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instants philosophie

La personnalité et le mécanisme de conscience

16 Mars 2013, 10:34am

Publié par zwardoz

La personnalité

Il est donc en l’homme un être-autre qui n’obéit à rien sinon à sa propre forme structurelle vide, une forme, et n’appartient à aucun des contenus en lesquels pourtant se représente ou représente quelque réalité que ce soit qui lui tombe sous les yeux ou sous la main.

Dans ce miroitement elle peut bien croire qu’elle est tel ou tel contenu, ou qu’elle désire tel ou tel objet, ou de s’imager en telle identité. Mais elle ne renvoie en elle-même, en sa pure structure, à rien ; elle n’a pas de visage bien qu’elle soit Une. Elle n’a pas d’identité mais elle est un point ouvert à tout-va, n’importe quoi et tout, et ne désire rien ; il lui faudrait se tenir comme composée pour désirer se compléter, mais comme elle n’est pas, rien en cette forme ne peut se composer avec quelque objet de désir.

 

L’angoisse

Ce qui nous inquiète, nous cause de l’angoisse, ça n’est pas son manque ou son défaut de ceci ou cela, et elle ne désire pas pour combler un vide ; le vide qu’elle est, est actif, et c’est cette activité qui pousse dans l’angoisse pure, comme en son océan de possible pur.

Ce qui angoisse c’est la certitude extrême de son être ; rien dans le monde, le donné ou le vécu ne peut satisfaire son appétit mécanique et résistant.

 

Le mécanisme réflexe de conscience

La conscience, cette forme vide, est en nous un mécanisme ; elle est le réflexe issu de la cervelle, qui pourtant n’a plus rien à voir avec la cervelle. Elle réclame une identité psychologique mais n’est pas attachée à cette personnalité autrement qu’à une potentialité expérimentale.

Le mécanisme qui surgit de la cervelle, s’effectue et opère même hors et indépendamment et parfois, souvent, contre toute identité psychologique, contre et envers la personnalité, en dehors des intérêts (conscients ou inconscients) : le système mécanistique de la conscience consiste précisément à articuler, à réagir immédiatement, à reprendre un-tel-donné, quel qu’il soit, à transformer une réaction en action pure ; la forme-conscience entièrement vide lance tel contenu au-delà de lui-même. Catapulter les contenus cela se joue en partie statistiquement ; une fois sur cent il en ressort une attirance, une étrangeté, une invraisemblance, une difficulté, un appel d’air, un creusement.

 

L’énergie nietzschéenne

Aussi la précision du catapultage d’une part et d’autre part l’utilisation que l’on saura en retirer dépend de l’entrainement poursuivi jusqu’alors. Entrainement comme exercices et comme motivation-vers. Ce qui renvoie à Nietzsche ; il n’est d’autre raison d’être que d’être, en cette positivité sans raison qui se meut, et qui accepte plus ou moins d’assumer cette puissance, ou qui la refuse et la tord jusqu’à se nier, s’empêcher d’être.

Il faut exercer l’acuité d’une part et d’autre part la contenance, la volonté de retenir, la flèche de l’articulation entre les percussions, la contenance d’un sujet prêt à assumer la portance de son catapultage.

 

La conscience, sans-rien, prend le train du monde en l’état

Et ceci implique donc cela ; loin de s’exercer en dehors d’une connaissance exacte du monde, du donné, du vécu, l’exercice part de la plus entière connaissance détaillée et réaliste du monde en cours, en activités diverses, et se tient au bord des différences actuellement en cours en tel monde humain.

La conscience ne réagit pas à partir d’un être qui lui serait « intérieur », (elle ne contient rien), mais à partir de l’attention au centre de tel monde en tel état et de telles déterminations spécifiques. Elle est le contraire d’une belle âme, d’une identité éthérée ou éternelle, ne relève absolument pas d’un savoir qui se déroulerait en connaissance de cause ; elle ne sait rien mais pense exercer son activité en soutenant la précision et l’articulation la plus resserrée possible sur sa faculté interprétative du monde, du donné ou du vécu.

 

Le savoir comme acuité

Or c’est justement ce qui se passe pour tout moi, tout moi-même ; un moi-même, une personnalisation cela « sait » (de par son propre entrainement) extraire ce qui marque ou démarque, flue ou reflue ; une personnalité est précisément cet avantage de devenir de sa propre attention à « ce qui lui arrive ». En cela, la personnalisation est réellement l’activité de repérage précis qu’est la rationalité ; en activité extrêmement éreintante, astreignante. Elle est ce que supporte (en tous sens) chacun ; elle poursuit ce qu’est la raison ; la distinction.

C’est donc possédé par un mécanisme astreignant et difficile que la personnalité de chacun, travaille ou si l’on veut, œuvre. 

 

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La cradocratie (les conditions réunies de l’imbécilité généralisée)

13 Mars 2013, 15:15pm

Publié par zwardoz

 

L’enlisement

La mort de l’universel

Il apparait donc que premièrement, structurellement, la règle de l’universel voulait que tout un chacun soit sanctifié par l’universel même, lequel se définit par le partage, le partage et l’égalité. 

Le partage du vrai, du bien et du beau. Egalité de tous dans la logique d’une vérité, d’une moralité ou d’une esthétique. Laquelle avait donc pour finalité d’étendre l’expérience individuelle si limitée, et d’augmenter notre être individuel ; de sorte que chacun participe intensément à l’expérience humaine généralisée. 

Non pas générale et creuse, rouleau compresseur qui s’imposerait, mais la généralisation de la réalité telle que réelle et effective, déterminée et relevée dans la conscience et la compréhension. Autrement l’universel en tant que concret et actif, utilisable et parcourant toute l’information et la communication. 


L’enfermement dans le moi

Le piège (nécessaire) dans lequel nous sommes tombés, fut de découvrir qu’antérieurement à l’universel, existe le libre pur. 

Dès lors chacun s’est consacré à son identité ; nécessaire en ceci qu’il doit exister des mois si l’on veut que l’humanisation se poursuive. Il nous est depuis absolument incompréhensible que l’humanisation du monde se continue ou même se réalise et s’installe historiquement si il n’est pas de l’individualité laquelle prend la formule de la personnalisation. Le contraire serait un monde par exemple communiste ou dictatorial (ou version soft, un étatisme étouffant) ou encore un harassement libéral et capitaliste qui réduirait chacun soit à un homme générique (indifféremment) ou à un être donné (d’un naturalisme des besoins ou en tant que corps-langage mâtiné d’une identité uniquement psychologique). 

