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instants philosophie

anarchisme et autres marxismes

17 Novembre 2007, 21:36pm

Publié par zward

Le chaman, « à quoi sert-il ? » lui demande –t-on. 

« À dire aux autres ce qu'ils ont envie de faire ».

 Pas mal …  

 

L'anarchisme est une vieille réponse qui mêle politique et éthique ou morale, comme il a été justement dit ; il faudrait que "ça " s'organise tout seul ... la vie, l'ordre commun, le partage,

Il existerait comme une nature bien peinarde qui ne demanderait qu'à ... vivoter ... (je plaisante, ça a pu être élaboré avec plus d’ambition, nul doute)

Comme nous sommes tous nietzschéens, nous sommes tous anarchistes ; tout cela est passé dans le réel, déjà.

J’ai bien l’impression que de même les indigènes avaient besoin de leur chaman, nous ne savons pas ce que nous vivons ...

Alors nous réintroduisons des repères tout à fait valides, en eux mêmes, mais déjà depuis longtemps dépassés.

L’anarchisme suppose soit une nature viable de l'être humain, mais elle serait viable en raison de ceci : soit une raison à peu près complète et connue de tous et activée par tous (ou une majorité suffisante)

 Cad qu'il n'y aurait plus qu'à la dérouler, la raison, la connaissance de soi, pour se comporter en accord ou plutôt en adéquation avec toutes espèces de situation (en ce cas, un peu comme les non-A sur vénus de Van Vogt, pour ceux qui connaissent)

 

Le problème est que la raison n'est pas complète ... on a cru un moment que les révolutions parvenaient à un état stable de la réalité humaine historique , alors des tas de théories ont parié sur cet état stabilisé, proposant une vision idéale que la réalisation historique paraissait ; qui du reste ne se réalisait pas ... le capitalisme du 19éme est une horreur, ce n'est pas absolument mieux maintenant, mais il a fini par exister une interface de vie convenable ...

 Ça signifie une société d'une complexité folle ; dans laquelle chacun est censément apte à gérer sa vie. (C’est là que ça commence, la difficulté : les conditions de liberté pour ceux qui sont en dessous, et les conséquences de la liberté de ceux qui sont au-dessus, propriété privée par ex, qui ne peut pas être sans limites)

Les marxismes achoppent aussi sur le même problème ; quelle nature pour l’homme ?

Qui et comment se définit-on ? De même que chacun ne peut pas se définir absolument (dans l’absolu moral ou anarchiste ou chrétien ou hédoniste ….), on ne peut pas me définir du haut de l’Etat ou du matérialisme dialectique ; parce que cette connaissance-là, personne ne la possède …

On ne sait pas encore « ce que « nous sommes et on ne sait pas non plus ce que historiquement une société complexe « peut » (réaliser comme système cohérent d’organisation concerté, forcément concerté puisque complexe).

Comment penser que la complexité inhérente à nos sociétés puissent être organisée autrement que par un assaut imprévisible d’intelligences diverses … et non par une morale (d’Etat ou strictement individuelle, aussi bien anarchiste que petite bourgeoise ou pseudo libérale, (qui est en fait une position assise et passive d’élites peu responsables).

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intégration humaine

15 Novembre 2007, 21:16pm

Publié par zward

A l’envers de tout ce qui se fait, l’esprit n’est plus embrumé des significations préalables qui ensemencent la vie humaine.

La racine humaine s’est déplacée ; mais elle ne tapisse pas encore le sol réellement. Ce qui tient de l’esprit absolument objectif, l’esprit qui fonde les objectivités duquel elles dépendent dans leur être historique et ce vers quoi elles tendent de par leurs théories et leurs résultats (le Donné comme réalités et peut-être comme réel un) n’est pas encore suffisamment dit.

On croit encore à quelque chose.

Parce que l’essentiel n’étant pas encore compris, il faut lui substituer une unification.

