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instants philosophie

Le mouvement du réel

13 Juin 2026, 13:06pm

Publié par pascal doyelle

On ne trouvera nulle part un “moi” ou une “chose” ou une “essence”. 

Puisque la structure de ce qui est est son existence, ou préférablement son exister, et que cet exister est le mouvement. 

C’est pour cela que l’on semble ne saisir que du sable. 

Sauf à tenir et maintenir l’intentionnalité ; c’est l’intentionnalité qui est l’autre partie de la réalité, soit donc assumant le réel. Le réel est la forme de la réalité. 

C’est en ceci que l’on doit traduire dans les notions la structure qui, elle, ne peut pas apparaître ; sauf si l’on est soi-même un arc de conscience, qui, lui, comprend qu’il y ait mouvement, et qui, lorsqu’il ne s’illusionne pas d’une consistance quelconque, saisit et ne saisit que cela : le mouvement, le rapport (comme les mathématiques par ex, ou dieu, ou le sujet, ou la révolution en mouvement, celle qui vient de loin). Une œuvre est un système de mouvements, au point que l’on ne sait où regarder, comment écouter, lire ou relire, et ainsi de suite. Et certaines comme systèmes de grand mouvement, embrayage de moyeux. 

De même que l’on ne vit pas immédiatement les tenants d’une œuvre ; il faut poursuivre les pistes qui sont invoquées, évoquées, supposées ; ceci permet à chacun de continuer de lire la même œuvre, de continuer de l’écrire (il n’y a que le moi, des années récentes, qui croit que tout lui sera donné gratis, et ce faisant ce moi est lu, écrit, affecté et n’est pas lui-même acteur). 

Cette re-lecture, ces sens non pas cachés mais supposés, étirent l’arc de conscience et sa capacité de signifier, sa capacité de rapports. 

Et c’est également pour cette raison que l’on comprend. On ne comprend que par le mouvement et on ne comprend que le mouvement. Aussi pense-t-on spontanément et puis pense-t-on à la réflexion que seul l’infini existe. 

On a vu que l'infini, titrature magique, peut être pensé et explicité par le rapport ; le rapport n’est ni ici ni là et sa manifestation la plus claire c’est le sujet, qui existe avant et après lui-même et pas même dans le passage d’un contenu à l’autre mais bien au-delà de tous les contenus ; puisqu’il est de fait que nous sommes capables de parler plusieurs langues et même d’apprendre patiemment quantité de langages (les maths, la philo, les esthétiques, telle politique, etc). 

Et que donc nous ne tenons pas dans les contenus mais au-dehors ; existant en dehors c’est pour cela, pour cette raison, de structure, que ces langages existent : parce que nous ne sommes pas dedans mais au-dehors.

Les langages étant eux-mêmes des rapports.  

De susciter l’apparition du “réel” signifie que nous voici capables de visualiser qu’un réel il y a ; ce point externe qui nous voit, puisqu'étant rapport il nous est donné, et acquis, que nous nous percevons, que nous sommes autres que nous-mêmes et cette distance est inexplicable, si notre être n’est pas précisément un rapport, lequel jette tout dans l’altérité ; inutile de supposer une “connaissance” de soi ; il suffit de nous pointer d’un signe (je, moi, Pierre ou Dupond, etc) pour que paraisse cette unité (de mouvement qui se désigne par et dans un mouvement, ce que l’on entend parfaitement, puisque le rapport, qui n’est pas un contenu, et donc pas déterminé, n’a pas besoin d’une perfection, une perfectibilité suffit, c’est le mouvement qui se-désigne, de même que Descartes ne se connait pas mais se-sait, fondation de tout ce qui suivra, sous diverses formulations, tandis que le dit cogito est lui unique et irremplaçable).

C’est non pas dans l’insituable ou l’obscurité d’un quelconque contenu (tout contenu de conscience est quelconque par rapport à cette conscience, par rapport à ce rapport, ce mouvement, c’est le rapport, l’arc de conscience, qui génère les contenus, lesquels sont de fait constitués de rapports, langages ou perceptions ou affects et les deux) mais dans et par la structure du mouvement lui-même. 

Obscurité puisque dès que l’on expose  un contenu dans la lumière , il s’effiloche ; c’est seulement dans l’illusion de la projection (de l’intentionnalité) que l’on suppose la densité ou la substance ou la consistance en transférant l’unité du mouvement (qui se-sait) à l’objet ; pareillement dans l’objet du désir, lequel est mais est hallucinatoirement ; puisqu’au fondement la “jouissance” (la terrible) est la satisfaction fusionnelle, qui donc détruirait le moi ; lorsqu'on se réveille d’un cauchemar, en fait on se rendort, parce que le conscient, éveillé, est opposé à la Chose fusionnelle, dont l’approche s’alourdit de l’Angoisse.

On ne parvient jamais à saisir quoi que ce soit ; puisque tout, y compris les choses du monde, se constituent, de par leur activité même, en tant que rapports, coordonnés lorsque systémiques. Mais cette insaisissabilité se double d’une compréhension de la signifiance ; de la compréhension du mouvement (qui nous ouvre toute compréhension, intellectualité et saisissement), puisque le mouvement qui constitue les choses et les êtres et nous-mêmes, est ceci même qui nous constitue ; nous correspondons “en mouvement” à tous les mouvements. 

On comprend instantanément le “je pense, je suis”, ou dieu (puisque l’on (se) perçoit, depuis toujours) ; croire au sujet, en dieu, en l’universel, en la révolution (cad à l'organisation explicite des sociétés humaines, ce qui est devenu évident depuis 2 ou 3 siècles et ne l’était pas aussi clairement auparavant) ; ce qui veut dire dans tous les cas que chacun est appelé à penser, décider, projeter (l’entreprise économique existe depuis des millénaires mais la dénommer amplifie d’autant les ouvertures, de même le sujet existe depuis 2 ou 3 millénaires, mais manifesté, exposé il déploie toutes ses capacités, puisqu’il entre alors, par la nomination, dans le circuit, explicite ; depuis les années soixante, le moi tout entier exposé prolifère, les “libérations” se démultiplient).

 

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Creuset de la possibilité

6 Juin 2026, 12:33pm

Publié par pascal doyelle

C’est au terme d’un devenir cohérent que l’on est parvenu à se produire, inventer soi-même comme “moi”. 

Il fallut plier et replier le rapport, pour que, en son sein, naissent les sujets, et au sein du sujet (dont la médiation historique est le citoyen, ayant en vue la société civile, le libéralisme et l'entreprise, les désirs et les objets, le relationnel et le psychologique ou le psychique, psychanalytique, etc, et y compris les mass et micro médiatisations, le ciné, la télé ou le net, et ainsi de suite), que le moi a pu déployer son propre monde, le monde des mois (tel que propulsé par les années soixante et leurs variations, et qui furent, presque, mondiales). 

Tout ceci n’est pas un hasard ; n’oublions pas que se-produire comme corps-vivant humanisé et personnalisé, signifie que l’on a poussé plus loin, au plus loin, le rapport ; ou donc que ce corps vivant est pris-dans le champ intentionnel, lequel n’est pas seulement universel mais singulier et sujet ; puisqu’en vérité il n’existe d’universel (une des extensions du rapport) que parce que le sujet, rapport originel, existe (outre la raison ou la pensée ou le concept, il est d’autres capacités universelles, comme les esthétiques, les littératures et poétiques, les éthiques et morales, les politiques, etc, et y compris l’humanisation (révolution) et personnalisation (le moi). 