Et le communisme et le libéralisme naturalistes sont réalisés ; ils menacent de dévorer toujours encore à venir, comme par le passé, ce que le libre est réellement. 

 

La variante généralisée du libéralisme et du communisme ; le moi-même limité

Parce qu’il est clair que la variante réalisée historiquement de l’être-libre, soit donc le Moi, le moi-même, s’est en partie effondré dans l’immédiat et donc la bêtise, voir l’ignoble. 

Le libre étant de par-soi, (on n’imagine pas un être-libre qui ne le sache pas peu ou prou : en général … peu sous la forme du moi) il se coupe de toute compréhension, de toute culture complexe, de tout partage réel, de toute intelligence véritable. Il se suffit, croit-il, à lui-même. 

De sorte que voici ces pauvres moi-mêmes qui errent dans leurs obscurités sans nom, sans description, profondément repliés et articulés sur eux-mêmes, sur leur petit monde de mois, leurs petits objets et leurs images enluminées, leurs existence limitées et sans ouverture. Ça se distrait, dirait l’autre, et ça passe son temps comme ça peut. Et même, le comble, ils s’ennuient… 

 

Le tombeau de toutes choses

Le partage et l’universalité n’est plus pour les mois que lettre morte, vieilles langues endolories, et se privant de l’universalité, le degré de réflexion, de réflexivité interne à leur « intériorité » (chacun s’enorgueillit d’une « intériorité », de plus en plus pâlotte et bien loin de leurs ancêtres romantiques enflammés ou existentialistes cracheurs de feu, une intériorité fadasse et « psychologique », un ramassé de bricolages hâtifs qui ne signifient rien que le tas de cailloux sans signification), leur degré de réflexion est équivalent strictement à ce qui là, tout alentour, est déposé comme quantité d’objets et de signes commerciaux, de pseudo-statuts socialisés (au sens de domestications diverses), dans le déroulement mental, exclusivement mental (et non pas intellectif), d’un cinéma intérieur (vous m’en direz tant ).

 

Le profit béat et stupide des moi-mêmes

La déliquescence est programmée industriellement, la déliquescence libérale ou communiste, dictatoriale ou étatiste, naturaliste ou psychique ; la maladie mentale est elle-même assujettie, et n’offre aucune révolte, dépouillée de toute envergure ; elle est parlée et privée donc de toute signification hors mesures, et selon diverses factions, instituées, bien en place. 

Les pauvres mois sans ouvertures, portes et fenêtres closes, tournent en rond privés d’universalités et croyant que leur être-libre suffit pour exister ; ils mécomprennent complètement ce à quoi le libre s’utilise. 

 

Sa porte de bassesses 

Posé là, comme un pot de fleur, il se tourne avec ferveur vers les immédiatetés, et se gave de toute espèce de finalités bâtardes, de perversions, de névroses, de délires exponentialisés, de regroupement enfoncés dans la particularité (de leur classe, caste, institutions, sectaires ou corporatistes), de hiérarchisations et de pouvoirs étouffants, mafieux jusqu’au trognon. Livré à soi seul, l’être-libre, le moi qui ne se comprend pas redescend au niveau infra-universel. 

Ce faisant il perd peu à peu toute capacité réelle ; puisque le libre n’existe que dans les conditions d’universalités qui l’attirent vers le haut d’une part, mais pas uniquement le libre est d’autre part non pas « de par soi » forteresse isolément, mais est en tant que réflexif. 

 

Définition du moi si commun

Or le moi se définit comme ceci ; un corps-langage éventuellement doublé d’une identité psychologique (au sens fadasse). Corps langage il est pris en charge par les domestications bien connues, (il suffit de prédéterminé son être, et puisqu’il n’est rien d’autre, ne se considère pas autrement que comme déterminations lui-même, il saisit instantanément ce qui lui est demandé, imposé si naturellement) ; pris en charge par les industries et les étatismes divers. 

Et identité psychologique on lui fournit ce en quoi il se connait immédiatement ; des images et des sons, une débauche de miroirs qui siéent si adéquatement à sa fatuité, sa vanité, sa pauvreté (il répète son « être » indéfiniment tant il est peu en lui-même). Il n’est rien de plus éloigné de l’intellect que l’image et le son ainsi défilant dans et par sa perception. Sa perception c’est son corps d’identité psy. 

Au pire on le perfuse de divers potions, puisque son corps est son être. 

 

La perte de son être, l’abandon dans la mort vivante agglutinée à sa proie

Ainsi le libre perd toute l’instance de son être propre ; il est écrasé puisqu’il s’est écrasé, littéralement, effondré, aplati, et gémit dans la morbidité et la vision mortifère profondément. Le libre non assumé emploie toute sa puissance, réelle, à déchoir, irréellement. 

Il est ainsi plein de son cerveau, rattrapé par la cervelle obscure ; les miasmes de sa cervelle éternelle, ignorante et vertigineuse de facilités et de dérives sans issues, hors réel, débordent et emplissent sa conscience, noyée au plus suprêmement stupide de la cervelle, de son inconscient abominablement idiot, bafouillant. Ce que relève ou tente d’élever la psychanalyse (Lacan essentiellement qui mérite l'admiration sans restrictions) ; en lui redonnant un peu d’ambition, en pure perte du reste ; ça se larmoie péniblement.

 

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Comment transformer tout-ce-qui-est … en science fiction pure et dure

13 Mars 2013, 10:34am

Publié par zwardoz

 

L’inconnu

Il suffit de considérer qu’en l’homme, il est une structure agissante radicalement autre. Autre que tout, autre que tout monde, quel qu’il soit, ici ou ailleurs, et n’ayant affaire avec rien, et dont on ignore en quoi, vers quoi cette structure nous entraine.

L’humain est la proie d’une entité étrange et étrangère, dont il ne suffit pas ne nommer l’acte pour en connaitre, comprendre la possibilité.

 

Le déchirement continuel

Nous sommes assujettis à cet structure-autre qui n’a de rapport avec rien qui soit, mais qui, par contre, tisse incessamment quantité de rapports en une et une seule vue, vision, résultat, devenirs nombreux, dont la finalité nous échappe. Au point que l’on pourrait avancer que nous la subissons. Tant notre moi, notre humanité, notre groupe communautaire, notre esprit même renâclent à constamment se décomposer et puis recomposer sous ses uppercuts.

