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instants philosophie

Le ratage humain

15 Janvier 2008, 21:53pm

Publié par zward

Que l’humanisation n’est pas en soi une finalité sensée, signifie,  strictement, qu’au travers de toute humanisation, il n’est pas uniquement question de l’humain, mais d’un processus plus large et que finalement le discours, ou l’être humain en tant que rationnel, n’en est qu’une part limitée, parfois seconde, voir secondaire. Même si, on l’oublie, c’est l’intrusion du discours de cohérence dans l’humanisation (purement fonctionnelle) qui bouleverse la totalité de toute cette humanisation-là (et remplace une humanisation fonctionnelle par une au moins idéale humanisation humaniste). Aussi est-ce encore et toujours absolument essentiel de renouveler l’être rationnel de l’humanisation… mais ça dépasse… la réalité dépasse toute Cohérence Créée pour un logos Donné inconvertible.

Aussi à partir du sujet (en l’occurrence le sujet qui utilise les sciences) on peut partir vers la compréhension des contraintes inhérentes à ce donné-là : l’humanisation. En tant qu’elle est d’abord non pas une volonté issue rationnellement, mais un fait, comme tous les autres. Notons que ce faisant on y interroge à partir d’une position (chassée… mais immanquable…) de sujet (en l’occurrence abstrait et qui ne dit pas forcément son nom … cad qui n’est pas philosophe).

On y découvre que les nécessités parcourent entièrement l’humanisation. Que le donné (humain) est dans le Donné (général). Que si l’être de l’homme fût tenu comme raison et moralité et Sens comme progrès,(etc), ce fût afin d’en imposer l’intrusion dans un monde donné qui ne le contient pas du tout comme tel …. mais finalement le contient comme absorbé par le Donné lui-même. La cohérence toute vraie qu’elle soit , est-dans le filet du Donné comme unique logos effectif.

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Le (hors) temps

14 Janvier 2008, 22:58pm

Publié par zward

On peut percevoir la philosophie comme ayant toujours été phénoménologique.

Elle décrit comment « cela se passe », (pour nous).

 Et peut-être «ce qui passe » et comment cela se passe, en soi-même, indépendamment de nous.  

La manière qu’a la réalité de devenir, là. La réalisation de ce qui se réalise, là, comment les choses sont nouées. Comment elles viennent de se lier ou délier. Non pas le temps, mais ce à quoi ça aboutit. Dans quel lieu.

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Personne existe

13 Janvier 2008, 01:40am

Publié par zward

Notre être n’est pas spécifiquement de ce monde çi, de cet univers çi.

Autrement dit, l’être de l’homme n’est pas l’humain, mais est une forme qui porte l’humain, entre autres, une formule qui peut se transporter ontologiquement à d'autres niveaux.

De par la cohérence (de nos constructions) nous voyons bien que nous essayons et parvenons à dominer le donné. Que nous disposons d’une entrée en matière autre, et décalée, sur un autre sol. Arcboutés sur cette altérité, cette autre surface,  nous tenons à distance de plus en plus le monde, tel que là, et de plus en plus nous considérons cet univers comme un parmi d’autres (possibles ou co-réels).

De même nos vies refluent comme incertaines d’exprimer quoi que ce soit de ce que nous sommes réellement, de par la multiplicité dont nous sommes désormais capables.  Mais loin des influences de sur-remplissages (que constituent au mieux les religions, au plus bas les sectes au pire les délires), la philosophie est parvenu à décrire l’être-un, tel qu’il ne peut échapper à sa propre étrangeté.

Ça n’est pas le monde qui est absurde ou étrange, c’est  nous,  enfin notre être, qui ne sommes pas d’ici, ni de nulle part en particulier.

Cette étrangeté de nous-mêmes est ce qui constitue le plus fort de la réflexion philosophique ; mine de rien l’étrange architecture de notre être est dénoyautée du trop connu.

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La hiérarchisation

8 Janvier 2008, 22:10pm

Publié par zward

La hiérarchisation est plus grave qu’on ne le croit. Ça n’est pas un phénomène accessoire ou secondaire qui occuperait une zone extérieure. La hiérarchisation est incrustée au cœur même des individualités ; cad dans leur personnalisation elle-même. Comme l’on se croit être, on se situe dans la hiérarchisation générale.

