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instants philosophie

2001, le monolithe

30 Mai 2006, 19:23pm

Publié par zward

la philosophie est trés embétante et trés peu maniable : elle est là , au milieu.
et au milieu de tout , (c'est elle qui le dit ) , elle régule l'ensemble ...
ca passe outre tout esprit sensé : comment peut-on imaginer accomplir une telle révolution ??!
Il faut être fada.
Et comme à chaque fois il s'agit d'une position posant les questions dont on donne les réponses , ça tourne en rond . Et pour manipuler un ensemble pareil , il faut lui opposer un renouvellement de questions : ce qui n'arrange rien ... c'est redoubler et jouer le même jeu , le rejouer selon ses régles , mais vis-à-vis de la science qui rompt la fermeture du discours , ça parait tellement compassé...de répondre aux questions que l'on a soi-même posé ...


Seulement ça ne se passe pas ainsi ... on ne répond pas aux questions préalablement posées ... c'est bien plus sauvage que cela : à la limite on donne déjà , d'abord , des réponses , plein de réponses ... et il y en a à foison , mais dont on ne comprend pas les questions. La science peut remonter jusqu'à préciser ses questions : pas la philo , qui ne peut que préciser ses réponses , pousser au plus loin (ou comme on le juge ) le développement ; le monstrueux . Du monstrueux , voilà ce que c'est.
Ceci pour encourager , pour motiver .... euh ... enfin , disons que c'est étonnamment plus libre que ce que l'on croit.
Bien sûr l'image réponses/questions , ça n'est pas exactement vrai : mais c'est sensé montrer l'ampleur et la positivité singuliére : la philosophie affirme , est presque pure affirmation .
Or comme les contenus varient , ce qui s'affirme d'abord , c'est la forme. Mais aussi quelque chose des contenus . On ne provoque pas la mise en marche de la forme , sans que cela ait des effets ...


Mais comment formulerait-on une question portant sur tout-ce-qui-est ???
Quelque chose plutôt que rien ?
La méthode ? L'Idée vivante ? La volonté de puissance ?
Apparemment ça ne se formule pas ....d'être.
Et comme ça ne se formule pas , ça doit être écrit ... parce que ça vient en droite ligne : naturellement ... ça sort .
(selon le plus et le moins)
Alors évidemment , de ce fait , ce sont des ensembles complets qui s'opposent ... souvent point par point , parce que ça parle du même sous-sol et que ça se recoupe,  mais toujours d'un bloc individué contre l'autre . Injugeable . On ne juge plus : ça existe : il faut faire avec ; cad le porter autant qu'on peut .
On apprend comme un monolithe : ce qui outre l'affirmation signifie que l'on accepte : et la question que cela pose à chacun est : jusqu'où acceptera-t-on ?
Jusqu'à quel point-limite absorbera-t-on ?
Si je lis Sartre , jusqu'où puis-je le suivre ? Jusqu'à quelle vision ?

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l'homme invisible

27 Mai 2006, 10:54am

Publié par zward

Ben faut s'arranger , qu'il dit , faut faire avec , trouver son p'tit yaourt .

Je ne comprends rien , répond l'autre .

Il faut être heureux ... satisfaire chacune des parts de soi : cette complexité globale , cet ensemble , ce que perd presque de vue toute personne individuée à l'extréme , dans un extréme sans fond , ou une subjectivisation , ou une obsession , qui ne parvient plus à gérer ... voilà , à gérer son ensemble ,
et dans le drame qu'est le vécu ( tout vécu est dramatique et puis tragique et puis sans rien , sans plus rien , sauf la peur d'y passer ... ) dans ce drame , certains de se précipiter sur telle partie , négligeant le tout : négligeant la totalité personnalisée , cette composition de différences , ses possibles , à réaliser , qui seront son vécu , sa vie , avec les gens qu'il connaitra , les enfants , les réussites , plus ou moins, la reconnaissance , être qui l'on est , aider les autres peut-être , etc ,
Cest trés bien cela.
Rien à redire .

