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instants philosophie

Le libre dynamique

28 Juin 2008, 10:21am

Publié par zward

Il est vraie que théoriquement, cad dans l'esprit et pour l'esprit, la liberté est infinie, comme volonté , et est ainsi sa propre certitude.

C'est sur cette certitude qu'elle se développe ; en quoi se savoir libre, par ex dans son statut social, est essentiel (un serf limite de fait sa liberté à son statut inférieur, pas un citoyen), mais aussi individuellement et psychologiquement. On n'est pas spontanément libre ou plutôt notre adaptabilité est restreinte, à la spontanéité , si elle se sait pas psychologiquement ; par ex ne sait pas qu'il existe des techniques pour passer outre des limitations psy données, reçues, imposées par le passé ou sa structure psychologique personnelle , ou sans recourir à des techniques , le simple fait de « rencontres » , dans le monde, développe la réflexivité libre d’une personnalité. Ainsi les individus « bien nés » socialement, sont immédiatement baignés dans une étendue plus vaste d’adaptabilité sociale potentielle ; cad que leurs possibles sont plus nombreux. Même si , théoriquement , il n’est aucune différence entre telle ou telle personne.  

 Mais il est donc faux de dire que les limites limitent la liberté ; la liberté n'existe que parce qu'elle est le projet de dépasser ces limites ; une liberté sans limites serait une volonté aveugle (dans la mesure où on peut imaginer cela). Le dépassement des limites n’est pas le Mal ; comme une ambiance pseudo romantique a pu le laisser entendre (et quoi que notre libre puisse s’éprouver de cette manière ; que ce soit la destruction de Lautréamont ou la folie de Rimbaud ou le déchainement de Nietzsche, ou critique ; Dostoïevski, Caligula de Camus ou Le diable et le bon dieu).

Le libre peu évidemment se révolter contre tout (y compris ce qui le supporte, cad le Moi, duquel il peut n’avoir rien à faire), mais il lui faut néanmoins se déployer. La dynamique du libre n’est bien sur pas d’amoindrir ; il est ce qui veut et désire le plus de possibles et de possible qui puisse être. Aussi s’écarte-t-il dans son essence de toute destruction, et veut, s’entend comme construction.

Or il est clairement établi que la construction possible du libre n’est JAMAIS donnée (inutile de chercher un accommodement quelconque, ça n’existe pas encore en telle situation) … que toutes les constructions acquises sont déjà pour toute personne en sa liberté, dépassée (consciemment ou pas, dans le pratico inerte, par ou ce vers quoi ça risque de retomber toujours). Et donc le libre est toujours à inventer ; certes on peut être libre de ceci ou de cela, personnellement ou dans une organisation ; mais il est une hiérarchisation du libre qui en tant qu’il coordonne contient la totalité de l’ensemble humain du moment. Cad que nos actions, au bout du compte, n’ont de sens (pour notre être libre) que débouchant sur une réalité organisée et peut-on dire objective (au sens d’esprit objectif par rapport à l’esprit subjectif, qui ne disparait pas, mais joue dans sa cour à lui, en propre, ce qui ne le disqualifie pas).

Ce qui a un sens pour le libre, c’est l’invention (de solutions), et la soif du résultat (lequel, si il est assuré, contient un potentiel plus important que le solutionnement précédent et qui finissait par étouffer et s’étouffer lui-même et étouffait tout autour de lui-même).

Le libre est donc en un sens fonction d’autre chose ; cad d’une toujours méta organisation ; mais cela n’est pas le résoudre comme libre dans un donné, là, mais dans cette méta, il se découvre essentiellement plus de possibles pour le libre lui-même, exponentiellement.

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Après Kant et Hegel

14 Juin 2008, 21:47pm

Publié par zward

Il est devenu très difficile de penser selon l’Etre ….

Après Kant et Hegel, c’est même quasi impossible ; ceci étant dit si l’on veut s’en tenir à la tradition philosophique occidentale la plus serrée et précise ; il est d’autres traditions, et dans notre espace à nous beaucoup de points de vue, mais perso j’admets intégralement la précision de Kant et Hegel.

Et donc l’être est ce que l’on peut concevoir comme tel. Cad que c’est une idée. Soit une idée, ou (Kant) soit des phénomènes par lesquels nous sommes renvoyés à la science qui statuera un jour peut-être sur la réalité où nous sommes, nous y compris.

