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instants philosophie

résumé historique

31 Octobre 2006, 19:00pm

Publié par zward

Résumé

 

On part du sujet : celui, réel, que nous sommes ; et l’on investigue ses dimensions.

Ces dimensions sont toutes inclues en chacun. Mais on ne s’en préoccupe pas, jamais.

 

Elles apparaissent  en toutes les philosophies ; ici et là : par accointance ou au cœur de telle théorie. Par accointance, parce qu’il fallut se préoccuper souvent de toutes sortes d’obstacles, de mille détournements, afficher quantité de masques, dénouer les autres liens qui monopolisaient l’accès à l’humanisation générale, hors ou contre et envers le  sujet.

Ainsi la représentation (humaine de l’humain ) a pu se prévaloir d’une représentation divine de l’humain : en ce cas, extrêmement difficile de placer , dans l’ordre des discours acquis , une parole qui sorte de cette ordonnance-là.

 

Tous les siècles s’usent à positionner dans le discours en général, un discours spécifique. Celui par lequel le « chacun » est concerné. (Et non plus toute efficacité d’ordre ou de groupe ou de hiérarchie ou de caste ou d’idéologie, etc)

 

D’imposer dans Le discours, Un discours… n’est pas tout à fait aisé : il doit se justifier (d’empiéter ainsi sur un acquis quasi toujours transcendant , immédiat , évident ; bref : connu)

De la sorte s’inventent la vérité (ce que le Je dit est la vérité) et la liberté (de ce fait il a le droit de la dire , la vérité , cad de Dire , tout court)

 

Dans sa guerre absolue envers tout discours acquis, le sujet se donne des représentations (des représentants) au sein de la Représentation générale. Il peut tout à fait parler sous le signe de dieu par ex : ça ne gène pas réellement la vérité en cours , en cours de réalisation. Il se peut que d’utiliser dieu comme signe permette de déplacer considérablement toute la sphère culturelle, toute la représentation. Il peut aussi avançer un héros, un concept, un rythme.

 

Ces avatars du sujet, il les crée. Tout cela , cette culture , de Socrate à Van Gogh , est constamment sous explosions : diverses, variées, efficaces ou en devenir, etc

 

Cette immense chaotique historicité se fixe : en tant qu’Etat démocratique.

Qui garde la forme de tout sujet.

 

Que devient le sujet en tant qu’il a/est, déjà, une forme, défendue et régulée sous le statut fixé de l’Etat ?

Ceci est tout le déballage depuis 200 ans de culture, faisant suite à l’avènement de l’Etat.

(qui n’est pas immédiatement démocratique et qui continue et ne peut que continuer à réaliser son essence non acquise en soi)

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artaud, la surface blême

29 Octobre 2006, 22:57pm

Publié par zward

Il s’agit donc de retrouver le corps.

Or c’est bien celui-là que notre monde désigne par tous ces signes : des vêtements et des modes , des visages et des histoires incarnées en des visages, des accessoires, des gadgets technologiques , des manipulations génétiques possibles diverses, mais aussi ces cadavres, tous ces cadavres. Et évidemment l’immense sexualisation de ces corps, à profusion : le désir ayant à croître et à se multiplier. Tous les désirs, tous légitimes, puisque la subjectivisation (« je suis ma seule loi ») lancée n’a pas de fin (sauf sa dépression : ça peut s’effondrer, la subjectivisation)

 

 

Et bien ça n’est pas de ce corps-là dont Artaud nous cause.

Mais de l’autre.

Celui d’une autre surface.

Pas plus le corps naturel que le corps englouti de désirs variés.

Le corps comme surface rencontrant la Grande Surface.

 

 

Au travers de son corps torturé (au propre comme au figuré), souffrant, si peu libre, il faut croire qu’il a découvert un interstice…

Surface crevassée du visage.

 

 

Faut-il comprendre qu’Artaud est l’homme réel du 20éme siècle ?

Celui de la négativité absolue de la conscience de soi ? (hegel)

 

Quoi ça ?!!?

 

Quelle négativité ????

 

Le positif pur.

Et son pendant : la cruauté réelle.

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artaud, l'autre esprit, l'autre corps

29 Octobre 2006, 02:02am

Publié par zward

Alors …Artaud ?

De quoi était-il question ?

Du sommet glacial et brûlant de l’écriture.

