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instants philosophie

le discoureux

29 Avril 2006, 10:21am

Publié par zward

qu'il n'y ait pas de vérité est aussi absurde qu'il y ait une vérité absolue.
il y a une vérité puisqu'il y a une réalité.
que nous n'ayons jamais saisi aucune vérité , cette proposition n'a pas de signfication : le tout dans cette histoire est le [b]statut du discours [/b]: les sceptiques , anciens ou modernes , pédalent dans le vide .
Déconstruire , c'est ne rien avançer ... c'est nécessaire , peut-être , mais c'est second.
Qu'il soit empli de vérités (depuis 25 siécles pour la philo , ou plus pour tous les textes spéculatifs ) veut dire : le discours est en mouvement ...

remarquez que pour hegel , qui tire absolument les conséquences de kant , le discours de vérité est un mouvement ...
franchement depuis kant , on sait que LA vérité n'est pas de l'ordre du discours philosophique ... que donc autre chose se passe .... philosophiquement ...
la philosophie n'a pas pour but essentiel de produire un savoir : mais elle indique que le savoir est un idéal fondateur , en tout :

mais pose la question , surtout et en plus de l'idéal d'un savoir , QUI pense ???

en cela Nietzsche n'est pas en dehors de l'essence de la philosophie ... il pose réellement la vraie question à la suite de hegel : dans la même logique philosophique ; de même heiddeger , ou husserl , etc et nos philosophes au second degré , structuralistes , lacan , etc

la philosophie a créé un discours multiple jusqu'à kant : elle l'a imposé ,ce discours , et ces idéaux affirmés dans le corps des textes  , culturellement : bien sûr elle ne crée pas à elle seule le mouvement même : les artistes et les politiques et les acteurs économique, fondent tout autant le même idéal :

mais cet idéal (que l'on nomme tel par facilité ) on ne sait pas trop ce vers quoi ça méne : ainsi la philo qui est sensée savoir ce qu'elle dit , en apprend autant sur elle-même au fur et à mesure de son dévelopement : elle tient absolument à sa finalité et de l'extérieur et parce que l'on pense encore comme au 19° voir au 18° ou encore comme le 17° , on peut croire que ce développement est celui d'un gros truc discroureux ; pas vrai , c'est autre chose qui se passe.

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l'alentour de l'Opération

28 Avril 2006, 20:35pm

Publié par zward

on appelle cela "raison" , ou on nomme cet autre discipline "philosophie " , ou encore on a donné le nom de "sciences " à ces pratiques ...
mais ces dénomminations ne font que recouvrir des maniéres , des techniques , des saisies de la réalité : apparemment conformes en quelques points (mais cela suffit ) à cette réalité.

La magie ou les incantations , les priéres ou les souhaits ne suffisent pas : ils peuvent motiver , et influer sur l'esprit qui s'en inspire , mais n'atteignent pas les réalités elles-mêmes.

Des civilisations entiéres ont recouvert la surface de la terre de magies et de religions  : il fallait bien que,  quelque part , quelques cultures  développent une maniére plus réaliste de se saisir , de manipuler le réel : raison , science , philosophie ne désignent rien d'autre qu'une certaine maniére d'aborder le donné du monde : d'en élaborer un acquis : limité et qui ne prétend nullement concurrencer les spiritualités (puisque , depuis la raison et la laicité , les religions sont devenues , nommément , des "spiritualités" ).

Comment fonctionne le moi ?
Selon une rationalité ? ou selon une magie ?
Ne pensons pas remplacer la magie du moi par de la raison pure et dure ! comme si cela était possible !!  comme si cela était raisonnable !!
Mais la rationalité dans le moi  n'en est-elle pas , de fait , singuliérement quasiment totalement absente ... ?
Or pourtant on sait que la raison nous favorise bien la vie  partout où elle est appliquée  ... et parvient à ses fins, nous aide formidablement à réaliser nos finalités ... réaliser tout court ... modifier.

Bien sûr le technicien use d'un savoir, et d'une technique : il le fabrique le frigo , la télévision , l'ordinateur , le tracteur ... On voit bien ainsi qu'il ne suffit pas d'appliquer la raison comme technique pour appliquer la rationalité (cette maniére d'être avec le donné du monde et ici avec ce donné qu'est le moi ...)pour appliquer la rationalité à la personne que l'on est .

