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instants philosophie

La forme de nos réalités

1 Novembre 2012, 20:40pm

Publié par zwardoz

La perfection même

Notre être est absolument parfait signifie que quels que soient les contenus, la forme demeure une et identique ; la forme est la conscience, en tant qu’intentionnalité, en tant qu’attentionnalité. Et qui dès le début de son avancée, soudaine et imprévue, se décrit comme un dispositif, cartésien ; la Méthode est en somme une approche descriptive de la structure de conscience en tant que doute-cogito-infini et étendue puis corps-esprit.

Ce qui veut dire dans le doute que la variation est extrême en toute attention, que toute intentionnalité est suspendue dans ses contenus mêmes, et tous ses contenus, pas un seul qui puisse échapper à la vigilance de l’attention sur-tendue par et dans son effort.

Que dans le cogito, elle se sait comme pure affirmation sans arrière fond aucun, qui en contient rien, et qu’elle est bien embarrassée de cet « être » incompréhensible (si ce n’est que Descartes le re-prend dans l’idée, la super idée, l’idée superlative, de la volonté laquelle a pour finalités d’étendre son empire).

Que cette volonté est non finie, autrement dit une structure sans contenu, qui existe apparemment de par soi et dont on ne voit pas à quoi la référer dans le monde, qui est si extra-ordinairement et cerise n’a apparemment pas de rapport avec ses contenus divers et variés.

 

Structures et effets de structures

La vérité est que peu à peu on tente de passer des contenus aux structures ; la vérité est en soi une structure, comme le libre pur, ou l’unité non visible de l’individualité ; ça ne désigne pas du tout un contenu mais l’encadrement par lequel les contenus sont acceptables mais aussi … accessibles.

Si l’on se limite à penser que la vérité est un contenu, le champ se restreint. Si on assigne au libre telle finalité ou si l’on agglutine la conscience individuelle à une identité. De même si la démocratie comme encadrement généralisé est imposée idéologiquement, elle ne donne pas ce qu’elle peut déployer ; le champ se restreint, et grosso modo la démocratie a pour finalité (interne à sa structure) d’épuiser les idéologies (marxistes ou libérales, peu importe).

Autrement dit il est des effets de structures (qui aboutissent à des contenus mais sans que ce soient ces contenus qui en forment la finalité, ils sont des effets), mais parce qu’il existe des structures ; lesquelles sont débarrassées de tout contenu prescrit.

De sorte que l’on peut dire ; le moi n’est nullement la finalité du libre individuel. La « conscience de soi » comme structure n’est pas le « moi-même » tel que vécu, mais bien plus étendue.

 

Attentionnalité, intentionnalité et sujet réel

Le « sujet » cad ce qui assigne que l’intentionnalité existe comme structure (et non pas comme simple motion subjective ou comme fonction de « volonté » ou comme faire-valoir d’un quelque chose), est donc essentiellement, dans sa forme même, variable ou plutôt de variation dont on peut, doit, dont il faut mesurer l’intensité et l’extension.

L’intentionnalité, la conscience, l’attentionnalité est « ce qui se travaille de par soi ». Comme elle est forme pure, cad vide et sans-rien, elle est activisme et l’activisme tend à la précision et non pas à la totalité, mais aux totalisations, aux ensembles organisés ; elle ne cherche pas la vérité (la philosophie ne cherche pas la vérité mais produit la vérité comme contenus d’un processus plus grand que tout contenu), mais le jeu, les jeux entre les ensembles et entre les détails du monde, du donné, du vécu. L’activisme tend à dénicher la perfection selon son modèle immanent, immédiatement transcendant en son être.

La caricature constante du siècle consiste à imposer de réduire ce sujet à un moi, un moi-même. Tout nous indique que nous n’existons qu’en cet individualisme qui n’est pas le sujet lequel est individué, cad qui est objectivement étendu dans la/les réalités et jusqu’au réel même. Tant que l’individué sujet est maintenu dans l’individualisme, la démocratie comme structure ne peut parvenir à se connaitre. 

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Le système humain qui ne se comprend pas lui-même (idiot donc)

27 Octobre 2012, 11:15am

Publié par zwardoz

Il apparait quand même qu’il est une sérieuse inefficacité, profonde et déséquilibrée, d’un tel système économique, dont on peut douter qu’il soit réellement un « système » ; il semble plutôt un bricolage sans queue ni tête. Et quant à ses « réussites » sont-elles dues au système lui-même et non pas plutôt de ce qu’il tire partie d’inventions, de capacités, de possibilités qui ne lui sont absolument inhérentes, mais s’adjoignent d’autres compositions ; sciences, technologies, acculturation massive et acculturation très profonde individuellement (acculturation par laquelle l’ensemble et l’individuel progresse constamment), communications et donc en ce registre démocratisation étendue (une progression généralisée qui démultiplie exponentiellement les possibilités). Etc.


L’absence cruelle de réflexion

Et sur ce déploiement (dont la possibilité interne est historique et concerne de très grandes amplitudes et non pas restreintes à ce quant-à-soi du libéralisme appauvri, qui ne tient pas non plus les promesses des théories libérales idéelles, pensées, et idéales, imaginaires) vient se greffer d’une part l’essentiel diversification de la liberté (chacun fait comme il l’entend et pour le coup entreprend ou alors crée ses possibilités, ce qui est le libéralisme même, entendu en tous sens, politique, économique, éthique, culturel et parfois anarchiste positivement), et d’autre part l’utilisation abusive de cet être-libre ; le sans mesure, cad le sans réflexion du tout.

La déviation inefficace

Celui qui entasse et accumule et déporte l’utilité dans un monopole qui dévie l’efficacité (non seulement en accaparant au sens premier mais au sens où il capte la richesse, cad l’investissement possible, l’avenir possible, et détourne le système au profit de quelques uns qui désinvestissent, annulent le possible par cela même).