Si l’essentiel n’est pas encore compris, c’est que quelque chose, dans l’individualité (qui constitue le fondement de l’humanisation, seule apte à une complexité suffisante), quelque chose est situé pour prendre la place de l’essentiel incompris.

La gradation consiste à comprendre que le Donné (l’ensemble de tout ce qui est) ne nous est connu qu’intégré à notre processus. Il faut que ce Donné soit compris en mémoire ; que cette mémoire évidemment ne consiste pas en un seul individu, mais table sur une quantité de savoirs distribués en une quantité d’individualités, qui fonctionnent comme relais, transmetteurs, inventeurs, découvreurs, organisateurs de signes qui contiennent les réalités concernées.

Pour advenir à une telle architecture d’humanisation (du Donné), il est nécessaire que le monde humain soit lui-même architecturé ; qu’il soit organisé en cette finalité, qui est une multi-finalité ; que par conséquent, chaque individualité soit suffisamment organisée elle-même.

Que cela ne s’effectue pas d’être imposé. Que cela s’effectue si et uniquement si l’individualité en cause puisse y trouver son compte. Que par conséquent, l’être de l’homme soit défini culturellement. Cad comme machine intégrée à traiter l’information, à la dénicher, l’extraire, l’universaliser, la transmettre. Mais que surtout cela ne se réalise pas sans que cette machine soit à elle-même effectivement réelle et active. Que le niveau de son être soit en vérité ce qu’il doit devenir en réalité ; ce qui est le mouvement ontologique de la révélation/réalisation de soi via les ou des signes.

Puisque seuls les signes transportent le Donné dans une intégration qui soit mémorisée.

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la logique humaine

10 Novembre 2007, 23:48pm

Publié par zward

Le sujet et l’Etre se co-inventent. Ils se disposent sur une autre scène.

S’y révèle une surface unique, celle qui précède les surfaces humaines.

 Cad les cultures, les peuples, les pratiques y compris individuelles et psychologiques, comme collectives et /ou symboliques. Tout cela est cassé et annulé.

Parce qu’il n’existe qu’une seule manière d’y être.

Un seul plan, qui est seul vrai, cad réel.

Le reste est construction humaine.

Et la philosophie est précisément d’élaborer la construction, parmi toutes les autres réalisées ou possibles, la construction qui rendra compte de ce plan, en vérité, de ce plan, de cette surface unique de base. Cad en rendre compte exactement.

Hors des nébulosités, hors des dépressions ou des obsessions, hors de pratiques humaines qui se veulent significatives  et se précédent elles mêmes d’un Sens, qui englobe ces pratiques et bien sûr viennent développer ces pratiques mais en circuit fermé. Ce circuit fermé reprenant en somme toujours le même substrat des nécessités et réaffirmant ces nécessités. Lui-même ayant le remords de se tenir, de dépendre de ses présupposés biophysiques, collectifs, et qui peine à se justifier…

Alors ça libère, d’une culture à l’autre. Le droit progresse, puis les connaissances s’amplifient, mais le circuit lui-même est toujours l’identique substrat, l’identique contrainte. Il est une pesanteur maline du circuit.

La construction libre, elle, ne part de rien. Cad de l’Etre comme surface.

Le substrat est ce qui colle le moi à sa nature. Il pense débuter de soi, mais c’est un ensemble de tendances de fond qui s’appesantissent, qui sont à même la perception du monde, cad à même le monde du vivant.

La construction libre est fondée en soi seule ; mais comme elle débute de rien, elle parait idiote et sans ressources. Or pourtant un être humain (qui veut comprendre ce qu’il vit, parce qu’il se rend compte que n’existe pour lui que ce qui est exprimé, et que l’on ne peut se contenter de seulement vivre le vécu), doit et ne peut que débuter à partir du rien. Du rien dans la tête, de la tête vide, a priori sans aucun mot. Ce qui rend tout échange impossible. Cad ce qui sort l’individualité du monde humain des échanges.

