Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

Le sujet non-abstrait

24 Mai 2009, 21:51pm

Publié par zward

L’esprit ne s’intéresse ni au bien, ni au mal, au bonheur ou au malheur ; il est seulement curieux.

La révolution universelle n’est pas encore achevée. Il est probable que les êtres humains ne sont pas suffisamment intelligents pour en poursuivre le projet.

Le discours est créé dans le langage humain, et peu à peu remodèle toute l’humanisation. Du discours on s’aperçoit qu’il est pour-un sujet, cartésien. A partir de l’évidence du sujet on peut penser puis appliquer la révolution universelle ; qui crée l’Etat et la société civile autonome. Des deux s’élabore la continuation du sujet mais existant, vivant dans le monde ; en tant que Moi.

Le moi dispose d’un vécu autonome dont il profite bien. Mais aussi quoi qu’il fasse, et parce que de statut il est un, il peut être considéré comme « unité de traitement de l’information » ; unité strictement individuée et dont la dénomination « unité de traitement » ne dit presque rien. Qui désespère du reste d’être individualisée certes, mais doté de bien peu de moyens pour poursuivre l’universel qu’il incarne pourtant, et du même coup continuer sa propre aventure, destinée, devenir.

Qu’il ne soit pas possible de devenir, pour tout moi et n’importe quel moi, constitue le nihilisme qui s’appesantit ici et là. Il prouve seulement l’impossibilité d’imaginer une continuation de cet universel déjà acquis. Puisqu’il est bien évident au fond à tout le monde qu’il ne peut exister d’histoire humaine en dehors de l’universalité de sa représentation.

Il n’est donc pas du tout de « crise », de décadence ou de manque maladif ; la pensée occidentale conduit invinciblement ce qu’elle doit amener ; l’esprit ne cherche pas le bonheur ou le malheur, le bien ou le mal, il les contient mais c’est autre chose qu’il crée.

Or, si l’on suit bien, le moi est l’incarnation, cad la réalisation effective, de l’esprit. Ce par quoi l’esprit, cad la représentation en général et en particulier, devient réelle ; où il appert, mais on le savait, que l’esprit n’existe qu’intentionnellement ; individuellement parce que l’intentionnel n’existe qu’en un individu, le non divisé, ni divisible parce que l’intentionnalité contient toutes les divisions possibles.

Voir les commentaires

Le discours d'une part, le sujet d'autre part

17 Mai 2009, 18:30pm

Publié par zward

La finalité philosophique est donc de parvenir à la suspension de tout jugement définitif. Parce qu’il n’est pas de contenu à notre être ; rien ne le comble, ne remplit son vide formel. Pure forme cependant celle-ci peut être décrite ; et même légiférée ; elle s’est avérée si puissante, cette forme, qu’elle constitue le fondement de toute société humaine développée. Forme démocratique qui privilégie la non vérité des contenus au profit de la formalité des libertés. Forme également personnalisée qui interface chacun dans sa rupture propre et non reliée à quoi que ce soit. Formulation culturelle qui démultiplie la prodigalité des signes, signaux et inventorie le potentiel de tout puisque ne tenant à rien, existant comme forme pure.

Il est difficile de ne pas caricaturer ; et il ne faut pas se fier au dogmatisme de présentation des philosophies ; on ne peut pas ajouter à chaque fin de phrase ; « à mon avis », « hypothétiquement ceci et cela », « il se peut que ». Et préciser cela, ça n’est pas confesser qu’en toute philosophie il n’est question que d’une opinion, « je crois que », mais c’est bien affirmer que c’est cette opinion spécifique qui fait loi … et, bien que simple opinion, de telle hypothèse on peut affirmer qu’Il n’y en a pas d’autre possible ; si l’on s’y tient, si l’on tient à ce que l’on dit.

Tout est dans le « tenir à ce que l’on dit » : ce qui est énoncé se tient dans une certaine mise en forme, cohérence, finalement une correspondance. Si on accentue cohérence, on se stabilise dans un discours ; si l’on pousse vers correspondance, on aboutit à la phénoménologie.

Le discours est ce par quoi seul il est possible d’énoncer ; si on sort du discours cohérent, on ne sait plus ce que l’on dit, et ça ne sert à rien. La phénoménologie consiste à décrire ce qui est tel que cela se présente à soi.  La possibilité d’un discours unique, pour tous, fonde l’universalité ; sinon plus personne ne sait plus de quoi l’on parle. La phénoménologie autorise quiconque, chacun, à décrire, sous la forme d’un discours universel, compréhensible, ce qui lui arrive, ce qui lui survient. La phénoménologie est pratiquée d’un sujet ; ce qui augmente considérablement la possibilité d’un discours cohérent. Phénoménologie qui était déjà dans l’obtention du discours par Socrate redistribuant les articulations du langage et de notre attention dans les mots.

