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instants philosophie

Le moi comme technologie avancée

12 Mai 2013, 13:15pm

Publié par zwardoz

Ayant épuisé la vérité classique puis la liberté classique, la réflexion, la forme pure sans rien de la conscience » (qui a décidé de ne plus se laisser faire ni par le langage immédiat et le groupe, inventant l’universalité, ni par le vécu et l’immédiateté de sa propre conscience, inventant la dernière conscience possible chrétienne, indéfinie) se retrouve fort dépourvue.

Elle n’a plus de quoi se mettre sous la dent ; excepté le monde.

Mais aussi elle se doit soudainement à elle-même et doit assumer ou assurer son devenir ; or elle est sans contenu, sans représentation, et c’est avec soulagement qu’elle recevra au fur et à mesure de son incertitude la définition de « moi ». La création du moi, comme absolument essentiel ; ce sans quoi on ne pourrait plus envisager d’exister. Le moi fournit la finalité renouvelée, celle qui gargouillait dans le romantisme, dans les révoltes et qui se continue dans les libérations, et les dites « reconnaissances » (chacun désirant être reconnu dans sa singularité).

 Et ça n’est pas faux dans la mesure où il est nécessaire que la mise en forme jusqu’alors universelle (et visant l’humanisation en général) puisse employer au plus proche de la réalité un moyen de soulever, de penser, d’ordonner cette réalité ; le moi est la technologie qui par surcroit d’informations peut se permettre de plonger jusqu’au plus près des choses, des objets et des êtres, au plus immédiat de la détermination. Qui n’est plus seulement prise en charge par l’universel, de généralité, mais par le particulier lui-même ; parce qu’en ce particulier il est un être-libre qui relève le détail dans et par sa liberté.  

 

L’humanisation va s’élargissant

Autrement dit l’humanisation ne peut pas ne pas contrôler « ce qui se passe » ; ce qui se gérait via et dans la parole-monde des tribus, ayant acquis l’universel (ordonnant dans les grandes largeurs), a pu par surcroit d’information, obtenir de chacun la technologie du moi afin de représenter le donné même, le vécu et le monde au plus proche

La mise en forme selon la parole-monde tentait de synthétiser en agglomérant les consciences en une fois dans et par le groupe (lequel réfléchit intensément en commun et dans et par le dialogue et l’échange). L’universalité tentait de réguler la diversité au prix d’un amoindrissement du particulier (qui était catégorisé et caricaturé comme particulier). Mais il restait quantité de déterminations qui n’entraient pas dans l’universalisation, aussi était-il nécessaire d’y pourvoir ; de développer l’universalité jusqu’à re-présenter le détail des réalités, mais cela ne se peut (à moins d’imposer à nouveau une humanisation générique communiste).

 

La reprise du donné dans sa particularité-monde

Et du reste ce que la parole-monde ou l’universalité refusaient, annulaient, ignoraient doit de fait et impérativement remonter dans et par la conscience ; doit se concrétiser en tant que représenté. Ainsi les échanges ne peuvent plus être ignorées comme libres, depuis l’ouverture du monde « là » et de ses possibles ; mais encore faut-il que chacun prenne conscience de ces échanges (qui étaient dans les mondes antérieurs masqués par la parole ou des universalités trop générales).

Lorsque l’on dit que la conscience est purement formelle, on précise par là qu’effectivement la conscience a de plein fouet affaire aux déterminations ; elle est formelle, vide, et donc emplie par la reprise, de plus en plus active et précise, de la détermination, de la masse matérielle, de l’énergie au sens propre, du corps et de la perception, des échanges et du détail des transactions. La conscience purement vide ne désigne pas (de fait) un être séparé sans rapport ; elle est le rapport au monde et au monde même, cad à la matière en soi, indéfiniment détaillée et précise.


 

La conscience comme dépassement des étapes

Il est clair que la conscience est ce qui justement ne peut pas se satisfaire de l’énoncé universel et de sa généralité. La conscience est ce qui dans la gestion de la détermination (du détail et de la particularité des réalités en dessous des mondes humains) passe outre chaque fois la parole-monde, le monde symbolique, et l’universalisation générique.


 

La forme est vide, et donc que vienne la détermination, toute la détermination du monde

Ce à quoi nous sommes confrontés est donc la mise en œuvre d’une plus grande prise en compte des déterminations (ce qui affecte directement la forme même qu’est la conscience, qui ne lui est pas du tout extérieur et autre ; en tant que forme pure elle est, est déjà la détermination, inutile de se demander comment se fait-il que la conscience qui est Une puisse admettre l’altérité ; elle est Un et Vide, et déjà-emplie de réalités, sans qu'elle y soit attachée)

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Vérité et liberté classiques

11 Mai 2013, 08:44am

Publié par zwardoz

La philosophie permet donc de mesurer, de prendre conscience, d’intégrer, de compléter ce qui existe, de fait, mais dont on n’a pas immédiatement la connaissance, le savoir ; ce que l’on existe mais que l’on ne sait pas.

Pour ce faire il est requis d’employer d’autres mots et d’autres sens, qui permettent de paramétrer ce qui normalement ne se sait pas.

Mais ce faisant on aboutit de l’autre côté de la conscience ; qui s’emploie unanimement vers son objet ; une conscience a conscience non pas d’elle-même mais de ce qu’elle vise. Et lors même qu’elle se nomme un-tel, d’un nom personnel, elle n’a conscience que de et dans cette identité et non pas de son être seul, de ce squelette, de cette structure. Comme dit, il est impossible que la surface du miroir (dépourvu du cadre, tel que le supposait la philosophie classique) se perçoive elle-même ; elle reflétera toujours les images intérieures, les réalités reflétées sur sa surface. Le miroir comme surface ne se perçoit pas, ne s’exprime pas, mais est ce qui exprime.

C’est donc la remontée vers la surface du miroir, sans image, ni pensée, qui prévaut et qui est lancée par la philosophie et ce malgré son impossibilité ; c’est ce que signifie la pensée de l’être. L’être est d’abord conçu comme surface neutre, vide, formellement, et soumise à des contraintes (de logique, de cohérence, d’adéquation, d’universalité) ; tout élément placé sur la surface de l’être est sélectionné et sur lui opérées ces contraintes.


