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instants philosophie

L'introduction de l'être-libre dans le monde

21 Avril 2013, 09:02am

Publié par zwardoz

Que notre être soit, en restriction complète, une forme sans rien, purement vide, radicalement, à la racine, structurelle, peut ou pourrait fournir une mystique, et sans aucun doute. 

Sauf que cette forme de notre-être, est vide ; elle ne contient rien, aussi pourrait-elle présenter notre être comme le dévorateur de mondes. 

« Cela », cet être, épuise tout-ce-qui-est. 

Il serait pourtant absurde de présenter ce qui est le plus réellement, comme négativité ou néant ou manque ou défaut d’être. Ce serait comprendre à rebours la logique qui préside. 

C’est par positivité et pure mise en forme sans frein, sinon son ignorance (il ne contient rien), que nous devenons. 

 

D’abord

Se substituant à cette ignorance, nous fondions notre attention sur la confiance, la croyance en l’apparition des choses et des êtres ; ce qui apparait dans un monde est vrai et il suffit d’en reconstruire l’image synthétique, elle-même produite, créée spontanément en et par nous telle qu’en un groupe, elle s’échange naturellement. Déjà ces créations immédiates dans un monde-parole, requièrent d’énormes efforts et une réflexivité effarante et hyper active (il n’est aucun monde humain, immédiat et particulier ou médiat et unique tel celui de l’universalité et du devenir-conscience, qui soit hors-réflexivité). 

 

Ensuite

Lors de l’étape grecque et de celle du devenir-conscience (du dieu unique), c’est une méfiance et le rétablissement hors langage, groupe, culture, peuple, monde particulier donc, qui s’est imposée ; provoquant une a-civilisation et une acculturation généralisée. 

 

La difficulté est celle-ci ; comment contrôler cet être-structure absolument vide qui épuise tout ce qui est ? 

À partir de cette révélation généralisée, tout est aménagements diversifiés. Par exemple l’Œuvre (des créateurs) remplacent nommément le Texte (sacré, des diverses religions), comme le Texte sacré remplace la Parole (unifiant chaque monde particulier). La communauté en esprit remplace la communauté réelle du groupe, etc. 

 

La division, les yeux grand-ouverts

La structure est ce qui provoque la séparation de tout et de tous. Les échanges, entre autres effets, se libèrent, puisque dépossédés de Parole unifiante. Mais tout autant le monde est perçu comme Même, (cad tel quel, par « monde-même » ou « vécu-même »on veut dire tel qu’il est indépendamment des recouvrements humains, imaginaires, rêvés, parlés entre soi, etc, excepté pour le « moi-même » qui est le moi tel que vécu, en activité de se produire soi). Et pareillement le vécu nous revient en pleine face dépourvu de toute parole ou tout récit qui permettrait de glisser hors, au-delà du monde donné, vécu, totalement découpé et séparé en tout et par tous. 

 

Au fondement historique de l’ordre de ce désordre

On remarquera alors que l’universalité s’est déployée, mais comme fondations, base de ce monde séparé. L’Etat et le droit ouvrent les possibilités ; tout ce qui n’est pas interdit est autorisé ; au lieu de ; cela seul qui est autorisé est possible, des mondes symboliques anciens. De même l’acculturation (contrairement aux cultures closes) se dépose en et par chacun, mais ne fixe pas les finalités ; chacun est renvoyé à soi pour découvrir ces/ses finalités. 

De sorte que si la base est assurée (de sa coordination en cohérence universelle), elle ne va « nulle part » ; elle n’a pas de finalisations coordonnées, puisque seule est légitimé l’être-libre au fondement. Non pas qu’il n’ait rien que l’être-libre, évidemment, mais celui-ci en constitue l’essence organisationnelle profonde, et conclusive, alors même que quantité d’aménagements (de lois, de règles, de projections, de prospectives, etc) tendent à limiter le gouffre ouvert du libre. et alors même également que l’universalité reste seul garant de cet être-libre (qui se croit entièrement soi, comme il est logique, mais qui se doit d’être par et selon l’universalisation, l’éducation par exemple, l’éducation non traditionnelle, l’éducation non familiale, l’éducation « objectivement » mise en forme). 

Mais outre cette base universelle de départ, il n’est intellectuellement et intellectivement aucune finalisation qui puisse recollecter ces libertés. Il n’est aucune pensée des possibilités ; le possible est laissé à un « être-là » qui se bricole de son être-libre, au petit bonheur ou malheur. Comme on ne peut aller contre l’être-libre (il est au fondement), c’est celui-ci donc qui doit se réfléchir (lui-même) et au travers toutes les institutions et les Constitutions. 

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Logique(s) de l'histoire (grosso modo)

16 Avril 2013, 10:19am

Publié par zwardoz

On peut comprendre cela comme une mégalomanie de la part des anciens qui s’imaginaient la pensée régulant tout ce qui est. Ce qui nous parait absurde, puisque pour-nous d’une part la réalité est matérielle, et que d’autre part nous sommes libres. 


Les deux possibles ouverts par la réflexivité ; la matérialité et l’être-libre

Autrement dit il est deux excès par rapport à la pensée (celle de l’universel qui découvrait dans l’universalisation son augmentation et dépassement de son seul vécu limité individuel et dépassement du langage. Deux excès : l’impossibilité de régler les mots (et les idées) sur la seule possibilité de comprendre la matière (les nombres, qui signifient, là où les mots sont dans l’incapacité ; une graduation est plus proche des choses réelles que les mots et idées). Et d’autre part le libre pur et simple qui contient bien plus que ce qui est pensable. Le libre est plus grand la pensée et est immédiatement lui-même, cad Un. 