Sauf que ça n'est pas d'être heureux , ou non , dont il est question .
Le sujet n'est pas attaché au bonheur .
Il est là qui veille , il a en vue tout autre chose .
Heureusement qu'il n'a pas le pouvoir , entier , sur le moi ; heureusement qu'il y a un "moi" ; ça fait tampon .
Et heureusement ( le moi est naturellement , ou devrait être , le lieu du bonheur ...) que le moi croit à ses dimensions à lui: mais il est en jeu , le moi , il est mis en scéne aussi par d'autres points de vue , d'autres points de fuite , des tangentes :
il n'est rien de carré là-dedans , c'est fluide ... on est , là , comme on croit , en une fois ou identifié , mais ça n'est pas vrai ... on est parcouru ... non seulement des autres , de l'ordre humain , des signes socialisants , psychologisants , mais vrillé des pensées qui frémissent ... qui nous viennent....qui sont nôtres et qui , sans principes , ont besoin de se servir du monde alentour afin de se mémoriser et d'opérer leur tri.
Chacun constamment récupére ses propres critéres dans le monde alentour ; qui fait office de mémoires , de mémorisation , de procédés ; cela ajoute et entretient la complexité de la personne : mais elle est une embarcation fragile ... fondée sur ce qu'elle perçoit , la perception est le ver dans le fruit ... pas encore absorbée , pas déjà mémorisée , pas déjà ordonnée ... ça peut se glisser des mots doux , des dévisagements affreux , des interstices pointus , des énervements dont on se souvient hors de tout souvenir , des irruptions du corps , ça peut manifester que ça n'appartient pas , les choses , les autruis , les devenirs , le moi-même : la perception n'est pensable , intégrée , que déjà pensée .
Mais qui perçoit à nu ?
La conscience de soi que l'on retient , n'est pas la conscience de soi que l'on est ...
On retient ce que l'on marque d'un trait , mais on ne signe pas tout ... or le sujet est cela qui voit tout ...
(ce qui caricature , mais opérant)

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aperçu global, en vitesse

27 Mai 2006, 10:54am

Publié par zward

En somme ça se déroule sur la scéne unique : bonheur , malheur , bien , mal , projet , effondrement ...
Et cette scéne-là est en elle-même la dimension adjacente de toutes les autres.
Adjacente , elle ne les contient pas ,
les scénes vont et viennent en tous sens ( et ces Sens ne sont jamais indifférent : le moi en sait presque quelque chose ...)

Le moi sait ce qu'il sait , mais il ne voit rien ;
le sujet ne sait rien , mais voit tout  (ce qui est dans  le devant du moi )

Ce dédoublement est-il réel ?
Cela va à l'encontre de toute expérience interne : on veut bien à la rigueur , admettre un dédoublement moebiusien vers la part inconsciente d'un même "discours" , mais qu'il est un savoir interne à la conscience de soi est plus étrange :
mais qu'est-ce que la description des catégories sinon une de cette sorte de savoir ?
qu'est-ce que l'autodéveloppement du savoir hégélien ?
de où Nietzsche tire-t-il l'unification de son discours ?
qu'est-ce que la suite d'évidence(s) cartésiennes ?
Qu'est-ce qui nourit le sujet sartrien ? Quelle évidence ... sensible ?

Non pas que l'on soit en mesure de valider ces savoirs (philosophiques ) en tant que contenus réels ( ils sont comme la (les) réflection(s) possible(s) du même "savoir " unique ) : mais en tant que traductions possibles de l'énorme présence à soi , complexe , qu'est la conscience du sujet .(qui n'est pas la conscience de soi du moi)
Bref la présence à soi est non pas une sorte de mystico-manie possible ,ou de retour d'une logique magique , mais est une complexité.
Pas une simplicité.
Précisons encore : le savoir unique n'est pas de l'ordre du savoir ... il est de l'ordre de ce qui structure les savoirs : ce qui structure les contenus : soit vécus , soit réfléchis ;
mais , réfléchis , ces contenus se rapproche de leur centre , cad la conscience que l'on en a ... et donc risquent fort d'obéir plus précisément et plus impérieusement à la rigueur interne de ce que l'on nomme "le sujet " .
De cela on peut dire aussi : puisque le sujet est un réel , pas un imaginé ou une pensée ou une contruction , il se peut fort que sa réalité soit subie ... par le moi , évidemment , mais aussi par le langage ... qui ne peut que ripper sur cette "chose " ... comme il rippe sur les choses réelles du monde ...