La répartition entre les peuples comme justification ultime

On dira et c’est l’opposition majeure ; le dit libéralisme (réel et non idéel ou idéal) permet de répartir à nouveau la richesse à tous les peuples ; ceux dont on a volé l’avenir depuis quelques siècles. Oui, sans aucun doute. Mais encore une fois ce qui aurait pu se mesurer et se répartir autrement, selon une autre logique, non bricolée, ce mouvement est immédiatement sous la coupe de systèmes accumulateurs qui sous couvert de réaliser un mouvement mondial de répartition (entre les peuples), se gorge plus-values et on peut ici comme en tout concernant le dit système, si il ne cause pas plus de détériorations qu’il n’en comble.


L’in-conséquence

Ici comme ailleurs quant à ce système bricolé, il parait se justifier mais d’un mouvement historique (la répartition entre les peuples) mais à son profit ; lequel est singulièrement non mesuré. On se demande quel ensemble humain peut survivre sans obtenir une conscience à peu près claire de son déploiement ; de toute évidence il ne le peut pas ; il se condamne lui-même. Et l’effet majeur, ses conséquences (outre la détérioration humaine) est qu’effectivement il produit n’importe quoi, n’importe comment et sans réflexion aucune ; il n’aménage pas et colmate plus ou moins ‘et de moins en moins au fil de son accumulation) à la va-vite, au jour le jour, et inconséquent jusqu’à la mort.


La coordination démocratique

La difficulté démocratique (il ne s’agit en aucune manière de revenir sur le libéralisme politique ou économique de base) est la coordination. Comme nous nous situons démocratiquement, historiquement, et tous, (quoi qu’on en dise des passéismes nationalistes et des utopies angéliques), il est impossible d’admettre une administration centrale de tous les développements (ce qui aurait tôt fait de tarir n’importe quel devenir), mais donc il faudrait que tous ou une majorité puisse établir leurs calculs (d’intérêt égoïste pour simplifier) en fonction des conséquences réelles de leurs décisions et actions et organisations.


La pensée inexistante

Or pour que la coordination généralisée suive l’historicité démocratique, il faudrait qu’existe une intelligence qui fait défaut ; impossible de coordonner quoi que ce soit d’une part si l’on ne sait pas mesurer les boires comme les déboires des décisions (comptabilité générale absente qui ne calcule que les petits profits sans ajouter les grandes désillusions et les catastrophes probables) et impossible si l’on ne sait pas ce qu’il faut mesurer et en quel sens (par exemple ; que faut-il produire et pourquoi ? pour qui ?).

 

La pensée encore magique invoquée

Tout l’ensemble parait laissé à la discrétion de quelques uns (non démocratiquement) et d’autre part à une espèce d’être naturellement-soi de chacun et de tous ; d’où l’introduction de pensée magique (les marchés par exemple, dont l’effet réel n’est pas l’efficacité mais est l’art et la manière de soutirer le maximum dans un échange au plus faible sur tel ou tel place, ou de soutirer le maximum du salariat).

Une sorte de spontanéité « naturelle » (les besoins donnés ou inventés, les productions absurdes et délirantes, les mass médiatisations répétitives et les manques de recherches réelles ; on alimente le délire consumériste mais on affaiblit les sciences fondamentales et la pensée des science humaines) remplace la compréhension et l’intellection de nos comportements ; on se croit encore profondément naturellement « nous-mêmes » alors que l’on est construit et reconstruit artificiellement constamment, voir produit industriellement, produit selon des stéréotypes sans intérêt, sinon de collaborer à un système qui tourne en rond et sans espace intérieur qui lui permettrait de se réfléchir, de s’exposer démocratiquement dans ses finalités et non pas de "faire-comme si" les finalités étaient à ce point évidentes et justifiées qu’elles n’ont aucunement besoin d’être pensées.

 

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L'ouverture illimitée du monde, du donné et du vécu

17 Octobre 2012, 20:46pm

Publié par zwardoz

Le sujet dont Nietzsche est le performateur premier

Si l’on n’est pas limité en cette formulation abominable du moi, du moi-même, si le sujet existe (qui ne conserve que la conscience dans tout le fatras de ce moi mortel, mortifère, salement engageant l’intentionnalité dans ces labyrinthes, amoindrissant),  si le sujet est donc en ce moi-même déconfis soudainement plus mordant, à la dentition de sujet découpeur de viande, alors on est sauvé. 

C’est que en comparaison de l’existence du sujet, le vécu d’un moi-même est caricatural, peint de grosses flaques, dessiné grossièrement, et sans avenir du tout. 

Ceci est donc l’hypothèse nietzschéenne, en tant que le sujet est « ce qu’il veut être » : de quoi Nietzsche nourrissait son sujet de grandioses fantaisies possibles, alors que dans le même temps son sujet réel ourdissait une effective et absolument concrète et difficile cohérence… Point de fantaisie donc mais du systématique absolument décontenançant. Et c’est bien en ceci que le sujet bat son plein, il remplit son bol, il se dévergonde dans le sérieux, la construction ou l’activisme cartésien. 

Le sujet est «ce qui emploie le systèmatique » et c’est par là seulement que l’être-libre est absolument jouissance. 

 

L’approbation intégrale

Autre motion nietzschéenne ; que le sujet approuve tout ce qui est tel que cela est. Mimant par là que dans la systématisation, il ne s’agit absolument pas de renier ceci ou cela, d’opérer un tri qui est laissé au moi-même ; c’est tout ce qui est (ou donc de tout ce qu’un vécu ou une humanisation peut contenir et qui puisse être rassemblé) que déborde le systèmatique ; il ne chôme pas, il ne délaisse rien ; ce serait une honte, indigne et peureuse que d’abandonner quoi que ce soit qui fût. 

Et donc le sujet, nietzschéen de toute manière (si Nietzsche existe et est parvenu à cette structure, c’est qu’il manifeste, exprime, montre et parfois démontre un Réel, un être-ici, ici-même ; qui ne prend de Nietzsche que l’illustration d’un nom, de même que le sujet cartésien montre son dispositif exposé et explosé qui n’en finit pas de brouiller l’océan de la détermination commune humaine et naturelle). Le sujet nietzschéen est ainsi l’accord parvenu à son expression d’avec « ce qui est ». 

Quoi que soit ce qui existe, le sujet est absolument accordé.  

Accordé au donné même, bien qu’il n’obtienne évidemment aucune information « spontanée » ni aucune intuition miraculeuse.

