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instants philosophie

philosophie et scholastique (ancienne et contemporaine)

16 Décembre 2007, 09:27am

Publié par zward

Pour ce qui est de Kant ; nul doute qu'il voulut mettre un terme non pas à Descartes, Leibniz ou Spinoza, mais à la scholastique nouvelle manière, (qui jouyait ... euh.. pardon... qui jouait du langage  )

  Il est effectif aussi qu'il comptait bien garder l'ambition absolue de la raison... sinon pourquoi la suite de la Critique de la Raison Pure ? Pourquoi cette phénoménologie de ce que l'on veut, désire, attend ? Et en cela il est d'une force extraordinaire ...aussi !

 Donc il faut prendre, autant qu'on le peut, l'intention globale de Kant ...

Et qu'est-ce que ça a donné ? Outre les prédécesseurs, ce qui n'est pas rien, ça a donné Hegel ....

 Cad une précision sur le devenir ontologique de la pensée et son inclusion-exclusion dans cet être étrange ; la conscience de soi du savoir.

 De tout cela, il n'est pas, à mon avis, question d'une analytique, mais d'une réflexivité accrue :

Parce que si Descartes lance effectivement l'entreprise d'un savoir à dimension humaine (et non plus d'un discours onto théologique qu'il fout par terre),

Il explore si bizarrement le lieu ontologique duquel ça se lance, ce savoir unitotal, qui me comprend, qu'il faut bien installer le sujet dans une entreprise critique ; c'est quoi ? Un discours qui en parle, du sujet, et le place dans et vis à vis des discours possibles ; cad qui développe ce discours là et évidemment lui assigne à nouveau un devenir. Parce que si le discours unitotal d’un monde défini est impossible, la philo elle, est encore possible, et dévoile son être, cad plus que son essence. (À quoi veut la réduire toute scholastique, y compris la scholastique structuraliste ou celle néopositiviste). Mais l’ambition cartésienne était elle aussi l’effet parlant d’un monde qui devenait indéfini, et en lequel le sujet tient à garder son unité.

 De sujet il devient sujet transcendantal, sans lequel toute l'analytique kantienne n'a pas de lieu où être ...

Alors a t on cassé les pattes de la philo ?

 Ou n'est-ce pas au contraire toujours la même réflexion qui se creuse et s'allège et se précise ?

Si l'on songe au déploiement rationnel nietzschéen, qui y va, avec sa raison, cad sa faculté de synthèse et de clarté, jusque en dessous de ce qui motive ... qui forme un criticisme énergétique de l'être humain...

Va-t-on encore dire que l'on ne parle pas de la même chose ? Qu’il s'agit de jeux différents ?

  Il n'y a pas de contradiction en philo, et chacun sait, via les autres, ce qu'il dit.

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le grand devenir en comparaison des petits

13 Décembre 2007, 22:52pm

Publié par zward

La vérité est que la structuration du texte, par le sujet, a porté si loin, que rien, de ce monde, n’a pu le rattraper.

Ainsi le monde humain est né, tel que nous le connaissons, de la simple hypothèse de l’Etre.

A partir de ce moment, aucun texte, ni aucune décision, ni aucune organisation n’ont pu s’en passer.

Parce qu’à partir de ce moment, il n’existait plus que la réalité, le résultat, l’effectivité de ce que l’on pensait. Et non plus les imaginations. A partir de ce moment, il devenait indigne de ne pas respecter la réalité. Indigne et inefficace. Cad sans effets constatables utiles et décisifs. Toutes les sociétés humaines jusqu’alors ont mélangé l’irréel et le réel.

Pour cette fois là, le réel fût disjoint de l’irréel. Il devint impossible de mentir.

Il se trouve que depuis, depuis que la vérité s’est réalisé, depuis l’Etat et l’avènement de l’être culturel de l’homme , depuis que chacun est théoriquement le même citoyen que quiconque, depuis que chacun est ainsi défini librement, cad est défini  selon son être d’essence culturelle, son être de signes, et non plus son état d’esclaves , de serfs ou soumission quelconque, non plus son être donné, mais son être acquis, il se trouve que depuis que l’esprit est une réalité pour quiconque, ils furent nombreux à croire être en mesure de dépasser le sujet comme pierre unique. A l’engloutir dans l’histoire, le noyer dans l’immédiateté des pulsions, le propulser dans l’embellissement créateur oublieux, et enfin le croire tel une naturalité identique à soi qui serait un « moi » : il emplit l’univers de sa facticité, et tout est immédiatetés, et dérivable, comme tel , du monde, là, donné, sans liberté aucune.

