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instants philosophie

Husserl et Sartre

21 Mars 2008, 19:29pm

Publié par zward

 Il est apparent que Husserl est très excellent, et qu'il autorise et plante que le donné de notre être est digne de mille attentions ; ce sont des pans entiers de réalités humaines qui ont droit de citer à partir de là.

Mais quant à dénicher une organisation des "essences" qui serait indépendamment de l'aventure du sujet (cad une méta compréhension en somme, une sorte de super discours qui ressemble au fond au Discours métaphysique classique),

Il est apparait que ça ne fonctionne pas.

En quoi donc, Sartre au moins, à la suite de Heidegger, replace à nouveau.

Replace quoi ?

Ce qui est le cœur même de la philo ; à savoir ; comment est le sujet face à l'être ?

Il est sans doute aucun une série de conquêtes quant à la cohérence (possible, réelle, hypothétique, etc) du discours en soi ; du discours idéal.

Mais la philo se sert de ces techniques à d'autres fins ; depuis le début, ça dit bien ce que ça dit ; comment existe t on en l'être ? (et bien sur qu'est-ce que l'être ?)

C’est la position du sujet qui se joue dans le discours, au travers du discours (du discours comme possible unique de compréhension, mais en tant que moyen ; la fin en est toujours autre et externe, dans l'être justement).

Ainsi Sartre peut laisser tout le donné humain dans le Monde, puisque le libre sera justement ce qui va en chaque situation s'user à dépasser cette situation.

Ce qu'il continue comme phénoménologie, ça n'est pas la description d'états de conscience, mais l'activité de la conscience dans le concret même, là où il n'y a encore rien, elle invente (ou elle crée dans le meilleur des cas). Non pas une vérité déjà là, mais des vérités pas encore là.

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Le libre et le vide.

19 Mars 2008, 23:02pm

Publié par zward

En quoi donc il est nécessaire que ce régime, le libre, s’impose comme étant en lui-même susceptible de perfectionnement, s’avance vers sa compréhension. Il n’est pas seulement un milieu utilisé à tout et rien, en n’importe quoi. Il doit être à soi-même  son développement.

Ce que comprend bien le régime des Mois, cad le sous régime de la liberté, mais nécessaire en tant que tel : il est à soi, son propre développement, le moi, mais il s’emplit bien plutôt du monde, du mondain, qu’il ne cherche à déployer l’entièreté de son être en tant que libre compréhensible.

Pour cette raison, il a fallu que ce vide sidérant du libre, s’emplisse de ce qui lui tombait sous la main. Parce qu’il est techniquement, technologiquement une faculté de compréhension, de saisie de ce qui s’énonce, il ne peut pas ne pas signifier quelque chose de sensé. Sinon il perd son être lui-même. Mais ce qu’il faut entendre par signifier, c’est la manie d’expliciter, de saisir un résultat concrètement là. Et l’impossibilité pour le Moi de saisir ce que par « là », on peut comprendre.

 

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sur le bout du monde

15 Mars 2008, 00:01am

Publié par zward

Ainsi la Vérité est l’essence même de ce qui constitue la coordination ; de même la Liberté, qui revient à signifier que chacun est sa propre unité. A charge de quoi, ce chacun est en soi le nœud stratégique de développement (de tout développement significatif ; mais où ce développement signifie-t-il ? En quelle surface ?)

Or cela n’est pas acceptable pour ce qui constitue l’essence même de la transmission des organismes ; qui ne valent qu’à leurs propres yeux (les organisations humaines tendent à ne faire valoir qu’elles mêmes, dans un repli aussi gigantesque qu’est gigantesque leur capacité du multiple et de la métamorphose ; ça n’est pas dans le donné, ou les représentations issues du donné que cela, la vérité, se tient). Cad qui n’existent, ces organisations organistes,  que dans l’aveuglement. L’aveuglement de leur être. C’est que ce qui célèbre ainsi son unité hors du discours, dans une quelconque vérité-donnée (ce qui est contradictoire), c’est une identité qui n’est pas seulement culturelle ou politique, cad de superstructure, mais c’est une unité d’infrastructure. Cad de personnalité, ou si l’on préfère de personnalisation.

