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instants philosophie

Devenir du sujet, Stratégies de l'intention

3 Juillet 2012, 11:12am

Publié par zwardoz

L’intellectif

Il est donc arrivé qu’au beau milieu de sa course le discours de connaissance s’est brisé net ; il est clair qu’il a imposé que toute idée doit être rationnelle ; tout élément inclus est compréhensible via les autres éléments énoncés. Ce qui n’est encore rien dire puisqu’il faut ajouter ; l’horizon de toutes les inclusions est lui-même supposé transparent. Autrement dit, il existe une idée qui tient ou contient ou cause ou anime toutes les autres idées ; de sorte que de cette idée on déduit toutes les idées (qui déduisent toutes les réalités, dont le monde comme totalité que cette idée « détient »).

Il s’agit donc plus que d’intellectualiser ; de composer la connaissance de toutes les réalités en quelques idées accumulées. Il s’agit d’une compréhension intellective ; elle se fonde dans une appréhension dite ontologique (concernant l’idée absolue qui contient toutes les idées et donc les réalités), puisqu’elle conduit à investir l’idée des idées qui vaut comme réalité absolument intégrée ; intégrée dans la conscience que l’on a des choses, du monde, de soi, de « ce qui est ».


La réflexivité

A cette position s’oppose celle cartésienne ; il est effectivement une telle ontologie intégrative à la conscience, mais elle existe en tant que limitée à notre être ; notre être se sait et ce savoir est un « être ». Il existe de par soi, il se constitue de son propre savoir de soi ; il se crée de et par ce savoir. Antérieurement on existe certes, mais de se savoir comme « un tel être » accélère considérablement que nous existions. C’est la dite accélaration ontologique qui compte.

On remarquera donc que l’ancienne ontologie, (qui peut être dite métaphysique dans la mesure où elle situe l’ontos dans et via un discours, une connaissance mais fondée sur une appréhension intellective et non pas seulement intellectuelle) est remplacée en une fois ; l’appréhension n’est plus de l’Etre (cad de l’Idée des idées, l’idée qui maintient tout et donne l’absolument présent partout, toujours, etc), mais est de « cet être-ci » et en tant, de plus, qu’il y est.

Il y est, veut dire qu’il se constate ; notre être est un fait, donné-là, dans cette existence même, qui se constate comme il constate des choses et indépendamment de toute idée (puisqu’il n’est pas comme cogito une idée seulement, mais le dévoilement de notre être dans sa méthode même d’apparaitre et donc de faire apparaitre par effort d’attention soutenue, et ayant à soi seule toute la valeur possible en ce monde-çi).


L’intensité existentielle

L’appréhension qui nous laissait entrevoir l’Etre (comme Idée des idées et uniquement accessible par intellectualité/intellectivité), s’impose absolument partout comme cette appréhension-çi directe, immanente à elle-même (bien que creusant le monde-étendue d’une verticalité) et accessible et même comme étant déjà-là en chacun depuis le début mais qui venant à se dire, à se révéler à soi-même, se cristallise en son être-même. L’expression de cet être par lui-même le creuse, l’approfondit et amène intensément qu’il est ontologique ; l’Etre n’est plus remis dans les hauteurs mais immédiatement appréhendable et déjà lui-même tout ce qu’il peut être. Sauf qu’il le sait plus ou moins. Et que ce savoir est essentiel ; ce qui est conforme en ce qu’étant libre, son accès à son être ne lui est pas « donné », mais il doit le décider et le faire-être (sinon il ne serait pas libre…).


L’intensité existentielle est donc ontologique

Mais si elle n’accède à soi que de se dire, il lui faut absolument les signes, les mots, les idées, les descriptions et en plus une lucidité, une intuition, une construction structurelle qui lui permettent de (se) percevoir cet être.

Que notre être soit par Descartes cloué sur la surface du monde, pourrait nous indiquer que cette surface du monde et son clou vertical sont « tout ce qui est ». C’est d’une part que le monde soit l’étendue (ci-devant chacun, comme monde et choses, etc) et que d’autre part on ne comprenne pas qu’il y ait un clou planté tel sur la surface.

Parce qu’il est aussi indubitable que le clou soit in-fini que le monde soit là-devant. Il est impossible de réduire l’in-finité de notre être ou d’annuler que le monde soit donné-là au-devant de nous.

Ce ne sont plus des idées, mais des Réels ; et ce qui nous y conduit est la réflexivité, ce qui veut dire cette sorte d’intuition bien spécifique qui ne peut être dite matérielle ou déterminée, mais réflexive et structurelle.


Le structurel

Le structurel désigne le tissage fin, irrégulier, hiératique, biscornu, entrelacé, démultiplié ou intense, démonstratif ou invisible, dressé somme horizon intentionnel insituable (puisqu’il est « ce sur quoi tout ça se situe) ou comme élévation ponctuelle implantée dans le sol même qu’il sillonne. Qui n’existe pas comme déterminations, mais en use par mesure retorse ou ruse, en use par et selon une et des stratégies qui manœuvrent autour et alentour des déterminations

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L'être-libre au coeur du monde

27 Juin 2012, 20:37pm

Publié par zwardoz

L’attention comme structure

La situation de chacun est donc d’être cloué, là, en tant qu’identité mais ayant une fonctionnalité spécifique (ayant cause comme essence même de l’être dit humain), laquelle fonction est et n’est que l’intentionnalité seule. L’intentionnalité par laquelle on « prend conscience de » n’importe quel ceci ou cela. 

Cette intentionnalité est et n’est qu’un retour-sur ; elle ne se maintient pas en et par soi seule. Elle existe, ex-siste de toute affluence de déterminations qui occupent le corps, la cervelle, la perception, les images de soi ou des autres, le langage, tout ce que l’on voudra. 

Notre être au sens strict n’est qu’une telle structure ; elle ne recèle rien, ne signifie rien en elle-même, et fragile et presque inutilisable, fine pointe excentrique, elle ruse pour se maintenir. Notre être est une structure formelle et se disperse le sens, qu’elle intentionnalise, les contenus de raison, idéelle, ou d’intuition, vécues, ressenties ou perçues,  tout s’incruste en majorité dans le monde, le donné, le vécu, en dehors de cette structure ; la détermination y agit de ses envies propres, ou manipulant la conscience que l’on en a qui est déclinée en simple fonction, fonctionnalité, miroir qui engraine les signes et les perceptions, les désirs et les objets, tout ce qui vient, arrive. Qui joue sans doute un rôle d’enregistrement et probablement modulaire. 

Cependant il est à peu près clair que cette simple fonction ne peut ne pas repérer, ici et là, qu’elle agit. Elle agit de par soi et selon son rythme propre, qui consiste à reprendre ou prendre par défaut ou exporter soudainement son être propre de pure structure. Et des structuralités agissantes dans le monde, malgré et au travers et par la détermination en général et en particulier, on peut retenir la vérité et la liberté. 