A la limite et au mieux , on peut appliquer un savoir et une technique au moi en tant qu'il est un objet ; composé , composé d'objets : des traumatismes , des blocages , des souvenirs envahissants , des  trucs enfouis , des dé-liaisons dans l'image que l'on a de soi , etc
Mais est-ce toucher le lien que l'on est , au milieu du monde où l'on existe ?

Pour moi , quand je suis moi , je suis le seul accés au monde , au monde alentour :
l'alentour est même , en tant que monde identifié ou identifiable , ce que je suis :
je me le traduis sans cesse : je suis un peu , visà-vis de ce qui peut se passer dans LE monde , l'opérateur unique , et même je suis non pas un opérateur-sujet-moi , mais je suis l'opération qui me traduit LE monde et le rend un tant soit peu MIEN
(autrement dit ; je suis une fonction ... pas "seulement" une personne  ...) :
et ce en réalisant cette autre distinction ; je puis faire la part entre MON univers-à-moi et LE monde , global dont je sais n'obtenir qu'une faible part ...

Ainsi le "moi" est loin d'être une simplicité toute subjective
et MON univers est loin d'être un égocentrisme béat ou aveugle : il gére (est )  une complexité ...
Plus important , me semble-t-il , il est une fonction ... il distribue , trie , oriente , re-pense , calcule : et une fonction non de ce moi , mais peut-être le moi lui-même est-il un calcul de cette fonction...

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l'imitation , limitation

26 Avril 2006, 22:31pm

Publié par zward

Dans le fond , je m'étonne de ce que si peu de possibles nous soient réalisés ...
Quelque chose ne va pas . Il y a un truc qui manque : un truc , une maniére de faire , un moyen , un trucage qui  nous faciliterait la vie , et nous permettrait peut-être de chercher une autre sorte de nécessités que celles qui conditionnent notre survie ... ( physique , relationnelle , psychologique , économique ...)
Impression en somme que l'on se maintient dans un état de rareté qui n'a pas lieu d'être ....
Et ceci non pas seulement sur le plan historique des sociétés , mais sur celui de tout un chacun et finalement sur tous les plans ...
au point que la rareté  des sociétés , ( organisée ??) ,  en est une des conséquences , de cette rareté autonome qui pése comme le plafond .
Autrement dit , il y a comme un sale tour de cochon quelque part .

Bien sûr il faut choisir : on ne peut pas tout vouloir , c'est une évidence : ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
J'ai bien plutôt dans l'idée qu'il existe telle une nécessité de "faire sens " , tout le temps , constamment , qui redresse , dans un script , la diversité ... ce qui est rigoureux et bienheureusement (sinon on vagabonderait n'importe comment ) ,
mais même encore sous cette restriction , quelque chose zappe continuellement : ça ellipse .  Comme la volonté apprise de se fixer une image globale et représentative de soi ... sinon ça fait pas bien , dans le paysage , sinon on se fait remarquer , sinon on dénote , ou alors et peut-être : sinon on ne se ressemble pas ...
bien que l'on ne sache pas du tout à quel moment cette ressemblance a bien pu se nouer .... et qu'il soit trés difficle de se la définir , même à soi ... surtout à soi , c'est à la limite plus facile de la dessiner pour les autres ... parce que l'on en raconte ...

En fait , intuition vague que ça ne tient pas tant à une "répression" , une dictature ( de  l'image , des autres ) ou à l'aliénation comme on l'entend communément , (mais peut-être à l'aliénation philosophiquement parlant ...)  :
ça tiendrait plutôt à une espéce malsaine de mécanisme ; un mécanisme idiot ... spontané ... une auto-régulation débile ... dans l'économie paniquée de notre être.
Comme pour parer au plus pressé , on bâtit une limitation inutile .

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l'esprit possédé

26 Avril 2006, 08:32am

Publié par zward

Dans le fond , il s'agit de lier .

Si le langage est utilisé , partout , par tous , son utilisation est ,en elle-même telle que donnée , orientée.

Soit orientée politiquement , au sens trés large , cad de regroupement d'intérets (économiques , idéologiques , religieux , culturels , classes sociales , enfin tout ce que l'on veut qui ne parle pas en son nom propre , au nom propre d'un sujet qui parle à d'autres sujets : bizarrement un scientifique parle apparemment dans un groupe , mais en fait si il dit quelque chose , c'est en tant sujet : ayant affaire directement au monde , qu'il convoque comme existant entre Tous ...)

