre les autres nations (aucun angélisme pour De Gaulle), et contre les “féodalités” intérieures (castes, classes, partis, etc). 

De sorte que constamment le goulot d'étranglement du présent qui précipite l’historicité et les dispositions, est combattu par l’esprit de vision, la prévision qui œuvre et qui travaille en amont de tout ce qui arrivera.

La victoire sera donc avant tout morale et lui seul réunira autour de lui les bonnes et les vraies volontés déraisonnables; et c’est pas de semblables volontés, neuves, que le pays se redressera. 

 

Voir les commentaires

N’existe que la transcendance

18 Avril 2026, 13:31pm

Publié par pascal doyelle

Ainsi l’être est l’effet (multiple) de l’exister ; et l’exister en son activité extrême, toujours extrême, se tenant au bout de lui-même, l’exister en tant que présent. Extrême et au bout de lui-même puisque réalisant le possible (et selon le possible on ne peut pas moins que se tenir tout au Bord, toujours). 

Nous sommes donc sur la voie qui délimite (sur une surface, celle du réel) notre être, en tant que si visiblement notre être n’est pas du tout une essence (auquel cas il serait tout gelé, tout pétrifié, tout immobile) mais une structure, un rapport qui se meut (à la surface du réel et non pas seulement du monde, de la réalité ou du corps vivant) et qui de la sorte est en capacité de contenir mais aussi de produire quantité de contenus ; il est le contenant de contenus ; aucun des contenus n’est adéquat au contenant et jamais le contenant ne se confond avec ses contenus (sauf à se prendre pour, mais alors c’est encore par liberté). 

c’est bien pour cela que l’on ne parvient pas à définir la cause de la cause de la cause, etc ; c’est parce que cela qui Ex-siste c’est le mouvement. Et le mouvement ne s’explique pas parce que le principe du réel est le possible ; et que le possible (tout ce qui est possible est réel) s'explique de lui-même. 

(ou donc imaginer, croire que le réel relève de quelque cause n’a aucun sens, et ne pas comprendre que seul le “possible” est le principe exclusivement digne de la constatation “il y a une réalité”). 

De là qu'il ait pu paraître, chez quelques-uns, qu'un saut était nécessaire et impératif ; soit on se déplaçait et plaçait dans le faisceau soit on en restait extérieur et on passait son temps à expliquer selon des causes, diverses et variées. Et que seul dans cette transcendance notre réel, à nous, devenait à peu près compréhensible, au lieu que d’en rechercher les causes réduisait considérablement la voilure et rendait en partie irrationnel, inconnaissable, injustifiable, voire méprisable ou inexistant de larges domaines de réalisation humaine. 

Si on veut expliquer selon telle ou telle immanence la réalité humaine ou la réalité tout court, on rabaisse le niveau. Et si on tente la transcendance on y voit un peu plus clair mais au prix de se jeter dans un noyau, un nœud, une verticalité très difficile ou en tous cas seulement supposée. 

On a “résolu” le problème, l'aporie, en admettant que la transcendance seule existe et qu’au dedans de la transcendance toutes les immanences que l’on voudra ou pourra trouver, inventer, découvrir ou créer. 

Et qui plus est (ce qui autorise que l’on parte de la transcendance, sans presque aucun problème) cette transcendance, amenée ici, est définie comme mouvement ; mouvement qui, donc, potentiellement, s’auto explique ou à tout le moins s’auto explicite. 

L’auto explicitation présuppose que le réel étant le possible, celui-ci recèle en lui-même, dans son concert, qu’il soit sa réponse. Et redoublement le possible est à la fois la question et la réponse ; et il existe une réalité parce que (parce que) le devenir est véritable, il s’agit d’un vrai devenir ; soit donc on n’a pas la même chose à la fun qu’au début ; il s’est réalisé quelque chose ; de nouveau, d’inattendu, d'inouï ; au sens de jamais entendu, ou d’extraordinaire.

 Et somme toute c’est cette gradation qui dépend de nous ; soit on se contente d’un effet sympa mais pas exceptionnel, soit on performe une sublime réalité, réalisation, une superbe humanité ou une ébouriffante personnalisation … (soit évidemment on s’effondre et cause de la souffrance ou de l’horreur, destruction d'autrui (dans toutes les facettes effectives) ou auto-destruction (qui est tout aussi bien un abaissement et donc dans les cas ce que l’on atteint c’est la perte de  - possibilités- ce qui est on ne comprend essentiel, structurel, affectant la structure même du réel) ; 

et c’est pour cela que ce monde peut tout aussi bien s’abaisser ou s’élever aussi loin qu’il le peut, qu’il se peut, selon les uns ou les autres ; et de toute manière chacun à la fois s’abaisser et s’élever, puisque ce qui compte, processus de compréhension christique, on chutera de toutes les manières, il faut cependant que sans cesse on se maintient émergé, soi ou les uns les autres, que l’on ne perde pas de vue l’horizon ou la Possibilité, ce qui veut dire la possibilité comme sens de ce qui est, et non pas l’enfermement dans l’être seulement, dans le donné, le déjà-là, le causé, prisonniers des effets, de l’effet en tant qu’être, destiné, et il le sait à disparaître, à se décomposer (tout ce qui est composé se décompose, le formel, le présent et l’arc de conscience ne sont pas composés, ils déroulent et ils tissent). C’est le “possible” en chacun, en soi et en autrui, qui est appelé (et donc ne supporte absolument pas une identité, une contrainte, un communautarisme). Il n’y a pas d’essence mais la structure du je est cette essence pour ainsi dire ; et non pas n’importe quoi, comme on va le voir ; la liberté n’est pas irréelle, auquel cas le réel cessant, tout disparait, se dissout dans son illusion et ne ressemble plus du tout à la capacité, à la transformation, modification qu’est la liberté ou soi ou autrui, qui sont des rapports existants et donc d’activité voire d’activisme brut, ou pur. D’une part. 

Et la possibilité comme éminemment cohérente (adéquate à elle-même et au réel, puisque sinon les intentionnalisations n’accrochent pas et partent dans le n’importe quoi, le fantasme, la facilité, etc) et coordonnée aux autres ; ce qui se nomme patrie, territoire, société humaine accessible à chacun mais aussi “à tous” ; “à tous” paraît une idéalité non réelle, mais en vérité toute conscience n’obtient son efficace que si elle sait qu’elle trouvera ou que ses possibilités peuvent être reprises par les autres, que ces possibilités, individuelles, seront des potentialités ; la coordination des sujets c’est cela qui se nomme “”démocratie” et qui n’est pas du tout évident, qui se doit d’être expérimenté, éprouvé, construit et élaboré entre tous. Ce qui eut lieu, depuis 2 siècle (non seulement politiquement au travers de la diversité des Constitutions et de la vie des peuples, et spécialement de la France qui tente mille et une combinaisons, jusqu’à ce que un seul, De Gaulle, puisse parfaire sa vision, mais aussi expérimenté dans toutes les relations humaines et toutes les personnalisations, soit donc les relations à soi-même, ce qui est singulièrement fondamental. 

Et donc la transcendance seule existe mais déploie quantité d’immanences ; à quoi peut bien servir la transcendance sinon exposer au plus loin possible ; ce qui veut dire au plus organisé possible, puisque le désorganisé s’effondre, et compte tenu que cet organisé c’est celui de la capacité de possibilité maintenu, un ordre qui ne serait qu’ordonné selon l’être, se fige) ; l’être est multiple (sans que jamais on puisse de telle ou telle immanence de telle réalisation, remonter jusque dans la transcendance ; puisqu'elle crée tout ce qui est ; l’exister rend possible l’être et l’être a pour finalité(s) les possibilités qui redouble, triple, quadruple le possible lui-même.

 

Voir les commentaires

Nouveau corps, nouvel amour, nouveau déluge (Rimbaud)

12 Avril 2026, 18:33pm

Publié par pascal doyelle

Dieu, si il existe, nous transfère donc son être, sa capacité, son pouvoir ; à savoir créer. 

Mais l'ensemble de tout ce qui est, si l’on tient à cette tradition ou cette révélation, est dénommé “la création”. 

(dieu étant l’Intention, purement formelle, qui décide de ce qui est ; il est lui-même, étant formel comme dit, hors du créé ; rappelons que dieu, ce sujet, cette structure sujet, relève de la magnificence du principe de “ce qui est réel” à savoir le principe du possible ; tout ce qui est possible est, existe ; et donc le sujet-structure, dieu, est tout purement l’intention-même, le rapport à soi, ou donc le rapport à lui-même du rapport ; ce qui veut dire la capacité de rapports (par ex la justice, la sainteté autrefois, ou l’amour christique sont les formidables et même absolus accélérateurs de rapports possibles ; pareillement la littérature ou Montaigne ou Descartes ou Pascal ou évidemment la révolution qui rend manifestes tous les possibles ; mais donc dieu est, lui, l’Intention purement intentionnelle, ce qui veut dire Autre, et une et dès lors se présente-t-il comme le un tout-autre. 

Tout est en place. 

Sauf que soudainement il s’incarne en ceci qu’il absorbe en et pour lui-même la destinée humaine ; de bonheur et de désespoir ; d’amitié et de trahison, etc. Il est probablement faux de considérer que dieu connaissait tout cela bien avant ; il lui fallait intégrer ce qu’il en est d’un corps, de la souffrance, de la solitude, et ainsi de suite ; l’éprouver. Ou dit autrement ; il existe une réalité, un univers, une humanité afin que tous ces devenirs réalisent de par eux-mêmes le possible ; et que de fait cela n’était admissible que si librement, de par elle-même, en tissant activement tous les rapports cette réalité véritablement  - devienne - et elle ne peut - devenir - à proprement parler que si elle nait de sa propre activité ; choses, êtres et consciences doivent se tenir d’eux-mêmes ; 

ce qui s’impose comme principe du principe, à savoir que si le possible est le principe de la réalité, alors elle devient ; il y a une réalité parce qu’elle devient, et qu’elle ne suit pas un “ordre” préalable ; serait-il logique ou mathématique ou physico-chimique, etc ; il est de la logique, des mathématiques ou du physico-chimique parce que les choses et les êtres étant des rapports, ils se tiennent de et par leur cohérence ; les rapports sans cohérence disparaissent (par ex, il y eut probablement 99% de réalité disparate ou désordonnée avant que paraisse une réalité à peu près organisée ; cet univers est l’écume d’une quantité d’une ampleur inouïe, et si cet univers-ci est in-fini alors évidemment la réalité désordonnée précédente est elle aussi “encore plus infinie” ; rappelons que l’infini est la brique logique de toute réalité supposée). 