 Tout sauf le sujet qui ne vient que de soi, en tant qu’il vise au-delà de toute immédiateté, l’Etre non acquis.

L’Etre, comme finalité du seul sujet, est la rigueur absolue de l’être du sujet.

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la flèche du dedans

10 Décembre 2007, 23:29pm

Publié par zward

Ne voyez-vous pas que l'Etre , pour nous,
est la flèche (intentionnelle) indéfinie
qui usera les mondes ?

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la vraie vérité de pile-poil du début du 20ème

9 Décembre 2007, 12:03pm

Publié par zward

La vérité dont nous entretient sans cesse la philo, si elle y tient tant que cela, c’est parce qu’elle la crée.

Toutes les tentatives de reprendre objectivement (selon n’importe quelle objectivité réalisable, logique, sociologique, psychanalytique, structuraliste, etc), n’atteignent pas le bas du pied des marches.

Ça découvre énormément, mais ça ne remonte pas jusqu’à l’essence même du processus.

Autrement dit, ça n’existe, historiquement, qu’à l’intérieur du cercle ontologique créé.

Pour faire court ; personne n’est passé au-dessus de Descartes, de Kant, de Hegel .

On est encore dedans le cercle magique improvisé. C’est juste que le cercle nous a lâché dans le monde indéfini. Et que l’on croit par cela que l’on est plus éveillé que jadis.

Les maitres du soupçon, Freud, Marx et Nietzsche, sont tout l’inverse de ce pour quoi on les donne.

Freud élabore l’inconscient littéraire, Marx la fable historique, et Nietzsche insuffle au créateur-artiste le sens de toute l’historicité. Bref c’est la remontée poursuivie par d’autres moyens que métaphysiques, de la pleine et entière aventure intellectuelle et culturelle humaine, contre un monde de ferraille, de nerfs et de lourdeurs. 

Ajoutons Heidegger, qui ne fut pas le dernier grand négateur  du siècle ; que réaffirme t il ? Que la parole parle poétiquement de ce qui vient hors contrôle de là où ça vient. (mais c'est quoi, où ? )

 Ou encore Lacan ? Mais qu’enveloppe-t-il ? Que la parole est cachée … dans la parole, qui devient culturellement de si terriblement éloigné du petit moi qui la supporte. Ça remonte ! ça remonte !

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le double piège (pensée noire)

9 Décembre 2007, 00:18am

Publié par zward

En quoi et comment vous définissez vous ?

Où est située votre représentation de vous-même ?

Dans quelle partie de votre être ?

 

Nous sommes à nous-mêmes un tel problème que nous créons notre propre piège.

Des milliards de pièges complètement saturés par des irrésolutions aberrantes.

Ayant toutes espèces de buts, de finalités, sauf les seules efficaces et réelles.

Les finalités réelles sont abruties par des interférences massives, qui paraissent mener leurs propres jeux, et tandis que nous sommes engagés comme malgré nous, mais sans pouvoir réellement nous en détacher , comme si nous y tenions par quelque obscur penchant en lequel nous nous reconnaîtrions…  bien que , non, franchement, ça ne soit pas nous … mais si, quand même, mais on ne sait pas pourquoi… on ne sait jamais, faut pas lâcher…

Et tandis qu’ autrui pourrait être l’occasion de passer outre le mécanisme ontologique, (qui relève de l’ontos, de la racine, de l’os, en ce cas primitif), c’est l’inverse qui se produit : ça se cristallise en  enroulement fatal , néfaste.

 

Il semble que si nous lâchions la funeste passion… d’autres s’y précipiteraient, et nous en serions pour nos frais d’angélisme (du reste totalement inimaginable).

Les êtres seraient donc en concurrence les uns sur les autres et à ce point attachés à n’en pas démordre, que de fil en aiguille, c’est toujours la même hiérarchisation, des êtres, et, du coup, des finalités elles-mêmes, attachées à cette hiérarchisation. On peut dire qu’il n’est pas d’autre justification que cette comparaison : ad, c’est effectivement la cause de la Valeur.