Il ne s’agit pas alors de « pensée » … de concepts… mais radicalement de ces corps-là, en tant qu’ils se croient être la réalité elle-même.

Ça n’est pas que les corps ne soient pas la réalité, c’est que pour un sujet, la réalité n’est pas que cette évidence du corps. C’est ce surplus qui sera toujours irrémédiablement condamnée par ceux qui croient que la réalité est et n’est que constatable. C’est le n’est que, qui est absolument contesté philosophiquement. Mais elle ne remplace cela par un autre corps, un corps glorieux ou un corps imagé, ou un corps fantasmé, ou ni même un corps littéraire. Elle ne le remplace pas du tout ; elle le continue. Le continue parce qu’elle affirme très explicitement que le corps est … afin de poursuivre plus loin le sillage de son être, que son être n’est certes pas en dehors de la perception et mémoire (organisée) du donné, mais justement … qu’est-ce que la perception mémorisée (organisée) ?

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Le schmilblick philosophique (l'imbrication)

9 Mars 2008, 11:41am

Publié par zward

Kant ou st thomas n’étaient pas à ce point ignorants (des choses de la vie et du monde)...
que par conséquent il faut entendre leurs constructions comme en plus, ajoutée au délire humain habituel, très habituel ou très délirant.
L'être humain est toujours profondément dans le n'importe quoi, dans l’illusion, ou l'interprétation irrationnelle, cad non réelle.
Mais on ne peut pas vraiment dire pareillement de la philo ... qui a cent fois admis des illusions diverses, certes ... mais sous conditions ... dieu cartésien est, certes, mais il est doté d'un Sujet cartésien qui rappelle à soi tout le discours, qui le réabsorbe, le dévore et lance historiquement la dévoration ... Le Sens de l'existence kantien, oui, mais doué d'un sujet transcendantal ...etc
En philo, l'illusion et le délire trouvent leurs limites, celles qui réorientent.
Et non l'inverse ; cad que la philo ne justifie que rarement et anecdotiquement, le n'importe quoi humain. Admet le n’importe quoi, mais sous conditions. Ce qui déplace absolument le moi dans son sujet.

Le sujet est tout, si fortement construit dès qu’il se prononce, parce que justement que il est cette construction, arbitraire, mais valide, impossible mais réalisé, le sujet est tout, mais un faible petit îlot de rien du tout, le levier qui réoriente la masse gigantesque du n’importe quoi humain.

C’est pour cela qu’il ya un mal fou à ce que ça existe. La différence entre le moi et le sujet, c’est que le moi croit que ça existe, tandis que le sujet sait que ça n’existe pas, et donc le réalise. Le réalise, mais déjà trop-tard … et la difficulté est d’accepter que c’est déjà-là, que c’est déjà fini.

Le subtil îlot c’est celui qui n’existe que d’avoir tout dit, mais …. au bout du compte, qui n’existe qu’au bout d’avoir tout dit, et donc « en plus » ; cad qu’il ne tient pas encore dans l’avoir-tout-dit.

Ça tient dans l’en-dehors du tout-dit, cad dans l’être. Enfin on existe. On a crevé la bulle, la bulle que l’on a voulu cent fois convaincre, éprouver, qui n’a jamais rien dit, pas dit l’essentiel, pas dit, muet, muette. Ah ben, on ne dit jamais rien, on dit rien, tant que la bulle n’est pas transpercée. Traversée.

La bulle, et en face l’îlot. C’est la même chose innommable. Mais imaginée l’autre et abordée l’une.

La philosophie est donc l’accès unique à ce qui est.