Soit orienté vers les objets : "passe moi le sel " : j'ai regardé tf1 hier " : "je me souviens de un tel " :

Tout cela disperse , voir distrait ;  ce qui est trés bien ; il ne s'agit pas de remplacer le vécu , par je ne sais quoi de terriblement vrai et global et absolu :
il s'agit juste de délimiter quelque peu "ce qui ne disperse pas " ...
et qui sans rien nier du tout de ce qui est amusant , sensuel , chiant , comique , contraignant , mortel , sans rien nier , ajoute comme une petite dimension en plus : laquelle dimension , dit la philo , est aussi minuscule soit-elle , essentielle d'une certaine maniére ...

Dans la dispersion généralisée , le langage est un média commun ; est-il interrogé ? lui-même , " en personne",  en tant que média ?
On dira que la linguisterie , en gros , l'interroge ... oui , c'est en partie vrai , (parce qu'il y a toujours du vrai un peu partout , pas de blanc et noir , mais du proportionnel ) , mais en transformant sa finalité en objet , et donc en objets divers , d'une extréme diversité d'objets linguistiques !

Est-ce satisfaisant ?
Je ne crois pas : ce qui interroge le langage , c'est ce qui en tire ses finalités en propre :
non pas comment c'est fabriqué , articulé , un objet démontable : mais ce que l'on peut en faire ...
en cela ça concerne tous et chacun , et ça appartient à tous et au monde

Ainsi le scientifique lui aussi parle d'un "objet" qui concerne tout le monde : le monde est partout tel qu'il est , il appartient à tous , ici ou en inde , sur terre ou dans 1000 années lumiére ...
La linguisterie parle aussi scientifiquement de ce point de vue , d'un objet qui concerne tous : mais ceci via le langage , et non pas du dedans du langage.
Le but en science est le monde tel quel: et c'est la deuxiéme grande finalité fondamentale et globale.
Mais la science ne remonte pas le cours du fleuve ... son objet , bien commun, le monde , ne permet pas d'interroger la source de cette expression du monde : on le parle dans un langage ... dans cette finalité inconnue qu'est le langage.  Parce que vivre le langage comme un média sans contenu en propre , c'est le (se ) remplir d'objets extérieurs ; c'est ne pas habiter l'expression, qui est envahie ...

L'envahissement est la dépossession.

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au milieu , il y a quoi ?

25 Avril 2006, 20:03pm

Publié par zward

Que le langage fût pris comme un idéal de savoir , cela se signifie dans "la pensée" , cette mythique "pensée " ,
et dés le début , re-marquée comme  "'idée " ; au sens platonicien , bien sûr.
Socrate ne fait rien d'autre que pousser  des mots utilisés dans la vie , à sortir ces mêmes mots mais développés : dont le contenu est amené à la conscience .
En même temps que de sortir le déjà-là , le déjà-connu mais sans développement ... ça invente , évidemment .
Ca invente un langage plus compliqué , parce qu'il doit être appris sur le vif et non pas appris "naturellement " , comme dans l'enfance : "devoir " , on sait spontanéement ce que ça signifie .
Mais en philo , comme ça n'a pas un objet trés défini , telles les planétes , les maths , la menuiserie , les mots inventés en philo paraissent tout distordus des mots réels , et dont le sens montrable ,sur un objet réel , échappe.
Si ça ne concerne aucun objet spécifique , ça ouvre sur quoi ?

Parce que ça papote !  et depuis 25 siécles !
ça parle de quoi , depuis 25 siécles ?
sont-ils tous idiots ? ou simplement de gros bavards qui s'écoutent ?

Si l'on suit ce qui précédait , ça parle au milieu de tout , et , fondamentalement , au milieu de Tous ...
Ce qui veut déjà affirmer l'essentiel : le langage est  commun , sans être collectiviste , est  un bien commun :
et on n'y est convoqué qu'individuellement ..
parler au nom d'un groupe est déjà vaguement inquiétant ... on défend les intérets d'un regroupement , soupçonne-t-on ...
parler au nom d'un seul , en son nom propre , est plus aisément validé  : puisque l'individuelle liberté (de parler ) est commune à toute individualité, à chacun : on ne peut que , en s'affirmant soi , attendre et provoquer une réponse individuée ... sans doute les individus s'y affrontent , rivalité toujours naissante , mais on se situe au niveau du langage , aucune autre considération de pouvoir ou d'influence violente ne peut prendre le pas sur "ce qui se dit " .
Et aussi individuelles que soient les "performances" , ce qui aboutit , l'aboutissant , le résultat continuel , c'est un bien commun : chacun ayant à rebondir sur ce qui est peu à peu énoncé  et chacun prenant appui sur ce que l'autre invente.
Autrement dit l'individuelle parole ne vient pas gonfler les egos (!) qui papotent , mais augmenter le bien commun.
Notre culture n 'est rien que cet empilement choisi (choix hors de toute autorité) , ce tri conceptuel constant , cette conceptualisation continuée.
Au point que l'on pourrait éventuellemnt dire que le langage c'est pris d'une folie ; il se parle , et ce au travers et sans considérer , ceux par qui "il " parle : chacun portant son petit morceau de clarification.

