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instants philosophie

Saisie instantanée de notre être en sa perfection

24 Novembre 2012, 09:28am

Publié par zwardoz

Saisie instantanée de la forme libre par elle-même 

 

L’intentionnalité évasive et fuyante

De sorte que question de bonheur ou d’extase on ne sait pas vraiment ce que l’on attend, désire, etc, et pour cause puisque l’on ne veut rien qui soit au monde, nulle part et en aucune manière. Et tandis que l’intentionnalité file naturellement ses fibres et ses flux, embauchant le corps vers une satisfaction supposée, de même l’identité du moi se révèle telle une synthèse jetée là, absurde et bricolée (rien de bien confondant) qui ne peut donc qu’imaginer une résolution, et comme cette imagination passe par la synthèse des intentionnalités (diverses qui peuplent le flux, la perception, la parole, les idées, le relationnel, etc), et que l’intentionnalité étant structurelle ne se fixe en aucune intentionnalité particulière (sinon elle se perd comme vide et apte à « ce qui vient »), le circuit intentionnel se retourne et revient à une supposition d’être, un état-être qui n’existe pas en lequel elle se mélange. 

 

Court-circuit 

Pour court-circuiter le circuit, il faut que l’intentionnalité stoppe et gèle son flux en quelques réalités auxquelles elle s’adapte et qu’elle se stabilise dans le monde au dehors ; dans le relationnel, les objets, le statut social, ou les universalités, (mais qui requiert, ces derniers, un niveau d’atteinte suffisamment autre, autre que le vécu immédiat, tels l’éthique, la politique ou l’esthétique ou l’idéel, et qui, universalités, flirtent avec la structure).

En ce cas l’intentionnalité se fixe sur une réalité extérieure ; celle-ci ou celle-là qui la maintiendront à mi-niveau. 

 

L’intentionnalité basse, l’intentionnalité haute et l’intentionnalité mitoyenne

Hors cette stabilité, ce qui inquiète le moi est la finalité indicible de son intentionnalité telle qu’elle s’évase et s’enfuit hors d’elle-même, et s’imagine dans une unification, un « moi-même » doucereux ou extatique. Sentiment vague d’Etre et inutilisable, mais peuplée d’un manque qui n’est pas celui de la structure mais celui de la synthèse dans sa supposition ; si donc la structure s’évase vers la pluralité et la multiplicité (de la perception, du corps, des paroles, des signes, des autres etc), par le bas, elle s’enfuit vers l’indicible de son unité qui n’existe pas puisque ce qui lie tout l’ensemble est cette intentionnalité laquelle étant relation, rapport, ne dispose d’aucun contenu fiable, fixe, figé. 

Or l’intentionnalité fonctionne par sa finalité ; toute conscience est conscience de quelque chose ; mais l’intentionnalité en elle-même est la dispersion de tout contenu en d’autres contenus de sorte que pas un seul ne sort vainqueur de ce mélange, sauf que la conscience en sélectionne quelques uns qui font office d’unités (et reste donc l’unité de ces unifications limitées et qui se dit « je suis moi », rien de plus). 

 

La liberté se veut elle-même, purement et simplement

Elle les sélectionne ou en est sélectionnée … puisque formelle elle s’emplit de ce qui advient. Il faut donc qu’elle prenne le pas sur ce qui lui arrive (du monde, du donné, du vécu, des autres, de sa propre expérience, des signes ou de son intégration potentielle dans les universalités d’éthique, de politique, d’esthétique ou d’idéel). Ce qui tombe sous le sens, puisque libre cette liberté ne peut pas ne pas s’acquérir elle-même ; cela n’aurait aucune compréhension qu’elle ait à « être saisie » extérieurement par une autre réalité qu’elle-même ; l’instant de saisie de soi est donc absolument interne à la structure elle-même et non pas commanditée par quoi que ce soit du monde. 

 

La saisie instantanée de la forme libre par elle-même ; l’expérience unique de chacun 

L’instant de saisie de soi est évidemment bien plus que seulement l’idée vide de soi-même et comporte même des degrés mais aussi parfois un saut brutal inexplicatif. L’inexplicable est la forme pure telle qu’elle se sait instantanément sans retour possible, et les degrés internes grappillent ceci ou cela de libre pur, mais à l’image, à la ressemblance de cette structure telle qu’en elle-même non mélangée de monde ou de vécu. L’existentiel sartrien, la durée bergsonienne, la surconscience nietzschéenne, et quantité d’autres opérations, procédés, tous structurels, marquent l’advenue incompressible de la structure dans un monde donné vécu qui ne la comporte pas. 