Si l’être est une idée (Hegel), il peut être intégralement déployé par l’esprit ; il tient entièrement dans ce que l’on peut en dire à partir du concept même comme étant, le concept, sa propre logique. Le logos hégélien reprend le logos grec et celui chrétien, et explicite l’intégralité de ce qui peut être pensé : cad que quoi que l’on pense, nous, là, maintenant, et quoi qui ait pu être pensé, ça prend place dans les catégories spiralées hégéliennes (!).  En fait la logique est parfaite ; puisque quoi que ce soit existe, pour-nous, en tant que « pensé », il faut donc que nous puissions penser tout en une fois. Evidemment cela suppose que l’esprit se déroulant, comme un tapis, contient tous les éléments possibles ou réels, en lui-même.

Ce qui est faux ; il existe des quantités de réalités qui ne sont pas en soi dans l’esprit, mais dans le monde, certains déjà connus, d’autres pas du tout. En quoi on voit bien qu’aussi rigoureux le développement hégélien soit-il, il est renvoyé à l’esprit humain et n’a pas de dimension supra réelle, ou simplement réelle. il n'a de contenu qu'en ceci, ce qui est déjà gigantesque, qu'il développe "ce que l'on pense ", selon l'universalité de notre conception, de notre capacité à concevoir. Mais ceci étant, ne dit pas le monde comme tel. 

De retour à Kant, donc. Qui pose ces limites là …. que le monde ne peut pas être connu selon l'esprit seul, livré à son logos interne, ne peut pas être su sans sa mondanéité-même, Mais Kant n’en continue pas moins de supposer une métaphysique d’une part, dont l’effet, l’efficace serait une anthropologie philosophique d’autre part (que commencera de créer Hegel… et dont nous ne sommes pas encore sortis ; ni Heidegger, ni Nietzsche, ni les phénoménologues ne peuvent rivaliser avec Hegel, question anthropologie ontologique).

Quoi que…

Parce que de s’être achevée entièrement, avec Hegel, ça a donné des ailes à non plus l’idée de l’être, (sous les idées du un, le tout, le possible rationnel, etc. qui sont réintégrées par Hegel comme idées pour l’esprit, et le Un est l’esprit et rien que) mais à la présence de l’être.  Ce qui est tout différent.

Il  parait donc que toute reconstruction de l’Etre en esprit , n’est plus possible, mais que l’exploration de l’être "en tant qu’il est Là" (pour reprendre Heidegger ) et en tant que l’être de l’homme pourrait indiquer quelque chose quant au sens de l’être ; on dira « sens » de l’être et non plus connaissance ou savoir, parce que le temps des idées, des concepts a fait place à autre chose que le discours (cohérent , explicite , un, etc).

De ce point de vue, et Hegel et Kant sont dépassés (pour qui l’essence de la philo est le savoir qui sait), mais on ne sait pas par où, ni comment.

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liberté et déterminisme

11 Juin 2008, 12:53pm

Publié par zward

Le libre suppose quoi ?

Ontologiquement s'entend,

Il suppose que la réalité n'est pas écrite ... et que, de par le fait, il n'est aucun moyen de Savoir a priori.

Que donc le libre consiste à s'adapter intelligemment (plus il y a d'intelligence des choses, plus on est libre) mais cela reste totalement relatif.  Et essentiellement relatif à l'appréciation de chacun ; ce qui est le fondement démocratique mais aussi psychologique pour tout "moi". Qu’entre les mois, il n’est pas cependant de subjectivisme, de relativisme, puisqu’entre les mois existe la compréhension, l’intelligence, et que donc si entre sujets nous voulons réaliser, il nous faut comprendre, lier des savoirs entre eux. Que nous sommes condamnés à être intelligents.

 Il est quand même étonnant que l'on utilise Spinoza, par exemple, contre la liberté ontologique (à juste titre et légitimement, parce que Spinoza est évidemment un pur génie, et d'une réflexion potentielle, y compris pour nous, extraordinaire, ce n'est pas là dessus que je reviens).