Comme elle est très généralisée, elle est diluée, mais tout aussi bien imperturbable et extrêmement précise ; puisque chacun y est inclus d’une manière ou d’une autre. Jusqu’à bâtir son être sur et par cette personnalisation hiérarchique. La dilution n’affecte en rien que la hiérarchisation soit vécue et pré organisatrice de la résolution globale et particulière aussi bien de toute l’humanisation. Pseudo résolution.

Elle vient en lieu et place de ce qu’elle remplaçât toujours ; la compréhension intelligente du Donné.

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Les deux modèles (non) humains

6 Janvier 2008, 21:41pm

Publié par zward

En lieu et place de notre liberté, cad de notre esprit, étant entendu que l’esprit n’a pas d’être hormis des sujets (qui se tiennent de leur moi, de sorte que la personnalisation n’est pas indifférente du tout), nos rivalités soudent une essence hétérogène de l’humain en ceci ; elles nous maintiennent dans notre immédiateté, dans notre naturalisme, dans notre vitalisme ; il est une logique, un logos de base, naturel, qui nous colle le corps vers l’arrière, cad par l’arriération. Un logos rétrograde.

Qui ne parle pas. Qui ne se formule pas en signes et que par conséquent nous ne pouvons contraindre… mais qui parce qu’il n’est pas de signes, mais noué du Donné au Donné, peut influer sur les signes, un par un les dissoudre, et décomposer l’ensemble des phrases, et rompre lentement les articulations de notre volonté (qui ne s’architecture que via les signes, en tant qu’elle les comprend).

Le logos naturaliste nous tire vers le fond, il se glisse entre les signes. Aussi cohérente que soit l’élaboration (la construction humaine, le constructivisme véridique), la vague par en-dessous recompose son donné de base. Qui mêle à la fois nos pulsions, mais aussi le donné lui-même, que nous ne parvenons pas à réduire, à récupérer, qui commande selon sa propre nécessité.

Ad : puisqu’il s’agit toujours  de réguler l’information, les moyen institués les plus immédiats, quoi que suffisamment complexes, sont d’une part le Donné qui correspond au Donné, comme la chèvre au chou, et la hiérarchisation.

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La (non) magie philosophique absolue

31 Décembre 2007, 11:50am

Publié par zward

 
Le tour fût joué : d’installer, au cœur de l’humanisation, cette unité très spéciale qui dérive l’intégration, la recompose.

(Unité très spéciale qui se dévoile dans la représentation humaine en  général, et explose lentement cette intégration humaine régulatrice. Intégration d’un donné, d’immédiatetés, de particularités  dans une humanisation régulée hiérarchiquement et qui essaie de se penser, certes, mais sans connaitre ce qu’il en est de ce qu’une réelle intégration signifie cad qui non pas se pense mais se représente et se formalise ici et là sans que la pensée y soit systématiquement cohérente, cad se représente hors de cette unité forte que constitue l’esprit comme cohérent.)

Pourquoi existe-t-il une telle nécessité de se tenir, d’être causé par une cohérence et que signifie-t-elle ? Pourquoi cette unité spéciale qui nous est familière, fût-elle à ce point une rupture ?

Parce qu’elle ne l’est pas encore devenue… parce que nous vivons encore selon l’ancienne régulation, parce que lorsque le Donné se présente à nous, nous en appelons encore au Donné pour le résoudre ; parce que si ici et là il est bien de la réflexivité qui agit et pré organise, en fait, l’ensemble des déterminations qui nous touchent, relèvent encore de la pré ordonnance du donné comme centre de l’existence ; cad du Sens qui appellerait par son opération magique le Sens, ou la résolution de notre être.

L’unité très spéciale qui brise l’intégration humaine comme sens hiérarchique et régulation, vient perturber la totalité du Donné (appelant le donné comme Sens), parce qu’à une surface entièrement couverte de signes, elle oppose soudainement, ce corps absolument vide de signes, mais ayant Surface …

Ce qui se cache sous l’expression de cette Cohérence , qui brise, c’est donc la perception d’un corps dans un Monde indéfini, comme Surface absolue, cad la dernière. La Surface non culturelle.

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la Modification (de l'intégration humaine)

27 Décembre 2007, 22:15pm

Publié par zward

Toute société humaine est une intégration ; elle prend une part du Donné (de ce qui l’entoure et du donné qu’elle est pour elle-même) et en forme une représentation. Toute société humaine tend, quelle qu’elle soit, à se refermer sur sa propre légitimation , cad sa propre régulation (il faut bien qu’elle se régule, de même qu’il faut bien qu’elle se représente à elle-même et se transmette ), et elle est toujours coercitive par rapport à ce qu’elle pourrait être, en même temps que souvent libératrice par rapport à ce qui la précédait , et cela se répète toujours, et même en démocratie :  cette représentation humaine, de quelque monde humain que ce soit, tend à se refermer sur soi.