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tranche !!

27 Mai 2006, 10:11am

Publié par zward

A quoi ça sert ?
Si le "sujet" n'est rien d'autre que la pointe non-visible mais active de l'acquisition ?
Si le sujet en vrai n'est que la pointe mécanique de l'enregistrement ?
L'effet d'un mécanisme bio-physico-chimique ?
Qu'il est l'ouverture sur le dehors , qui ne vaut pas plus que ce qu'il perçoit , et de ramener, dans les mémoires diverses , les quelques éléments glapis par-çi par-là.
ainsi le seul intéret à l'histoire serait ces mémoires , cette auto-organisation du cerveau , relié à tout le reste par milles langages , culturels ou chimiques ,
et non pas cette pointe fragile , non visible , (mais qui "voit " , petitement ou fondamentalement ? ) , laquelle petite pointe ,  imbue de sa faconde , se prendrait pour le maitre , l'acte , le libre ...

Laquelle faconde serait juste une dérive psycho-saispasquoi ... une excitation frustrée , un magma enkysté , un trop plein bien inutile , si celui qui s'emporte en perte recouvrait une santé ...
(Une "santé " , on croit réver ... comment supporter la merdasse avec un doux sourire ? )
Et comme ça n'est rien , le Je , le sujet ,  ça peut causer indéfiniment sans rien saisir ...
d'où la philo et autres du même genre ... ça cause , ça s'enroule , ça s'embrouille , ça croit dire , mais ça retourne à que dalle ;
en ce sens ça occuperait une simili-place ... les quelques-uns allumés comme le feu , retrouveraient , de temps à autre, comme une priére , la même inquiétude vaine et ça les rassureraient ... oh les doux saints !

Il faut dire que si le Je n'est qu'une mécanique (actuelle et vivante mais simple rouage d'une plus imposante construction sur laquelle il ne dispose d'aucun laps de temps , en laquelle il ne creuse pas, ne  crée pas son espace , et si il ne porte aucune finalité interne , mais seulement des réalisations externes plus ou moins contrariées qui correspondent au monde , naturel ou humain )
si le JE n'est qu'un fétu de paille , alors pas étonnant qu'il recherche confusément ou nettement ... l'abîme-à-jamais : instinct de derniére destruction.
L'abime de "s'abimer la tronche  "  et celui de "tomber dans le trou".

Si JE n'y est pour rien , qu'est-ce que ça peut lui foutre ?
Tout le cirque , qu'est-ce que ça peut lui foutre ?

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le pas de côté , à jamais.

25 Mai 2006, 21:48pm

Publié par zward

Casse ! Traverse !
qu'il dit !!
tout bas : chuchoté ,
mais comme il n'est que son propre echo , ça résonne comme les cloches de pâques ...
dans la tourelle , là-haut.
Dans la tourelle du cerveau ,
mais pour lui , il n'est pas , plus , jamais de séparation d'avec ce corps ...
il EST .
Son mode d'être ... c'est à voir ....

Mais il existe là où ce que l'on nomme "corps" rejoint ce que l'on nomme esprit  , âme , cerveau , intellect , langage , pensée.
Le moi occupe aussi ce lieu uni , mais comme face visible ce qui le réduit bienheureusement !
Depuis ce temps-là ( que le sujet a quitté la pensée) la philo ne sait plus ce qu'elle dit ...
mais elle avançe néanmoins .... curiosité peu commune que celle-là !

Elle le dit : parce que ce qu'elle sait , elle ne l'a jamais caché : elle a dit , dira toujours,  l'exactement  là .
Cad : là où l'on est , chacun : à tel endroit culturel du monde.
(et la culture pour tout individu humain est son humanité  , cad tout )

Mais "tout " , celui-qui-dit-qui-est  , il en est bien largement en-dehors : et il voit .