La plupart des caricatures s’attaquent au discours ; on en réclame une subjectivité que l’universel écrase, parait-il, sans voir que cette subjectivité clamée n’existe que dans un ordre humain auquel l’universalité a imposé la liberté de chacun ; on n’a accès au discours cohérent qu’en tant que libre ; la cohérence n’existe pas sans compréhension , et chacun  ne peut comprendre que libre ; le discours, universel, pose donc son argumentation comme discutable, sinon le discours n’argumenterait pas (Socrate).

Mais le discours-seul, un, total est dépassé depuis au moins Descartes ; qui inaugure le discours en tant que perçu d’un point de vue ; celui du sujet.

Ainsi de même que le discours rend possible la construction d’un monde humain partagé (parce que l’on comprend ce que l’on dit ; entre nous et quant à la nature, aux objets, aux mesures, aux sciences, etc), pareillement Descartes permet l’horizon d’une construction du sujet. Lequel devient une aventure ; et comporte instantanément la révolte ; il est dans l’essence même du sujet de se révolter. Et donc Nietzsche est parfaitement l’expression véritable de cette révolte et du cheminement d’un sujet en cours de construction. Le tout est que l’on ne sorte pas du discours, de la cohérence ; et Nietzsche ou Heidegger (qui peine comme un malheureux à « énoncer ce qu’il doit énoncer ») ne sortent pas de la cohérence exigée.

Pour le sujet, la cohérence est vitale ; s’il cesse de vouloir (ce que nommément, argumentativement, il veut), il n’est plus. Si il n’est plus le maitre de ce qu’il énonce, le monde s’en empare, les autres le lui volent, les objets l’absorbent, les désirs l’envahissent.

Il est en somme un rond-point qui doit être occupé, territorialement, et si ça n’est pas le sujet qui parle, « on » le parlera. De même que les sciences ne pensent les déterminations, les causalités des sujets, de la biologie à la psychologie, que de ce point de vue qui se veut, à toute force, extérieur. Sinon ça ne serait ni observable, ni a fortiori pensable. Tous nos énoncés se situent, même anti humanistes ou nihilistes, naturalistes ou déterministes, logicistes ou empiristes dans le point de vue du sujet.

Voir les commentaires

Du libre sans intelligence d'aucune sorte

10 Mai 2009, 16:20pm

Publié par zward

D’une part l’universel est réalisé (Hegel) ; sous la forme de l’Etat, et des statuts institués, notamment des individualités mais aussi sous la forme du discours parfait, achevé, absolu ; hégélien. D’autre part en tant que l’équivalence généralisée est obtenue via l’argent (Hegel, Marx, Baudrillard) ; tout est équivalent dans un échange intégral ; opérant ainsi un moyen absolument parfait de toute activité.

Il est bien certain que la propriété privée de l’argent vînt radicalement se révéler ; l’argent appartient non pas à l’Etat mais, on s’en rend compte, à la domination de quelques uns. Que le processus puisse sinon s’inverser ou au moins se réguler, cela signifie que l’Etat se réapproprie l’argent et que se réduise la domination. Ce qui n’a de sens que si l’argent redevient une répartition plus exacte et que l’on sache individuellement en user.

Dans la mesure où l’efficace de l’argent n’est pas seulement d’échanger, mais d’investir, il est pensable que les charges d’investissements, au lieu d’appartenir à quelques uns, qui concentrent et développent le potentiel sans qu’aucune réflexion soit articulée ; sinon celle prétendue du marché ; que les charges d’investissements comme les principes de l’échange puissent être réorganisés ; ils se déploient sans loi, et l’économie investigue l’ensemble comme un donné, une naturalité, un objet qui serait en soi et tel quel ; il n’est aucune régulation envisagée, probablement parce qu’il serait extrêmement complexe et nécessiterait surtout que les acteurs intègrent une série de régulations, un comportement non pas moral, mais précisément pragmatique au sens où ce pragmatisme comporterait lui-même une compréhension des enjeux, des vrais enjeux et non seulement des mises de jeu strictement personnelles ; complexité réglée en partie alors par des comportements intelligents et coordonnés.  Le désordre incoordonné des investissements n’est rien d ‘autre que l’absence de pensée, de savoir, de finalité, d’intentionnalité manifeste ; de même qu’il n’est aucune finalité au développement individuel, sinon de se consommer soi. Et la consommation (la transmission, la communication, la production, etc) des objets ou des autruis n’est rien d‘autre que l’absorption dévoratrice de ce vécu comme « là », cad gouffre négatif de toute conscience réelle de soi. Là où la réflexion s’affaisse dans la pauvreté et l’indigence de pensée.