Étonnant parce que dans la perspective de Spinoza, la substance est entièrement « écrite » (cad réalisée), même si elle se donne pour nous dans la fragilité et l'approximation ; et aussi se donne dans le temps, présent, tandis qu'elle est éternellement elle-même (est tout ce qui est, sera, a été)

Par conséquent il n'est pas du point de vue de la substance, une "liberté" au sens où on ne sort pas de la substance, quoi qu'on fasse, mais la liberté moderne (cartésienne, bien que Descartes n'ait pas pensé jusqu'à la limite cette effarement), consiste justement à dire que l'on bafouille.

Que l'on ne peut que bafouiller, qu'il n'existe pas un tel savoir, ni un savoir tel qu'il puisse nous démontrer la nécessité (soit matérielle, soit ontologique) envers le libre.

c'est proprement l'existentialisme (de Stirner à Sartre, en passant par Nietzsche et Kierkegaard, Husserl et Heidegger, Freud et Lacan, puisqu'en psychanalyse, « le moi doit devenir là où "ça " est », faut-il le rappeler) qui se dresse contre soit le déterminisme, (ontologique de la substance, matérialiste ou empiriste) soit contre l’hyper rationalisme (de Hegel , mais aussi de Kant qui ne peut que limiter l’autonomie par le raisonnable).

Ill est une prétention des savoirs (spinozistes, psychologisants, sociologiques, déterministes) à présupposer comme objectivement vraie, une thèse, et qui n'est qu'une thèse ; cad qui tient parce qu’un sujet la propose. 

Cette thèse est tenable, (pas à discuter là-dessus), mais là où les philosophies du sujet disent que « oui, on est libre, mais il existe des déterminations », le déterminisme dit, » il n’ya que des déterminismes et pas de liberté ». Ce qui est une tendance épistémologique, encore une fois tenable, mais restrictive…

Parce que si le libre, bien que limité, est, il faut encore approfondir ce que c’est que ce libre, si limité soit –il. Cad que cette interrogation inclut non seulement la recherche des déterminations, (et ce non en fonction d’un savoir, mais par et pour des sujets), mais aussi inclut ce que l’on nomme l’ontologie, l’exploration ontologique de l’être de l’homme.

Nul doute que Husserl ou Heidegger ou Nietzsche participent intensément de cette exploration ; cad qu’ils sont métaphysiciens, jusqu’au bout des ongles, et que abandonnant cette ontologie, la philo se délaisserait … C’est son territoire à elle et rien qu’à elle.

 C’est ainsi qu’il peut être annoncé que toute procédure scientifique (et tout savoir à prétention totale, religieux ou philosophique), quoi qu’elle dise, découvre, sera de toute manière postérieure à la position philosophique et comme Husserl le disait, les sciences (et tout savoir qui prétendrait à la détermination complète, par quoi seul le libre puisse être abandonné) sont compris dans La science philosophique du sujet.

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De la démocratie , qui eût été.

29 Mai 2008, 16:52pm

Publié par zward

Il ne sert à rien de critiquer la démocratie, tant que l'on n'essaie pas d'en saisir l'essence (et il n’est pas certain que nous soyons bien avancés dans la compréhension de cette essence , la « démocratie » , qui de par son évidence pourrait bien ne pas être si évidente … les évidences sont toujours des manques à comprendre, et sortir ainsi de ce « régime le moins mauvais » , saisit uniquement selon un trait négatif et non pas dans sa positivité dont on ne sait pas jusqu’où elle s’étend).

 Si on en saisit l'essence, on pourra valider les revendications (et on en a tous des quantités, encore faudrait-il que nous disposions des outils intellectuels, cad  les concepts, pour en effectuer le tri). Valider les réformes de par l'essence même de ce qui doit être respecté, validé, refusé, proposé surtout, projeter ; de par l’essence même et non pas en accumulant des modifications périphériques qui ne changent que peu le statut même du démocratique.

 A défaut de cela, soit on se tient volontairement hors de tout processus démocratique (ce qui peut être glorifiant mais totalement inutile, sinon sous l'aspect de critiques plus ou moins pertinentes ; et d'évidence il y en a de pertinentes aux deux extrêmes ; les gens ne sont pas forcément idiots ou veules de se situer aux extrêmes ; sauf les vrais violents qui sont à bannir, mais en général ils ne s'imposent que dans des sociétés affaiblies , peu développées, ou ayant de lourds passés insupportables, sinon les classes moyennes font raisonnablement barrage à ces extrêmes).