Qu’inversement on nie ou ne pense pas même à dieu, il appert que cet être humain est, littéralement, le prolongement, ou la prolongation ontologique du possible, puisque lors même que dieu n’est pas, toute réalité (serait-elle extraterrestre ou à quelque moment du temps) aboutit à un être qui existe en tant que rapport ; lequel rapport n’est pas lié ou identifié à un “ordre” ou une “essence” mais est un rapport dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même ; signifiant par là qu’il déploie sa forme comme forme de tout. 

sans doute dans un univers sans dieu qu’un être soit soumis à l’abscondité absurde d’un déploiement désormais unilatéral (cad sans correspondance du tout avec quoi que ce soit), est source d’une souffrance invraisemblable ; cet être, qui forme cercle (formel) avec soi-même, se croit éternel, pour disparaître un beau jour, à tout jamais et ayant existé pour rien du tout (étant entendu que jamais aucun être humain ou même être de conscience, extraterrestre, ne parviendra à maitriser suffisamment l’énormité infinie de cet univers ou même des cadres d’espace et de temps, et que pour briser ou entrouvrir cette cage serait appelée une quantité d’énergie quasi infinie elle-même, et que donc rien jamais ne survivrait à cette réalité ; une civilisation de 1000 ans est déjà un exploit, alors 1 milliards d’années… ou 160 millions comme les dinosaures…)

Donc on aboutit quoi que l’on en pense à ces êtres relatifs, relatifs à eux-mêmes ; et ainsi écartés ou s’écartant du donné, de la causalité et même outrepassant l’adn (résolution générique des problématiques d’un vivant, dans un milieu spécifique et donc adn vite débordé) ; par cette mise en œuvre qu’est l’acculturation ; d’abord gérée par le collectif (le langage, la représentation communautaire, la parole-monde, le retour cyclique, le sacré et le profane, l’holisme généralisé, etc) et puis ensuite rapporté à chacun, chacun élaboré (de par soi, par ex sous le regard du christ, puisque lui vit et puis meurt d’une existence propre, hors de toute communauté) un chacun élaboré donc qui peut porter, supporter l’ordre, l'organisation, la représentation, le langage, et développer quantité de tactiques et de stratégies hors la stricte communauté ; libre donc, au sens où toujours l’humain fut libre, mais que là, cette fois, il le sait et que le “libre” fait l'objet lui-même d’une stratégie en propre, représenté, annoncé, partagé et compris (puisque l’on ne peut pas supposer la liberté de tous et de chacun sans qu’ils le sachent nommément comme tel; la liberté implique de fait la représentation, elle doit se présenter à elle-même (et concomitamment aux autres et réciproquement ; aussi le christique qui impose autrui bien avant le “je” de Descartes (ou de Montaigne et de tous les autres), puisque autrui doit être accueillant, et donc d’abord accueilli, pour que chacun soit en mesure de se proposer, soi. 

de même la liberté ne peut pas être en elle-même un “ordre” (serait-il intelligible ou rationnel, ne serait-ce parce que nous ne disposons pas du tout d’une telle connaissance et que l'on ne peut pas attendre qu’elle se réalise totalement pour être effectivement libre, outre que produire une connaissance présuppose déjà que libre on le soit, ce qui veut dire détaché et autre que le donné), pas un “ordre” donc puisque le propre de la liberté est d’articuler la pensée certes, mais la pensée (ou la représentation ou le langage) au donné là, à cet horizon du monde (ou des relations à autrui) qui toujours sont mouvantes et rappelons qu’existe une conscience afin qu’elle permette une adaptation très précise au donné là et à autrui. 

De même encore, la liberté étant posée elle absorbe la totalité du possible, et donc toutes les finalités seront inférieures à sa capacité, sauf si la liberté a pour fin la liberté même, ce qui veut dire, la création. La création est ce qui n’est pas déjà, mais qui soudainement advient, paraît, naît. la création ne produit pas “magiquement” une nouvelle réalité ou un réel soudain (comme dieu, la pensée, les deux sujets ou le réel-révolution, cad réalisation) mais la liberté met en jeu la totalité des rapports connus, admis, intégrés, éprouvés, imaginés, désirés dans une nouveauté ; parce que c’est porter à devenir l'ensemble de la réalité, de la réalisation déjà obtenu mais élevée à nouveau, un nouveau corps, un nouvel amour, un nouveau déluge (Rimbaud) ; à chaque fois l'ensemble se transforme par quelque possibilité et qui sera, deviendra une nouvelle réalisation ; de même que les mathématiques grecques seront réinstallées dans les nouvelles découvertes, inventions, créations ; le Créé n’est absolument pas moins objectif et réel que le supposé donné. L’ordre n’est pas préalable, mais se génère des rapports eux-mêmes, rendant accessible une nouveauté à la fois imprévisible et cohérente (étant entendu que l’idée même de “rapport” contient en soi qu’existe, que s’impose cette cohérence).

Historiquement il s’agissait de créer un nouveau monde, une humanisation et une universalisation, un nouveau corps et toutes ces personnalisations qui nous sont immédiatement devenues sensibles et tellement évidentes, ces corps recouvert de signes (d’images et d’objets, et de désirs, cette autre-surface du corps couvert de signes), et un nouvel amour, qui prit nom de fraternité, au plus haut, et de variantes, ayant nom de société dite humaniste et personnaliste (au point de se renier comme universelle, livrée cette fois à l’égocentrisme, et le fantasmatique et l’irréalisme).

 

Voir les commentaires

Description du mouvement d'exister 

3 Avril 2026, 21:07pm

Publié par pascal doyelle

Le je pense est autre que le je suis (et l’un et l’autre paraissent abstraits à leurs propres yeux respectifs) ; cette scission est irrémédiable ; et c’est la souffrance, le doute, l’horreur, l’incompréhension, bref tout ce que l’on veut dans le genre, qui nous atteint au cœur, et même avant le cœur, puisque cette division nous constitue de A à Z, du haut en bas, des pieds à la tête. 

Il n’y aurait pas de champ intentionnel sans cette division, et nous n'apparaîtrions pas dans ce champ et donc nous ne serions pas visibles à nos propres yeux et rien ne serait visible sur ce mode là (la conscience) puisqu'il n’y aurait personne à qui tout cela ou tout ceci apparaîtrait. 

Dit autrement le je qui existe se tient toujours en réserve du je qui pense (ou selon Lacan, le je qui est, sujet inconscient, est en-deçà et plus grand que la pensée, le conscient, Lacan inversant, généralement, vis-à-vis de Sartre ; Lacan s’emploie à délimiter, définir le croisement du je suis, je pense, mais le je suis est alors constitué comme champ pulsionnel ; soit donc la pression exercée sur le conscient par l’énergie du corps, non d’abord le désir (qui est élaboré) mais la pulsion ; c’est le pulsionnel qui doit basculer dans le champ intentionnel (par ex en adressage de l’enfant aux adultes, ou à la mère, dans et par la demande-à quelque "un") ; il se peut que malgré tous les efforts l’énergie s’impose à revers et retourne constamment dans le corps, dans le pulsionnel ; puisqu’aussi bien on ne peut pas puiser d'énergie ailleurs que celle du corps,

en somme le non-pulsionnel, le détour de la pulsion, est un faux-semblant, mais si l’on ne croit pas au faux-semblant on disparait ; on est absorbé, petit à petit ou dans un fracas, dans la pulsion, dans la satisfaction (imaginaire ou fantasmatique, et puis illusoire ; la solution ne vient, ne viendra absolument pas du monde, ou du vécu ou du corps, mais de la dimension recélée dans l’horizon (dieu universel sujets et réel, ou d'un domaine, la poésie, l'éthique, la charité, etc );

le non-pulsionnel c’est la non-satisfaction ; jamais on ne le sera , satisfait; rien du monde ou du corps ne comble le vide, ou donc le formel, sauf le formel lui-même et ainsi à sa manière, selon sa logique du formel, qui ne ressemble à aucune détermination ; et bien qu’une quantité considérable d’ouvertures de l’autre-champ soient disponibles, sans cesse le moi revient au moi-même, aux objets et aux désirs et aux images qui tournent en rond. Le pulsionnel au corps vivant.

Si il n’était l’interruption que provoque les structures (dieu, la pensée, les sujets (les deux) et le réel) qui relance toujours à nouveau toute la détermination. Et recrée une nouvelle humanisation (jusqu’à son point du moi personnel), un nouveau monde, une nouvelle réalité, de nouveaux domaines (comme l’esthétique s’émancipant du rituel et du religieux). 

Ce qui fut expérimenté vraiment, dès lors, c’est la forme interne de la structure de conscience, et son déploiement, promotionnant l’externe réalisation, encore plus active lorsque la révolution, cad le réel, lance chacun dans l’invention des signifiants (des objets, des images, des signes) ; dans l’immense séduction du monde. Mais de même que le fantasme est originel, puis imaginaire puis en de néfastes fantasmes détériorés. tout ce monde est l’effet du moindre pli et dépli de la structure. La divine structure : présent, universel, champ intentionnel, sujet, réal-isation totale de tout l’humanisation et puis personnalisation possibles. 