Et l'on voudrait qu'il n'y ait plus de magie !!
.... mais la magie , dans notre vie si intensément précise , est devenue derechef si exactement omnisciente ... omnipotente ... ça nous ronge....

La tragédie , le rire cinglé , la furiosité , l'incongruité fantasque , gratuités et désordres , les nauséeux , les cataractes , le passé en bouillie , inommable ,  .... et mille métamorphoses , biscornuïtés , réves inutiles , soudainetés libres , sans voix , pas existantes ...
faut-y être aveugle pour ne pas s'en crever les yeux ! s'en perforer les tympans !!

Où est-elle notre vie ?
Cachée.
Mais plus ou moins ... entre nos deux états de Moi  , des océans de patauges.
Le nébuleux , bien vite on se recroqueville dans nos états .... nos petites chambrées . Y fait chaud , même pas douillé , mais enfin on se déchiquette à peine , c'est toujours ça .

Quoi que des fois ... l'autre humain , c'est pas jouasse ... c'est presque pire que tout ...
Ca vous jette au fond d'une prison de fer noir , vous balance au feu , vous engloutit dans la mauvaiseté , les chairs vous brûlent , les chairs pourrissent ...
C'est une illusion ; les autruis aiment à vous en faire accroire ... c'est leur plaisir , cad leur profond désespoir , ne ressentant plus qui ils sont , ils se jettent dans la douleur d'un autre : ils l'imaginent , puisqu'ils ne vivent plus ...

Il n'y a que le sujet qui sauve votre corps pourrissant , brûlant .... parce qu'il sait bien à qui EST ce corps.
Le corps n'appartient plus.

 

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brise-fer

25 Mai 2006, 21:14pm

Publié par zward

Le sujet dans un moi , c'est toujours en trop ; ça risque fort ... Ca risque d'imprimer une immédiateté mal venue. A exiger , que l'on dira peut-être : à désirer . Mais c'est plus puissant que cela : un désir c'est en vue d'un objet . Et bien là , il n'y a aucun objet qui satisfasse. Alors on peut , on doit se tourner vers une fascination , une obsession , un refus , un aveuglement , une course éperdue : bref un mouvement qui rompt dans l'espoir que ça le fasse tomber ... l'exigeant sujet ...

Inutile : il ne tombe que lorsque le moi s'abat , de mort ou de souffrance ou de dépressurisation ...
Le sujet dans le moi peut bien démolir le moi ... mais le moi ne peut être sans qu'actif infiniment soit le sujet en lui.

Alors il peut s'endormir le sujet du moi : c'est une possibilité ... mais il continuera de réver ... de se réver , quelque part au-dedans. Dans le moi évidemment .
Il se situera dans la limite , là-bas , oui , tout là-bas : bien éloigné de tout le reste
(pour le sujet , le " reste " , le " résidu " , c'est le moi , son monde , ses autruis , ses objets ; pour lui c'est une scéne , parce que le sujet seul est réel ...)
Et il vaut mieux qu'il y reste , bien tout là-bas !!
parce que quand ça déboule .... ça n'a ni queue ni tête ...
Ca supprime la queue et la tête : les deux ... Ca rend tout échange impossible : plus parler , plus désirer ...
Alors bien sûr , c'est pas si strict ... parce qu'en chaque moi , il est un sujet impérieux qui sommeille , qui roule , qui craque de toute part dans le bois du tombeau  : vaut mieux que la frontiére soit lâche ... de trop le comprimer,  oooh !!!!  qu'il aime pas ça ... !
et comme il prend toute forme , ( étant la forme même ) , il sera méconnaissable dans sa soif de vengeance ...

Comment ça " vengeance " ?!!!
Il ne sait pas même ce que ça signifie !!
il est juste, jusqu'au bout , qui il est ....
il le sait depuis le début : depuis le tout premier passé ... et ayant déjà absorbé l'avenir ... juste avant que le moi prenne conscience d'un passé et d'un avenir , le sujet SAIT déjà.
Il est le plus terrifiant chasseur d'âme qui soit.
Parfois il lui prend d'arracher celle des autres ... des "autruis " ... mais peu importe parce que c'est celle du moi qu'il est , qu'il entend décalquer ... l'extraire , l'extirper ... il veut dépiauter ... mais il veut une foultitude de réalités , le sujet ... pas uniquement manger ...