Humanisations diverses et personnalisations multiples en sont les effets, qui partent à conquérir ce qui est absolument inadéquat à cette structure-vide agissante, et toute humanisation ou toute personnalisation avancent dans la détermination, le contraire du vide-formel de la structure, que celle-ci rejette au fur et à mesure ; constamment avançant. Une identité culturelle, personnelle sont démantibulées de plus en plus rapidement sous la force analytique, de division, déraisonnable en apparence.

 

L’antériorité de la structure agissante pure (sur tout ce que nous sommes)

Elle ne conduit pas une intentionnalité particulière, mais existe avant toute intentionnalité, et agit de son propre chef, bien qu’elle ne connaisse aucun contenu ; elle est strictement mécanique, excepté qu’elle est le mécanisme absolu. Autrement dit quand bien même serait-elle totalement réflexe, il n’est aucune incidence nulle part qui lui soit équivalente, aussi tous les mondes lui offrent le magnifique terrain de son expérimentation aveugle.

Aveugle sauf qu’elle est la conscience même, autant dire la lumière pure et simple. Il fallait donc que l’intégrale perfection soit seulement un arc réflexe nommé « conscience ».  

C’est dans l’intervalle qu’elle crée, de sa présence seule active, que les interfaces que sont l’humain et la personne humaine naissent. Elle creuse littéralement le monde déterminé et n’appartient à rien puisqu’elle ne possède rien, elle est suprêmement une (parce que vide) et elle-même (parce qu’activiste absolue). Rien ne peut l’interrompre, au sens où tout l’interrompt et qu’elle cesse constamment d’être.

 

Le mécanisme réflexe de la conscience-de

Mais elle est un mécanisme, cad un réflexe. Aussi rien ne détermine ce mécanisme ; il « se produit » et engendre. Il ne nait pas d’un contenu quelconque, mais du creux même de la cervelle qui produit cette conscience purement vide et sans-rien, s’attachant ensuite seulement à tel ou tel contenu, une identité, selon une personnalisation par exemple. Mais en tant que structure réflexe (d’une complexité fondamentale, puisqu’elle advient en-plus de toutes les fonctions, physiologiques, langagières, relationnelles ou psy, elle s’y ajoute), elle reporte toujours tout apparaitre (représentation, signes ou images ou imaginaires, perceptions ou ressenti, etc) plus loin et autremnt selon son faisceau intentionnel qui se déroule ; il se déroule, purement impliqué et vide, qui prend en charge « ce qui arrive » et le porte plus loin.

Autrement dit notre « être » cet étranger, plonge toute détermination (y compris notre personnalité, notre culture ou un groupe humain entier, peu importe) dans une autre dimension que son ajout, son en-plus, l’attention et la conscience provoquent ; la conscience ouvre une dimension vide et antérieure, précédant même les intentionnalités diverses et variées et d’une certaine manière contingentes voir quelconques. 

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Humanisation et personnalisation, au principe

10 Mars 2013, 10:45am

Publié par zwardoz

La réalisation absolue, radicale et approfondissante

La raison, la philosophie, la validité de l’universel, n’a pas échoué. Elle s’est intégralement réalisée et même a porté plus loin le même principe.

La société humaine réalise parfaitement ce par quoi et vers quoi elle se destine, et réalise absolument l’être-libre.

Que la raison aboutisse à l’être-libre signifie (outre ses dimensions ontologiques, au-delà du métaphysique de la raison, l’être-libre poursuivant plus loin le projet de raison pure), que les destinées individuelles ne sont pas du tout livrées à l’immédiateté et au sensible, et qu’elles s’enferment dans une naturalité, un naturalisme (libéral ou communiste ou une prise en charge de tout par les cartels ou l’étatisme ; un être-là donné, un corps-langage, inerte ontologiquement et qui subit), mais au contraire que toute destinée est une volonté et essentiellement une idée.

Puisque chacun est-libre, c’est sa structure même, et est immédiatement tel que Un, chacun est déjà à soi-même son idée ; qu’il est-libre précisément.

La vérité est que tout est poussé à son épuisement intégral ; les corps et les signes, une débauche de possibilités, le langage et énuméré et déroulé en tous sens, les objectivités et les connaissances, les sciences et les extensions de l’étatisme comme le déploiement sans limite des entreprises individuelles, (en tous sens y compris économiques mais également d’initiative individuelle et collective) : un monde humain entier entièrement réalisé ; et donc une perfection absolue.

De même chacun est installé dans sa personnalité, mais cette personnalité, ce moi si absolument lui-même, est une personnalisation, cad un processus et comme tel n’en est pas au bout de son développement.

Un immense gaspillage, oui, sans doute, mais tout à fait cohérent et d’une seule logique.

On assiste donc à une immense recomposition à partir du rien, du formel, du structurel fragile et hiératique, mais insistant et recommençant absolument identique à lui-même, puisque vide. La forme « conscience » ne désigne rien de par soi, mais travaille instantanément tout ce qui arrive, se présente.  Elle œuvre. Littéralement.


 

Les réalisations historiques

On garde en sous-entendu la formulation universelle de ce qui est travaillé ; mais la réalité est que l’être-libre ayant pris en charge la raison, rendue concrètement, dans le « là » du monde donné et vécu, l’être-libre porte plus loin encore le travail de la raison (qui s’étant augmenté du libre doit adopter une autre dénomination ; la réflexivité, par exemple).

Ainsi chacun, chaque personnalisation, est en elle-même le travail, l’œuvre du libre à même la réalité, contingente, diverse, multiplicité donnée, et pour résumer coller à même la réalité comme détermination très exacte (exacte et à proximité du réel, de « ce qui est réellement » et qui pour –nous de « ce qui vaut la peine d’être vécu »).

De même les objectivités issues de la première raison, grecque, portent vers le donné effectif des choses et des êtres, (et non plus sur leur « idée » dans un monde de notions et non plus dans l’imaginaire ou dans le symbolique ou dans l’apparaitre mythomaniaque des choses), et le politique se creuse lui-même dans la dureté des échanges réels et non pas idéaux ou signifiés (par un Sens rêvé).

Pareillement la conduite juste est également ce qui pousse les libérations successives, les libertés acquises, les reconnaissances, les dévouements, les investissements individuels ou assemblés. Il est une recherche très réaliste d’éthique et qui n’est pas séparée de l’ensemble structurel de la constitutionnalité démocratique ; qui œuvre en ceci « le pouvoir pour et par tous ».