C’est donc à cela que s’attaque la philosophie ; ou plutôt … c’est par cela qu’elle s’impose culturellement comme immanquable ; autrement dit, on a nommé cela « philosophie », mais c’est une fonction qui ne pouvait pas ne pas paraitre dans l’humanisation.

À savoir : modifier l’intégration générale de tel monde humain, de tout monde humain, dans son Donné, dans tout Donné. Lui indiquer que ; contrairement à ce que ce monde humain croit, il est soumis à plus grand, plus grand que son cercle fermé d’auto justification et régulation.  

Qu’il existe un cercle plus éloigné que le sien donné.

Il se trouve que cela, cette perturbation, ne peut venir du dehors ; parce que tout élément perturbateur sera traité comme simple extériorité et n’ayant aucun rapport avec l’intégration qu’un ordre humain constitue pour lui-même, il ne pourra réellement modifier, sauf en périphérie, cette unification humaine, toujours bricolée. Et qui tient à elle-même via sa Hiérarchie.

Aussi est-ce du dedans que l’humain fût soumis à une exigence autre. On lui prouva en développant l’essence, la nature même de l’esprit, cad de ce qui prononce toute représentation, que l’unité humaine donnée n’est pas toute l’unité souhaitable.

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monstration du Là

24 Décembre 2007, 17:45pm

Publié par zward

Toute la philosophie bien ait mille fois tenté de tisser le lien entre le sujet et l’Etre, a aussi dans le même temps, proposé notre être dans sa distinction propre ; et construit cet être dans son identité, en particulier en ceci ; ce qui est recevable et ce qui ne l’est pas, ce qui est ici et maintenant compréhensible, et détachable, et ce qui ne l’est pas.

Aussi a-t-elle absolument défini l’esprit en tout ce qu’il peut penser en un certain état de son développement ; l’esprit est ainsi par soi, cad connu. Que ce développement ait ou non valeur de vérité par rapport au monde, donné, là, est second ; parce qu’il s’agissait déjà, et au préalable, de découper l’esprit dans sa forme à soi, pour ensuite voir un peu comment cette identité nouvelle de l’esprit pouvait bien réagir face et dans le Donné. Si valeur de vérité cette démarche comporte, c’est d’avoir épuisé la totalité des positions possibles d’un être conscient de soi au sein d’un monde (quel qu’il soit, ou à tout le moins, d’un monde théorique tel qu’il nous est possible de le concevoir et de nous y concevoir).

Ainsi le programme est-il complet et est encore en cours ; l’esprit ne se connait pas encore dans toutes ses compositions (déjà réalisées, et qu’il faut retraiter, cad recomprendre), ni dans ses constructions possibles.

Mais ce retraitement de ce que l’esprit est, n’est pas encore tout notre être ; il est une part décisive qui ne consiste pas seulement à développer les compositions de l’esprit , mais à montrer des réalités , désigner des cheminements, par lesquels s’articule l’être qui utilise l’esprit (et qui donc n’est pas l’esprit lui-même, dans la mesure où l’esprit est le résultat d’un regard sur un donné-là, le monde, tel que l’on a pu en tirer des informations ). La position du regardant, cad de cette intentionnalisateur , est ce qui se met à l’épreuve et reçoit donc le nom de Sujet . Soit ; celui qui n’apparait pas lorsqu’il se dit  ou qui,  lorsqu’il dit quelque chose du monde, peut transparaitre via la position de cette visée ; celle de l’Etre. Qui est une pure fonction absolue : absolue, mais fonctionnelle.

Aussi faut-il réduire la visée de l’Etre à ce pour quoi elle est : la mise en forme d’une intentionnalité nouvelle (cad philosophique) sur le Donné.

C’est à partir de l’élaboration d’une nôtre identité conceptuelle, de sujet, qu’aussi bien l’on peut se retourner sur l’auto construction de notre esprit ; mais cela signifie aussi que notre « esprit «  ne réside pas dans le langage, fût-ce un langage élaboré, mais dans un Ici qui voit un Là (le donné comme tel repris dans la  visée de l’Etre-par-un-sujet). Pour cela l’Etre n’apparait que via et par la position d’un sujet qui se construit, cad n’est pas du tout un donné naturel, mais radicalement Autre.

