D’aucuns ne comprennent pas ou font semblant de ne pas comprendre. La liberté ou la conscience ne sont pas faire-valoir de quoi que ce soit d'autre.
De ce que notre être, qui de ce fait n’est pas un être, est libre, alors on en conclurait que cette liberté serait tout à fait abstraite et tout à fait imaginaire ; on sait ce qu’alors signifie cet “imaginaire” ; le triomphe de la pulsion. Il équivaut au fantasme, mais décuplé. Le fantasme est une opération de transmission au sein du système psychique ; mais l’imaginaire fantasmatique est la revendication dans la réalité d’une transformation pulsionnel ; dit autrement c’est le fameux surgeon psychanalytique marxisant qui prétendait réaliser la vie “en mieux”.
Lacan n’est pas dupe. Et ici on suppose que la révolution est le réel (après l’Intention qu’est dieu, l’Intentionnalité qu’est la pensée universelle (qui crée individuellement des réseaux, cad des idées), le sujet, christique et puis cartésien, après donc vient le réel, depuis la révolution, non seulement parce que le réel va paraitre tel quel (avec les existentialistes) mais aussi pour chacun, chaque moi et plus universellement comme réal-isation de toutes les intentionnalisations humaines et universelles, puis personnelles et singulières, datons du milieu du 20ème), mais la révolution il n’y en a qu’une et qu’elle aurait dû être continuée (et le fut en partie) ; on ne prétend nullement qu’il adviendrait une “autre révolution” (celle socialiste, communiste, anarchiste, libertarienne, ou hippie ou ce que l’on voudra, toutes celles-ci ne sont pas fondamentalement sérieuses, mais imaginaires et donc certaines totalitaires, la réalité devant se soumettre à l’imaginé, ce qui est absurde).
Ou encore ; la liberté n’a pas affaire à l’imaginaire ni au fantasmatique, mais au réel. La liberté transforme mais transforme la réalité ; elle ne la nie pas. Lorsqu'elle commence à la nier elle perd pied ; puisque a priori la liberté s'arc boute sur le réel, parce que le réel offre une mémorisation non imaginaire, consistante ou cohérente, et qu’alors seulement elle peut, la liberté, progresser, s’augmenter ou s’intensifier.
C'est uniquement dans la faiblesse et la facilité de la société dite de “consommation” que l'imaginaire est devenu le réel même. Il est sidérant de saisir que les “révolutionnaires” des années soixante et post-soixante se sont échinés à élaborer les théories de cette confusion imaginaire. Ce dont Lacan n’était pas dupe, encore.
Imaginaire qui semblait approuver notre “être”, mais qui, en vérité, efface sa structure réelle ; en conséquence de quoi les effets dont nous serions les causes, au lieu d’aboutir dans la réalité, entrent en résonance dans le circuit de production industrielle non seulement des objets mais tout autant sinon plus des images. Les effets bouclent sur eux-mêmes ; ce que l’on nomme mass médias, et les micro médias, internet, ne sont pas en reste.
Il existe une surproduction exponentielle des images (alors même qu’entreront en récession les objets eux-mêmes, les productions, que ce soit par paupérisation, relative au début et effective ensuite, d’origine économique ou déjà ou bientôt climatique et écologique) ; plus s’imposera la quantité d’images, moins les objets, de consommation, de désirs et puis de besoins, seront accessibles( selon le niveau de vie), ou pire moins ils seront disponibles (par cessation d’activités, récession économique ou raréfaction de ressources ou désordre politique, etc).
On voit que la situation économique intègre absolument le régime de réalité.
Par ailleurs, la fuite dans le fantasme imaginaire (cad répétons, le mélange du fantasme, qui est de structure et naturel pour ainsi dire, et qui est d'imaginaire qui est auto produit par les mois chacun dans son coin et/ou produit industriellement)
la fuite irréelle appuie que l’on entre dans une transformation de la réalité en ceci que pour nous, êtres humains, le champ de perception (certifié pour ainsi dire par les signifiants, lesquels étaient autrefois validés par le groupe, on ne pouvait pas penser ou percevoir en dehors du groupe, du langage commun partagé, du langage-monde-échangé-parlé),
le champ de perception donc est subverti par la manipulation généralisé ; ce à quoi l’éco-techno-mass médiatique s’emploie, ou donc est employé, est employé par une hiérarchisation, de rivalité intégrale de tous contre tous, sans solidarité, sans universalité, lorsque l’égalité ne vient pas réguler (Kant), mesurer et ne vient pas penser la liberté de l'intérieur de cette liberté et qu’alors celle-ci est et n’est plus que le faire-valoir des réalités, des immédiatetés, des images, des pouvoirs, des dominations comme on dit.
C’est ainsi que le sujet, le fameux sujet, c’est vu dégradé et humilié de diverses façons dans sa volonté de concrétiser son champ de création, qui aboutit à de sortes de monstres tout à fait ridicules, bas de gamme, sombrant dans la facilité et l’égarement psychologique, puis psychique, à mesure que s'enfonce en lui la dissolution, la fantasmagorie, et finalement l’irréalité, ce qui veut dire la disparition, l'anéantissement, la disruption de toutes les facettes dégradées de son être.