Vérité et liberté

La vérité est le déploiement rationnel qui veut, et intentionnellement (cad consciemment et volontairement), rien laisser au hasard ou aux nécessités, aux contingences ou aux contraintes ; elle établit un plan d’égalité, d’équivalences, qui lui garantit ceci ; l’autonomie et l’égalité d’être du libre-même. 

En quoi donc la valeur de la vérité est de tenir absolument au libre qu’elle découvre comme étant son origine, sa cause originelle. 

La circonvolution qui permit à chacun de s’instituer comme libre parait dériver bien loin de l’égalité de vue, de l’équivalence généralisée ; mais c’est que ce libre ne s’applique pas au même objet. Ce libre s’inaugure par Descartes (selon la méthode attentionnelle du doute-cogito-infini et étendue) et selon Kant ; comme transcendantale morale, en fait une éthique (cad non pas une construction intellectuelle, mais comme une stratégie qui tente d’envahir la totalité ; le monde, le donné, le vécu, via la grande politique idéale, l’épistémè et le morale proprement dite et les finalités, les finalités agissantes, qui peuvent être perçues et vécues). 

Lorsque chacun est institué (selon le droit, la culture, l’identité psychologique, etc) comme Un, à l’horizontalité de la raison universelle, anciennement et réalisée depuis, il substitue apparemment la libéralité (du monde, du corps, du bonheur, etc) à la vérité. Mais c‘est l’inverse ; le libre poursuit dans la matérialité même, dans la détermination du monde donné vécu, l’égalité et l’équivalence ; le libre poursuit dans l’épaisseur (inconnue) du monde son forage, son excavation, il creuse dans la résistance même. 

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Réflexivité généralisée

21 Juin 2012, 12:27pm

Publié par zwardoz

La réflexion n’est donc pas limitée à la seule idéelle ; celle des idées, des notions, des concepts, de la structuration transcendantale ou des essences de conscience phénoménologique. Littéralement elle contamine la totalité de l’expérience ; du monde au vécu en passant par le donné, du politique au psychologique et la personnalisation, aux sciences et à la perception. L’ensemble est une architecture (intentionnelle) qui repose sur une pointe.

Le causalisme

A cela s’oppose que l’ensemble des déterminations se concocte de lui-même et se poursuit au travers toutes les réflexivités ; un causalisme total qui peut être reconstruit postérieurement mais n’est-ce pas en partie une illusion rétrospective ?

Réflexivité et réalités

La réflexivité ne se heurte pas au causalisme ; elle ne défend rien. Elle ne défend pas une identité monolithique qu’elle imposerait au monde. Tout le mouvement de la réflexivité est de rejoindre la réalité ; de telle sorte que lorsqu’identité il y a, elle puisse devenir-réelle.

La fermeture communicationnelle

A l’inverse le circuit humain de l’ensemble lui-même ne cherche pas l’irréalité, mais s’y condamne pourtant en ce qu’il fait fond de ce qu’il dit pour communiquer, échange, organiser, et qu’il y croit. Il doit croire à ce qu’il communique pour assurer les échanges et les échanges pour organiser les choses, les objets, les êtres, les corps, et donc les identités de chacun. Il doit les tenir pour certains, et la réflexivité joue toujours sur au moins deux plans ; d’une part la résolution proche et d’autre part l’horizon, global.

L’intentionnalité ouverte

Ce qui est la structure même de l’intentionnalité ; elle existe ponctuellement et résout, mais aussi invente les résolutions (en reprenant à zéro telle problématique). Mais aussi elle tente de bâtir l’horizon général sur la surface de laquelle elle essaie de lier les intentionnalités.

Il est clair que le ponctuel est essentiellement perméable ; poreux et ouvert à quantités de déterminations, de causes, et c’est en partie sa fonction même et c’est de plus sa structure en propre ; l’intentionnalité advient dans et par et pour les déterminations, les perceptions, les désirs, les expressions ; elle n’est pas autre et séparée, mais sa structure même est ajoutée à (à tout le reste, de sorte que si vient à manquer telle ou telle part de déterminations, accident du corps ou glissement de signifiants, l’advenue intentionnelle en subit les effets).

L’intentionnel est retour à la réalité

C’est dans le creux intentionnel que se formule les horizons et les ponctualités ; tous reviennent au donné vécu mondain déterminé ; il n’est pas dans la nature, l’essence, la structure de l’intentionnalité d’exister séparément. Elle est de revenir à ce qu’elle a recomposé. Sauf que dans son action même elle s’imagine et se décide et se veut séparément ; il lui faut se garantir de son être propre (fut-il second ou limité ou illusoire ou imaginaire ou simplement articulé au relationnel qui retient ce qu’il doit afin lui-même de consolider sa communication, échange, organisation, qui existe en soi et vaut par lui-même selon sa propre production communicationnelle). Une identité n’est donc pas seulement seconde ou illusoire, mais articulée et l’horizon qu’elle crée ayant quelque indépendance et donc produisant sa propre dérive singulière, tient par ses résolutions ponctuelles et par cette sorte de synthèse horizontale qui étale un calcul en propre, individué.

L’invention forcée

De deux choses, l’une. Cette synthèse parvient à inventer, en plus, ou non. Or dans la plupart des cas chacun invente sa quote-part de ce qu’il y a à être ; et ce d’autant plus que la personnalisation a permis à chacun d’advenir à être soi-même une résolution, une intentionnalité ponctuelle et horizontale. Dans sa personnalité même chacun crée des résolutions et des inventions.

Le conclusif

Et plus généralement ; de telles synthèses ne sont pas illusoires en elles-mêmes mais articulées au donné vécu mondain ; elles sont conclusives. Conclusives parce qu’advenant au bout du compte intentionnel (qui intègre le communicationnel, l’organisationnel, etc) mais aussi en ceci ; chacun perçoit, perçoit le résultat.

Le résultat d’un processus intentionnel spécifique, est essentiel ; chacun est en mesure de saisir les effets de ces causes diverses.

Le communicationnel-organisationnel

Et il s’agit là du processus démocratique lui-même ; ce qui distingue le démocratique est sa capacité à se modifier, superficiellement et en profondeur mais toujours « en connaissance de causes », puisque l’on n’imagine pas une modification qui serait incompréhensible, au moins idéalement, et qui échappe aux acteurs eux-mêmes ; les actions et activités n’auraient plus de sens du tout, inapplicables.

Et si cela revient à accentuer le démocratique pur, c’est que pour chacun il s’agit réellement de cela.

Si chacun est à lui-même une unité, et une ponctualité et une horizontalité, cela signifie que le conclusif (ce par quoi la réalité est telle ou telle, jugée, pensée, admise, produite, créée, telle ou telle) est assumé par tout-un-chacun, et non plus par un système symbolique, autoritaire, fermé.