Le moi est ce tissage de rapports tenu au plus près, au plus exact, au plus détaillé et ayant investi ou s’étant étayé sur cette unité du corps-vivant (qui possède son propre affect d’être, sa propre disposition de mouvement ; ce qui est la base de l’affect du vivant, il se sent être vivant puisqu’il doit se mouvoir). Et n’oublions pas que pour tenir une civilisation de haut niveau, suffisamment complexe, organisé et coordonnée, sont requis des unités ultra complexes et qui plus est disposant de leur propre unité de rapport ; puisque ce ne sont pas des réceptacles de données, mais des unités qui se déplacent et qui composent (le citoyen réceptacle peut bien être idéalisé par le communisme, il ne mène nulle part, il est creux). 

C’est pour cela que l’on ne peut pas créer une haute civilisation sans une unité complexe et donc difficile, souffrante, difficilement élaborée et qui se donne, par elle-même, du mal ; c’est d’une historicité, d’un peuple, d’un langage, de relations humanisées, de perception de soi et d’autrui que naissent Platon ou Mozart ou De gaulle. 

Or cette unité c’est de dégager cette structure telle quelle (le rapport, sous la formation du dieu un unique et universel, l’intention, de la pensée et du déploiement de toutes les intentionnalités dites “idées”, puis système, des deux sujets, le christique selon l’autre unique, du christ, et autrui comme soucis absolu, et sous l’auspice de Descartes (et de tout sujet qui dit je et entame sa véridicité, cad l'ensemble des rapports créés rendus universellement, et il existe quantité de domaines et en chaque domaine, l’esthétique par, quantité d’occurrences expressive qui se tire du donné là, du vécu et du relationnel, de la liberté possible). 

Soit donc ce rapport, se sachant, peut dès lors vouloir explicitement créer ; ce qui ne manque pas de toute cette historicité ; et rappelons que toutes ces ouvertures ne désignent pas un donné-là, qui serait, par ex, connu ; mais tire de ce donné et du vécu tire des lignes de possibilités ; une œuvre ne dit pas ce qui est, mais prend ce qui est dans la perspective du possible ; c’est le possible qui “voit” ou si l’on préfère qui Voit ; on voit, on ressent de ce qui est mais sous la lumière du à-venir. 

L’unité complexe qui œuvre une civilisation n’est nullement une essence ou une identité, déterminées, mais la structure (il n’est qu’une seule sorte de “conscience” , la même structure identique mais chaque fois singulière, en quoi donc le réel est constitué d’infinis) ; le rapport tisse des mondes, humains, dits particuliers (les mayas ne sont pas des égyptiens, et la civilisation qui s’est déployée sur toute la planète est l’a-civilisation, la civilisation structurelle, selon diverses variations) ; mais pour tisser selon la structure (et non plus dans une détermination) il faut que le rapport se dise lui-même et s’utilise comme fil du tissage ; dit autrement, l’arc intentionnel prend conscience qu’il crée les contenus (qui ne sont plus reçus comme parole-échange-monde donnés et vrai comme maya ou égyptien), et tend à propager non pas des représentations mais des articulations ; nation qui se veut telle (et non pas qui “est”), pensée qui s’étonne, doute et s’interroge et commence de fabriquer, sujet qui tient sa naissance et sa mort (le christique), sujet qui se tient vertical et énonce, société humaine qui se projette (au su et au vu, évidemment, de tous, puisqu’elle repose sur l’accord et en vu de la coordination de chaqu’un). 

c’est la structure qui s’avance sur des constantes renouvelées à la surface de réel ; ou donc qui avance dans l’épaisseur de l’inépaisseur (le présent et l’exister). C’est dans la structure du réel, soit donc dieu ou l’universel ou le sujet ou la singularité ou donc le rapport même, ou dans la possibilité de l’humanisation-personnalisation qui se nomme le royaume, autrement et ailleurs (de l’Autre-Côté).

Et c’est bien parce qu’elle existe, cette structure, à la surface du réel (ou sur le réel comme surface, le présent et l’exister) et qu’elle n’est pas selon la réalité, déterminée, ou le monde ou le donné, qu’elle n’est pas selon l’être mais selon l’exister, que cet arc de conscience peut constamment modifier et reprendre et refabriquer la réalité. Cet arc existe selon la distance et non selon le là massif et déterminé ; ce qui veut dire que le réel se tient tout entier dans la distance (le monde est une réalité, une démultiplication, toute détermination est déjà constituée de rapports, et non d’êtres-là, d’étants, d’ousia ; déterminations qui seront reprises par un arc de conscience dans d’autres sortes de rapports, les universalités par ex ou les esthétiques ou les éthiques pour les vécus ; et tout ceci se tire comme autant de lignes de possibilités ; un tableau réordonne la perception et la réalité dans et vers une plus grande capacité ; ainsi le vrai (l'adéquation à ce qui est) reste conservé mais est élevé plus haut, vers une encore plus extrême réal-ité, de même que la révolution a pour finalité d’extrapoler la capacité humaine et puis personnelle donnée comme monde et vécu.

La possibilité, soit donc la constitution même du réel, ne cesse de pousser au plus précis, au plus étendu, en la plus grande extension de réalisation. Et ce qui s’expérimente c’est la faculté initiale du Créer. 

 

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Le champ d'existence

31 Mai 2026, 09:48am

Publié par pascal doyelle

Pour les mois, l’instrument de mesure de leur investissement d’existence est réglé selon le corps ; entendons non pas le seul corps vivant mais le corps vivant tel que passé dans l’élaboration qu’est tout arc de conscience, tout champ intentionnel, ce qui lui suppose quantité de capacités ; lors même que la fondation du calcul du moi est le champ pulsionnel (qui est non pas nu et brut, pour un être humain cela n’existe pas, mais qui est suffisamment torsadé et comme dit Freud étayé ; ce qui se dirigeait vers la dite sublimation, et initialement en tant que l'individu sait reporter la satisfaction, et intercaler le plus possible d’interfaces ; ou donc ce qui signifie que l'individualité si il ne parvient pas à positionner le réel, passe en-dessous du langage, de la communication, du monde commun, d’autrui, et évidemment de sa conscience de lui-même ; et positionner le réel, c’est déporter l'arc de conscience dans la position de l’altérité ; soit donc de placer un horizon non pas dont on a conscience mais à partir duquel on se perçoit. Et cette articulation est absolument, ce qui veut dire formellement, la distance, la distance intentionnelle (qui permet de placer et déplacer des signes, des langages), puisqu’elle s’ex-siste au lieu de l’Autre.
Dit autrement, alors seulement les choses existent pour nous-même. c’est parce que l’on est parvenu à se situer sur l’autre horizon (il n’et d’horizon de toute manière qu’autre, sinon on se vit dans son milieu, comme tout vivant, qui se sent vivre mais ne se sait pas, puisqu’il n’a pas de signes, puisque pas de distance, puisque pas d'articulation constitutive du réel dans sa position, et c’est parce que le rapport originel est cet “être” qui n’est pas un être mais un mouvement, que ce rapport, formel peut substituer quantité de signes ; il est, lui, le rapport, qui évidemment ne dépend pas du langage, c’est le langage, les langages qui dépendent de lui, le rapport initial, original, originel et qui forme pure permet la substitution, cad les signes.
De sorte que cette structure originelle utilise les langages vers l’horizon du monde (du vécu, du corps, d’autrui) et au final ou structurellement vers le réel, cette position, “qu’un réel il y a” et qu’il est Autre ; ce qui signifie qu’il ne peut pas être pensé et intégré à quelque calcul, mais uniquement positionner par un sujet, une structure-sujet (serait-elle le mana d’un collectif ou comme pour l’occident tel la conscience “de” (plus loin) (soi)) et c’est ce que l’on désigne comme “signifier” ; signifier c’est non seulement énoncer mais surtout et préalablement (à toute proposition, énonciation, parole) accorder au signifiant cette distance, par laquelle tout signe est rendu possible, tout sujet et tout autrui rendus manifestes. Et sans quoi nous serions (ceci ou cela) mais nous n’existerions pas ; tout apparait, à nos yeux, par et selon cette distance ; ou donc ce rapport.
Il existe ainsi une élaboration, une architecture du champ intentionnel ; qui ne naitrait pas et ne tiendrait pas sans l’architexture du corps, l’autre-corps, le corps recouvert de signes, l’autre surface du corps ; le champ est écrit dans son inscription dans un corps, dans ses affects ; l’affect est l'élaboration de la pulsion ; le champ intentionnel est la redistribution des pulsions, des affects, des perceptions, des images, des imaginations, des désirs, etc, et des langages (chaque œuvre est devenu en elle-même un langage, il n’y a plus seulement une seule bible mais des quantités, des quantités de sujets qui embrayent sur des quantités de sujets-lecteurs (qui sont dans l’obligation de recréer tel champ en eux).
Puisque les champs sont constitués de rapports, ces rapports peuvent être réécrits.