 

Le sujet volage

Le moi, le moi-même n’est pas vraiment de poids qui puisse contrecarrer le sujet ; le moi est une ou des stations limitées, tandis que l’intentionnalité pure du sujet file dans tous les sens. Nietzsche pensait qu’elle créait des mondes ; pas faux. Elle crée les mondes antérieurs aux durcissements et facilités humanisées (de transmission, collectives ou personnalisées). Pour que le moi puisse rejoindre tout ce que pense, voit, saisit au vol ou structuralement, ressent ou devine l’intentionnalité-sujet, il ne le peut pas. La conscience active des réalités est plus grande que la restriction assignée par et dans le moi-même (qui se fige afin de transmettre adéquatement l’information dans le monde vécu donné réduit de l’humanisation). 

Sans doute la plupart des informations colportées par la transmission humaine (de laquelle se déduisent presque les mois, bien qu’ils se pensent et se veuillent, réellement en partie seulement, indépendants ; cette indépendance est nécessaire pour la machinerie elle-même, pourvu que cette machinerie l’admette constitutionnellement) est exacte ; il faut bien que tel monde humain survive. 


Les réalités non closes du réel

Mais et la différence, bien que parfois légère et minime, est essentielle ; dans les découpages qu’opère la réalité humaine dans la réalité donné, vécu et mondaine, il est, alors même que du dedans cela ne se voit pas, d’autres découpages possibles du même donné et d’autres découpages possibles du donné potentiel, et d’autres découpages possibles du donné virtuel. 

Autrement dit l’actualité, le potentiel (constamment là), le possible (de cette situation donnée opu plus globalement de cet état « là » du monde humain et donné) et le virtuel (la reprise de ce qui aurait pu être, concernant le passé, du virtuel qui reste éthéré et hors temporalité), ne sont pas si strictement écrits que le moi, le moi-même, la transmission humaine, l’ordre d’un monde humain particulier, veulent bien le laisser accroire. 

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L’accélération mentale (et le rock'n roll)

13 Octobre 2012, 12:36pm

Publié par zwardoz

L’accélération mentale est ce qui par le moi et le moi-même (variante investie, personnelle du moi observé et défini objectivement selon des sciences plus ou moins scientifiques ou scientistes) est limité ou réduit ou freiné ou ralenti.

Le moi fait office, fait-office, de réduction de la vitesse de la cervelle, la cervelle bel et bien réelle, matérielle. La profusion de consommation, d’objets ou mass médiatique, est un des effets de l’accélération tonitruante de la cervelle articulée au sujet.

C’est qu’en effet ce qui désire une telle vitesse est le sujet et de pure et simple conscience, tandis que le moi, le moi-même tend à refreiner ce qui ne rentre pas dans son identité.

Autant dire que pour laisser libre court à l’accélération matérielle de la cervelle telle que « là », il est nécessaire de passer outre l’identité de soi à soi du moi. Ce qui ne cause pas de moindres problèmes ; rompre l’identité de soi à soi, cela ne se peut ; on ne peut pas décider de rompre cela même qui permet justement de prendre des décisions, d’obtenir des choix, etc.

Ça ne se réalise qu’à partir’ et selon le sujet pur et simple, lequel étant inexistant ne peut pas se décider consciemment au sens où l’on comprend habituellement le dit conscient comme contenu de contenu ou contenant de contenus. Le sujet réel est immédiatement intégralement lui-même sans espace ni temps de séparation, et se confond avec un Horizon absolu mais inexprimable ; puisque toute expression prend place dans l’Horizon absolu et qu’aucune de ces représentations relatives en contient l’absolu. En somme les horizons seconds sont représentations, l’absolu horizon est présentation intégrale inabordable. Ce qui n’empêche pas que l’on puisse sans le connaitre pourtant , y exister comme tel ; comme savoir immanent –puisqu’il est de fait et intégralement transcendant pour-nous, il est dans sa transcendance totale immanent à lui-même ; mais donc on ne le connait que de seconde main, en représentation, tandis qu’on le sait dans l’immanentisme radical inexistant).

On le sait lorsque l’on est cet horizon ; mais ceci est impossible, bien que évidemment bien réel. On y est en tant qu’accroché invraisemblablement et dans la torsion, torture du moi. Aussi le moi est-il l’obstacle majeur qui annule qu’il y ait un horizon absolu intégral ; il est une effigie dressée au devant de l’horizon qui canalise constamment les intentionnalités.

En gros ; on possède beaucoup plus d’intentionnalités, de représentations ou de présentations, de semi consciences et d’inconsciences que ce que l’on en retient ; le moi fait-office de filtre à la fois partiel (en telle ou telle occasion possible) et global (il définit en une fois éternelle ce qui se multiplie ponctuellement et indéfiniment).

Il est clair que cette accélération de la cervelle ne consiste pas en une prise inconséquente de cocaïne. Ça n’est pas un excès, une démesure ; c’est une vitesse au sens physique et matériel qui ne doit pas, ne peut pas ni être voulue, ni être causée par des substances surnaturelles ou naturelles. Il faudrait dire ; c’est la vitesse naturelle ni limitée par un moi (ou anciennement par un groupe , un regroupement humain, une communauté restreinte de parole ou une communauté imaginaire symbolique), la vitesse naturelle de la cervelle.

Sauf qu’évidement la cervelle accouplée au sujet n’est pas naturelle ; elle produit cet être en-plus du sujet (qui donc n’a rien à voir avec le moi, pour faire simple) et qui bondit en toute signification intentionnelle possible ; qui s’en effraie et ne parvenant pas à mesurer, réguler ce bondissement continuel se ligote à/en une identité dite du « moi ».

L’illustration majeure de l’accélération mentale est donc toute illustrativement, l’œuvre. Ainsi le rock est une telle dépense spécifiquement acidulée et adéquate, invariablement mesurée dans ses vitesses mêmes.


