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instants philosophie

Ah la saleté !

16 Février 2008, 11:23am

Publié par zward

Parce que si le sujet peut se dire, (il suffit qu’il se nomme), le moi ne peut que se montrer. De ce fait, acceptant cette absurdité, il efface sa réelle possibilité de la surface de la terre.

Il suffit qu’il se nomme, le sujet,  bien sûr en de certaines conditions, et ce sont ces conditions que fuie le Moi.

De créer sans cesse des images de lui-même, alors que de visage, il n’en a pas.  Il aligne les tissages de son essence, mais d’essences, il n’en existe pas qui le contiennent, ni ne le remplissent. Le moi n’existe pas dans l’être, sinon de son sujet, qui lui sait qu’il n’est pas, cad n’est pas autre chose qu’une non-chose, cad un acte.

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Le Sujet difficile du Moi

13 Février 2008, 22:48pm

Publié par zward

D’une part le devenir du Moi en tant que le moi est la vérité de ce que l’on nommait l’esprit ; que comme tel il est, le moi, une unité absolument nécessaire à tout espèce de développement, qu’il lui est acquis en droit d’obtenir une assurance … qu’il n’est pas lui-même son seul devenir, et que son essence nécessite  d’être développée.  Cela ne peut être admis que si, absolument parlant, l’être de l’homme est considéré comme étant un être de signes, et non pas cet état figé du Moi tel qu’il serait bien aisé de le clouer sur place ; en quoi l’on reconnait l’humanisation envers et contre les visions aliénantes de non pas du moi, mais de cet être –autre  qu’est le Sujet dans le Moi.

Le moi fût autorisé d’exister dans la mesure exacte en laquelle il permet seul le développement de l’information complexe des sociétés humaines ; unité minimale qui augmente le potentiel de l’humain, à condition évidemment que cette unité puisse repose en elle-même. Cad qu’elle dispose d’un système de cohérence qui d’une part lui situe le monde (comme n’importe quel monde possible) et qu’elle détienne dans le même mouvement sa propre position d’unité en tant qu’active … cad ayant accès en propre à la cohérence dite.

Mais ce développement abstrait ne peut jamais et en aucun cas se passer de ses conditions réelles et de ses causes effectives ; ad ; il n’est pas de libertés sans libertés, pas de décision sans moyens, pas d’organisation sans concertation horizontale. Etc. pour le moi, il n’est pas de sujet, cad d’utilisateurs des signes, sans un moi doué d’un équilibre et d’une densité exigée ; le moi est précisément, l’esprit en tant que réel ; cad en tant que connaissant son propre vécu, en tant qu’acteur dans sa mise en organisation. Son être, tout abstrait qu’il soit, est en fait le plus rigoureusement concret qui fût jamais.  Il n’est pas , il ne peut pas exister un être humain , réalisant une humanisation au potentiel élevé , si l’on s’en tient soit à un « sujet d’abstraction » (définition culturelle requise, entité, mais qui ne peut pas descendre dans la réalité vécue , ni s’y organisée sans une personnalisation), à un « être humain universel », mais pas plus si l’on se contente d’inscrire des « mois » comme des états clos et refermés , figés et aliénés dans d’immédiates présentations de soi , qui tout vivant qu’ils apparaissent n’en aboutissent finalement qu’à des stéréotypes sans lecture efficace.

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La forme pure du philosophique

7 Février 2008, 20:50pm

Publié par zward

"le mobile n'est il pas nécessairement moins grand que le lieu du mouvement?"

 

Pour avancer au plus immédiat, il se trouve que le mobile est plus grand.

Pour une raison simple, mais compliquée à étendre (…..), que le mobile, le je, est une forme.

Cad n’a aucun contenu particulier ; pour cette raison, il peut les épuiser tous, et c’est ce qu’il fait depuis toujours, mais il appert que depuis la philo, ça s’accélère. Ce dont la philo se rend parfaitement compte ; elle le dit d’elle-même, qu’elle systématise ce qui auparavant était bricolé dans le mélange des genres. (cad que l’on mêlé l’imaginaire aux idées, les attentes et espérances aux projets, les pratiques au Sens, etc).