Mais on ne peut pas nier ni la réalité (sinon on disparait, étant non viable), ni la structure sujet elle-même (la liberté ne peut pas se nier elle-même), ni le réel (et en ceci les perspectives sont ouvertes, en tant que formelles, ce qui veut dire en cohérence, puisque si le réel est “rapports”, cette notion contient en elle-même la dite cohérence).


 

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Creuset de la conscience historique

23 Mai 2026, 10:58am

Publié par pascal doyelle

Ce qui distingue la pensée ou la position de droite de celle de gauche c’est la position face au réel ; la gauche ‘pour simplifier, ou donc l’anarchisme, le socialisme, le communisme etc) croit que nous ne sommes pas nous-mêmes. Nous ne sommes pas nous-mêmes parce que l’ennemi, le capitalisme, le libéralisme biaise, déforme notre être réel ou notre être possible ; soit donc nous attend quelque part une version idéale de notre humanité ou nous sépare de notre véritable humanité, qui est donc abâtardie par les conditions actuelles. 

Il est clair que la droite considère que l'histoire, et l’état actuel de la réalité, reflète vraiment la vraie nature humaine et qu’il faut plus ou moins raisonnablement ou déraisonnablement la laisser-être, telle quelle. 

Soit on se réfère alors à une essence, humaine, qui posséderait tout le jeu de dés en somme. Soit on affirme la liberté de sujet ; si quelque réalité ou mieux quelque réel (structurel) peut advenir, ce sera par et pour les sujets, et non pas par dessus leur tête. 

Ni l’essence naturaliste droitière, réaliste, ni l’essence humaine humaniste généralisée et prédéfinie dans une idéologie ou une rêverie anarchiste, ne règnent. 

Ce qui règne c’est l’intuition et même l’ensemble des intuitions constitutives de l’essence de l’homme comme n’étant d’abord ni une essence ni de l’homme mais du sujet. Soit donc la qualité absolue, infinie d'écoutant qui permit d’inventer la littérature (au sens moderne qui est le nôtre depuis Chrétien de Troyes, et compagnie, y compris les troubadours, trouvères, et ménestrels), la conscience de soi, le deuxième sujet (Descartes), et finalement la “société qui se voit et qui se veut consciemment, pour chacun et pour tous ; la révolution, Fr. 

C’est cette articulation, innommable, non représentable, pure intuition du possible net et coupant, qu’il se veuille comme la royauté, de France, ou l’Etat, organisé et démocratique. On ne comprend pas encore ce qu’il en est du “démocratique” et on ne saurait délimité l’organisé de cette société vivante là ; pour la raison que si on a mis en marche la société qui se crée elle-même à vue et à vue et au su de tout un chacun, c’est que l’on ne sait pas ce que cette capacité peut ; soit donc la “troisième voie”, entre le communisme et le libéralisme, c’est justement ce que la réalité doit instaurer, ce qui veut dire créer. 

Or c’est bien sur la voie de quoi, entre autres, De Gaulle et divers socialisme limité, et divers économistes, de pointe, et non pas idéologiques, espéraient avoir le temps de se lancer. 

Pour ce faire, il était impératif de creuser la réalité, en l’occurrence la réal-isation humaine, les activités, les rapports humains et ce sans détruire sa solide base d’historicité brute, le sujet et le citoyen, le moi et le relationnel, l’épaisseur du temps et l’organisation explicite ; il était impératif de se centrer sur l’articulation elle-même du réel là où elle agit, ce qui veut dire là où elle tisse des rapports et décortiquer la nature de ceux-ci (ce que Marx ou Keynes ou Perroux tentent de penser, et tant d’autres). 

Inversement le communisme ou le libéralisme purement capitaliste instituent la force brute ; puisqu’en eux-mêmes, réalistes et naturalistes (c’est comme ça ma pov’dame) ou idéalistes à prétention universalistes ou scientistes (le socialisme “scientifique”) constatent un état de fait (l’économie “fait comme si” l’économie était un fait donné naturel et l’observe “comme si”) soit un angélisme (notre “vraie” nature est déformée par le capitalisme, d’inspiration rousseauiste pour ainsi dire). Et l'angélisme n’y suffit pas ; puisque c’est ce qui s’est vraiment réal-isé, historiquement, qui exprime, manifeste, énonce la réelle structure, seule vivante ; celle du système des libertés (soit le non-système). 

Tout le reste se nomme récupération du non-système ; des idéologies diverses aux technopowers, des mass médias et micro (internet) aux industriels (qui produisent du “moi” à tire-larigot). 

Or, outre tous ces mensonges (il faut bien qu’ils se produisent, puisque la révolution est le réel, ce qui veut dire en l’occurrence (mais il en est d’autres) que toutes les intentionnalisations humaines tendent à se réaliser depuis lors, outre ces mensonges donc il est clair que quantité de possibilités, de réelles créations et inventions (et non pas seulement techniques ou esthétiques, etc) quantité de créations éthiques et politiques ont vu ou commencé de voir le jour. Toute cette historicité est évidemment à examiner.

remarquons que, comme dit dans l’article précédent, que les Structures, ces formes, ces formes de Tissage, de rapports nouveaux et créés, s’imposent et repèrent l'historicité, le temps lui-même ; ces formes se dressent impérativement et comme dit structurent l'humanisation (ou la personnalisation ensuite), alors même que parallèlement d’autres quantités s’ingénient à tordre et biaiser les réels historiques ; orientant vers quelque fantasmatiques supposés (du libéralisme ou du communisme).

Il apparait à vrai dire qu’il n’est rien de plus fondamental (concernant le devenir humain ou le devenir tout court) que l'articulation qui eut lieu par et vers la révolution ; la tenue d’une société humaine en face d’elle-même, telle que se décidant véritablement explicitement (lors même que les français révolutionnaires ou les américains ou les anglo-saxons en leurs genres respectifs, ne comprenaient qu’à moitié, le rapport qu’est une “conscience” cad un “arc” s’intuitionne en tant que forme-qui-se-réalise, elle ne se connait pas, elle se-sait, de même que Descartes n’a pas besoin de se connaître, il se-sait, ce qu’est le cogito qui renvoie la “pensée” ad patres, comme Kant et puis Hegel le comprendront bien). Société humaine se décidant explicitement et donc amenant chacun dans la lumière ; la lumière de “se tenir devant soi ou/et devant les autres”. 

En quoi le programme (structurel) du christique entraîne alors et le dieu un tout-autre aussi bien que la pensée universelle grecque, et toute littérature et toute esthétique et toutes science ; puisqu'il n’existe qu’une seule structure agissante (étant formelle elle est non composée et ainsi in-comparable, et se distingue de tout, puisque opératrice de toute distinction). Chacun est amené dans la lumière et puisque l-égalité est installée dans la-liberté, celle-ci est déjà surélevée.  