(voir : rolling stones. live friday. 75 )

 

 

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Fabulation et déma(e)ntibulation

7 Octobre 2012, 09:32am

Publié par zwardoz

Puisque la loi de ce monde humain est l’être-libre (lequel étant déjà à lui-même une unité ; puisqu’il est l’unification véridique de son savoir de soi ; il est vrai puisqu’il se sait, (on ne sait pas le faux ou l’erroné) et cette structure formalise instantanément comme …réel), il n’est plus aucune culture (de Kultur, classique, ayant valeur d’universel, lequel est partage du vrai, du bien, du beau, ce que risque fort d'ignorer l'être-libre limité à son être immédiatement Un).

L’écrasement dans l’immédiateté

Or il est impensable que des êtres humains qui sont formulés par et dans non pas le langage, mais la parole (le langage « qui se transmet », de vive voix, réellement, face à face, dans la prise en compte de ce corps par l’autre corps qui perçoit, effectivement présent et non pas abstrait et d’images et d’illusions) ne cherchent pas à se formuler communément en une fois pour tous.

Hors cela, il n’est plus que le laisser-être, immédiat , de plus en plus immédiat, de plus en plus happé par l’immédiateté, et de plus en plus paranoïaque (comme forme élémentaire de toute personnalisation), de plus en plus en surveillance de tout et de tous, de plus en plus replié sur l’immédiat ; parce que l’immédiat est « le plus réel » et que la parole disparaissant (reculant de plus en plus lointainement hors de la communauté, du groupe, de la mémoire de chacun) elle n’assure plus que le réel est précisément ce qui est assuré de et par la parole.

La parole fabulatrice

Ce qui est un problème ; c’est comme si le monde s’effondrait dans le mutisme. Il est une continuelle démonstration, monstration des choses du monde, du donné, du vécu (la réalité supposée brute et donc vraie) et aucune pensée de quoi que ce soit, ou plutôt de moins en moins de pensée.

Parce que la Parole, en elle-même et inscrite « ontologiquement » dans sa formulation même, réfléchit ; elle réfléchit forcément de s’adresser à l’autre mais à condition de Parler du Tout. Une parole qui ne parle pas du tout, ne dit rien ; elle montre des choses. Ce corps-çi, cet objet-fétiche, ce terroriste, etc. de ce fait elle ne décolle pas et donc plaque chacun à même le sol. Englués dans l’immédiateté grandissante, tout est muet, dans le brouhaha.

La structure démantibulatrice

À l’autre bout, notre cervelle n’est pas vraiment adéquate à la structure ‘libre) de notre être ; elle n’est pas de par elle-même capable de supporter cette forme pure et simple, absolument non déterminée (pour une cervelle qui ne retient que la détermination), et cervelle qui rêve et donc ne croit pas, ne sait qu’il existe un monde réel, un corps réel, des choses réelles.

La forme qu’est notre être est d’une telle dureté et non humaine, qu’il parait peut-être que l’humain, l’humanisation, la personnalisation elle-même (qui suit l’humanisation, qui en procède, qui en est la concrétisation, et qui amène historiquement l’être-libre, sans voir sans doute que ce libre n’est pas seulement, ne se limite pas à la « liberté de chacun » et que le sujet, la forme en son unité non existante, est diablement Autre que tout, tout ce qui est, en quelque monde que ce soit) que l’humanisation donc est l’outil, l’instrument, le moyen d’un être de structure. 

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Le micro-système débile et le Grand Système possible

29 Septembre 2012, 09:57am

Publié par zwardoz

Voici donc que nous sommes en mesure de produire beaucoup, très vite et quasi parfaitement. Les besoins sont couverts depuis bien longtemps et si la consommation (ou donc la fameuse « croissance ») bât encor son plein, c’est afin de nourrir un système productif hyper performant qui, pour subvenir aux exigences de profits, démultiplie par cent la capacité consommatrice ; ce qui rend fou. 

Le faux système

Par ailleurs les besoins, réels, de quantité d’êtres humains sont abandonnés ; c’est que ces besoins ne rentrent pas dans les attributions des quelques monopoles, (on ne va pas s’amuser à produire des céréales alors que les automobiles, qui rapportent beaucoup plus, réclament leur quantité de carburant végétal) et de toute manière les populations pauvres ne sont pas suffisamment solvables (alors même qu’il serait possible de leur payer correctement leur exploitation, des sous sols ou de travail) qui puissent participer au commerce mondial ; lequel est donc cette sombre captation d’un micro système, quasi intégralement à côté des besoins réels de l’humain, (et de plus totalement ignorant des dégâts qu’il cause, tant il n’est aucune, aucune pensée efficace quant aux conséquences de nos actes, de nos décisions, et une inintelligence flagrante de tous nos comportements) et pourtant capable de produire abondamment, qui se maintient dans les circuits organisationnels privatifs et décérébrés. 

Le faux système redoublé

L’illusion libérale consistant à nous faire accroire que le déploiement sur toute la planète du même micro système (détenu par quelques uns de plus en plus dévorateurs) serait un équilibre retrouvé entre peuples pauvres et riches ; alors que ce sera seulement la séparation encore plus abyssale entre pauvres de tous les pays et riches de tous les pays. De telle sorte que le même système de captation puisse se reproduire, et que donc l’inventivité générale soit strictement figée, annulée, écartée de l’historicité.  Absence d’inventivité essentiellement constitutionnelle ; par laquelle il faut inscrire dans le marbre que la privatisation n’est pas le sommet du monde réel, mais bien une exceptionnalité accordée selon tel ou tel critère (humains et écologiques, sociaux et collectifs). C’est dans la constitutionnalité qu’il faut écrire les règles du Jeu, du vrai Jeu, opposé au mini-game des demeurés.  

L’impasse historique du micro système, annulant le Grand Système possible

C’est de toute manière ce qui se décide ici ou là mais dans le plus grand désordre, et évidemment chichement, juste ce qui est nécessaire à la validation du micro système qui freine de toutes ses puissances afin que le Grand Système (des besoins réels et des nécessités structurelles aux sociétés complexes organisées) ne voit pas le jour. Que ce Grand Système est là, bien présent prêt à exister historiquement, tout le démontre et le montre ; mais le micro système clos sur son intérêt, cad sur ses quelques capacités productives monopolisées, détruit constamment les avenirs possibles, qui ne paraitront pas : jamais. 