 

La possibilité entièrement réalisée

C’est l’ensemble de la possibilité qui fut convertie par l’attachement à l’être (à ce qui est-réellement) que la philosophie installe. Jusqu’alors l’humanisation désirait irréellement, mais depuis la conscience (cet « être structurel » qui « est » en l’humanisation, tout comme le sujet « est » en un moi) c’est le réel qui est voulu.

Or … on ne peut pas dire cela. Ce qui était désiré auparavant, antérieurement à la conscience, était le réel proche, le réel immédiat, la constatation du monde donné vécu tel qu’admis par et dans le langage (et donc échangé et transmis, ce qui garantissait impérativement que du langage il y ait).

C’est en approfondissant ce même réel qu’il fallut l’étendre, et la raison n’est rien d ‘autre que l’extension du réel dans le langage ; le problème étant que pour ce faire, il fallut dépasser le langage, de même que pour tout moi-même il lui faut devenir autre que soi, devenir le sujet en son moi.


 

L’exposition intégrale de tout

C’est ainsi que de tout épuiser, de tout exposer, de tout montrer, de prendre une conscience active invraisemblable de tout le réalisé, l’humanisation d’une part (qui s’est entièrement exposée par la révolution Unique qui bon an mal an, eut lieu partout) et d’autre part la personnalisation (constamment en cours, les libérations sont certes des libérations, mais aussi des consciences prises et prenantes de notre action, de notre activité, de notre œuvre sur la réalité) sont engagées dans le processus premier et dernier de conscience qui expose, explose, manifeste, fait-voir, et ouvre la possibilité d’action et d’activité.

 

Pour chacun cela signifie que la question essentielle est posée durement ; qu’est-ce qui satisfait ? Et qu’est-ce qui satisfait « quoi » ?  Quelle est la part de notre être qui est « à satisfaire » ?

Il est clair que si notre être est un corps-langage, doublé (plus ou moins réellement) d’une identité (un moi conscient), ça n’est pas le même principe que de percevoir que c’est la conscience-de, cette structure, cette forme, qui produit humanisation et puis personnalisation.

Ou si c’est encore la cervelle (qui rêve éternellement son être), plus ou moins contaminée par une part de réel extérieur. 

 Ou si il est en jeu la composition inconsciente de cette identité doublée (élargie et perdue dans un inconscient produit et producteur qui téléguide notre pointe extérieure au contact de la réalité). 

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La philosophie et la perfection réelle

2 Mars 2013, 19:10pm

Publié par zwardoz

De la philosophie


La sortie du langage

Si notre être est une structure en-plus (que rien ne prévoit dans le monde naturel) alors il doit s’imposer tout autant à tout monde humain particulier et dépasser le langage comme tel.

C’est dans un groupe particulier, et via la Parole, énoncée en personne et qui prend en charge tout ce qui dans ce monde se rencontre, que nait le langage.

Il ne se pouvait pas que les mondes humains tous différents, continuent de s’aligner ; il fallait qu’un monde humain, au moins, ait l’idée de dépasser sa propre particularité et qu’il puisse imposer (et s’imposer) ce que l’on a nommé la raison. Laquelle est donc le dépassement de tout monde humain particulier au profit d’un monde unique, universel (valable pour tous les mondes).


La sortie de tout groupe humain particulier

De même cette invention, cette sortie du langage (utilisé partout et toujours en un monde particulier) est également la distance prise vis-à-vis du groupe ; inventions de l’éthique, de la politique, de l’esthétique comme valant en et pour elle-même. Et au centre de cette invention renouvelée, l’idéel ou la connaissance.


La sortie vers la surface vide de l’être

Ce que l’on nomme l’être, est la mise à distance du langage (partout collé à même tel monde donné immédiatement) et langage repris et contraint par et vers cet objet absolu, cette surface vide et formelle que l’on nomme l’être. N’entre sur la surface de l’être que l’énoncé ayant subi les contraintes de cohérence, de logique, de vérité, etc.

Les contraintes qui permettent de n’admettre que les idées dont on connait les éléments et jusqu’à reculer au plus loin possible les dits éléments, et a priori idéalement éléments dont toute la transparence nous éclaire, et plus avancé encore éléments qui forment une cohérence interne à la pensée même, de sorte que rien de ce qui est énoncé ne nous échappe et qu’aucune intention ne nous lance sur des pistes, théoriques ou pratiques, que nous ignorions.


La raison de l’idéal de la Pensée

La différence entre cette pensée, cad ce langage repris dans une intention qui pose l’être comme surface formelle, tient en ceci ; nous sortons de l’expérience limité (d’un groupe dans un monde particulier ou d’un vécu limité à son éprouvé ou perçu), expérience limitée et immédiate et qui nous enferme dans des nécessités données hasardeuses ou des unités bricolées, nous en sortons vers une nécessité complète, intégrale, qui nous accroche vers tout-ce-qui-est et augmente ainsi considérablement notre être.


L’esthétique (comme universel en tant que possibles d’un objet pourtant limité)

Pensant une idée, on en sait tous les éléments (en quelque monde ou quelque vécu que ce soit), et contemplant une œuvre, nous participons à la totalité des éléments contenus (l’œuvre ne nous montre pas seulement tel objet limité, mais cet objet est, contient la recollection intellective et perceptive de toutes les perceptions adjointes, qu’elle synthétise en une fois ; une œuvre, bien qu’objet individué, peut ainsi être dite universelle).


La sortie du soi limité

Ce que l’on nomme la raison (et qui inclut tout autant l’idéel que la politique que l’éthique ou l’esthétique) est l’augmentation potentielle non finie (au sens de parfaite, ce qui est parfait n’est plus fini au sens de limité mais fini au sens de complet, ce qui exclut pour les grecs qu’il soit infini, l’infini ne sera parfait que dans la suite via le libre) augmentation de tout ce qui est, qui nous permet de sa simple énonciation de passer d’une expérience limitée (et au moins hasardeuse sinon erronée ; des éléments vécus on ne déduit que des demi vérités, au mieux mais alors sans certitude) à une expérience de tout-ce-qui-est.


Politique, éthique, esthétique, idéel

Concurremment cela nous ouvre donc toute la politique, toute l’éthique, toute l’esthétique, toute la pensée (etc). C’est un mouvement d’ensemble de dépassement de toute collectivité limitée, de tout monde donné passif, et cela a révélé pour les grecs que la perfection est possible.

Autrement dit il est un achèvement, une exhaustivité, une intégralité, une réalisation totale.