La voie universelle, des choses aux idées, des idées au penser

Ce qui est installé en l’être (comme idée générale) est universalisé, universalisable ; il s’agit donc non pas d’un objet, délimité, mais d’un tout qui délimite ses éléments, une opération réfléchie qui continue de détenir à part soi, le total (lequel est reporté, hors du monde ; puisqu’il contient les objets de pensée, les idées, qui elles-mêmes sont universalisées du donné, des choses réelles, des êtres, de la multiplicité). L’être est donc un « objet » total (et de ce fait pas un objet mais ce qui entoure tout objet, toute idée, qui elle-même délimite dans le donné-monde-vécu ses quantités de différences).

Il était donc pensé qu’il puisse exister un objet-tout, l’encadrement du miroir, qui, s’y accordant, nous livrerait toutes les idées (et ce dans tous les domaines, toutes les régions ; éthique, esthétique, politique, idéel et connaissance), puisque révélant l’Idée des idées, le penser. L’idée engendrant les autres idées régionales, et l’idée comme principe engendrant, causant, réellement en nous, la compréhension ; autrement dit d’une part la compréhensivité (de la pensée comme penser, comme activité engendrant) et d’autre part la compréhension (des choses, êtres, multitudes, via les idées secondes).


 

La voie singulière, des consciences diverses à la conscience indéfinie

Il y eut une seconde dimension d’ouverte ; celle qui consiste à intégrer les unes dans les autres non plus les idées (ces objets de la pensée) mais les intentionnalités ; le christianisme invente de réunir les intentions en une seule qui les jugera toutes. Ce qui ne prend pas seulement un tour moral, sur le bien ou le mal des intentions, mais qui s’étend outre mesure bien au-delà ; il est question, mis en jeu, de délimiter et dessiner le sens des intentions. Ceci en supposant, de même qu’il y eut de supposer un encadrement général de toutes images reflétées dans le miroir, qu’il puisse exister une conscience qui les contienne toutes. On comprend que malgré son orientation commune moralisatrice, c’est bien plus qui se met en jeu ; après tout le Bien peut être considérer comme étant « la meilleure manière d’organiser les choses », le principe de déroulement de ce qui est.


La singulière comme productrice de Sens

Ce qui fait-sens c’est ce qui intègre ou réintègre les intentionnalités, toutes les consciences que l’on est, fut, sera, en une seule. Il faut donc que cette unique conscience soit particulièrement performante et accélérée pour admettre toutes les significations possibles et qu’elle opère un tri absolu sur chacune ; et cela seul fait-sens à proprement parler, ce qui n’en a aucun ; puisque le principe est que demeure la possibilité même que cela fasse-conscience, qu’aucune intentionnalité ne perde la conscience même dans son équanimité, dans sa perfection, dans sa réalisation possible ; autrement dit le sens même de trier toutes les consciences prises est qu’elles ne soient pas justement prises inconsidérément dans leurs objets ; outre donc qu’il vaut mieux cesser tout objet excepté l’unique et dernière conscience possible, il est, en-dessous, de régler tous les objets une mesure qui bien qu’installant ces objets, cette investissement ne contrevienne pas à la suprématie de l’unique et dernière conscience possible.

De même la morale, la moralité (outre donc cet unique conscience dernière qui doit, elle, gouverner mon éthique, ma morale personnelle, individuelle, indépendante de tout le reste, elle est une éthique, un face à face), consiste en ceci ; que chacun soit pour tous les autres en sa dernière conscience possible ; annuler ou anéantir la conscience dernière en l’autre est le crime moral unique. Si je cesse d’admettre dans mon action, ou mon activité serait-elle quotidienne, l’autre conscience comme possible (cad possible pur), je redescends dans mon propre degré de complexité et d’intégration (de mes propres consciences prises dans le monde, en lequel de cela je m’enferme) outre d’enfermer l’autre conscience en ce monde, qu’elle n’est pas. 

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Le devenir-conscience comme étrangeté

9 Mai 2013, 08:00am

Publié par zwardoz

En tant que forme pure et simple, elle est donc la source même ; qui n’aboutit pas à ceci ou cela, mais qui est fondamentalement de pousser à être ce qui est. Elle pousse aussi bien l’humain et les grandes organisations, que les personnalisations ; tout ce qui tombe dans la conscience est relever autrement et ailleurs ; il est mille ralentissements, des retombées, des effondrements, mais comme le mécanisme recommence dans son intégrité de forme (sans mémoire et sans identité), l’orientation reprend sur n’importe quel donné « là » ; perçu.  


Le mécanisme broyeur

Ce qui ne manque pas de bouleverser tout moi, toute identité, tout peuple, toute culture, qui se lovent dans leur essence et leurs reconnaissances. Mais il ne convient pas que nous ayons à seulement vivre selon une identité, parce qu’alors notre détermination figée serait dans l’incapacité d’agglomérer toute la détermination, et il n’y aurait pas du tout de spécificité humaine ; or notre existence accumule toutes sortes de déterminations, et donc y échappe et n’est pas elle-même déterminée. 


Réduction des idées aux intentionnalités 

Qu’elle ne soit pas déterminée laisserait supposer qu’elle soit telle une super détermination capable de réduire la multitude de différences dans le monde, mais tel n’est pas le cas ; il n’est pas de concepts ou d’idées suffisamment étendus. Toute idée est elle-même une intentionnalité et si le contenu de sens de l’intentionnalité est prévalant (en « ce qu’il dit » de telle partie du monde), en réalité c’est l’intentionnalité même (hors contenus mais qui les porte tels et non pas tels) qui prédomine. Le sens des idées est donc le rapport que la conscience amène dans le monde ; un certain rapport au monde, au donné, au vécu. L’idée n’est pas du tout négligeable, mais est au contraire prise elle-même en tant qu’elle est, cette idée, relation précise d’une conscience dans le monde sous telle ou telle propension. 


L’intentionnalité n’est qu’un rapport mais réel

C’est donc tout à fait généralement le rapport que la conscience engendre (au travers de tous les contenus, qu’ils soient synthétiques dans le langage et l’immédiat, ou universalisé et dépassant les langages en tant qu’idées) vers le monde, le donné mais aussi le vécu, qui compte, qui joue, qui se trame via les cultures et, pour-nous, l’acculturation. 

On comprend bien que se savoir comme parole monde dans un groupe qui se pense collectivement ou mener les séparations instruites par l’universel, au travers des universalités réflexives de la politique ou de l’esthétique, ça n’est pas la même tenue que de ressaisir indéfiniment toute conscience vécue dans la conscience divine qui médiatise toute intention et offre un décalage fondamental en tout et partout. 