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l'être en plus

2 Mars 2008, 20:48pm

Publié par zward

La philosophie dit explicitement ce qui est tel cela est pour-nous. On sent bien que ce qui cause problème c’est le pour-nous. Mais la philosophie lorsqu’elle affirme (ce qui apparait comme une « affirmation ») qu’il n’existe que le discours pour « être », veut bel et bien marquer que c’est seulement dans un discours (qui se sait et qui nous sait, bien qu’on le veuille et parfois malgré qu’on ne le veuille pas) que l’on connait, quoi que ce soit. Il peut exister des tas de discours, séparés, de tel ou tel objet, mais il est au moins un discours qui exprime au maximum le dire,  et au maximum de l’explicite. Cad qui pousse la clarté de ce qui est énoncé au plus loin. Puisqu’il postule que si ce qui est exprimé n’est pas clairement exprimé, cela ne vaut qu’à peine.

Dés le début est donc affirmé ce qui ne peut être contredit ; la norme du discours est la clarté. Tout discours qui ne se l’impose par principe, au moins, ne s’exprime dorénavant plus au même niveau.

On peut encore bien sur avancer des propositions spirituelles, ésotériques, artistiques, etc. C’est juste que la norme d’une parole mesurée (cad cohérente, mesurée par sa propre rigueur mais au vu et au su de quiconque, s’exposant à être contredite constamment), nous permet de passer à un autre niveau.  Qui délaisse certes l’appréhension révélatrice ou inspiratrice (qui autorise toujours de l’implicite, ce qui est très bien, d’autant qu’il peut exister un implicite extrêmement élevé et ouvrant d’énormes perspectives ou incruste en nous des possibles devenirs, là n’est pas la question), et considère que la réalité est entièrement là, réalisée, de fait, et que par conséquent l’être de l’homme est en plus ; que l’homme se doit de créer cette part de lui-même qui , elle, n’est pas acquise du tout naturellement ou de l’expérience seule , mais qu’elle doit être ajouter au donné.

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L'erreur , l'ego et autres trucs (astuces)

1 Mars 2008, 18:08pm

Publié par zward

  Il est sans doute vrai de considérer comme incertitudes diverses toute espèce de propositions ; et alors ?

  Je veux dire ; on fait quoi ?

  Puisqu’il me semble qu'à condamner toute vérité possible, c'est en comparaison d'une Vérité indubitable ; qui ne vient pas, forcément.

De même, à penser à toute force que quiconque ne dit pas le vrai, ment ou qui dit le vrai, le dit faussement, en proie à une nécessité aveugle ou n'est-ce pas simplement ignorance qu'il se l'avoue ou pas ; dans le fond, le fond du fond, peu importe ...

Parce que si l'on comble tel vide, par n'importe quelle "vérité», le tout ça n'est pas de tomber juste (du premier coup ou après mille tentatives), mais d'exprimer.

 

  Parce que si vous exprimez une erreur, une fausse résolution de pseudo problème, etc,

 Au moins l'erreur ne reste pas dissimulée par devers nous, elle est là, elle est-là ; et donc incontournable qui sera contournée, repensée

le grand danger, ça n'est pas de dire n'importe quoi (on ne prend conscience dialectiquement au moins, et du reste le n'importe quoi qui vient tout seul, sans effort particulier, n'est que très rarement, voir jamais, réellement n'importe quoi ... ça vient, même l'erreur en lieu et place, à nous de savoir en quoi et comment ...), mais de ne rien dire ou de ne plus rien dire

  Par excès de précautions ou par attente d'une Vérité qui serait absolue,

 La philo a eu beau jeter de tous ses feux une "Vérité" ; chacun a toujours su dès le début que n'importe quelle vérité est là pour la contradiction, la différence, l'autre, l'altérité

   Encore faut-il que ce qui traîne dans nos cerveaux soit exprimé.

Ceci étant vous avez bien raison de cafouiller dans l'épistémologie ; ça n'est jamais sans conséquences réflexives.

