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instants philosophie

De l'intentionnalité majeure

23 Avril 2010, 21:00pm

Publié par zwardoz

On voit bien que la faculté de lire est un exemple de ce qui est en jeu intentionnellement.

Il apparait que dans l’intention que l’on a de ceci ou de cela, ça se complique ; ça se donne comme un ; tel désir de tel objet, telle phrase qui se clôt et donne sens, telle action qui se finalise, etc. mais la vérité ne réside pas dans cette intention vécue comme une ; la vérité habite l’intention elle-même.

La vérité est dans la déconstruction de cette intention et de dérouiller ces contenus ; ce qui est pris d’évidence, devient pluriel, multiple, difficile. On ne procède pas autrement si l’on s’interroge sur telle option morale d’une action ; on ne mesure pas seulement ses conséquences, ni même la volonté, bonne ou mauvaise ou indifférence, qui initie cette action. Mais les motivations dans leurs détails et les effets tels que voulus bien qu’ignorés ou involontaires bien que prévus…

Non pas pour juger de la pureté morale de l’intention donc, mais pour prendre distance de toute intention et être capable de mesurer, de caractériser, de dénommer, de distinguer dans la spontanéité de l’intention ceci ; qu’elle est effectivement une opération spécifique qui dresse de par soi un plan, une ouverture, une régulation qui n’appartient pas à l’ordre ou au désordre du monde, qui passe outre les contenus de cette intentionnalité et remonte au-dedans de ce qui pourtant est sans épaisseur, sans saisissabilité ; qui joue donc de ses contenus pour fabriquer une arborescence ; de se manifester, distinguer dans la masse des contenus, cette arborescence se cristallise et se fait apparaitre. On voit par cela que l’on rejoint les distorsions sartriennes et les incertitudes psychanalytiques ; que veut-on vraiment ?

Mais loin de penser la moralité ou la vérité ou le vécu de l’intentionnel , c’est de l’intentionnalité même qu’il faut s’étonner ; en fait l’interrogation morale est semblable à la saisie esthétique de ce que l’on perçoit des formes, couleurs, sons et notes de musique, d’incomplétudes des phrases, de détours des récits , des tiroirs et des impossibilités explicatives ; dans une œuvre l’intention prend toutes les formes et tous les contenus ; de même dans les vécus. C’est uniquement par réduction au simple, voir au simplissime que l’on perd son temps à ne pas vivre ; d’un désir complexe et scrupuleusement enchâssé dans la réalité perçue, on ne retient qu’une antienne fade et facilement récupérable dans de plats et mornes discours. L’esthétique ou l’éthique ou la littérature ou l’angoisse et la dépression, sont des plongées non dans les contenus mais essentiellement dans l’arborescence intentionnelle ; dans sa capacité d’extension et dans ses tentatives d’auto explicitation.

Ce que relève la psychanalyse fait partie de cette entière complexité, mais tout autant la compréhension sartrienne de l’invinciblement retors d’une personnalité ; pareillement rien de ce que l’on veut, désire, perçoit, pense ne se soumet , en fait, à la simplicité de n’importe quelle énonciation ; considérer que tout énoncé, toute finalité, tout objet attirant, toute chose manifeste sont susceptibles d’être accédées vi non plus les contenus (plus ou moins distincts) mais dans l’arborescence d’intentionnalités difficiles, c’est admettre que notre être n’est pas de solidités, mais de fugacités et de pluralités et ce dans son unification même ; il est de la nature de L’intentionnalité(une) d’être selon le multiple, le pluriel, la difficulté, l’incompréhension.

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La faculté de lire

17 Avril 2010, 16:45pm

Publié par zwardoz

La faculté de lire ne se déroule pas de comprendre ce qui est lu ; mais de permettre au flux de se déverser. Peu importe de saisir nommément ce qui est exprimé ; il faut au contraire que hors des ramassis éculés, ce qui transperce se soit l’intention.

Si l’on parvient à laisser les mots, nominatifs, remonter jusque dans l’intention, il se passe ceci ; au lieu de jouer des définis précis, des mots ou des significations limitées, dans une combinaison déjà connue, on se réalise comme étant seulement de l’intention, de l’attention, du flottement ; lorsque les mots parviennent à un état d’inattention, on ne navigue plus dans le définissable , toujours très connu, mais dans le jeu de l’intention porteuse.