Or il conviendra d’analyser, de rechercher, de poursuivre cette dimension, que l’on considère ici comme évidemment bien plus fondamentale que l’autre versant en tant que sujet inconscient ; et bien que l’on ne songe pas du tout à nier cet inconscient et au contraire à montrer comme la plage est infiniment ou indéfiniment étendue qui coïncide le multiple champ intentionnel, conscient inconscient, structurel ; pour le dire nettement si la conscience est un rapport c’est que le secret de son réel se loge dans son faisceau, son faisceau originel ; et donc il et impossible de désigner la conscience sans les signes, mais les signes se dégagent ou produisent des horizons … Et alors ce sont les horizons qui se manifestent, mais d’une si incroyable manière.

Et de ce qu’ils tiennent à leur évidence ; avant la révolution (ou la pensée ou dieu ou le sujet) on ne sait pas ce qui va se manifester. Et les révolutionnaires avancent dans la nuit, entourés de feu. Et pourtant ça existera. Mais on ne le sait qu’ensuite. Et suite qui va s’imposer de telles évidences que nul ne songerait ni ne serait en mesure de modifier l’appréhension de ce qui est advenu. 

Par ex si Marx remet en cause la révolution c’est à partir du point de révolution, jusqu’à le caricaturer (les marxistes essaieront de reproduire la révolution, en pure perte ; des individualités tenteront de copier Descartes, pour peu de résultat) ; puisque l’on ne peut pas répéter l’événementiel ; et l'événementiel vient de la structure et la structure on vient de dire qu’elle se loge dans le faisceau de la conscience, le faisceau intentionnel mais à rebours ; en remontant.

En remontant dans la structure ; c’est à cela que se tient, que s’attache toute réflexion, réflexivité (et quelque que soit le signifiant dont elle l’inscrira ; puissance, capacité, intention, intentionnel, esprit et négativité (Hegel), sujet transcendantal, pour-soi, etc) ; de sorte que l’on en obtient toute la planéité du champ intentionnel ; de l'inconscient à l’arc tel qu’en lui-même (qui n'apparaît jamais, sauf qu’il se-sait) en passant par le conscient, du champ de perception au champ intentionnel en passant par le champ pulsionnel ; tout cela coexiste, puisque le rapport est non déterminé et peut absolument traverser toutes les réalisations, les réal-isations, les inscriptions au travers des signifiants. 

C’est ainsi le champ non-fini infini (puisque formel) que celui du champ intentionnel de conscience. Formel ne veut pas dire vide, bien que selon le monde (ou le corps ou le vécu ou l'humanisation ou le moi) il soit tout à fait abstrait ; sauf que pour un je il ne l’est pas du tout ; il le signifie, lui. 

 

Voir les commentaires

Actualité, activité et cohérence

28 Mars 2026, 13:01pm

Publié par pascal doyelle

Le sujet révélé 

L’incarnation préalable

D'aucuns ne comprennent pas : le christ sacrifié pour nous, en rémission des péchés.
Pourquoi sacrifier ce bonhomme Jésus, qui était de plus innocent et lui-même sans faute ?
Pour faire court ; il sacrifie Jésus pour sceller la nouvelle alliance ; puisque nous ne faisons pas l'effort de le rejoindre, il s'efforce, lui, de faire le premier pas et de venir vers nous et prouve son attachement par ce sacrifice, sacrifice redoublé d'un innocent, sacrifice de et par lui-même (puisque jésus est aussi le christ et non quelque péquin).
Au lieu que nous ayons à racheter nos péchés (nos erreurs, nos faiblesses, nos délires) c'est lui qui les rachète, qui rachète pour nous ces égarements ; ce qui veut dire "peu importent vos faiblesses, toujours vous pourrez compter sur votre propre intention, puisque moi, le dieu unique, je sais compter sur votre intention". “Vous pouvez déchoir (vis à vis du monde ou de vous-même et à vos propres yeux et tout ce que l’on voudra) vous ne déchoirez plus dans mon regard".

L'Intention sera toujours plus vivante que ses effets.

Et si, comme vu, le christique insiste avant tout et fondamentalement sur autrui, c’est afin que tout sujet se sache déjà accueilli par tous les autres ; “autrui” comme principe du christique, c’est la possiblité offerte pour chacun des sujets qui viendront. Chacun se comporte envers autrui comme le dieu un unique s’est comporté envers l’humanité ; lui par-donnant avant même. 

Il est ainsi une capacité qui sera toujours renouvelée de la possibilité ; et lors même il n’y aura plus de loi  qui vous vale punition et condamnation ; sous condition que vous vous jugiez vous-même. Et il faut comprendre alors que le “système” christique rend possible une continuelle renaissance, outre cette évidence que le sujet est alors en mesure de visualiser sa propre mort et par lequel point d’entrée il lui est possible, désormais, de se retotaliser constamment (comme disait Sartre) ; et ce faisant d’ouvrir par et pour autrui une représentation de soi et de l’autre ; il existe désormais un Regard qui coupe au travers de toutes les hiérarchies, strates, castes, ségrégations, exclusions, etc. 

Et ce regard est invincible non seulement parce qu’il vient du dieu un unique, mais parce qu’il actualise dans le monde une présence qui est une activité (et non un adoration suprasensible, non une contemplation) ; propageant le rapport (qui est seul vivant ou si l’on veut ex-sistant). 

La re-Création

Ainsi l'alliance est-elle doublement, triplement acquise, et ce de par sa générosité (infinie) : il montre absolument son intention, demandant par là qu'il puisse conquérir notre intention.

Mais ceci n'est pas tout ; puisque par cette alliance elle est certes, et elle est prouvée et écrite telle mais de plus elle est renouvelée. Ce qui change la nature même de l'alliance. C'est une toute autre histoire ; celle du re-commencement. De la re-création qui débute, s'initie par le christ ; il reCrée au su et à la vue de ce nouveau principe ; ce qui vaut dès lors ça n’est plus seulement la Loi (qui condamne) mais l’Intention (qui sauve). 

Et plus encore ; que penser d'un dieu qui se dépouille de sa divinité (kénose) et épouse la vie humaine ? qui, de la sorte, la connaît dès lors du dedans, du dedans de nous-mêmes ?

Ceci ressort du grand plan initial ; à savoir que dieu crée la possibilité qui de par soi se rendra possible ; il n’est pas un ordre qui s’applique mais c’est l’exister même, le réel et la réalité qui s’engendre et c’est l’entièreté du possible (qui relève de sa propre activité, sinon il n’est pas “le possible”) qui se révèle et par lequel le dieu unique et un tout-autre apprend, s’instruit, parie sur le réel, sur le principe même d’une création qui-se-crée. Il a délégué son “être”, son propre principe à savoir “créer” à sa création ; qu’elle fasse montre de sa capacité. 

Ce qui veut dire, notons le, que si le principe du réel est le possible, il ne se réalise pas une “réalité entre autres”, une réalité quelconque mais la seule ouverture en et par laquelle une réalité existe. La réalité assume l'entièreté du possible-même. 

Le sérieux

Il ne s’agit pas du tout d’une plaisanterie, le réel. Le réel doit prouver sa capacité. le réel doit poursuivre aussi loin qu’il se peut, aussi loin qu’il se peut la possibilité même. 

Il n’était pas dit, nulle part, qu’il y ait un dieu un unique et purement formel ; au contraire, on adorait les qualités, parfois ésotériques, des dieux, de sorte qu’on situait seulement le sacré, localisé dans tel espace ou tel laps de temps, le sacré séparait le monde, la communauté, et ainsi de suite. Mais le dieu un tout autre est autre que toute la création ; qu’il a, effectivement, créé et dont il se spécifie histoire de ne pas se spécifier ; comme purement une intention, et même en tant qu’il est l’intention elle-même ; c’est pour cela que sa spécificité est un principe, à savoir le Créer. Le créer c’est absolument le possible ; on en crée pas selon un ordre préalable, le créer est lui-même cet ordre et comme tel il ne peut pas s’épuiser dans son effet ; puisqu'alors tout cesserait ; le créer sera lui-même la capacité. 

Ainsi dieu, l’universel (et la pensée), le sujet, christique et cartésien, le réel (et la révolution, cad la réalisation) ont pour  - effets - justement de démultiplier le réel, ou donc le possible ; le possible tel que réalisé aboutit à encore plus de capacités ; il consiste à concrétiser non pas seulement tel ou tel monde déterminé, telle détermination, telle essence, mais à produire le cadre de la possibilité-même. 

Le cadre de la communauté holistique cyclique distribuée selon le profane et le sacré, la parole-monde (la communauté invente et est effet de l’invention du langage, partagé), l’échange dans une collectivité, tout ceci impose un cadre structurel précis ; c’est seulement qu’ensuite il sera redistribué en et par chacun, chaqu’un ; que l’on pourrait caractériser comme libération au fur et à mesure des signifiants ; chacun étant de plus en plus autorisé à manier, inventer, créer des signifiants.

La représentation humaine s’étend. Et de plus elle s’intensifie(dieu), s'augmente (universel grec), s’actualise (sujets et réel, qui se déploient cette fois sur la totalité, l’ensemble de tout ce qui est humain, ne demeurant plus dans le ciel séparé de dieu, ni dans l’abstraction, mais ayant à exister activement ici et maintenant en modifiant la totalité).