Elle consiste en un principe, si l’on veut, de hiérarchisation non seulement des individualités dans leur recherche de visage, mais dans la hiérarchisation des objets et fondamentalement de ce qu’ils supposent, cad toutes les organisations qui les produisent.

Parce que cette hiérarchisation là entame le processus de résolution selon des enjeux mécaniques. Parce que justement cette hiérarchisation est elle-même ou devient elle-même la finalité.

Ce qui est absurde.

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le monde, objectivement (lucidité noire)

6 Décembre 2007, 22:38pm

Publié par zward

Le moi ne se retrouve jamais dans son monde ; il feint de le croire.

Comme la technologie humaine que l’on nomme le « moi » , a pu battre la campagne, s’énormiser, se diversifier indéfiniment, il voit d’un sale œil que l’on puisse venir lui grignoter ses parts de gâteaux. Il faut dire aussi qu’il a bien mal placé ses pions… sur l’échiquier. Il faut ajouter qu’on lui a laissé peu de marges, mais quand même,  le moi aurait pu s’efforcer d’infléchir  un peu le cours de son destin …

« Pas laisser le choix » …. parce que les élites veillent au grain, depuis toujours des barrières, non visibles, se dressent ; ça n’est pas seulement une question de classes sociales. C’est une question de domination. Ce qui signifie que ça atteint jusqu’au cœur de la personnalité. Si n’importe qui est égal absolument à moi-même, ça gène certains. Ces quelques uns qui fondèrent leur personnalité sur précisément leur être social. Très précisément.

On n’a pas forcément les élites qu’on mérite… par contre l’humanité est objectivement représentée par ces élites –là.

Ce sont les meilleurs n’est-ce pas ?!

Par définition.

Ont-elles usé de leur intelligence ?

On pense si aisément que voici, telle, la nature humaine… c’est comme invinciblement que l’on devrait s’y reconnaitre, tout pareil.

Et qu’il est, somme toute, naturel, que quelques uns usent ainsi du pouvoir (de décision, d’organisation, de projection, d’action, de réalisation, de mise en œuvre…). Qu’il faut faire avec et ne pas s’interroger plus avant. Ce serait de l’utopisme.

Soit.

Mais objectivement.

Objectivement, qu’est-ce que ce foutoir-là ?

C’est un monde de mort.

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le formalisme ontologique

4 Décembre 2007, 22:57pm

Publié par zward

Il n’y a qu’une seule articulation qui augmente l’être, (que l’on Est), et qui ne touche pas seulement à la philosophie, mais qui en philo est particulièrement intégral. Parce que les mots sont presque sans matières.

Il n’est, n’existe à proprement parler que la structure. Soit 2% de notre réalité.

Le reste est rempli par les nécessités, les mécanismes, les tourbières, les choses, les finalités sirupeuses. Soit : les immédiatetés dans toutes leur étendue. Une seule étendue pour toutes. Que l’on croit diverses, qui l’est effectivement, mais pas en comparaison de la structure fine du réel.

Parce qu’entre deux centres d’être, il faut choisir.

L’esprit, éveillé, (et tout esprit est éveillé quelque part dans son espace et temps à soi …) fini par considérer les mailles liées du monde et remonte les gestes et autres mécanismes de mots : tout est absorbé dans le flux gigantesque… sauf ce qui est absolument immobile.

Absorbé dans la masse, sauf ce à partir de quoi tout est tenu, pour l’être de l’homme, mais pas seulement.

Tout le bazar n’existe que par le très-petit-peu-qui-Est.

Microscopiquement et finement un.

On peut basculer vers l’unique point de vue. Le seul qui aime à tout prendre. Qui adore l’altérité.

Et il se tient en retrait de chacun. Dans l’espace et temps suspendu. Caché, inexprimable et par conséquent entièrement actif.

Il convient à chacun d’assurer, et d’assumer ou non, et plus ou moins, cet être absolument actif. C’est selon, c’est comme l’on veut. C’est comme ça vient. Mais ça peut être rappelé constamment, c’est pour cela que l’on est libre ; parce qu’il est un point qui est hors-tout. Et qui étant hors-tout aime toute l’altérité. Il est hors-tout, et l’on est dedans.