C’est que certains écrivent non afin de poser-là un texte clos, mais de par leur corps, leur corps entendu comme surface globale de perception ; à la fois neutre et par conséquent précis ; où l’on parvient donc à ce que les signes n’aient plus un retentissement intérieur ; l’intériorité est une facilité, bien pratique mais qui stoppe net la perception ; le texte le plus abstrait doit parvenir jusqu’à l‘orée du corps ouvert sur le monde tel qu’il se propose ; et non plus le monde clos du monde déjà énoncé, à quoi se réduit n’importe quel moi : que le corps et le monde soient plus grands que cette identité qui est-déjà-là, autorise une navigation supplémentaire qui passe de l’énoncé, le déposé-là, à la rigueur de l’intention énonciative ; où cela avance-t-il ? doit être la question que l’on devient.

La vraie poésie, la réelle musique, les couleurs et les lignes, les compositions et les assemblages remontent du descriptif à l’abstraction, toujours ; et cette abstraction ça n’est pas celle d’un contenu intellectuel, mais c’est la forme, forme dite intellective, c’est l’ensemble des formes qui sont non objets de contemplation ou de passivité, mais qui s’activent comme intentions porteuses ; celles qui substituent au corps clos, image de-soi, vers le corps-surface purement percevant.

La difficulté est non pas de lire tel empire de signes, mais d’incarner selon cet autre corps, cette nouvelle perception ; le seul réel. Les autres corps sont tous emprunts de signes à destination toute faite des autres ou de soi tel que l’on se traduit selon cette expérience limitée qu’est le vécu. L’empire des signes est le règne total d’au-delà des limitations.

En régulation de quoi, ce qui se tient, ça n’est pas l’énoncé, scolaire ou objectif, mais l’énonciateur ; on ne comprend rien à Descartes si on ne voit pas que c’est son corps qui perçoit et donc il pense.

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Sang et terre

16 Avril 2010, 23:35pm

Publié par zwardoz

Notre être n’est pas de ce monde, ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas.

La vie, le vécu n’accorde jamais rien, quoi que ce soit, mais il n’est pas que la vie seulement ; il existe par ailleurs l’esprit ; et l’esprit est nôtre. (Mais qui sommes nous en ce cas ?)

On attend considérablement quelque chose dans les vécus, et ce que l’on trouve ne ressemble jamais à rien ; ce sont juste des bricolages. C’est qu’il s’agit de ne plus rien attendre, mais de faire exister.

Ce que l’on est n’existe pas, mais cela ne signifie qu’il soit sans effets. C’est de plus (puisqu’il s’agit d’un emprunt à Lacan) que notre être n’existe que du retour sur eux-mêmes de ces effets ; alors seulement quelque chose de nous, innommable, existe ; au travers.

Nous ne sommes pas limités par la réalité, les réalités diverses rencontrées ; elles sont seulement l’occasion de notre être. Et notre être est plus imposant que ce vécu, ce monde et plus éreintant que n’importe quel monde à vrai dire ; celui-ci ou un autre.

Le monde, le vécu, la réalité, tout cela n’a aucune importance ; seul l’esprit compte. Mais l’esprit en tant que via les systèmes de signes bien cohérents et rigoureux nous poussent-à-être.

Passer de l’essence de ce que l’on est, ce bricolage incessant qui se tire de la nature, de l’humain, du relationnel ou des hasards, bref de n’importe quoi, à notre être tel qu’il se plie et se déplie, respire et souffle de son altérité aussi loin qu’il le veut, en cesser avec le capharnaüm stupide, c’est en terminer d’avec le repli des mensonges qui envahit la cervelle et la cesse d’être.

Autrement dit il est un point (du discours) qui inverse la cervelle par quoi elle se sait elle-même ; le discours devient un texte (un système ; de sons, de couleurs, de lignes, de signes, de logique existentielle et de cohérence intellective).