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La tribu perdue (jusqu'à la séparation de tout et de tous)

17 Novembre 2012, 16:20pm

Publié par zwardoz

La Parole totale et la séparation à jamais

Il est donc d’une part l’universel comme premier monde unique (non particulier), mais qui s’est doublé d’un approfondissement ; celui qu’offre le sujet.

De même si l’idéal d’humanisation est porté par l’universel comme partage intégral du beau, du vrai et du bien, celui-ci fut dépassé par cela même en quoi l’universel s’origine ; l’être-libre.

Mais est conservé pourtant le regret de la Parole (comme communauté restreinte dans un monde particulier entièrement Parlé et transmis et dont la transmission est le système même de vérité vécu et donnée, là). Pareillement en tout individualité est conservée ce regret (cad cette régulation) en tant que tout être-libre est ou aboutit à un moi-même, lequel est une synthèse ; et lequel moi cherche, parce qu’intégralement parcouru par le langage, à exister comme circuit de vérité vécue, qui ignore le sujet et l’universel.

Le stade intermédiaire est celui de la communauté ; symbolique ; qui imagine une communauté « en esprit » et non plus naturelle ou donnée et ceci non par la Parole mais autour du Texte (sacré, divin d’origine).

Autrement dit l’universel d’une part et le sujet d’autre part sont des séparations et de la Parole et du symbolique. Nous n’existons plus dans le symbolique ou dans la parole et donc chacun est seul et pour lui-même une synthèse vécue.


 

Le moi ou la synthèse de « ce qui arrive » comme si cela avait un Sens

La synthèse vécue consiste à prendre pour vrai ce qui est seulement réel ; à porter et extrapoler le vécu comme Sens. Le moi est cette synthèse (il adopte ce qui vient et tente de le parler, cad en fait de le Parler, selon le regret de la Parole qui formait un circuit de validité entre tous et pour tous et par tous et pour un monde particulier « plein de sens », puisque toute partie du monde fonctionnait comme échanges), cette synthèse en tant que toutes les intentionnalités se congratulent en une seule, dans l’unification (elle est formelle et donc tend de par soi à l’unification), et en une identité.

En tant que l’on en est l’intentionnalité, cette identité se présente soi-même comme Une. Toutes les intentionnalités tentent plus ou moins et de plus ou moins loin, d’accrocher l’identité, et sa finalité est « ce dont on a conscience ».

Mais vue extérieurement, l’identité qui est pour elle-même Une, est en fait dispersée et travaillée de toutes parts ; puisque l’intentionnalité n’existe pas en soi, elle est relations et en tant que relations ne contrôle pas, ne pense pas chaque terme relié ; ce serait absurde et inefficace. Elle relie donc quantité de données « comme si » elle en connaissait les tenants et les aboutissants.


 

La tribu perdue

La tribu il faut le redire, est une cohérence ; elle est absolument Lévi straussienne ; elle pense entre soi, elle compute dans et par les échanges ; aucun ne connait objectivement et du dehors l’ordonnance de l’ensemble, mais l’ensemble se pense lui-même dans les relations elles-mêmes ; la conscience est naturellement portée, organisée par les liens ; il est une intellectualité intégrale, un schématisme complet, un équilibre et déséquilibre orchestré par et dans la Parole en commun. En tout événement ou toute advenue qui rompt la Parole, toute conscience est employée à réguler selon l’ordonnance des échanges (de choses ou de signes) « ce qui arrive ». Une mémoire complète articulée par une attention actuelle (à l’événement).

 

Le groupe restreint (creuset de la parole et de tout langage), le groupe imaginaire (qui simule une communauté « en esprit » et dite donc seule symbolique) et l’universel, comme séparation de plus en plus intégrale de tout et de tous, demeurent en chacun inclus. 

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De la philosophie (en gros et ce qu'elle indique)

13 Novembre 2012, 17:56pm

Publié par zwardoz

Le cadre et le tableau

La philosophie s’entend comme saisie du cadre général de tout ce qui est.

Peu importe le tableau, remplacé, défilant par çi par là, on remplit le cadre général comme on veut, et d’une certaine manière, cad d’un certain point de vue tout à fait abstrait, peu importe.