L’atterrissage, au sens propre

Autrement dit, il est une progression et un rétablissement ailleurs et autrement qui se joue différemment selon les divers mondes humains, les diverses cultures et humanisations. D’une saisie synthétique qui admet immédiatement ce qui est perçu pour le parler et les séparations extrêmes de la rationalité grecque ou les décalages de la conscience chrétienne, il est une approche et pour le dire un atterrissage vers le monde, tel que « là » (et non plus recouvert par la représentation humaine du monde) mais aussi une proximité de plus en plus précise de notre être dégagé de tout recouvrement trop humain. 


La remontée du monde-même, mais aussi du vécu-même

C’est à la fois le monde, « là » et non plus recouvert, et notre être, en son activisme même, qui remontent vers nous ; c’est cette réalité (en comparaison de laquelle notre représentation est toujours inadéquate) qui balaie au fur et à mesure l’irréalité de ce que l’on en pense, imagine, désire, organise, exprime, etc. 


L’ancien idéal formulé selon l’universel mais non selon le libre pur

De sorte que l’être de conscience est ainsi plongée dans l’activité pure ; elle n’a pas pour fin la connaissance, ni pour-nous, le bonheur, mais d’agir dans la réalité ; en laquelle elle produit de la réalité spécifique au sein de la réalité générale du monde, du donné, du vécu. 

C’est bien cela en fait que privilégie l’idéal classique de la politique, de l’éthique, de l’esthétique et de l’idéel (du savoir philosophique et de la connaissance objectivante). Bien qu’idéalement il était un désir contemplatif et de plénitude (qui était attendue dans la pensée grecque ou même qui était prévu dans le désir vers dieu). Idéalement mais dans les faits réels, ces deux positions aboutissaient à un engendrement absolument considérable des réalités dimensionnelles dans la réalité donné. 


Le passage, le basculement vers la conscience de la conscience pure

De même l’œuvre est pour chacun ce qui accélère non pas seulement de coaguler des séries de contenus, de placer et déplacer des horizons intentionnels les uns dans, par, pour, ou ce que l’on voudra, par les autres horizons, mais de saisir le degré d’intensité intentionnelle ; le coefficient de pénétration par la conscience dans la réalité augmentée que sont ces réalisations au sein des réalités. 


Equivaut au réel tel que « là », vraiment « là »

Mais pour cela, pour que l’intensité intentionnelle fonctionne, il faut que les réalisations soient réellement réelles. Si les réalisations s’évacuent par l’imaginaire ou plus exactement dans la parole monde, ou ensuite dans l’universel pur (celui que l’on a recherché au terme des universalités qui elles sont efficaces, politique, éthique, etc), ou encore vers la conscience dernière indéfinie, alors elles aboutissent de plus en plus précisément dans le monde réel, mais ne parviennent pas encore à se saisir de « ce qui doit être réel ». 

Seul la réalisation effective, qui porte dans le monde, et ne s’en éloigne pas dans l’irréalisation humaine (collective ou individuelle) seule la réalisation réelle supporte la capacité, la puissance d’épuisement de toute réalité, qu’est le mécanisme de conscience pure. 

 

L’aboutissement de la conscience-qui-est, y compris en chaque personnalité

La question est donc ; à quoi se destine ce mécanisme ? Pourquoi par exemple une œuvre réalise-t-elle quelque part invisible qui renouvelle ce mécanisme, œuvre qui crée dans la réalité du monde, du donné ou du vécu, un réel autre, une réalité enchâssée et pourtant autre que tout ? Quelle est cette Dimension que l’activité, l’hyper activisme de conscience creuse ? 

Et cela s’applique tout autant à n’importe quel moi ; psychologiquement, personnalistement, un moi est une conscience qui engendre un espace-temps qui comporte la détermination, son corps, sa physiologie, son acculturation, et qui plie toute l’intentionnalité vers un concret de support, ou insupportable peut-on dire même, chacun est le résultat d’une opération hyper active. 

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L'être-libre et le libéralisme

7 Mai 2013, 18:16pm

Publié par zwardoz

La fin de l’histoire et le libéralisme

Tout le monde a bien raison de proclamer la fin de l’histoire, à jamais achevée. Mais elle l’est de ceci ; c’est dès lors non plus l’universel seulement qui est en jeu, mais le libre même. 

Aussi donc, rien n’est fini du tout et puisque c’est le libre qui doit agir (le libre nécessairement de par sa nature d’être libre, agit, de fait ; il est à rechercher les conditions et les causes de son action ; qu’il soit nécessairement libre signifiant avant tout que l’être, tout ce qui est, aboutit et non pas s’oppose au libre pur, étant entendu que le libre , étant forme, telle quelle, s’oppose si l’on veut à tout, puisque forme n’ayant rapport avec quoi que ce soit, jamais, nulle part). 


La question est donc le libre, et ce qu’il est, et surtout en tous cas, en quoi n’est-il pas contradictoire avec l’universel ; dont l’idéal reste et demeure invariable ; le partage du vrai, du bien , du beau, au minimum (et de là, mais à partir de cela seulement le Partage avant tout au-delà et d’autre chose que du vrai, du bien et du beau, qui seraient comme de grandes catégorisations très larges et conclues du point de vue de l’universalité conçue antérieurement au libre pur comme étant « là », réellement « là »). 

C’est que l’on a renvoyé le libre et l’universel dans le giron, l’auto production insensée, (en réalité la production de la forme par des contenus totalement indifférents et desquels la forme s’exonère, d’un logique absurde et Autre que tout) de la réflexivité (qui dépasse la langage, les groupes, les consciences prises dans le monde, etc ; soit donc l’universalité grecque et le devenir-consciences du christianisme, qui demeurent absolument comme Horizons insistants, toujours réempruntables et donc utiles, utiles pour tout être-libre). 

C’est la réflexivité (qui est le réflexe manifestement de la cervelle qui produit cette articulation autre, sortant de tout ce qui est donné, au-delà tendue vers « rien ») qui produit l’universel d’une part et le libre d’autre part. 

Aussi on est loin, très loin (bien que le premier se déduise du second), de la liberté libérale au libre-même. Le libéralisme (au moins celui qui s’est réalisé effectivement et non pas forcément celui qui fut théorie et en soi utopie ou principe d’utopies) est une petite manière du libre qui lui est, serait sera le déploiement évidemment difficile de la réflexivité. 


Dire l’homme est libre, est une chose ; dire l’être de l’homme est le libre-même, une autre. si l’homme est libre il peut librement disposer de ce qu’il est, animal, socialisé, psychologisé, corps ou subjectivité, et le libre s’accorde de toutes ces finalités pêchées dans le monde, la personne, etc. 