La Coordination démocratique

Et si il n’est plus une régulation disons symbolique, communément partagé a priori (indépendamment des réalités, ce qui à quoi faisaient office les idéologies à la suite des systèmes politico religieux), il est une nécessité communicationnelle incoercible ; pour que chacun advienne à sa, ses propres résolutions, il faut que chacun sache où en sont les autres, en quel calcul ils (s’) investissent. L’impératif communicationnel est un impératif organisationnel ; on ne peut qu’avancer vers plus de transparence et de littéralement connaissance de « ce qui existe vraiment ». Au-delà des procédés d’identité et de restriction de compréhension (qui fondent l’obscurité des pouvoirs qui ordonnent dans l’inconnaissance, la non-république). 

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Réécriture de "soi"

18 Juin 2012, 18:47pm

Publié par zwardoz

Réfléchir ; se modifier.

Plutôt que de s’accepter soi tel que l’on est (tel que le hasard et la vie nous produit) et plutôt que d’attendre que le vécu te transforme (la plupart du temps en amoindrissement), on peut décider ou il est possible qu’il vienne à l’idée d’être activement l’opérateur de ta propre modification, transformation, augmentation, et de devenir du dedans sans attendre que la vie transforme arbitrairement ou selon quelques nécessités quelconques.

Au lieu donc de recevoir « passivement » tout ce qui peut advenir dans une vie, on s’en extrait et on tente ceci ou cela afin d’augmenter le cercle de ses possibilités.

Evidemment « passivement » ne veut pas dire que, normalement, dans la vie habituelle on soit passif et inactif ; on peut se démener dans tous les sens et réussir ou échouer en des tas de domaines.

La politique, la science, la personnalisation

Les trois grands registres sont dans le monde extérieur ; la politique, les sciences, la personnalisation. Soit donc ; le monde (politique), le donné (sciences) et le vécu (personnalisation, y compris toutes les sortes de réussites ou échecs possibles). La personnalisation est prise en main en ce qu’elle est mise en avant via l’image de soi, la pression relationnelle et professionnelle, la représentation notablement objectiviste des médias, la production industrielle en partie de l’humain, la réduction du monde aux objets substitutifs.

L’éthique, l’esthétique et l’idéel

Mais si on en revient à « qui l’on est », non plus extérieurement mais intérieurement, il est derechef trois domaines ; l’éthique, l’esthétique et l’idéel. Soit donc ; le vécu (éthique), le monde et le corps (esthétique), et les idées (idéel, y compris les esthétiques spéciales que sont la littérature, la poésie, etc).

En politique, sciences et personnalisation, on modifie la réalité extérieure

En esthétique, éthique et idéel on modifie la perception, la signification, les contenus de son être en propre. Si politique, sciences et personnalisation sont extérieurs et touchent telle ou telle partie du monde donné vécu, par contre éthique, esthétique et idéel prennent comme objet ou sujet de modification l’être que l’on est. Et si politique, sciences et personnalisation admettent, acceptent l’être que l’on est sans plus l’interroger, esthétique, éthique et idéel cherchent à réécrire l’être que l’on est.

Par exemple l‘éthique n’est pas la morale (dont on se sert sociétalement ou relationnellement), mais l’objet de l’éthique est la structure du sujet que l’on est ; ainsi les mystiques sont des consciences éthiques, et évidemment telle position éthique débouche souvent sur une action dans le monde, politique ou morale.

L’esthétique n’est pas de créer le « Beau » seulement, mais de transformer la perception que l’on a ; une esthétique peut influencer totalement la perception (de la nature, des objets, du sens des choses ou de la compréhension des visages, etc).

L’idéel tente via les idées de comprendre et de remonter les organisations des significations ; l’idéel juge que le sens des mots est ce qui conditionne la totalité de ce que l’on peut être. Soit conditionné selon le hasard (de la vie, de la naissance, des événements, etc) soit conditionné en tant que l’on veut volontairement sans subir à son être propre (donc selon l’esthétique, l’éthique ou l’idéel). Et ne pas subir son être donné (par hasard) et le remplacer par un être acquis (volontairement qui se veut) passe par les Signes (esthétiques, éthiques ou idéels ; les signes, les mots, les sons, les couleurs, et pour l’éthique, selon le jugement, la conscience aigue et précise du jugement).

Universalité

La plupart des personnes vivent leur vie, en une identité ; elles ne cherchent pas la politique, la science ou à réussir selon le monde dans une personnalisation résolument poussée. De même les personnes ne recherchent pas l’éthique, l’esthétique ou l’idéel. Mais ces six domaines (trois selon le « monde donné vécu », trois selon le « dedans » via les signes) se retrouvent plus ou moins en toute existence vécue ; sauf que ces domaines ne prennent pas d’importance pour la majorité des gens.

L’identité de soi

Ce qui prend de l’importance dans la vie de chacun est l’identité ; soit donc l’identité psychologique, psychique (inconscient et psychanalyse), relationnelle, personnelle, etc. L’identité est ce qui débute et ce qui clôt leur existence. Celui qui veut plus ou autre chose s’oriente soit vers les trois domaines extérieurs (politique, science, personnalisation poussée) soit vers les trois domaines intérieurs (éthique, esthétique, idéel).

La réécriture

Il faut remarquer ceci ; se décider pour l’éthique, l’esthétique ou l’idéel impose de réécrire son être. On peut devenir scientifique ou politique, on ne réécrit pas volontairement son être, on fait avec et à partir d’un vécu donné : les découvertes, etc, se chargent de modifier plus ou moins l’être que l’on est.

Ethiquement, esthétiquement ou idéellement on a pour objet, finalité son être propre ; on repart de zéro et on n’accepte pas « ceci que l’on est » ; non pas exclusivement par refus mais parce que c’est précisément « ce qui doit être repris, recomposé, creusé, travaillé, réinventé ». Et ceci est en soi un gouffre et ne peut être régulé ; cette entreprise peut livrer cela même qui constitue l’identité de chacun bien en-deçà ou au-delà de la lecture constitutive de la vie vécue habituelle, activité de lecture qu’est un « moi », dénucléarisé donc. 

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Le libre comme interface

8 Juin 2012, 16:22pm

Publié par zwardoz

Le libre ouvre intégralement une dimension interne ; elle n’est pas intérieure en sa source, mais pourvoit considérablement à ce qu’une intériorité peut attendre de son intention propre.

Il apparait grosso modo que le déploiement d’une intériorité est la nécessité même pour que chacun puisse advenir à son vécu, son donné, son monde en propre ; et fondamentalement envers et contre la raison, la science, la culture habituelle (pour chaque génération le précédent est habituel), la société humaine et même envers et contre l’humanisation elle-même. En somme l’individualisation mène sa propre indépendance quitte à nier qu’elle soit humaine et engagée en et par un tel processus d’humanisation ; l’individualisation remplace pour chacun l’’huaminatation et cèle ainsi la défenestration de l’universel. Ne reste que le libre.