Or donc le moi, la personnalisation comme principe pourtant effectif, s’enfonce dans le gouffre de sa propre absorption ; il n’est aucune cesse aux désirs, envies, représentations de soi, des autres ou des objets ; c’est le domaine de l’indéfini, de « ce qui ne sait pas se limiter, ne sait pas se mesurer ». Qui attend du monde, des autres, du vécu, qu’un signe paraisse qui nous résolve l’être …

Hors de toute mesure, le moi s’indiffère et ne parvient pas à passer outre sa propre liberté ; laquelle non maitrisée, parce qu’inarticulée, au propre comme au figuré, retombe dans les immédiatetés, les indéfinis commentaires et interprétations de ces immédiatetés ; corps, objets, autruis, images, décisions, organisations, représentations culturelles, les  techniques et technologies ; l’ensemble de tous les moyens (de communication, de transmission, de production, de consommation, de personnalisation) s’absentent dans une in-finalité.

Dans l’indéfini qui n’est pas sa propre mesure, sa propre rigueur, son autonome exactitude, sa mesure décidée.

Le moi ne sait pas quoi faire de sa liberté ; il ne lui vient pas que cet être libre contient déjà quelque chose qui n’est pas, pas du tout, son vécu, son idole, son attachement, son adoration continuelle, mais est bel et bien la suite, la perfection, la volition de l’universel, que le moi déteste, hait, vomit, qui lui répugne de tout cœur, duquel universel il tient pourtant son statut et donc son être mais qu’il a oublié en substituant sa formulation personnelle à la forme libre exacte de l’universel incarné, qu’il est par en-dessous les miasmes de ses vécus. Une liberté ne peut pas ne pas être intelligente, intellective.

Voir les commentaires

Le renversement potentiel de l'argent

6 Mai 2009, 22:15pm

Publié par zward

L’humain subit donc la loi d’airain de la séparation de tout. Il se retrouve ainsi individuellement centré. Il est bien évident que toute description de cet ego fonctionne aussi en sens inverse ; elle ne cloisonne pas l’unité individuelle seulement, elle l’explose dans plus grand qu’elle. Décrie le Moi, c’est le prendre forcément selon cet autre point de vue ; celui du sujet. Qui est, bien entendu, bien compris, à supposer que nous soyons en mesure de le comprendre tel qu’en l’état, un point de vue Autre.

Que l’altérité s’enfonce bien au-delà du Moi, indique la force d’un décentrement qui débouche on ne sait sur quoi, et qui pour être appréhendé nécessite une technologie idéique relevant de la philosophie en ceci ; que la philosophie pense l’ontologie de l’être (naturel, mondain, humain, individuel, etc). Le moi est donc ce qui s’ouvre vers un espace interne/externe qui donne dans /vers le donné pur et simple.

Mais il est aussi une autre facette de l’organisation humaine de l’humain en tant qu’individué. C’est la monnaie, l’argent. En tant que forme universelle, vide, neutre, pur moyen, et dont la possession ou la non possession marque totalement la domination ou la soumission au sein du hiérarchique ; au point que l’on peut dire ; tandis qu’auparavant le hiérarchique, seigneurial, par ex, existait et dominait toute autre organisation, maintenant c’est la possession de l’argent qui détermine la dite hiérarchie.

Or il forme évidemment l’inégalité ; mais auparavant l’inégalité n’existait pas… Il était impensable de remarquer que le seigneur était privilégié par rapport au serf ; c’était de fait la définition même. L’inégalité se dévoile face à une égalité ; aussi fut-elle immédiatement dessoudée de ce qu’abstraitement tout homme en vaut un autre. Mais la concrétisation de cette égalité/inégalité est l’argent.

Si l’argent est la mesure remarquable de l’inégalité ; il est aussi le potentiel si visible de l’égalité…

Autrement d’une manière générale ; tout ce qui fonde une domination, moyens de production, moyens de communications, moyen d’échange, l’argent, fonde aussi la mesure susceptible d’être rapatriée... Là où elle se doit ; en chacun. La monnaie peut devenir cela même ; son opposé. De même que le Grand Profit sût installer tous les canaux, moyens de diffusion, de son idéal propre, ces mêmes canaux sont capables de porter tout autre sorte d’idéaux ; et ouvrent grand l’histoire en tant qu’historicité à la mesure de chacun ; puisque chacun est le point d’aboutissement de ces flux, et enfin chacun la source, même infime, de ces devenirs potentiels.

Voir les commentaires

Le moi et son symbolique, le sujet et ses signes

23 Avril 2009, 20:28pm

Publié par zward

Le langage et le groupe humain s'emmêlent et s'imbriquent mutuellement de sorte que l'ensemble fonctionne comme computations globales traitant le donné et ayant pour vérification la transmission des uns aux autres ; en quoi ce système constitue le symbolique. Tous se reconnaissent dans le même système symbolique ; qui est partagé entre tous comme machine réfléchie entre-tous.

Mais dans le langage et le groupe quelques-uns inventent un sous système qui deviendra bientôt le méga système solutionnant tous les langages en son discours. La philosophie quitte le giron du groupe et commence de désolidariser le langage et de le recomposer selon une autre densité que celle connue du symbolique.