Si l’être de l’homme est libre, alors chacun a pour fin au moins essentielle de manifester et faire exister le libre lui-même. Mais si l’on conçoit le libre comme simple moyen de toutes ces autres finalités du monde, on ne voit pas en quoi on pourrait développer ce qui est de toute apparence un moyen vide et indéfini. 

Si par contre on comprend bien que le libre (qui est absolument notre être, chacun le sait et n‘accepterait absolument plus que ne soit possible que ce qui serait autorisé, et connait trop dés los que TOUT est possible qui n’est pas interdit, étant entendu que l’interdiction a pour limite de respecter tout être-libre), si l’on comprend que le libre est issu de la réflexivité et universelle grecque et chrétienne du devenir-consciences, alors c’est une totalité de finalités qui attend aux portes de notre être de se lâcher dans un monde réel. Les finalités déjà portées par toute cette histoire, évidemment, mais aussi leur devenirs dans et à partir de l’extension du libre en tant que réflexivité, les réunissant tous.

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Notre être sans miroir

6 Mai 2013, 15:36pm

Publié par zwardoz

La philosophie est le miroir de toute conscience

La philosophie est seule, la seule à proposer, pro-poser si l’on veut, l’être de l’homme comme autre que tout ; cad n’ayant aucun référant avec quoi que ce soit. L’être de l’homme est ainsi source vive, sans rien, et qui épuise la totalité de ce qui est. 


Le miroir conçu classiquement (le métaphysique)

C’est que si notre esprit est un miroir, parfaitement indifférent à toute différence (y compris n’importe quelle identité, de groupe ou d’individualité personnaliste), la philosophie au début s’échinait à circonscrire le cadre même entourant ce miroir qui reflétait quantité de différences, percevait et parlait diversement. Il était parié qu’il existait un cadre général ; à partir des différences du monde, on construisait des séries, les idées, et ces idées elles-mêmes formaient une réunion coordonnée ; au-dessus des universalités existait l’universel (la réunion compréhensible des universalités elles-mêmes compréhensives de la diversité du monde, des donnés, des vécus).


Le miroir réel comme ontologie 

Mais la réalité est assez autre que cette ordonnance abstraite ; la vérité est qu’il est un miroir mais sans aucun encadrement. De sorte que la surface purement réfléchissante, peut bien refléter toutes les perceptions, tous les mots, tous les volitions, il est impossible que dans le miroir se réfléchisse la surface elle-même ; elle renverra toujours une image et non pas la surface elle-même. 


L’exprimer ce qui ne se voit pas (et qu’il faut dire)

Or pourtant c’est ce qui travaille, et que travaille la philosophie ; matérialiser la surface neutre et vide, et ceci en tordant et par mille ruses, afin d’exprimer ou de commencer d’exprimer « cela qui reflète » et qui n’a aucune représentation possible (puisque toute représentation est de différences et de déterminations).


L’être nu (l’os)

Aussi la philosophie est-elle compliquée ; elle seule prend en charge qu’il est en notre être, une réflexivité ; un réfléchissement, et qui s’origine en ce qu’elle a découvert dans ce fait de conscience qui se pose comme tel, là, nu, sans rien, comme un Réel. De même que l’on dit ; il y a quelque chose plutôt que rien, et que l’on constate ce fait d’être et que l’on ne peut le circonscrire puisqu’étant ce à partir de quoi, quoi que ce soit s’énonce. 

La conscience est donc le fait absolu à concurrence de celui de l’être (il est quelque chose et non pas rien). 

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Richesse des nations, pauvreté de la pensée

5 Mai 2013, 09:13am

Publié par zwardoz

De l’impossibilité du dépassement historique

La richesse des nations et la pauvreté de la pensée

La constitutionnalité

Nos sociétés, qu’elles le veuillent ou non, sont fondées sur leur Constitution ; littéralement la constitution est l’essence même du développement humain. On pourrait certes renommer ceci ou cela, mais elles sont l’expression consciente la plus assumée possible qui fut jamais. Au point que ces constitutions ne parviennent pas même du tout à s’imposer, ou être respectées, telles qu’elles représentent ou devrait représenter la réalisation même, notre programme d’actions et d’activités.

Et passons sur les perfectionnements ou la perfectibilité intrinsèque qui devraient nous occuper réellement, profondément, encourageant une réflexion multi collégiale sur l’essence de ce qui non seulement est (qui n’est pas même réellement assurée) mais l’essence de ce qui devrait être en une constitutionnalité améliorée.

Or cela, cette réflexion partagée, cette reprogrammation de ce qui nous constitue, prendrait du temps ; et nous en disposons plus que de raison, plus qu’il ne fut jamais. Et requerrait de l’argent, des moyens ; et nous en possédons en quantité.


 

La richesse détournée

Sauf que la Richesse (cad la potentialité d’une société) est en majeure partie et de plus en plus considérablement détournée ; ce qui veut dire, puisque l’on autorise le détournement de la Richesse, que celle-ci ne sera pas employée selon l’organisationnel le plus ample (qui demanderait une réflexion, une réflexivité augmentée, une pensée en somme), mais sera réemployée selon donc des finalités secondes (au mieux) voir secondaires. Elle sera accaparée et ce dans une privatisation de son emploi, et donc dans de pauvres finalités privées, formulant partout son principe d’individualisme étroit qui ne se comprend pas lui-même.

Rien contre l’individualité, qui est absolument nécessaire, mais personne, nulle part, ne cherche véritablement à définir ce que devenir-individuellement porte et comporte ; de même les finalités pauvres sont privatisées, ce qui veut dire, entre autres, qu’elles ne sont pas interrogées elles-mêmes dans leur validité elles sont jugées « naturelles » ou équivalentes à une nature humaine) parce que l’on déteste, au fond, penser, et que de la sorte les finalités apparaissent (et disparaissent sans souci puisqu’elles ne portent que sur peu qui ne manquera pas à l’historicité, ni à l’organisationnel des sociétés) sans aucune réflexion, suivant les finalités pauvres du  privatisme, qui engendrent sa propre vision en tous et partout ; des finalités grosso modo immédiates, qui parce qu’elles sont telles s’imposent comme « naturellement ». Chacun vivant sa vie alors en et selon ces finalités qui correspondent dans l’ordre des choses données, à une « nature humaine » tellement évidente que l’on peut en douter.