Ce faisant les grecs passent à côté de l’infini ; si l’on veut la perfection, celle-ci ne peut être que finie ; et si l’on veut s’augmenter d’une cohérence totale, celle-ci est nécessairement ce qu’elle est, et ne permet pas qu’il y existe une indifférence, une liberté, un possible, une incertitude.


Le principe de perfection  

Ça n’est pas seulement les grecs eux-mêmes mais la nécessité même de la pensée qui tend à se refermer sur elle-même non par défaut mais par perfection ; elle doit ajuster absolument les éléments dont elle compose les idées qui ont à se joindre à leur unité en l’Idée des idées. Cela seul permet de concevoir en une fois la totalité et donc de donner à quiconque (indifféremment n’importe quel être humain, hors son individualité) de donner tout ce qui est en une seule expérience qui se sait et s’éprouve en se connaissant adéquatement.

Le principe même de cohérence signifie donc ; nous ne participons vraiment qu’à ce que nous comprenons, ce dont nous pouvons faire nôtre la nécessité (cohérente) qui est alors identique en notre être et en l’être de tout ce qui est pensé. La nécessité de cohérence remplace les nécessités hasardeuses de notre naissance.

Ceci n’est compréhensible que si l’on admet dépasser le langage et l’ayant porté dans une intention qui restructure le langage en Pensée. La pensée est donc la mise en articulation du langage et ce dans une intention, laquelle vise explicitement l’être (comme surface sans-rien, recevant ou non des éléments identifiés).


Compréhensibilité et compréhensivité

Il est donc un monde d’immédiatetés, qui nous limite à une pauvre expérience incomplète et non déductible, face à l’universel, les idées composées d’éléments identifiés, nouées en une Idée des idées, laquelle en somme nous donne non seulement le principe des idées entre elles (puisque le langage est ici voulu volontairement pour ainsi dire, il lui faut se comprendre lui-même, de rendre explicite à sa propre intention), mais qui nous donne le principe même de compréhension.

Autrement dit la pensée est non seulement compréhensibilité (elle nous permet de monter du donné là au donné pensé, à ce même monde mais intégré et complet) mais aussi elle nous confère la compréhensivité ; le principe même que « comprendre existe ». Ou donc ; la perfection, la complète réalisation, existe. 

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L'être déchaîné

24 Février 2013, 11:21am

Publié par zwardoz

L’universel prélude

C’est que la compréhension de l’universel ne peut pas atteindre le lieu où se situe le moi et ne peut pas en cette compréhension se dégager ; l’universel adopte le point de vue extérieur qui sera au fondement des objectivités, sans se voir lui-même en son ancienne compréhension comme strictement un point de vue singulier ; ce qui abaisserait son élévation, très justement, sauf que le point de vue qu’est le sujet est le seul et unique point de vue, le point de vue réel. 

La révolte (interne) du libre

La reprise de l’universel comme couvercle pesant est le retour de l’ancienne formulation de fermeture de la représentation sur la pensée ; la pensée y étouffe ayant déjà pris son avancée en instituant l’universalité, laquelle s’est révélée trop étroite ; aussi est-ce avec l’être-libre que tous se sont arcboutés à dénouer l’universel et de révoltes en dégoûts, l’être-libre montre sans le démontrer qu’il existe dans un monde donné là auquel il n’a, libre, aucun rapport. 

 

Le creusement dans l’existence

Il apparait aux désespérés, qu’il n’est plus alors de lien entre soi-même et la raison, que l’universel est une entreprise passée, qui ne signifie plus. Mais ce serait admettre que la réalité n’est pas parfaite, et abandonner que nous sommes capables de comprendre cette perfection (lors même qu’elle ne nous plait pas). 

L’hypothèse de perfection 

Or la réalité est parfaite, bien que cette perfection nous échappe considérablement ; et donc l’universel, abandonné, est en droit comme en fait de la même logique que celle de l’être-libre ; l’universel est la première avancée de l’être-libre et rien dans le libre ne devrait nous convaincre d’annuler son universalité, laquelle, (puisque l’on touche ici à la racine, radicalisme cartésien, activisme ponctuel), laquelle se creuse et se révèle ; en tant que réflexivité. 

 

La structure réflexive comme réflexe simple inatteignable

Mais non pas comme réflexivité kantienne de limitation, mais comme attention exquise de notre activité laquelle est la Méthode ; la méthode cartésienne ne cerne rien d’autre que notre être en acte ; et notre être non pas comme contenu (toutes les vérités s’effacent) mais comme structure (la structure est la vérité, la vérité est-vide, ou donc positivement absolument formelle). 

La difficulté est évidement que la structure, libre et formelle, ne peut pas être admise objectivement ; l’Etat ou les sciences, le cognitivisme ou la physiologie ne peuvent pas pénétrer à l’intérieur de la conscience de l’être-libre (et chacun se-sait libre de fait, puisque chacun se nomme et que cette nomination est re-connue constitutionnellement, au fondement de l’être-démocratique). 

Ou plutôt les objectivités et les étatismes peuvent contraindre les consciences-libres, mais ce sera de fait pour les déformer, pour les réduire voir annihiler. Une conscience n’a pas d’extériorité ; bizarrement la psychanalyse lacanienne est la droite ligne qui poussât au plus loin le recul indéfini de la conscience. Ça n’est pas un hasard. 

 

L’être positif indéfiniment réel

Or si la conscience est la forme préalable à l’universel et ne s’y contredit pas, alors le libre n’est plus l’attachement à l’universalité comme libération ; puisque l’universel visait à remplacer les nécessités limitées d’un vécu, d’in monde humain et naturel particulier, par la nécessité totale et cohérente d’un monde unique complet (étendant absolument notre expérience jusqu’alors limitée). Le libre se veut au contraire par un vide radical qui n’est rien et à partir duquel tout recommence constamment. 

Autrement dit le libre est celui de totale indifférence, d’indistinction, d’indétermination ; sauf qu’il existe et que donc il n’est pas un néant, un manque ou quoi que ce soit du même genre affligé, mais est un être-positif radical. Une forme pure, sans-rien. 

 

La conscience comme acte pur

Comme elle est vide, on ne sait comment ni par où la prendre et telle quelle elle est ignorante de tout, puisque c’est une pure forme active de découpage, cad de distinction. Ce faisant elle n’est pas non plus une forme sans-rien qui ne serait qu’un rapport sartrien au monde. 