Mais c’est également à chacun se sup-porter la lumière (“la lumière est venue en ce monde, mais ils ne l’ont pas reconnue” et pour cause “Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.” Saint Jean 3-19)

 

 

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La structure historique, en acte

13 Mai 2026, 12:19pm

Publié par pascal doyelle

Des critères politico-historiques du royaume on saisit bien que l’on prend absolument au sérieux ce qui fut réalisé.

Soit donc la société humaine qui intègre l’intention divine, (ce qui veut dire l’intention au principe), l'universel de la pensée, le sujet christique et cartésien, et qui se décide alors, toute armée de ces trois capacités, au-devant d’elle-même et de tous, puisque précisément cette nouvelle organisation humanisée ne peut pas s’instaurer sans que chacun soit absolument réel ; ce qui veut dire formellement réel. 

L’intention divine, au prémisse de tout, de toute l'historicité (et qui entame précisément qu’existe une historicité, un devenir juif, et ensuite un devenir encore plus eschatologique chértien), puisque dans le temps se déplie la volonté ou plus précisément l’intention (qui est bien plus vaste et applicable que la seule volonté, la volonté est abstraite du corps, l’intention embarque le corps, comme dirait Descartes, et le coeur, comme dirait Blaise, et comme le dieu un unique universel formel et donc absolument distinct (rien qui lui soit comparable) impose sa logique, il est celui qui entre en rapport et de cela crée chacun, ou un peuple, dans l’instant même qu’il se dit, se montre, s’expose ; il indique, littéralement, le sens de tout ce qui est ; sens qui n’appartient à rien de ce monde puisqu’il est hors du monde (et de tout, ayant tout créé et lui-même absolument concentré dans son Intention). 

C’est ainsi par destination et destination non seulement implicitement mais explicitement significative que s’impose tous les déroulés de l’historicité. Il est clair que si le réel est non pas un contenu (un ordre, une pensée, une détermination, une information, etc) mais une structure, celle-ci sait ipso facto qu’elle n'appartient à aucun contenu, et cherche instantanément ou immédiatement sa signification ; et elle la sait. 

C’est ce que veut dire le “je pense, je suis”, qui n’est pas un concept (et donc ne peut pas être objectivé dans quelque discours qui refléterait sa détermination) mais un mouvement, puisque le réel, la structure du réel ou plus exactement le réel comme structure est un mouvement. Pareillement dieu ou le réel (la révolution, celle qui réal-ise, rend réel et accessible l'ensemble de toutes les réalisations, de toutes les intentionnalisations humaines et personnelles, et qui laisse se côtoyer la dégradation et le royaume, chacun appartenant à l’un, à l’autre et aux deux.

Et dès lors, il s’agit pour chacun de mesurer sa part de réel et sa part d’indéfinie perte du réel (l’irréel est la version infernale, on ne cesse de désirer, ayant élevé le désir en concept, et donc n’importe quoi), le glissement dans l’irréel (le fantasme, qui se donne pour bien plus concret, toujours, alors qui culmine à la plus grande illusion) ; c’est en ce but que travaille nietzsche ou sartre ou sortant du moi Lacan (et Kierkegaard, etc) ; présupposer une identité (ou un processus, l'engagement sartrien par ex) qui puisse se mesurer à cette réalisation mirifique que fut le royaume ; ce qui veut dire la révolution. Se rendre au moins à peu près adéquat à cette immensité, cette intervention dans l’historicité qui ne fut qu’à peine décidée par les acteurs ; c’est que la structure, la seule existante (à entendre comme la seule “vivante”) s’est déclenchée de par soi et que cela, qui existe comme rapport et donc mouvement, se-sait en vérité instantanément, se-sait avant de se savoir en somme ; de là que l’on tente cent fois de prédéfinir notre réel ; enfin lorsque l’on s’en inquiète, parce que la plupart du temps les mois reçoivent leur identité téléportée du ciné (Marilyn ou Bardot, Dean ou Brando, Cruise ou Eastwood), de la tv, d’internet qui pilote les images donc les objets donc les désirs (d’objet). 

Évidemment la plus grande identité qui fut, reste le christ, et d’autant que lui, il est venu et puis parti, remonté, et hypostasié et ce “pour tous” ; il est le non-sujet, qui instruit Autrui et donc tous les sujets à venir ; pareillement on ne peut identifier le sujet cartésien ni kantien ni hégélien (instant du je, sujet transcendantal, négativité de la conscience) et pas plus le vide sartrien ou le moi épiphanique lacanien  (qui est là, et puis pas-là, et re-là, mais plus à la même place, puisque le moi tient par ses désirs et que la société capitaliste s’entend à bien lui en offrir,pas gratos ).

La signification réside en la constante de révolution ; si l’on considère que la révolution est terminée et toute figée, alors l’esprit est mort ; c’est de se plonger dans l’état, le donné comme massif et immédiat (ce que Sartre désignait comme en-soïté, ou Lacan comme confusion ou fusion, objet, terrifiant, de désir; qui supprime la distance, hallucinatoirement, l’imaginé passant dans la perception) ou dans la substitution, si étrange que cela puisse paraître, de la révolution comme structure à une humanisation quelconque ; toute humanisation sera toujours quelconque (parce que déterminée) par rapport à cette architecture qui s’est écrite dans l’historicité même ; pareillement que le sujet soit une identité est une hérésie ; le sujet est cette forme que l’on a amené comme structure, non définie ; lors même qu’elle effondre le “moi”, le sujet demeure. 

Ou donc il est un point dans l’historicité qui reste absolument isolé et tout à fait autre (comme dieu, le christique, la pensée ou le sujet). Et que l’on ne peut pas réduire. 

On considère, ici, que De gaulle fut précisément la forme de la révolution (il se nomme tel lui-même, et bien que peu l’ait compris, voire aucun) ; révolution de l’Etat, de la société française, la plus achevée, la plus lucide et la plus élaborée qui fut jamais. Ou donc ; il n’y aucune raison de considérer que les choses arrivent au petit bonheur et sans raison ; c’est la raison ou plus exactement la structure du réel qui s’impose. Soit donc, revenons à l’essentiel ; le royaume. 

Il est celui par qui liberté, égalité et fraternité trouvent leurs incarnations (nombreuses et factuelles) ; il est bien certain qu’ensuite il n’y eut plus de dégradation, appauvrissement (de structure et donc appauvrissement économique littéralement qui suivit).

 

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Les critères historico-politiques du Royaume

2 Mai 2026, 18:19pm

Publié par pascal doyelle

Il est un présent afin que s’expérimente une “réalité”, laquelle est a priori la seule et unique qui tente le déploiement du possible et en supposant qu’il n’est de cohérence et de viable qu'une seule. 

Ceci sous-entendant qu’une réalité, s’élaborant, est un processus suffisamment extrême et précis pour qu’il n’existe pas trente-six cohérences possibles. Rappelons que le “possible” susnommé n’est pas le possible imaginaire, qui compose tout et n’importe quoi n’importe comment. Mais le possible suffisamment cohérent et adéquat qui puisse durer ; et il dure parce qu’il est organisé ; et étant organisé, sur cet organisé un nouveau développement devient possible (comme au-dessus de l’inorganique, l’organique, le vivant).

Ce présent développe toute sa puissance, cad le potentiel du possible ; ou probablement la diversification du rapport, la pluralité du rapport, laquelle diversité est in-finie, puisqu’un “rapport” ça n’a rien de composé, de déterminé, c’est le mouvement pur et brut. 

Très brut. Tel le présent qui déroule toute réalisation et opère d’une part le tri (de ce qui va durer) et d’autre part le tissage ; aussi n’existe -t-il rien qui puisse se nommer “l’être” et tel une substance, ni même uen consistance quelle qu’elle soit ; non, ce qui existe c’est la capacité du possible, qui est, à vrai dire, la seule dimension admissible pour superviser ce que l’on nomme “le réel” ou “la réalité” ; toute autre désignation réduit la voilure, or le “réel” ne peut pas être réductible à un ceci ou cela. 