Et il faut rendre compte du déploiement d’un tel champ ; à savoir que non seulement on utilise le signifiant de plus en plus mais on doit positionner l’opération elle-même du déploiement (opérations que l’on déisgne, signifie dans les signifiants par dieu, la pensée, le sujet, le réel) : qu’il soit donc individualisé par le dieu un, ou qu’il soit argumenté par la pensée, grecque, hors du langage commun (ayant à produire un système référé et transmissible individuellement), qu’il soit absolument individualisé par le christique dans l’adresse même de son regard ; soit donc chacun ; et autrui comme chacun de par lui, 

Avant Descartes qui accède au “chacun de par soi” (celui qui lit “je pense, je suis” devient ce qu’il est, un sujet, le sujet entre dans la représentation tel qu’en lui-même, ce que l’on repère également en ceci que Blaise Pascal introduit, lui, le moi, qui, pour la première fois est désigné tel “le moi de Monsieur Descartes” )

Et il y eut ensuite l’auto désignation de par elle-même de la société humaine (et donc au vu et au su de tous et de chacun comme il se doit, puisqu’il s’agit de coordonner chacun d’avec chacun et d’avec “tous”, ce que manifeste exemplairement De Gaulle), qui, cette fois, se décide d’elle-même, consciemment, volontairement (qu’elle puisse tenir et se continuer comme sociétés des sujets libres, veut dire qu’elle est absolument fondée structurellement ; non pas imposition d’un “ordre” serait-il “raisonnable”, mais adéquation au jugement de chacun, à sa décision, et donc réal-isation intégrale de toutes les intentionnalités humaines possibles, ce qui a lieu depuis 2 siècles).

 

Dit autrement le déploiement existant en tant que rapport, doit se signifier lui-même puisque la finalité de son activité est de se proposer comme réel extrêmement pointu. 

En un mot le sacré et le profane sont outrepassés par le divin ; le divin existe séparément ; et il commence de distinguer et non plus de réunir (dans un seul monde communautaire) ; jusqu’à ce que la structure (de distinction) aboutisse à saisir à vif la forme même ; à savoir la conscience-de. Individuelle et puis individuellement coordonnée.

Il fallut extraire de toute détermination la forme antérieure aux déterminations ; dieu, la pensée ou l’universel, le sujet et enfin le réel (la société humaine qui rend possible les sujets et l’organisation et le relationnel des sujets, sous la formation, certes déceptive, des mois, ceux-là même de la psychanalyse par ex). 

La possibilité se caractérise par la cohérence (ou la clarté et donc la distinction rationnelle), l’activité (ou l'exigence) et l’actualité (la puissance, la capacité ou l’effort) ; toutes caractéristiques qui s’établissent du rapport ; qui est le tout entièrement vivant (ou existant) étant entendu qu’il n’est de rapport qu’en mouvement.  

Or cela signifie que le possible tel qu’en lui-même, se tisse actuellement ; il est l’autre-face, celle que l’on ne peut pas voir, le regard que l’on ne peut pas croiser. Pour le moment.

 

 

Voir les commentaires

Élaboration du divin

16 Mars 2026, 12:25pm

Publié par pascal doyelle

Le rapport, cette notion, est le devenir. Tout existant constitutivement en tant que rapports. Les choses et les êtres sont les mémorisations des rapports qui les constituent, et ces choses et ces êtres continuent d’exister en se mouvant. L’être, la détermination, est, mais en tant qu’effets du mouvement qu’est l’exister ou le présent déroulant tout ce qui fut, est, sera. Et il existe une réalité, en tant que devenir, puisqu’il fallait que la réalité soit une réalisation qui se déploie de par sa propre auto-détermination, comme on verra du point de dieu. 
Et ce, comme on l’a dit, en tant que le réel se tient du principe du possible ; tout ce qui est possible est réel (évidemment le possible ne se confond pas avec “l’imaginable”, lequel du reste est seulement composition, d’éléments pêchés dans la réalité, coupés, découpés). 

Il se peut que le possible soit, tel quel, et que se déroule le monde, la réalité, ou si l’on préfère l’univers, et que l’ensemble finisse par disparaître, annulé, effacé au bout de milliards de milliards (etc) d’années ; de sorte que de tout il ne reste rien, et fondamentalement il ne reste personne pour se souvenir ou donc se remémorer ou encore continuer de tenir les apogées de tous les rapports ; ce qui veut dire que se supprime, s’efface toutes les élaborations que purent tenir les rapports, leurs plus belles ou intelligentes ou extraordinaires élaborations ; que toutes les architectures disparaissent. Que tout soit “pour rien”, sans aucun avenir, aucune reprise, aucune, pour résumer, mémorisation. 

C’est pour cette raison que peut être supposer le divin ; le divin outre cette raison qu’alors tout ce qui s’est instruit, construit au long des milliards d’années est retenu, mémorisé, le divin donc est tel un “sujet”, ce qui veut dire qu’en lui-même il est le possible (soit donc le principe de tout), le possible toujours possible ; et alors les mémorisations (tout ce qu’un “univers” a pu produire, inventer, créer) tiennent et prennent place et seraient alors, peut-être, encore et toujours susceptibles de devenir encore et toujours ; imaginons donc que toute la création (dans l’hypothèse du divin) est une mise à l’épreuve, un laisser-être de tout le possible et qui réclame, donc, que cet univers soit laissé à lui-même afin que de tous les possibles rapports qui se tissent, se produire une réalisation absolument inouïe, ce qui veut dire jamais nulle part jamais entendue par qui ou quoi que ce soit ; même dieu. 

Dieu inaugure donc, pris dans l'autre sens, qu’il délègue à sa création cela même qui le caractérise, lui, à savoir ; qu’il crée. Et alors la création effectivement commence de tisser tout ce qu’elle peut tisser et surtout toutes les réalisations non seulement se réalisent elles-mêmes, mais assurent le ou les prochains possibles ; dit autrement le tissage de la réalité ne tient que dans la mesure où elle permet, entretient, constitue et continue et rend possible la continuation du possible ; par ex l’inorganique rend possible le vivant, le vivant le conscient, le conscient le sujet (et etc puisque l’on ignore où s’arrête la possibilité). 

La vérité est ainsi non pas la perfection (auquel cas il suffirait d’adorer le divin tel quel) mais la perfectibilité, et assurée, assumée par tout rapport conscient de soi, ou si l’on préfère par toute “conscience” (serait-elle d’un corps doté de cinq jambes et quatre bras, peu importe, il est à peu près clair que “conscience” existe seulement d’une seule forme ; puisque les contenus ne remontent pas dans la forme qui les rend possible). 

Ce qui signifie que l’au-delà, en tant que l’au-delà retient les possibilités réalisées (comme univers), sans quoi tout disparaît à jamais et rien ne sert à rien, cet au-delà n’est pas seulement la remémorisation du réalisé, mais sa continuité. Ou comme disait finalement Kant, étant moralement perfectionnable, alors on peut supposer une perfectibilité infinie à venir. Cela revenait à ceci, littéralement, sauf que limité au règne des “fins”. Alors que plus vraisemblablement, c’est l'ensemble de al création qui se-crée, de par soi, ayant reçu la délégation de la nature de dieu, à savoir la création ; et c’est également cela même qui nous mène ; il ne s’agit pas seulement de se conformer à un Ordre, mais de rendre possible quantité de mises en forme, au sens où l’universalisation est déjà toujours une continuation de la réalité et une continuation de son propre potentiel (à savoir ; que peut créer un sujet en tant qu’il est un rapport qui agit et qui se place et déplace lui-même et envisage (au sens propre et figuré) autrui et se saisit lui-même comme tel, et sait qu’un réel il y a, et qui ne se “vit” pas seulement (comme un vivant dans son milieu), mais existe, ce qui veut dire intègre la Possibilité dans le présent, dans le présent en tant que le présent déroule l’entièreté du possible (qui lui est accessible, sous-entendu il existe encore une quantité non défini de possible(s).

Ainsi la vérité du principe de possibilité est l’asymptote du “encore plus grand possible”, étant entendu que le possible véritable est celui qui permettra ‘encore-plus-de-possible’ ; soit donc la cohérence suffisante qui rend accessible encore plus de cohérence ; tel la révolution, qui délègue à chacun (et à tous) la capacité de non seulement gérer mais d’inventer (ce qui ne manquera pas, de fait, depuis 2 siècles). Telle la raison évidemment, tel dieu ou tel le sujet chrétien et puis cartésien (qui, lui, n’a besoin que de lui-même pour se tenir, mais qui se doit, pourtant, au dieu, peut-être pascalien, ou se devra à la révolution, à la médecine et à la technique, pour soulager le corps et le travail de l’homme, ce que René entendait par “maître et possesseur de la nature” ; il ne s’imaginait pas un déferlement technologique. 

Le possible s'ajoute au possible ou sinon il ne s’agit que d’une possibilité immédiate, qui tombe dans l’immédiat et s’éteint ou se satisfait et disparaît. Le possible s’instancie en tant qu’il promet une plus grande réalisation suivante ; de ceci doit-on s'interroger sur sa nature même ; mais alors que recèle le rapport en tant que tel ?

Il est clair qu’ici le rapport contient tous les rapports, dans leur possibilité ; des mathématiques aux sciences, des langages aux poétiques, des éthiques au politique ; etc.

Le sujet n’est pas moins rationnel que la raison, mais bien plus ; et le rationnel est en lui-même la capacité de tisser des rapports, et le tissu qui en résulte peut tout aussi bien s’instruire comme communauté holiste cyclique que comme expansion indéfinie déléguée à chaque individualité (au risque de déchirer précisément le tissu humain, puisque quoi que l’on en pense, le langage est un ouvrage commun ; on parle dans l’oreille de l’autre ; et si on ne s’entend plus, on ne s’entend plus même soi-même).

Le pivot que comprenait se donner la pensée grecque, l’être, l’ousia, l’essence, l’idée, etc, comble la pensée mais non le sujet ; le sujet lui-même se donne, à soi, sa propre verticalité ; du christ au sujet, Montaigne, Renaissance, et suivants ; et la littérature, ce que nous nommons tel, s’adresse aux sujets ; et c’est seulement au 20ème que le moi supplantera le sujet ou plus exactement que le moi est la formule démocratisée, pour ainsi dire, du sujet ; mais aussi sa concrétisation ; le moi cesse-t-il d’être un sujet ? Il le croit, et il désire tellement le croire (puisque le moi doit se vouloir lui-même et donc renier toute attache afin que son unité puisse se déployer, que son rapport absorbe tous les autres rapports et invente son-monde, le monde des mois).  