"Il est juste jusqu'au bout qui il est "...
facteur de l'extréme ...
Si le cerveau est une mécanique physico-chimique , il est déjà ce qui, dedans , s'est détraqué ...
Par nature : il se détraque de fait. Ca lui appartient : c'est son royaume , exiguë , infime , mais il n'est ni temps , ni espace ... alors son exiguïté !!  il ne la comprend même pas.... ça lui échappe .
Il est un endroit qui ne parle pas dans des mots , il est ce qui parle , montre , voit , entend , décide absurdement , casse ce qu'il crée , déconstruit les petits baraquements du moi.

Ah comme on voudrait bien l'éduquer !!
Pas possible. Il n'appartient pas.

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mâchoire cassée

25 Mai 2006, 12:39pm

Publié par zward

un texte se situe à la limite : aussi considérables ou barbant que soient ses développements , ce sont des maniéres d'approches de ce qui ne se dit pas ,
ce qui ne se dit pas est ce qui dit : l'acte lui-même de dire :
ce qui ne se résume pas à la parole : c'est plutôt le fait de le formuler : formuler ce qui ne se dit pas.

Et , un être humain , ça ne parvient pas à le dire. Ca ne parvient pas à le formuler ; parvient-il à le vivre ?
Ca ne peut pas le vivre , parce que l'attente est plus grande que les résultats : aucun résultat n'est suffisamment satisfaisant ... pas satisfaisant comme il se doit ...
La solution , la seule , est de modeler l'attente sur un résultat ...
on part en vue de tel ceci , et on s'habitue à tel cela . C'est absoluement essentiel ; hors de là , il n'est pas de salut . Mais encore faut-il connaitre à peu prés ce que l'on va accepter ... ou dénicher des critéres d'acceptation ; au-delà , ça ne passe pas .Ou situer cette limite ? On voit bien qu'il s'agit là de personnalisation : personnalité évoluée ou pas ?
Active ou passive ? Qui se détermine ? Ou qui reçoit ce qui vient ?
pourquoi admettre en soi les devenirs extérieurs ?
Sinon parce que le moi en lui-même n'est pas complet , est radicalement inachevé ; est pris dans un jeu bien plus complexe que ce qu'il imagine être , que ce qu'il imagine lui-même être ...
C'est incommensurablement difficile : ça ne peut presque pas être spontanéement admis. Et quant à basculer entiérement dans le pragmatisme , on y perd le peu qui soit pour une identité : précisément cette spontanéité.
Question de proportion encore une fois .... mais la conscience de soi ne se divise pas ... elle est , par efficacité , Une ... c'est sa propriété de viser uniquement là où elle se tend. Elle synthétise la diversité en une fois : tout passage d'une diversité à l'autre s'opére par une unité à peu prés ou vraiment identifiée. Cette cohérence minimum est en somme une machine , une calculation , une réflexion par essence précise
Ce faisant , un être humain , ça peut peut-être le vivre , mais , en ce cas , on est complétement débordé ; on prend l'eau , on n'est plus étanche. C'est trés bien , trés amusant , ou plein de panique et parfois (souvent ) cruel , mais au moins ça fait vibrer .

La question n'est pas de le vivre ou pas ; de toute maniére on le vivra , comme çi ou comme ça , bien ou mal , et quoi que l'on en pense . Mais la question est ; est-ce une raison pour se laisser faire ?
Ou bien : est-ce une raison pour ignorer " celui qui vit " ? pour simplement le vivre comme tel ?
Ou encore : sommes-nous intégralement ce que nous vivons ?
De même que nous projetons sans cesse nos objets , cad nos buts , nos finalités , nos désirs ,
est-ce mécanique ? ou est-ce l'accés de notre liberté ? ou l'excés de notre trop-plein ?
Où loge-t-on ?
Au travers de toutes nos tentatives , dont nous fixons ou non les résultats , qui satisfont ou pas , qui nous cassent ou renouent , que reste-t-il ?
Qui est celui qui reste ? le substrat de toutes les molécules ...
La forme est-elle vide ? (et toutes nos tentatives s'y résument )
Ou est-elle en elle-même une ligne ? (au point que nos tentatives en sont les effets , lors même que nous croyons exister en ces effets cruellement déçu de nous revenir huit fois sur dix dans les dents ? )