C’est par là que la “conscience” est absolument ce rapport qui n’est pas lui-même déterminé et peut ainsi énumérer, agglomérer et relier tout élément ; et raison pour laquelle il est “des langages” alors même que chacun sait bien qu’il n’appartient à aucun ; et bien que tous naissent dans une langue spécifique, et c’est bien pour cela, cette indépendance de la conscience, que l’on peut traduire une langue dans l’autre et que toutes désignent le même monde, le même donné là ; ce à quoi a affaire la conscience c’est au monde ; ce par quoi il est possible pour une conscience d'utiliser le langage, puisque visant par-dessus vers le monde donné là, mais aussi vers le vécu et le corps ; et comme on le remarquera peu à peu le monde, le donné, le vécu et le corps viennent à paraitre dans le (les) langages ; 

ainsi la pensée grecque expose le monde donné là, le monde donné en dessous des langages et du langage commun, et opère alors un travail en chacun qui se nomme “penser” (on pense en effet individuellement même si les grecs ne parviennent pas à dénommer l'individualité du sujet) ; pareillement il est appelé dieu, incarné, pour ramener la parole à, cette fois, l’individu sujet, nommé et à l’imitation duquel, Christ Jésus ; ou encore s’inventeront les sciences (ou se découvriront leurs objets, dans le monde donné là) ou se créeront les littératures et les esthétiques ; et tout aussi bien les éthiques, morales ou politiques ; et par la politique c’est le réel qui s'impose (chacun devient son universalisation et sa personnalisation, et est conduit vers le réel, puisque vers la réalisation, que ce soit le monde politique universel ou aux années soixante de son universalisation personnalisée ou plus exactement de sa personnalisation universalisée ; de là qu’elle tendent à se publier ou à sa propre publicité manifeste et visibilité (raison d’être d’internet évidemment). 

que ceci ne mène nulle part est relativement faux (même si il est du n’importe quoi global et tout aussi bien  chez chacun), puisque se re-connaît alors tous et chacun dans la manifestation généralisée ; et qui se déroule sous les yeux non pas des mois seulement ou de “tous” mais sous le regard du sujet. 

C’est le sujet qui se donne en spectacle et un spectacle en partie très utile puisque l’on voit ainsi “ce que l’on veut” et surtout “ce que l’on peut”. Et cet immense mouvement historiciste (de réal-isation de tous les possibles humains et personnels) réussit assez souvent ; point besoin des soeurs Kardashians ou de Loft Story, beaucoup d’entre nous réalisent quantité de possibilités et de concrétisations (dans tous, absolument tous les domaines) ; que le système du spectacle expose les plus exubérants ou les plus immédiats, c’est tout autre chose (et relève de la production industrielle du “moi”, qui finalement occupe beaucoup de visibilité globale mais concerne vraiment assez peu de vécus, qui eux sont en nombre de leurs propres réalisations ; les wokes appartiennent à cette fausse publicité en partie également, et bien qu’il soit tout aussi clair que ces émancipations, ces libérations, ces acceptations, etc, aient pu profiter et favoriser quantité de personnes, de personnalisations, et donc de leurs sujets correspondants. 

Considérant que la revendication “woke” (ou autres, puisque le 20 et 21ème furent des expansions de libérations) succombe à l’irréalité, signifie que la volonté constructiviste de toute révolution oublie si aisément qu’en fin de compte il ne s’agirait que d’idéologie, de représentation et que modifier la représentation suffirait à transformer la réalité ; évidemment tel n’est pas le cas ; la révolution (cad les deux celle de la liberté et celle de la liberté-égalité, soit donc l’empire sans borne, l’ouest américain ou l'alunissage, the new frontier, etc), ou alors l’Etat, non fédéré et un ) s’imposent non par l’idée mais par la structure effectivement réelle ; la révolution ne peut pas se “vouloir communiste” (pas plus qu’anarchiste et autres variantes) ; la révolution met à jour, amène la présentation, et non leur représentation, la présentation des sujets, de la Constitution et de l’Etat, et non pas des constructions abstraites, idéales ou angéliques ; Lénine veut reproduire la révolution française mais il produit un monde idéologique et non une structure réelle.. 

En gros sont donc “de droite” ceux qui s’inscrivent dans le réel (quitte à se figer et tenir violemment à ce réel supposé ; en vérité n’est réelle que l’historicité même non le gel des “acquis”) et “de gauche” ceux qui continuent de distribuer encore un peu plus d’universalisme (quitte à délirer, angéliquement ou pas) ; ni l’un ni l’autre n’ont raison, qui prétendent incarner l’historicité.
Sitôt abandonné le communisme (définitivement défait), ce sont les modulations de l’intentionnalité historique, gardant chacun leur quote part (et leurs irréalités respectives). Outre la gauche qui rêve et ses dérives secondaires (le wokisme), la droite de ‘attacher au seul réel tombe dans le “réalisme”, le plus dur, le plus crû (la “république” tirera à maintes reprises sur la foule, et la finance ou la bourse feront office d’objectivités ultimes) ; et c’est nier le réel même, à savoir que la révolution doit continuer mais ni selon la droite, ni selon la gauche. Qui sont, outre les effets vraiment utiles, ne sont pas réels ; mais des caricatures, ou des schématiques si l’on veut, parce que l’on ne sait pas comment ré-inventer et re-créer et continuer la révolution (qui reste donc inachevée et incertaine dans les limbes de l’historicité ; c’est ce que visait De Gaulle, évidemment, ce qu’il tentait).

Le “centre”, position hypocrite, continue de faire rêver mais uniquement avec des mots et des images, tandis qu’il poursuit le durcissement selon l’ordre le plus désobligeant, comme on sait ; puisque le centre s’est détaché du réel (des sujets, de la constitution et de l’Etat) et ne croyant plus du tout à quelque universalité (qui gardait quand même une rigueur, serait-elle morale, et quand bien même son excroissance dérive dans la facilité et le ridicule) ; le centre est ainsi profondément non patriotique (une démocratie s'exerce dans la limitation d’un territoire) et immoral, et a-universel (il ne rend compte de rien ni à personne).

 

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Succession du possible

27 Avril 2026, 15:25pm

Publié par pascal doyelle

Étant entendu que le mouvement réalise le possible et que précisément c’est le possible qui est en question ; au sens où “jusqu'où le possible peut-il devenir ?”
Si existe un dieu-sujet, il est clair qu’il ne sait pas jusqu’où le possible peut devenir ; cela signifie (même si il n’existe pas) qu’aucun ordre ne préside au devenir ; si un ordre existait hors du devenir, à quoi bon celui-ci ? 
Si devenir il y a (c'est-à-dire s'il y a réalité) c’est afin que quelque réel nouveau, neuf, inattendu, survienne, ou plus simplement naisse. 
Ou donc inversement il y a réalité puisqu’il y a devenir et devenir parce qu’il y a réalité ; on n’imagine aucune réalité qui ne devienne pas, serait-elle un “monde figé” ? Non.
Si devenir il y a et qu’ainsi quelque nouveauté paraît, alors le mouvement, ou le possible, est le sens de ce qui devient et ce pour quoi et donc vers quoi “cela” devient. 
Et si dieu existe, alors il apprend ce que devenir peut. 

C’est qu’en effet si devenir d’une réalité il y a, c’est que tout repose sur l’activité de toutes les choses et de tous les êtres ; de même que les “choses” et les “êtres” sont des activités ; des tissages de rapports, ce qui implique aussi bien leur mouvement propre que leur mouvement propre dans et par leur donné, pour une pierre, leur milieu, pour un vivant, leur monde, pour une conscience-de (soi). 