 Par ailleurs je ne pense pas qu'il faille bannir l'ego ...

 En fait l'être et tous ces machins là, n'existent que par et pour un sujet ; ça n'existe pas collectivement, et ça n'a pas de sens en tel objet particulier (la pesanteur par ex, ou les batraciens, ou la densité des molécules)

  Ça n'a de sens (cad d'effets, pas de "Sens de la vie" etc) que Un (sujet) face à Un (l'être en général).

 La démocratie n'existe pas absolument, puisque de toute façon rien n'existe absolument, mais qui songerait à nier qu'il vaut mieux être né en 1958 qu'en 1858 ??

  Qu’autrement dit, il ne s'agit absolument pas de penser pour des essences (LA démocratie, LA philosophie), mais de mesurer les effets (réels)

  Ainsi lorsque le philosophe cause de la démocratie, c'est pour annoncer ce qui ne marche pas bien ou s'effondre :

  Ou ce qui pourrait être mieux et surtout pas pour valider telle organisation dont vous avez raison de souligner qu'elle est à la base déjà hiérarchique (que la Hiérarchie est le mode le plus immédiat (de tri des informations) dans n'importe quelle société humaine et c'est cela qu'il faut limiter, combattre, concasser au travers de n'importe quelle période de l’histoire)

 
Ainsi la philo est dans les textes eux-mêmes (puisque nous sommes d'accord qu'elle est d'abord connaissance) la mesure mille fois renouvelée des [B]effets [/B] du Dire, de l'Expression.

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le big bang et l'explosion interne

28 Février 2008, 21:16pm

Publié par zward

Il n’y a que l’explosion qui compte.

Il existe au moins un système de signes qui crève littéralement l’espace, le temps et toutes les choses qui se trouvent dedans. Qui donne à voir ce qui est le fondement d’en dessous de tout.

Non pas ce qui viendra ou pourrait être, ni même devrait être (il faudrait réviser entièrement la notion de devoir-être et la projection kantienne, qui dit manifestement autre chose que ce quelle dit ; comme quoi effectivement étant tous sur la même autoroute ultra rapide, un philosophe ne sait pas forcément exactement ce qu’il raconte, mais il … ose ; la philo est d’abord un pure action sans compromis).

Non pas ce qui viendra ou pourrait être, ni même devrait être, donc, mais ce qui est-là.

Ce qui n’a pas de nom. (Voir Heidegger pour cela, enfin commencer d’appréhender le non sondable, qui pourtant vient à nous, comment, par où, pour Quoi ? En quoi il faut réintroduire une espèce de finalité retorse très bigarrée qui relance la machinerie de l’être comme unique réel et de l’Etre comme machine à penser).

N’a pas de nom,  est ce à partir de quoi l’on exprime. Et si tout est une quantité invraisemblable d’informations ; tout cela est expression.

Dans cette masse indéfinie, il existe des tas de logiques ; on le sait maintenant. Et peut-être une logique générale, qui lancerait et le big bang et les mini atomes innommables, et les lettres tracées, comme les dégradés de bleu des yeux ou les formes de papillons.

Mais d’ici à là-bas, la résolution généralisée de tous les problèmes, il convient que chacun se prenne bien la tête (de toute manière la vie s’en chargera, qu’on le veuille ou pas, autant le vouloir, que cette vie n’ait pas passée sans moi-même…).

Or pas d’autre moyen que celui-ci ; exprimer ce que , contrairement à toute chose ou être vivant, l’homme peut retenir par devers lui, caché, dissiper dans l’absence à soi. Contrairement à tout être réel, l’homme, qui n’est pas nécessairement réel…, l’homme peut effacer ce qu’il est, et croire plein d’autres fadaises qui sont censées le représenter… sans que jamais l’absolument là ne le cueille et l’étreigne.