A partir de la philo, il faut commencer de tout séparé ; et le sol commun, neutre, blanc, vide, de ces séparations (cad de cette complexité croissante), c’est l’être ; soit, on ne le remarque pas assez, une forme pure et simple. Un « là », posé comme ça. Et posé évidemment par… un Sujet.

(ce que l’on ne sait pas encore au début, il faut attendre Descartes pour que l’on puisse  dire ; c’est pour un sujet que le discours est ; c’est parce que le discours s’est resserré, formellement, et ce formalisme entraine tout à sa suite).

Donc vous avez bien raison de vous interrogez sur le sujet, mais la question est ; quel sujet ?

Alors l’occident a pour habitude de considérer qu’il inventé quelque chose ; il dit que le sujet est une « substance » ou que le discours est un universel auto suffisant, etc. Peu importe, enfin ça importe effectivement, mais il faut alors immédiatement entrer dans le concret des diverses paroles (le sujet de ce fil de discussion en somme). Mais en gros, il faut considérer au minimum que le sujet est créé par les textes (signes) qu’il écrit ou qu’il lit.

D’où l’importance de les lire, ou à tout le moins de les comprendre. Parce que ça dessine ou invente un Sujet formel, sans doute, sur une surface abstraite (l’être), ce qui ne serait rien, sauf que ça fonctionne … ad ; le sujet du texte ou du discours , n’est pas le je-moi-subjectif-vécu, etc.

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Difficulté de la philosophie

4 Février 2008, 22:07pm

Publié par zward

Il est vrai que la philo est bien difficile ; puisqu'elle consiste à se positionner soi-même.

Mais que cette position que chacun occupe, est et n'est accessible que via un savoir.

Un savoir, c'est plat. Il faut sans doute s'identifier à l'objet quelque peu ; l'imaginer, ou l'imager.

Que faut-il alors pour imager cet objet que l'on est soi-même?

Sinon se placer tel un pion dans un jeu, mais être non plus le pion, mais l'ensemble du jeu.

Lequel est délimité par tous les autres qui sont passés par là; et contrairement à ce que l'on entend ou aime penser, la philosophie est l'expérience totalisatrice qu'elle dit être. 

Ad ; ceux qui ont poussé le jeu, sont effectivement parvenus à dessiner le ou les chemins ou stratégies essentiellement praticables.

 Il n'en est pas trente-six. Et la pente naturelle du processus, procédé, de l'exploration philosophique, roule logiquement sur la même déclivité.

 On peut dire que le discours philosophique est construit, et qu'il est nécessaire de voir, même grosso modo, son ensemble, (et d'utiliser une perforation que l'on privilégie ; Nietzsche ou Descartes ou st thomas, qui l'ont voudra, qui manie le jeu, puisque celui ci est censé au bout du compte, être unique (ce que je pense qu'il est)

 Qu’il est construit et peut-être unique, parce qu'il est le dernier discours possible, le savoir sur le bord, juste avant rien-du-tout. On ne peut pas avancer plus.

 (Ou alors on emploie un autre moyen; art religion, mais on y perd ...)

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La seule réalité, le savoir unique.

2 Février 2008, 22:03pm

Publié par zward

Et c’est ici que prend singulièrement la position philosophique. Elle révèle effectivement l’effectivité. Puisque si elle exprime et use de signes, ça n’est pas en vue de créer un objet qui soit « là », comme l’art, ou de poser dans l’éloignement un Objet qui Sait, pour sa part à soi, et que l’on imagine, comme dans la religion ; dans les deux cas, l’objet conserve l’essence du mystère. La philosophie crée un objet qui est le sujet lui-même. Cad que le texte renvoie à sa réalisation en une conscience.