Le libre et le monde ; en ceci le vécu, le donné, le monde constituent pour chacun le libre domaine de son être.

Or cependant il est absurde fondamentalement pour tout-un-chacun de s’exister hors de l’humanisation et de l’universel ; sans l’un ou l’autre aucune individualité ne tient, ni d’a de réalité constitutive (cad durable, cad d’essence, en sa nature propre d’être libre). Mais le champ apparait si vaste alors que chacun a besoin de réprouver l’humanisation dont il est issu, et se déploie mille inventions et découvertes et explorations et aventures qui tracent les vies individuelles et les remontées du donné, du vécu, du monde qui envahissent tout le champ de la culture et de l’acculturation (de l’apprentissage humain).

Le champ radical, radicalement libre, donne ce monde déployé indéfiniment inventif, découvreur, aventureux et qui réduit considérablement l’humanisation même. Ce à quoi pourtant ce libre se doit. Se doit dans sa structure même ; sans l’universel le libre est absurde et c’est seulement de ce que les structures universelles se maintiennent malgré tout que les acquis en propre du libre et des vies individuelles parviennent malgré tout à se partager, a à se profiter plus ou moins les une les autres. Mais on se tient pourtant à la limite de la déshumanisation possible.

Il est évident que l’universel tel quel, (tel que connu classiquement ou habituellement ou idéalement) ne suffit pas du tout à penser le libre et ses déploiements inconsidérés (le libre est de fait et par lui-même inconsidéré, amorale, absurde, violent, psycho-affectif bref un monstre).

Au mieux le libre construit une intériorité ; mais sans cesse démolie. Par le monde comme il va mais aussi par l’intériorité elle-même, puisque l’être de cette intériorité est purement et n’est que l’être libre en soi, recroquevillé et qui mange tout.

Tout aussi bien on pourrait penser, adéquatement, que le libre transfigure tout selon une ligne d’horizon encore inconnaissable ; puisqu’il la tisse au fur et à mesure. Qu’il ne connait ps puisque démocratiquement les choses ne sont pas écrites (et ne découlent ni des idéologies, ni des principes arvbitraires ontologiques, libéraux ou communistes ou autres, ni encore de la pensée comme raison idéale ; le libre effecteur est ce qui pense … bien qu’il ne le sache pas et que cela se mêle du monde, du donné, du vécu ; ce qui est son lot bien effectif).

C’est que si le libre est indépendamment de l’universel de par sa logique même, il ne faut pas négliger que le libre est, ici bas, l’effectuateur de la raison, idéale tout là-haut ; telle qu’elle se connaissait en vérité mais de se savoir en réalité comme libre ici même.

Ce qui signifie que la raison est autrement qu’idéale ; ou que la raison s’origine plus loin que sa compréhension habituelle. Puisqu’au fait il est hors de question de supposer que la raison ne soit pas ; étant cela même par quoi nous pouvons exister selon notre être. Il faut donc comprendre le libre comme l’effectuation de la « raison », sous entendu que la raison est autre, ou que donc ce qui origine la raison dans son, ses expressions historiques, est antérieur au raisonné. 

 

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Le libre comme dimension (antérieure à la raison)

25 Mai 2012, 18:40pm

Publié par zwardoz

La pensée se définissait comme adéquate ; à elle-même et au monde donné et vécu. Elle désirait réaliser l’Etre, mais en tant que l’Etre est aperçu seulement par l’esprit ; par la compréhension intellectuelle.

Mais le discours cohérent s’aperçoit qu’il s’origine en un opérateur qui le rend possible. Et la compréhension intellectuelle bascule comme compréhension intellective. En ceci que plutôt que de privilégier l’idée, la notion, le concept, l’opérateur du discours est celui qui oriente la pensée selon des choix ou des intuitions réfléchies ; de là on a pu croire que ces choix, ces intuitions ne se soumettait pas à la raison, sauf que l’opérateur demeure, en sa liberté même, inséparable d’un choix rationnel et que ces intuitions relèvent d’une originalité qui est à l’inverse non pas originale comme fantaisiste, mais originelle, comme effectivement réelle dans ce monde là donné tel quel.

Autrement dit, bien qu’il soit opérateur libre du discours par ses choix, le dit opérateur se décide pour et par l’être qu’il perçoit. Il y est plus ou moins adéquat, il suit plus ou moins le tracé de son être dans le monde donné et vécu.

Parce qu’il est adéquat à sa position d’opérateur du discours (cohérent compréhensif et intellectuelle ayant dépassé cette intellectualité par l’intellectif), il ne peut pas créer, inventer, produire, découvrir n’importe quoi ; bien que cela soit en sa puissance. Il doit se tenir à son être, de même que pour penser l’Etre (du discours) il devait se tenir à la cohérence (qui impose des règles à l’énoncé, en élaborant ainsi une surface délimitée qui accorde l’être, la réalité ou non aux vérités de la pensée ; dans le cercle soumis aux règles se construit la pensabilité unique de toutes les choses, ce sont les règles qui sont sensés accorder la réalité). L’Etre pensé s’établissait selon ce réel des règles (la logique par exemple appliquée aux idées), de même que l’opérateur doit se soumettre à l’évidence ici même de son être tel que là dans un monde.

L’opérateur, dit « sujet », est soumis à son être ici même ; il constate de ce qu’il est, en suivant son intuition qui n’est pas intellectuelle, mais qui dans l’intellectif contient et récupère l’intellectualité au profit de l’intellection.

Il se dégage alors durant 3 siècles une puissante élaboration de la description ; Descartes, Kant et Hegel, Husserl, Nietzsche, Bergson, Sartre, Lacan, et en retrait Heidegger.

Et ceci bien que l’on garde encore en mémoire de principe que la pensée de l’Etre soit consommable ; que ce soit un « tout » qui soit un objet pour la pensée. Alors que depuis lors il s’est avéré que c’est cet être-çi, l’être de l’homme, nommé sujet, qui décompose et recrée constamment son être propre. Étant libre cet être ne laisse pas son être en paix ; il en est travaillé, puisque le libre ne permet pas au moi d’être seulement « lui-même », étant indépendamment de tout, (il est libre, cad auto référence), il l’est aussi de « qui il est » : le libre existe plus profondément que son « identité donnée », auquel il ne tient pas absolument puisqu’il n’est relatif qu’à son être libre.

Si le libre est, il dessine, quels que soient ses contenus, une circonférence qui n’existe qu’en propre, que selon le plan nouveau que seul il pré-voit.