Et ce parce que si le sujet a condescendu à devenir un tel moi, il n’était pas obligé et n’est pas de fait obligé à se limiter au “moi” ; il s’est transformé, le sujet, en immédiateté, croyant tenir l’unité de son corps vivant, alors que lui, le sujet, est un existant (le christ meurt et re-vient, autrement, selon l’autre-corps, les champs de perceptions se structurent en œuvres qui se transmettent des uns aux autres, créant à chaque fois “encore plus de sujets”, tandis que les objets, consommés, nous enterrent).
On a vu qu’à partir de la révolution (et depuis la renaissance et depuis que l’on a voulu concrétiser la structure, via la pensée, grecque, par ex) toute l'humanisation puis toute la personnalisation (au 20éme) se réalisent ; c’est la concrétisation de toutes les intentionnalisations possibles. Ce qui est magnifique, mais qui emporte toute conscience, toute intentionnel dans la réalité, ce qui veut dire dans la détermination. à laquelle, par les mois, les sujets se condamnent. En enfer.
Le sujet aurait dû résister et tenter de se maintenir dans l’océan se déversant de toutes parts (littéralement, puisque c’est tout le possible, tous les horizons, champs, intentionnalités qui abondent et se déversent dans et comme réalité). Mais le sujet a été débordé par l'ensemble des réalisations ; comme il se devait de tenir néanmoins une unité, celle qu’il aurait dû mener face à toutes ces richesses (que personne ne songerait à nier), cette unité aurait dû s'implémenter, d’intégrer si fortement, avec une telle complexité, que visiblement notre cervelle, ou notre attention ou concentration ou capacité d’exister n’a pas pu y suffire…
C’est évidemment la tragédie, la catastrophe structurelle complète qui est en train de nous achever.
Ne serait-ce que par contrecoup, puisque cette richesse a absorbé la quasi totalité du vivant et des ressources ; de tout il restera peu. Mais d'abord en déperdition, déréliction intentionnelle ; la qualité de l’intention, de l’attention, de la capacité d’exister, de maitriser et de rassembler (et donc de se coordonner entre êtres humains, ce en quoi consistait ou devait conclure la “démocratie”, ce signifiant mystérieux), cette capacité s’est dispersée et n’a pas pu tenir l’unité adéquate.
Et donc nous nous sommes rabattus sur une infra-unification ; celle du “moi” ; celle de la synthèse sans médiateté, mais qui ne peut pas non plus se conclure, se clore comme immédiateté, puisque la “conscience” (cad le champ intentionnel) est de fait structurellement non immédiat ; si il était immédiat, il n’existerait pas de champ (qui ne tient que par et dans le rapport, qu’est le signifiant et suivants).
En cherchant une résolution immédiate du champ, de la multitude de champs qui se sont ouverts suite à la révolution mais également depuis l’émergence de la structure comme telle (comme produisant la réalité, ent ant que dieu, pensée, sujet christique ou cartésien et dérivations de ces lignes de force), la structure se perd dans un “moi” (ou une identité intermédiaire, comme fut la nation puis le nationalisme, l’universel puis l’universalisation abstraite, les identités diverses comme si il s’agissait de notre “être”, la seule identité que reçoit la structure “conscience” c’est le code “réel”, cad cette position sous les trois auspices ; dieu, la pensée, le sujet (soit si l’on est chrétien ; le père, le fils et le saint esprit, incarné en et par chacun, chaqu’un).
Puisqu’il a abandonné sa structure, au profit du profit pour ainsi dire, et de la faiblesse-facilité, alors il tombe, n’en finti plus (puisque la dissolution de toutes choses et tous les êtres est sans fin, ou donc infernale, au sens propre),
Il ne se “voit” plus. Il ne sait plus qu’il ne peut se voir que si il “est vu, à partir d’un point autre” , tout autre ; en lequel on a identifié le rapport, dont l’autre-bout n'apparaît jamais, or pour le moi, qui se croit tout du monde, du donné, du corps, de l’immédiat, il n’est pas d’autre-bout ; le réel est absent ; le réel étant une articulation qui le tient, lui, à partir de l’autre-bout (ou donc de l’insatisfaction, absolue, laquelle n’a plus aucun sens pour le moi, le sujet ayant voulu se réaliser comme “moi”, tout entier du monde donné, et par laquelle idéologie totale, puisque nous sommes du monde alors nous pouvons nous réaliser dans le monde comme immédiateté ; le moi par ex croit qu’il “est”, du genre de l’être, alors qu’il est selon et par l’exister, l’ex-sister ; l’invisible porte le visible (et sans doute le visible n’est qu’une pauvre partie de l'invisible. Dieu, la pensée mais aussi l’universel (l’humanisation par ex), le sujet et puis le réel, ce qui veut dire la révolution continuée (la même mais qui devient et elle est effectivement encore devenue en 1958) se tiennent comme horizons qui appellent de l’autre Bout le rapport (qui a deux bouts, comme on sait).
Or donc, inversement et si le monde dans sa globalité tourne vers sa fin, il faut bien saisir que, pourtant, ici et là, pour celui-ci ou celle-là pour tel ou tel groupe, telle association de bienfait, telle invention ou création ou connaissance ou etc, c’est le Royaume qui se réalise.
Sans doute le christique entendait tous nous sauver, un par un. Mais il n’est pas dit, apparemment, que tous le seront. La main serait tendu pour et vers chacun, mais tous ou une majorité s’en saisiront-ils ?