Philosophiquement rien ne tient sans quelqu’un pour le tenir ; le savoir est le Su d’un sujet. N’est pas, plus, un savoir détachable ; qui se rapporterait à un objet, et objet comme on sait, est une chose, cad en soi. On n’en a pas le fin mot ; on n’a le fin mot que lorsque tout est su, (la totalité de ce qui est), ou lorsque la position du sujet dans l’être est approchée.

Le savoir philosophique est celui qui ne tient pas en dehors du Un, réalisé ici même, et qui n’est plus projeté, ni dans le monde (chose ou objet fabriqué), ni hors du monde. Mais qui cependant n’est nullement, lui-même, le Un, dans le monde. Il n’est nulle part. Mais c’est là où, et quand, l’on se tient.

Il est bien certain que ce savoir ne peut pas être su si l’on ne s’y tient pas. D’où la difficulté intrinsèquement de la philosophie ; c’est un savoir qui doit être su pour qu’il révèle ce qu’il y a à voir. On ne peut pas faire l’impasse de la connaissance, et comme elle engage qui l’on est, c’est soi qui y devient, autrement.

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le 20 ème et les Gens (1)

30 Janvier 2008, 14:50pm

Publié par zward

Non seulement cela doit être nuancé, mais surtout en partie combattu ; le dit pessimisme est aussi une manœuvre globale, parce qu'il institue comme repères la "culture " ... laquelle ?
Celle du 19 éme ? La Grande ?
Mais Rimbaud était lu par combien de personnes ?
1 ou 2 % ?
Corneille ? Par 5 % de la population urbaine du 17éme ?
(et encore )
mais de ces auteurs on nous a installé un panthéon ; et ce panthéon devenu un critère de distinction sociale culturelle ou hiérarchique ... et qui s'autorise ensuite à ceci ;
mépriser le peuple d'en bas , et viser l'instauration d'une espèce de vision moralisatrice , ainsi légitimée, vision qui elle-même peut bien revenir du pétainisme ou du piétisme US , mais qui de toute manière est une réaction ... réactionnaire ; cad que la moralité (ou l'inculture stigmatisée, enfin de cette culture là) croit être la réponse aux problèmes réels et fait l'impasse sur ces problèmes justement.
Mais la question qu'il faut poser ; a-t-on jamais autant créé qu'en ce 20 éme siècle ?
Non.
ne serait-ce que parce qu'il n'y eut jamais autant de personnes ayant accès aux signes (arts ou littératures, bd ou rock et pop, cinéma inventé par et pour le 20 ème , jazz, enfin bref , la liste de nos créations est longue )
la vision d'un monde humain inculte se fonde sur l'image qu'ont nos élites du peuple ; une image caricaturale , utilisée, idéologique , et qui permet d'ouvrir les vannes de la consommation culturelle idiote ; l'idiotie n'est pas chez les gens ou les jeunes , elle est dans le regard des "élites'.

 

C’est qu'il s'agit de faire le contre point ; et de ne pas tomber dans le panneau, du tout est à jeter, du pessimisme moraliste qui valide les retours des vielleries (du panthéon culturel au marxisme recyclé, de l'autoritarisme idéologique au moralisme aveugle).
et que les milliers de personnes qui jouent du pipeau ou de la clarinette , classique ou jazz, les peintres du dimanche et les écrivains amateurs , c'est de ceux là dont on ne parle pas ... et du reste le système de starification est pour constamment nous rappeler  que ; n'écrivez pas !! Ils y en a qui sont payés pour ça et parlent à votre place ... pas de chance, les blogs par ex, prouvent que même si ils n'ont rien de spécial à dire, les gens, il s'en trouve plein qui disent, et quelque chose...
En gros n'oublions pas qu'il y a un siècle, nous étions tous paysans et ouvriers illettrés...
Qu'on ne peut pas demander a priori à quiconque d'être Baudelaire ou Baudrillard.
Que ce ne serait pas raisonnable ; et que si la télé abrutit les éveillés , elle a réveillé les milieux fermés et cloisonnés, quoi qu'on en dise au vu d'un point de vue qui serait évidemment plus exigeant ; que l'on accepte tous plus ou moins en partie,(puisque pour chacun , la culture, la morale , la politique sont des repères servilement connus) mais serait-ce au point de ne pas essayer d'apprécier convenablement le déroulement de ce devenir là ; le devenir des gens.
Il faut aussi élaborer les instruments de compréhension de ce qui s'est positivement déroulé depuis, et non pas rejeter l'ensemble dans une sorte d'appréhension rétrospective qui juge d'une hauteur qui n' a pas à être nécessairement introduite , si l'on veut comprendre non pas pourquoi tout le monde n'est pas Baudelaire... mais pourquoi tout le monde est devenu Céline ...
(Céline , entre autre exemples, a débordé sur toute l'expression, la faculté d'expression, du siècle)