Or lorsque l’on dit qu’il prévoit l’être prochain, il ne le sait pas lui-même ; il ne le sait pas en terme d’identité puisque l’on a vue que le libre est en chacun plus grand, plus profond, plus instrumentalisant que le moi lui-même dont il est le libre.

C’est assigner au libre une dimension universelle que le moi, le subjectif, le vécu, le donné, ne comporte pas ; c’est une dimension, ça n’est pas un discours introduit dans le monde donné vécu. Auquel cas on ne sait trop ce qui origine un tel discours, à moins de poser qu’il se déduit lui-même de lui-même, à la recherche d’une fondation cohérente à l’élévation toute transparente des réalités en universalités (en idées, notions, concepts) ; ce qui est impossible puisque l’on ne peut pas déduire la pensée sinon en la dérivant d’un être-ici, celui de son opérateur.

Mais cela ne signifie pas qu’il faille lâcher l’opérateur à la contingence ou aux nécessités, et annuler ainsi toute universalité. Mais l’inverse.

L’inverse c’est transformer l’universel (qui existe vraiment, de fait et en droit) en dimension. Le sujet, l’opérateur est ce qui ouvre une telle dimension.

Bien que la raison classique lui en veuille infiniment, le sujet se tient quoi qu’il propose (il peut tout autant se contredire et délirer, il peut piocher dans le subjectif ou le donné), en cette dimension. Et il en est la certitude. De par son être libre qui est-à-soi-même, de fait et structurellement.

En cette certitude, il ne peut cependant se repérer, puisqu’il inaugure cette ouverture qui ne fut jamais nulle part en aucun monde humain, et qui n’était par la raison absolument pas prévu.

L’idéal demeure longtemps et encore que la pensabilité soit l’intégralité transparente. Alors même que l’on peut difficilement assigner une intentionnalité en une raison qui absorbe toute finalité et que les sujets, eux, manifestent de fait des intentionnalités en tous sens dont la raison classique ne peut rendre compte, qu’elle expulse vers le donné mondain, indifférent, contingent, nécessiteux. Raison trop étroite et dimension trop ample qui par contre ne sait pas du tout ce qu’elle veut, mais n’est que certitude du vouloir lui-même.

Si cette auto fondation ne témoigne que de son vide, tout est annulé et relatif à seulement un monde, un donné, un vécu. Si cette fondation certaine ouvre une dimension, elle entretient soudainement une autre sorte d’évidence ; laquelle est dite intellective et non plus seulement intellectuelle, en comprenant que l’intellectualité est comprise dans l’intellectivité ; de même le libre contient la raison en son être.

Si le libre n’ouvre pas une dimension nouvelle, il reste le faire-valoir d’une raison close et n’ayant pour seul désir que l’Etre, cad l’idée de l’Etre qui seule se donne sous la forme d’objet central, et dont la satisfaction ne serait qu’intellectuellement admise ou consentie. Il ne viendrait pas à l’esprit que le libre ne soit pas à lui-même sa propre satisfaction, au point que quelque chose que ce soit n’a de valeur que consentie et admise librement. 

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L'hypothèse heidegerienne

19 Mai 2012, 11:14am

Publié par zwardoz

L’hypothèse heideggérienne

Voudrait que ce ne soit pas la découpe en universalités (qui pensent les étants et non pas l’être), mais une compréhension hors de notre activité qui, compréhension, transparaitrait malgré nous ; ou dans une passivité. En quoi nous aurions à assumer notre liberté, cad l’absence de notre intérêt personnel, subjectif, individuel (qui ramène l’ambition, l’ampleur de l’Etre à notre petite part).

Et ce qui se fait jour ici c’est autre chose que la pure objectivité, mais qui formule le fondement inavoué de l’objectivité ; la réunion de toutes les réalités en une unité qui nous dépasse et dont nous serions en quelque sorte la négation. Une réunion de toutes les réalités, mais tandis que dans l’universalité(s) (celle des étants pensés dans les taxinomies, les catégories et les subjectivités idéalistes ou empiriques) les réalités subissaient les découpages, et que seulement ensuite il était évoqué ou supposé une union au-delà et autre, par Heidegger vient et s’impose que au travers de toutes les pensées, de toutes les affections, (de notre être en tant qu’affecté ontologiquement par l’existentialité de notre vécu et condition), il est une Advenue.

L’être, cad la totalité non scindée par l’universel et les universalités, est ce qui vient vers nous. Il utilise notre être vécu, connaissant, diviseur, afin que de négation de l’Etre, nous basculions en acceptation. Laisser advenir l’advenue, pour signifier que nous nous offrons (librement au sens d’abandonnant notre individué, mais cela ne se peut que si nous sommes effectivement individué, sinon l’abandon ne peut pas se réaliser) mais aussi que l’être vient vers nous.

Ceci ne s’effectue pas en dehors du sens ; ce n’est pas une intuition mystique ou une révélation à proprement parler. D’autant que bien que s’opposant à toute la découpe occidentale de la réalité en réalités (elles-mêmes manipulées par les techniques et par les individualités), le mouvement de pensée heideggérien prétend absorber et penser à son tour ces détournements. Et donc la pensée, au-delà de la raison diviseuse, passe par les signes ; tout le mouvement croit se fonder sur l’intentionnalité de la conscience en tant qu’au sein de cette intentionnalité le sens de l’Etre (postulé au-delà mais avançant vers nous) parvient à se formuler.

Il s’agit donc toujours de passer au-dessus de la barrière que les diagrammes de l’intentionnalité phénoménologiques dressent descriptivement de notre être humain. Au-delà de ces limites, est notre condition. Et notre condition, en tant non pas qu’humaine mais ontologique (en, vers, pour l’Etre qui advient vers-nous) est un être-là qui n’a d’autre finalité, exclusive (autant que toutes les autres renvoient vers des découpages, individués ou objectivisant), que celle de l’être.

Dont il faut bien se pré-disposer à l’accueillir. Ce qui est le but de la méditation.

Il est clair qu’une telle disposition supprime intégralement toute médiation ; et essentiellement il détourne l’idée de l’Etre, de l’Etre comme idée, et donc possiblement exprimable dans les universalités de la pensée universelle, pour une aperception de l’Etre radicalement comme autre que nos divisions humaines. Autre que l’individué, autre que le sujet. Et dans son essence cet Etre s’offrirait comme « essence qui remonte dans et au travers de l’intentionnalité », qui dépasse donc toutes les intentionnalités séparées que nous acquérons de notre activité.

Or l’activité intentionnelle est bel et bien notre acquis ; c’est uniquement de séparer la réalité en réalités que nous en concluons que l’être existe. Existe en tant qu’acceptant notre activité en propre qui est la séparation, la division.

Heidegger manifeste donc le fond caché de la métaphysique, mais il se trompe en ceci que seule la séparation, la découpe de la réalité en réalités, est notre voie unique.