Soit les critiques puisqu'elles ne développent pas ce qui pourrait l’être, restent toute extérieures et partielles.  Or comme nous sommes dans des sociétés organisées, le partiel et l'extérieur n'a pas prise ... (sinon médiatiquement, cad purement en surface qui se gargarise de son blabla et autres effets d'annonce).

 En quoi il existe une logique de ce qui est institué ; un logos de l'Etat, d'une part, et  une logique d'organisation de la complexité ; on ne peut pas faire n'importe quoi, sinon ça ne devient pas réel, ça ne se réalise pas.

 Cette incapacité à réaliser .... qui n'est pas seulement française (contrairement à ce que toute une série de relais nous laisse entendre, histoire de faire avaler tout et n'importe quoi, dans une espèce d'urgence qui dure depuis 40 ans ; comble du ridicule)

 (Ou les usa qui ne tiennent qu'en augmentant la dette jusqu'à des niveaux catastrophiques ; sans aucun sens de la prévision)

 Cette incapacité donc tient sans doute aucun, au concept même du démocratique ; ça n'est pas seulement économique : par ex ; l'écologie n'est pas seulement une fixité, une immobilité de l'économie ; on pourrait aisément imaginer une économie se développant via l'écologie.

Le propre de la démocratie, ce serait, c’eût été, la capacité de se réformer intelligemment ; et cela on en peut déduire de son essence. Qu’il faille les années soixante pour une refonte globale des mœurs et de l’humanisation de la vieille société triste qui précédait, prouve que les « gens » en sont capables ; autrement dit ; qu’il existe un potentiel humain … que ce potentiel, c’est justement ce sur quoi on n’a pas suffisamment investi.

Et ce disant il ne faut pas se méprendre sur les « Gens » eux mêmes, ou pas seulement, mais aussi sur les élites ; au sens non péjoratif, mais qui le devient, péjoratif, très rapidement. En cela, l’absence de lucidité du genre humain, tous confondus,  est effectivement hallucinante.

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Hegel selon l'être

28 Mai 2008, 12:47pm

Publié par zward

"La vérité de la conscience, c'est la conscience de soi et celle-ci est le fondement de celle-là, de sorte que dans l'existence, toute conscience d'un objet est conscience de soi. Je connais l'objet comme mien (c'est ma représentation), donc en lui, je me connais. L'expression de la conscience de soi, c'est Moi=Moi ; liberté abstraite, idéalité pure, elle est donc sans réalité, car elle-même étant son objet, n'en est pas un puisqu'il n'y a pas de différence entre lui et elle."

                                                                                                                        Hegel


 
Bref, dire que moi = moi, cela revient à dire que la conscience de soi est vide ; elle est quelqu’un, évidemment, mais ce quelqu'un n'existe (malgré qu'il croit l'inverse, cad être une identité en elle-même, personnellement ; et il a raison de se croire quelqu’un mais de son point de vue seulement, qui n’est pas celui du savoir) n’existe que par les objets de conscience ; sa vérité (son identité) est pleine d'objets.

 

  En fait à la lecture il me semble qu'il faut viser ce à quoi ça aboutit ; le but (de Hegel) est d'imposer que notre être est un savoir.

 (Cad pour lui, Le Savoir, absolu, en fin de compte, lorsque tout est développé, toute la science)

 La conscience-de (d'un objet quelconque) n'a de sens que pour-quelqu’un,

Mais au début on est seulement conscience-de, sans spécifiquement se poser soi ; ça parait un état naturel, mais en fait c'est déjà compris dans son futur développement ;

(Son essence est déjà là, en train de se former : être conscience-de, ça existe, mais c'est un moment d'un ensemble plus grand … qui arrive)

Et que cette conscience-de (n'importe quel objet) importe un peu, mais  n'est pas le Tout.

                        (Il n'y a pas de vérité à désigner l'objet que l'on voit).

Elle est une des variations de ce qu'elle deviendra ; tous les objets seront indifférents lorsque le Moi se saura lui-même comme "super objet".

Mais il va s’imaginer, seulement,  comme super objet, il ne l’Est pas.