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De l'humain (en peu de mots)

14 Avril 2010, 21:28pm

Publié par zwardoz

Il est donc un paradigme absolu qui tient au fait du langage ; qui consiste à tout donner en une fois pour tous dans un partage complet et sensé qui soit accessible en tant que monde ; en tant qu’il est, ce partage, ce monde même. Mais qui ne peut être tenu et transmis et mis en œuvre que dans l’espace tribal ; dans la mesure où chacun y demeure à portée de voix. Espace tribal qui perdura longuement antérieurement à l‘époque historique humaine ; antérieurement à l’écriture, lorsque les échanges eux-mêmes adoptaient une voie significative et cérémonielle.

La déclinaison de nos règnes, royautés et empires tentèrent de réguler sous l’égide d’un seul ou de quelques uns, la parole, mais confisquée ; amenant une paupérisation langagière parfois quasi intégrale du peuple. Et qui se manifeste intégralement dans la suprématie sans contexte de la dite « culture » ; réservée à et par et pour une élite ; soit dogmatiquement par une caste sociale, soit plus subtilement par quelques-uns occupant et investis dans les stratégies intellectuelles et intellectives.

La confiscation de la parole est aussi la séparation sous-jacente de tous envers tous, et de toute chose hors de toute chose ; par quoi plus aucun, ni rien ne s’entend ; ça parle mais la parole n’organise plus le flux global de l’humain ; en fait il n’est plus même de globalité mais une dispersion de tous les êtres.

Dispersion qui est pourtant régulée quelque peu par la rationalité ; qui se fonde sur la séparation radicale de tout et de tous, mais qui dans le même temps relie intellectivement les choses et les êtres dispersés.

Ceci pour installer la Loi ; la loi est le code du message en tant qu’explicite et comme tel à la vue de tous. Mais la loi si elle fixe les règles, ne relie pas le vivant, le mouvant ; elle découpe. La loi (de droit) ou les lois (des connaissances et des systèmes esthétiques par ex) cautionnent des êtres, des objets, des unités, des configurations, mais tout ceci dans la stricte observance de codes précis et séparés.

Il est donc un méta système qui régule et fonde les dispersions ; celui de la séparabilité intégrale médiée par les codes et les systèmes attenants.

Or cependant de même que l’inconscient remonte de l’individuel jusqu’à noyauter ses fins explicites et explicitement conscientes ; de même il est une non conscience qui se glisse partout entre les codes et les systèmes (tous limités et jamais régulés globalement) et qui parcoure invisiblement les détails comme les ensembles impensés. L’entre-deux est envahi par son individuel inconscient comme les finalités humaines globales ont glissé hors de tout contrôle. Le contrôle, tout relatif, ne s’exerce que dans la partie médiane des êtres et des choses, des organisations et des relations, de l’inter individuel et des échanges (eux-mêmes incluant donc les productions de ce qui s’échangera).

Tout cela est rejoint, dans ses fins conscientes, par ses inconscients et la pauvreté de sa réflexion de l’humain sur soi nous confond de son  immense lassitude.

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La Parole contre le Un

27 Mars 2010, 21:46pm

Publié par zwardoz

L’humain se tient du langage ; mais le langage, à sa source, est transmission, en vue de l’action coordonnée ; il est donc identification ; ce que je dis retentit dans l’oreille de l’autre ; je m’entends parler dans l’oreille de l’autre ; je me substitue à l’autre pour comprendre ce que je dis , au sens où il faut impérativement que l’énoncé soit transmis ; les règles de compréhension sont donc immédiatement partagées ; ce qui veut dire qu’elles sont « entre les deux » ; cet entre deux est à soi-même explicite, mais il n’apparait pas tel à chacun séparément ; dans l’acte de parler on saisit ce que l’on dit, mais non pas nécessairement et même rarement comme on le dit ; le code n’est pas explicite, les liens sous entendus ne sont pas présentés, le global est estimé à vue, la situation même est déjà-là et la parole vient s’y inclure, de même le corps, la manifestation complète des signes, nous y sommes en présence(s) et ces présences, diverses, n’entrent pas non plus dans le contenu transmis.

A l’inverse, l’hypothèse de rationalité tient en ceci ; ce qui est, tient dans ce qui est dit. Il n’y a pas, (il n’y aurait pas, nulle part et en aucune manière), de débordements, d’excès ou d’en-plus.