Où l’on voir enfin que l’écrit débouche sur le réel.

Qu’il existe un objet bien réel et non pas une théorie, une idée, une abstraction, une créature de langage, un artefact qui serait un « moi », un « sujet » : le moi, le vrai, le réel, n’est pas construit. Pas abstrait.

C’est ce sur quoi ça casse, ça brise : ça ne parvient pas à le dire. Ça ne rentre pas dans le langage. Tandis que le moi, la personnalité, l’identité, les rôles, les relations sont tous réductibles au langage.

Alors l’écriture est étrange plus que jamais.

Le corps ne rentre pas. Il est sur l’autre surface.

 

 

 

 

Si l’on ne sait pas la surface du corps, on ne comprend rien à rien.

Pas seulement que l’on ne comprenne pas Artaud : on ne comprend rien à rien, du tout.

 

 

Mais il ne faut pas croire que le corps soit sans pensée.

Ajoutons : sans réflexion.

Parce que par « pensée », (ce qui ne signifie rien, tout le monde pense) il faut comprendre réflexion : ce qui est déjà plus compliqué : on réfléchit Quoi vers Où ?

 

 

Si le corps est en avant, il est en avant de toute parole, de toute pensée, de tout passé aussi bien : bye-bye la psy.

C’est autre chose. Pas un truc calculable, pas une expression, cachée ou ouverte.

Non ça ne parle pas. C’est le côté non parlable et qui jamais ne s’adressera (à quiconque).

 

 

Ne pas saisir le corps comme surface intègre clôt toute extase sensuelle, existentielle, surhumaine (nietzschéenne), poétique, et enfin métaphysique (au sens ontologique du sujet).

 

 

Et l’on est alors sans défense envers les religions, théories, politiques idéologiques, et on ne comprend rien à l’humanisme, à l’art, aux signes comme déplacements multiples.

 

 

La vérité qui descend dans un corps décuple le corps.

Mais alors en ce sens-là , le corps est l’esprit vivant, l’esprit bougeant, l’esprit libre : l’in-identifiable.

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aveuglette

26 Octobre 2006, 22:21pm

Publié par zward

L’égocentrisme donne toute sa mesure dans l’affect comme unification réelle d’une personnalité.

Cette absence de considération de l’autre est la logique d’un profit sommaire, sans réflexion.

Il est des tas de personnes intelligentes, mais réfléchies … il n’en est peut-être pas énormément… et en cahcun ça occupe une plus ou moins grande part et localisée ici ou bien là .

Pour cette raison on a essayé, le processus d’humanisation toujours en cours a essayé  d’installer une réflexivité extérieure ; la loi par ex ; qui non seulement est là afin d’être manifestée, (sans quoi aucune réflexion n’est possible) , mais également afin d’instaurer en tout égocentrisme un joug suffisant.

Naturellement cette barrière n’y suffit pas … l’égocentrisme est une nature : elle reconstruit de fausses raisons au-dessus des limites raisonnées … elle invente mille détours, spontanément. On est naturellement intelligent et mille idéologies et cent théories viennent à n’en pas manquer qui justifient ces détournements : ce qui équivaut aux dizaines de petites raisons lâchouillettes qui nous autorisent quotidiennement à passer en deçà de la … dignité, la vérité , la liberté.

 

L’égocentrisme de l’affect se noue si évidemment à la facilité du désir : les personnalités pas trop bien formées, pèchent de ceci : elles donnent l’apparence la plus courante, voir la plus évidente et humanisante, mais ça travaille en dessous et elles orientent en malveillance.

L’ancienne hypothèse du mal ne peut être levée … amoindrissement de la puissance d’être (disait-il).

Ou si l’on préfère : détérioration du possible.

Non seulement l’égocentrisme détériore son propre possible, (cad ne peut plus atteindre son maximum d’être, et vit dans la privation malgré une apparence d’accomplissement), mais cette privation retentit tout alentour et assène une nuit pour qui y pénètre.

Il ne s’agit donc pas d’être moralement digne pour être moralement digne : mais d’abord de trouver une telle éthique (qui est rarement sinon jamais celle d’un ordre social, une moralité  mais toujours d’abord celle de l’individualité),

et ensuite de s’y assurer que le possible est au plus entièrement rétabli dans sa logique propre.