En fait c’est à somme nulle ;  mais par contre, les petits objets, aussi peu importants qu’ils soient, sont en fait le contenu de ce super objet, mais plus seulement comme objets, en fait, cette fois,  en tant que le moi (n’étant plus vide mais sachant qu’il est son histoire d’objets parcourus et lui-même en tant que simili objet spécial , mais vide) s’attache aux objets, mais cette fois en connaissance de cause ; dans un savoir.

 Ainsi la conscience est ce qui passe les plats ; elle existe mais aucun de ses moments (conscience de, conscience de soi, conscience de soi comme vide, recouvrement de tous les objets et conscience que c’est moi=moi qui les a tous posés nécessitant un savoir de ce que je suis devenu) n’a de sens

sinon dans la recollection totale qui repasse à nouveau tous les plats , cette fois, non plus perçus ou vécus , ou niés, ou contredits, mais dans la compréhension des passages d’objets.

De la sorte, la conscience qui se gargarisait d’Etre, bascule entièrement dans le savoir, en tant que seul le savoir est son être.

Mais c'est la position hégélienne, il n'est pas dit que la conscience soit sans "être" autre que négativité et passe plats. il n'est pas dit non plus que notre être soit seulement un "savoir" qui se sait à travers nous. Même si il est certain que nous ne sommes pas sans un tel savoir, cela ne signifie pas que nous n'existions pas "plus encore" que le savoir.

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De la mort

25 Mai 2008, 11:46am

Publié par zward

 il n'y a pas seulement une peur de la mort ; elle est une impossibilité pour notre être.
qui ne peut pas imaginer, intentionalliser, qu'il ne soit pas , puisque lorsqu'il pense il est toujours là, toujours déjà là, et encore il existe (pour lui-même) après toute espèce de pensée
  notre être est un, comment pourrait-il imaginer que cet Un se termine ?

  ainsi la mort n'indique pas seulement notre finitude , ou plus exactement il faut préciser ce que "finitude" signifie ; la mort nous force à faire appel à l'unité ontologique que nous sommes, ou que notre être est.
par contrecoup, on imagine de cela, que nous sommes ou pourrions être absents à nous-mêmes ; soit de n'être pas "vraiment" qui je suis (porter le doute radical) soit comment puis-je réaliser (tout le possible) avant de mourir ; de sorte que certes , je vais mourir , mais au moins j'aurais tout vu
   ce qui derechef nous pose la question ; "tout réaliser" ça ne s'entend pas évidemment, "tout le possible"  (quoi que ...)
   mais au moins en tant que ; quelle est l'essence (de soi ; en tant qu'être humain ou en tant que "moi-je", personnellement, forme qui domine spontanément , mais peut-être à tort..) quelle est l'essence qui DOIt être réalisée au minimum ?

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la philosophie déplace le pion unique

22 Mai 2008, 17:20pm

Publié par zward

  Je voudrais bien qu'on soit libre, là comme ça, tout d'un coup ... et à jamais... (C’est le "à jamais " qui cause problème) et tant mieux pour vous, si cela vous est arrivé 

Ah satori, satori…

Il faut croire que  l’expérience de Sartre, de Descartes (et ses hallucinations existentielles) s’est « démocratisée » …

Mais je n'aime pas l'idée que « cela», le libre, ne puisse pas bouleverser, ou, soyons raisonnable, ne puisse pas modifier la réalité ... donc il faut entrer dans la réalité et la démonter.

 Cependant, le libre pur et simple est un flash.

 Ça ouvre des tas de portes … c’est certain.

 Et la philo en est effectivement une restriction ...

 C’est le prix à payer pour cette sorte d'acuité spécifique de la philosophie elle-même.

   (Chacun choisit, et ça n'exclut pas le reste, mais bon ... on n'a pas le temps pour tout)

Et « acuité » ….  Faut pas exagérer, bien sûr,  … mais quand même …  ça vaut le coup, d’approfondir selon le Concept, l’expérience-même …

Or de Rimbaud à Nietzsche, du Doute sur-existentiel cartésien, de la caverne à toutes les étrangetés que la philo a noués …. Nul doute que le réel est « ce qui cause problème », parce que c’est là que « quelque chose se passe », et on ne sait pas quoi.

Tout l'enjeu consiste justement à préserver le libre, pur et simple, qui existe en soi, dans le mélange des sociétés humaines, du vécu, du donné, de la perception, etc.