Le Grand Système déjà possible partout

On argumente en général, ou cela revient au même, que l’on se sait pas comment organiser la réalité humaine selon un Grand Système (réel celui-là), et que donc le micro système (celui qui s’ordonne sur la propriété privée) est le seul que l’on connaisse (par exemple ; le libéralisme est le seul système qui « fonctionne » dit-on, ce qui revient au même et on vient de noter qu’en réalité il ne fonctionnait pas vraiment sauf limitativement et cette limite est purement arbitraire ; décidée par qui démocratiquement  et rationnellement ?)

Il est clair qu’il ne nous faudrait pas énormément d’efforts de mise en ordre pour créer le Grand Système (des échanges judicieux et fondés réellement, plutôt que ce micro système fantasmatique) ; de fait toutes les techniques et technologies sont effectivement réalisées historiquement ou n’attendent que d’être vraiment promues. Il apparait de plus en plus nettement que l’appropriation et la captation (de la richesse cad de l’investissement cad des avenirs possibles, bannis à jamais autrement) est un système vieillot et inadapté aux enjeux du Gand Jeu. 

La destruction intérieure

Les petits joueurs détruisent la conscience même, qui n’existe que de s’augmenter, et non pas de se désirer, désirer, en de pauvres, de si pauvres finalités. Il est curieux de constater qu’il n’existe aucune conscience mondiale valide, mais seulement de pauvrettes consciences de soi incapables d’organiser autrement et qui se coulent dans le micro organisationnel, dont la privatisation, la propriété privée demeure l’essence ; soit donc la plus limitée et la plus inconséquente mise en forme de la réalité humaine. 

La démocratie totale

Non qu’il faille bannir la propriété privée, mais l’utiliser ; dans une démocratie il est une place pour tout et tous ; il est du libéralisme, nécessairement, mais aussi du communisme et de l’anarchisme et tout ce que l’on voudra bien y adjoindre, mais pour cela il faut de l’intelligence réelle, individuelle et collective. Nous ne disposons apparemment ni de l’une ni de l’autre. 

L’échec

Ce ne sont pas nos faibles réalisations intellectuelles (tant objectives, scientifiques ou étatiques par ex, ou subjectives, nos « personnalités », toutes si mal foutues) qui prouvent quoi que ce soit. C’est bel et bien lamentable.

 

Inversement

Inversement on peut penser autrement ; que tout le déploiement débile est précisément ce qui est requis pour que par-delà son gaspillage éhonté (de tout, de toutes les ressources et de toutes les possibilités, naturelles ou humaines) s’élargisse la possibilité elle-même. Autrement dit ; au sein et au-delà d’un tel micro système déployé partout, tirant dans tous les sens, il est requis un organisationnel qui précisément ayant à réguler de tels tiraillements, il sera nécessairement en lui-même un Grand Système

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Le désordre (et l') universel

26 Septembre 2012, 08:40am

Publié par zwardoz

On s’étonne de tout, mais ayant lâché les êtres en tant que libres sans que le début de l’ombre du commencement n’ait lié cette liberté à son essence systématique, qu’y-a-t-il d’étonnant que tout ce qui est, humainement, soit parcouru intégralement par les flèches désordonnées des êtres-libres dispersés en tous sens ? 

Que chacun ait cru comprendre le libre pur comme sa fantaisie ou en tant que le libre est seulement un cadre vague qui valide, du fait même qu’il le conçoit, le veut ou le désire, à peu près n’importe quoi et que finalement l’universalité qui est au fondement de tout être-libre, soit relégué et que la pensée, véritablement, soit haïe, vomie, repoussée dans l’inexistant. 

 

L’être-libre est pure réflexivité, et donc Idée 

C’est que l’être-libre est déjà de par soi réflexivité, il est l’idée de soi, et qu’il entre en conflit immédiatement avec toute réflexivité. 

Ce faisant, ne s’envisageant absolument pas comme systématique (puisqu’il doit loger dans sa réflexivité telle ou telle volonté souvent la plus immédiate), il est évident que le libre commençât de perdre, jusqu’à la bassesse, sa puissance. 

 

L’intéressement (supposé vrai, et objectif) versus l’universel

Ce qui arrangeât bien les choses des pouvoirs, des groupes, des mafias, des intérêts limités ou des égocentrismes de toute sorte. Qu’il puisse exister un être-libre qui soit tout autant universellement, leur serait dommageable. Cela signifierait par exemple qu’il existe une « classe » que l’on pourrait nommer « salariés » ‘en remplacement de l’autre, oubliée, celle du prolétariat, et qui n’a plus du tout le même sens). 

L’enfermement de l’être-libre dans l’ego, le désir immédiat, ou les finalités mafieuses et limitées (sans contrepartie aucune), ce fut l’absence de la poursuite de l’idée « universelle » seule valide qui puisse réellement (et non illusoirement et fantaisistement) nourrir l’être-libre, non plus dans sa pauvre inertie d’un corps avec(ou sans) cervelle, mais ayant de par lui-même un horizon bien plus augmenté, par sa systématicité (abandonnée), que le cercle exigu du moi-même. 

 

L’absence détériorante d’un universel valide et positif

Mais c’est que à l’inverse, qu’il puisse exister un universel du libre pur est en soi contradictoire ; l’universel existe, il tient par exemple à la formulation de l’Etat, autrement dit un cadre abstrait qui concerne peu ou prou, mais extérieur, extérieur au monde, au donné, aux vécus en tout cas. Débordement incessant et incontrôlé de la société civile, privative et privatisée. 

 

Le positif du privatif immédiat

Et il est par ailleurs impossible de se passer de cette privatisation ; parce qu’il faut, à tout prix, que tout-un-chacun soit capable de se gérer, au moins, et de s’inventer, au mieux ; et c’est ce qui s’est passé. La société civile, privative et privatisée, s’est gérée et multiplement inventée. Pour cette raison, il n’y eut et ne peut advenir qu’une seule sorte de révolution ; la révolution unique qui rend, plus ou moins, chacun à lui-même. Or ce mouvement d’une ampleur considérable, jamais l’universalité n’aurait pu se poursuivre et se suivre en tant que humanisation se dépassant dans la personnalisation. Le moi-même est le résultat tangible, réel, effectif, de la « raison universelle ». 