 

L'absence de pensée

La haine de la pensée ou la difficulté et l’impossibilité de la pensée, annule qu’il y ait à propos de la constitution d’autres possibilités ; individualisme obtus ou privatisation intégrale, cela revient donc à l’impossibilité de penser non seulement au-delà d’une constitution (sa perfectibilité) mais même de penser l’application de la constitutionnalité.

Parce que penser le constitutionnalisme, ce serait remodeler « ce sur quoi sont fondées » en réalité les sociétés et manifester que notre être, notre être et sa satisfaction, ne consistent pas en un être-là (qui pousse en et par un individualisme qui ne se pense pas qui est seulement la suite de son élan physiologique et qui ressent sa satisfaction comme une plénitude, supposée, rêvée, imaginée, fantasmée tout autant, du corps, du moi comme corps agrémenté d’une psychologie plus ou moins de bazar).

Il faudrait pour admettre que la constitutionnalité est, réellement est la structure même de ce qui est à vivre, de saisir que la satisfaction d’exister n’est pas celle d’un corps-moi, et de pas réduire l’individualité à cet état (mortifère sinon morbide, cad avec plus ou moins de vie), mais de poursuivre l’individualité selon sa forme purement libre qui contient l’universel (et non pas s’enfuit de l’universel dans le giron de sa psychologie limitée).


 

Le fondement de l'universel et du libre bien entendu

Or l’universel s’entend sous deux formulations ; soit selon l’universel grec, soit selon le devenir-conscience(s) du christianisme. Sans doute les deux nous paraissent réductrices ; le libre est en soi et par lui-même, visiblement plus vaste et indéfiniment applicable et appliqué aux réalités elles-mêmes et non pas aux représentations de la réalité (comme on entend habituellement et le christianisme et l’universel métaphysique grec ou classique).

Mais c’est que l’on se méprend sur la structure du libre ; qui est réflexif, et entre ce réflexif de la liberté et le réflexif de l’universel grec et du devenir conscience(s), du christianisme, il est une et une seule dimension ; d’oublier cette dimension réflexive, cad non seulement complexe (métaphysique, et requérant intellectualité et intellectivité) mais aussi distordue (ontologique, et la suspension du jugement ou donc de l’intentionnalité, et non pas la spontanéité prétendue du libre « naturel »), accule le libre (qui est partout à sa place, puisqu’il est forme et position absolue)à un abaissement de ses finalités.

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La conscience comme libre, insensée et incompréhensible forme

3 Mai 2013, 14:45pm

Publié par zwardoz

La conscience vide comme attirance suprême

La conscience comme forme et structure ne décrit pas un encadrement fermé qui préserverait un contenu ou une identité quelconque, mais bien que la forme est le point accrocheur qui structure tout et n’importe quoi qui tombe dans la perception, la pensée ou le moi et ses hasards ou aventures, et qui l’attire, attire, aspire, projette vers la forme sans que celle-ci impose quoi que ce soit à ces contenus et qu’elle les réinstalle seulement ailleurs et autrement. 

Le point accrocheur qu’est la forme attirante de la conscience comme structure (ouverte, vide, exportant autant qu’elle peut (et son pouvoir réel est extrêmement ténu, intermittent, irrégulier, difficile parfois ou instantané et inattendu), exportant et modifiant incompréhensiblement le donné, l’information métamorphosée. 

Si la conscience était autre chose qu’un point d’attirance irrépressible, hors de tout, elle serait autre chose qu’une forme, elle serait un « état », un « là » inerte, et qu’elle soit formelle signifie avant qu’elle est activité ; elle est forme aussi en ce sens qu’elle « met en forme ».


 

La conscience comme mise en forme hyper active

Et on ignore ce que cette mise en forme peut réaliser, rendre réel ; de mettre en forme, de formaliser le donné naturel en lois, en quoi cela modifie-t-il le poids, la détermination de ces lois, qui, de déterminations multiples qui existent d’elles-mêmes, sont transformées en déterminations universelles ? On ne perçoit pas du tout une « loi », de même on ne perçoit pas « quatre », mais quatre oiseaux ou quatre chaises. 

Mise en forme, elle est indéfiniment ouverte, puisqu’elle ne contient rien ; qu’elle se nourrit de tout Autre, toute autre chose ou perçue ou pensée ou parlée. C’est son espace et temps de jeu pur et simple que tout ce qui lui arrive, dont par extension on peut dire ; son étendue de jeu que tout ce qui est. Dont elle cherche les limites ; y compris les siennes propres ; que peut la conscience immergée en un monde, dont elle n’a que faire en elle-même, mais dont elle tire tout et le maximum du possible ? 


Les lois ne sont pas « hors » des choses 

Si il est une utilité d’une loi, qui ne se perçoit pas, qui n’appartient pas aux choses dont elle est la loi, qui sourd, nait, se propage dans et par les choses (qui en elles-mêmes contiennent ces lois, non parce que les lois les gouvernent, mais parce que les lois sont produites dans et par les choses sans en sortir ; il n’est aucune extériorité des lois par rapport aux choses, qui sont nait dans l’enceinte des lois qui les précèdent et font corps avec celles-ci, et qui produisent d’être telle chose (plutôt que telle autre nantie de ses propres lois), qui produisent telle série de lois. Il n’existe que des choses et non pas des lois qui produiraient des choses ; retirez toutes les lois d’une chose, il ne reste plus de chose du tout. 

Si il est une utilité des lois (extraites des choses), c’est précisément de la mise ne forme que la conscience produit, crée, ajoute au monde ; mise en forme en vue et par et pour l’activité de conscience ; qui est action sur, recommencement et renouvellement. 

Est-ce en une fin qu’il existe une action de conscience ? Mais la finalité de cette forme qui n’a aucun contenu, est son mécanisme ; de recomposer le donné en cette forme qui se cherche non comme ne s’étant pas trouvée (elle est déjà intégralement son être, qui n’est pas composé et n’a pas à manquer de quoi que ce soit), mais qui cherche la plus grande capacité à être ; en quoi donc la philosophie, ici, nietzschéenne, sait toujours ce qu’elle dit, même si cela n’est pas compréhensible immédiatement et aisément. 


La conscience comme source instantanée

La forme de conscience est donc pure en un autre sens ; elle est source immanente, instantanée, immédiate, préalable, qui se présuppose, mais n’étant « rien » elle n’est contrainte en aucune manière, et elle ne présuppose aucun « sens » à son action, elle est activité qui se déroule et détourne, tourne et réinstalle selon la perception instantanée, l’aperception, qu’est son être. 