Si elle est, elle est positivement (un néant néantisant ne lui accorde aucune structure) ; c’est de toute sa puissance qu’elle s’interpose dans le monde (entre tout et tout). Ou plus exactement le néant laisse indifférente la nature de cet être ; or que la conscience soit structure signifie certes qu’elle n’est pas du monde, de la détermination, mais la cataloguer de néant empêche que cet être puisse être connu en sa dimension propre. Et surtout empêche que l’on puisse concevoir un être autre que le néant et le monde ; lorsque la conscience est dite structure et non pas vide vraiment vide indicible, elle s’incruste comme être-réel et comme tel réellement doté. 

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Où va la philosophie ?

12 Février 2013, 21:32pm

Publié par zwardoz

La philosophie se réalisant partout

Contrairement à ce qu’il peut sembler la philosophie introduit à la réalité pure et bien que cette avancée ne soit qu’une approche et alors que par ailleurs elle ait effectivement absolument concrétisé son exploration, c’est dans toute la réalisation humaine qu’elle porte ses effets.

Evidemment la philosophie est seulement le signe annonciateur, l’illustration, amplifiée, d’un mouvement plus vaste ; le dépassement par la conscience de ses conditions d’émergence. A savoir avant tout le langage et ce qu’il comporte, la parole. Et ce fait l’ensemble du relationnel humain, en tant qu’humanisant.

 

Le dépassement du langage

Le premier dépassement du langage est l’universel ; l’universel est le langage mais poussé à sa limite et cette limite est l’intentionnalité. Toute conscience est conscience de quelque chose, mais le dispositif « conscience » existe de par soi, quelque contenu qu’il adopte, et finit par dresser donc un projet en propre et séparé.

 

L’activisme forcené de la conscience purement vide

Autrement dit, au travers des déterminations agitées, des identités (de groupe ou individuelles), se poursuit l’activisme pur de la conscience (qui emporte tout autant le subjectif que l’objectif, les peuples et les devenirs historiques).

Ce qui importe de comprendre est que la conscience est un simple arc réflexe ; il s’active indépendamment des contenus mais compte tenu de ces contenus, et en supposant donc que l’avancée se marque évidement par ces contenus eux-mêmes, qui ne sont pas indifférents, qui sont autant d’effets de l’approfondissement de l’intentionnalité-dans-un-monde.

 

Les structures sans contenus de vérité (sont la vérité même)

Au travers des contenus, il faut remarquer que les contenus adéquats n’apparaitraient pas si ils n’étaient structurés par et pour une intentionnalité ; autrement dit tous les contenus universels, (sciences ou idées ou politique, démocratie ou ce que l’on nomme tel, ou éthique ou esthétique ou donc pour-nous personnalisations) n’existent que dans l’effort et la volonté, ou plus exactement par l’intentionnalité (qui est bien plus étendue dans le registre que la « volonté »). Ce qui indique que fondamentalement nos Vérités s’acquièrent formellement et en tant que formes, vides, sans rien, et que donc ces formes pures sont ajoutées au langage seul, qui ne les comportent pas.

 

Le non réalisme et le non idéalisme

Ceci écarte donc d’une part la série d’interprétations qui supposent autre chose que la conscience pure, cette forme radicale et structurelle, (qui supposeraient donc un vitalisme, une force, serait-elle techno-économique, une subjectivité, ou quoique ce soit qui appartienne au monde, au donné ou au vécu) et d’autre part écarte qu’il y ait un contenu qui prédominerait et idéalistement constituerait le sens ou l’essence définie (un jour) de l’homme.

Il n’est rien de tout cela, et il n’existe qu’une forme pure particulièrement virulente, insaisissable, irrégulière, mais reconquérante constamment puisque n’ayant rien à préserver c’est la forme pure et purement active qui parcourt tous les contenus, les gravissant un par un. 

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La puissance attractive de la conscience structurelle

2 Février 2013, 12:49pm

Publié par zwardoz

La conscience, bien qu’elle n’y paraisse pas en ces termes là, est ce dont l’être humain est la proie.

Elle était supposée (la dotant d’un contenu, de la conscience morale à la vérité en tant qu’esprit, d’une force vitaliste ou d’une identité personnelle) recéler la meilleure part de nous-même.

Faiblesse est force et puissance

La vérité est qu’elle est purement structurelle et entraine toute détermination en ce gouffre inexistant. Inexistante, elle est de ce fait indubitablement fragile et irrégulière ; mais c’est cette petitesse qui lui offre son indépendance. Si elle se composait de déterminations auxquelles elle s’ordonnerait, elle serait restreinte par les quelques déterminations la définissant ; mais elle est capable de n’importe quelle sorte de détermination, celles données dans le monde ou celles qui viendront et qui se produiront de nos activités, technologiques par exemple.

Elle est donc multivalente et peut s’employer indifféremment.

 

Le remplissage total de la conscience

Ce qui trompe est qu’elle est constamment emplie de contenus (de signes, de perceptions, d’images, de ressentis, et puis d’objets et d’êtres, d’’image miroir, etc), mais elle s’y rapporte seulement ; elle est externe en tous ces contenus.

Et l’autre illusion est de croire que l’accumulation ou la cumulation de contenus désigne un Sens qui s’élaborerait au-devant ou un Sens qui attirerait par constructions de contenus un point unique absolu à venir (temporellement ou éternellement).

Mais il n’est aucun contenu dans la conscience qui soit supérieur à la conscience et il n’est aucun point absolu unificateur, qui soit plus puissant que l’ouverture qu’est effectivement et bien réellement, la conscience telle qu’elle inaugure sa dimension.

 

L’antériorité ontologique de la conscience

Autrement dit le point (qui était de Sens ou d’unification) n’est pas au-devant mais est la source indifférente antérieure à tous les contenus. Ceci est l’hypothèse nietzschéenne et bergsonienne. Mais le retour vers, par selon, au-dedans de l’antériorité est bien plus puissamment plotinienne.

Cette hypothèse ne se nourrit pas d’une connaissance (contrairement à ce que pensèrent les anciens), mais d’un savoir. La connaissance est toujours extrêmement déterminée (et pour nous relative à un ou une série d’objets, scientifiques exemplairement), tandis que le savoir est oblitéré par la conscience se sachant elle-même ou plus exactement en tant qu’elle est, qu’elle vit, qu’elle existe ce savoir.

 

L’Idée spécifique

La conscience étant purement formelle, elle n’est pas autrement que comme Idée ; mais Idée pour la conscience ne signifie une définissabilité ; c’est une orientation, l’orientation de tel flux intentionnel en tant qu’il ne peut pas se regrouper, se rassembler mais renvoie toujours déjà (antérieurement à toute connaissance ou tout conscient) à un rapport dans le donné, le monde, le vécu ; vers l’extériorité.