 

La systématicité du libre pur

Mais l’être-libre a explosé tout l’universel, et celui-ci bien en peine de se penser et d’intégrer qu’il puisse exister un « être-libre », n’a pas pu, pas su se renouveler. Il ne demeure qu’un vague universel abstrait, simple cadre d’une vie démultipliée en tous sens, et même allant contre l’universalité elle-même et la détruisant, l’annihilant. 

C’est que l’être-libre existant pour lui-même est déjà donc la réflexivité elle-même, qui n’en supporte aucune autre et qui doit orchestrer pour sa propre part et selon ses rythmes propres ; puisque c’est un monde, celui de la personnalisation, qui est, fut, sera encore à inventer. 

Mais il ne peut en aucune manière se passer de systématisation ; c’est là que le bât blesse. Quelle systématicité ? 

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De l'absence (bien ferme) de désespoir

22 Septembre 2012, 19:57pm

Publié par zwardoz

Il serait absurde de postuler la déliaison de tout dans l’histoire humaine. De ce désordre on s’en convainc d’autant plus facilement que nous partons de l’évidence de notre être libre, et que s’il existait une direction à tout cela, celle-ci nous astreindrait.

Mais l’orientation générale serait donc qu’il existerait une programmation de notre être-libre lui-même ; de sorte que c’est de par son contrôle sur lui-même que le devenir, le véritable, advient.

 

La zone ontologique

Cet être-libre (ce qui seulement une manière de le nommer, ici et maintenant), se tient antérieurement à la « raison », l’esprit, ou la pensée ou antérieur au langage ou même antérieur au corps ; puisque l’on ne se situe pas en cela selon le monde, mais dans la construction ontologique ; ontologiquement, l’être-libre précède , alors même qu’il n’apparait historiquement qu’ensuite (au sens où enfin à un moment ou l’autre de l’histoire, il se dit à lui-même qu’il « est-libre »).

Dans la zone ontologique ce sont les possibilités que l’on mesure. La possibilité « être de conscience » est plus grande que la possibilité « corps » qui ne s’assure que de tel ou tel corps.

 

L’activité de conscience

Au travers de l’historicité humaine, ce qui se développe, bien que réel depuis le début, c’est l’activité de conscience ; comme elle ne peut exister sans se savoir,  et ce à défaut de se connaitre (notre être ne doit pas attendre de se connaitre pour se savoir, sinon il n’aurait jamais lieu), bien qu’existant depuis le début, il lui faut absolument pourtant  se déterminer et ce au fur et à mesure (bien qu’étant déjà présent à soi ; dés l’origine, il se sait intégralement comme absolu, sous différentes dénominations).

Déjà là, depuis que surgi (du langage et de la parole mais aussi tout autant sinon plus de la physiologie ; c’est que l’on ait une cervelle qui rassemble la perception, intérieure et extérieure), notre être de conscience navigue au travers des fonctions, des facultés, des identités, des mondes et des historicités humaines.

 

L’unité insécable absolument

Il faut bien supposer que malgré toute la diversité, il est structurellement un « être de l’homme ».

Le dégout, profond, qui nous pousse à ne pas admettre qu’il existe un tel être et que tout est livré aux nécessités ou aux contingences (ce qui revient presqu’au même), est aussi l’abandon de la certitude de la toute valence de l’universel pur et simple ; de l’universel en soi.

 

Le moi-même absurde et l’universel pur et simple

C’est que dans et pour notre esprit, il n’est plus d ‘universel mais seulement l’être-libre ; chacun hait la pensée, toute pensée, parce que toute pensée est réflexive et que tout être-libre est pareillement de la réflexivité pure , que donc les deux entrent en rivalité (je ne puis pas me penser moi-même si je suis pensé universellement, croit-on) et surtout reconnaitre que l’universel puisse exister, et validement, cela reviendrait à accepter que mon être-libre est de fait, réflexif et que toutes ses finalités qu’il se donne, s’effacent devant la gloire et la certitude de la destination originelle de cet être-libre réflexif ; la vérité et la liberté réelle. Au lieu de quoi on lui préfère la vague et indécise et absurde et confondante fantaisie que l’on nomme, chacun, « moi-même ».

 

La validité d’être un moi-même

Ceci étant il est absolument raisonnable de s’engager dans l’être de ce moi-même ; c’est dans le moi que le sujet, l’être-libre vraiment réel, existe, nulle part ailleurs ; ce qui abolit toute humanisation qui n’aboutirait pas au moi, pur jus, le moi individualiste et négateur de tout puisque seul habilité à formuler que libre il est, sans frein, sans limite (sinon les divers impératifs physiologiques et fonctionnalités requises, évidemment). Sans un tel « moi-même » aussi égocentrique soit-il, il n’est rien du tout. Sinon des mondes humains divers et variés, assujettis à leurs propres nécessités de transmission (de la parole, du langage, des échanges régulés strictement, etc ; des mondes fermés et clos).

 

Abandonnés

Or donc nous sommes laissés là, abandonnés sur la grève poussés au cul par l’océan innommable du libre et de l’universel pur.

Si l’universel constituait la première libération retentissante de l’être de l’homme, (en applaudissant qu’il puisse exister un partage intégral du vrai, du beau, du bien), le libre en est l’aboutissement (pour le moment historique qui nous occupe en tout cas) et la réalisation ici-même, dans le concret, ce qui est tombe bien puisque chacun est effectivement le plus concret qui soit ; un corps et une cervelle.  Ce que l’on ignorait auparavant ; on entourait cela de tas d’imaginations et de signes ou symboles, qui se transmettait des uns aux autres et rassurait tout le monde.

 

Plus question.

Or malgré tout étant livrés « là » sur le sable abandonnés, nous sommes face à face à ce puissant être-libre, absolument écarquillé et sans âme, froid comme l’acier brulant ; qui découpe, qui découpe tout. On l’entoure de fantaisies… ce qui se substitue aux imaginations et autres symbolismes, et on pleure de ne plus être en mesure de partager des uns et des autres dans une Parole réconciliatrice, la lourdeur, le poids, l’abomination de ce corps et de sa cervelle, de ce vécu et de tout ce qui vient que chacun connait si bien (puisque nous sommes tous astreints au même être-là que nous claque l’être-libre sans âme, bien en face).