La description du cadre qui pourtant existe extérieurement aux tableaux de mondes (divers et variés) s’effectue via des éléments du monde, ce qui est contradictoire et impossible ; le cadre ne rentre jamais comme tableau ni de quelque signe que ce soit appliqué sur la toile du regard, mais nous savons pertinemment que c’est dans et par le cadre de tout monde, quel qu’il soit, que nous, nous existons.  

 

A partir de ce qui apparait

Que la description du cadre général de tout ce qui est, s’effectue via pourtant les éléments du monde (alors que le cadre lui est tout extérieur) et implique donc la difficulté de comprendre de quoi il retourne en philosophie.

C’est que puisque tout est traité selon les éléments du monde, et que c’est autre chose que le monde, le donné ou le vécu, qui doit être pensé ; à savoir le cadre général de n’importe quelle réalité qui se manifeste dans le tableau mais non pas selon le cadre ; il faut donc lire au travers, au-delà, en transparence, entre les lignes et se tourner non vers ce qui est dit, nommément, mais vers ce que cette expression indique, montre, appelle.

 

Faire-voir ce qui n’apparait pas

Autrement dit la philosophie fait-voir un réel qui n’apparait pas ; qui est « ce en quoi apparaissent les choses, les êtres, le monde, les phénomènes, etc ».

Elle le fait-voir, mais originellement elle a présenté son mouvement comme Pensée ; la pensée tente de définir abstraitement les cadres généraux de toute apparition, réalité, et comment il faut comprendre « ce qui est » lorsque l’on abstrait, extrait des réalités les encadrements spécifiques ou tout à fait généraux.

 

Les cadres généraux de tout monde particulier(s)

La tentative consistait à abstraire des réalités les qualités ou déterminations communes en tout et partout, et de prétendre que ces qualifications existaient en elles-mêmes et hors du monde, alors que visiblement ces qualifications s’extrapolaient du monde, du donné, du vécu, et que la matière, la réalité, le donné tel que « là » collaient à même les Idées, les cadres généraux et que donc on ne pouvait pas déduire ces encadrements à part d’un monde existant réellement ; ce qui n’est pas en soi gênant, sauf que de ce fait on ne peut pas réellement comprendre les dites idées, les cadres généraux qui appartiennent originellement au monde et sont donc acceptés tels quels sans connaissance effective.

 

Les éléments manquants

De même la scientificité s’est développée de ce que l’on ne part plus de tels éléments donnés, immédiatement, connus, relevés du langage commun ou de la perception simple, mais que scientifiquement on étend la quantité d’éléments que l’on va repérer dans le monde et le donné, et que c’est uniquement à partir d‘un nombre d’éléments répertoriés que l’on estimera l’observation suffisamment exhaustive afin d’en retirer une loi ou une classification.

 

L’expression intégrale du pensable (un monde unique et non des mondes particuliers)

La pensée entendait tenir pour connus tous les éléments du monde et en déduire ou extrapoler la vérité adéquate ; il est clair que la surface réduite observée ne pouvait mener à une connaissance bien rigoureuse, mais ajoutons qu’elle tenait également que le développement de la pensée sur elle-même devait fournir les idées les plus générales suffisantes, et de dessiner le plan d’un « monde en général » indépendamment de n’importe quel monde particulier.

Tout ce développement ne peut malgré tout pas être jeté aux orties ; il fut élaborer la totalité possible du penser (un être placé en un monde aboutit à produire un système d’idées cohérentes) ; ce qui permet d’ouvrir la plus grande pensabilité possible récupérable en toute occasion. Le but, la finalité étant de pousser jusqu’aux limites l’expression ; que tout ce qui est pensable en cohérence, sorte et ex-siste, sorte de.

 

Le sur-plus hors de la pensée, seul réel

Mais ça n’est pas seulement en cela que joue la pensée pure (ou prenant l’abstraction hors de tout particulier, afin de déterminer un monde qui vaut pour tous les mondes, restriction faite du manque d’éléments exhaustifs mais compte tenu que la pensée, le penser peut créer un cadre idéel valant de par soi) ; puisqu’il ne s’agit pas uniquement de stabiliser un contenu, une série d’idées, seraient-elles abstraites et générales encadrant les réalités, mais de situer et repérer notre être au sein du monde.

Il apparait à chacun et généralement que quoi que l’on en dise, nous nous plaçons sinon hors du monde du moins au bord de ce qui est. C’est ce déplacement qui est l’enquête menée par la philosophie.