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Le Sujet de la philosophie

27 Janvier 2008, 21:57pm

Publié par zward

On a voulu résoudre à rien la métaphysique ; en quoi on a eu bien raison ; on ne peut conclure du concept à l’existence, mais aussi il n’y a pas a pas dans le concept, tous les éléments du monde.

Mais la métaphysique, cad le développement autonome du discours, de la pensée cohérente à partir de ses seules notions à peu près repérables, n’est pas seulement un discours. Et ce qui nous ennuie ensuite, c’est que perdant la possibilité de formuler un discours sur ses seules forces, on abandonne aussi ce quelque chose en plus qui métaphysiquement s’énonçait.

Au point de Kant doit pour continuer de référer le sujet à une surface, supposer le contenu du discours comme probablement vrai d’un autre point de vue que celui de la cohérence du discours, soit la cohérence du sujet. Mais la cohérence d’un sujet telle que reconstruite … par un discours (sur le sujet). Ce qui revient à postuler la dite cohérence comme étant l’être du dit sujet.

Que le sujet ne soit en capacité de se mesurer (et de mesurer quoi que ce soit) que via ce discours cohérent ne peut pas être remis en question ; soit l’on comprend ce que l’on dit, soit non.

Mais que tous les contenus du discours soient uniques et univoques et unilatéraux… c’est autre chose.

Parce que si le sujet est certes le sujet du Discours (installé culturellement et validement en cette culture), il est cependant le sujet tel qu’il l’est. Cad que son être échappe quand même quelque part à ce dont il est le support, et qu’il ne s’y limite pas.

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L'état du lieu

25 Janvier 2008, 20:21pm

Publié par zward

cad surtout que l'on a les inconvénients des avantages ...
à savoir; cela fait peu de temps que les gens ont un Moi.

au 19 éme , avaient ils un Moi ?
de toute évidence, non.
le bourgeois, sans doute aucun, mauvais goût peut-être, mais une personnalité néanmoins.
bien sûr par un "moi" , il faut comprendre une personnalisation reconnue socialement , ayant une unité culturelle, un développement lisible par tous (à peu près),
il est bien certain que les années soixante (pas uniquement en france), est l'occasion historique de la libération des personnalités, mais aussi l'aboutissement d'une complexité sociale , humaine en devenir. on peut dire que la personnalisation remonte en fait à l'éducation pour tous instituée ; cad à l'acquisition de signes et d'expression.
mais que cet acquis c'est très largement laissé déborder par la production des signes (des objets idem).
la production industrielle. cad l'artificialisme.
et au lieu de s'exprimer , de trouver sa cohérence (y compris politique et éthique et universellement), il en résulte une image de soi presque absolument immédiate , lisible sans distance dans les signes que l'on arbore.
ce "sans distance" est équivalent à ; une absence totale de projection politique au sens fort ; on se contente de l'état de fait, parce que notre personnalité est devenue un état de fait ....

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La philosophie est le contre Sens

22 Janvier 2008, 23:22pm

Publié par zward

D’un autre point de vue, rien n’est voulu sans que quelqu’un le veuille. Mais non pas chacun ; il suffit d’un seul pour quelque chose se déclenche. A condition que cela soit mémorisé culturellement. Cad que cela entre dans l’intégration généralisée. Par quoi l’humanisation absorbe telle ou telle partie du donné. La mise en place dans le donné ne s’effectue apparemment pas autrement que de l’intérieur.