 

La fantaisie du soi-même et notre-être

La fantaisie est parfois bien délirante, certes, mais elle opère comme tampon sinon nous serions confrontés à cette évidence ; notre identité, cad tout ce que nous vivons, est elle-mesurée à bien plus grand, vaste, énorme, dévastateur et impressionnant que toutes ces petitesses ; l’être-libre c’est cela qui est antérieur à la raison, à l’universel, à la vérité, le beau (ou l’œuvre), et au bien.

Bref nous sommes de fait tous absolument nietzschéens ; qu’on le veuille ou non. Nous existons antérieurement à tout (à tout ce que nous connaissons).

Ou donc ; plutôt que de nous y croire en une fantaisie d’identité (que nous nourrit la totalité de la dite société humaine qui nous est contemporaine et dont on ne peut nous détacher, elle est nôtre), il vaudrait mieux reconnaitre que cet être-libre ne nous conduit pas en un moi-même (absurde voir disjoncté), en tous cas pas seulement, mais que cet être-libre est à lui-même une Idée.

C’est-à-dire l’universel même. 

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La folie du système pseudo économique

17 Septembre 2012, 19:03pm

Publié par zwardoz

D’une manière ou d’une autre il faut bien se rendre à l’évidence ; il n’y a pas suffisamment de travail pour tous. Ce qui veut dire qu’il n’y a plus lieu de maintenir cette idée de croissance et d’horizon indéfiniment reculé ; autrement dit il n’est plus d’investissements à ce point doté d’avenir puisque cet avenir là nous revient en pleine face et creuse notre incapacité à réguler réellement une situation qui nous échappe complètement par tous les bouts.

 

Un tel système fonctionne des possibilités qui ne mènent plus nulle part.

La croissance est utilisée lorsque l’investissement d’une société sur son avenir permet de gagner l’usure sur le dos d’une majorité ; une partie du surplus est réorientée sur les développements futurs. Et une part sur le fonctionnement lequel s’alourdit nécessairement au fur et à mesure. Et une autre part sur une captation plus ou moins accentuée ; et même, lorsque le délitement commence de se propager, cette captation perd la raison, le réel et tend à se légitimer elle-même de plus en plus égocentriquement ; la privatisation affirme sa totale justification, et le bien collectif par exemple parait un vol, littéralement, pour l’individualité.

 

L’égocentrisme incontrôlable sort de la réalité

Il n’est alors plus aucune interrogation sur la légitimité de la captation ; ce qui appartient à un-tel n’a plus aucun lien avec le collectif, bien sur, mais aussi n’a plus de rapport du tout avec l’ensemble du système d’échange réel, au sens où réel signifie ; la production, les forces productives réelles, entreprises et salariés, etc. les échanges purement égocentriques perdent constamment leur réalité d’invention des réalités humaines et ayant d’bord poussé la production de choses complètement absurdes, inutiles, néfastes, cet investissement délirant cherche à jouer de sa propre irréalité afin d’en acquérir plus encore.

La captation existe alors en elle-même et pour elle-même ; elle s’enferme dans un processus illusoire et inexistant historiquement.

 

La sortie du capitalisme réel (la société non libérale)

Il ne faut pas croire qu’il s’agit encore d’un capitalisme ; il n’engrange pas de masses d’investissements qui pourraient augmenter les forces réelles ; parce que de croissance, réelle, il n’en existe plus. Sans doute peut-on exporter des technologies et produire et produire encore mais les mêmes objets, les mêmes outils, les mêmes inventions simplement exportées (qui profitent en valeur absolue aux pays en développement, mais qui expatrie par ailleurs une captation de plus en plus conséquente.

Ça n’est pas tant que la captation garde pour elle-même injustement, c’est que la possibilité d’investissement dans la réalité, se réduit et ne débouche plus sur rien qui soit existant. Non seulement la captation est probablement injuste en elle-même, mais sa seule justification elle se la retire elle-même.

 

Le mirage déboulant

Mais le fait est que dans la réalité, la productivité est à ce point efficace, qu’outre d’alimenter des consommations et des productions absurdes et un gaspillage mortifère, il engendre des finalités réductrices et sans envergures et «dont on ne peut rien faire », qui est sans-avenir, et qui inclut que les consommations soient elles-mêmes manipulées ; les investissements absurdes commencent de penser contrôler intégralement tout ce qui est, puisque cette folie n’a plus de borne par essence ; par essence, elle n’investit plus dans les réalisations. Elle produit ainsi un mirage total, disposant de quantités astronomiques de la seule richesse, de son investissement pharaonique potentiel, qui se communique en tout et en chaque satellite. Le monde glisse dans l’irréel et l’impossibilité de résultats réels.

 

L’inversion du marché

C’est qu’alors la technologie du « marché » apparait comme radicalement inutile et au lieu de maximiser l’effort, (ce qu’il a pu insuffler en telles occasions, bien réellement), s’inverse et par son inefficacité entraine la totalité ; c’est que le marché ne fonctionne pas en soi et par lui-même ; il fonctionne en rapport aux finalités, qui lui sont essentiellement extérieurs.

Si une série d’inventions s’impose, une série de possibilités se réalisent ; lorsque les inventions s’épuisent, le possible se réduit et les marchés n’en continuent pas moins de jouer comme si les possibilités réelles les autorisaient.

 

La captation fermée

De même la captation est plus ou moins acceptable sinon acceptée, lorsque les investissements permettent un déploiement de possibilités devenues réalisations et reconnaissables par tous ou une majorité ; mais sitôt que les possibilités s’amenuisent, la captation n’offre plus aucun avenir. On a pris pour essentiel (le marché) ce qui était second, sans par ailleurs observer que la captation se solidifie en monopoles, lesquels annulent les avenirs possibles puisque les investissements au lieu de se redistribuer à peu près également et offrant ainsi des développements exogènes, les investissements tendent à l’homogène et se reproduire sans invention. Ce sont des pans entiers de possibilités qui sont tués dans l’œuf.