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résumé démocratique

22 Avril 2006, 22:13pm

Publié par zward

la philosophie revient donc à quiconque : sa complexité est apparente , puisqu'elle développe à paritr du langage de tous ,

jadis la parole appartenait au social , à l'ordre (mythique , religieux , politique guerrier cad de royauté ou féodal , de classe ... bon c'est pas encore ça ... ça appartient aux médias ... pour notre bien en partie , mais aussi on peut s'interroger là-dessus ...)

du fait  que le langage est explicité pour lui-même , cet "objet " n'appartient plus à personne :
cette procédure , ce procédé crée précisément l'object-ivité :

un "machin " est posé au milieu des hommes , qu'aucun ne peut revendiquer absolument : que chacun peut modifier , et en proposer la modification : qu'il peut même modifier sans risque de tuerie pour lui-même ...

ainsi dans le langage , il n'est plus d'objets absolus, de choses sacrées , d'intouchables , de "sans discussion"  ;

de même le contrat social est un contrat ... (et non pas un enkystement naturel historique incompréhensible , validé mythiquement )

qui vient de qui  ?? le contrat ,comme lien social, a poussé le langage en tant qu'objet commun ?
ou n'est-ce pas plutot l'objet-langage , posé drûment , là,  au milieu , qui forme justement l'archétype , le paradigme du lien , consenti ? créé par tous ?
......
il n'est plus d'objets dans l'Objet-même ; ce modulable , découvreur inventeur révélateur , langage .
Il rejoint l'idée de Forme, plus performante que n'importe quel contenu qui empiéterait sur tous les autres contenus , et figerait les formulations possibles.

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le tout début

22 Avril 2006, 09:14am

Publié par zward

Les contradictions entre philosophies , ce qui peut être un argument , n'en est pas un .

Si on s'attache à un seul, on peut supposer , à la lecture, qu'il affirme la supériorité invincible de sa théorie à lui , envers et contre toutes les autres :
mais il sait aussi qu'il est lui-même inclu dans un procédé ; qui consiste à être contredit : n'affirmant rien qui ne puisse être développé , argumenté et relativement vérifié (d'une maniére spécifique de vérification : descartes est présent pour tous , tous les philosophes qui le suivront , mais aussi pour chacun , qu'on l'ait lu ou pas : parce que simplement il exprime une structure fondamentale).N'affirmant rien au hasard , n'importe quelle proposition , étant démontable , peut être contredite ... et le sera.
Ainsi un philosophe qui n'accepte pas la contradiction , ça n'existe pas : ou alors c'est de la trés mauvaise philo ; parce que cela signifie que , déjà dans sa théorisation , il n'inclut aucun dialogue interne avec les autres théories ; il ne porte donc pas le poid de l'acquis et bavarde à partir de rien.

Cette multitude de théories gérées dans toute philosophie , cela se voit et ne se voit pas ; c'est sous-jacent , ou explicite. Mais de toute maniére , contrairement à ce que l'on pourrait croire , il n'est pas énormément de façons d'appréhender une problématique : on ne peut pas dire n'importe quoi : d'abord parce que l'esprit se structure d'une logique nécessaire :
il lui faut , par ex , un objet ... alors on dit  : l'Etre sera cet objet , cad le plus grand objet possible :
il ne faut pas cacher que la position de cet objet est dés le début quasi -magique ,et reléve de la pensée magique , mais en même temps rigoureusement nécessaire ; pourquoi ne risquerions-nous pas le coup de TOUT penser en UNE fois ?? ce sera pas mal , ça , de tout penser en une fois ...

C'est que dés le début la philo sur-estime la valeur de son outil : le langage : si l'on pense juste , on pense vrai ; si l'on est cohérent , on connait le réel dans sa cohérence. 
Et ceci n'est pas faux : sauf que cela dépend de ce que l'on inclut comme éléments soumis à la dite-cohérence : on peut éliminer ce qui géne et ne rentre pas dans la théorie , mais principalement on peut bien sûr ne tout simplement pas voir du tout ce que l'on ignore ... L'Etre part donc de l'a priori que la réalité est déjà présente dans le langage , sous forme d'éléments séparés qui ne demandent qu'à être mise en forme ...