Ainsi la conscience qui est radicalement autre (elle ne ressemble à aucun contenu ni à aucune détermination dans le monde) indique l’extériorité et en est le rapport, à l’extériorité radicale, rapport complètement autre et extérieur à lui-même vers l’altérité.

 

L’autre de l’altérité

Cet autre de l’autre, cette altérité pure qu’est la conscience comme forme sans contenu, est donc en cela plus vaste que l’extériorité qu’est le monde, elle n’est en sa forme relative à rien, et recèle le potentiel, cad la puissance, à l’état pur ou plus exactement à l’état brut.

 

Il est donc un autre absolu sur la surface du monde, du donné mais aussi du vécu. Une structure agissante, faiblarde et irrégulière, surgissante, s’imposant autant qu’elle peut, qui travaille toute détermination, et qui, pour chacun, produit une dimension de par soi, indépendante, incontrôlable, et qui en chacun s’impose en toute intentionnalité, chassant la passivité, la passivité et l’inertie de tout ce qui n’est pas elle ; le sujet dans le moi. 

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La structure agissante

26 Janvier 2013, 20:22pm

Publié par zwardoz

Description générale

La sortie du langage

Nous sortons du langage, et notre être est radicalement absorbé par l’énonciation ; ce qui existe, c’est ce qui est nommé. Originellement le langage est le monde partagé par et dans un groupe qui recherche la parfaite intégration ; le mot est la chose, la chose est le mot, le corps est un signe et tout événement doit être réintégré dans la Parole, cad dans les échanges, lesquels eux-mêmes sont composés dans et par et s’imposent comme langage. Le tout est de ne pas laisser échapper des réalités hors du groupe parlé de sorte que chacun sache où il est et que le langage forme un tout synthétique (de tout ce qui apparait dans Ce monde-là particulier et de tout ce qui arrive événementiellement), puisque le groupe est la résolution des réalités et doit assurer sa transmission.

 

La raison comme rapport hors du langage

Vient que l’on engage soudainement un rapport ; un rapport entre le langage et les choses, les réalités. Au lieu d’être synthétique le rapport est distinctif ; n’existe que ce qui est nommé consciemment en tant que valant pour n’importe quel monde, pour le monde universel unique, lequel est soumis à des contraintes d’auto cohérence (un élément n’est retenu que si il est connu).

Le rapport est ce qui nous délivre la compréhensibilité en général d’un monde unique soumis à des règles et ceci par-dessus le langage, le groupe et le vécu, et invente donc le vrai, le bien et le beau. Autrement dit des rapports composés et analytiques et non plus des unifications synthétiques (qui acceptent les éléments tels quels et les unifient en une vision particulière parlée entre tous). 

 

Le sujet comme sortie hors de la raison 

Il se trouve que soudainement on se rend compte que la compréhensibilité qu’offre la pensée, la raison, ne suffit pas à couvrir la réalité, les réalités et que cette Pensée est doublée sur sa gauche par le monde, donné « là », (étendue cartésienne et objet scientifique, selon les mesures et le nombre), et doublée sur sa gauche par le sujet comme origine, antérieure à la pensée elle-même. 

C’est par la négative que le sujet s’impose constamment et revient incessamment en divers interprétations de lui-même (même contradictoires envers la raison). Les objectivités scientifiques sont elles-mêmes effets d’un sujet (sauf à se donner pour « vérité » totale, ce qui scientifiquement n’est pas recevable ; la science dit ceci ou cela mais ne peut pas conclure de ceci ou cela à « tout ce qui est », ni ne peut légiférer sur l’être du sujet, sur son unité, sur son être-libre ; du reste la science ou tout discours qui s’y prendrait les pieds, se couperait l’herbe sous le pied justement ; il n’existe de discours que sous les yeux de « quelqu’Un », qui en est forcément extérieur). 

La science d’une part et la présence constante du sujet d’autre part, son fondement en toute société humaine comme être-libre (et libération des échanges, de toutes les sortes d’échanges ; passage de « ce qui n’est pas autorisé, est interdit » à « tout est autorisé excepté ce qui nuit à autrui » marque profondément la différenciation, la logique distinctive indéfinie de cet être-libre), ces deux acquisitions ne laissent plus aucune place à l’universel pur mais lance quantité d’universalisations possibles sur le monde, l’humain, le vécu, et évidemment ouvre totalement l’exploration par le sujet d’un monde « là », unique et en lequel il recherche peut-être une unité mais surtout une diversité et produit intégralement ses mondes, ces mondes de mélanges et de complexités. 

 

Le sujet comme structure agissante

Tout cela tient donc par l’effet de la structure intacte du sujet comme être-libre (qu’il soit constitutionnel et démocratique ou idéel et interprétatif, ou aventurier et rimbaldien, ou enfin et pour-nous individuel et psychologiquement un « moi » sous la contenance du moi-même ; la personnalisation qui est acquis et est un devenir en propre qui reprend l’humanisation universelle réalisée historiquement). 

Il est donc un devenir en propre du sujet, tel qu’il se sait, s’ignore, s’explore, s’éprouve en quantité de possibilités ouvertes par son statut invraisemblable et impensable. Impensable par la Pensée dite universelle, et intenable pour quelque discours extérieur et objectif qui évidemment éclaire quantité de réalisations, et fournit une considérable connaissance, mais qui ne peut pas agripper le devenir lui-même du sujet, structure agissante pure et simple. 

 

L’exposition totale de tout ce qui est arrivé, partout

Les mésinterprétations du sujet par lui-même ou par des discours extérieurs, sont eux-mêmes pris dans le mouvement de devenir radical ; tout s’expose aux yeux de chacun et se donne à voir. La recollection de toute l’expression (de toutes les cultures), de toutes les explorations, et pour-nous qui nous concerne, de toutes les personnalisations, de toutes les sociétalités et du relationnel humain à fondement individuel, nous renvoie d’une part à cette richesse et d’autre part à « cela qui regarde et observe », la structure agissante elle-même. 


Sa faiblesse est sa force

Evidemment elle ne sait rien. Elle est purement formelle et ne contient rien ; et si elle agit (ici ou là, éventuellement ou décidément) ça n’est pas en vue d’une finalisation ou d’une finalité qu’elle contiendrait ; c’est sa forme pure qui structure la perception, l’éprouvé, le connu, recompose les passés et varie dans les avenirs possibles. 