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La conscience sur le bord du monde

1 Mai 2013, 13:45pm

Publié par zwardoz

Si notre être est un mécanisme issu de la cervelle, qui surgit dans la cervelle, qu’il soit ou non produit ou producteur du langage est une occurrence seconde ; en tant qu’elle surgit elle est autre que tout, y compris du langage ; son émergence est en-plus et vise déjà autre chose via le langage, le groupe humain, les mondes humains ou les mois et les personnalisations.

Qu’elle soit mécanisme, ne signifie pas qu’elle ne soit pas « nous » mais bien qu’elle est plus que nous-même. Alors même que notre moi freine des quatre fers afin de s’y opposer, et refuse de passer au broyeur sans détour de cette structure. De même les mondes humains qui succomberont de toute manière à la conscience absorbatrice. C’est l’activité de conscience, sans rien, qui travaille et œuvre au donné, sur le monde et dans le vécu.

 

La conscience comme conclusive sur le bord du monde

Elle est dite conclusive en ceci ; qu’elle n’est pas constamment hyper active, qu’elle absorbe tout donné, puisqu’elle est formelle, sans contenu, rien en elle ne s’oppose à s’imprégner de toute perception, idée, affects, signes, langages, humanisations, etc ; mais absorbant ce qui arrive, dans le monde, sur le donné ou en un vécu, elle revient néanmoins sans effort et en-plus de tous les ensembles, de la physiologie aux idées les plus abstraites. Elle réapparait sur le donné toujours actuel et tend à en tirer les conclusions.

Ce qui peut l’enferrer en de fausses, erronées ou abusives conclusions ; elle peut déduire ceci ou cela d’un donné « là », sans tenir compte des a priori ou des inconscients ; elle absorbe et ne remonte pas sauf réflexivité sur le donné acquis. Mais d’une manière générale, comme elle re-vient incessamment sur éventuellement le même donné ou le même résultat dont elle ressent ou perçoit ou juge ou appréhende qu’il ne correspond pas.

 

Réflexivité instantanée

Elle met en route alors la réflexivité sur le donné acquis inadéquat ; et la remise en jeu de tout donné, évitant des synthèses immédiates, (qui croient spontanément ce qui arrive ou se présent), et commençant de remodeler l’ensemble de tout ce qui arrive ; et c’est l’idée, le principe, la logique même de re-présenter l’ensemble de tout ce qui arrive, en tant que nommément cette re-présentation est celle dite de l’être.

La raison ou cette réflexivité (si l’on étend la logique de la raison) est celle du dépassement de tout donné, qui n’est plus accepté tel quel, et dont on refuse de fournir une résolution facile (qui accepte tout et n’importe quoi et qui en obtient une résolution non réelle, irréelle, une humanisation).

 

Conscience réflexe et dépassante

Or si ça n’est pas seulement de ce discours cohérent de la dite « raison » qu’il s’agit mais de notre-être, bien réel, alors la réflexivité est intégrée dans la structure même ; c’est de par soi que la conscience passe de la croyance en tel donné, visiblement inadéquat, et non pas seulement jugé consciemment inadéquat, à une remodélisation de ce donné ; ce qui se joue donc non pas d’une science infuse (qui n’existe pas, la conscience étant purement forme), mais d’essais et erreurs et d’un perfectionnement du réflexe lui-même d’exister.

Dont les concrétisations sont par exemple les universalités grecques ou par ailleurs la dernière conscience possible christique ; celle qui remet indéfiniment les états de conscience.


Le retour au zéro de l’instant

Une conscience peut donc toujours théoriquement reprendre à zéro l’ensemble de tous les problèmes qui lui adviennent ; mais elle seulement formelle, elle ne dispose d’aucune magie, ni n’est pas plus la volonté inébranlable ; elle peut peu. C’est cette petitesse qui lui permet de s’insinuer ici et là, par laquelle elle subit hasards et rencontres, matérialités et nécessités, mais par laquelle cette petitesse grignote les réalités. Elle s’avance instantanément contre les nécessités, les blocs de réalité, les inadéquations ; puisqu’elle e-vient telle quelle, imberbe, vierge, sans rien, vide et activité pure.

La non-volonté assurée

Il n’est pas question de prôner une volonté qui s’opposerait par surpuissance à tout enchainement, ceci est second. Mais de bien montrer que en-deçà de tout volontarisme ou idéalisme du même acabit, « ça travaille » et grignote et reprend et se fourvoie pour revenir instantanément et de montrer comme notre-être n’appartenant à rien, ni à personne, œuvre, œuvre déjà quelque part et autrement qu’on y songe ; bref étant formelle, elle peut activer une réflexivité, mais elle est d’abord et déjà elle-même formellement réflexive. Elle débute sans cesse d’un donné « là », en lequel toute réalité, réalisation, production humaine ou personnelle, tombe. Et c’est sur ce « là » qu’elle est déjà à l’œuvre.


Le savoir n’est décidément pas la connaissance

Mais il faut évidemment ajouter que de savoir ce mouvement caché, inétendu, non explicitement défini, dans les limbes et les vacuités de conscience déployée en myriades de possibles perçus, imaginés, signifiés, il est d’autant plus rendu à sa possibilité qu’il se « sait ». On est d’autant plus potentiellement libre, qu’on se sait libre explicitement, même si de l’ignorer ça ne nous en prive pas. Le libre est le toujours-possiblement soi ; puisqu’il n’est rien qui se retienne comme un contenu, mais est « ce qui parcourt » les contenus, navigue ive entre les choses, la perception ou les physiologies. La réflexivité n’est donc pas une modification de la structure mais le retour de la structure à nouveau qui grade et dégrade les donnés perçus selon son appréhension de l’adéquation ou inadéquation.


L’adéquation au calcul invisible

Or on ne peut pas caricaturer cette adéquation ; elle n’obéit pas à un ordre du monde, mais se calcule elle-même en sa totalité (que l’on nomme son horizon, intentionnel étendu) . Elle peut tout à fait contrevenir à ce qui s’entend par réalité ou réalisme ; elle ne se plie pas au monde, au moi ou au groupe. Elle mène un tout autre devenir, léger et inattendu ; dont on ne peut pas rendre compte. Par exemple on peut se décrire psychologiquement cliniquement ou universitairement, mais aucune description (lors même serait-elle juste pour telle part ou telle autre, on n’exclue pas sa fiabilité mais remarque sa limitativité) ne rend clairement l’étendue de l’horizon soulevé par cette conscience passée au microscope.