Ces deux excès (par rapport aux idées et à l’universel), en tant que matérialité et en tant que libre pur, vont conduire le monde ; l’idéal de la connaissance (d’une région du monde, séparée) est la poursuite de ce qui fut initié par le savoir (imprécis et « inexact », c’est son essence et sa finalité réelle et non un manquement) de la philosophie. Les nombres remplaçant les mots. 


 

Universel et sujet en tant que positions du point central ; la réflexivité

Mais tout cela, sciences, nombres, technologies, sont ce que la réflexivité installe ; de même qu’esthétiques et politiques. Savoir grec, puis connaissances, réflexivité chrétienne puis acculturation généralisée (toutes nos esthétiques et politiques et éthiques, etc) sont en instance de réflexivité ; croire que tout l’ensemble se déploie au petit bonheur, est une absurdité. Croire qu’il s’agirait d’un égarement, une dégradation ou une perversion généralisée est tout aussi absurde. Penser qu’il y ait en tout cela un hasard et un non-sens est un aveuglement ; il est sens en ceci que cela avance en une direction et que la richesse (structurelle et intentionnelle donc) produite, inventée, créée, équivaut littéralement à une exploration de « ce qui est ». 

Puisqu’il est clair que l’on ne s’est pas contenté de réfléchir le donné-monde et d’acquérir une sagesse ou un bonheur ou un accomplissement (de ce qui-est-déjà idéalement), mais de ce que l’on a creusé le donné-monde, comme l’on a investi le devenir-sujet. D’une seule et même réflexivité. 


 

Le repli  (le moi-corps)

C’est uniquement dans la mesure où chacun est ou se parait à soi-même si limité (en un moi-corps circonscrit) que l’on juge intérieurement, intimement de l’ensemble de tout cela, comme d’un désordre. En comparaison de la vie d’un moi-corps, limitative, le devenir-réflexif est un non-sens et une incompréhensibilité ; le devenir réflexif est hors de proportion pour un moi-corps. 

Autrement dit, nous sommes engoncés dans un moi-corps (dont l’identité de « moi-même » est la synthèse, tout à fait immédiate d’un certain point de vue, même si elle est fondée absolument dans l’être-libre, qui est, lui, parfaitement et toujours réflexif), qui soit limite notre être (alors immédiat et lui proposant des finalités données « là », issues du monde connu limité, d’une certaine expérience sans autre fondement que celui du vécu), soit donne à croire que la réalisation de « soi » prendra telle ou telle figuration, largement imaginaire et dont l’imagination est seulement « ce que l’on attend » indistinctement, un bonheur, une satisfaction, une plénitude, une révélation ou quelque réalité peut-être magique ; il est certain que si tout le processus est de maintenir la réflexivité au niveau du réflexif, ce ne sera pas dans une figuration immédiate du moi que notre être prendra forme (imaginée), ni dans l’accumulation des choses immédiates.


 

Le devenir limité du moi et le devenir indéfini de la forme 

Or le libre, notre être-libre, s’est privé dès son surgissement de l’universel et sombre dans l’incompréhension que cette liberté (qui se suffit de fait à elle-même), en n’imaginant plus que cet être (qui est donc parfaitement un en tant que libre) puisse être augmenté. 

Que l’être-libre, qui est parfait en son Un, puisse être augmenté peut sembler absurde, de fait (et cela lui semble absurde ; de ceci qu’il hait la pensée et ne comprenne plus l’infini). 

Mais l’être-libre est formel ; une forme sans-rien, il est évident alors que seul ce qui est formellement peut obtenir un devenir indéfini, sinon infini. 

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L'idée intérieure de la philosophie

13 Avril 2013, 18:11pm

Publié par zwardoz

Dans la vision générale on peut avancer que l’humanisation est passée de mondes particuliers (en grande quantité) au monde unique dit universel, qui est de fait par définition unique et non particulier...


L’insoumission de notre-être

L’universel 

Ce qui revient à proposer que dans et par l’universel, on ne se soumet plus au langage, (qui élabore spontanément une synthèse immédiate et croit en ce qu’il perçoit tel qu’apparaissant et se transmet par congruence entre tous dans un groupe restreint), mais on articule le langage à un monde-unique, vide, neutre, sans rien a priori, que l’on a nommé « l’être ». Soit donc la plus grande idée possible à propos de quoi ce que soit (pour qualifier quelque chose il faut au moins qu’il existe). 


Le christianisme

Mais pareillement il y eut le christianisme (ou donc il y eut « cela » qui prit au moins illustrativement et de manière spécifiquement poussée, le nom de christianisme). Lequel est tout autant une réflexivité ; c'est-à-dire une manière de ne pas « se laisser faire par le vécu », de même que les grecs refusèrent de se laisser conduire par le langage commun tout-fait de quelque groupe que ce soit. 


La réflexivité comme unification

Dans les deux cas, une réflexivité qui extrapole son ampleur ; autrement dit on n’accepte plus « ce qui vient, arrive dans le monde particulier ou vécu », et l’on étend indéfiniment notre possible. 

S’il est un monde unique universel, alors je peux être par la pensée tout ce qui est en un tel monde. De même si je ne suis pas cette conscience clouée à un vécu ou en tels états de conscience, alors je puis être (en quelque manière médiée) la dernière conscience possible qui sera ; Dieu. 


Le recul indéfini de ce-qui-est 

Il est bien clair que l’on n’est pas (sur le mode de ce monde ou de ce vécu ou de cette conscience-çi), Dieu ; on le suppose et de ce fait toute conscience prise (dans le vécu) est entrainée vers et au-delà. 

Mais de même, on pense l’universalité de tout ce qui est (toutes les immédiatetés sont portées par leurs universalités, leurs idées), mais il n’en ressort pas seulement des vérités ici et là, (des connaissances réelles : idéelles en philosophie comme Savoir, et précises comme Connaissance de sciences régionales).  Il en surgit de fait la Vérité non comme contenu mais comme principe de toutes vérités limitées dans leurs champs propres (qui cependant toutes doivent elles-mêmes se soumettre au principe de Vérité avérée, cad être au moins compréhensibles sinon cohérentes). 