Sur l’activité des choses et des êtres qui agissent leur devenir ; dans le “libre” jeu (il n’y a pas d'ordre qui précède ou qui surplombe) des rapports tissés ; de sorte que l’on peut dire qu’il n’existe que des mouvements ; les universalités, mathématiques ou “essences” ou lois, etc, naissent des agissements ; toutes les descriptions décrivent des rapports (choses et êtres) en les transcrivant dans des rapports (mathématiques ou descriptifs ou d’idées, etc) ;  les choses et êtres ne se conforment pas à telle “loi” mais ils sont, produisent les lois qui les constituent. Libres s’entend ici évidemment vis-à-vis d’un ordre supposé. 

Mais n’est libre au sens propre que cet être qui a rapport avec lui-même ; qui donc se signifie. Il s’affecte d’un signe et ce que dit ce signe, ça n’est pas ceci ou cela (n’importe quelle partie du monde), mais du signe même, ou donc en vérité et bien plutôt du rapport qui rend possible qu’il y ait “des signes” ; le langage est l’interface de rapports, pris en conscience, dans et comme champ intentionnel, qui traduit les rapports que sont les choses et les êtres et qui plus est qui se représente lui-même dans son propre champ ; de sorte qu’il s’agit d’une machinerie et même de la machinerie seule imaginable (comment imaginer une réalité qui ne soit pas en devenir et donc en mouvement(s), que l’on nomme rapports ?)

Or cette machine titanesque (et peut-être infinie, le divin étant lui-même “infini” mais il vaut mieux dire “singulier”, puisqu'il existerait formellement, ce qui signifie non multiple puisque non composé et donc non composable ou n’est pas distinguable en lui-même, ni hors de lui-même, il est formel et ainsi occupe tout, par quoi ce qui est un est unique et de même le un est l’universel)

Cette machinerie absolue n’est pas une fixité.

Et ici on peut introduire un autre pan du montage (ou démontage) du réel. On dit que si le divin n’existe pas, alors tout, un jour, disparaîtra, à jamais, comme n'ayant jamais existé (même si cet univers “revient”, ce sera sans aucune mémoire) ; soit donc une réalité non seulement absurde mais totalement idiote, d’une stupidité effarante. Tout, cette jolie nature, Bach ou Montaigne, moi-même ou quiconque comme n’ayant jamais eu lieu, puisque pas même quelqu’un pour se souvenir de quoi que ce soit. 

Or la référence à la mémoire, au souvenir, c’est l’inscription, la connaissance, la conscience de ce qui a eu, a et aura lieu qui disparaîtront dans le néant ; étant entendu que toute chose et tout être sont eux-mêmes des tissages (en une unité distincte) des activités, des mouvements de son être ou plus exactement cet “être” n’est rien que l’ensemble de ses rapports ; cet ensemble (singulier et donc aussi bien universel) ce que l’on nommait jadis “essence” ou idée c’était la mémorisation des activités désignant tel être ; l’abeille est l’ensemble des qualités de cette abeille, mais qui est l'ensemble de ses activités (qui ne sont pas celles d’un bourdon, etc).

Et c’est alors à la totalité des mémorisations, ce qui veut dire des activités qui tentèrent si résolument leurs propres possibilités (et donc inattendues) qui sans le divin disparaîtraient.

Ainsi le divin, dieu serait lui-même la mémorisation des mouvements. Étant lui-même le plus total mouvement de tous les mouvements.

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De Gaulle

20 Avril 2026, 15:29pm

Publié par pascal doyelle

Il fallait donc prévoir, prévoir ce qui tôt ou tard surviendra.

Le temps est tel un cône (un entonnoir si l’on veut et tout dépend de ce que l’on place dedans), 

et le bec de cône c’est le moment du précipité ; 

toute la préparation du cône entier aboutira au moment de la décision, de l’ouverture, de tel événement, de telle surprise (Au fil de l’épée), de l'orientation soudaine du monde, de la relation, du champ de bataille, de ce qui sera ; 

Et donc le futur peut se prévoir, visionnaire. 

Sur le champ de bataille il faut organiser la guerre en amont. ce qui ne fut pas le cas en 14 et encore moins en 40. 

De ceci le jugement du Général sur l’impuissance, la disqualification, la démission ou la trahison des élites ; de là qu’il eut la volonté d’éduquer une élite adéquat (administrative, étatique, création de l’Ena… et des Compagnons de la résistance) et donc de la méfiance envers toute élite qui ne serait pas formée ad hoc ; les élites industrielles, politiques, intellectuelles, sont trop promptes à trahir, à fuir, à se replier sur leurs biens ou leur statut, oublieux ou ignorant de l'intérêt général, et ceci vaut encore plus pour les partis, facteurs de dispersion, de démoralisation, de division, qui paralyse et rend inefficace.

Un pays qui ne parvient pas à unifier sa volonté, ses classes sociales, ses catégories, ses industries ou ses ressources, finit par dépendre de plus en plus durement de ses voisins, et finit par se vendre pour une bouchée. Suivez mon regard. 

C’est que la vision était entière et veut éliminer l’incertitude du futur ; il fallait réunifier la France, assurer son unité ; militaire, politique et morale. Des trois la dimension morale est la plus essentielle.

Militairement l'armée était de fait affaiblie voire en lambeaux (restaient les colonies, cad l’Empire, et raison pour laquelle les anglais voulurent aider la France, afin que les colonies Fr ne passent pas dans l collaboration, ce qui offrirait nombre de ports et de territoires pour les forces allemandes, outre la marine Fr elle-même, qu’ils durent couler ou désarmer).  

;Politiquement envers les ennemis évidemment mais aussi envers les alliés (qui se précipitèrent afin de découper, partager, mettre la main sur la France), et politiquement afin de s’imposer dans la représentation de la patrie pour elle-même et qu’elle ne supporte pas le poids de la défaite, de la soumission, de l’humiliation ; qu’un seul au moins se dresse et refuse. 

Et c’est celui-là qui deviendra l’histoire-même. Par lui l’histoire n'appartiendra plus jamais à la collaboration et au défaitisme. Plus jamais à la résignation. 

C’est ce qu’impose cette légitimité exclusive réclamée depuis l’Angleterre ; ce ne sera pas, jamais, Pétain et la collaboration qui inscriront la France dans l’histoire, mais lui seul, lui seul et ceux qui, moralement, auront le courage de le rejoindre. Et cette aventure d’abord obscure et déraisonnable remplacera pour toujours la capitulation par la résistance, soit donc le refus du prétendument donné ; l’esprit toujours reprendra l’histoire. 

Et c’est cette unité qui commande tout aussi bien en son principe le refus du communisme (qui était aux ordres de Staline) ; la lutte des classes doit être reniée, et ce non sans amender très sérieusement le capitalisme (qui ouvre sa propre faille), et sera recherchée la troisième voie (dite “de la participation” qui n’est pas l’intéressement). La participation comme programme continuait l'action du révolutionnaire, de la refonte et du perfectionnement de l'édifice. Constitution politique bien sûr, mais auparavant, dès la Libération, constitution sociale et administrative (du Cnr aux nationalisations, etc).

Unité et indépendance, avec et par le nucléaire ; comme énergie et comme menace militaire. 

partout toujours rechercher les moyens de l’unité, contre les autres nations (aucun angélisme pour De Gaulle), et contre les “féodalités” intérieures (castes, classes, partis, etc). 

De sorte que constamment le goulot d'étranglement du présent qui précipite l’historicité et les dispositions, est combattu par l’esprit de vision, la prévision qui œuvre et qui travaille en amont de tout ce qui arrivera.

La victoire sera donc avant tout morale et lui seul réunira autour de lui les bonnes et les vraies volontés déraisonnables; et c’est pas de semblables volontés, neuves, que le pays se redressera. 