La philosophie est l'arme décidée qui transforme le symbole en signes. Les signes tiennent leur être de leur cohérence et forment ainsi un discours unique et total. Non par ambition démesurée mais parce que ce qui prédomine dans ce système c'est la cohérence qui réclame de tout identifier (sinon il en manquerait) et que cette totalité soit compréhensible, cad une. De la cohérence découle l'uni-totalité du discours.

Il se révèle ensuite que ce discours porté à son maximum de réalisation débouche d'une part sur le monde, (qui deviendra objets de sciences) et d'autre part existe pour-un sujet. Descartes imprime expérimentalement le départ d'une seconde révolution ; le sujet est au centre (mais il ne peut se passer d'un discours cohérent pour être le sujet qu'il est) et le monde existe, mesurable et en soi (hors du champ du discours uni-total ; il nécessitera pour être penser ces autres sortes de signes dénués de symbolique, que sont les mathématiques).

Nous quittons de cette façon la vie symbolique qui se réfugiera dans l'intériorité, tandis que l'extériorité est livrée à une gigantesque objectivité. Laquelle est la vision perceptible à partir du sujet ; lequel n'est pas du tout le moi, mais est l'opérateur de toute cohérence (fondée sur le modèle du discours uni total ayant conquis absolument la réalité humaine).

De ce point de vue et bien que le moi, le vécu, soit l'effet conclu sinon concluant du sujet, le moi n'existe que de haïr la pensée ; dont il sent bien qu'elle le confronte avec ce dont il ne peut supporter la vue encore moins l'idée ; que le moi comme tel n'a pas de destinée, pas de sens, pas de vécu symbolique et qu'il est grosso modo une construction de signes non symboliques.

Or cela ne l'arrange pas ... parce que le moi , lui, pour se saisir de soi, pour mener une vie, pour emplir un ou des vécus, a besoin, réclame de fonctionner selon le symbolique... Que cela fasse Sens, son existence. Et ça ne peut pas. Non seulement il est abasourdi par la réalité qui n'est pas de signes, mais surtout pas de symbolique, mais qui est autre, entièrement autre et plongée, immergée d'altérité. Mais de plus il est, le moi, démantibulé du dedans ... par son être.

Le moi finalise une essence (« moi » tel que je suis et ne se dit pas mais se vit d'affects et de symbolique), mais il se tient d'un être, d'une structure, d'une forme (vide et plein de dents).

Voir les commentaires

La société du spectacle 2

9 Avril 2009, 21:08pm

Publié par zward

Si la société humaine selon Debord est happée dans et par le spectacle, il faut y entendre la représentation ; la représentation humaine de l'humain, cad ce par quoi l'on se sait.

Comme il se tient sur la position hégélienne, celle du savoir, celle du discours comme un et cohérent et total, qui conçoit l'être humain par et selon (et peut-être) pour le Savoir, la culture, les signes ; en tant que l'homme se réalise, parvient à exister tout son être tient en et par seulement le concept, la conscience qu'il a de soi, cad la conscience qu'il Est. Comme il part très exactement et en parfaite continuité philosophique de Hegel, (toute philosophie ne peut que se fonder en et par Hegel), il s'affole de s'apercevoir comme la conscience, le concept de l'homme par lui-même, non seulement ne lui appartient pas, (en quoi le prolétariat est la conscience qui devait , point de vue marxiste exact, aurait du être la vraie conscience de soi  de l'être humain), mais est de plus et dorénavant le concept de l'homme, « produit » ; causé entièrement de ces moyens objectifs que sont la représentation spectaculaire de l'humain.

Le spectacle est ce qui est-devant ; il est bien évident qu'alors cela s'adresse non pas à l'intelligence, mais à la perception ; le spectacle est un comportement extérieur conformiste et même bien plus que cela, duquel nous nous calquons, que nous prenons objectivement (puisque c'est dans l'extériorité) comme vrai ; il est de fait, dans le fait brut lui-même, réel, donc vrai ; il existe une croyance immédiate et absolue, une adhésion totale à sa vérité. Laquelle ne passe pas du tout par le jugement ; si il devait être jugé, le spectacle s'écrirait comme « société du spectacle » ; en ce sens le livre est incontournable. Bien plus que conformiste, parce qu'il est le vrai absolument ; de même que l'on ne saisit pas cet arbre comme irréel, on absorbe la quantité phénoménale d'images et de proto-comportements, comme tels, tels qu'ils sont ontologiquement si visibles.

Les moyens de productions sont parvenus en une telle puissance, qu'ils créent la société humaines dont ils ont besoin ; ce ne sont pas les gouts ou les besoins des gens, des corps, des psychologies qui élisent les productions ; ce sont les productions qui imposent tout inversement la réalité humaine nécessaire ; en ce sens toute la substance humaine est produite par les moyens de production. Quand bien même il peut exister des dé-goûts spontanés, des refus, ou d'autres choix élus, la pression des moyens organisés de production est en elle-même puissance unique. Les moyens sont de fait organisés ; tandis que les divergences, les différences sont dispersées, sporadiques, canalisées et puis recomposés selon les flux productifs pré-ordonnant tout ce qui est humainement exprimé, exprimable.