La Vérité opère de même que Dieu ; en tant que lointain absolument certain et insituable, puisqu’étant ce par quoi tout le reste (les choses comme les consciences vécus) sont situables. 


 

Notre-être est donc formel

Mais si l’on veut apprécier, ce qui veut dire mesurer, (et donc s’approprier), ces, cette réflexivité (de l’être du monde unique et du sujet indéfiniment reculé), il est nécessaire de penser ces deux réflexivités, ces deux ronds-points absolument hors de proportion en comparaison de ce que l’on rencontre dans les mondes particuliers, mais que l’on ne rencontre pas non plus dans le monde unique, ni en aucune vie individuelle limitée, ni en aucun langage.  Mesurer cette insituabilité des ronds-points absolument intenses, se nomme philosophie. 


La difficulté de la philosophie

Il est donc requis une singulière opération pour penser ; saisir que l’être et la vérité ou le sujet et la liberté sont des illimitations, des indéfinités, ce que l’on ne peut définir autrement que dans le découpage d’un savoir ; un savoir qui n’est pas une connaissance. 

Connaissance se dit de la compréhension d’objets précis, limitée à une zone du monde. Savoir se dit de l’ensemble soit du monde (le tout, le un du monde, le ou les principes au-delà de tout donné limité) ou de l’ensemble du sujet ; le savoir dénomme ce à partir de quoi on énonce (quoi que ce soit). Et ce retour sur, est l’objet non-limité, de la philosophie ; non pas la scène dans le tableau, serait-elle illustrative et extraordinaire, mais l’encadrement de toutes les figurations. 

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L'idéal de la sagesse ancienne

10 Avril 2013, 07:50am

Publié par zwardoz

Il y eut donc des mondes particuliers, en quantité, eux-mêmes admis dans une réflexivité, (puisque tout ce qui est humain est réflexif, et probablement des réflexivités progressives, s’accumulant d’une certaine manière et d’une manière certaine), mais réflexivité qui fonctionne par synthèse immédiate ; qui prend comme vrai et exact ce qu’elle perçoit, ce qui est une tout à fait naturelle et quasi logique pensée. De ce que l’on perçoit, on forme un Sens. 


L’être non immédiat

Sauf qu’il s’est découvert ou inventé une réflexivité-autre qui prend appui ce que l’on a nommé l’être. L’être est de considérer le monde comme une surface vide, dont les éléments ne sont acceptés que soumis à des contraintes de cohérence ; laquelle cohérence permet d’ouvrir et de maintenir notre être, en propre et détaché, au sein du monde, du donné, du vécu. 

L’unité de notre-être

Ouvrir une cohérence qui nous apporte que nous soyons Un. Que l’on soit Un, signifie que l’on peut se penser, soi, en une fois. Que donc notre être ne dépend plus des aventures, des hasards, des rencontres, des accidents, des malheurs ou bonheurs, et de manière générale de toute cette immédiateté (pour ce qui est de la théorie en particulier), ni dépendre (pour chaque vécu) de cette expérience limitée qu’est toute vie donné « là », passive. 


L’augmentation ou le Un-de-notre-être

L’universel, la présentation du monde non plus dans son immédiateté mais en tant qu’être, augmente infiniment notre être en propre en ceci que l’idée d’être nous permet d’être Un et de réunifier (universellement) ce que la diversité sans cohérence disperse ; que les vécus, les immédiatetés, les mondes particuliers, les groupes, remplissent spontanément par « ce qui vient » dans le monde tel que cela apparait sans autre synthèse que donnée et est retenu dans une expérience du groupe. 


Les universalités et le Un partagé

Ce faisant l’universel grec propulse esthétique, éthique, politique et idéel et produit instantanément qu’il revient à chacun, en tant que pensée, (et augmentation de son être individuel), de partager le vrai, le bien et le beau. 

En quelque sorte il s’agit pour chacun de reconquérir ce dont les anciens mondes particuliers nous prive ; que chacun soit aussi ample que l’universel (qui permet donc de réunir les différences perçues dans des séries, mais ce faisant autorise de percevoir d’autres différences qui n’apparaissaient pas nécessairement auparavant lorsque les mots synthétisaient les perceptions immédiatement et formuler leurs sens crus tels quels). 

Le Un, l’être, l’universel et les universalités comme réflexives

Cet arrêt dans la synthèse est dite réflexive ; c’est en conscience que l’on décide de ne plus acquérir les choses et autres telles qu’elles viennent, mais que l’on va opérer un tri, une sélection ou une accélération ou une suspension, de stopper la temporalisation et la spatialisation erronées ou incertaines. Cette conversion est bien évidemment celle de tout notre être ; on n’est plus le « même » après qu’avant. On est sorti de l’expérience limitée mais qui se réunifiait elle-même comme une vie, un « moi » ; elle ne tenait cette unité que de son être-là, tel que « là », donné, passif.


La rupture, la conversion du regard 

Il est clair que la survenue de l’augmentation universelle rompt cette unité donnée, « là », qui repose en elle-même, qui ne sait pas ce qu’elle veut parce qu’elle n’exprime pas ce qu’elle désire ; elle est tel ou tel désire. Et c’est donc modifier radicalement, cad à la racine, essentiellement (et non pas forcément totalement, c’est radicalement installer le possible de l’universel, qui n’arase pas tout mais jette le discrédit sur ce que l’on était auparavant), que l’on tourbillonne selon tel et puis tel désir ou objet, pour s’implanter la question ; que désire-t-on Vraiment ? 