C’est cette altérité qui est attirée dans le piège philosophique qui entend ne pas s’y laisser magiquement abuser. C’est cette altérité qui est à penser.

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paternités hallucinantes de Kant.

19 Décembre 2007, 13:47pm

Publié par zward

Kant n’a pas eu l’effet escompté. De l’impossibilité de déduire l’Etre dans un discours total, il s’avère que cela révèle que le sujet est, en dehors du savoir.

Ou que le savoir est en dehors du sujet et peut se clore, jusqu’à constituer l’être du sujet lui-même ; le sujet est négativité vis-à-vis du réel, réel qui seulement est connu dans un savoir (pour nous) et donc dont le savoir constitue l’être (puisqu’il n’existe pour nous que de cette manière).

Mais puisque le savoir est, maintenant indépendamment (Hegel) et que le sujet n’en continue pas moins d’exister, c’est que le sujet est autre chose que le savoir (bien que pour se trouver il ne puisse pas se passer du Savoir, comme contenu cohérent ; de sorte que toutes les performances qui pourront suivre Hegel, ajouteront à l’être de l’homme sans se retrancher du Savoir comme idéal).

Kant a libéré paradoxalement le sujet de son idéal du Savoir, et pour cela il jette quantité d’aperçus sur ce que le sujet est, tel quel, donné –là, dans un monde (au lieu qu’auparavant, le discours obnubilait entièrement tout l’être du sujet qui devait si rendre par raisons). Ainsi nous eûmes droit à l’existentiel et  à Nietzsche, à Freud et à Husserl, à Stirner et à Marx. Autant d’explorations étranges à partir et autour et via le sujet formel kantien, qui nous est semblable au sujet cartésien ; ce à partir de quoi (cad de qui) ça existe (pour nous) sous la forme d’un discours cohérent.

Qui a besoin de cette cohérence pour se maintenir comme sujet, pour qui seulement « ça » peut exister (tout), et se sert de cette cohérence afin d’explorer son être ; parce que c’est un outil exceptionnel pour exister en même temps que dire. Au lieu d’être dit par d’autres discours (qui abandonnent le sujet, et retombent eux-mêmes dans la hiérarchie socialisante de fait au lieu que la philo s’en extrait).  

Bref tout cela est bel et bien passionnant et on perçoit à quel degré de plasticité dans la réflexion, la philosophie est parvenu grâce à Kant (sans se perdre).

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sens de LA limite

18 Décembre 2007, 22:07pm

Publié par zward

Il est donc certain que l’individualisation est, en soi, « ce qui peut arriver »  au monde humain ; puisque cela décentre la hiérarchie ; qui est ce par quoi s’organise l’information totale, complète d’une société quelle qu’elle soit. La hiérarchie organise les individus qui organisent le monde, le monde des données diverses, en imprimant en chacun la perception-même des données et ce uniquement en fonction de l’impératif hiérarchique. Cad qu’aucune connaissance ne viendra dépasser l’auto préservation hiérarchique. Cela est intégré dans les individualités elles-mêmes.

Ce qui veut dire qu’aucun connaitre n’est valable en soi, indépendamment des intégrations hiérarchiques. Que pour dégager le connaitre, ça ne s’effectue jamais que relativement ; sauf en ceci ; que l’on promeut le connaitre comme préalable à toute hiérarchisation. Mais est-ce si certain ?

Parce que le connaitre n’est pas un discours donné, là, mais un acquis, dont la Forme est d’être active, réfléchie. Ce que le connaitre fait paraitre, ça n’est pas seulement telle partie du monde, qui était ignorée auparavant, mais surtout le connaitre est ce qui redessine le Donné, recompose ou crée des ensembles (y compris de perceptions, cad de la base au sommet de la représentation du réel).

Pour cette raison également, parce qu’il pousse au visible le non visible, affectant non des données mais des ensembles de données, le connaitre est aussi une forme, du sujet. Croire que le sujet est une essence à l’extérieur de laquelle se déroulerait le monde en ceci puis en cela, au fur et à mesure des acquis, est une erreur. Et c’est pour cette raison que le Sujet, ça n’est pas un contenu, cad ça n’est pas l’Homme en général ou en particulier, mais « l’être de l’homme », lequel n’est pas en soi « humain ». C’est encore trop dire qu’il s’agit là de l’être de l’homme…

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