La rationalité est donc la rupture absolue dans la parole ; en tant que la rationalité définit un code explicite, qu’il doit être rigoureusement activé et entrer dans la composition même du message ; qu’il se transmet non en tant que la situation s’en offre le donné, mais en tant qu’il recompose la situation selon son code ; et non pas en ayant comme substrat l’identité naturelle de ce qui est dit en tant que cela est perçu, mais ayant en conscience la séparation radicale de tout.

La Parole est la formation de la totalité comme une, sa formalisation (le langage est un ensemble différentiel complet ou qui tend à la complétude ; tout énoncé est proposé en tant qu’il s’explicite dans et par l’ensemble de ce qui est énonçable) ; totalité une, mais une en tant que flux ; le flux est « ce qui s’échange » ; chacun alimente la totalisation toujours en cours.

La raison est l’imposition dans le flux de la parole, de quelques « Uns » ; toute prononciation y brise le flux et devient en soi une unité ; laquelle unité séparée dés lors réclame une définition ; cad la mise en transparence du code qui permet d’énoncer cette proposition.

Ce qui se nomme la raison ; la procédure de tout énoncé.

Mais si chacun est appelé à manœuvrer les unités séparées, chacun dans le même temps porte encore son être dans la Parole unificatrice immédiate ; la raison, la rationalité, la séparation de tout, est pour chacun extérieure ; la parole reléguée en chacun se nomme Inconscient. C’est le glissement perpétuel de toute intentionnalité explicite dans les replis de toute intention implicite. Compte tenu que l’implicite est continuellement en repli hors-de.

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Le nez dans le guidon

14 Mars 2010, 01:16am

Publié par zwardoz

A quoi sert le vécu ?

À éprouver, au sens de mettre à l’épreuve. Il nous est donné un certain laps de temps pour découvrir ce qu’il en est. Jusqu’à quel degré de fusion est-il possible de coïncider avec ce qui est ?

On reconnaitra peut-être le challenge nietzschéen ; l’approbation qu’il ya d’être seulement ce que l’on est. Laquelle acceptation est la porte grande ouverte à la réalisation intégrale du possible que l’on est soi-même ; en effet comment pousser l’être que l’on est, si l’on continue de désirer ce qui est irréel ?

Nous voici donc en présence de l’irréel ; mais sous deux formes ; d’abord en ce que l’on peut s’illusionner de soi ; peu importe, le vécu aspirera notre psychologie. Ensuite en ceci ;  que l’on cessera d’être la personne que l’on est ; et c’est déjà beaucoup plus intéressant.

On traitera la personne que l’on est comme un processus ; non pas une identité personnelle, mais une personnalisation. Une synthèse, parfois hâtive, des nécessités, des arbitraires, des finalement contingences ; on nait selon ces événements, mais ils auraient pu être autres…

Rien de ce que l’on est de synthèse bricolée, n’est planté dans le réel. Ça « est-là » ; comme n’importe quelle chose ou objet ; on en emboutit simplement un Sens ; dans lequel on essaie de pousser un rendement fécond ; comme si cela était une destinée, une attente, une vérité en un mot qui soit réalité.

Or ça ne se convainc pas ; et c’est cette incompréhension qui revient ici et là, hanter quelques uns, et souvent quasiment tous, si cela parvenait à l’expression effective plutôt que de se reclure dans l’impensé, le non explicitement conscient.

C’est que la vérité est autre, quoi qu’on fasse, autre que la réalité ; le plus surprenant étant qu’au fond la vérité n’a pas besoin de la réalité ; en un sens, elle est plus réelle que toute réalité ; qui sera toujours particulière, contingente et partielle, unijambiste. Or notre être ne l’entend pas du tout ainsi ; ce qu’il vise c’est l’universel. Cad ce qui vaut absolument pour tous et partout ; hors cela, ça ne vaut pas ; ou ça vaut relativement, certes, mais de ce point de vue universel, ce relativement est absurde. Que ce point de vue universel soit constant, impératif et imposant, même dans le plus incongru vécu, n’apparait pas nécessairement à tout un chacun.

Il n’est pourtant pas suffisamment de tout un vécu pour expérimenter ce qui, universellement, déjà fût historiquement voulu et déployé ; l’ensemble des faits et gestes, représentations et systèmes de signes ayant valeur universelle.