La sagesse, mais rêvée, idéalisée

Quel est le Bien qui puisse augmenter, ou plutôt alors réaliser effectivement, pour de vrai et de réel, « ce que l’on est » ? 

L’idéal antique n’est pas seulement idéal de connaissance ; mais de réalisation de cette universalisation (qui donne accès à tout en tant que cohérent et nous rend Un). Nous rendant Un, il nous acquiert que l’on puisse, soi, se tenir et se maintenir ; que l’on puisse durer. 

 

L'augmentation de notre-être

De durer, sans plus se perdre vainement dans les mots, les perceptions limitées ou les expériences restreintes. De durer et donc d’augmenter cela même qui nous augmente ; d’augmenter l’augmentation. Il est dans la philosophie selon l’être, l’universel et l’acquisition de soi, le rêve d’une égalisation et d’une maitrise ; mais puisqu’il s’agit de se convertir à l’universalité (qui fut conquise sur et hors du langage donné comme de tout groupe qui imposerait son sens des choses, et des échanges), ça n’est pas en tant qu’individuel que l’on se convertit, mais de dépasser tout autant l’individuel (limité) comme de passer non pas outre mais au-delà de la perception ou du corps tel que « là ». 

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Cahuzac

4 Avril 2013, 19:59pm

Publié par zwardoz

La débauche

Débauche de cris d’orfraies, qui réclament un jugement moral objectif sur Cahuzac ; savaient-ils ou ne savaient-ils pas ? L’envie, dissimulée, de mouiller l’ensemble du gouvernement (d’un président élu) et de cumuler la baisse dans les sondages, pour annuler le vote et la démocratie, ni plus ni moins.

Débauche parce que ça hurle au nom de la Morale, sur tous les tons, alors que la fraude qui est si communément développé dans tous les milieux d’affaires, d’industries et d’entreprises comme chez tous les particuliers qui sont en mesure d’en bénéficier, ne fut jamais sérieusement inquiétée. Pourquoi voudrait-on que les « politiques » qui sortent de ces milieux, qui ne naissent pas à la vie le jour de leur nomination, soient si absolument purs et vierges ?

C’est que l’on se sert en tout cela de la presse (qui doit faire son boulot quelque gouvernement que ce soit, ça n’est pas ce qui est en cause), on se sert de la presse dont on voudrait en l’occurrence qu’elle juge et distribue les bons points, puisqu’il est clair qu’il est plus facile de manipuler la presse et les sondages, et de livrer l’institutionnalité aux aléas de la « foule » que de tricher dans les urnes.

D’autant que l’on connait bien l’unanimité des éditorialistes qui se targuent de créer l’opilion, ou des rédactions aplaties par les groupes économiques ; de là cette création ex nihilo de « l’opinion de tous les français » qui parleraient, à les entendre, d’une seule voix, unanimes eux aussi, et toute position journalistique qui affaiblira la démocratie sera applaudie, et poussée comme boule de neige.

Comme ce journalisme là a pour finalité de créer ce dont il parle, et comme cette logique renforce leur pouvoir et leur influence et de ce fait leur proximité d’avec ceux qui ont intérêt à un éditorialisme fort et « responsable », il ne faut pas douter que dans tous les cas, c’est de populisme dont il s’agit ; livrer l’organisation sociétale à l’opinion, manipulée, sans vérification des chiffres, des réalités, des complexités évidement (ce qui ne conviendrait pas au « peuple de la populace »), et ce qui change comparativement c’est bien sur la mise en cause des institutions elles-mêmes, et les résurgences de « vérités » naturelles, populaire, d’une moralité tellement évidente qui manifeste  la « saine santé du peuple », dont on occupe le lieu. De quelque point de vue qu’on le prenne, le populisme est toujours une manipulation, qui prive les gens de la complexité (dont pourtant ces mêmes gens ont conscience … sauf que leur expression est happé par une opinion s’imposant comme « consensuelle », partagée, « les français nous disent que »).

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L'horizon de la philosophie classique

1 Avril 2013, 09:35am

Publié par zwardoz

La philosophie ou l’absence de sagesse

Si il existait une vérité du monde unique, il nous serait possible de nous identifier à la description universel du monde ; notre être individuel trouvant la sérénité dans et par la compréhension intelligente de tout ce qui est ; réduisant la multiplicité et l’immédiateté aux idées universelles, le vécu et l’expérience limitée étant dépassée en une augmentation de notre potentiel.

Le problème fut qu’aucune universalisation en recouvrait le monde réel, mais proposait uniquement des universalités intérieures à l’humanisation ; suivant en cela le dépassement du langage, du groupe, de la synthèse immédiate sur un donné (étendu au monde-unique) et de la synthèse immédiate individuelle (par lequel dépassement chacun cesse de croire à l’immédiateté de son existence, créant l’esprit).

On en jugeât donc de l’inanité de l’universel ; et, en remplacement, de la justesse des sciences. Sans voir que les deux, sciences et connaissance, la philosophie et son savoir en propre, participent de la même réflexivité.

 

Le décentrement

Mais cette réflexivité n’est pas quant aux contenus, son être n’est pas de raison, mais est ce qui existe antérieurement à la raison ; c’est cette réflexivité qui est antérieure et plus vaste et plus insensée que la raison et le raisonnable ; il n’est pas de sagesse parce que notre être n’est pas un équilibre.

C’est de bien plus loin que la réflexivité articule la réalité humaine et produit au fur et à mesure des humanisations (ou ensuite pour-nous des personnalisations), dont ce dépassement du langage par et dans l’universalisation ; qui crut s’extrapoler en universel pur.

 

L’horizon classique de la pensée

L’universel pur est l’extrapolation de l’universalisation ; qui fonctionne : on peut réguler les différences, en séries, en idées, en généralisations ; il est une mise en forme selon le Bien, et on peut même avancer le Bien comme principe régulateur de toute ordonnance, à condition, pour nous, de le légitimer comme intentionnalité, supervisant, au lieu que, selon l’universel pur, le Bien est organisateur intrinsèquement dans les choses mêmes.