Or la réalité humaine est « ce qui s'exprime ». Cela c'est son être.  Ce qui l'emporte en ce cas, c'est l'organisé ; comme il n'est aucune organisation strictement individuée, mais seulement des moyens de propagation de l'expression qui conditionnent cet exprimé ; il n'est aucune pensée organisée partagée et transparente qui puisse s'assurer de moyens en propre, tels qu'ils puissent concurrencer l'hyper-organisation des moyens eux mêmes. Le flux ordonné est donc installé, continuel, auto alimenté, immédiat et immédiatement reçu comme vrai, cad réel.

La perte du réel est ce qui sous-tend la pensée de Debord ; le réel est remplacé. Cad l'intérêt humain effectivement réel tel qu'il devrait être historiquement devenu ou en devenir. Le réel remplacé par son ersatz, lequel n'est pas un accident mais une production.

Ce fût toujours le cas ; l'expression humaine de l'humain est depuis toujours soumise à une ou des dominations ; mais les productions gardaient quelque rapport avec les producteurs et/ou les consommateurs ; elles n'étaient pas entièrement préprogrammée et ne détruisaient pas absolument le milieu de leur génération, de leur production. Or dans le spectaculaire, la technologie, infinie, remplace le milieu et crée les matériaux eux-mêmes et les transforment suffisamment pour ne garder plus aucun lien avec la matière elle-même, la nature ou les besoins, etc. Elle s'illusionne de tout produire ; intégralement. Tandis qu'il existait des limites, données, naturelles ou de production proche, ou simplement des limites de moyens, pragmatiquement, il n'en existe plus aucune, dans cette illusion. C'est un contrôle total de tout ; par des flux organisés de production qui n'a aucune autre limitation que ses possibilités de ... contrôle.

Ainsi l'économie ; la science économique ne mesure absolument pas l'économie des sociétés ; mais seulement la part officielle de ces économies ; non pas le coût réel et global de tel comportement ou de telle production (c'est devenu la même chose), mais seulement le coût illusoire de cette consommation, et, de fait, chacun n'en perçoit que le coût illusoirement personnel. Il n'est qu'une seule face présentée et qu'une seule face vécue ... Tout ceci baigne dans l'irréalité complète.

Debord assiste donc et insiste sur la « production d'un monde », intégralement ; il constate que rien n'est réellement produit par les êtres humains, (qui sont eux-mêmes atomisés par et dans et pour l'activité de produire) mais que la représentation, généralisée, est en réalité induite des flux et des moyens de production. C'est cette généralisation qui parvient à SES propres fins ; indépendamment de tout intérêt humain ; si cet intérêt rencontre l'intérêt de la production, tant mieux, sinon peu importe.


Voir les commentaires

DEBORD Guy Ernest

25 Mars 2009, 22:23pm

Publié par zward

Il n'est pas possible de comprendre Debord si l'on ne saisit pas ce qui est en jeu ; à savoir, l'expression.

L'esprit en l'homme est ce qu'il le pousse à définir, en général, et traduit la réalité en systèmes de signes ; de sorte que ces signes puissent être retravaillés, transmis, et portent ainsi à l'organisation de l'action et du vécu.

 L'esprit c'est ce qui se dit, globalement, entre les êtres humains ; il est plus ou moins assujetti, parce qu'il lui faut se centraliser ici et là, de sorte qu'il sache en conscience « ce qu'il dit » ; quelques-uns ou beaucoup sont affectés à cette auto surveillance, qui est telle ; régulatrice, mais aussi répressive. Qui est donc aussi explicitation de soi comme esprit ; il entend "ce qu'il dit" de lui-même, du monde, des hommes, des réalités, du temps, etc. Il faut bien que quelques-uns en fassent leur travail. Y appliquent leur attention. Et cela doit suivre des règles précises.

Mais de simple transmission entre les hommes (à des fins organisationnelles souvent utiles mais limitées, parfois délirantes), il devient tout à coup pour lui-même et en soi ; il se pense comme ayant à se développer ; de fait selon sa propre fin. Le vrai pour le vrai. Et c'est cette notion-là que nous retenons ; nous en définissons l'humanisme qui fonde droit, culture, statuts, personnalité psychologique.  Ceci, cet engouement pour l'esprit vrai, en soi et indépendant, Debord nous dit que l'on nous en prive.