Le nez dans le guidon, le moi, la personnalisation obtuse (mais nécessaire et légitime d’un autre point de vue et même résultat et fondateur d’une telle historicité) dont nous sommes l’objet, ne voit rien.

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L'être de l'homme

7 Mars 2010, 18:45pm

Publié par zwardoz

De ce qu’il en est. L’homme se tient dans la fascination de l’objet de son désir ; il s’aveugle structurellement ; il suit en cela la nécessité naturelle ; elle lui donne les causes largement suffisantes, mais ça n’est pas cela l’effet structurel ; il tient en ce que se mobilise toutes les perspectives en une seule réalisation qui tient de par soi ; cad qui ex-siste. L’ex-sistence, c’est l’unité interne de l’objet ; cette unité dont on ne voit jamais le bout du tunnel ; parce que l’unité d’un objet est sa composition, sa multiplicité (diverse) et sa pluralité (ordonnée), et qu’outre ces schèmes, cette unité n’est pas. Aussi est-on considérablement surpris lorsque cette unité s’avère être une tromperie, un mensonge ou une illusion ; cad en fait une simple partie de ce que l’on supposait être un Tout réel et agissant.

Le mensonge, l’illusion ou la trahison s’affecte de simple partie du tout, en ceci qu’illusion ou mensonge ça se réduit à un simple être composé, qui éloigne définitivement l’objet de son secret, de ce tout agissant et réel qu’il paraissait être, que l’on supposait qu’il soit.

Pourquoi estime-t-on le tout comme Un et réel et agissant ?

Parce qu’on lui suppose une unité réfléchie. Susceptible de compréhension ; d’être comprise ou de nous comprendre. Etant entendu que l’être de l’homme n’est pas le désir, mais le savoir. Que ce savoir est sa plus profonde expression. Il est donc aperçu dans le monde, un objet qui satisfasse ce savoir possible.

La philosophie sait localiser le dit savoir ; elle est la compréhension de cette capacité même ; et ne peut être trompée par un objet quelconque ; elle ne peut que s’illusionner elle-même, mais dans la disposition cependant de ses processus critiques ; et elle fût dès le début ce processus même de doute radical.

Elle localise le savoir dans ses formes possibles, mais l’individuelle conscience de soi peut tout à fait s’enliser dans le désir d’un objet du monde qui agglomérerait le savoir-être ; en ceci ; que l’individualité est un corps, et qu’elle sous-entend toujours que le savoir soit à l’identique ; cad un corps et donc le savoir intégral de ce corps ou à tout le moins son unité ; laquelle pour chacun est cachée. Cachée parce que le corps ne dispose en fait d’aucune unité ; il est un assemblage (qui ayant à répondre à quantité d’informations, est une unité de totalités) ; mais l’esprit ne peut que supposer que cet assemblage ait une unité « en soi ».

Il apparait clairement que l’unité en question, c’est celle de l’esprit même ; il n’y a pas d’unité ailleurs pour l’esprit du savoir que l’esprit lui-même ; et encore, ceci en de certains sens très précis.

Aussi tout désir déporté dans le monde peut certes parvenir à quelques finalités, mais non pas remonter jusqu’à la connaissance de soi en tant qu’il est structurellement le Savoir même. Lequel « soi » n’est nullement évident ; il est en cours de création parce que d’expression.

La primauté de l’expression tient en ceci ; ce qui est dit, fait-être l’être de l’homme.

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La philosophie dans l'ensemble pensable de la réalité

19 Février 2010, 23:31pm

Publié par zwardoz

Sans explication ; ce qui nous est le plus naturel, le moi, la personnalité, la personnalisation, est l’effet et le résultat de l’universel ; qui se crée philosophiquement comme étant l’idéal humain du Savoir. La réalisation concrète de l’universel n’est pas l’Etat, hégélien, mais le vécu d’une personnalité humaine ; en tant que tel cela s’est installé si universellement et naturellement, qu’il a légitimement conformé un monde à soi. Ce qui constitue l’acquis historique dont précisément les pouvoirs tendent à démonter, abaisser, détruire, exploiter, manipuler, contrôler tous les flux.