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L'information généralisée (vérité noire)

24 Février 2008, 22:09pm

Publié par zward

Il se peut que la formalité "moi" ou individualité ou personne humaine, ne soit que le démarreur des grands systèmes d'informations.
Une fois ces autoroutes configurées, chacun, à son niveau s'emploiera à les conserver au moins en l'état.
La hiérarchisation participant activement au Même processus global.

Celui de l’information, du traitement par l’humanisation selon une plus ou moins grande capacité, du traitement de l’information issue du Donné et relativement également à sa propre organisation interne : pour être utilisée l’information doit s’organiser, cad avoir conscience de soi. Ainsi la « démocratie » est seulement la distribution nouvelle et multipliée de ce qu’un pouvoir central ne pourrait obtenir ni résoudre ; il faut que les individus soient « libres » pour que l’information se développe et se multiplie. Pour cette raison il est un plus ou un moins de démocratie en fonction des quantités d’informations et de leur nature ; rien de plus.

De même « informations » subsume aussi bien les signes que les objets, les moyens de production que les hiérarchies, les personnalités (in-formées) que les arts et la culture. Et ceci y compris le substrat biophysique de toute sorte ; il n’est pas de différence entre l’information des hormones et l’information des signes culturels. Pareillement, il n’est pas étonnant en soi que des systèmes d’informations entrent en rivalité ou partent en tous sens ; ils explorent, via les personnes « humaines ».

Le reste, la pensée que l’on en a, est utile : soit comme motivation de cette unité humaine, soit bien sûr comme organisation interne de l’information par elle-même. L’information s’auto informe sur son propre état.

Le sujet est bel et bien infiniment piégé dans ces systèmes informationnels ; ceux là même qu’il a contribué à créer. Il est dedans. Et il ne se parle, ne se dit, ne se traduit (aux autres, à soi, au monde, aux objets mêmes) que via des codages … certes il peut parler de ceci de cela, mais peu importe ; parce que ce qui retenu humainement (dans cette organisation humaine telle) est seulement ce qui est partagé, repris, réintégré ; le reste n’existe pas ou peu.

Sa mémoire à lui, individuelle, est triée par l’ensemble humain. Il est même avéré que son vécu est déjà arraisonné par l’ensemble humain (cad pour chacun son ensemble humain dans ce vécu là). En quoi donc les vécus peuvent ne pas correspondre du tout à l’intégration verticale qu’est telle humanisation. Que donc ces humanisations sont effectivement la seule loi réelle ; mais pas nécessairement vraie, encore moins juste ou même « libre ». Que tout tient dans tel ou tel codage. Que l’on est soi-même ce codage-là (de codages internes ou vécus ou créés ou reçus ou subis etc). L’intégration horizontale (vécue, individualisée) n’est pas l’intégration verticale humaine généralisée.

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Kant l'insensé

21 Février 2008, 22:43pm

Publié par zward

Ce qui reste c’est donc le point de vue kantien. Sauf qu’il n’est plus de sujet transcendantal, mais que néanmoins il demeure un sujet formel (à quelle conditions ? et où et comment le situer ? la formalité du sujet qu’est-ce ?).

Et c’est bien sûr qu’il s’angoisse le sujet, tout seul, sans rien, et qu’il va à la pêche à l’être (Heidegger). Il n’a plus rien, et ces structures transcendantales, puisqu’elles le constituent, ne lui sont rien … car sans l’être il ne peut pas se définir.

En cela il est bien pire enragé que le doux sujet kantien … On ne la lui fait pas… Il sait bien que sa parole à lui ne vaut pas tripette, que cette parole n’a de sens que si elle a une réalité ; que de dire, « ailleurs et lointainement, ça s’arrangera … »,  il s’en fout …

Comment dire ? … il veut du concret, il veut le concret.

