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instants philosophie

La captation de la Richesse

30 Janvier 2012, 18:35pm

Publié par zwardoz

Il est bien clair qu’il n’a rien compris à rien ; on ne se méfiera jamais assez et de bien décrypter qu’il s’agit là d’une pétition de principe ; il ne respecte en rien la masse des gens, le peuple, le salarié. Pour lui ne compte que les « forces vives », les autres suivent ou pas, mais se taisent et ne comptent absolument pas.

Aussi veut-il circonvenir la totalité des ressources au profit de ce qu’il entonne comme étant la « France », vocable qui recouvre uniquement cela seul qui lui chaut ; les intérêts de quelques uns puisque les autres n’existent pas, sinon pour satisfaire quelques uns.

Dans l’idée ultra libérale, il n’existe pas de « peuple », du tout. Aussi le droit est seulement pour eux l’ensemble des occasions de le détourner ou d’abolir les obstacles. Les constitutions ne sont que les barrières limitant leurs intérêts surpuissants, qui seuls existent, et le monde la possibilité d’étendre les empires limités, et de se livrer une guerre radicale ; qui aboutit régulièrement à la mort, la disparition, l’annihilation, ou la mise sous coupe, tutelle, sous silence, peu importe les dommages, les conséquences, qui n’entrent pas dans la logique de leur puissance.

Il se peut que l’on croit encore vivre de sa propre vie, articulé sur les données réelles du vécu, du soi-même, des autres en tant qu’autres, du respect de ceci ou cela. La vérité est que tous les vécus sont conclus en bas de pages des administrations psycho-économiques des empires et que les parts vivantes bouchonnent simplement les interstices du système cumulatif des systèmes intégrés et de plus en plus intégratifs, et de plus en plus violemment et de plus en plus aveugles. Moloch.  

Il produit sa propre idéologie dont se nourrissent les fidèles communicants et communicateurs ; intermédiaires volontaires ou non de l’empire des nécessités, de l’abrogation des constitutions. Et ceci en proportion de cela ; la quantité de richesse (cad de potentialités), dont il convient que cela soit concentré en quelques mains invisibles et surtout ne soit pas récupéré par l’Etat et le collectif, et surtout pas redistribué. Ou bien plus simplement il convient d’éviter absolument que le travail des salariés soit rétribué justement, avec justice et proportion. Et que ces salariés soient administrateurs de la richesse, et qu’ils puissent eux-mêmes organiser leur pouvoir d’achat. Non, tout doit être capté.

Ça n’est pas seulement une volonté mesquine, mauvaise, égocentrique, bien que cela soit exact, tout cela et bien pire, bien pire, c’est de plus une logique mécanique ; dont les marchés sont seulement l’effet ; rouage d’un mécanisme plus large et autonome, les marchés ne sont pas autonomes mais enfoncés dans cette logique imbécile.

Cette logique, qui commande les marchés et toutes les dimensions économiques, et tous les vécus par conséquent, est une « logique » ; ce qui veut dire qu’elle se glisse partout où cela est possible. Elle n’est pas une masse qui s’impose bien visiblement ici ou là qui pourrait s’apercevoir, même de loin, elle se module, se métamorphose, s’emprunte de quantités de situations diverses, et occupe au final toutes les situations quelles qu’elles soient.

Suivant votre propre intérêt il vous viendra naturellement d’y succomber ; ça paraitra un acte, une envie, une décision, ou une entreprise individuelle, mais qui est et sera déjà phagocytée, dévorée par la logique du moindre, du petit, du sans envergure.

Parce que l’égoïsme contraint de cet intérêt n’obéit à aucune universalité, autrement dit à aucune réflexion valide, sinon celle qu’il prend pour son suprême intérêt (et pour lui sa suprême réflexion … par cela on voit qu’il est question d’une intelligence extrêmement limitée) et qui ne signifie qu’un entassement dépourvu de toute possibilité puisqu’il absorbe tout le possible d’un monde au profit du seul martèlement de son quant-à-soi qui ignore tout, méprise et écrase tout dans la plus accentuée inconscience. C’est une inconscience qui s’amplifie.

Qu’est-ce qui peut s’opposer à cet empire ?

Outre une logique tout autre, qui mènerait fort loin, il faut considérer que l’essence même de cette stratégie est de priver de la richesse (produite, consommée, épargnée, réinvestie, utilisée en somme) quiconque, excepté ceux qui l’orienteront (selon d’abord évidemment leur seul intérêt).

Autrement dit la richesse n’est pas seulement ce qui est produit-consommé, mais est « ce qui s’investit ».

On peut vouloir investir, soi, en tant que personne autonome, pour l’avenir de ses enfants par exemple ; le peut-on ???

Non.

Les décisions sont prises par ceux qui en ont les moyens, le reste disparait. 

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