Cette logique n’est pas une évidence et surtout , outre un minimum à peu prés vraisemblable, cette logique peut s’enfoncer bien au-delà du strict terme d’une « éthique »…

 

Et non pas, ce possible, absorbé par une autre conscience…

Les frileux mesurent leur investissement.

Les autres avancent à l’aveuglette ; mais au moins ils avancent.

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naissance selon l'esprit

25 Octobre 2006, 20:58pm

Publié par zward

L’espèce de libération n’est rien d’autre que de  revenir au même niveau d’être.

(Et au même niveau de l’être, peut-être …)

 

Ce qui veut dire : on y est déjà (dans l’être), mais on ne le sait pas.

Ou : on y est déjà, mais il faut y retourner, en tant que cette fois on le saura.

 

Ce qui veut dire que sinon , on ne le sait pas : cad on n’accompagne pas le mouvement … on bâtit un moi, une structure arrêtée. Le moi est une bâtisse stoppée nette. Ca bricole, quoi.

 

Tout tient donc dans le principe du savoir : n’existe pour nous que le manifesté (à nous-mêmes).

Toute supposition d’un savoir perçu de je-ne-sais-où par je-ne-sais-qui, n’est pas un savoir. Est seulement la supposition d’un tel savoir. Et en terme de pur réel , ne concerne pas , jamais, le sujet qui veut savoir.

 

Encore faut-il qu’il le veuille … en ait le désir.

Le désir de non pas nécessairement « savoir » , mais ça passe et ne peut que passer par un « savoir ».

On n’aime pas le savoir-en-soi, enfin pas nécessairement, mais ce qu’il donne.

 

Ainsi donc il n’est pas non plus de révélation : aucune révélation à venir (puisque c’est déjà là )

et aucune révélation issue de ce savoir , qui remet juste les pendules à l’heure : re-établit le sujet là où il est , mais le sachant (seule différence).

 

Il est bien certain que plusieurs en ont effectué le retournement absolu : Rimbaud, Nietzsche, Artaud.

Sans s’effondrer, jamais. (Heidegger s’est écroulé , par ex ).  

Et ce poétiquement (la poésie n’est pas faite pour les bambins, ni pour les tièdes ).

Que le sujet puisse se retourner comme un gant est l’énorme avancée.

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le début du libre

24 Octobre 2006, 17:26pm

Publié par zward

On le sait bien : c’est le corps qui écrit, qui s’exprime sur une autre surface que sa surface à lui.

D’autant que quiconque a un corps, ne peut le percevoir, n’en a aucun saisissement satisfaisant …

(habituellement on le recouvre d’une image : celle que l’on projette vers d’autres corps : puisqu’en ce cas il est essentiel d’y être en représentation : notre survie , dans la fourmilière,  en dépend. : sauf à ne pas dépendre des fourmilières…)

 

C’est le corps qui produit des signes : il est devenu signe, mais aucun signe ne l’absorbe … alors on recommence …

Mais si l’on veut créer de vrais signes, jusqu’où doit-on s’avancer ?

A ce point parvenu,  personne ne peut répondre : ça dépend de où l’on va .

Mais si c’est le corps qui produit de bons signes, c’est qu’il sent à quel degré de lui-même il est acquis.

D’une part.

Et d’autre part, il ne convient pas de perdre le corps : de le dissoudre n’importe où.

Il part en zigzag si l’on n’y prend pas garde.

Ce qui veut dire : on l’engage sans arrière pensée n’importe où …

mais il faut toujours avoir une arrière pensée …

sinon de la farce, on est le dindon.

Un par-devers soi.

Une disponibilité.

Que le vécu cherche constamment à bannir de notre être. C’est la disponibilité inérieure au corps que le vécu veut naturellement ou méchamment absorber.

Sitôt qu’il sera engagé dans le vécu, puissamment engagé, avec toute la force de ce corps !

notre être cherchera désespérément à y retrouver l’odeur native …

Ça finira en horreur massive.

 

Si l’on n’y prend pas garde.

 

Le corps nous précède : il ne faut donc pas lui donner à voir, à toucher n’importe quoi, n’importe qui.

Et si par malheur cela nous étreint, l’irréversibilité n’est pas une fatalité.

Ou plutôt ce qui est une irréversibilité encaissée pour le corps, ne l’est pas pour l’esprit.