 

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N’existe que la transcendance

18 Avril 2026, 13:31pm

Publié par pascal doyelle

Ainsi l’être est l’effet (multiple) de l’exister ; et l’exister en son activité extrême, toujours extrême, se tenant au bout de lui-même, l’exister en tant que présent. Extrême et au bout de lui-même puisque réalisant le possible (et selon le possible on ne peut pas moins que se tenir tout au Bord, toujours). 

Nous sommes donc sur la voie qui délimite (sur une surface, celle du réel) notre être, en tant que si visiblement notre être n’est pas du tout une essence (auquel cas il serait tout gelé, tout pétrifié, tout immobile) mais une structure, un rapport qui se meut (à la surface du réel et non pas seulement du monde, de la réalité ou du corps vivant) et qui de la sorte est en capacité de contenir mais aussi de produire quantité de contenus ; il est le contenant de contenus ; aucun des contenus n’est adéquat au contenant et jamais le contenant ne se confond avec ses contenus (sauf à se prendre pour, mais alors c’est encore par liberté). 

c’est bien pour cela que l’on ne parvient pas à définir la cause de la cause de la cause, etc ; c’est parce que cela qui Ex-siste c’est le mouvement. Et le mouvement ne s’explique pas parce que le principe du réel est le possible ; et que le possible (tout ce qui est possible est réel) s'explique de lui-même. 

(ou donc imaginer, croire que le réel relève de quelque cause n’a aucun sens, et ne pas comprendre que seul le “possible” est le principe exclusivement digne de la constatation “il y a une réalité”). 

De là qu'il ait pu paraître, chez quelques-uns, qu'un saut était nécessaire et impératif ; soit on se déplaçait et plaçait dans le faisceau soit on en restait extérieur et on passait son temps à expliquer selon des causes, diverses et variées. Et que seul dans cette transcendance notre réel, à nous, devenait à peu près compréhensible, au lieu que d’en rechercher les causes réduisait considérablement la voilure et rendait en partie irrationnel, inconnaissable, injustifiable, voire méprisable ou inexistant de larges domaines de réalisation humaine. 

Si on veut expliquer selon telle ou telle immanence la réalité humaine ou la réalité tout court, on rabaisse le niveau. Et si on tente la transcendance on y voit un peu plus clair mais au prix de se jeter dans un noyau, un nœud, une verticalité très difficile ou en tous cas seulement supposée. 

On a “résolu” le problème, l'aporie, en admettant que la transcendance seule existe et qu’au dedans de la transcendance toutes les immanences que l’on voudra ou pourra trouver, inventer, découvrir ou créer. 

Et qui plus est (ce qui autorise que l’on parte de la transcendance, sans presque aucun problème) cette transcendance, amenée ici, est définie comme mouvement ; mouvement qui, donc, potentiellement, s’auto explique ou à tout le moins s’auto explicite. 

L’auto explicitation présuppose que le réel étant le possible, celui-ci recèle en lui-même, dans son concert, qu’il soit sa réponse. Et redoublement le possible est à la fois la question et la réponse ; et il existe une réalité parce que (parce que) le devenir est véritable, il s’agit d’un vrai devenir ; soit donc on n’a pas la même chose à la fun qu’au début ; il s’est réalisé quelque chose ; de nouveau, d’inattendu, d'inouï ; au sens de jamais entendu, ou d’extraordinaire.

 Et somme toute c’est cette gradation qui dépend de nous ; soit on se contente d’un effet sympa mais pas exceptionnel, soit on performe une sublime réalité, réalisation, une superbe humanité ou une ébouriffante personnalisation … (soit évidemment on s’effondre et cause de la souffrance ou de l’horreur, destruction d'autrui (dans toutes les facettes effectives) ou auto-destruction (qui est tout aussi bien un abaissement et donc dans les cas ce que l’on atteint c’est la perte de  - possibilités- ce qui est on ne comprend essentiel, structurel, affectant la structure même du réel) ; 

et c’est pour cela que ce monde peut tout aussi bien s’abaisser ou s’élever aussi loin qu’il le peut, qu’il se peut, selon les uns ou les autres ; et de toute manière chacun à la fois s’abaisser et s’élever, puisque ce qui compte, processus de compréhension christique, on chutera de toutes les manières, il faut cependant que sans cesse on se maintient émergé, soi ou les uns les autres, que l’on ne perde pas de vue l’horizon ou la Possibilité, ce qui veut dire la possibilité comme sens de ce qui est, et non pas l’enfermement dans l’être seulement, dans le donné, le déjà-là, le causé, prisonniers des effets, de l’effet en tant qu’être, destiné, et il le sait à disparaître, à se décomposer (tout ce qui est composé se décompose, le formel, le présent et l’arc de conscience ne sont pas composés, ils déroulent et ils tissent). C’est le “possible” en chacun, en soi et en autrui, qui est appelé (et donc ne supporte absolument pas une identité, une contrainte, un communautarisme). Il n’y a pas d’essence mais la structure du je est cette essence pour ainsi dire ; et non pas n’importe quoi, comme on va le voir ; la liberté n’est pas irréelle, auquel cas le réel cessant, tout disparait, se dissout dans son illusion et ne ressemble plus du tout à la capacité, à la transformation, modification qu’est la liberté ou soi ou autrui, qui sont des rapports existants et donc d’activité voire d’activisme brut, ou pur. D’une part. 

Et la possibilité comme éminemment cohérente (adéquate à elle-même et au réel, puisque sinon les intentionnalisations n’accrochent pas et partent dans le n’importe quoi, le fantasme, la facilité, etc) et coordonnée aux autres ; ce qui se nomme patrie, territoire, société humaine accessible à chacun mais aussi “à tous” ; “à tous” paraît une idéalité non réelle, mais en vérité toute conscience n’obtient son efficace que si elle sait qu’elle trouvera ou que ses possibilités peuvent être reprises par les autres, que ces possibilités, individuelles, seront des potentialités ; la coordination des sujets c’est cela qui se nomme “”démocratie” et qui n’est pas du tout évident, qui se doit d’être expérimenté, éprouvé, construit et élaboré entre tous. Ce qui eut lieu, depuis 2 siècle (non seulement politiquement au travers de la diversité des Constitutions et de la vie des peuples, et spécialement de la France qui tente mille et une combinaisons, jusqu’à ce que un seul, De Gaulle, puisse parfaire sa vision, mais aussi expérimenté dans toutes les relations humaines et toutes les personnalisations, soit donc les relations à soi-même, ce qui est singulièrement fondamental. 

Et donc la transcendance seule existe mais déploie quantité d’immanences ; à quoi peut bien servir la transcendance sinon exposer au plus loin possible ; ce qui veut dire au plus organisé possible, puisque le désorganisé s’effondre, et compte tenu que cet organisé c’est celui de la capacité de possibilité maintenu, un ordre qui ne serait qu’ordonné selon l’être, se fige) ; l’être est multiple (sans que jamais on puisse de telle ou telle immanence de telle réalisation, remonter jusque dans la transcendance ; puisqu'elle crée tout ce qui est ; l’exister rend possible l’être et l’être a pour finalité(s) les possibilités qui redouble, triple, quadruple le possible lui-même.

 

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Nouveau corps, nouvel amour, nouveau déluge (Rimbaud)

12 Avril 2026, 18:33pm

Publié par pascal doyelle

Dieu, si il existe, nous transfère donc son être, sa capacité, son pouvoir ; à savoir créer. 

Mais l'ensemble de tout ce qui est, si l’on tient à cette tradition ou cette révélation, est dénommé “la création”. 