Mais aussi ce qui contraint à reconstruire un échange fondé sur les mots à mots de l’autre.

La construction selon l’Etre n’est pas une construction humaine fondée sur le substrat biophysique, mondain et nécessiteux. Ça a inauguré une autre logique, cad un logos.

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la pensée (a)moderne

7 Novembre 2007, 22:15pm

Publié par zward

Ce qui sans nuire insupportablement à quiconque, est utile au plus grand nombre, cad en même temps à chacun.

Entendant par utile ce qui rend la vie convenable d'une part, (et là les "gens " ne sont pas si absolument stupides qu'on veut bien le faire croire, ils connaissent quand même leur intérêt, même si il ne trouve pas toujours à s’exprimer), et ce qui l’enrichit, (à tous les sens du terme).

N’ayant pas poursuivi plus loin l'enrichissement des "masses", on en vient à rogner sur la vie convenable.

 De sorte que l'on prend encore les gens pour des paysans du 19ème, et que le terme de liberté, qui est le fondement de toute société organisée et de toute psychologie valide,(pas seulement psychologie des psychologues, mais l'auto conception de soi qu'est chacun) tombe en discrédit ; c'est que l'on croit que si on ne peut pas sauver tout le monde, on peut bien se sauver seul ...

Ce qui est faux.

Tombe en discrédit ; mais c'est une perspective valide qui fonde ce discrédit : (Foucault, structuralisme, Lacan, etc) ; puisque chacun est soi, et dit, exprimé comme libre de fait (par son statut reconnu), on commence de rechercher quelles sont encore nos entraves ; on décrit des mécanismes, des inconscients, des relationnels cachés, des méta organisations, et tout cela est sans doute en grande partie réel et effectif

(Marx, Nietzsche et Freud, ayant lancé cette immense réflexion).

Mais ce mouvement de mise en lumière s'effectue à partir (et donc pour) un Sujet.

 En somme le Sujet est l'in-conscient de ces investigations envers ces mécanismes et ces inconscients.

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le sujet caché dans le moi

7 Novembre 2007, 21:53pm

Publié par zward

La quasi totalité des problèmes agités par la philo n’a plus lieu d’être explicitement.

Le problème est cependant que ces problématiques ont créé un sujet humain. Et que ce sujet humain est la base culturelle de cet être nouveau qu’est le moi du 20 ème. Lequel a pris toute la place. Puisqu’il est logiquement l’application de cette entité du Sujet (citoyen d’un Etat, personnalité, individualisme, culturellement actif, organisateur ou technicien, etc).

Hors cette base, le moi a bien pu créer son monde, ses finalités, ses objets, sa propre culture, son relationnel. Il a cru aussi être en mesure de se passer d’un fondement ; de ceci l’indifférence, ou le dégoût voir la haine de ce qui interroge l’ontologie, l’être du moi.

De ce qu’il doit se gérer, il est dans l’obligation de se serrer comme unité, parce qu’il est une unification du divers. Et donc il pense commencer par et à partir de soi, seul. Il fonde son propre monde à soi, puisque chaque élément devra être organisé par lui-même, et selon une organisation globale plus ou moins, un projet non pas de ceci ou de cela, mais un projet de vécu.

Ainsi le moi débute entièrement selon son monde.

Cependant, il ne peut pas se passer de comprendre … et donc ne devrait pas annuler son sujet, sa représentation culturelle.

Mais le problème étant que son monde,( objectivement, le monde qui l’entoure, les autres, les ambiances culturelles), son monde lui soumet une vision qu’il peut très bien prendre telle quelle. Cad sans articulation.

L’articulation est superflue. Or pourtant, ce monde des mois est fondé sur une entité culturelle purement signifiante (le Sujet), que le moi comme tel travesti t en immédiateté (je suis Moi, de fait, dit-il).