Evidemment c'est faux : mais à ce stade, peu importe ; parce que l'essentiel c'est de structurer  "ce qui pense " : de le doter d'un objet , d'une méthode , d'une ampleur , de possibles ;
et surtout de baliser le langage ... de répertorier l'étendue du territoire : de mettre à jour les objets , cette fois-çi réels , qui sont présents effectivement dans le langage de tous les jours , culturel : parce que si ça ne nous donne pas le monde , dans ses éléments inconnus , rendant toute pensée-en-une-fois impossible , par contre ça nous ouvre le champ du langage dans ses  retranchements , plis et replis

Ce que l'on ignore a priori : on ne sait pas a priori ce qui existe dans le langage.
L'être humain qui utilise les mots depuis longtemps , n'a pas encore développé ces mots pour eux-mêmes : les mots s'allument les uns les autres, mais ne sont pas encore , à ce stade , dépliés pour eux-mêmes , indépendamment du vécu , du culturel , des psychologies , de leur contexte .
Or les mots sont des objets réels. Et de ce fait ils influent considérablement dans notre vie.

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la complexité

20 Avril 2006, 19:03pm

Publié par zward

Il est bien évident que la philosophie n'est pas destinée à être vécue.
Il faut cependant préciser cette évidence , d'autant qu'à lire ce philosophe-çi ou celui-là , on pourrait bien leur reprocher leur fanatisme ; ce qui en plus d'être absurde, voir ridicule , jette un doute sur le bien-fondé de la méthode : comment ce qui prétend empiéter sur le vécu , la vie quotidienne , pourrait-il s'y embarquer avec ses gros sabots tout théoriques ??
Mais il faut faire la part des choses ; que le philosophe , emporté , s'énerve quelque peu et commence de dévorer , mentalement tout ce qu'il trouve , c'est qu'il faut bien qu'il se motive ... nul ne cherchera à aplliquer à la lettre , la théorie ... enfin , bon , d'accord , c'est arrivé ... ça se nomme idéologie ...
De ce fait ça n'est plus de la philosophie : qui s'adresse d'un esprit à un autre ; qui demeure dans cette dimension-là ; qui , si elle conquiert quoi que ce soit , c'est qu'elle finit par convaincre , ou parce que ,tout simplement, elle mettait au jour ce qui pointait à peine sous ses yeux , mais qui devînt manifeste et partagé ensuite.
La philosophie est donc une dimension ajoutée : de même que l'art , qui peut bouleverser , mais non pas chambouler le vécu lui-même : ce qui ne signifie pas, en revanche , que ça ne modifie rien :  ça influence , plus ou moins ( il ne faut pas catégoriser par oui ou non , blanc ou noir , mais percevoir en proportions ; le degré d'influence de ce qui est exprimé , sur ce qui est vécu , est relatif , adapté , tendu ici , longement appréhendé ailleurs , etc ; ça influence non pas seulement un peu ou beaucoup , mais de telle ou telle force en telle ou telle occasion : il ne faut pas perdre les nuances ... cad les situations réelles)
De même , et c'est un peu plus profondément , la même orientation que précédemment , un tableau parait tel un seul objet , peut-être clos , limité ; il faut se caler face à la toile. A l'inverse , un objet réel , on peut tourner autour , par en-dessous , de loin , le découper , etc ; il faut une pluralité de points de vue sur un objet pour en fair ele tour .
Or un tableau , c'est la même série de détours ... sauf qu'ils y sont installés en une fois , ces détours ...cette multitude de points de vue , en une fois  resserrée , et ce "d'une certaine maniére" (pourquoi cette maniére de raccourci de mouvement du bras ...??? pourquoi élire cette ligne là ? etc)
Ca n'est donc pas la philosophie qui complique les choses , ou le vécu , ou notre réalité : la philo est en fait une simplification de cet ensemble que nous sommes , et  qui nous enroule de toutes parts , et nous traverse ...
Pour cette raison , elle se place tel un paramétre , un satellite , relativement extérieur, qui autorise un décalage , une distance ; une vision spécifique au sein des perceptions nécessaires.

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liberté (2)

19 Avril 2006, 21:37pm

Publié par zward

La liberté trouve dans le langage non pas sa réalisation , mais son idée .
Pour cette raison , ça vient toujours par la tête , et il n'est nul besoin d'être philosophe pour être libre ...