Ainsi la régulation universelle peut orienter la conduite, l’intention humaine ; ce à quoi elle aboutira comme partage universel du vrai, du bien, du beau ; partage à égalité, égalité de tous et de chacun ; équilibre de notre être qui trouve dans l’universel son Un. Chacun est par l’universel, Un.

C’est la soudaineté de l’arrivée parmi nous de l’universel ; ici et par cela se décide que chacun est Un. Le phénomène de la pensée, outre l’augmentation considérable de notre être et l’inclusion de l’expérience individuelle limitée dans l’expérience révélant à laquelle force l’universalisation, produit cette apogée ultime ; on se conçoit en tant que Un, cad entièrement réalisé.

 

Etre soi intégralement selon la pensée classique

Et augmentation et unification sont effets de cette logique ultime ; la perfection.

Ce qui est compréhension est de fait intrinsèquement parfait puisque cohérent, à quoi on ne peut rien ajouter, rien retrancher ; que cette cohérence soit sujette à embarras, c’est évident (on s’est aperçu qu’il ne suffit pas d’être cohérent, mais la cohérence est l’acquisition fondamentale sans laquelle aucune autre porte ne s’ouvrira), mais cela n’empêche pas qu’elle renvoie immédiatement à l’unité-avec-soi ; fondement absolu de l’éthique, de la politique, de l’esthétique et de l’idéel (le savoir, puis le savoir philosophique et la connaissance scientifique  des régions du monde unique).

 

Le déplacement soudain de toute réalité

Le précipité intégral de l’universel nous plonge, immerge dans le Un de l’être ; en tant que le Un est la compréhension soit donc ce qui déplace le point de vue de strictement limité à la cohérence de l’ensemble ; mais outre que cela nous ouvre le monde unique (et donc la découverte d’autres différences dans le monde, le donné, le vécu, différences qui n’existaient pas pour notre individuel point de vue) en même temps cela nous éprouve l’ensemble de ce qui est, se présente, se manifeste comme totalité cohérente dont on a la compréhension ; autrement dit il est une pensée qui contient en une fois toutes les différences (limitées ou étendues) qui réunit ces différences en séries (idées) et qui rend notre être à lui-même ; il est l’intégralité de « ce qui est ».

Si l’on obtient l’intégralité de ce qui est, on obtient le Un et si on obtient le Un, l’ensemble du mouvement (de tout ce qui est, y compris nous-même) est gouvernable ; on peut l’orienter, le prendre et reprendre, l’animer et le centrer ou décentrer.

Dire que l’on est Un, ne signifie pas sacrifier à une espèce de manie ; on est Un afin d’en faire quelque chose. Le projet est littéralement de rendre manœuvrable « ce qui est » ; d’orienter les miroirs de telle sorte que le faisceau de lumière se répercute et agisse notablement voir parfaitement et rejaillisse sur l’intégralité à laquelle on a désormais accès.

 

Le faire-exister (soi, les autres, les choses)

Ce qui est touché par le faisceau est alors animé par la cohérence (au lieu de s’agiter au hasard selon les points de vue individuels limités et sans connaissance et savoir). Le savoir lui-même n’est pas un fétichisme ; mais la capacité organisationnelle.

Ce qui n’est pas Un ne peut pas se gouverner , et essentiellement n’a pas accès à la totalité de ce qui est ; qu’il y ait en nous la puissance de former le un capable de saisir les déterminations (diverses et hasardeuses) dans la déterminité (ici l’universalisation) ouvre de fait et intrinsèquement (que cette saisie soit objectivement plus ou moins vraie ; elle n’atteint pas l’objectivité des régions précises des sciences, mais ces sciences ont pour objet uniquement des parties et non le tout ni le un que l’on est) ; ouvre la persistance de l’unité qui peut envisager son entière activité, son activisme effectif, ayant effets dans la réalité et sur elle-même.

Autrement dit, ça n’est pas la question d’agir bien ou mal, ça n’est pas une question morale ou de conformité à un groupe, mais c’est la question purement d’agir ou non, étant entendu qu’il faut agir efficacement ; ce qui veut dire ; que l’on puisse pousser à être la réalité. 

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L'économie ne pense pas

29 Mars 2013, 18:05pm

Publié par zwardoz

Le pas chiffré

Il apparait que l’on raisonne sempiternellement sur la réalité, socio-économique, mais que tout cela tourne, tourne en rond. Qu’ainsi les solutions n’en sont pas, et de toute manière reviennent constamment sur les mêmes colmatages, qui ne changent rien et laissent la même « logique » se dérouler. Jusqu’a crash, ou aux crashs remultipliés, et jusqu’au grand désordre total irrécupérable (social, économique ou écologique ou politique, etc).

C’est que l’on ne chiffre absolument ce qui devrait l’être, et que l’on en demeure aux mêmes additions et soustractions classiques et relatives, liées à un ancien modèle, très simple en somme en comparaison de la modélisation des vraies réalités qui nous sauteraient aux yeux si de ces réalités nous pouvions nous en figurer une représentation ; et en l’occurrence un chiffrage.

La monnaie, l’argent ont permis de mesurer, de calibrer, de soupeser les réalités ; de resserrer les possibilités de telle sorte que l’on puisse visualiser et prévoir (ce qui antérieurement se laissait aux traditionnel, à l’aperçu vague et incertain). Mais l’on ne pousse pas suffisamment la comptabilité des choses réelles ; après tout qu’est-ce qui nous incline à compter telle zone de la réalité et à délaisser telle autre région complètement ignorée ? 

Des a priori.