Le dernier horizon de la dernière conscience possible

Non pas que chaque conscience seule a à connaitre cet horizon natif, mais elle est seule à agir en et à ce dernier niveau ultime (il n’est pas d’autre horizon dernier que celui étendu indéfiniment sur le monde « là », non décrit, non descriptible). Ce qui ne nous le rend pas inaccessible, puisque de fait elle est en l’action, l’activité même.

Il faut insister sur ceci ; toute conscience est en plein et elle seule plantée sur le sol natif ; celui qui ne se décrit que de discours mais eux-mêmes abstraits « de » cette surface indéfinie,

C’est uniquement lorsque la conscience est considérée comme un bloc (de quoi que ce soit) que l’on ne perçoit pas ces petites intrusions, effractions, intermittences qui réussissent non de s’imposer lourdement, mais de subvertir et déniveler et trafiquer les flux, ici et là. 

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Le jeu non-fini de notre existence

1 Mai 2013, 08:12am

Publié par zwardoz

Le jeu, non-fini, de notre existence

Si notre être est uniquement formel (notre être au sens strict, et d’absolument spécifique, qui ne se rencontre nulle part en aucune manière, qui n’est ni langage, ni affect, ni rien du tout)

alors on ne sait absolument pas du tout en quoi il consiste, quel est sa finalité interne (interne relevant de sa structure, vide, et donc interne sans « intériorité » qui supposerait qu’il contient quelque « chose » que ce soit, ce qu’une forme pure et simple ne peut pas admettre).


 

Intériorité et extériorité se renforcent, mais sont placés, par notre être interne, dans l’externalité froide et autre du monde réel

Et étant entendu qu’interne signifie, porte vers une externalité ; qui n’est pas une extériorité (qui s’induit d’une intériorité). Du point de vue de la forme, il est une intériorité mais relative et contenue dans. Et à cette intériorité correspond une extériorité, ou l’inverse ou les deux, puisque qu’alors nous ne sommes pas dans la forme mais dans les contenus, déterminés, et que détermination implique détermination, d’un côté ou de l’autre, selon les jeux de miroirs par exemple entre deux consciences personnelles ; il est un sac de nœuds relationnel (dont on ne saurait dire qui origine qui, l’un dans le miroir de l’autre, et venant tout en bloc, les deux à la fois, et dire « tout en bloc » signifie bien que telle détermination implique forcément telle autre, bien que chacun se tienne sur sa détermination propre limitée et non dans le jeu complet).


 

La grande externalité autre, l’immense

Toutes les intériorités sont donc jetées dans la grande extériorité totale (innommable, indéfinie), dite externalité pure et autre. Et toutes les extériorités également ; qui se définissent dans le monde, pour-moi, ou dans les objectivités de science, ou dans les rapports socioéconomiques.

Il est clair que chacun, en tant qu’il est ce moi-çi, ne connait rien quasiment de son être interne ou de l’externalité en laquelle cet être structurel purement vide, jette son identité de moi. La vérité est que les mondes humains comme les personnalisations sont dépouillées littéralement dans la grande externalité formelle ; grande externalité indéfinie dont les extériorités auxquelles on se heurte, ne sont que des aménagements qui correspondent aux supposées intériorités (des religions ou des vérités ou des personnalités), et toutes les extériorités ou intériorités sont relatives par rapport à la grande externalité indéfinie.


L’adéquation parfaite de la conscience au réel

Mais alors l’internalité de notre être comme forme correspond lui absolument à l’externalité d’un horizon-monde indéfini, innommable, terrorisant, effarant. Les mois et les mondes humains sont perdus dans l’immensité externe, et se replient dans telle out elle intériorité, mais par contre notre être formel, (notre conscience comme pure fonction étrange), est égal, lui, à l’externe immensité ; en tant que son être vide est interne formellement à lui-même, mais comme il est formellement, il est tout aussi bien tendu absolument vers toute l’immensité au-dehors (puisqu’il est lui-même certes et un mais un et vide par structure).

Ainsi notre conscience est adéquate parfaitement à l’indéfinie immensité, celle au-delà des mondes humains ou des personnes. Et il est donc une logique propre à l’adéquation de notre-être à l’immensité-au-dehors.  Sa nature structurelle plus-qu’ouverte, puisque c’est nativement qu’elle est vide, correspond à l’explosion d’altérités du réel au-delà des mondes et des mois.

Ceci prenant figure de science fiction lovecraftienne ; c’est radicalement que la conscience est adéquate à un « univers-autre » (qui contient tous les mondes naturels et humains et toutes les personnes) et tout le récit bascule donc dans l’altérité pure et inconnue. On ne sait pas ce que « conscience » implique qui s’articule par un univers autre, externe, au-delà de tous les mondes mais les déplaçant en interne, en interne de sa structure, de son mécanisme explosé. 

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Des principes formels de notre existence

28 Avril 2013, 10:14am

Publié par zwardoz

Nous concernant, il apparait que notre être est en son avant-garde notre-être ; autrement dit dans l’ensemble de tout ce que nous sommes, notre-être est ce que nous sommes mais dans sa fonction extrêmement limitée et fragile de conscience pure et simple, en sa Forme.

La conscience est et n’est que l’articulation d’un donné intérieur (dira-t-on) et d’une extériorité. Intériorité opposée à, de, vers, par, contre, l’extériorité, le monde donné « là ». La conscience est cette articulation, vide, simple, réflexe. Une fonction de raccord pour ainsi dire. Mais aussi une puissance de rapport.


L’identité morte en comparaison de la forme-de-conscience

Notre être dans son ensemble est une identité, par exemple la cervelle en tant qu’elle contient tout cet ensemble et le synthétise, en formule une unité, une unification. Que cette unification soit le moi conscient et la personnalisation, une synthèse en acte qui use de la conscience pour « se vouloir ». Ou que cette unification soit le sujet inconscient, celui de la psychanalyse, sujet ics qui entoure, englobe tout ou parties du moi.

Cette cervelle mène une identité qui tire en un sens, tandis que le monde pousse vers un réalisme et un non sens. La conscience tente bon an mal an, de raccorder le sens d’une identité et le non sens du monde, du donné, du vécu, du devenir.

Cette articulation de conscience est extrêmement limitée et pauvre, puisque sans-rien, simple forme (sinon elle serait épouvantablement complexe en chaque intervention) et immédiate (elle est, la conscience, un réflexe, de là qu’elle soit dite réflexive). Mais elle est conclusive.