Et le bizarre c’est que l’expérience, le goût du libre, ça peut s’utiliser ; ça s’appelle la raison, la pensée, la réflexivité.

Le libre, ça va découper tout et partout.

Ainsi il n’est pas de philo hors du libre ; et de même il est une philo, unique, qui cherche le même et découvre petit à petit les pelures de l’oignon, le  « ce qui se  passe, là, maintenant ».

Comment comprendre la Krisis de Husserl ?

Sinon que, bien que l’être de l’homme soit de signes

(et cela des concepts aux couleurs signes, au x signaux, de toute sorte, et cela, encore, les signes qui permettent ce décalage entre le connu et le per

çu du satori….)

Ces signes, donc, créent un être. (Culturel, mais réel).

L’être culturel, la krisis, est l’ontologie, unique, du même Sujet.

Lequel est tout petit en Husserl (mais très précis), un ego transcendantal, mais est le même que cartésien, qui est énorme, et lance toute la seconde machine philosophique (après le discours grec-scolastique).

Et vous voudriez que je ne nomme pas la philo comme telle ?

Mais si vous dispersez son objet, la discipline elle-même, la philo, disparait, écartelée entre la logique et l’épistémologie (ou les sciences hu, etc), et ce dans un monde bien plat-plat, dans lequel plus rien ne se passe, parce que plus rien ne se place, déplace ; la philo ça consiste à foutre le souk, mais en un sens très précis et profondément influent, quoi que indirectement…

Ça déplace le sujet. Le pion magique.

Et ça le déplace dans les circuits de signes culturels, cad dans la krisis. La philo ça n’est rien que le dernier discours (possible en tant que cohérent) qui modifie la culture, les signes et leurs poids.

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Ce que la philosophie ne démontre pas, elle le montre

18 Mai 2008, 10:33am

Publié par zward

Dans tous les cas, on ne peut pas retirer le statut ontologique aux sujets, et transvaser le tout (le poids ontologique) dans unité supérieure ; assignant un destin para humain qui nous échappe complètement, et dont on ne voit pas bien comment  nous pourrions en user ; puisque de toute façon, nous  n’avons  pas possibilité d’aller contre cette unité autre. Autrement dit ; un discours philosophique c’est fait pour que l’on s’en sert, à l’inverse de ce que l’on croit habituellement. (Quel est son rayon d’action ?)

 Que peut-on faire d’une unité qui est hors de notre portée par définition ? Ce qui n’a pas de saisie humaine, dès le début, n’existe pas.

A contrario, les concepts philosophiques reposent sur ce qu’ils énoncent ; cad développent leur contenus … au su et au vu de quiconque ; de sorte que les éléments énoncés sont au moins constatables, sinon explicités par et pour chacun. Un texte de philo essaie de maintenir ce qui est dit dans l’espace de son énoncé ; tous les éléments sont là, présents. Il faut éliminer le plus possible l’hétérogène. Qui n’est pas nié, dieu par ex, mais tombe sous le coup de l’impossibilité de notre action.

La question qui seule se pose ; les contenus ne sont pas seulement des concepts, cad des petites boites dont on peut vérifier la validité, mais ces contenus sont des positions (de sorte que les sorties du discours philosophiques n’indiquant jamais un au-delà, extraient néanmoins un réel donné là tel que chacun peut le saisir, mais c’est une autre question, qui concerne l’ontologie du sujet en tant qu’il se révèle son être ; cad que Wittgensteinnement …  il se le montre … 

Ce que la philosophie ne démontre pas, elle le montre.

 Car une chose est certaine, ces positions ne sont pas des révélations ;  et les éléments hétérogènes qui y sont activés décrivent la situation de chacun en tant qu’individualité  donnée, dans son maniement possible, et non pas dans une théorisation impossible ; la philo n’a rien à voir avec la théorie pure … elle l’utilise, ce qui est complètement différent. De sorte qu’elle élabore en plus de chaque théorie, une compréhension de ces théories dans des finalités très spécifiques ; lesquelles constituent la matière même de la philosophie.

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Du vrai sens de la "démocratie"

11 Mai 2008, 22:56pm

Publié par zward

La démocratie pourrait être lue ainsi.

Notre développement requérait des techniques, des technologies, des sciences, des organisations administratives ou économiques ou autres,

Et donc des individualités  pour fabriquer et entrainer tout ce monde-là.