Si le principe est le possible ; il en résulte que se déploie toute la capacité d’un monde créé qui contient à lui-même son propre ressort, sinon ça n’aurait aucun intérêt de copier un Ordre préalable, et ainsi les choses et les êtres ne “sont” pas mais ex-sistent de leur propre activité, c’est l’expérience totale elle-même, si le principe est le possible, alors l’être (la détermination, l’ousia) est second et l'exister premier ; et dès lors le réel est le mouvement. 

De là que l’on ne voit pas du tout comment le mouvement pourrait cesser. 

C’est la substance même de ce qui existe, la signification même du possible, lequel est antérieur au néant et à l’être (l’être générique, comme question). c’est le possible qui prélude à tout, y compris le divin qui est placé ici comme “le sujet qui existe hors tout” puisque le “sujet” est la formulation absolue (que l’on sache) du possible toujours possible, la forme ‘dieu” ne dépend pas du contenu ; il est la forme elle-même ; pareillement la “conscience” est le programme lui-même, elle n’a pas de contenu, ne relève pas d’un Ordre, elle est l’ordre en tant qu’il est le possible ; et que le possible n’est pas n’importe quoi, puisqu'il doit assurer la cohérence, ou donc le possible suivant ; le possible réel ne peut pas effondrer le possible, sinon localement et dans telle immédiateté, et il y eut quantité d’immédiatetés qui s’effacèrent ; le possible doit soutenir le possible, c’est la signification de sa structure.

Et évidemment, outre tout ce qui en est supposé, ceci impose que le réel s’efforce. Il est tendu vers, par et pour sa réalisation et se tenant toujours au bord du monde, au bord du donné et donc au bord du vécu, il avance de par sa propre capacité, laquelle dépend non d’une externalité, mais de sa capacité de rapports ; c’est le tissage, inouï, non-entendu jamais, qui compte et qui repose sur lui-même.

 

Voir les commentaires

L’aveuglement

10 Mars 2026, 12:29pm

Publié par pascal doyelle

 Le point d’application du réel (dont le principe est le possible) s’impose donc comme ce rapport excellentissime qu’est l’arc de conscience, qui est précisément le rapport à (soi) dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même et non quelque identité qui serait déterminée et relative tout à fait. 

Raison pour laquelle on ne parvient jamais à définir notre “être” , sinon par l'ensemble ou quelques uns des effets de ce rapport, de cette conscience ; tous les langages, toutes les connaissances, toute philosophie ou quelque scientificité ne peuvent circonscrire cette structure qui est en elle-même déjà autre qu’elle-même. puisqu’un rapport a déjà basculé. Produisant qu’il y ait une réalité. 

On nommera donc point d’aveuglement le moment, historique et personnel, d’instauration de la réalité, de la réalisation comme totale et qui oublie, littéralement, ses sources, son origine, sa signification de structure pour se contenter de son acquisition immédiate ; puisque par la révolution (il n’y en a qu’une diversement réalisée, mais celle, française, est la programmation la plus cohérente ; puisqu’elle lie l’égalité et la liberté, hors de quoi elle déboucherait dans une société humaine de rivalité et aucune liberté ne parviendrait en elle-même, par effet d’égalité, à élever suffisamment sa dimension civilisationnelle ; ou dit autrement sans l’égalité ou sans la liberté la société humaine déchoit, perd en qualification, s’abaisse et au final tend à ne plus ressembler à rien ; ainsi l’américaine ou la soviétique autrefois ; puisque ne “faisant société”  ou si l’on préfère en décidant au-devant et volontairement, consciemment d’organiser la société humaine (ce que la déclaration ou l’Etat moderne signifie, qu’il soit français, libéral ou communiste, ou autre selon sa diversité), en tenant au-devant de soi et donc de tous et donc de chacun (qui sont appelés un par un tel quel) l’élaboration de la société humaine, c’est l'ensemble de l’humanisation qui est sous-entendu ; tout se réalisera (de ce qui est humain, et probablement il n’y aura pas de reste ; tout est engagé à être, ce qui veut dire à exister ; entendant par là que chacun des rapports, chaque liberté, sera amenée à se vouloir, comme pourrait dire ou sous-texter Nietzsche, et le collectif à se décider, Heidegger). 

Or donc puisque pour chacun et tous tout est décidément voulu, alors chacun et tous s’imaginent être maître et possesseur de leur destin (que Descartes du reste n'entendait pas au-delà du travail et de la maladie) et  et seuls responsables et seuls maîtrisant l’alpha et l'oméga ; ce qui est vrai en un sens, mais illusoire en l’autre ; illusoire en ceci que l’on a aboutit à se tenir en demeure, en disposition de décider, mais que cette mise en condition(s) revient à l’incroyable devenir qui fut structurel, dit-on ; à savoir dieu , la pensée, le sujet, christique et puis cartésien ; et par exemple les esthétiques (qui obligent à percevoir, chaqu’un) ou évidemment la littérature qui introduit à autrui tel qu’en lui-même, qui “pense” ou donc éprouve en nous. 

Mais dans l'ambition de son auto-réalisation, pour ainsi dire, l’humanisation (18ème/19ème) puis al personnalisation (milieu dui 20ème, les années soixante)et tous les devenus sujets (libres et égaux, au moins idéalement)  tout à leu tâche, tout à leur extraordinaire investissement (parce que tout cela, ces deux derniers siècles, il faut les vouloir, s’y motiver) ces sujets oublient tout le reste et réalisent ce qui veut dire travaillent dans et par l’immédiateté, ou par exemple dans et par leur corps, dans et par le relationnel humain, etc, bref travaille (et travaille, véritablement, s’investissent dans la technologie, professionnalisation, l’économie et l'entreprise, etc, puisque c’est l’immédiateté, la réal-isation dont il est question).

Et de cette manière le moi, soit donc la traduction, la transduction pour ainsi dire du sujet dans le monde et selon l’immédiateté ; évidemment qui n’a plus rien du tout d’immédiat depuis longtemps (depuis le début du basculement du donné dans un champ intentionnel, serait-il chétif, mais comme c’est un champ ordonné donc fut-il jamais chétif et non pas plutôt articulé et donc complexe ?)

le moi ne peut pas ne pas se tenir pour sa propre destination ; sinon toute son élaboration s’effondre ; il doit se tenir d’une unité, supposée, cad imaginaire, qui ne peut pas se formuler comme se traduit le sujet ; le sujet peut s’instancier comme unité abstraite, logique, métaphysique, ontologique, mais pas le moi ; il est un corps, il est en tant que corps, et c’est l’énergie de ce corps, son énergie physiologique, qui le détient ; il doit donc comme le dit Freud étayer. Étayer et détourner l’énergie (que Freud nomme “sexuelle”, libidinale) afin de l’élever dans de fines ramifications. 

Dit autrement le sujet s’entraperçoit, structurellement, mais reste sans positionnement dans le monde, le vécu ou selon le corps ; le moi est investi (et souvent absolument) dans le monde, le vécu et le relationnel, le corps et les images et objets et donc désirs, mais tend à se perdre de vue (il “croit” en ces images, objets, désirs, relations, etc ; rappelons que le christique était venu pour tout diviser, “je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive”, entre autres, le verbe divise, distingue)

Le sujet, lui, s’impose. Comme un bloc. Et donc invivable ; par ex, le sujet christique est invivable ; sinon peut-être comme idéal régulateur kantien, mais enfin si on ne lui donne rien, au sujet, si il ne devient pas un moi donc, il dépérit, s’étiole, évanescent et rien du tout. Et si on lui donne quelque chose (à becqueter pour ainsi dire, comme un petit oiseau), alors est appelée toute une organisation, une société humaine adéquate. 

Et rappelons ça n’est pas une idée abstraite de “peuple”, genre germanique, ou autres ; ce sont des individus sujets et l'individu sujet grosso modo, il n’y en a qu’une seule sorte ; une seule essence (cad un champ intentionnel) adéquat. Il faut élaborer un peuple d'individus, et élaborer, donc, des corps individuels et évidemment reliés ; puisqu’on l’a dit, le christique est venu afin que chacun fasse la place en lui-même à autrui; Et qu’ensuite seulement Descartes implante le sujet dans le sujet (des quantités de sujets avant Descartes, et encore plus ensuite puisque exprimer le “sujet” dans la représentation commune partagée, accélère sa propagation mais ne crée évidemment pas le sujet ou la liberté du sujet qui est de structure). 

Il fallut donc élaborer un peuple ou  plus véritablement que ce peuple s’élabore, de lui-même, puisque son “identité” n’est pas une identité mais l’identité même de sujet, et non seulement il n’est pas une essence (germanique par ex, par ex…) mais il n’est le sujet pas non plus “universel”, il est singulier ; il n’existe aucune autre acception du “sujet” que singulier; et donc il doit, de lui-même (et les uns envers les autres) se-vouloir, de même qu’il ne se “connait” pas (d’une connaissance) mais qu’il se-sait ; le cartésien se-sait, c’est pour cela qu’il se-fait-voir, il dit et nous montre qu’il dit “je suis, je pense” (au sens absolument étendu de “penser”). 

ce qui s’est réalisé, alors, en prenant tout le christianisme, toute la romanité, le grec et creusant sa propre invention, gauloise pour ainsi dire, celte, l’imaginaire, c’est la nouvelle humanité ; et ceci non parce que subissant telle ou telle influence ou selon une causalité historique ou culturelle, mais parce que se fait jour, au fil des siècles, que la structure du réel vient à paraître ; elle finit par se-signifier (même logique que précédemment) ; et son instanciation dans la réalité, dans la représentation, dans la pensée (et en tant que penser, qui se remarque lui-même), en tant que parait le champ intentionnel lui-même dans son propre champ ; et qu’il ne lui suffit plus de seulement remarquer les contenus ; des effets il remonte à lui-même, comme cause, tel le Un qui précède la procession, et tel que la conversion tente de remonter l’intentionnalité, ce mouvement là, ce rapport qui crée tous les rapports ; le rapport étant si instantanément proche de lui-même (et donc bien plus qu’immédiatement proche), sait en interne, dans le rapport même qu’il est re-lié et que ce lien n’est pas une confusion, une fusion, mais l’opératoire même qui crée des distinctions (par quoi un monde existe, une humanité existe, une conscience existe).