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Nécessité de la philosophie

28 Novembre 2007, 22:14pm

Publié par zward

Que l'Etre soit, n'est pas à l'évidence une tautologie puisque par là commence seulement la possibilité d'une pensée rationnelle.

Ad ; avant de le prononcer, on ne savait pas que l'Etre pût être dicible.

(Il était désirable comme Un au-delà du monde, mais ici le monde est devenu  Un, déjà réalisé, et la pensée ayant à l'exprimer adéquatement ; ne pas saisir la philo comme la création (continuée) de la vérité-exprimée de l'Etre,

   ne pas voir comme cette hypothèse est fondatrice, c'est croire que les philosophes ont pensé en vaines contradictions ou querelles ou jeu de mots ou objets inventés et imaginaires ; bref, c'est ne rien saisir en somme.

 En particulier ; que si la philo existe, c'est qu'elle continue la même vérité reprise et alimentée (cad augmentée au travers de chacun).

  Ce faisant elle occupe tous les savoirs ; quand bien même ceux-ci prendraient à ce point leur indépendance (sciences etc) que l'on pourrait croire qu'ils s'en émancipent ... mais les édifices de la science ne tiennent que dans une certaine culture, un "état d'esprit" qui relève de chacun en tant que pour chacun l'objectivité existe, par ex,  ou en tant que chacun peut librement penser comme il l’entend, etc

  Bref les sciences existent dans une culture ;

 Qui témoigne du fondement ontologique de la dite culture ?

la discipline qui a assigné à l'être humain que son essence est le savoir (et non pas la religion, l'immédiat, la reproduction de l’espèce, etc , toutes sortes de finalités qui se rencontrent dans les sociétés humaines). Or ce fût la philo qui assignât à l'humain que son essence est le savoir, la connaissance ; en prononçant que l'Etre est, cad est objet (un et clos, non désirable) de savoir pour-l'homme.

   Aussi penser par soi-même, ça n'a de sens (outre l'envie que l'on peut nourrir de penser de façon absolument originale par rapport aux prédécesseurs ......) que de réaliser en soi-même, l’indépendance qui autorise ou garanti que l’Etre on comprend ce que ça veut dire ; que notre subjectivité n’est pas limitée à elle-même mais peut se hausser jusqu’à concevoir le Tout-qui-est.

 Un scientifique, certes, conçoit objectivement un objet ; son objet d’étude (serait-ce la logique pure ou les planètes). Mais son identité personnelle n’est pas en cause totalement dans cette procédure ; les questions métaphysiques dont il peut se soucier, il peut s’en inquiéter sans que ses études objectives en soient bouleversées ; lui, comme personne totale, s’il veut affronter le Tout-ce-qui-est, il devra philosopher. Parce que c’est subjectivement, cad personnellement, que l’on affronte Tout, mais c’est en tant que sujet humain (identique à tout autre sujet) que l’on y répond …

 Ainsi penser par soi même c’est acquérir d’abord une identité réellement personnelle (puisque interrogeant Tout, on se prend soi tout entier dans le processus), mais qui paradoxalement est une position universelle.

 Si l’on veut jouer du coude et penser originalement, il est nécessaire alors d’augmenter son être de telle sorte que l’on puisse développer une identité de soi, mais objective absolument (selon l’Etre).

Ainsi la philo prouve que la subjectivité humaine est capable de se hausser à l’objectivité pure et simple, même si elle ne peut pas y vivre (puisque l’on ne vit que subjectivement).

 Ceci, cette exploration (philosophique) , va contre toute espèce de société humaine (cad toute vécu, finalement immédiat) qui toujours vous convainc que vous n’êtes que vous même… et rien de plus. Mais c’est faux.

 

 

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Sartre

24 Novembre 2007, 22:25pm

Publié par zward

Replacer Sartre dans l'histoire générale .

En gros, la philo mène l'idéal d'un savoir un et total ; de Platon à Hegel ; Hegel achève cet idéal.

Le savoir idéal a tout compris de lui-même ; il a exprimé tout ce qu'il peut contenir comme pensée à propos d'un monde et de l'être humain en ce monde.

Mais tout cela est resté dans la généralité, ce qui n'est pas rien, ce qui est même essentiel. Dans la généralité, cad dans l’universel, et qui exprime tout ce que l'on peut penser.