Il suffit de rembobiner la machinerie : de reconduire au zéro absolu.

Puisque aussi bien, notre être est le pur zéro absolu.

 

Ne pas nourrir imbécilement le corps.

La perception, le toucher, l’imagination (ah l’imagination !!), les images (ces simulacres idiots), il est nécessaire que le corps les enfourne…

mais il faut et il suffit qu’il devienne lui-même l’interprétation active de ce qu’il reçoit

et non plus cette passivité morte

en quoi toute la construction du moi (et son bagage nauséeux de vécus ) le clôt.

 

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l'articulation

23 Octobre 2006, 19:55pm

Publié par zward

Pour le dire autrement et en avançant un peu.

De quoi le fondement affectif exclusif du sujet est-il la cause ? Ou l’effet ?

Sinon d’un égocentrisme béat.

L’égocentrisme n’est pas l’égoïsme, dont on affuble les hommes … puisque l’égoïsme est en cet endroit là précisément conscient et moralement connu, voir affirmé.

L’égocentrisme est quasiment non conscient.

De ce que l’affect gouverne l’ensemble du système, cela n’exclut nullement les autres parties ; langage, intellect, imagination, souvenirs etc, mais l’affect constitue alors le ressort décisif de toutes ces organisations (décisif ; « qui leur donne leur sens » : cela est le décisif : parce que ça crée un  réel )

De cette gouvernance, il est à peu prés évident que le centre de jugement est basé uniquement sur la répercussion intérieure des faits du monde, du vécu, d’autrui ; ce qui signifie littéralement qu’il n’est là aucune lumière d’aucune sorte : sinon celle autocentrée : ce qui est vrai de tout être humain, bien sûr, mais à condition qu’il puisse exister un parallélisme correcteur :  qu’une déportation du champ de conscience soit capable de recentrer le moi en et vers l’autre moi …

 

Ce qui occasionne ce décentrement, qui prend soin de l’autre moi comme si il s’agissait de mon moi propre (du moins ceci idéalement), c’est l’évidence de « ne pas tout savoir »…

Ainsi l’affect comme décisif et seule signification de tout , en clôture de mon être, c’est aussi l’égocentrisme qui croit spontanément tout savoir … tout comprendre : d’un seul trait, il glace le sang. D’une seule flèche il ferme le possible. C’est que le possible qui n’est pas le sien , ne le concerne pas.

 

Il en va de même dans tout système d’interprétation, comme ça tombe juste de temps à autre, on tend à croire en la justesse quasi unanime de la divination … et bien l’affect qui mène le monde et le vécu, est persuadé d’atteindre immédiatement une réalité sous le prétexte de cette vérité si manifeste …

si manifeste parce que c’est dans le manifesté qu’elle puise toutes ses ressources : je veux dire : elle est incapable, ou presque, de remonter jusqu’à la construction au-delà de la perception de signes tout-faits (parce qu’en définitive ça cause de signes tout-faits et non pas d’élaboration intelligente de ces signes ) : parce qu’au-delà de la perception de signes morts il faudrait  que cet égocentrisme soit en mesure de décentrer son interprétation jusqu’au cercle de l’autre. Ce qu’il ne peut. Décentrer son interprétation ,

Le décentrement ou le « je ne sais pas tout » , c’est kif-kif. Autrui ne vient à être que si l’on avoue son ignorance et seulement à ce moment on dépasse le ressenti par l’intellection.

L’intellection , ce qui n’a pas immédiatement à voir avec l’intellectualité … il s’agit bien plus d’une sensibilité non-psychologique développée en un certain sens , que d’une compréhension intellectuelle. Il s’agit littéralement d’une structure.

Cad quelque chose d’articulé.

Qui ne peut donc pas être communiqué … expliqué … parce qu’autravers de toute explication , il faudra encore que l’on recompose en soi-même le mouvement qui décentre le sujet de son moi.

Ca ne s’apprend pas : ou l’on se situe hors de soi possiblement , ou l’on restreint son être là où seulement il est. La projection hors de soi est l’articulation majeure.

Mais ça projecte quoi ? Et où ?

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figure du visage

22 Octobre 2006, 10:17am

Publié par zward

La parole perdue , en somme : de laisser les affectivités comme seules règles du comportement peut paraître un accès à la liberté (d’être soi ) .  