Ce qui signifie que la philo systématise clairement ce qui se trame en et pour toute conscience de soi : elle en forme un discours , elle l'exprime , peut-être systématiquement , mais ne le remplace pas, évidemment, et surtout ,outre ses propres fins (de connaissance) , elle vise explicitement la réalité , le vécu.

Si ça vient de la tête , cependant ... ça ne se voit pas nécessairement  ... ni ne se ressent forcément ...
ça peut se tramer en-dessous ... ça peut mûrir ... et remonter de trés loin ... un moment on s'est dit un "ceci" ou "cela" ,
ça peut se simuler soudainement et passer dans le réel ...

autrement dit : le libre utilise une telle simplicité de moyens ... qu'il est également présent en chacun ...
toutes les  consciences de soi sont également disposées en ce Moyen , fondateur de sa propre dimension ,
et cette dimension est co-extensive à toute conscience (homme -femme , classes sociales ou pas , déprimé ou triomphant, culturellement privilégié ou pas  : ne pas fonder une humanisation sur ce rond-point structurel du moyen , du levier , c'est ne pas fonder une humanisation )

Que cela , ce Moyen , ne se voit pas nécessairement , et s'articule ,dans la réalité, sans se nommer lui-même ("je suis le Moyen" ) , ne signifie pas qu'il ne s'active pas dans les faits réels. Mais il est à charge de dénicher où , quand , comment , en chaque situation , il modifie tel donné.

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l'acte parfait

19 Avril 2006, 08:48am

Publié par zward

je me fâche toujours lorsque l'on affirme de but en blanc que la liberté n'existe pas :

d'abord ça me parait une aberration stratégique fondamentale : au sens où l'on ne sait pas , à moins de tout connaitre , si oui ou non , libres nous le sommes ... or nous ne connaissons pas tout :

de même, on ne peut pas dire si dieu est ou n'est pas : on ne sait pas .... on peut y croire , sans probléme aucun , mais la croyance est intérieure , et elle ne passe pas dans le langage ... elle peut s'exprimer , mais comme elle se référe à un réel hors du langage (dieu) ,  le discours que la croyance développe ne peut me parvenir sans adopter cet objet extérieur que je ne saisis pas a priori;

toute la question est donc ; ce que je dis se déploie-t-il dans le langage employé ou pas ? peut-il éventuellement y figurer de maniére explicite ou pas (parce qu'évidemment on ne s'amuse pas à définir chacun des mots utilisés , par contre il est essentiel :
1 , de partir du principe que tous le doivent être , explicités, (tandis que la croyance part du principe d'un ineffable , indicible , ou d'un objet éloigné )
et 2, que les concepts , les idées précises , elles sont nécessairement mises à jour (je dis "mises à jour"  , parce que les concepts sont opératoires , agissent dans le corps du discours , leur identification est mouvante : c'est ce mouvement du concept qui crée le devenir du discours ).

la liberté , qui est si difficilement définissable , est-elle ou non dans le discours ?
mais qu'est-ce d'autre qui est convoqué lorsqu'on lit une phrase ?

Le "je pense donc je suis " : on peut en renier réellement bien des aspects : notamment si l'on essaie de définir entiérement les concepts qui y sont contenus : mais ce qui importe en premier lieu , c'est l'acte même de l'énoncé , de cette proposition-là : dans cet instant-là , le sujet est présent dans l'énonciation même des mots : il y a effectivement un Je qui dit "je pense " et en déduit qu'il est .

et ceci indépendamment de ce que recouvre : "penser",  c'est quoi ?? 
je "suis" , c'est quoi "être " ???
"je" , qui est le "je" ????

peu importe en cet acte : le je est ce qui contrôle l'énonciation de cette phrase-là : il se met en scéne ;

ensuite on peut douter de tout ce que l'on voudra : ce sera second par rapport à cet acte complet, parfait , un et déplié : tout ce qui est dit , est là , tel que cela est. Parce que ce qui est dit , est la présence à soi du langage pour un sujet , ou la présence du sujet dans un langage : l'être du sujet est de se parler-être.

on peut ensuite contraindre et affirmer que cette autonomie , auto-nomie , le fait de se nommer ,  n'est pas absolue , éternelle , etc : peu importe , le Dit ne dit pas au-delà de ce qu'il dit ... ce qui signifie que le dire est la mesure exacte de notre possible , de notre possibilité d'être .

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