Ces a priori relèvent d’une interprétation de la réalité imaginée et non pas d’un regard réel sur les réalités précises. On comprend bien que si l’on peut soupçonner les manques et connaitre d’évidence les erreurs, ici ou là, il est également très difficile d’apprécier quelles réalités, manquantes, devraient être comptabilisé. Il faudrait pour envisager les nouvelles comptabilités, une pensée nouvelle, une autre interprétation, qui remplacerait celle ou celles trop anciennes et si limitées (c’est l’idéologie que l’on nomme comme limitées).

Comme nous manquons d’une comptabilité sur les réelles réalités, il est clair que n’importe quelle décision conduira probablement (sauf hasard et s’en remettre à ce hasard est franchement idiot) aux catastrophes, au moins à d’autant plus de désordres, et de désorganisations.

Ce qui revient à dire que l’organisation, l’organisation du monde (en gros et dans les détails), l’organisationnel donc, (ce qui organise en quantité et en profondeur la réalité humaine), risque fort de basculer dans l’incohérence ; ainsi l’argent (soit donc la mesure de ce qui est, le média qui permet de visualiser le détail et les ensembles) s’inverse ; au lieu d’une plus grande compréhension (ce qu’il a assurer depuis son invention, puis sa libération, en quoi consiste le capitalisme et en partie le libéralisme), il s’effondre en une plus grande destruction. Puisqu’il ne parvient pas à dépasser le cercle limité d’une interprétation ancienne et hors réalité, il s’ensuit que toute décision accentuera statistiquement le désordre, voir puisque relative à une ancienne interprétation, accumulera d’autant cela même qui dans l’ancien système causait les dysfonctionnements.  

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La réflexivité explosive

28 Mars 2013, 17:37pm

Publié par zwardoz

 

Tout est donc transporté dans la réflexivité.

Le christianisme et l’universel portent l’humanisation dans et par la réflexivité ; si il s’agissait d’une vérité, elle serait comparable à toute autre vérité (de tout autre groupe humain doué de son ordonnance d’un monde particulier, de sa synthèse qui emporte tel monde donné, telle expérience limitée à son cercle). Mais ni le christianisme ni l’universel grec ne sont des vérités ; ils établissent le cadre au-delà de toute vérité particulière, et donc « ce qu’ils disent » ne peut pas être lu comme étal et un, mais comme retors, distordu, visant non pas un contenu mais remontant de « tout contenu » quel qu’il soit, au cadre général de n’importe quel contenu.

 

Les contenus et le cadre unique

Ce qui est énoncé n’est pas une vérité de contenu, (ni d’aucun monde particulier), mais est la vérité sur le cadre général de toute vérité et de tout contenu.

De même le libre n’est pas une vérité, ni un contenu (en quoi serait-il alors « libre » ?), mais est la forme pure de tout contenu, quel qu’il soit.  

Il apparait uniquement les objets de conscience, mais la philosophie n’est pas si simple ; il n’y existe pas véritablement d’objets, mais seulement des objets de conscience reportés ; soit sur l’être, soit sur l’être-libre.

Lorsque l’universalité s’est élaborée comme vérité du monde donné au-delà des immédiatetés, et au-delà du langage habituel ou de cette transmission entre soi d’un groupe, elle a saisi qu’il existait un rapport absolu ; elle a cru que ce rapport absolu permettait de comprendre intégralement. Et ce sur un seul et même plan.

 

Noyée dans la réflexivité

Or elle oublie (elle l’oublie puisqu’elle est toute entière engagée dans cette énorme réflexivité de faire passer tout le donné, immédiat, et le langage commun dans sa réflexivité) elle oublie de fait à quel point elle se devait de la réflexivité et imaginait de recomposer un seul uni-plan, sur lequel le vrai s’étalerait, là, au-devant. Il suffisait de penser, d’amener le divers donné incompréhensible et limité, dans l’universalisation ; l’uni-plan des universalisations devient à lui-même la compréhensibilité (du donné) et la compréhensivité (l’universalisation elle-même) a à charge de « se comprendre ».

Et ça n’est pas tant son impossibilité (de tout comprendre et de se comprendre) que la puissance souveraine de son être réflexif qui le pousse à outrepasser le seul plan de la compréhensibilité ; c’est que le langage même repris en réflexion est épuisé, intégralement exposé, et c’est que assurée de son maintien dans le langage (toutes les notions élaborées réflexivement sont venues grossir sa mémoire), s’anime à accélérer sa propre origine ; la compréhensibilité est entièrement produite, reste la question de la compréhensivité.

 

L’extension de l’intensité

La réflexivité s’étend ; il est devenu impossible de formuler seulement qu’il existe de l’universalité ; c’est avec incompréhension que la pensée tente cent fois de revenir à la simplicité d’une universalité étale, plane, tenue au-devant comme l’objet complet (de toutes les immédiatetés réduites à leurs universalisations). Elle ne découvre pas encore sa nature, son être, sa structure réflexive ; bien plus réflexive qu’elle ne se représentait (comme réflexion au-delà du langage et du groupe et du donné immédiat, et du vécu). L’universalité était un effort absolu (il brisait tout monde particulier antérieur) et voici qu’il est en plus une réflexivité seconde encore et un approfondissement de la réflexivité sur elle-même ; pourquoi existe-t-il un être qui pense le monde et pourquoi existe-t-il un monde ?

Le procédé de réflexivité entend donc tout bouleverser ; il ne supporte rien qui lui soit non inquiétant. Il recherche fondamentalement à quoi il peut bien être du, et il sait que l’universel peut s’appliquer en universalités (qui fonctionnent effectivement, du droit aux sciences) mais que l’universel n’est pas la cause de son être, qu’au contraire l’universel est effet de cet être-autre.