En tant que se travestissant, le moi devient le vêtement dont il se vêt … cad que son être est hors de lui, et que sans ce vêtement, il se croit nu, exposé. Mais de plus il ne se débarrasse pas de son sujet pour autant. Le sujet , dont il est particulièrement dépositaire (puisqu’il n’est plus dans une communauté qui symbolise et relie chacun dans une pratique sociale visible et homogène, mais dans un isolement dont il est sa propre gestion), est l’existence culturelle du moi, et si ce dernier croit être de fait « soi », naturellement et selon un vitalisme et un cynisme et un indifférencialisme marqué, la réalité est que le moi ne tient, n’existe que parce que culturellement il se dit ou est dit ; Un Tel.

C’est culturellement que le moi tient et se développe par ailleurs comme moi (et son monde), mais c’est spontanément et selon une auto évidence qu’il croit exister.

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extension des droits de l'hommisme

4 Novembre 2007, 01:09am

Publié par zward

Les droitdelhommistes n’ont pas tort ; c’est fondateur, fondamental et il ne peut pas être question de revenir dessus. Et ce, bien qu’au nom d’un certain libéralisme (….) il est effectivement en cause de contraindre le peu qui soit établi.

Le peu, parce que dans le même temps, les dit-droits font figure d’en soïté , de fixité et de peu de pragmatisme. Ce qui leur est reproché, leur abstraction, parait couvrir … une quantité invraisemblable de mensonges. Etre avant tout une idéologie. Leur abstraction permet de ne pas analyser la réalité.

Ainsi il fallut long temps, pour que l’exercice de la liberté soit re-comprise en essayant d’y intégrer les conditions de cette liberté. On n’est pas libre de but en blanc. On est libre si on en a les moyens. Il faut donc que tout un chacun dispose d’une série de paramètres pour que cette liberté lui soit de quelque utilité.

Mais de plus, l’exercice de cette liberté porte elle-même à conséquence. A conséquences. Elle n’est pas lâchée sans effets, et il parait évident (quoi que…) les effets doivent eux-mêmes être intégrés dans l’exercice du libre.

Le libre n’est pas exclusif du moi. Or on n’entend le libre que selon cet abêtissement, qui est aussi une libération, de la personnalisation.

Il est une autre lecture possible … qui consiste à bien remarquer que le libre est de découverte récente ; il se réalise, se rend réel, depuis peu. Il ne peut pas intégrer dés l’abord tous les paramètres possibles et effectifs. Il ne les connait tout simplement pas, et on n’y est , dans cette humanisation-ci que de connaitre, comprendre. Le temps que ce libre prenne son étendue, et qu’il voit ses effets se développer dans un monde, il lui faut que ça lui revienne en retour.

Aussi est-on justifié à essayer de comprendre comme le libre qui se croit entièrement légitime, en fait, se doit à ce qu’il fait, et de même qu’il lui est du ce qui le conditionne. Si le libre est un cercle, ce cercle ne limite pas à son ombre.

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le moi mondial

31 Octobre 2007, 20:59pm

Publié par zward

Pour ce qui est de culture mondiale, le débat est, de fait, réglé : elle est déjà plus qu'en marche ; elle a déjà tout envahi. Le 20 ème a produit cette culture ; tout le siècle entier lui est dévoué absolument. En termes de contenus, de comportements, d’organisations, d’échanges. Je ne suis pas loin de penser que l’énorme dépense économique elle-même qui accapare 90% des énergies (ce qui est un délire irrégulé, et qui a reflué jusqu’au sommet ; cad que le marché, le « libre » , n’a plus rien à voir avec un marché de l’entreprise et de la libre concurrence , etc , mais est un marché financier concentrationnaire, monopolistique, qui casse l’économie elle-même), n’a été que l’effet d’un déferlement libératoire total. Parce qu’en somme qu’est-ce que tous les peuples désirent ? Le statut de la personne humaine occidentale ; ou moins glorieusement dit ; un statut de Moi. Un Moi avec son monde à soi, son monde de mois, son univers bien personnalisé, avec ses objets et ses éventuels gadgets, avec son immense répertoire de goûts et couleurs.