(dieu étant l’Intention, purement formelle, qui décide de ce qui est ; il est lui-même, étant formel comme dit, hors du créé ; rappelons que dieu, ce sujet, cette structure sujet, relève de la magnificence du principe de “ce qui est réel” à savoir le principe du possible ; tout ce qui est possible est, existe ; et donc le sujet-structure, dieu, est tout purement l’intention-même, le rapport à soi, ou donc le rapport à lui-même du rapport ; ce qui veut dire la capacité de rapports (par ex la justice, la sainteté autrefois, ou l’amour christique sont les formidables et même absolus accélérateurs de rapports possibles ; pareillement la littérature ou Montaigne ou Descartes ou Pascal ou évidemment la révolution qui rend manifestes tous les possibles ; mais donc dieu est, lui, l’Intention purement intentionnelle, ce qui veut dire Autre, et une et dès lors se présente-t-il comme le un tout-autre. 

Tout est en place. 

Sauf que soudainement il s’incarne en ceci qu’il absorbe en et pour lui-même la destinée humaine ; de bonheur et de désespoir ; d’amitié et de trahison, etc. Il est probablement faux de considérer que dieu connaissait tout cela bien avant ; il lui fallait intégrer ce qu’il en est d’un corps, de la souffrance, de la solitude, et ainsi de suite ; l’éprouver. Ou dit autrement ; il existe une réalité, un univers, une humanité afin que tous ces devenirs réalisent de par eux-mêmes le possible ; et que de fait cela n’était admissible que si librement, de par elle-même, en tissant activement tous les rapports cette réalité véritablement  - devienne - et elle ne peut - devenir - à proprement parler que si elle nait de sa propre activité ; choses, êtres et consciences doivent se tenir d’eux-mêmes ; 

ce qui s’impose comme principe du principe, à savoir que si le possible est le principe de la réalité, alors elle devient ; il y a une réalité parce qu’elle devient, et qu’elle ne suit pas un “ordre” préalable ; serait-il logique ou mathématique ou physico-chimique, etc ; il est de la logique, des mathématiques ou du physico-chimique parce que les choses et les êtres étant des rapports, ils se tiennent de et par leur cohérence ; les rapports sans cohérence disparaissent (par ex, il y eut probablement 99% de réalité disparate ou désordonnée avant que paraisse une réalité à peu près organisée ; cet univers est l’écume d’une quantité d’une ampleur inouïe, et si cet univers-ci est in-fini alors évidemment la réalité désordonnée précédente est elle aussi “encore plus infinie” ; rappelons que l’infini est la brique logique de toute réalité supposée). 

Qu’inversement on nie ou ne pense pas même à dieu, il appert que cet être humain est, littéralement, le prolongement, ou la prolongation ontologique du possible, puisque lors même que dieu n’est pas, toute réalité (serait-elle extraterrestre ou à quelque moment du temps) aboutit à un être qui existe en tant que rapport ; lequel rapport n’est pas lié ou identifié à un “ordre” ou une “essence” mais est un rapport dans lequel rapport le “soi” est le rapport lui-même ; signifiant par là qu’il déploie sa forme comme forme de tout. 

sans doute dans un univers sans dieu qu’un être soit soumis à l’abscondité absurde d’un déploiement désormais unilatéral (cad sans correspondance du tout avec quoi que ce soit), est source d’une souffrance invraisemblable ; cet être, qui forme cercle (formel) avec soi-même, se croit éternel, pour disparaître un beau jour, à tout jamais et ayant existé pour rien du tout (étant entendu que jamais aucun être humain ou même être de conscience, extraterrestre, ne parviendra à maitriser suffisamment l’énormité infinie de cet univers ou même des cadres d’espace et de temps, et que pour briser ou entrouvrir cette cage serait appelée une quantité d’énergie quasi infinie elle-même, et que donc rien jamais ne survivrait à cette réalité ; une civilisation de 1000 ans est déjà un exploit, alors 1 milliards d’années… ou 160 millions comme les dinosaures…)

Donc on aboutit quoi que l’on en pense à ces êtres relatifs, relatifs à eux-mêmes ; et ainsi écartés ou s’écartant du donné, de la causalité et même outrepassant l’adn (résolution générique des problématiques d’un vivant, dans un milieu spécifique et donc adn vite débordé) ; par cette mise en œuvre qu’est l’acculturation ; d’abord gérée par le collectif (le langage, la représentation communautaire, la parole-monde, le retour cyclique, le sacré et le profane, l’holisme généralisé, etc) et puis ensuite rapporté à chacun, chacun élaboré (de par soi, par ex sous le regard du christ, puisque lui vit et puis meurt d’une existence propre, hors de toute communauté) un chacun élaboré donc qui peut porter, supporter l’ordre, l'organisation, la représentation, le langage, et développer quantité de tactiques et de stratégies hors la stricte communauté ; libre donc, au sens où toujours l’humain fut libre, mais que là, cette fois, il le sait et que le “libre” fait l'objet lui-même d’une stratégie en propre, représenté, annoncé, partagé et compris (puisque l’on ne peut pas supposer la liberté de tous et de chacun sans qu’ils le sachent nommément comme tel; la liberté implique de fait la représentation, elle doit se présenter à elle-même (et concomitamment aux autres et réciproquement ; aussi le christique qui impose autrui bien avant le “je” de Descartes (ou de Montaigne et de tous les autres), puisque autrui doit être accueillant, et donc d’abord accueilli, pour que chacun soit en mesure de se proposer, soi. 

de même la liberté ne peut pas être en elle-même un “ordre” (serait-il intelligible ou rationnel, ne serait-ce parce que nous ne disposons pas du tout d’une telle connaissance et que l'on ne peut pas attendre qu’elle se réalise totalement pour être effectivement libre, outre que produire une connaissance présuppose déjà que libre on le soit, ce qui veut dire détaché et autre que le donné), pas un “ordre” donc puisque le propre de la liberté est d’articuler la pensée certes, mais la pensée (ou la représentation ou le langage) au donné là, à cet horizon du monde (ou des relations à autrui) qui toujours sont mouvantes et rappelons qu’existe une conscience afin qu’elle permette une adaptation très précise au donné là et à autrui. 

De même encore, la liberté étant posée elle absorbe la totalité du possible, et donc toutes les finalités seront inférieures à sa capacité, sauf si la liberté a pour fin la liberté même, ce qui veut dire, la création. La création est ce qui n’est pas déjà, mais qui soudainement advient, paraît, naît. la création ne produit pas “magiquement” une nouvelle réalité ou un réel soudain (comme dieu, la pensée, les deux sujets ou le réel-révolution, cad réalisation) mais la liberté met en jeu la totalité des rapports connus, admis, intégrés, éprouvés, imaginés, désirés dans une nouveauté ; parce que c’est porter à devenir l'ensemble de la réalité, de la réalisation déjà obtenu mais élevée à nouveau, un nouveau corps, un nouvel amour, un nouveau déluge (Rimbaud) ; à chaque fois l'ensemble se transforme par quelque possibilité et qui sera, deviendra une nouvelle réalisation ; de même que les mathématiques grecques seront réinstallées dans les nouvelles découvertes, inventions, créations ; le Créé n’est absolument pas moins objectif et réel que le supposé donné. L’ordre n’est pas préalable, mais se génère des rapports eux-mêmes, rendant accessible une nouveauté à la fois imprévisible et cohérente (étant entendu que l’idée même de “rapport” contient en soi qu’existe, que s’impose cette cohérence).

Historiquement il s’agissait de créer un nouveau monde, une humanisation et une universalisation, un nouveau corps et toutes ces personnalisations qui nous sont immédiatement devenues sensibles et tellement évidentes, ces corps recouvert de signes (d’images et d’objets, et de désirs, cette autre-surface du corps couvert de signes), et un nouvel amour, qui prit nom de fraternité, au plus haut, et de variantes, ayant nom de société dite humaniste et personnaliste (au point de se renier comme universelle, livrée cette fois à l’égocentrisme, et le fantasmatique et l’irréalisme).

 

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