Ce qui ne rejette pas évidemment l’universel, mais doit le soumettre à plus grand que lui ; et cette extension de la réflexivité est structure agissante, purement formelle et donc absolument activiste ; aussi le sujet peut-il prendre quantité de formulations, de formules de son être non attaché mais déjà intégralement réflexif ; ce que signifie littéralement « être-libre ».

L’être-libre est donc effectivement, cad dans la réalité même en tant que réalisation, la réflexivité en acte. 

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Philosophie, universel grec, christianisme ; la réflexivité

24 Mars 2013, 14:56pm

Publié par zwardoz

La philosophie inaugure l’humanisation en une seconde manière, qui abandonne les mondes antérieurs et recommence tout autrement. 

La sortie de tout langage particulier

Jusqu’alors le langage formule l’humanisation en un monde chaque fois particulier selon un groupe, une communauté, organisée en échanges et dont l’échange majeur reste la Parole, qui régule ces échanges et se concentre sur la transmission (le langage étant un monde et un trésor absolument requis, qui doit absorber le divers afin de ne pas se perdre comme langage et transmission ; la communauté fait-office de vérité, c’est la transmission qui prévaut sur le vrai et le faux, et ce qui est dit d’une bouche se prononce dans l’oreille de l’autre de sorte que « ça pense » de fait en échos constants, et réellement cela réfléchit dans le partage du même monde ordonné réduisant le divers et l’événement). 

 

Les deux réflexivités majeures

Mais il est deux épisodes essentiels ; d’une part l’invention de l’universel grec et d’autre part la simulation de la communauté en l’esprit. 

Le christianisme développe l’ambition d’une communauté, à nouveau, mais imaginée, simulée, que parcourt la Parole, et qui s’adresse à chacun en tant qu’esprit et corps renouvelé. De même qu’antérieurement le Texte sacré ligature la Parole des humanités sans écriture. 

Et qu’ensuite l’Œuvre prend le relais universel cette fois, du Texte sacré et de la parole spirituelle. 

 

Les grecs produisent l’universalité de toute chose

Survient donc le grec et sa découverte de l’universalisation (saisir dans les différences du donné les séries et systématiser la cohérence partout et en tout). ceci introduit le dépassement du langage dans une visée spécifique et unique ; celle de l’être. L’être comme surface vide, neutre, formelle soumise aux contraintes de cohérence ; aucun élément n’y est installé sans être explicité, par d’autres éléments eux-mêmes aussi intégralement que possible clarifiés. L’être est l’être vide, sans rien que l’on développe volontairement et consciemment et non pas est un monde particulier échangé, parlé, élaboré en partage d’une communauté donnée, d’une parole vivant de par elle-même. 

 

La philosophie pense le langage utilisé en seconde main ; la réflexivité pure et simple

L’être est ce qui brise l’immédiateté du langage qui parle (dans un ensemble particulier) et ne peut être compris que réflexivement ; de là la difficulté interne à la philosophie ; elle est réflexive et se fonde soit sur la surface neuve que désigne l’être, soit plus tard sur le sujet que l’on ne connait que suspendu et hors de soi (un sujet n’existe que hors de soi, de même que l’être n’existe que hors de tout monde donné particulier). 

Selon l’être, rien n’est admissible qui ne soit entièrement compréhensible ; ce qui requiert précisément l’attention, telle que Descartes reprendra, recommencera plus tard en doutant de tout ce qui est et de rendre la conscience que l’on en a (de tout ce qui est) méthodique. Ce qui consistera à déplacer la limite de l’être, à reculer la possibilité du neutre, du vide, du formel jusqu’à plus loin, plus profondément dans la réalité. 

L’être ou le sujet cartésien, c’est la même réflexivité qui ne prend son objet qu’ne seconde main et en pliant le langage jusqu’à ces/ses sources ; le réel qu’est l’être et le réel qu’est le sujet. Deux unités formelles sans rien. 

 

Les universalités inventées ou les réflexivités agissantes

De ce fait l’universel, (cela même qui permet de remplir la surface vide de l’être en énumérant et explicitant les éléments que l’on y dépose consciemment et non selon une expérience mondaine immédiate tout hâtive), propose des reconstructions ; le groupe et la communauté deviennent des réflexivités politiques, la perception et l’expression particulières deviennent esthétiques, et la conduite en conformité avec tel groupe restreint devient morale et éthique. 


 

Le surgissement du christianisme ou la dernière conscience possible

Parallèlement, le christianisme (pour ramasser les mouvements incessants) explore une dimension unqiue et absolue ; il est au-delà de tout ce qui est, mondes humains ou expériences et vécus, une conscience unqiue qui nous attend. Cette conscience, ce regard au fin bout de tout ce qui est, est conclusive. C’est cela qui importe ; elle est conclusive, ce qui veut dire que ce qui est ajouté ou qui advient ici ou là, (ici-bas en somme), tombe dans le regard unique qui comprend tout ; il le comprend (en ce que cela se déroule en interne) et le comprend (en saisit le sens et la portée). 

On peut donc présenter que le christianisme est de même manière une ambition absolument réflexive ; il est un au-delà de toute expérience mondaine, donnée, vécue, qui est-déjà dans la toute dernière conscience possible, au-delà de tous les déroulements ; et cette opération suprême juge de tout ce qui la précède, (cad tout…), et en est la clôture. Sans que cela puisse être dénombré, sans que ce soit une clôture définie et figée, bien que structurellement le dernier mot est par et dans cet esprit absolu qui surnage au-delà. Ceci est donc l’invention de l’esprit ; celui qui par-donne puisqu’il se tient dans la compréhension dernière sans qu’il y ait quoi que ce soit qui lui soit supérieur. 

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On n'est pas un, mais Autre (radical)

22 Mars 2013, 16:45pm

Publié par zwardoz

On n’est pas Un. 