Selon l'humanisme l'esprit devait se partager entre tous, en égalité ; et chacun en jouir, ou le faire fructifier (ce qui revient au même, et cette double idée nous ne la comprenons même plus, mais elle hante nos consciences à leur racine même; nous n'en désirons plus que la jouissance laquelle décline en pseudo-jouissances).
L'esprit devrait constituer l'essence même du démocratisme. Rappelons que l'Etat est à cette fin ; que l'esprit soit. Entre tous. Mais bien que hégélien, cet esprit se réfugie par là dans son abstraction ; ou plus exactement ; Hegel ne pouvait pas imaginer une suite à la réalisation abstraite de l'Esprit dans l'histoire ; réalisation telle qu'elle fût poursuivie si précisément depuis 2 siècles. Hegel pense la prédominance absolue du savoir ; ce qui s'est effectivement réalisé. Le savoir étant le discours en tant qu'il développe tout son potentiel ; mais ne prévoit pas que, hors du discours, il existe un sujet, qui pense et active ce discours ; lequel sujet dispose d'une survie bien plus imposante que le discours lui-même (limité à son moment historique); et que essentiellement et de plus, le sujet est dans-le-monde.

De même que Hegel n'imagine pas les sciences et les technologies dans leur déploiement, il n'imagine pas cette concentration psychologique et sociologique du moi comme régulation du monde humain ; bien qu'il ait, Hegel, exposé entièrement l'idée d'un monde dit humain, enfin humain (après toutes les vicissitudes de l'histoire).
Or Debord non plus ; il ne comprend pas que l'hyper développement du monde humain, manifeste, expose, déploie, exprime toute la densité comme la quantité du monde humain en tant qu'il est devenu un monde de mois psychologiques, de personnalités (qui se doivent d'être assurés de leur droit intrinsèque et inaliénable ; ce dont nous sommes encore loin du compte).

Par contre Debord est absolument dans le vrai quant à l'ordonnancement des flux. Des productions industrielles ont capté les densités et les quantités dans la représentation humaine de l'humain ; ont détourné l'énergie et l'effort humain en pures pertes diverses et fantaisistes.

En cela la société du spectacle n'est pas le conglomérat mass médiatique, mais l'ensemble de la production en tant qu'elle disperse l'énergie humaine et dilapide l'esprit ; ensemble qui ne fonde rien selon le savoir, le partage ou le discours, rien dans la transmission elle-même mais est utilisée dans une représentation irréelle de tout ce qui est, cad de tout ce qui importe, et que cette production égare, est déjà perdue ; ayant quitté le sol réel.
Qui n'est donc plus ni historique (puisqu'elle fait croire ou croit être ce qui seulement "est", là, inerte, sans autre justification, incapable de se justifier), qui a donc également perdu non seulement ses finalités (temporelles et historiques), mais ne sait plus même les exprimer ; et ce faisant, tous ont perdu la faculté en soi d'expression. L'esprit n'existe plus ; il est devenu un monde littéralement, d'objets-là, et un monde produit, mais produit sans réflexion aucune, bien qu'il repose en sa base sur ce même esprit, oublié.
Ce qui est l'analyse la plus claire, impérieuse et définitive qui puisse s'exprimer à tel moment de l'histoire. Et qui donc, réintroduit l'historicité en réinterprétant Marx dans et selon le logos hégélien (lequel est la vérité absolue de son moment et donc du nôtre, encore).



Voir les commentaires

La porte de sortie du moi psychologique

21 Mars 2009, 12:27pm

Publié par zward

Que le moi ait à devenir intellectuellement ce qu'il est de fait, (hégéliennement), d'un fait qu'il ignore et qui le travaille ; puisque sa forme légale le tire vers une réalisation concrète telle qu'elle soit maitrisée (par exemple psychanalytiquement et plus largement dite du symbolique mais qui ne peut plus recevoir cette appellation ; qui passé dans l'altérité pure du signe).

Cette maitrise n'a aucun sens coupée de l'institution ; il n'est aucune résonnance nietzschéenne de ce qui serait, de par soi, entièrement achevé dans sa « volonté » ; le fait même que l'on puisse en appeler à une idiosyncrasie de la « volonté », marque l'impossibilité concrète de sa réalisation. (Ce qui ne signifie pas l'échec de sa motivation individuelle ou hyper individuelle, ni l'inefficacité de sa vision du point de vue strictement individué au plus haut.)

Il n'est aucune possibilité de la personnalisation, si ce n'est dans l'humanisation correspondante. Mais il n'existe pas plus d'humanisation qui tiendrait de par soi ; qui serait l'application d'une empreinte sur la mollesse d'une cire vierge : le discours s'imposant comme contenu de toutes les consciences.

La réalité humaine apprend à se fonder, depuis l'inversion démocratique, dans le concret lui-même ; l'émergence du moi n'était pas prévisible comme tel. Et ça n'est pas seulement la personnalisation qui se crée, se produit et se découvre, c'est le monde du moi psychologique et par essence existentiel qui s'impose comme aboutissement historique ; c'est le monde des mois entre eux , et de ses bases, mais aussi bien de la mondanéité , de la phénoménalité, des substances et des essences effectivement réelles, qui remontent jusque dans ce qui, jusqu'alors, était investi soit par l'institutionnalisé (les hiérarchies et les castes, les clans et les cultures communes), soit ensuite par l'universalité humaniste , légitime mais abstraite et, profondément, théorique.