Partout se juge le sens, l’orientation du monde humain en tant qu’il se produit lui-même et a cru détenir le moyen alors qu’il perdait au fur et à mesure toute la finalité réelle ; il s’est engagé absurdement en se prenant littéralement les pieds dans le tapis.

 

Accumulation ou distribution

A l’origine est donc la question de la répartition de la richesse ; si l’on juge que la richesse passe par l’accumulation (autorisant un maximum de possibilités réservées à quelques uns, cad dont quelques seuls sont en mesure de pousser intelligemment les performances afin que tout soit à la pointe d’une efficacité et d’une réalisation la plus rationnelle mais aussi la plus inventive possible), on oublie que la performance n’est pas en soi déjà définie et limitée à quelques inventions dont on tire partie. Mais que la performance est aussi et même avant tout, l’avancée de tous ou d’une majorité et qu’alors ce ne sont plus quelques secteurs qui monopolisent la richesse (cad l’investissement potentiel), mais l’ensemble sociétal ; il est un palier dont le franchissement n’est plus possible, lorsque seules quelques performances ou secteurs accaparent l’avenir.

 

Corruption

Outre qu’évidemment cet accaparement instruit une corruption à ce point généralisée non seulement dans les faits, mais dans les esprits, que l’avenir de l’ensemble ou de plus grands ensembles, est devenu vraiment inimaginable. La totalité du monde humain donné est alors obturé, muré, se referme par défaut de circulation, et par incapacité de renouveler le contrôle de sa propre richesse. 

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La conscience ou la forge sans âme

16 Septembre 2012, 17:19pm

Publié par zwardoz

Que notre être soit un simple retour-sur le garantit de toute atteinte, paradoxalement. Il absorbe ce qui vient du physiologique ou des signes, des affects ou des autres points de vue. Sans doute de ce fait est-il totalement débordé et parvient à peine à surnager.

Mais il sait plus ou moins naviguer ; puisqu’il peut constamment (sauf désordres graves, puisqu’originellement il dépend d’une complexité de causes qui le préforment, d’un dispositif réel de déterminations) se référer ; se référer à « ce qui se passe ici et maintenant » dans l’actualité irréductible. Quelles que soient les causes, elles aboutissent à un résultat, donné « là », au-devant d chacun, et sur lequel résultat quoi que l’on en pense, on en juge ou on en apprécie, mesure plus ou moins les conséquences ; et plus encore qu’on le veuille ou non, on perçoit ce résultat.

Ni ses contenus, ni le contenant

C’est que si notre être est retour-sur, il n’est pas du tout un monolithique, une forteresse, une solidité, un contenant qui possèderait son « identité ». il n’est pas une boite qui comme telle serait en elle-même « quelque chose, même en tant que boite ». il n’est pas ses contenus, mais il n’est pas non plus le contenant des contenus. Il est essentiellement ouvert ; et c’est uniquement dans ses contenus ou dans l’idée de soi, de contenant, qu’il se referme en telle ou telle identité.

Du reste il ne prend pas nécessairement comme contenant qu’il soit une identité individuelle ; il peut très bien se saisir comme raison » par ex, ou comme « nation » ou en telle ou telle identité précise ; garçon de café, entre autres. Le sujet, notre être, n’est pas lié absolument. Il est un miroir, qui admet les images ; par essence, par nature, par structure.

Le sujet dévorateur

En tant que tel cet être, ce « sujet », est d’une sauvagerie absolue. Le grand dévorateur de tout, puisque uniquement forme, il se nourrit de tout ce qui lui tombe dans la gueule ; il dévore. Il n’a pas de fin, est non-fini, puisque sans-rien, hors temps et hors espace. Elle peut ainsi et c’est ce qui se passe réellement, oublier jusqu’à ses conditions d’être ; absolument dépendantes de ses causes, elle s’en élargit et y prend son être, sa dimension, plus ou moins et cette proportionnalité est essentielle.

L’être surgi

L’unité de son être est intégralement réalisé comme forme (une forme est de fait réalisée) et n’appartient ni au temps ni à l’espace, pas plus qu’à la détermination. Si l’on se demande pourquoi est-il présent dans un monde, cela est inclus déjà dans sa formalité ; il est forme de contenus, sans être contenant lui-même, et ceci au sens où il se tire, s’extirpe, surgit de la cervelle. De cet ensemble de dispositifs, de perception et de signes, de physiologies, de facultés et de fonctions, étendant son adjonction à la réalité, puisqu’il requiert tout autant un monde donné naturel, un ou des mondes humains, des sociétés organisées, une historicité, l’universalité comme conscience, l’être-libre comme sujet, le sujet comme autre-que-tout.

Il n’est donc pas concevable en soi et hors de tout, mais tout étant tel quel, il apparait ; en-plus. Il tend ainsi à absorber tout ce qui le précède et ne se réalise pas, jamais dans l’auto contemplation ; il est activisme pur. Il n’y a pas de repos, nulle part. les idées de soi contemplatrices entrent elles mêmes dans un processus et disent autre chose que cette station, portent en elles-mêmes qu’il se figure tel ou tel.

Il n’est pas rien, mais sans être pour autant quelque chose

Visage sans visage ; tout sens est un « effet » qui doit se placer lui-même dans un processus, tout langage à la fois le fait être, mais il en use en dernière main et sait tordre le langage et tous les systèmes de signes, toutes les significations, tous les gestes et les comportements dans son emportement ;

Au sens où m’intentionnalité manifeste très lointainement un horizon qui attire toute apparition dans le monde, vers ce solde reculé ; ce résultat qu’elle « voit » mais ne sait pas encore « dire ». puisque si elle est forme, l’intentionnalité, porte dans son activité même, son être comme acte pur, son « programme » ; elle ne peut pas l’oublier, (comme si il s’agissait de mots ou de significations ; une mémoire qui obligerait que l’on s’en souvienne, ce qui est beaucoup trop lourd), elle « est » ce programme de transformer, transmuter, fondre dans le creuset de sa foudre le vécu, le donné et le monde, tout comme les mondes humains ou les personnalisations. 

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