Et l’on entre en ceci réellement dans le cadre général qui ne se dit pas ; au travers des idées, qui permettent au moins idéalement de catégoriser les réalités en quelques cadres effectifs, se précise la position de notre être ; c’est au travers des catégories ce qui est longuement décrit, mais aussi au travers des attitudes diverses du sujet, au travers des démontages analytiques des mondanéïtés des sciences physiques ou humaines. 

 

Mais c’est aussi ce lieu énigmatique en lequel chacun existe qui n’a pas de nom, et qui devrait constituer le cadre réel de ce qui est ; tel qu’il cherche à se révéler et ce à partir et compte tenu de l’évidence que de toute manière notre être n’y est pas, notre être n’a de place nulle part et que pourtant c’est dans cette invisibilité qu’il accroche à tout ce qui existe alentour et ailleurs. 

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Le regret de la Parole

11 Novembre 2012, 11:48am

Publié par zwardoz

Au sortir de la Parole, dont on garde, incrusté dans le langage même et son utilisation, la mémoire et le regret (chacun partage le même monde particulier et les choses et les êtres sont échangés concrètement et en présence de chacun dans et par la parole, et le transmission du langage même tient si fort à lui-même qu’il est garant de la vérité ; la vérité est le monde parlé par un groupe dans un monde connu et échangé), il s’invente une rupture qui se garde auprès de soi ; si le groupe ne fait plus office de vérité, la vérité existe de par elle-même.

L’être-seul

Chacun est mis en demeure de juger du vrai ou du faux, puisque la raison n’existe qu’activement énoncée, et scrupuleuse. Ce qui se comprenait comme monde particulier selon les apparescences des saisons, lune, miel ou fleuve, doit se décanter jusqu’à l’abstraction ; tous les chiens sont l’idée du Chien telle qu’en elle-même. Et chacun renvoyé à son être-seul, n’échangeant plus face à face, en présence et en corps, corps dans la parole entièrement parlé et signifié et parlé donc repris par tout autre.

Le vide commence d’emplir l’espace, le temps, les choses, les êtres.

L’idéal de la parole est de manifester en une fois constante tout ce qui arrive qui renvoie aux choses telles que « là », particulières, connues et re-connues, et surtout signifiées également par tous et par chacun en une fois ; de sorte que la parole parle (le monde, le donné, le vécu) en et par le groupe qui échange et les échanges eux-mêmes n’existent pas pour exister et sans raison, mais par Sens et régulés strictement selon le parler-ensemble. La parole organise « ce qui arrive » et produit l’ordre de toutes choses au cœur de chacun et des choses, liés à la racine du groupe.

 

La parole perdue

Dans le choc de la dégradation de la parole (divisée selon les vides), le langage en chacun cherche donc à rétablir ce qu’il a perdu (à savoir ; la parole exposant le monde, le monde exposant la parole et le groupe soudant l’ensemble). Il n’est pas moyen dans la déchirure, pour un être individuel, de s’aimer selon cette logique de rupture, et impossible de parler correctement relationnellement : tout se dégrade en communications. Et la masse des informations se colle dans le néant, sans recours ; elle tire à se réguler mais n’ayant plus la parole du groupe qui agissait comme monde et donc se contemplait dans la bouche et l’oreille des autres.

Ce que l’on sait être est exprimé extérieurement. Tandis que jadis selon la parole, par la validation des autres, et les autres ce sont tous les autres et donc jadis c’est la Parole même qui parle et d’autre part il est dans la parole impossible de faire varier ce qui est énoncé puisque tous les autres et la parole elle-même l’affirment ; le retienne, le mémorise, et cela régule absolument l’échange, tout échange ; et enfin tout ceci se réalise en présence, en présence réelle des corps, des corps en tant que signes eux-mêmes ; tout est complet, complètement exprimé et l’expression est vivante en même temps qu’exposée dans tous ses détails.

Au lieu de cette totalité mouvante et agissante qui régule et expose ce qu’elle régule (qui lutte aussi contre tout événement et toute catastrophe et s’efforce de concentrer tout ce qui arrive dans l’exprimé entre tous), la rupture devait intervenir ; la réalité et le langage lui-même parvenu à un certain degré se divise et commence de séparer toutes choses et tous les êtres.