Et ceci d’autant plus que se dessine malgré le découpage intense (de la parole par le discours cohérent, du groupe en individualités, de l’expression par le sujet, etc) non plus le désir de l’Etre ou de la « Vérité », mais la certitude de la structure vide formelle tissant le réel et qui autorise, elle, que l’Etre ne soit pas désirable, mais acte pur.

Contre : le libre comme structurel

Qui laisse se réaliser les vérités, sous condition que la structure du vrai et du libre soit acté.

On dira que si le libre (individuel) et le vrai (pluriel et diversifié, et non pas multiple et divers) sont actés, cela revient à annuler les Vérités (de groupe) et les autorités (les choix impérieux d’un vécu qui se proclamerait Vrai absolument et exclusivement, exclusivement de tous les autres libres). Que par conséquent le libre de véridicité relative est en lui-même déjà un choix. Sans doute, sauf que ce choix consiste à remettre à chacun ce qu’il décide de ses contenus en propre (quelque vérité que ce soit, quelque vécu qui se puisse) et encore donc sous condition que ces choix ne passent pas au-delà de la barre du libre pur (de l’autonomie de chacun).

Ce qui revient à dire qu’il n’est pas de Vérité ; il est des vérités, parfois en vrac. Mais peu importe puisque le libre (en chacun et dans l’ordonnance commune d’approbation sur cette structure) est en lui-même et par lui-même et individuellement, la vérité, uniquement structurelle. Par quoi la vérité (qui est aussi le comportement et le vécu bien concret, le contenu en général) est moyen par rapport à un libre qui n’est pas lui-même « rien » ou n’importe quoi et la fantaisie, mais une structure effectivement réelle et active.

Ayant donc son être en lui-même (et non une vacuité ou un cadre sans importance ; puisque le libre influence et en réalité crée, produit, engendre quantités de contenus). 

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La crise, vue de haut

12 Mai 2012, 09:19am

Publié par zwardoz

De la crise

Il est probable que non seulement il s’est imposé une financiarisation de l’économie, mais surtout qu’il est une absence radicale de débouchés envisageable pour l’énorme richesse financière qui s’est agglomérée et qui fondamentalement a accaparé la richesse produite (au lieu de commencer de tout redistribuer suffisamment de façon à monter le niveau général des besoins).

Absence de débouchés puisque l’ensemble d’un monde, d’un monde spécifique, est produit, réalisé, acquis.

Sans ces débouchés, le monde acquis risque immanquablement, de se dissoudre. Puisque les débouchés possibles se sont ceux-là même qui sont en mesure de remplacer les systèmes de productions en place mais …à moindre coût écologiques et humains.

Donc non seulement la richesse potentielle (celle des investissements possibles, rendus possibles par cette richesse accumulée par les nombres, l’argent) est agglutinée (là où elle ne sert à rien et où elle se retourne contre son effectivité réalisable autrement), mais de plus les systèmes de productions (les instruments de production et la nature même des objets produits ; de quels objets avons-nous besoin ?) forment des monopoles qui figent toute l’historicité.

A l’inverse il est clair que pour subvenir aux besoins qui permettraient de dépasser la fixation en tels et tels monopoles, on aurait absolument besoin de toute l’innovation d’un libéralisme qui serait intelligent et inventif ; pour la raison que les inventions nécessaires (qui remplaceraient les inventions passées et figées dans des productions monopolistiques) sont en si grand nombre qu’une quantité indéfinie d’entreprises innovantes y seraient appelées.

En retour plutôt que d’agglutiner la richesse sous forme de « dividendes », cette richesse aurait dû revenir à tout-un-chacun suffisamment pour d’une part élever le niveau des besoins (cad modifier la nature même des besoins et passer de satisfactions plus ou moins faciles et primaires à des besoins plus subtils et abstraits), et d’autre part pour que se développe un investissement populaire.

Après tout pourquoi les circuits d’investissements appartiennent à quelques –uns ? Pourquoi n’existe-t-il pas des circuits (organisés et sélectifs) d’investissements appuyant ici et là, sur des entreprises durables, humanistes, distributives, et en un mot mutualisant l’intelligence. Intelligence d’un investissement par lequel des groupes constitués de tout un chacun sélectionneraient en connaissance de cause les points d’appui d’inventivité de nouveaux systèmes de produits et de productions. Substituant à l’investissement sauvage, irégulée, égocentré, un investissement républicain, cad publique et au vu de tous, aux finalités exprimées, et non pas obscures et non démocratiques (ce en quoi consistent les « marchés » ; la puissance des marchés vient de leur dissimulation anti démocratique).

Croire se passer du libéralisme et imaginer une sorte d’angélisme qui régulerait tous les problèmes, est une absurdité irréaliste et non viable ; aucune société n’a pu se passer de son économie sous-jacente ou exposée (comme la nôtre). C’est donc par et via l’économisme qu’il faut accélérer la création d’une sociétalité qui ne laisse plus à quelque monopoles toute la plus value produite (dont elle ne sait que faire et qu’elle dilapide ou qu’elle investit à tors), mais aussi leur laisser le monopole de l’investissement ; qui « se » décide on ne sait comment par qui ou pour quoi, quelle sorte d’industrie, de services, et surtout d’inventions (économiques, technologiques, politiques, sociétales, etc).

Ceci étant fondé sur ce principe ; si tout-un-chacun devrait être en mesure d’investir via une mutualisation boursière, cela implique que tout un chacun serait capable d’épargner une quantité certaine de richesse individuelle et donc une augmentation complémentaire du salariat. Ajouté à ceci ; qu’il y ait une régulation des marchés qui passeraient en partie d’une privatisation excessive et exclusives (anti démocratique), à une exposition mutualiste et républicaine, qui serait d’autant plus « sous contrôle » que les acteurs n’en seraient plus seulement quelques privatifs mais des ensembles requérant la participation d’un maximum d’agents non exclusifs.

Il s’agit donc non d’un retour à une sainteté inimaginable, d’une simplification des complexités de toute société évoluée, mais d’un surcroit, d’une augmentation durable, écologique et humaniste mais donc essentiellement d’un démocratisme s’étendant bien plus loin que celui seulement politique et qui demanderait à un maximum d’acteurs une compréhension des tenants et aboutissants de ses actes.

D’une manière générale, toute la richesse accumulée n’a servit qu’à des finalités souvent nécessaires, mais tout autant absurdes voir frivoles et en réalité sans grande fantaisie (de pure distractions qui remplissent pauvrement les vies), alors que cette richesse passant outre l’accumulation par quelques uns non démocratiques, aurait du non seulement être répartie mais être répartie en redistribuant les investissements, cad les avenirs possibles, que la privatisation anti démocratique a annulés, annihilés, effacés de l’histoire. Les ressources gaspillées, les écosystèmes, des sociétés humaines entières, des vies humaines, innombrables en quantité, ont disparu. Et cette même privatisation de la richesse supprime tout autant les avenirs possibles.