Le rapport, la conscience de (soi) du “soi” comme étant le rapport lui-même, cad la singularité pure et brute ; rien ne peut rompre le rapport, rien ne peut le dépasser, puisqu'il est “cela qui instaure”, installe, expose, manifeste, distingue ; on comprend bien que le “rapport” est fait-pour distinguer, pour créer sinon le monde, du moins, à notre niveau, les langages, œuvres, relations, etc. (mais également en tant que le monde, la réalité est distinctions, en l’occurrence déterminations, la formulation mathématique est distinctive, etc). mais cependant le moi, qui vient à se produire (et à s’imaginer) dans la société humaine de structure (voulue explicitement et consciemment telle quelle, et non plus considérée comme naturelle et pas plus comme de connaissance socialiste ou marxiste, qui tendent à admettre une essence humaine qui ne serait pas singulière, pas des sujets, remplaçant la liberté par la seule égalité, le désir par le besoin, qui est universalisé de fait), 

le moi donc tout entier attenu à son architexture (son corps, son désir, ses objets, son bonheur, ses satisfactions ou son champ pulsionnel au bout du compte) oublie son architecture, sa structure, son articulation qui seule rend possible et tenable qu’il s’octroie divers champs, universels, esthétiques, éthiques, et plus généralement des champs intentionnels ; ce dont on rend compte par les champs phénoménologiques ; qui ne sont pas des champs selon l’essence ; il n’existe pas d’essence “homme” ou “femme” mais un champ masculin et un champ féminin ; ce qui permet d’abord de mélanger ces deux possibles en proportions variables et ensuite ce qui rend chacun des champs absolument modulables, sans qu’ils soient supprimés dans une bouillie indigeste, et donc indistincte (ainsi le masculin peut se retrouver avec du féminin et réciproquement, mais il faut toujours, dans tous les cas, analyser et distinguer sans perdre de vue ; parce qu’autrui n’existe pas si je ne possède aucune limite, si tout est intégralement modulable ; il existe des champs et ceux-ci peuvent se transférer mais sans annuler leur point-repère. 

Si le rapport permet de diviser et donc d'inventer (la distinction produit de nouvelles déterminations), il faut bien que ce rapport ait la force de se remémorer son unité, qui, autrement, disparaît dans le divisé. L’arc de conscience se perd dans ses contenus, et même son unité se fond, se confond dans une pseudo-unification (dont le moi, qui s'utilise comme le pivot facilitateur, raison pour laquelle il est toujours pécheur, comme il était dit jadis, ou erroné ou relativement illusoire, et donc susceptible de basculer dans la dé-pression ou dans la folie ou la perte de temps, d’énergie ou la perte de lui-même (tout comme l’on s’abîme dans les images et les objets comme images et objets fusionnés) ; c’est, inversement, la structure, le rapport-à installé comme tel (dieu, la pensée et l’universel, le sujet christique ou cartésien, le réel de révolution ou du sujet activement vigilant).

 

Voir les commentaires

Le point d’application du réel

1 Mars 2026, 14:32pm

Publié par pascal doyelle

Il faut saisir que les mathématiques sont des nombres et que le nombre est juste et seulement l’unité telle que comptée, ou donc l’unité du rapport à elle-même de l’unité et donc s’applique à tout, à toute chose, tout être et peut alors tout comptabiliser (un est un, ou analysé un est dix ou cent ou mille, selon ce que l’on veut compter ; il n’est pas étonnant, dès lors, que les mathématiques soient applicables à toute détermination existante). Et bien ce rapport, qu’est le nombre, est une des facettes du “rapport” tel quel et que le rapport est le point d'application du possible ; puisque le rapport se meut, de fait et structurellement (aucun rapport qui serait immobile), pareillement le possible ou la réalité se meuvent ; le réel étant toujours plus grand que lui-même, et ayant à réali-iser une nouveauté, inouïe. 

Peu importe que telle théorie soit vraie ou fausse ; ce qui compte est “rend-elle adéquatement saisissable ce qui est en jeu ? “

Il fallait donc trouver une représentation, un système qui puisse laisser percevoir l’activité même ; puisque, cela n’aura échappé à personne, tout se meut. Comment se construit ce mouvement ? 

Autre remarquabilité ; il n’est visiblement aucune vérité qui soit susceptible de rassembler, totaliser, unifier la réalité et encore moins la réalité humaine ; la vérité est donc d’une autre nature, d’une autre structure que celle de la totalisation, autre que le savoir, autre que l’idéal seulement grec de la connaissance, autre que l’objectivité rationaliste et scientifique (et plus encore autre que le scientisme). 

on dit ici que l’on sait depuis le début de quelle nature est cet au-delà de l’objectivité ; pour la raison que notre être est un rapport, et qu’il se place lui-même en représentation (afin d’être capable de s’y déplacer, pour cela il doit se nommer, se signifier) ; l’universel est ainsi second par rapport à une plus grande objectivité, une sur-objectivité et qu’il devient impératif de ne plus seulement subir cette structure mais en en prenant conscience, être capable de bien plus précisément se dé-placer à la surface du réel, de la réalité, de la vie vécue et via les champs intentionnels. et vis-à-vis de soi et d’autrui. 

On entre ainsi dans le cœur du réacteur, dans le mouvement dur essor lui-même de cette réal-isation qu’est le mouvement qui se meut comme réel, réalité, monde et monde humain. 

Par monde il faut entendre monde vivant, puisque l’on ne saisirait pas que l’animal, le vivant se meut, aussi bien que l’atome (et ses composants et compositions) tournent selon “le mouvement même”. Il est tout à fait clair que toute réalité ne peut qu’aboutir à un “monde”, et aux êtres vivants tels quels, lesquels se distinguent de ce qu’ils se meuvent ; soit donc qui possède sa propre unité, volition, mouvement (le vivant est un mouvement dans le mouvement qu’est cette réalité ou cet univers). Et pareillement puisqu’il se meut, ce vivant, il saura tôt ou tard qu’il; se meut ; soit donc acquérant pour soi-même, pour lui-même le savoir de ce mouvement, par quoi les dits mouvements seront grandement facilités ; mais qui, surtout et fondamentalement, rapporte le mouvement à lui-même et qui se nomme “conscience” (laquelle n’a pas besoin de se connaitre puisqu’elle se-sait et que ce signifiant, qui la détache de tout le reste, demeurant exclusivement dans le rapport qu’elle instruit, que ce rapport installe et qui dans son apparition à lui-même peut dès lors se substituer indéfiniment en et par quelque autre signifiant que ce soit ; dit autrement il y a des signifiants (des langages et des langages individuels tout aussi bien, des “œuvres”) parce que la conscience est ce rapport (vide formel, dans lequel rapport le je” est le rapport lui-même) qui peut se placer et déplacer en et par toute espèce de signifiant.

Or cela s’avance infiniment plus loin ; le déplacement en cause se substitue alors littéralement au réel, puisqu'il est, lui, le rapport, le mouvement le plus rapide que l’on connaisse ;  ou donc la perfection du réel même, qui est, rappel, strictement la réalisation du possible, ce qui veut dire de l’activité. 

L’activité puisque dans une ou la réalité, il se crée ce devenir par lequel quelque chose de nouveau, d’inouï, d’inaperçu jamais, naît. 

Un réel naît au fur et à mesure afin qu’il se produise de et par sa propre activité. 

Peu importe la véracité (adéquation objective) puisqu'il existe au moins un point du réel qui ne peut pas s'objectiver ; et à moins de délaisser cet horizon au nihil, nihilisme, il est impératif de tisser un système au bord très précis de cet horizon inaccessible ; de l'exprimer impose l'activisme pur et brut à cette passivité mollassonne.

On pourrait dire que la neuve nouveauté est bien instaurée par le christique et l’amour, (et auparavant par le dieu un tout-autre et la pensée universelle, et spécifiquement quant au christique ; au sens où s'installe le relationnel (le christique est conscience vers autrui et Descartes est conscience tenue de soi-même) ou donc la capacité d’installer un monde qui accueille que chacun soit lui-même ; or le dit “lui-même” était totalement ignoré de l’antiquité ; on ne valait que ses actes, héroïques par ex, ou son attachement, à la pensée, à la cité, à la puissance (souvent guerrière), etc. Personne ne valait en et par lui-même et ainsi personne n’’aurait eu l’idée de faire valoir son être individuel. 

Sitôt que l’on doit se définir face et dans et par cet autre-regard, celui du christ-nouvellement dieu doué d’une vie personnelle, alors s’organiseront des individualités et pour ce faire il faut que chacun attende et accueille autrui ; en et par cet effort seulement une individualisation du monde humain pourra commencer. 

Et il y faudra 20 siècles. 

puisque la restructuration (hors de tout groupe holiste de temporalité cyclique) doit s’inscrire comme corps, relation, humanisation, personnalisation, etc. Toutes littératures, esthétiques, éthiques, politiques, et ainsi de suite ; que tous les champs intentionnels soient élaborés. 