 

Ca n’est pas faux du tout : mais cette logique est excessivement limitative.  

Non pas qu’elle limite l’accès du sujet à un ordre socialisant (ça n’est pas le lien sacralisé ou institutionnalisé qu’il faut défendre : qu’il se débrouille !) mais l’inverse : cad la structure du sujet. Ce qui vaut pour lui en tant que lui.  

Or sous le régime soit disant de liberté, ce qui passe dans le vécu, dans la réalité effective, ça n’est pas exactement la liberté. C’est un magma informe , dont on peut bien s’y retrouver un temps, mais qui ne  libère pas du tout les relations elles-mêmes d'une part , ni donc encore moins les individualités en cause. 

 Les affections varient selon une économie sans soutien. Le fait est qu’elles prennent le pas , de fait , sur toute raison , cad toute réflexion plus exactement , cad tout calcul intelligent , intellectif de soi : c’est un fait , mais cela ne veut pas dire qu’il faille abonder volontairement en cette logique là … or c’est ce qui se passe ; notre intellectif s’accorde le droit (appelé selon les vœux de cette socialisation si précise qui est la nôtre …) de succomber en cette "vérité"  , soit disant unique, de cette logique facile.  

   Non pas qu’il faille compliquer la chose (la Chose) , mais bien qu’il soit absolument nécessaire d’y installer une complexité qui soit à mène de se coltiner la réalité , qui , elle , ne se limite pas du tout à l’affectif (cad à la répercussion affective en nous de cette complexité ) : l’affectif pur fait pâle figure sur ce visage .  

L’affectif pur est une griserie psycho-socialisante qui mène directement dans les filets de telle société, voulue. Voulue ailleurs : dans l’insituabilité d’un ordre nécessaire. D’une historicité très précise.

 Toutes choses nécessaire du reste que cette historicité (il faut en passer par là pour que"ça" continue ) mais dont le sujet n’a pas à acquiescer aux moindres gouvernances et dont précisément le sujet est devenu apte à se sortir. pourvu qu'il puisse s'extraire de cette identité mollasse, qu'on lui inflige , certes , mais qu'il adore indistinctement comme une déesse , mauvaise , très mauvaise au fond, sous les apparences d'une divinité pseudo-païenne libératoire.( "je suis ma propre mesure " , d'accord , mais quelle est-elle cette mesure ? )

 Le païen, c'est très bien. Tout est très bien , subjectivisme , objectivisme, socialisation en tel ou tel sens , etc ;
le tout est : à qui cela sert-il ? et comment s'en sert-il ? et quelle est la caisse de résonance ?
 Si l'on s'en tient au sujet communément admis et vécu , ça résonne dans le vide.

 

 

 

 

 

 

 

 

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De la vanité des relations amoureuses contemporaines

21 Octobre 2006, 23:33pm

Publié par zward

 

A les entendre, il faudrait seulement se fonder au seul niveau du ressenti … drame de la subjectivité qui cherche, cherche dans l’incapacité mentale de fonder quoi que ce soit de durable affectivement puisque nos personnalités croient n’exister qu’affectivement : pauvre petite chose va !

Le moyen de fixer le va et vient ridicule de l’affectivité est soit le mariage et cet esprit traditionnel qui tend vers un foyer : la femme et l’homme reçoivent un bébé ; toutes choses très généreuses, incritiquables en elles-mêmes ( à moins d’idéo manie pseudo révolutionnaire , pseudo révoltée : la vrai révolte vise tout autre chose que cette générosité ). Cas premier mais sur lequel je passe : puisqu’aussi bien une fois sur deux il se découd dans les oripeaux psycho affectifs du subjectivisme.

Je suis ma loi , dit le subjectivisme ! très bien : mais où la situe-t-il sa loi ??

Et bien dans l’observance (inquiète voir prise de panique … crise d’angoisse etc ) de ses variations affectives. Comme il ne dispose mentalement de rien d’autre que ce seul critère – on ne lui en pas fournit d’autres et fainéant comme pas z’un, il n’a pas cherché énormément – il varie profondément au moindre éclat disgracieux sur sa face imberbe, pas vivante, inerte.