La seule privatisation nous semble le seul contrôle possible sur l’ensemble de nos activités. La vérité est que le devenir potentiel de cette privatisation ne peut être qu’une accélération  de cette privatisation ; qu’au lieu de concerner quelques uns, elle concerne un bien plus grand nombre d’acteurs de telle sorte que ce grand nombre permette de basculer d’un système concentrationnaire à une pluralité financière démocratique ; et que ces acteurs-maximisés parviennent à une connaissance, une conscience accrue des effets et conséquences, des possibilités et de redistributions.

Autrement dit qu’il puisse exister une plus grande démocratie économique que celle limitée voir stupide et livrées aux appétits sans intérêt et extrêmement limitée dans la finalisation idiote et immédiate des investissements, qui nous assujettis, et réduit à quelques uns le contrôle essentiel des moyens. 

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L'universel et le libre pur

11 Mai 2012, 21:45pm

Publié par zwardoz

Simplification

L’emprise rationnelle s’est donc installée au cœur du langage en le modifiant en fonction de cette actualité absolument pure et simple, soit d’une part la compréhension cohérente, soit d’autre part la certitude du sujet.

Les deux marques réelles sont immanquables (aucune autre position n’est admissible ; qui nous priverait de comprendre quoi que ce soit et de n’être soi-même Un).

Ces deux repérages dans l’immense réalité (l’ensemble de toutes les réalités, lesquelles dès lors ne sont plus unifiées, puisque l’unité est de pure intentionnalité) existent seuls et de par eux-mêmes.

Les deux effets de ces deux repérages (dans un univers qui n’en comporte aucun de par lui-même), sont d’une part l’universel (comme encadrement excessivement là et constituant le milieu structural même qui s’impose à chacun), et d’autre part le dit sujet, contenu dans cet encadrement universel, mais qui s’ouvre en tant que chacun est absolument de par soi, libre.

Il est clair que les performances de ces deux effets sont incomparables ; leur intrusion dans le monde (naturel et humain) bouleverse absolument tout ce qui est, ce qui est-là donné.

Et l’universel et le libre attendent encore leur résolution ; au sens où on ne sait pas à quoi ils servent.

De fait l’universel réduit à un simple moyen, (comme sciences ou comme Etat), au service de cette structure plus ample que l’universel ; celle du sujet. L’universel est donc instrumentalisé via ce qui le dépasse puisque le libre, institué, est plus vaste ontologiquement que l’universel.

De sorte qu’au travers du libre, cad de chacun, se sanctifie n’importe quelle finalité, même les plus absurdes ou inutiles, et que bientôt l’universalité (qui devait constituer le contenu du libre selon l’ancienne formulation structurelle classique ou idéale, fondée idéellement, en tant que l’être de l’homme provenait du savoir et du savoir comme connaissance, savoir de par soi en une connaissance objective universelle) est déboutée de sa réalisation possible tandis que se disperse n’importe comment le règne du libre pur.

Le libre pur est en lui-même déjà et absolument rationnel (sinon rien n’a de sens du tout, cad que non seulement « ça n’a pas de sens » mais surtout c’est rigoureusement incompréhensible, on ne peut plus aligner deux mots et encore moins une phrase qui ait un sens et un sens universel et ontologique ; on peut parler du et selon le monde, la contingence ou telle nécessité, mais tout s’affaisse constamment puisque sans horizon). Mais il peut s’utiliser en n’importe quelle finalité.

Or livré à lui-même le libre va se remplir de ce qu’il trouve. Il va se remplir du monde, donné, là, immédiatetés, finalités naturelles, libéralisme du « c’est comme ça » ou sexualisme débridé, objets et satisfactions indéfinis en nombre, etc. Il va se remplir de ce qu’il trouve sans presqu’aucune sélectivité ne s’impose à lui et comme il est fondé sur son libre structurel, il n’a aucun autre point de repère qui lui vienne. Il est littéralement largué dans le monde, le donné, l’immédiateté.

Libre il rejette cela seul qui pourrait l’instruire ; l’universel qui est ramené à de simples moyens pour des finalités immédiates ou hasardeuses ou imposées sociétalement.

Ce que l’on nomme « aliénation » est avant tout l’impossibilité pour toute liberté de définir des règles, qu’elle considérera comme extérieures et mondaines. Mais aussi de ce que l’universel ancien, qui n’est plus qu’un cadre historiquement déterminé, ne suffit pas à comprendre l’être libre en tant qu’il est pourtant lui-même l’existence ici-même du rationnel pur, antérieur ontologiquement à l’universel (le discours cohérent adéquate à lui-même et supposément à la réalité, grec) et antérieur au sujet (qui se découvre plus tard comme originel opérateur du discours cohérent adéquat, cartésien et suivants).

Il faut donc lire que suite aux grecs et aux scolastiques, qui réalisent intégralement le discours (cohérent adéquat à lui-même et supposément à la réalité), survient Descartes et la dé-couverte du sujet  (comme opérateur réel de ce discours comme de n’importe quel discours ou système ; prolifération des systèmes de pensabilités, d’éthiques ou d’esthétiques ou de politiques).

Nantis de ces deux réels ; l’universel discours et le sujet opérateur des systèmes ; se déploie un monde qui use de tout ce qu’il peut puisque le discours et le libre ouvrent totalement le possible (hors de tout système close traditionnel, autoritaire, symbolique, groupal, etc) et ce de par la puissance (littéralement du libre et du discours systématique, y compris systématique esthétiquement, éthiquement, politiquement, mais aussi mondain et immédiat). Nantis de ces deux réels, il n’est plus aucune régulation sinon que le libre est « à lui-même ».

C’est en cet  « à lui-même existant » que se condense ce qu’il faut supposer comme raison pure et réelle (contrairement à la raison qui ne serait que purement idéelle, discoureuse, universelle).

Descartes est donc bien la rupture catastrophique qui atteint l’universel ; puisque chacun est « à soi-même », il suffira ensuite de recomposer d’autres systèmes. Éventuellement non rationnels en termes de discours cohérent, et même fondamentalement non rationnels en cohérence classique, mais qui suivent chacun, en tant que libres, leurs destinations. Le libre est excessivement le devenir qui reprend à son compte (mais ce compte est différent de celui idéel du discours) bien que effectivement réel ; et ceci permet d’ouvrir le libre comme n’étant plus livré aux seules nécessités : en lesquelles nous enferment et l’option scientiste de l’objectivité, des objectivités, et l’option contingente du n’importe quoi ou des fantaisies auxquelles nous condamnent les existentialismes, le consumérisme, le libéralisme idiot (il en est qui n’est pas idiot du tout), la naturalité des corps, et autres stupidités bovines. 