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invivable

19 Mai 2006, 16:41pm

Publié par zward

La nature du moi , le résultat de la personnalisation , ne se vit pas comme une personnalisation, un processus , mais comme un état naturel , donné , une évidence , une constitution a-temporelle , a-historique , et même a-sociale : une royauté ontologique  , qui a nécessairement besoin de se poser cette unité , idéalisée , ou projetée comme Image ou Idée de soi , pas même idéalisée : de se sentir soi comme une spontanée vérité.

Le moi est quand même une unité trés particuliére ... aucune position ne se situe aussi prés de la caractéristique fondamentale de l'être humain : le paramétre de vérité.  A s'interroger sur le statut du "moi"  , de Montaigne , Pascal , Descartes , Rousseau , Rimbaud , Freud , Sartre , Lacan .. on se prend au piége ... A le noyer dans le Concept Hégelien , le transcendantalisme , desquels il surnage ... jusqu'à creuser davantage encore le concept ... ce qui commence de renverser la position classique du vrai , du discours en tant que discourant en vérité la réalité : où en somme , kant hegel , on s'aperçoit que le concept n'a de vérité que via le sujet , vers le réel , le réel pourtant sans discours ...

Ceci pour marquer comme le moi , d'acceptation psychologiste , égotiste moderne , le moi des sociétés nouvelles , des sociétés du 20° siécle , ne dit rien de son passé ontologique ... il s'inquiéte de son identité , de son identité à peine ose-t-on  la décrire comme "identité de la personne" , tellement  cela ne s'exprime que par "je suis moi" ... tout en projection de soi , qui absorbe tout , il ne remonte pas vers son origine , son originel : d'où l'inquiétude qui saisit la philosophie , "existentielle" , qui refléte exactement le détour nécessaire : d'être seulement un moi , c'est invivable ...
il est encore préférable de le démolir par éclatement d'en-dessous , mais recréer  : en et par cet universel incertain ,  qui exprime la faculté écrasante : le sujet est articulé à la réalité par-dessus ou dessous son humanisation et sa personnalisation .... il est proche de la sauvagerie brute .

Le moi laissé à son vécu , et bien il l'embellit , il l'enjolive , il s'y littéraire sur le vif : monté en épingle , raconté dans tous les sens , il n'existe que d'occuper tous les champs possibles de papotage, d'image , de rythmes  : ce faisant il passe en-deça de l'hyper-organisation , de la socialisation à outrance , celle qui transforme tout en signes , qui signifient des pouvoirs étendus , en signes cad en hiérarchies.

Dans son infra-monde , le moi , ignorant le supra , préoccupé de son vécu , abandonne toute universalité : de cela il se méne lui-même par la main ,et tout naturellement, dans la subjectivisation.
L'invivable subjectivisation absolument nécessaire et fondamentalement pertinente , mais invivable nénanmoins.