Il faut se rendre à l’évidence ; on n’est pas Un, on n’a pas d’identité. On est au moins deux. De là que l’on recherche la deuxième partie en un autre que soi ; 

Mais comme cette deuxième partie est et n’est rien que la conscience pure et simple, pure forme, on peut tout autant être plusieurs ou quasi totalement d’un autre contenu ou rechercher cent formulations différentes. 

 

Le moi comme synthèse abusive abusée

Le moi-même, la personnalité, est un processus dynamique et ne peut pas être saisi tel quel ; le 20éme a inventé entre autre, la personnalisation. Ce qui signifie que chacun est à soi-même ; réalisant le programme prévu ontologiquement (par la conscience elle-même en non pas sa pensée d’elle-même, elle ne pense pas, mais inclus dans la structure même de « conscience », réalisant le libre comme réel effectivement activiste). L’aile tutélaire du groupe, de la communauté ne recouvre plus aucun d’entre nous ; ce qui ne s’était jamais vu humainement, nous sommes laissés là, à l’abandon, sur la surface du monde tel lui également donné « là ». 

Tout les groupes humains s’efforçaient de penser et de parler et de transmettre un ordre tutélaire ; informant la, les réalités. Mais par la personnalisation, chacun est délaissé « là », tel quel, à se débrouiller. 

 

L’autre comme miroir du un que l’on n’est pas

Pour ce faire chacun imagine répondre à la parole d’un autre, qui est empli de fantômes à qui adresser la Parole ; puisque chacun est délaissé dans le monde « là », chacun est étourdi par les afflux de données, d’informations, incompréhensibles, masses en mouvements, différences constantes surgissant de –çi de là, et tout ce matériel ne prend forme pour une personne que dans la mise en forme de la parole. 

 

La parole plus étendue que le langage

Or on ne parle pas tout seul ; jamais. On ne parle que si l’on entend ce que l’on dit dans l’oreille de l’autre, d’un autre, de quelques autres rencontrés, imaginés, dont on imagine la compréhension de ce qui est énoncé. Ce qui revient à dire que le sens ce que l’on dit (et ce sens énonce notre action, nos gestes, nos images-idées de nous-même, etc) est replié dans l’autre parce que la parole ne s’entend que par un autre ; tout moi est donc une parole dans un langage et les liaisons n’existent proprement qu’en l’altérité. 

 

L’oreille de l’autre comme bouche

Sans doute le moi pour lui-même se prononce, mais cette prononciation est prise-dans l’énonciation « objective » de l’oreille de l’autre. Son identité est court-circuitée par la parole même, la parole en soi ; non pas le langage seulement mais la parole en tant que celle-ci est d’une étendue plus grande que celle du langage ; une parole est toujours dans un monde en telle situation, configuration particulière et indéfiniment particulière, particulière sans nombre. 

 

Le moi saisi comme le steak dans la poêle

Puisque l’identité est dynamique, c’est aussi qu’elle est entière ; l’identité d’un moi le prend tout entier, corps, gestes, images et imaginations, mots et langages, socialisations et acculturations bien à lui, passé et projections à venir, idée de soi ou idéal désiré, et ce en une fois qui demeure coagulée et en réponse à la conscience énonciatrice des autres, de tel autre, de l’autre en général. 

Tout l’ensemble parait d’une grande contrainte ; mais de ce que cette identité part en tous sens, elle nous rend d’autant plus libre et capable de mener quantité de différences, de variations intentionnelles, de permutations ou de divisions. Ce qui en rend la mise en forme, l’organisation difficile mais dynamique. 

 

La frilosité de l’unité

Le moi tel qu’en lui-même désire ; il désire et demeure en son objet, de désir. Il croit, croit en l’unité de lui-même en cet objet ; il ne voit pas que ça n’est pas l’objet qui existe, mais le flux d’attention, l’intentionnalité qui vise cet objet et que l’objet est soumis en réalité à l’intensité des variations de l’attention qu’il lui porte, en laquelle il se donne. Et comme l’intentionnalité est ici un mécanisme, ça ne ressort pas d’un narcissisme, ça n’est pas le moi qui désire le moi, mais puisque mécaniste la conscience inonde le moi d’altérités, de différences, d’informations, de formations vers, outre, au-delà des bornes du moi. 

 

La fabrique intentionnelle

La personnalité est donc de par elle-même la fabrication de l’altérité(s) et s’use à produire ou à se laisser produire un « moi » qui absorbe, intègre, conflue, poursuit le déploiement de la détermination dans un « moi » qui subit ce en quoi consiste, en lui, la conscience ; étendre la capacité. 

Or un moi, bien que engrossé de toutes les fonctionnalités intentionnelles et de cette détermination selon le monde, les autres, les langages, le moi reste et demeure Un ; pour sa survie il se pense Un. Il faut bien que les compositions indéfinies se réunissent ; puisqu’il existe là quelqu’un, quelque Un, qui dynamiquement devient et absorbe ou divise. Le moi est une unification dans le désordre ambiant qui ne manquera pas de réduire la voilure, de retarder les acquisitions, qui préférera l’unité supposée aux devenirs impropres, impropres à son identité, laquelle s’impose comme régulatrice. 

 

La conscience comme engeance et telle l’œuvre et la puissance

Ce que n’entend pas du tout la conscience, qui vole ici ou là les bribes impossibles, qui découpe et redistribue, qui louvoie et revient par toute avenue ouverte dans la réalité et l’existence. 

On voit par ceci que la conscience, même si elle n’existe pas autrement que par, n’est du tout attachée à un « moi », qu’elle travaille et étend ; puisque la conscience n’est pas un énoncé objectif, ni une prononciation subjective, mais est le lien, le lien entre tout et tel ceci ou cela, et n’étant pas énoncée, ni prononcée, elle œuvre, comme perception aveugle et puissante qui ne se soumet pas. 

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