L'émergence de cette catégorie qui emplit toute vie, le moi, c'est le passage du théorique abstrait à la théorétique immergée dans la concrétude des réalités ; dit autrement ; toute individualité reconnue comme telle (dans ses statuts et dans son identité culturelle, voir cultivée) est déjà, est-déjà, réflexion... Le moi de fait, de par sa nature et bien qu'il ne perçoit peut-être pas comme tel, travaille son identité ; non seulement ses contenus, ses vécus, mais sa structure, sa position, son rapport au donné, au monde, aux autres. Le moi est-déjà une unité rationnelle en soi ; suivant parfaitement l'adaptabilité de l'Esprit, universel, devenu contingent, fin de l'histoire, mais réalisant dans cette contingence ses mille vérités et accessibilités. Le moi est déjà une unité pensante ; alors qu'auparavant la réflexion était confisquée par l'institué ; par l'universel non pas même abstrait (qui demande un discours cohérent comme repère et qui viendra ensuite par l'Etat), mais par l'universel imaginaire collectif, ou plus subtilement par l'universel symbolique. Forme ancienne de la prononciation.

Prononciation que l'art et la littérature, qui se sont considérablement développés, ont adapté ; adapté l'ensemble du symbolique, et ceci en et par l'advenue individuelle à la réalité, ont exprimé cette production par soi et ce dans un monde rapidement nu et étal ; ont instrumentalisé la création, et l'invention des signes, comme au-delà du symbolique. Il ne s'agit plus de partager, selon ces Sujets, (en quoi consiste le symbolique) mais d'apprendre de tout Autre Sujet, à condition qu'il soit un Sujet Autre, émergeant d'altérités.

Universel symbolique qui n'est plus, qui était tiré du monde, et dont l'essence était censée être cachée dans le monde ; révélée par une écriture, un texte, un savoir imaginaire de symboles et de correspondances, pensé collectivement par quelques uns mais en vérité on ne sait par qui. C'est cet imaginaire que l'on retrouve lové dans le moi psychique ; celui qui s'imagine être. Parce qu'il ne sait pas préciser la rigueur de ce qu'il y a à être ; l'être n'existe absolument pas comme on l'imagine, mais s'éprouve parfaitement tel qu'on le pense. Et l'art comme la littérature sont en ce sens de la pensée concrète ; de la technologie amplement sophistiquée ; des manipulations créatives de sujet à sujet.

On s'étonnera de la dégringolade des signes en signaux mass médiatiques. Mais le repli incessant du moi dans son imaginaire pseudo symbolique tourne autour du sujet absolu qu'il est au-delà de n'importe quelle incarnation insatisfaisante ; incarnation dont cependant les mass médias nous y font croire ; dont ils nous gavent ; incarnation produite industriellement.

Voir les commentaires

Le moment historique

14 Mars 2009, 17:15pm

Publié par zward

En résumant, il est donc d'une part un développement unanime de l'universalité ; en tant qu'universel, réalisé et installé comme Etat et culture. Mais sur ces bases s'est élaboré une personnalisation qui a dépassé son rayon d'action prévisible et a instauré le règne des mois. Comme anticipé par le contre hégélianisme de haut vol, tel Stirner ou Nietzsche, et tel qu'exprimé au travers des existentialismes (Heidegger, Camus, Sartre, etc). Mais aussi semblablement investigué par le psychologique ; de Freud à Lacan en passant par les thérapies diverses.

Par ailleurs le moi a pensé (puisqu'il est si l'on suit l'hégélianisme, qui définit l'universel abstrait ; État, Droit, culture, Discours du savoir ; puisqu'il est le moi, l'universel enfin concret), le moi a pensé se libérer ; inventé son propre régime de réalité. Son égocentrisme, il l'a payé d'oublier son être structurel, mais à fin de produire son être concret ; au travers de ses libérations, au cours du 20ème siècle, il fonde ce qu'il en est de l'être humain. (Valant pour tous les siècles précédents et comme de fait pour toute la planète, aménagements inclus.)

Ad ; aucune humanité ne peut se développer si les unités qui la composent, ne sont pas elles-mêmes des personnalisations ; antérieurement au moi du 20 ème, il était insoupçonnable que l'humanisation se produire en et comme ceci ; la personnalisation était le fait de l'élite, ou des sujets culturellement augmentés. Elle se produisait contre toutes les institutions, puisqu'elle visait ce qui arriva ; l'instauration d'un État de droit, garant du statut fondateur de l'humanisation suffisante.

Ceci se manifesta de la coupure radicale entre notre culture du 20 ème, et tout ce qui la précédait ; il semble que les mois éprouvent une difficulté étonnante à absorber la représentation humaine antérieure à l'instauration de leur règne ; se coupant conséquemment de leurs causes, leurs origines, et de tous les Sujets, agents de cette représentation tendue vers la réalisation démocratique individualiste.Et inventant leur monde ; des luttes salariées aux féminismes en passant par les années soixante.)