 

Reste que sur le sable aborde l'individualité au sortir de cet océan ; de Nietzsche à Sartre en passant par Husserl ou Heidegger, etc  (ou par Stirner, Kierkegaard, etc)

Le sujet sort tout nu de l'océan de savoir (de soi de la pensée, sort tout nu  de Hegel, qui a tout exprimé). Il s’inquiète de son être dans le monde, qui n’est plus l’objet d’un Savoir absolu, mais de tas de savoirs spécifiques (à leur objet propre, l’ordre ou le désordre social pour la sociologie, etc).

Ni le monde, ni l’individualité ne semble avoir été pensés ; la philo créait de l’universalité absolue ; l’auto développement de la pensée par elle-même jusqu’à plus soif … et inventoriait tout ce qui peut être pensé à propos d’un monde en général, d’un être humain générique, d’un Etat possible, d’une science globale en soi.

Ad ; l’individualité réelle, le monde tellement divers et multiple, la démocratie effectivement vécue et organisée, les sciences toutes dispersées, cela vient en plus, en plus de Hegel, en plus de l’achèvement de la philosophie. Et n’est pas encore l’objet d’un savoir philosophique.

Aussi on a du inventer des disciplines spécifiques ; psychanalyse ou psychologies, sociologies et linguistique, mais aussi on a inventé la vie démocratique( y compris sa culture, du rock à la SF , du cinéma à la télé), les sciences et tous leurs objets réels ; tout cela n’existait pas tel quel auparavant.

C’est littéralement en ce monde ouvert (indéfini et non plus serti par la pensée absolue qui le prenait comme un tout vague et uniquement notionnel, de concept pur) c’est en ce monde ouvert que vient se penser  l'individualité sartrienne ; cad qui n'est que cette liberté pure et simple (dans un monde indéfini) ; qui ne peut plus se référer à un savoir qui le fasse avancer , et pour cause ; le savoir est achevé, et l’individualité est déjà citoyenne d’un Etat qui lui garantit un statut reconnu (de tous, de chacun et de l’Etat lui-même) ainsi que d’une identité culturelle (esthétique, littéraire, relationnelle, personnaliste et psychologique comme on le voit dans le développement de toutes les sciences humaines depuis).

Comme il est tout-vide, il sait bien aussi que ce vide est une semi illusion ; cad qu’il est parcouru de déterminismes et qu’il serait pire que tout que l’on se croit déjà libre. En fait le libre est le moyen, et pas une fin ; (avant qu’il y ait un Etat et un statut de chacun, le libre était une finalité, un but, mais nous sommes nous, déjà, dans ce statut, acquis, et que le libre en nous doit se donner ses propres finalités  … ce que dit explicitement Sartre. Mais avant de se donner ses propres fins, il lui faut , au libre, se comprendre dans son processus ou procédé , tel qu’il est vécu , et tel qu’il ne le fut jamais (puisque l’on s’occupât de l’homme générique , libre pour et par et vers un savoir , et non pas du libre tout court ; le libre en philo, hormis Sartre , est toujours déjà évacué … j’exagère… parce que Descartes est en plein dedans, ce vertige du libre pur … ça n’est pas un hasard …).

Ainsi Sartre est le premier à poser crûment l’analyse de ce qui pensable quant au sujet laissé-là sur le sable devant un monde (indéfini et ouvert), vide et secoué de déterminismes divers.

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la vérité sur la personne humaine

19 Novembre 2007, 23:05pm

Publié par zward

Le moi croit être à soi-même sa vérité puisqu’il en est, d’apparence, sa réalité.

Mais l’être du moi, le réel effectif, n’est nullement les réalités qu’il croit. Son être réel est historique. Il est l’advenue du sujet comme unité culturelle de purs signes.

Autrement dit l’être du moi tient entièrement en Descartes.

Hors de cela, ce serait prétendre que notre unité individuelle se tiendrait du monde. Ce qui nous laisse tel le gibier d’un monstre.

Parce que le moi  se rend bien compte que le monde est une horreur. Et qu’il l’abjecte. Autant que l’autre l’annihile et le détruit mille fois d’une seule secousse.

Ayant perdu le sujet qu’il était, et dont il tient toute sa réalité, celle effective et non pas fantasmée telle du moi, il est à l’exact opposée de la pensée, cad des signes. De son être en tant que signes , en tant qu’architecture culturelle.

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