Parole Texte et Œuvre

Le regret de la Parole est à ce point dominant que le Texte qui prit la suite de la Parole, le texte sacré, la parole divine, s’est accompagné de cet imaginaire ; celui de la communauté ; le groupe est rétabli mais imaginairement dans la communauté « en esprit », ou « selon la parole-même ». Mais aussi ce qui suivit le Texte (sacré) ce fut l’Œuvre, l’œuvre du créateur, de l’artiste, de l’écrivain ; toujours la parole cherche à retrouver son essence même, qui est la transmission (tout langage doit s’assurer qu’il est effectivement compris par chacun et par tous, sinon il s’effondre ; et cette transmission, (si tous entendent la même pensée) fait office de vérité indiscutable, mais dans le vécu est, absolument, la vérité elle-même.

Sauf qu’en plus et par ailleurs il y eut que la « vérité » fut définie autrement ; comme autre que tout. La vérité de division accélérée qu’est la raison, ce que l’on nomme tel. 

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Oh quelle surprise ! Mon bras s'élève sans ma volonté !

2 Novembre 2012, 13:36pm

Publié par zwardoz

Oh merveilleux, mon bras s’élève sans ma volonté !

On connait l’expérience ; sous le scanner le cerveau sait avant que l’on en prenne conscience que le bras va se lever. On en déduit que la conscience est seulement une sorte d’enregistrement d’état de fait, et que la volonté (autre manière de caricaturer et fantasmer la conscience) n’y est pour rien.

On ne voit pas bien comment est postulée la conscience dans son être pour la confonde en une forteresse qui se voudrait par quelque fantaisie subjective ou idéologie des contraintes (si chacun est responsable on peut l’inculper et si il est responsable, cela éviterait de repenser l’ordre social en concentrant chacun sur son devenir personnel, ce qui n’est pas faux en soi).

Descartes n’a rien présupposé

Si l’on remonte à Descartes (qui ne pose pas de « sujet » dit pourtant cartésien, qui décrit plutôt un dispositif de dispositifs, sans le nommer comme Un et qui seulement ensuite le formulera afin d’en composer une philosophie comme chose qui pense, ce qui ne veut pas dire grand chose puisque la « pensée » pour Descartes est cet ensemble de dispositifs dont l’unité est quasi insituable). Si l’on remonte à Descartes, il n’est qu’une seule sorte de « conscience » elle est décrite comme Méthode ; autrement dit c’est une structure qui se déploie pluriellement comme doute-cogito-infini et puis étendue comme Idée intuitionnée abstraitement et comme union supposée mais incompréhensible de l’esprit et du corps. Bref insituable et difficile, mais quasi parfaitement décrite de façon si rigoureuse.

La conscience existe à demi

Que la conscience soit une forme signifie qu’elle existe à demi et que l’autre partie est remplie de « ce qui vient » ; signes, perceptions, émotions, autrui ou théorie quantique, ce qui « arrive » de quelque lieu que ce soit.

Si elle est à-demi, elle n’est pas l’autre partie ; elle absorbe donc ce qui vient et n’a pas même nécessité d’absorber « tout ce qui vient ». Il faut vraiment fantasmer la conscience pour prétendre qu’elle contrôle ou prévoit tel geste ou contient tout élément ou tout événement ou donc connait par avance … ce qui se produit ou ce qui se produira. Ceci est absurde ; ça ne signifie rien du tout sinon l’imaginaire dont on caractérise la conscience ou le sujet, de lui conférer, réflexivement, en seconde main, des propriétés qui ne lui reviennent pas.

L’imprévision constituante

La forme « conscience « n’a pas besoin de connaitre ce qu’elle ne connait pas ; ni même de contrôler le moindre de ses perceptions, imaginations, signes ou gestes ; ce serait tellement énorme de déplacer toutes ces données en la moindre volition que la conscience ne parviendrait pas même à bouger le petit doigt sans mobiliser d’indéfinies quantités de données, d’informations.

Pas même Husserl

Si l’on caricature à ce point la conscience comme forteresse (et fut-elle-même cette semi forteresse phénoménologique qui présuppose que au travers des intentionnalités se dessine un Sens de l’intentionnalité, proposé par Husserl comme idéaliste en tous cas), il n’est pas étonnant qu’on l’abomine de sa fatuité.