Il ne peut s’agir en aucune manière de remettre en question la légitimité historique (cad ontologique) des personnalités libres et créatrices de leur vécu ; en ceci, l’hypothèse communiste ou toute organisation sociétale qui réduirait l’ampleur du vécu, lié à lui-même, est exclue ; le vécu est littéralement le lieu de la réflexion. Cad qu’il ne peut exister de compréhension supérieure si tout un chacun, tout-un-chacun comme concept en somme, n’y prend pas part active.

La question est donc de déterminer ce qui s’affronte et se réalise ou se nie et se renouvelle dans l’unification du vécu. Le grand mensonge est que ce vécu disposerait d’une essence close, fermée sur elle-même ; alors que tout démontre que cette essence est multiple et susceptible d’un devenir. C’est cette plasticité qui interroge finalement notre identité certes personnelle, mais fondamentalement humaine ; on ne sait pas jusqu’où l’humain peut s’étendre. Ce qui est poursuivi est essentiellement le degré d’organisation qui peut être réalisé et son épaisseur ; entendons par son épaisseur, sa densité et son augmentation et son approfondissement. En quoi consiste l’humanisation qui prit ce chemin absolument nécessaire de la personnalisation ?

C’est qu’il s’agit de soulever le poids extrême de la réalité ; ce qui vaut pour la science et la technique vaut également pour la détermination humaine de l’humain.

Rappelons que c’est au sortir de la Parole comme institution majeure et déterminante que s’est refondée l’essence de l’homme ; quittant la Parole (et donc la totalisation du monde tel que donné immédiatement mais repris dans l’ensemble des échanges sensés et partagé en tant que sens), c’est la rationalité qui prend en charge d’une part le langage et d’autre part la transmission.

Ceci au travers d’une technique absolue ; l’écrit.

L’écrit est ce qui brise la transmission et autorise la formulation de soi comme interface généralisée de toute parole transformée en signes. Le signe est le résultat de l’écrit ; mais il s’inscrit en chacun ; de sorte qu’il permet de lier en rapport non plus « ce qui se dit » entre tous, (et auquel cas le collectif fonctionne comme traitement de l’information, ce qui est exprimé est collecté et confronté) mais ce dont chacun est le témoin et l’acteur.

Il s’agit donc d’une sortie du monde tel que donné et tel qu’il pouvait être compris immédiatement dans simplement le langage en activité sans que sur ce langage parvienne une réflexion.

Mais alors s’est dressée la problématique cruciale ; si le langage est réfléchi, littéralement, c’est sur quoi ? En rapport à quoi ?

Puisque ce qui se pose comme question est la fondation voulue, volontaire, décidée, objective de ce qui dans la Parole était simplement orchestré par la pratique commune dans un monde accepté tel quel. Dans l’écrit, dans la technologie mentale associée, dans la réflexion, on entend mettre en œuvre consciemment un par un ce qui est dit, ce qui est transmis, ce qui est pensé, et de calqer la pratique sur cette mise en œuvre distante.

L’ensemble du dispositif est décrit philosophiquement de A à Z par la philosophie elle-même au travers de son historicité (il s’agit d’un Savoir sinon accumulatif du moins d’un savoir approfondissant) ; le plan sur lequel s’exerce ce dispositif (de connaissance volontaire du monde qui n’est plus « un monde particulier issu de pratiques communes » mais « le monde tel qu’en lui-même ») est exposé diversement tel qu’il peut être exprimé par un esprit cohérent et ayant à charge de disposer au-devant de soi une cartographie temporelle, spatiale mais surtout métaphysique ou-puis ,ontologique de ce qui est. Tel quel.

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Tour de table philosophique

7 Février 2010, 00:22am

Publié par zwardoz

De la philosophie qui bascule de l’autre côté du monde ; le seul discours humain, organisé, qui passe outre le donné et l’inscription dans le donné ; quel qu’il soit ; celui du vécu propre à chacun, de sa sociétalité particulière ou de sa culture particulière. 

Du vécu, on extrapole le sujet. De la sociétalité, on extrait l’universel. De la culture, les expressions en deviennent la fonction monde.

Hors donc de la psychologie, des groupes ou des symboliques.

Reste ; le sujet, le signe et le monde-même.

Soit ; l’art, les sciences, la philosophie ; des systèmes de signes qui manifestent les présences du monde-même pour n’importe quel sujet.