Jusqu’au monde des “mois” de la seconde moitié du siècle passé. 

comme il ne s’y présente plus d’articulation structurelle mais seulement un donné là immédiat, les mois sont la proie des pulsions, et toute l’intentionnalité se transforme en champ non plus intentionnel mais pulsionnel (d’un corps immédiat, qui équivaut alors à un fantasme, une interface appauvrie), et ces “mois” s’existent à rebours des sujets qui, eux, instancient un champ intentionnel articulé en et par un Grand Point ; dieu, la pensée et l’universel, le sujet christique et cartésien, le réel et la révolution (cad la tenue en avant de la société humaine, au lieu des broutilles psychiques qui nous envahissent et absorbent la conscience); 

le christique nommait donc “amour” la capacité de relier, non par communauté immédiate mais en cette seconde communauté dite (nommément) “en esprit” (soit l’esprit-saint, le dieu n°3) ; puisque la capacité de dieu (créer) avait été déléguée aux consciences, qui tout proprement s’instruisaient comme neuve nouveauté (à quoi servait donc qu’il y ait “une réalité” ou un “un monde” ; que la nouveauté, inouïe, s’y produise). Et qu’alors chaque conscience reçoive telle quelle la capacité de créer de nouveaux rapports ; et qu’ua fil des siècles et des expériences et des mondes humains, le rapport, cette structure, aille en s’élaborant dans ses activités mêmes. 

ce qui revient à l’emprise du dieu un unique tout-autre initiant l’historicité et la nation, au dépliement de l’universelle pensée (et de tout savoir relatif aux réseaux intentionnels, mathématiques comprises), au déploiement de tous les sujets dépliés et puis repliés tout au long, ce qui ne se peut que dans et par la perception, les champs de perceptions mais plus encore les champs des affects, toujours plus travaillés, ciselés. Et l’appropriation généralisée des signifiants, des langages, des signes.

Le champ pulsionnel (ce qui veut dire le champ mélangé des signifiants et de pulsions, ce que l’on nomme généralement des “désirs”, qui ne sont pas du tout des “instincts” mais l’étayage du vivant dans et par les signifiants, en et par l'imagination qui se balise de signifiants et de remugles du vivant) viendra donc étouffer le champ intentionnel ;

mais il est vrai qu’en même temps quantité de personnes, d'individualités humanisées et personnalisées, continueront l’élaboration toujours encore plus loin et véritablement ; contrairement aux déprimés existentialistes on ne pense pas du tout, ici, que se supposerait une “authenticité” (heidegger ou nietzsche et suivants) ou même un “engagement” serait-il révolutionnaire (Sartre), mais que tous et chacun ont de fait accès à cet investissement, puisque tous et chacun existent, existent véritablement et donc existent au Bord du monde, au Bord du vécu, au Bord du corps (bref au Bord de l’exister, on se tient toujours aux extrêmes les plus pointus, le réel est déjà toujours excessif puisqu'il réalise le Possible). Et ainsi le point d'application du réel (là où se tient le réel même, agissant, au présent) est, pour nous, humains, le point d'implication de soi.

 

Voir les commentaires

Intégration puis désintégration de la conscience

13 Février 2026, 18:25pm

Publié par pascal doyelle

D’aucuns ne comprennent pas ou font semblant de ne pas comprendre. La liberté ou la conscience ne sont pas faire-valoir de quoi que ce soit d'autre.

De ce que notre être, qui de ce fait n’est pas un être, est libre, alors on en conclurait que cette liberté serait tout à fait abstraite et tout à fait imaginaire ; on sait ce qu’alors signifie cet “imaginaire” ; le triomphe de la pulsion. Il équivaut au fantasme, mais décuplé. Le fantasme est une opération de transmission au sein du système psychique ; mais l’imaginaire fantasmatique est la revendication dans la réalité d’une transformation pulsionnel ; dit autrement c’est le fameux surgeon psychanalytique marxisant qui prétendait réaliser la vie “en mieux”. 

Lacan n’est pas dupe. Et ici on suppose que la révolution est le réel (après l’Intention qu’est dieu, l’Intentionnalité qu’est la pensée universelle (qui crée individuellement des réseaux, cad des idées), le sujet, christique et puis cartésien, après donc vient le réel, depuis la révolution, non seulement parce que le réel va paraitre tel quel (avec les existentialistes) mais aussi pour chacun, chaque moi et plus universellement comme réal-isation de toutes les intentionnalisations humaines et universelles, puis personnelles et singulières, datons du milieu du 20ème), mais la révolution il n’y en a qu’une et qu’elle aurait dû être continuée (et le fut en partie) ; on ne prétend nullement qu’il adviendrait une “autre révolution” (celle socialiste, communiste, anarchiste, libertarienne, ou hippie ou ce que l’on voudra, toutes celles-ci ne sont pas fondamentalement sérieuses, mais imaginaires et donc certaines totalitaires, la réalité devant se soumettre à l’imaginé, ce qui est absurde). 

Ou encore ; la liberté n’a pas affaire à l’imaginaire ni au fantasmatique, mais au réel. La liberté transforme mais transforme la réalité ; elle ne la nie pas. Lorsqu'elle commence à la nier elle perd pied ; puisque a priori la liberté s'arc boute sur le réel, parce que le réel offre une mémorisation non imaginaire, consistante ou cohérente, et qu’alors seulement elle peut, la liberté, progresser, s’augmenter ou s’intensifier. 

C'est uniquement dans la faiblesse et la facilité de la société dite de “consommation” que l'imaginaire est devenu le réel même. Il est sidérant de saisir que les “révolutionnaires” des années soixante et post-soixante se sont échinés à élaborer les théories de cette confusion imaginaire. Ce dont Lacan n’était pas dupe, encore. 

Imaginaire qui semblait approuver notre “être”, mais qui, en vérité, efface sa structure réelle ; en conséquence de quoi les effets dont nous serions les causes, au lieu d’aboutir dans la réalité, entrent en résonance dans le circuit de production industrielle non seulement des objets mais tout autant sinon plus des images. Les effets bouclent sur eux-mêmes ; ce que l’on nomme mass médias, et les micro médias, internet, ne sont pas en reste. 

Il existe une surproduction exponentielle des images (alors même qu’entreront en récession les objets eux-mêmes, les productions, que ce soit par paupérisation, relative au début et effective ensuite, d’origine économique ou déjà ou bientôt climatique et écologique) ; plus s’imposera la quantité d’images, moins les objets, de consommation, de désirs et puis de besoins, seront accessibles( selon le niveau de vie), ou pire moins ils seront disponibles (par cessation d’activités, récession économique ou raréfaction de ressources ou désordre politique, etc). 

On voit que la situation économique intègre absolument le régime de réalité. 

Par ailleurs, la fuite dans le fantasme imaginaire (cad répétons, le mélange du fantasme, qui est de structure et naturel pour ainsi dire, et qui est d'imaginaire qui est auto produit par les mois chacun dans son coin et/ou produit industriellement) 

la fuite irréelle appuie que l’on entre dans une transformation de la réalité en ceci que pour nous, êtres humains, le champ de perception (certifié pour ainsi dire par les signifiants, lesquels étaient autrefois validés par le groupe, on ne pouvait pas penser ou percevoir en dehors du groupe, du langage commun partagé, du langage-monde-échangé-parlé), 

le champ de perception donc est subverti par la manipulation généralisé ; ce à quoi l’éco-techno-mass médiatique s’emploie, ou donc est employé, est employé par une hiérarchisation, de rivalité intégrale de tous contre tous, sans solidarité, sans universalité, lorsque l’égalité ne vient pas réguler (Kant), mesurer et ne vient pas penser la liberté de l'intérieur de cette liberté et qu’alors celle-ci est et n’est plus que le faire-valoir des réalités, des immédiatetés, des images, des pouvoirs, des dominations comme on dit. 

C’est ainsi que le sujet, le fameux sujet, c’est vu dégradé et humilié de diverses façons dans sa volonté de concrétiser son champ de création, qui aboutit à de sortes de monstres tout à fait ridicules, bas de gamme, sombrant dans la facilité et l’égarement psychologique, puis psychique, à mesure que s'enfonce en lui la dissolution, la fantasmagorie, et finalement l’irréalité, ce qui veut dire la disparition, l'anéantissement, la disruption de toutes les facettes dégradées de son être. 

Et ce parce que si le sujet a condescendu à devenir un tel moi, il n’était pas obligé et n’est pas de fait obligé à se limiter au “moi” ; il s’est transformé, le sujet, en immédiateté, croyant tenir l’unité de son corps vivant, alors que lui, le sujet, est un existant (le christ meurt et re-vient, autrement, selon l’autre-corps, les champs de perceptions se structurent en œuvres qui se transmettent des uns aux autres, créant à chaque fois “encore plus de sujets”, tandis que les objets, consommés, nous enterrent). 

On a vu qu’à partir de la révolution (et depuis la renaissance et depuis que l’on a voulu concrétiser la structure, via la pensée, grecque, par ex) toute l'humanisation puis toute la personnalisation (au 20éme) se réalisent ; c’est la concrétisation de toutes les intentionnalisations possibles. Ce qui est magnifique, mais qui emporte toute conscience, toute intentionnel dans la réalité, ce qui veut dire dans la détermination. à laquelle, par les mois, les sujets se condamnent. En enfer. 

Le sujet aurait dû résister et tenter de se maintenir dans l’océan se déversant de toutes parts (littéralement, puisque c’est tout le possible, tous les horizons, champs, intentionnalités qui abondent et se déversent dans et comme réalité). Mais le sujet a été débordé par l'ensemble des réalisations ; comme il se devait de tenir néanmoins une unité, celle qu’il aurait dû mener face à toutes ces richesses (que personne ne songerait à nier), cette unité aurait dû s'implémenter, d’intégrer si fortement, avec une telle complexité, que visiblement notre cervelle, ou notre attention ou concentration ou capacité d’exister n’a pas pu y suffire… 

C’est évidemment la tragédie, la catastrophe structurelle complète qui est en train de nous achever. 