Cad que si vous êtes un réalisateur indien, vous ne pouvez pas tourner un film dont le héros ou l’héroïne choisirait la tradition familiale plutôt que son désir amoureux bien à soi. La technologie même, le film, ne peut pas être utilisée autrement qu’elle ne l’est. Ça individualise tellement en soi, et ça donne tellement la réalité même (qui est filmée), que force est de constater que ça dit le vrai ; cad que cet acteur là est un corps-tout-seul. Pas un symbole traditionnel (qui serait relié dans un texte par ex à des tas de connotations qui feraient passer la pilule de la tradition).

Si les gens désirent un moi, ça n’est pas par stupidité ; mais parce que pour la première fois dans l’histoire (humaine) chacun y a droit… ceci étant la base de la culture mondiale. Qui va chercher chacun là où il est. Et on n’y est que seul en étant soi. Et soi, seul, ça consomme, ça s’entoure de signes, d’objets (dont la solitaire automobile).

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descartes et la démocratie

29 Octobre 2007, 21:48pm

Publié par zward

Il y a un mal fou à comprendre la démocratie ... à la comprendre de l’intérieur, du dedans de notre être. Pourtant on y est réellement depuis suffisamment longtemps (depuis la scolarité obligatoire pour ainsi dire ; en quoi la démocratie est culturelle, tandis que politiquement le 19ème n'était pas vraiment un exemple démocratique, bien qu'affirmé).

Du mal avec la démocratie , parce que chacun veut avoir raison (pour faire simple) , mais que la démocratie suppose que personne n'a raison en soi, et que la vérité n'existe que du mélange et naît des conflits, des heurts et des compromis ... et de la trame historique réelle, des enjeux, et surtout des inventions (technologiques ou comportementales, mais les inventions comportementales ne sont elles pas elles-mêmes technologiques en leur ordre)

Ce qui revient à dire que la vérité, le Savoir (dans une décision, un projet, une organisation), n'est pas dans les volontés (qui s'opposent et ne voient qu'elles mêmes), mais dans la connaissance qu'amène l'opposition des volontés. Ce qui est en soi dur à avaler ...

En somme la démocratie nous oblige à être intelligents...

À être intelligents, en plus et hors des volontés que nous sommes... on retrouve Descartes ; la volonté dépasse l’intellect.

Remarque ; que la volonté dépasse l'intellect... c'est du Descartes très nettement parlant ...

 On est à l'intérieur de Descartes depuis trois siècles.

Dans la difficulté de trouver l'intellect qui raisonnerait notre hyper volonté (nietzschéenne, qui ne sait nietzschéenne que depuis ... Nietzsche ... la philo a toujours raison).

Cad de trouver le ou les concepts qui organiseraient la réalité qui nous déborde du fait de l'énormité de nos volontés.

En sommes-nous capables ?
Pas si sûr.

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hiérarchie-démocratie-philosophie

27 Octobre 2007, 11:14am

Publié par zward

Il est vrai que nous avons beaucoup de mal à comprendre l’ambiance «symbolique ». Et bien que nous pensions y échapper, dans notre atomisme, il est certain que nous obéissons aussi à ce qui dans quelques siècles (si on y est encore) paraitra du pur et simple mécanisme culturel.

Personnellement, et ça reprend le texte, je crois qu’il faut partir de l’information ; il y a des tas d’informations partout qui nous viennent du monde, des autres, de l’organisation sociale, et il faut bien l’organiser, que ce soit en transmissions ou en échanges. Le seul agent réellement actif c’est l’individu ; c’est lui qui traite de l’information. Tant que l’on ne développe pas en chacun la capacité de gérer à peu prés individuellement l’information, celle-ci se présente sous une forme quasi « magique » ; au sens où quelques uns (la plupart du temps par dynastie ou famille spécialisée en somme, cad qui baignent dans une telle ambiance de mise en scène, ce qui appartient  aussi à nos dynasties économiques …) sont visiblement aptes à utiliser ce qui tout un chacun ne conçoit même pas.