La théorie du sujet est l’effet et les résultats même de la philosophie ; au sens où citoyen, individualité ou conscience de soi sont les résultats historiques d’une combinatoire culturelle spécifique (et non pas particulière réservée à telle ou telle culture).

Dans ce chamboulement, les mois, qui sont l’existence effective, historique, du sujet dans ce monde, sont effroyablement perdus ; tout leur être est encore soudé dans le symbolique, le groupe, la parole, le donné et le spontané ; mais le sujet, duquel ils tiennent leur unité (dans la reconnaissance constitutionnelle ; citoyen ; constitutive ; individualité personnelle culturelle ; constituante ; le vécu et son destin), le sujet ne cesse de les exporter bien au-delà de leur simple vie.

La simple vie est ce qui aimante, alimente, finalise tout vécu si celui-ci ne s’est pas voulu lui-même activement. Si il se veut activement, ce vécu doit se dire ; s’exprimer dans des systèmes de signes ; te en tant que tel retrouve comme sujet réel ce qui le constituait comme sujet passif (constitutionnalité imposée dans cette sociétalité qui est la nôtre.

Devenir du passivement reçu, à l’activement voulu, impose que tout-un-chacun prenne la forme de sujet ; via l’art, et la culture, la science ou la philosophie, mais aussi via les formulations politiques ou morales de l’engagement.

Il apparait clairement alors que si l’universel, le sujet, est bel et bien actif, ça ne se fait pas sans le devenir du statut des tout-un-chacun. En somme du salarié, formule contemporaine du fameux prolétaire.

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Un + Un = Un

27 Janvier 2010, 21:55pm

Publié par zwardoz

La philosophie n’est absolument ce que l’on croit ; il ne s’agit en aucune manière de résoudre les réalités à une unité close. La philosophie a inventé ou plus exactement promu le Un comme idéal, mais cela ne peut pas être entendu comme le Un qui résumerait tout. Ça n’est pas le rouleau compresseur ; c’est ensuite seulement que, peut-être, des dogmatismes ou de certaines philosophies officielles, en usent à d’autres fins que philosophiques ; sociétales essentiellement ou sectaires.

Mais de par lui-même, le Un n’est pas l’objet tel que désiré par la philosophie, mais est l’outil qui permet de déplier les réalités ; depuis que la philosophie lance le projet, il n’y eut jamais autant de réalités reconnues dans leurs unités propres. Quelles que soient les déclarations et prolégomènes de toute pensée (de l’arbre de toute science au savoir absolu) , de toute œuvre, ce qu’il faut noter, c’est le résultat de toutes ces avancées ; de ce que l’on définisse que le Un c’est ceci ou cela, il en résulte que l’on expose tout à la contradiction et donc à exprimer encore et ailleurs et autrement d’autres manières d’y être, engendrant la multiplicité.

Le un est ce qui brise la parole ; sa forme exacte est l’écrit ; ne s’adressant à personne en particulier, l’écrit est de fait universel. Il faut donc apposer côte à côte la parole qui est tout, qui parle-tout à quelqu’un en particulier liant des échanges et globalisant, calculant les échanges d’une communauté donnée, au Un qui écrit. En fait au Un qui dispose de signes en système cohérent et qui tient de par soi ; mais à cette condition ; que le dit système soit en accord non avec une expérience humaine partagée (qui trouve toujours sa synthèse dans la transmission et non dans la véridicité) mais avec l’expérience du monde même.

Ce qui implique donc que l’individualité, la séparation, la division selon le Un, c’est cela qui fait-exister le monde pour nous. Un monde qui n’est pas pris dans l’échange global ; mais qui de ce fait permet la multiplication indéfinie des échanges , froids, extérieurs, non sensés, qui ne se pensent plus globalement (comme la parole anthropologique pensait globalement toute la réalité).

Le un est en l’écrit, ce qui pousse à l’exigence ; que les signes d’un système cohérent élaboré individuellement (esthétiquement, éthiquement, législativement, mathématiquement, conceptuellement, etc) que ces signes soient tous, séparément, uns.

Or il se trouve que le Moi, psychologique, ne sait pas exister selon le Un ; il est encore selon la Parole.

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