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Hors du rêve de la cervelle ; le conscient

1 Mai 2012, 19:25pm

Publié par zwardoz

Le rêve de la cervelle

Si nous sommes des êtres vivants animaux, et si sur le rêve de la cervelle, que nous partageons, s’est détaché l’épisode « conscient », c’est d’être attirer dans le filet du langage ; mais pour se clore en la Parole qui unifie les conscients en les marquant ici et là de signes, lesquels sont retournés de uns aux autres et par lesquels signes parlés seuls le conscient s’extirpe du rêve et bascule plus ou moins dans le partage et donc la compréhension de l’un par l’autre, en ce que l’on saisit ce que l’autre dit de le recomposer en soi-même. 

Le conscient parachuté

Et si l’on croit vivre du seul conscient, c’est pourtant un difficile équilibre, risqué pour une cervelle qui ne s’éteint jamais et continue constamment de rêver, de reproduire le perçu, le ressenti comme si le réel n’existait pas. De fait pour le cerveau le « réel » ne signifie rien, ni le temps ou l’espace, qui sont composantes d’un ensemble non fini, mais non structurants d’une unité délimitée du conscient.

L’attention dans le conscient 

On pourrait s’en tenir à cela. Mais de parler, ça aiguise l’attention ; il est arrivé de l’inattendu. Il se trouve que parler crée de « l’esprit ». Dans la mesure où l’on doit comprendre ce que l’autre dit, on en vient à vouloir comprendre ce qui s’énonce. Il se réalise dans le langage qu’une structure s’impose, d’abord emmitouflée dans l’énonciation, dans la parole qui elle-même s’enroule dans le monde donné, là, particulier et connu, immédiatement consenti, que les mots relèvent pourtant continuellement de son affaissement ; dans le magma de la perception et du corps, dans la masse aveugle du cerveau. 

L’articulation

Hors cet affaissement continuel dans la masse enregistrée, il s’arcboute en plus une structure entre la cervelle et le réel (que le cerveau ignore) ; tout voudrait que l’ensemble des informations perçues s’étage et revienne aux mémoires diverses enregistrées dans le rêve énorme de la cervelle.

La dite structure consiste en elle-même, en elle seule, en un retour ; un retour sur ce qui est énoncé, sur ce qui est relié et tissé en signes, mais comme ça n’est qu’un retour, cette structure n’est pas uniquement liée aux signes ; elle dispose de la totalité des champs de perception et d’action. Mais cela signifie que tout ajout (technologique par ex) à ces champs, elle l’intégrera : son champ perceptif et d’activité est indéfini. 

L’articulation vide est universelle

Puisque purement formelle, il est bien évident qu’elle n’existe pas ; elle ne comporte rien en son être (lequel est dit inexistant), mais de par ce vide formel, la structure peut s’emplir de toute espèce de contenu. Elle ne recèle donc pas de « vérité », mais est structurellement « ce par quoi » existe qu’il y ait une « vérité ». laquelle n’est alors en elle-même rien que tout autant formelle ; de là qu’il n’y ait de vérité que pour un « sujet », cad cette unité (dite transcendantale par exemple) qui in-forme la réalité d’une unification, et que la vérité ça n’existe qu’activement, dans l’activité d’un sujet, et que donc toute vérité (comme contenu, à propos de telle ou telle réalité) est universelle ; elle vaut pour tout sujet, puisque ne tenant qu’à cette seule forme (qui ne contient rien sinon sa propre structure réelle arcboutée à « un même réel »). 

Il est donc pour chacun, pour tout peuple, une seule structure (en tant que vide elle ne contient aucune détermination qui la personnifierait, ou qui s’emprunterait de l’une ou l’autre culture). Et un seul réel, qui correspond à cette structure ; elle ne pourvoit à rien d’autre qu’au lien externe entre son intériorité (sa masse enregistrée) et l’extériorité (le monde donné plein de déterminations). 

L’externe et l’extériorité, l’interne et l’intériorité

Qu’elle soit universelle désigne son externalité et ce en dehors et sans dissipation dans les intériorités (tous les mondes humains, les cultures humaines, et y compris les personnalisations, les identités individuelles) ; mais elle existe pourtant pour elle-même (c’est le propre d’un retour-sur, et ici d’un retour-sur-(soi) ; elle existe pour elle-même et en elle-même. Ce qui est plutôt embêtant si elle est posée comme simple retour-sur ; qui parait ne pas contenir en lui-même d’espace intérieur, qui est à la limite pur retour qui enregistre ce qu’il perçoit ou qui agit en retour. 

Le « soi »

Evidemment ça ne se passe pas ainsi ; ce retour sur soi, s’imagine, se pense, désire, impose, veut, décide, etc. 

Qu’on puisse le présenter comme retour implique de fait, et de ce retour même, qu’il se représente ; mais il représente sans pouvoir se représenter lui-même ; ce qu’il se représente à soi, c’est une image de soi qu’il prend ou fait mine de prendre pour son « soi ». 

Le glissement intentionnel

Or comme il doit fixer son attention sur son objet, sa finalité et non sur « ce dont il part », ce dont il part est toujours considéré comme absolument vrai, ou plus exactement n’est pas interrogé comme tel ; l’antériorité est toujours déjà-là et glisse sous l’intention de telle finalité. 

L’inertie cachée et le structurel replié

Il est donc une inertie en propre en toute intention, en tout acte. Et le ressaisir de cet être, de toute manière, n’atteint jamais le « ce qui fixe son attention » sur ceci ou cela, mais toujours un ceci ou cela, second. 

Autrement dit il est une inertie en chaque intention, comme il est un être-ici qui est ce qui inaugure, ce qui lance, et qui se replie continuellement en deçà de son objet, de telle finalité. Pour l’individualité, il est sans cesse un a priori structural (d’inertie cachée) et structurel (son être formel pur) en toute intentionnalité ; donc que ce soit l’être structurel lui-même (qui n’apparait jamais) ou que ce soit la pré-intentionnalité présupposée en toute intention finalisée. 

Ceci puisque, étant simple retour, l’intention vient toujours en seconde part. Bien qu’elle se croit première (puisqu’elle est dans la finalisation d’une intention) et qu’elle se suppose, cette intentionnalité, elle-même.

Le « soi »

Elle n’a donc pas de « soi » ; ce qu’elle crée comme intériorité est une construction et ne comporte pas de réalité en soi-même. Est une construction en tant que celle-ci est introduite dans l’espace et le temps du retour (sur quelque donnée que ce soit ou sur quelques données sélectives) ; dans la suspension du retour, pour chacun tout se joue, parce que tout est joué. Perceptions, imaginations, désirs, entrent et sortent via la performance insensée du retour-sur ouvert à tout va, et sélectif ici ou là, mais influencé en tous sens quels qu’ils soient ; le Sens des signes ou les sens de perceptions. 

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