Ce que je veux dire, c’est que comme nous sommes déliés de la règle «  je donne ma parole », qui ne nous pèse plus et qui engageait mentalement au-delà de soi (dans le mariage , fiançailles, et surtout , surtout (puisque c’est de ceci dont il est question !)  sentiments tels que sacralisés et jurables et éternels , etc : ce qui est le plus essentiel de la parole donnée à deux ).

Au-delà de soi ; et bien les affects , bredouillants , bavasseux , livrés à l’autonomie séparé au sein d’un sujet humain désarticulé de partout , sans unité interne , cad sans intériorité (romantique par ex , mais entre autres unités ) : d’un sujet qui prend la,partie pour le tout et juge de soi , de sa vie , de l’autre , sans rien chercher plus à entendre

 (et pour cause , ça pense pour lui à l’extérieur ! aussi comment cela ne penserait-il pas également pour lui dans l’intériorité ?? !

Et oui l’extériorité qui nous fournit nos images, nos voix discordantes, nos scénettes toutes faites, est devenu notre rythme intérieur !! Contamination nécessaire du sujet, qui plus il se croit original, plus il s’enferre dans la connivence noyée !! )

Juge de la partie, parce qu’il ne perçoit plus que des parties, et ce pour cette raison : l’affect, qui va-et-vient incessamment, (ah le règne des femmes en mauvaise part !) , ne peut pas structurellement s’intéresser au tout … ainsi le pôvre sujet est-il , suivant une pseudo articulation de son être , détrôné sans cesse de tout jugement , et rapetassé , petit rabougri , au simplissime . IL aime, il aime pas, il critique, il apprécie, il décide, il repousse, et ce inutile de chercher les raisons réelles : ce ne seront que des raisons causées, immédiates, bateaux, communes : cad sans profondeur.

Et alors ?

Alors … et bien je viens de le dire : de ne pas viser la totalité, c’est se précipiter dans des appréhensions de la réalité, de l’autre, de l’amant, de l’aimée, non au travers de jugements articulés, compréhensifs, ouverts, (cad intelligents …) mais via la masse indistincte et mouvante des affects ; qui gouvernent, une fois sur deux, n’importe comment : selon des réflexes. Et la plupart du temps selon des réflexes appris ou convenus ou branchés sur une quelconque mode précise vaniteuse.

 

 

 

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répercussion

15 Octobre 2006, 21:21pm

Publié par zward

On pourrait vouloir saisir, comprendre immédiatement ou mot à mot la philosophie ; mais ça n'existe pas. On ne saisit pas du tout ce que l'on veut, on sait seulement peu ou prou ce vers quoi ça avance.

 

Bref, vers un réel. (ce que l’on ne sait pas est réel )

 

Alors tout dépend de comment ce réel (que l'on peut devenir si l'on entre- aperçoit là où ça va), va réagir.

 

Ici aussi il est question de mots. Comment les mots agissent sur notre être.

 

Pour cela il est requis que notre être y soit sensible. Aux mots utilisés.

 

Ca ne va pas sans mal, certes, mais c'est aussi question de nature. On n'est pas forcément et nécessairement sensible à la réalité des mots. cad : on ne sait pas nécessairement à quel point leur réalité influe notre être réel. On croit bien plus facilement que c'est notre "être" qui utilise les mots selon son humeur, volonté, désir, etc.

 

On voit bien que si l'on croit que désir volonté ou humeur maîtrisent les mots, et bien c'est relativement dangereux ...

 

Car  si il peut sembler étrange, voir cinglé, de préférer l'utilisation de notre être par des mots (on peut aboutir à croire n'importe quoi d’évoqué), plutôt que les mots par notre être,

 

La vérité est que c’est de croire en la modification supérieure des mots atteignant notre être qui seule nous donne une liberté dite ontologique…

 

Du reste, dans la vie, c’est ce qui nous arrive : sauf qu’on ne le dit pas. On continue de faire comme si les choses et les êtres existaient plus … ce qui n’est pas faux … mais pas vrai réellement… ce qui signifie que si le vécu est un plan, le vrai »réellement » en est un autre …

 

Ce qui nous octroie de fait une dualité cad une liberté d’action, une latitude, une marge, un désengagement.

 

Ainsi affirmer l’être est , je pense donc je suis , le pour-soi n’est pas l’en-soi , et autres incompréhensibilités , cela n’a de sens, cad de répercussion réelle que si l’on est selon le mot.

 

Qu’est-ce à dire ?

 

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