 
L’humanisation, n’importe laquelle, fonctionne sur son propre fond, localisé, et dans son moment historique. Le tout étant verrouillé par la hiérarchisation, comme principe d’organisation, de transmission et de distribution, du pouvoir mais aussi des données ; ce qui forme Sens, et se présente , s’impose comme signifié : dont on peut croire qu’il s’échappe sans cesse ; et que l’ensemble est un ordre du signifiant …Mais cet ordre renvoie simplement à la hiérarchisation et au Sens qui est particulièrement et qui n’est que spécifiquement le contenu même de ce à quoi il renvoie, cad l’ordre de tel monde. Le Sens, en soi, se dissout comme simple signalétique ; il est impossible de le nommer, parce qu’il ne désigne pas quelque chose, mais l’entrée en matière pour chacun dans tel monde et la clef que cela peut recevoir pour chacun d’y être présent. Ainsi le Sens se veut toujours comme insistant, présent absolu, et contraignant de par soi, parce qu’il n’a pas d’autre contenu. Il n’a pas de contenu consistant.

Pour cela l’attaque philosophique consiste à vouloir détenir ce Sens tel qu’en lui-même. Mais tel qu’en lui-même si bien qu’en le nommant, on le vide comme Sens et dans le mouvement inverse, on l’emplit de pensée. Cad enfin de contenu consistant … la philo est ainsi la seule consistance qui soit.

Et donc sont recyclés le Bien et le Mal, le vrai et le faux, mais comme cette fois il s’agit de les exprimer … de leur ouvrir le ventre… en devenant des notions (développées), leur contenu évolue, cad s’invente. Ce qui se met au jour, ça n’est donc pas seulement les inventions de la pensée, de la philo, mais les notions déjà inclues en toute humanisation … Non seulement la philo tire du langage un langage comme discours, mais aussi les notions humaines comme notions.

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La philosophie est l'information généralisée

21 Janvier 2008, 19:51pm

Publié par zward

L’histoire consiste donc en l’invention d’un langage dans le langage commun (grecs). Comme ce langage est dit, prononcé, par quelqu’un, on le qualifie de discours. Nous sommes comme dépendants de ce discours ; c’est dans la mesure où il explicite, révèle, et profondément invente (des signes, donc de la réalité), que nous le considérons comme la vérité dont nous dépendons.

Mais le discours est tenu par ses propres éléments ; il ne connait pas l’ensemble des éléments constituant la réalité (éléments qu’ensuite la science inventorie)  ; il peut cependant développer la totalité de ce qui peut être pensé à partir d’un monde a priori, d’un monde quelconque et sans que l’on puisse par cela accéder à la réalité telle qu’elle est. Pour accéder au monde réel, il faut d’autres signes et d’autres perceptions ; ce qui est le but de toutes les sciences.

Autant dire que la philosophie n’est pas une science ; elle existe avant, antérieurement. Elle cause la rupture ;  en ceci qu’elle systématise. Le processus de systématisation ne peut pas s’effectuer simplement. Il faut que cela s’installe culturellement ; puisque c’est de l’accentuation des signes en nous et pour nous, dont il est question.

En nous et pour nous ; mais la systématisation qui va se dérouler, comme un tapis, nous est aussi extérieure… c’est comme si le langage nous pensait. Comme si il nous était demandé une complexification généralisée qui nous serait somme toute étrangère…

Sauf que ce déploiement requiert du sujet. Qu’il faut bien sûr se composer, se structurer afin d’être en mesure de supporter ce déploiement du langage, et que fondamentalement le dit déploiement ne peut pas se réaliser si le sujet ne se réalise pas. Ce qui est apparemment contradictoire … puisque les objectivités auxquelles nous parvenons, scientifiquement, n’existent que dans le développement de notre subjectivité. Développement du traitement de l’information que les individus sont poussés à supporter, mais qui ne roule pas du même rythme que ces individualités, qui sont obligés de se supporter elles-mêmes.

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