Mais il s’agit d’un apprentissage interne à telle ou telle culture, et lequel apprentissage se « démocratise » lorsque chacun est reconnu, peu ou prou, comme ayant aussi le pouvoir ou la capacité d’utiliser les signes. Cad de lire le monde comme –ci ou comme-ça.

Ce qui n’enlève rien à la révolte continuelle, évidemment sporadique mais bien que sporadique, à chaque fois, comme elle redistribue le pouvoir de quelques individualités à une plus grande quantité, ce qu’elle établit devient immanquable et nécessaire.

La question est ; qu’est-ce qui a permis que la redistribution (du pouvoir) ait pu quand même s’organiser ? (et pas délirer dans tous les sens … quoique … il faut bien remarquer que parfois ça a déliré n’importe comment, cad dans des bricolages)

Cette organisation qui rend quand même cohérente l’humanisation (en gros) me parait tout simplement explicitement exprimée par la philosophie ; cad que c’est là que cela se dit adéquatement. Et les idéaux philosophiques ont absorbé(ou systématisé ou révélé ou simplement accentué) la substance même d’une telle possibilité, la redistribution du pouvoir en plus ou moins chacun.

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histoire humaine - l'au-delà interne

25 Octobre 2007, 21:11pm

Publié par zward

La philosophie expose donc cette scène unique sur laquelle se joue l’équilibre de l’être humain et du monde.

Jusqu’alors l’être humain et le monde se mélangent ; il est une sorte de synthèse extérieure qui voudrait que le Sens de la vie de chacun se mêle au monde tel qu’il apparait à cette individualité. Cela ne se régule pas du tout au niveau de l’individualité mais en celui global et collectif ; parce que l’ensemble fonctionne comme un calcul global superposé au monde donné et qui doit avant tout s’organiser, dans son milieu, et gérer ses réglages quant aux phénomènes, aux faits, aux réalités répétitives ou nouvelles. Cela opère une synthèse directe qui n’est en prise ni avec le monde même, ni avec l’individualité, mais ans le mélange des deux. Il est un poids décisif (cad qui décide pour tout le monde) sur le possible.

La venue au jour de l’individualité comme Autre (que son monde humain) et du monde (comme donné indépendant et sans synthèse possible arbitraire ; toutes les cultures sont arbitraires par rapport au donné-même) bouleverse la totalité de l’humain. Aussi ne faut-il pas imputer d’abord l’individualité à une essence abstraite « individuelle », mais à un changement dans le traitement de l’information possible ; l’ensemble des mythologies individuelles, philo, arts, littératures, morales, religiosités, etc,  produit des schémas, donc, ayant pour fonction de permettre à tout un chacun de se situer.

Il faut acclimater chaque unité de telle sorte qu’elle puisse monter en puissance sa capacité à gérer l’information. Si l’on dit le « sujet », ça n’est pas tellement pour insister d’abord sur l’individualité, parce que le « sujet » n’est pas ce que l’on nomme « subjectif ». il est au contraire la plus grande objectivité possible. Cad la plus effective et réaliste opération de traitement de l’information pure et simple.

Aussi le sujet est-il ce qui promeut absolument les objectivités ; il n’est pas ce qui enferre dans les immédiatetés. Aussi faut-il marteler que l’individualité n’est pas seulement ce qui est personnalisant et personnalisé ou le support d’une individualisation psychologiquement vécue ou pensée, mais que l’individualité est ce qui contient ce possible hyper objectif ; le sujet.

Hyper objectif non qu’il soit intégralement objectif, ni qu’il contienne déjà ‘toute son essence », mais parce qu’il est ce qui est le plus objectif possible. On ne peut pas concevoir au-delà. Mais lui se tient comme l’au-delà de tout devenir.

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