Structure absolument positive, qui simplement « est », sans plus, fragile et irrégulière, non saisissable, qui se produit de par la cervelle, s’y ajoute et n’est attachée à rien mais susceptible donc de s’investir en toute occasion, rencontre, de produire un devenir imprévisible. En somme totalement dépendante de tout donné antérieur, mais de ce fait indépendant de tout contenu (puisque le formel n’est rien de composé qui puisse s’enchainer à une composition ; il lui faudrait être « quelque chose » pour s’enclore en un « quelque chose »). 

Sa faiblesse est sa puissance indivisible. 

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Le devenir interne individuel et collectif

23 Janvier 2013, 10:00am

Publié par zwardoz

Le sujet comme idée de soi, et donc l’être-libre comme universel réel

Le sujet n’est pas seulement ce qui existe dans un moi, en tout moi, tel que chacun se connait, chacun se sait libre, et en tant que libre est pour lui-même une Idée ; d’un genre spécifique, évidemment, mais une idée. Et celle-ci s’oppose à toute réduction objectiviste ; non seulement le moi-même est-libre, non seulement il le doit à son sujet, et non seulement ce sujet est-libre, mais de plus c’est en idée, en expression, en représentation que le moi doit acquérir son être-libre de sujet.

 

La captation de la vérité

Le moi est et restera toujours soumis au discours d’un Autre sur le moi (qui aurait pu être le Un) ; il voudrait, cet autre, se faire passer pour le Tiers, le super-autre objectif et vrai (de l’étatisme aux psychologies via le mass médiatique), qui convainc par évidence et capter ainsi toute énonciation sur le moi et donc sur le sujet, en délimitant ou limitant le moi. Mais tout discours aussi objectif soit-il est encore et toujours celui d’un autre sujet sur le premier ; autrement dit une décision politique, éthique ou morale, mass médiatique ou esthétique, psychologique ou existentielle et ontologique ; une décision, un autre point de vue qui s’impose aux mois sous couvert d’objectivités.

 

La micro captation de la vérité

Mais d’une manière bien plus proche, c’est chacun qui est pour tout autre que soi, un autre. Il est une régulation instinctive ou naturelle ou au fondement donc logique, qui permet à quiconque de prendre ici et là l’habit de l’autre et donc du plus de vérité, celle perçue extérieurement et qu’intérieurement à la quelle personne n’a accès pour soi-seul, et que chacun subit de ce fait ; en ce sens que chacun est dépouillé de son sujet en propre, puisque quelque part c’est encore une légalisation de soi qui passe par les autres ; de fil en aiguille.


La vérité représentée

De fil en aiguille parce que les mailles du filet se sont desserrés mais le filet encore agissant ; et ce d’une manière tout à fait étrange, et non pas seulement directement, face à face, mais aussi dans le miroir global généralisé du mass médiatique. Chacun agrippe ici et là les mots organisateurs, les significations, les orientations, et se soulève et s’affaisse de longues vagues de sens, les directions que le tout humain représenté dans le média, tel qu’il s’unifie ou se décompose.

Nul doute que les vagues sont incessantes et sont en devenir ; il est des nappes de sens étendues qui ne s’avancent pas au hasard, et démocratiquement de tels mouvements se collisionnent et fusionnent et se divisent et tout moi et tout sujet en réagit d’autant et s’additionnent.


La vérité en démocratie, par en-dessous

Ce qui ne signifie pas que c’est individuellement que cela résonne, ces vagues continuelles (les fameux flux d’informations incessantes), mais l’inverse ; qu’en chaque moi et individu, il est justement un sujet non subjectif et non uniquement objectif mais qui juge et se dirige. Ceci pour donner l’aperçu que le sujet est autre et plus que le moi, puisqu’il est ce vers quoi le moi doit devenir.


Le sujet, au-delà du subjectif et de l’objectif

Et la bêtise serait cependant de nier les objectivismes ; il est hors de question de prétendre que le sujet soit suffisamment, de par lui seul, apte à exister indépendamment de tout discours, et ce serait absurde. Puisque le sujet est « ce par qui, par quoi, il est de l’objectivité et de la vérité » ; il n’est pas, le sujet, sans effets innombrables dans le monde, le donné et le vécu ; il est même ce par quoi-qui, il est des effets, de tels effets dans le monde donné vécu. Il n’est donc ni le moi, ni les objectivités ; il est l’hyper objectivité qui est elle-même devenue. C’est son jugement et ses décisions qui sont à élaborer et il ne se sépare pas de l’intellect, puisqu’il est lui-même idée de soi.

Que chacun n’ait plus dans un tel-monde à n’être qu’un  « moi » (de restriction du sujet à son seul moi, objectivisé par cent procédures de l’autre prétendument Tiers), être un vécu, ce à quoi nous orientent ou s’imposent les mass médiatisations, les économismes, les naturalismes communistes jadis ou libérales actuellement, les psychologisations, les médicalisations, et les étatismes (qui sont des déviations de la démocratie au sens où l’Etat se prend pour le sens de la démocratie alors que c’est la démocratie qui est le sens de l’Etat et le sens de l’économie, le sens général de l’histoire elle-même).


L’universel devenu inerte

Ceci est la lente extinction du devenir universel ; sa caricature hors de ce que l’universel est devenu ; si l’être-libre est ce qui prend la suite de l’universel, les discours qui prétendent reprendre à leur compte seul la dimension universelle, sont mensongers et erronés.


L’universel renouvelé et en cours de devenir, partout

Mais si le sujet est la continuation de l’universel sous une autre forme, alors le devenir de chacun, constitutionnel ou psychologique, mass médiatique ou relationnel, (dans la mesure où l’on est ou devient l’autre de chacun), prend tout son sens, ou se saisit de la totalité non close de tous les sens possibles élaborables. Il est donc en cela logique d’admettre la fixité et la stagnation de l’universel constitutionnel, et en regard le déchainement des différenciations. Les différenciations sont susceptibles de proliférées parce que la constitutionnalité les contient ; et leur donne sens.

Constitutionnalité qui ne tient pas uniquement du statut de droit et d’Etat, mais qui se définit également dans la sphère culturelle, et dont il ne faut pas opposer la mass médiatisation, qui ramènerait à une immédiateté pauvre, puisque la mass médiatisation est également la continuation de ce point de vue, de caméra, qui montre et expose et explose et divise et recompose l’image de soi, et via l’idée de soi. 

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