 

L’ouverture de la dimension

Il est clair que cette conlusivité n’a pas sa raison d’être dans l’identité de la cervelle (qui comporte tout autant le moi conscient ou le sujet idéaliste, que le sujet inconscient, comme identité lacanienne ou deleuzienne). Mais a sa raison d’être dans l’articulation même et tend vers le ramener à soi de l’extériorité vers l’intériorité ; ce ramener à soi, cette torsion que la conscience opère, plie non seulement l’extériorité vers l’intériorité mais aussi l’intériorité vers l’extériorité et au fond, en fait, plie et l’intériorité et l’extériorité dans son cercle propre de conscience pure et comme fonction sans-rien-du-tout mais absolument potentiel, cad en tant que puissance pure et simple.

Et cela engage très étrangement la possibilité de notre être, qui dès lors n’est assujetti qu’au devenir de sa forme et c’est cette articulation vide qui assume à la fois l’intériorité comme l’extériorité, vers un creusement, un évidement qui n’a rien de négatif, (bien qu’il en prenne le ressenti, la figure, mésinterprété par le moi, le conscient ou même l’inconscient, qui eux sont soit pleins, soit désirant le plein, ou la plénitude, qui n’existe pas), mais qui non négatif est en soi la dimension qu’est la conscience, la structuration de la réalité, décomposée, recomposée autrement.

Selon cette altérité qu’est la forme émergente de la conscience (comme articulation vide, fonctionnelle).


 

L’indépendance de cet être autre de la conscience (comme activité vide, sans intériorité)

Ainsi la conscience n’est touchée au fond que de son être comme structuration (ouverture de la dimension structurelle qu’est, qu’emporte sa forme), et si elle s’emplit de toutes les intériorités, comme de toutes les extériorités, c’est que formelle, elle rétablit dans la dimension ouverte et autre (cad qui ne comporte rien, ça n’est pas une dimension idéaliste ou spirituelle ou objective ou subjective, ou inconsciente ; la Forme est absolument autre que tout, rien ne lui est commun en quoi que ce soit ; formelle elle n’est, n’a qu’elle-même, roide, froide, autre, ailleurs et autrement, elle plie tout ce qui vient en revenant , réflexe, sur n’importe quel donné, perception ou imagination ou objectivités ou subjectivité, etc.


La Dimension unique de tout (ce qui nous arrive)

Ce retour incessant, totalement vide, est la structure elle-même en tant, entre autre, que conclusive, puisqu’elle tendra de fait à ajouter autre chose, autrement et en-plus sur ce donné lui-même. La dimension (ouverte par la conscience) n’est pas un reflet d’un donné, mais est la transmutation du donné, au moins en quelques parts, dans et par l’intentionnalité ; mais cette transmutation ne pose pas un contenu solide, qui rivaliserait (phénoménologiquement et idéalistement donc) avec la détermination (du monde, du donné intérieur ou du vécu), ajoute cette dimension. Qui donc ne tient que dans et par l’intentionnalité ; sans l’activité de conscience, les contenus de conscience (retravaillés et donc transfigurés plus que transmués), ne sont absolument pas ; il n’est donc aucun contenu de conscience qui dépasserait tous les contenus ou même qui serait lui-même supérieur à la conscience qui de la sorte se définit comme source sans fondation absolument solide, mais seulement navigant dans les contenus, entre les mots, les  images, les perceptions, les conscients et les inconscients.


 

La dimension comme fragilité spongieuse

C’est en ce sens que la conscience est formelle ; non pas qu’elle ne soit pas atteinte par les contenus, mais à l’inverse elle en est totalement ravagée, mais revient identique absolument à son réflexe (de revenir, nue et sans rien). Toujours la dimension est ouverte de ce qu’il est de fait une conscience structurellement existante. Si l’on imaginait ou pensait un être quel qu’il soit de la conscience, un être solide, elle ne serait pas en mesure d’envisager tout et n’importe quel contenu ; or elle admet toutes perceptions, toutes images, toutes idées ou tous les signes ou les mots ; notre identité de moi peut bien varier, elle sera, elle, une et la Même, et l’on peut passer allégrement d’e la perception aux mathématiques, de soi aux choses,  elle est  purement vide bien que squelettiquement identiquement existante. 


Internalité /intériorité

Cette structure qui est au travers de tout ce que l’on a été, cette dimension non plus intérieure (qui suppose un moi ou un sujet lacanien), est une dimension interne (ou interne en tant qu’externe d’un autre point de vue déplacé dans la dimension seule) ; ce qui signifie pliée en tant que rapport au, dans, par l’extériorité laquelle n’est plus extériorité d’une intériorité, mais est externalité.

Ainsi il est une structure (de conscience) qui donne une internalité (dans et par la structure même ; bien que étant une forme, ce « dans » la structure, est purement verbal ; il jette au contraire vers l’externe, qui n’est pas une extériorité, un en-soi sartrien), laquelle internalité (de structure) est adéquate à l’externalité. L’internalité et l’externalité sont les fondements par ailleurs de toute intériorité et de toute extériorité qui ne se proposent que dans l’humanisation ou la personnalisation).


Jetés dans la Dimension-autre-que -tout

Cela revient à dire que l’humanisation ou la personnalisation, sont doublés de la gauche ou de la droite, par le devenir structurel et autre que tout, que conduit, étant conclusive, la conscience comme formel raccord et rapport de l’intériorité à l’extériorité mais ceci dans l’internalité de sa structure et vers l’externalité potentielle au-delà de l’extériorité (toujours liée à un moi, un conscient ou un sujet solidifié conscient ou inconscient.  Conscience se fondant sur tout donné, quel qu’il soit, pour ajouter un en-plus, uniquement perceptible selon et dans la dimension qui s’ouvre de son activité (et de rien d’autre ; pour cette raison la conscience depuis qu’elle est assumée par l’humain, est activité et épuise tout ce qui est) et que humanisation comme personnalisation, sont ouverts par et dans la dimension de conscience pure et formelle.

 

Cette activité de conscience formelle (internalité-externalité au-delà de l’intériorité/extériorité, du moi-monde, ou du sens/non sens, etc), est purement formelle, de même que Vérité (comme principe formel) et liberté (comme être-vide positif) constituent réellement et structurellement notre être. Les vides sont dits tels parce que sans visage, sans identité, purs principes d’être (en tant que l’être est non pas quelque chose, mais est formellement existant). 

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