Les organisations traditionnelles n'y suffisaient pas ; le pouvoir d'un seul, pas de redistribution réelle et incapacité de la grande majorité à décider, ordonner, inventer, projeter, etc  (il y a un siècle nous ne savions ni lire ni écrire, paysans ou ouvriers)

On a bien vu du fait de l'énorme productivité acquise après la guerre, que alors non seulement il fallait des individus à peu près responsables (au moins pour leur efficacité concernée),

il devenait nécessaire que chacun ait une ... personnalité (des goûts et couleurs, des envies et des vies compliquées, cad multiples).

Ce sont les années 60 ... (on en parle suffisamment).

Révolution dans la complexité psy et relationnelle, mais aussi technologique (qui n'attendait qu'internet pour se déployer dans nos vies, mais qui existait déjà dans l'économie par l'ordinateur même).

Dans tout cela, de quoi s’agit-il ?

 De la multiplication active de l'information ; et donc du déploiement de chacun comme vecteur (producteur ou consommateur ou relationnel ou existentiel) voir créateur d'informations.

Il est probable que l'économie qui a joué un rôle essentiel comme potentiel projeté (et calculé, cad organisé ; sinon c'eût été la pagaille.. ou rien du tout ; après tout, avec votre argent vous multipliez votre possible de façon autonome.

 Que l'économie se soit enflée démesurément (folie de sa réussite même). Ce qui est bien sauf qu'elle n'a aucune régulation d'aucune sorte ... et qu'un système ne survit que si il se régularise ; d’autant plus quant à sa complexité.

Apparemment nous sommes dans l'incapacité de comprendre (intellectuellement) le monde humain créé sur tout cela.

 Et tout cela (démocratie politique, déploiement économique, multiplicité technologique, augmentation des psychologies individuelles, croissance de l'information, généralisée), tout cela est la démocratie...

 Qui n'est pas seulement que sa formulation politique.

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Descartes le prototype

10 Mai 2008, 08:44am

Publié par zward

Descartes nous introduit immédiatement à ce qui peut être. Mais il se tient sur le bord du possible ; de sorte que le coefficient de pénétration de l’évidence cartésienne est relativement faible ; il ne peut pas bouleverser la totalité de ce qui est déjà (culturellement déterminé), puisque pour remplacer ceci ou cela dans le donné (humain), il faut une unité remplaçante.

Se tenant sur le bord de ce qui est expérimentable (puisque la pensée sert à cela ; expérimenter, via un système de signes serré, ce qui n’apparait pas dans le vécu, la perception, l’imagination, ni n’apparait tant que l’on demeure dans la nature de l’ego, de l’ego comme moi).

Se tenant sur le bord de l’expérience.

Employant n’importe quel système de signes, abstraits, comme notation musicale ou système de couleurs, on parvient à l’extrême limite. Au-delà de laquelle il n’y a plus rien, rien encore d’écrit. Seul un système de signes peut penser s’imposer à neuf à la réalité.

Parce que le système de signes, dans sa dimension, préexiste au Donné. Même si dans le donné, cette dimension n’existe pas.

La philo propose donc que la dimension effective est antérieure au Donné. Que vraisemblablement cette dimension sera encore toujours réabsorbée par le donné, mais que la dimension reviendra.

Descartes inaugure qu’outre la métaphysique, qui concerne la tenue du discours, il existe une ontologie ; celle du sujet, qui est antérieure au discours, antérieure à sa possibilité ; en fait Descartes se tient dans le même lieu que Heidegger.

Et c’est de là où il se tient qu’il va suivre l’enchainement des raisons, cad celui des idées (qui viennent au sujet, qui lui sont coextensives, par nature) et non plus suivre les concepts, ceux du discours métaphysique, qui positionnent le sujet comme n’importe quel concept, et dans l’extériorité de l’entendement, de la compréhension. Alors que cartésiennement, le sujet se sait de son idée et sait les idées qui s’ensuivent ; il est son propre « proto » domaine, sa dimension propre.

A partir de Descartes, le métaphysique caractérise le discours, tandis que l’ontologie est celle du sujet. L’ontologie creuse l’os de cet être qui est-là. Il est sa propre, sa proto expérience.

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