Aussi, après Kant, ça va recommencer, la soif du même réel. On l’aura : on aura sa peau, de toute manière, c’est lui ou nous. Le non sens et l’irréconciliation, ceci est notre lutte, notre guerre, notre haine, notre soif. C’est-ce cela qui va se répandre sur la planète ; comme Kant retient l’être, là où il est supposé être, un jour, c’est la foire d’empoigne sur la surface ; où voulez vous que ça aille, l’être, si on nous raconte que ça forme seulement le sens, tout dépourvu de contenu.

Et ça dit bien ce à quoi ça conduit (Kant) ; à reporter l’être bien au-delà de cela qui est-là.

Mais on ne peut pas y échapper ; ça est-là.

On le dit, on le sait depuis le début. Si l’on reporte au-delà, ce qui est si manifestement présent, on s’aliène.

Aussi heureusement que Kant est tout concentré sur son sujet , sur sa structure , sur tout ce qui peut en être pensé, il en établit la cartographie exacte, impeccable, mais alors… c’est donc que tout sujet, tel qu’il est à penser, n’est pas le propre, réellement entier, de l’objet philosophique. C’est que si, pensant le sujet, sans l’être, il en reste encore, de l’être,  c’est enfin que  l’essentiel n’est pas abordé …

Mais il est, néanmoins, délimité. Délimité par la circularité du sujet décrit. Et c’est par en-dessous, en deçà, que ça dit, Kant, ce que c’est que l’être. Ça le dit quand même, malgré tout, parce qu’on ne peut pas faire autrement, en tant que philosophie.

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les deux grands flux et leur coït ininterrompu

20 Février 2008, 21:13pm

Publié par zward

Or il est bien certain que ce qui révèle la véridicité, la validité philosophique, c’est qu’elle provoque des effets, que donc elle agit dans un monde humain. Ce qui veut dire donc ; que les signes déployés beaucoup y reconnaissent les cheminements, et que ensuite la relation humaine en elle-même passe au travers d’une formulation suffisamment serrée que les dits signes modifient la surface humaine et de même modifient la perception de soi par soi (par les autres, via l’ensemble, dans la représentation dite culturelle, etc).

Ces effets sont produits de ce que les signes, disposés autrement, disent autre chose. Cad montrent autre chose ; il est donc une visibilité bel et bien réelle mais n’est pas égale au visible manifeste, une visibilité qui excède celui du donné.

Or le moi, mais aussi l’humanisation, la mise en scène humaine tient tout unanimement que seul le visible manifeste existe ; ainsi ne se situe pas du tout dans la re-présentation, mais dans la présentation tout court. Ce qui permet que tout ce qui est aliénant ou prégnant ou irréfléchi passe immédiatement dans et comme étant la perception même, cad tous les désirs, toutes les choses, tous les comportements, toutes les relations entre tout autre et entre soi …

Le système des signes resserré par la philosophie (ou par ce que la philosophie exprime pour sa part, le plus adéquatement possible…) s’impose malgré tout aux individualités qui commencent de naviguer dans un resserrement  de l’exprimé (une contrainte donc) mais aussi de ce resserrement, une démultiplication des signes, cad de son possible (puisque plus serrés, les signes sont en plus grand nombre et  tout autant utilisent des mini-surfaces plus spécialisées).

De sorte que si le donné, et son imprégnation immédiate remonte tout au long des individualités, il est aussi que la multitude d’expression via les signes en surnombre, cherche constamment à s’écouler. Très soulagée aussi lorsque l’ensemble (humanisant) prend en charge cette expression ; de sorte qu’il se reconnait aisément … en n’importe quoi.

Si donc le Donné est toujours assuré d’imposer ses immédiatetés, il est aussi vrai que c’est la multitude des signes qui oblige n’importe quelle individualisation à se réfléchir, qu’elle le veuille ou pas. Et la plupart du temps, les individualités aiment à plutôt se refermer et condamne implicitement qu’elle puisse exister via seulement et rien que les signes, qui sont emportés dans le flux du donné lui-même. Cad dans le catastrophique.

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