L’efficace de la conscience

Il est bien plutôt à l’inverse, si l’on entend que la conscience est, de la supposer tellement éthérée et vide et simple et structurelle, qu’elle peut s’employer éventuellement (mais non constamment puisqu’elle surgit dans des dispositifs, de perceptions, signes, images, corps, etc) et donc ponctuellement ; pourquoi monopoliserait-elle une continuité invraisemblable et pour le dire incompréhensible, alors que sa forme est d’intervenir et de se déplacer et de surgir ou paraitre ponctuellement et que c’est ainsi de subvenir lorsque réclamée, qu’elle est fonctionnellement efficace et qu’autrement, forte d’un être compact fantasmé, elle serait inutilisable ?  

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La forme de nos réalités

1 Novembre 2012, 20:40pm

Publié par zwardoz

La perfection même

Notre être est absolument parfait signifie que quels que soient les contenus, la forme demeure une et identique ; la forme est la conscience, en tant qu’intentionnalité, en tant qu’attentionnalité. Et qui dès le début de son avancée, soudaine et imprévue, se décrit comme un dispositif, cartésien ; la Méthode est en somme une approche descriptive de la structure de conscience en tant que doute-cogito-infini et étendue puis corps-esprit.

Ce qui veut dire dans le doute que la variation est extrême en toute attention, que toute intentionnalité est suspendue dans ses contenus mêmes, et tous ses contenus, pas un seul qui puisse échapper à la vigilance de l’attention sur-tendue par et dans son effort.

Que dans le cogito, elle se sait comme pure affirmation sans arrière fond aucun, qui en contient rien, et qu’elle est bien embarrassée de cet « être » incompréhensible (si ce n’est que Descartes le re-prend dans l’idée, la super idée, l’idée superlative, de la volonté laquelle a pour finalités d’étendre son empire).

Que cette volonté est non finie, autrement dit une structure sans contenu, qui existe apparemment de par soi et dont on ne voit pas à quoi la référer dans le monde, qui est si extra-ordinairement et cerise n’a apparemment pas de rapport avec ses contenus divers et variés.

 

Structures et effets de structures

La vérité est que peu à peu on tente de passer des contenus aux structures ; la vérité est en soi une structure, comme le libre pur, ou l’unité non visible de l’individualité ; ça ne désigne pas du tout un contenu mais l’encadrement par lequel les contenus sont acceptables mais aussi … accessibles.

Si l’on se limite à penser que la vérité est un contenu, le champ se restreint. Si on assigne au libre telle finalité ou si l’on agglutine la conscience individuelle à une identité. De même si la démocratie comme encadrement généralisé est imposée idéologiquement, elle ne donne pas ce qu’elle peut déployer ; le champ se restreint, et grosso modo la démocratie a pour finalité (interne à sa structure) d’épuiser les idéologies (marxistes ou libérales, peu importe).

Autrement dit il est des effets de structures (qui aboutissent à des contenus mais sans que ce soient ces contenus qui en forment la finalité, ils sont des effets), mais parce qu’il existe des structures ; lesquelles sont débarrassées de tout contenu prescrit.

De sorte que l’on peut dire ; le moi n’est nullement la finalité du libre individuel. La « conscience de soi » comme structure n’est pas le « moi-même » tel que vécu, mais bien plus étendue.

 

Attentionnalité, intentionnalité et sujet réel

Le « sujet » cad ce qui assigne que l’intentionnalité existe comme structure (et non pas comme simple motion subjective ou comme fonction de « volonté » ou comme faire-valoir d’un quelque chose), est donc essentiellement, dans sa forme même, variable ou plutôt de variation dont on peut, doit, dont il faut mesurer l’intensité et l’extension.

L’intentionnalité, la conscience, l’attentionnalité est « ce qui se travaille de par soi ». Comme elle est forme pure, cad vide et sans-rien, elle est activisme et l’activisme tend à la précision et non pas à la totalité, mais aux totalisations, aux ensembles organisés ; elle ne cherche pas la vérité (la philosophie ne cherche pas la vérité mais produit la vérité comme contenus d’un processus plus grand que tout contenu), mais le jeu, les jeux entre les ensembles et entre les détails du monde, du donné, du vécu. L’activisme tend à dénicher la perfection selon son modèle immanent, immédiatement transcendant en son être.

La caricature constante du siècle consiste à imposer de réduire ce sujet à un moi, un moi-même. Tout nous indique que nous n’existons qu’en cet individualisme qui n’est pas le sujet lequel est individué, cad qui est objectivement étendu dans la/les réalités et jusqu’au réel même. Tant que l’individué sujet est maintenu dans l’individualisme, la démocratie comme structure ne peut parvenir à se connaitre. 

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