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fuite sans retour

18 Mai 2006, 20:02pm

Publié par zward

La complexité croissante du monde humain a donc dû proposer l'individualité comme centre de décisions , d'actions, d'activités , d'organisations.
Il était nécessaire pour que le monde s'enrichisse , de techniques , de possibilités d'objets , de relationnels diversifiés , que l'instance de décision , de projection , se multiplie à l'indéfini : plus question de seulement déléguer le pouvoir à quelques-uns , mais bien de répartir indéfiniment les capacités : ce qui ne manque pas de rebondir constamment sur ce moteur de toute la production : le moi individualisé.
Ce faisant c'est tout autre chose qui se déploie : les savoirs , les techniques , les objets et un immense champ d'échanges , dont une majeure partie consiste à posséder le monde et une autre à le couvrir de réseaux.
Cependant le moi affronte le programme proprement philosophique : il doute. C'est sa nature : il n'est posé nulle-part : le moi résulte quasi directement de l'interrogation sur "ce qu'il est ". Il n'est pas , ne peut pas être une essence ; ce qu'il faut prendre au pied de la lettre et non seulement comme une figure géométrique-philosophique. L'inquiétude du moi est si profonde que le matraquage identitaire : psychologique , relationnel , mass-médiatique , culturellement onirique , mythiquement mais aussi toutes les espéces de contraintes socialisantes  , etc :  sont une nécessité interne , ontologique. La production d'identifications est absolument pharamineuse : le moi , qui n'est pas , ne tient que dans la fuite et le désir, le projet et l'onirisme de son Idée de soi , tout comme la réalisation et l'obtentions de buts.
La dynamique du moi est le moi lui-même : nos personnes sont ainsi continuellement en danger d'être ou pas. Le développement de la pathologie , légére ou pesante , manifeste plus notre incertitude ontologique que la fragilité psychologique ; parce qu'aprés tout , est-ce la difficulté de se dénicher des identités possibles qui décale les personnalités ? On peut élire n'importe quelle sorte d'objets , se structurer autant que l'on voudra ... mais selon quels critéres ?
Le moi , qui est laissé à son autonomie pourtant qui n'est pas un manque , quel regard objectif , réellement objectif , cad qui le transporte comme sujet dans un énoncé , lui est-il proposé ?

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la prison dorée

17 Mai 2006, 21:17pm

Publié par zward

Sitôt que l'on doute , on doute du moi.
Hormis cela , on se voit au-devant de soi ; on se proméne sous son propre nez : on manipule une marionnette ; sans en avoir l'air ; c'est à dire que l'on ne se voit pas manipulant une marionnette : on vise le but : on visualise la finalité ... ce qui est tout un travail qui prend entiérement et plus de l'être individuel.

Bien sûr, ça ne fonctionne pas comme cela : on ne tient pas le moi que l'on est comme un objet , puisque l'on est dedans ... Le moi se développe , mais son développement est légérement insatisfaisant ... on devient , dans le mélange et l'incontrôlable , ce que l'on devient.
Cette tautologie se révéle beaucoup moins tautologique lorsque l'identité vécue du moi est subie ... là où il sent bien que ça lui échappe , que la pièce est certes jouée par cette personne , mais elle n'en écrivît que quelques mots ... ce qui n'est pas un drame (enfin cela dépend ...) : ce qui est même salvateur puisque le moi , qui s'imagine selon une unité , est en fait pour son plus grand bien , composé .

Il est composé , vu du dehors , mais il tient à sa place , unique , univisuelle , marquée.  Dans l'ensemble qui l'existe, il défend son unité , puisque cet ensemble ne vaut , n'existe que via , par et vers  , oui , mais aussi autour , en-dehors , en contradiction de cette unité . L'ensemble est le développement , disons , objectif , de cette unité , et qui la délaisse ... malgré que , lui , se croit , s'y croit entier.

La différence , tel qu'il s'en donne de lui-même une Idée et tel  qu'il se développe dans le vécu n'étant pas en continuité , forme un ensemble complexe : une part revient au moi , une part au passé , aux positions dans le monde humain , etc. Cela forme le moi tel que réel , qui est hors d'atteinte , dans son intégralité , de toute décision , de toute volition , intentionnalité "immédiate" : l'intentionnalité immédiate serait comme une résolution vélléitaire : de sorte que ce que l'on désigne habituellement comme moi n'est qu'une part visible , exprimée plus ou moins, tirant à hue et à dia d'un peu toutes les réalités dans lesquelles il s'inclut et dans lesquelles il est inclu. II n'est pas , en réalité , tel qu'il se dit ou se voit ou se projette.
Et enfin il n'est pas non plus ...
à strictement parler , parce qu'il n'est pas sans s'intentionnalliser en telle ou telle projection ou tel ou tel projet : il n'est pas sans s'incarner : il est toujours prisonnier d'une libération quelconque.

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