Ne serait-ce que par contrecoup, puisque cette richesse a absorbé la quasi totalité du vivant et des ressources ; de tout il restera peu. Mais d'abord en déperdition, déréliction intentionnelle ; la qualité de l’intention, de l’attention, de la capacité d’exister, de maitriser et de rassembler (et donc de se coordonner entre êtres humains, ce en quoi consistait ou devait conclure la “démocratie”, ce signifiant mystérieux), cette capacité s’est dispersée et n’a pas pu tenir l’unité adéquate. 

Et donc nous nous sommes rabattus sur une infra-unification ; celle du “moi” ; celle de la synthèse sans médiateté, mais qui ne peut pas non plus se conclure, se clore comme immédiateté, puisque la “conscience” (cad le champ intentionnel) est de fait structurellement non immédiat ; si il était immédiat, il n’existerait pas de champ (qui ne tient que par et dans le rapport, qu’est le signifiant et suivants). 

En cherchant une résolution immédiate du champ, de la multitude de champs qui se sont ouverts suite à la révolution mais également depuis l’émergence de la structure comme telle (comme produisant la réalité, ent ant que dieu, pensée, sujet christique ou cartésien et dérivations de ces lignes de force), la structure se perd dans un “moi” (ou une identité intermédiaire, comme fut la nation puis le nationalisme, l’universel puis l’universalisation abstraite, les identités diverses comme si il s’agissait de notre “être”, la seule identité que reçoit la structure “conscience” c’est le code “réel”, cad cette position sous les trois auspices ; dieu, la pensée, le sujet (soit si l’on est chrétien ; le père, le fils et le saint esprit, incarné en et par chacun, chaqu’un). 

Puisqu’il a abandonné sa structure, au profit du profit pour ainsi dire, et de la faiblesse-facilité, alors il tombe, n’en finti plus (puisque la dissolution de toutes choses et tous les êtres est sans fin, ou donc infernale, au sens propre), 

Il ne se “voit” plus. Il ne sait plus qu’il ne peut se voir que si il “est vu, à partir d’un point autre” , tout autre ; en lequel on a identifié le rapport, dont l’autre-bout n'apparaît jamais, or pour le moi, qui se croit tout du monde, du donné, du corps, de l’immédiat, il n’est pas d’autre-bout ; le réel est absent ; le réel étant une articulation qui le tient, lui, à partir de l’autre-bout (ou donc de l’insatisfaction, absolue, laquelle n’a plus aucun sens pour le moi, le sujet ayant voulu se réaliser comme “moi”, tout entier du monde donné, et par laquelle idéologie totale, puisque nous sommes du monde alors nous pouvons nous réaliser dans le monde comme immédiateté ; le moi par ex croit qu’il “est”, du genre de l’être, alors qu’il est selon et par l’exister, l’ex-sister ; l’invisible porte le visible (et sans doute le visible n’est qu’une pauvre partie de l'invisible. Dieu, la pensée mais aussi l’universel (l’humanisation par ex), le sujet et puis le réel, ce qui veut dire la révolution continuée (la même mais qui devient et elle est effectivement encore devenue en 1958) se tiennent comme horizons qui appellent de l’autre Bout le rapport (qui a deux bouts, comme on sait). 

Or donc, inversement et si le monde dans sa globalité tourne vers sa fin, il faut bien saisir que, pourtant, ici et là, pour celui-ci ou celle-là pour tel ou tel groupe, telle association de bienfait, telle invention ou création ou connaissance ou etc, c’est le Royaume qui se réalise. 

Sans doute le christique entendait tous nous sauver, un par un. Mais il n’est pas dit, apparemment, que tous le seront. La main serait tendu pour et vers chacun, mais tous ou une majorité s’en saisiront-ils ?

 

Voir les commentaires

Aperçu sur l'infini réel

3 Février 2026, 17:01pm

Publié par pascal doyelle

Le possible est le principe du réel, aussi la structure “sujet” est-elle privilégiée, puisque le sujet est à la fois avant et après lui-même ; il dispose d’une unité indépendamment de ses contenus ; il est un hors-temps. 

Mais si le possible est le réel, alors le possible, cad le réel, est réalisé bien au-delà de ce que l’on peut imaginer, penser, et même signifier. Rappelons que “signifier” (qui englobe toute pensée, représentation, langage, etc) est exclusivement compréhensible par un sujet ; et ce au double sens que l’on n’imaginait pas dieu, comme un et tout-autre, avant qu’il se produise ou se révèle (selon), que l’on ne pensait pas la “pensée” avant qu’elle se prononce universellement et que même l’universel (qui est avant tout le rapport entre signifiants, et donc présent depuis toujours, depuis tout langage, le langage étant rapports, le signe, le signifiant étant rapports), que l’on n’avait aucune considération pour la personne de chacun avant le christique et avant le cartésien qu’il ne venait pas qu’il puisse exister de par soi (au sens où pour Descartes la volonté est seule divine et par volonté on entend ici l’intention, l’intentionnalité, soit donc la constitution de tout champ, de perception, d’imagination, d’affect, de pensée, et donc constitution de tous les domaines phénoménologiques, esthétiques, éthiques, politiques, etc., y compris ces dimensions d’humanisation, humaniste depuis la révolution, ou de personnalisation, ensuite). 

De toutes ces positions qui ne peuvent pas s'imaginer, se représenter, se penser, elles ne nous viennent qu’une fois “là”. une fois créées ou révélées. 

Et ainsi le possible, tel qu’il se présente pour nous en tant que comme “monde” (ou univers, et donc hors de notre propre expérience), le possible “univers” est ou peut être considéré comme une infime part du possible total ; dont on n’a aucune représentation, signe, intuition. Et la raison ne peut en aucun cas nous donner un entraperçu de ce que par Réel on peut supposer, par pure hypothèse et étant entendu que même l’être, dieu, le sujet, le réel nous n’avions aucune intuition mondaine puisque ces quatre là relèvent de la structure, de la position, et non du monde.

Ainsi le réel est supposé constitué de rapports ou de structures dont l'étendue est inimaginable, irreprésentable.

Etant entendu que le "rapport" qui se prête ici comme la plus efficace notion adéquate, est lui-même, sans doute, une simple acception par comparaison au "Possible Réel")

Or c'est peut-être par cette notion de rapport (qui relève de l'invisible) que l'on avance, éventuellement, par delà les limites de la réalité. Il faut bien que cela arrive, encore une fois.

Le sens en est celui-ci ; essayer de montrer l’invisibilité qui précède le visible ; que l’on nomme idées ou esprit hégélien ou sujet ou volonté ou mathématiques, etc. 

Et ceci pour la raison que l’on voit bien que l’on ne loge pas dans le donné, le contenu, la détermination, la réalité mais sur ou dans son pourtour, son contour, ce que l’on nomme le Bord. 

C’est pour cela que l’on en a conscience, que l’on a conscience de ; et que cette externalité de la conscience (sinon elle n’établirait aucun rapport externe, aucune expression, aucun langage) ne trouve pas d’explication dans ce même donné ; non seulement aucune partie du monde qui puisse expliquer cette “non partie” , non composition qu’est la “conscience”, mais il n’existe pas de commutativité entre la structure de conscience (qui est toute une, sans être une totalité) et la composition de la réalité. 

Or on a repéré dans la réalité un point, un cadre, un horizon qui n’est pas du composé, (tout comme l’arc de conscience) ; à savoir le présent ou plus exactement la position du “réel il y a”. Et il y a “conscience” lorsqu’elle parvient à s’articuler au réel ; pourquoi ? parce que “le réel” ne se saisit que dans un rapport et comme suit ; parce que le réel est su comme autre que soi ; ce qui est “autre” ne se présente que dans et par un rapport qui est contredit, heurté, brisé, rompu ; lorsque la conscience tente de comprendre (prendre avec soi) et qu’elle n’y parvient pas puisque l’autre part, l’autre bout du rapport (qu’est la conscience) est non-possible ; cette non unité brise l’unité toujours supposée cad désirée, de la conscience-de ; qui aimerait se rapporter à elle-même afin de se sentir comme unité (vivante au fond, c’est le substrat du corps vivant qui sous tend l’unité désirée). 

Or il fut trouvé une astuce ou il fut révélé que l’unité peut se tenir hypothétiquement en et par dieu, la pensée universelle, le sujet, christique ou cartésien, le réel (la révolution, cad la mise en forme consciente et non plus reçue de la société humaine et puis personnelle) ; et astuce qui consiste en ceci que l’unité est reportée. Elle est reportée au-delà, au-dessus, en elle-même (ou donc hors de nous) ; cette dépendance à l’im-possible, ou au Un possible, soumet l’intention (tous ses rapports) à plus grand qu’elle. Et ce plus-grand c’est son unité, la seule, la seule qui soit une distance, ce qui veut dire “qui ne supprime pas cette articulation comme rapport” ; par ces uns dépassants l’horizon, le rapport est tenu et maintenu ; il ne se confondra pas avec ses contenus ; ni dieu, ni la pensée ou l’universel, ni le sujet, ni la révolution ou le réel ne sont accessibles. 

C’est de comprendre cette inaccessibilité que l’unité replète, l’unité satisfaite, l’identité immédiate sont repoussées au nom d’une unité diffractée, distante, autre, qui ne se satisfait pas, qui, en somme, s'efforce constamment.

Dit autrement cette activité, qu’est le “rapport” et dont tout est constitué, montre, oh combien, que le “réel” est absolument activité, agissement, potentialité et qu’il est plus rationnel de penser ou supposer le réel en lui-même comme déploiement infini, dont on n’a aucune idée ni imagination, et reconnaître comme tout à fait étranges ces capacités telles que dévoilées par dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel.

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>