Tout en cet individualisme est amplement justifié ; il est cependant en lui-même profondément désorganisé ; privé de tout fondement de compréhension interne, il ne tient que par son statut ; sa garantie étatique primitive ; il est, existe, se vit, et se lance dans ses vécus à partir de cette logique là (le droit est une telle logique en soi, qui s'impose parce qu'elle ne peut pas bâtir un système si elle se contredit). Cette division s'en ressent jusque dans son vécu le plus concret, mais cela n'est pas penser imposer on en sait quelle définition humaniste de l'être de l'homme. Ce qui manque à l'humanisation personnalisée (dont la personnalité est le fondement adéquat, mais limité historiquement), ça n'est certes pas de penser vouloir imposer une universalité telle qu'elle fût prévue et pensée ; cette universalité avait pour fonction de s'imposer-réaliser comme Etat. Elle est inapplicable et impensable une fois l'Etat déroulé.

De même, tout ce qui entoure le moi réalisé, de la philosophie aux sciences humaines, exprime ce statut et ses productions dans toutes ces amplitudes ; ainsi des nouveaux droits augmentés, sociaux par ex ; revenir sur cette socialité est une aberration dix neuvièmiste ; elle ne signifie rien qu'une instrumentalisation idéologique et non pas la sainte décision de rétablir une « vérité ».

Quittons donc ce passéisme. Par contre puisque les mois sont en état d'indépendance, au moins théorique, et puisqu'aucune législation ne peut plus s'imposer abstraitement, cad pour nous arbitrairement, il s'en déduit que ce sont les arrangements entre les personnes qui se doivent de résoudre les problématiques complexes ; et comment résoudre la dite complexité que nous sommes devenus sinon d'en passer par une auto régulation ?

Lequel arrangement ne peut exister sans médiation ; les institutions entre-individuelles sont encore peu développées. Les organisations non étatiques en sont un exemple.

Remarquons que les personnalités en question ne sont pas dépourvues ; elles disposent dorénavant d'un siècle, voir deux, d'expériences en tous genres ; elles sont épaisses de leur propre historicité ; cette histoire humaine de la personnalisation est effectivement réelle et non plus une option théorique d'universalité non expérimentale, purement, jusqu'à l'Etat, théorétique ; cette historicité est à fondement métaphysique.

La philosophie.

En quoi donc il est si évident que le métaphysique, cad la définition de l'être de l'homme comme savoir, qui sut, dés le début, qu'il initiait une révolution complète et totale de l'humanisation en soi ; et ce à rebours des peuples et des civilisations et des cultures qui centraient leur unité dans la réalisation imaginaire de l'être.

La question de l'être est centrale en ceci qu'elle pousse à formuler là où cela (le vécu, la réalité, la vérité, la liberté, l'esprit ou l'universalisme) se rendent réels effectivement, cad pour de vrai, en tant que résultats constatables et constatés, par des dispositifs partagés ; tout cela implique l'indépendance diverse et qui n'est pas encore au bout de son déroulement ; à charge finale de développer en complexité le monde humain afin de le rendre capable de la réalité. Laquelle réalité n'est absolument pas encline à nous en céder ; elle réside en elle-même, cette réalité, et nous en sommes distanciés ; c'est uniquement en considérant le monde humain comme traitement et adaptabilité intelligente au donné et donc à la mise en exécution du plus grand potentiel possible, que cette réalité pourra, par l'humanisation, devenir notre réalité. Ce qui signifie donc que cette humanisation se doit de se réguler avec et par la richesse, selon le concept étendu, et non pas fictif, ou hiérarchique, de sa distribution et de son dynamisme.

C'est par et via les libertés que les sujets humains seront capables de mener le complexe et la formulation ; si il n'est aucune formulation possible à destination des sujets, il n'est aucune porte de sortie à quoi que ce soit. Les organisations tentaculaires négligent profondément cette logique ; et tendent à multiplier le mépris confondant pour les subordonnés ; réinstallant une élite aberrante et peu partageuse ; qui contient le déploiement humain selon des flux concentrés limitatifs et sans avenirs. L'organisation passe par ceux qui sont les plus aptes à organiser ; et comme le centre de décision des sociétés n'est plus l'élitisme des castes, mais la décision individuelle parce qu'individuée, toute pyramidale sociétisation est vouée à l'obscurantisme. C'est du reste la consommation individuée qui est le moteur de l'économie.

Tout ceci repose sur la définition abstraite du sujet humain ; qui ne semble que le résultat de son statut, au lieu qu'il faut entendre ce statut comme prémices de ce qui peut être. Mais ce qui peut être ne le peut, sauf d'être produit des sujets eux-mêmes ; à moins de redescendre dans la complexité.



Voir les commentaires

robert fripp

7 Mars 2009, 18:40pm

Publié par zward

Voir les commentaires