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instants philosophie

L'économie ne pense pas

29 Mars 2013, 18:05pm

Publié par zwardoz

Le pas chiffré

Il apparait que l’on raisonne sempiternellement sur la réalité, socio-économique, mais que tout cela tourne, tourne en rond. Qu’ainsi les solutions n’en sont pas, et de toute manière reviennent constamment sur les mêmes colmatages, qui ne changent rien et laissent la même « logique » se dérouler. Jusqu’a crash, ou aux crashs remultipliés, et jusqu’au grand désordre total irrécupérable (social, économique ou écologique ou politique, etc).

C’est que l’on ne chiffre absolument ce qui devrait l’être, et que l’on en demeure aux mêmes additions et soustractions classiques et relatives, liées à un ancien modèle, très simple en somme en comparaison de la modélisation des vraies réalités qui nous sauteraient aux yeux si de ces réalités nous pouvions nous en figurer une représentation ; et en l’occurrence un chiffrage.

La monnaie, l’argent ont permis de mesurer, de calibrer, de soupeser les réalités ; de resserrer les possibilités de telle sorte que l’on puisse visualiser et prévoir (ce qui antérieurement se laissait aux traditionnel, à l’aperçu vague et incertain). Mais l’on ne pousse pas suffisamment la comptabilité des choses réelles ; après tout qu’est-ce qui nous incline à compter telle zone de la réalité et à délaisser telle autre région complètement ignorée ? 

Des a priori.

Ces a priori relèvent d’une interprétation de la réalité imaginée et non pas d’un regard réel sur les réalités précises. On comprend bien que si l’on peut soupçonner les manques et connaitre d’évidence les erreurs, ici ou là, il est également très difficile d’apprécier quelles réalités, manquantes, devraient être comptabilisé. Il faudrait pour envisager les nouvelles comptabilités, une pensée nouvelle, une autre interprétation, qui remplacerait celle ou celles trop anciennes et si limitées (c’est l’idéologie que l’on nomme comme limitées).

Comme nous manquons d’une comptabilité sur les réelles réalités, il est clair que n’importe quelle décision conduira probablement (sauf hasard et s’en remettre à ce hasard est franchement idiot) aux catastrophes, au moins à d’autant plus de désordres, et de désorganisations.

Ce qui revient à dire que l’organisation, l’organisation du monde (en gros et dans les détails), l’organisationnel donc, (ce qui organise en quantité et en profondeur la réalité humaine), risque fort de basculer dans l’incohérence ; ainsi l’argent (soit donc la mesure de ce qui est, le média qui permet de visualiser le détail et les ensembles) s’inverse ; au lieu d’une plus grande compréhension (ce qu’il a assurer depuis son invention, puis sa libération, en quoi consiste le capitalisme et en partie le libéralisme), il s’effondre en une plus grande destruction. Puisqu’il ne parvient pas à dépasser le cercle limité d’une interprétation ancienne et hors réalité, il s’ensuit que toute décision accentuera statistiquement le désordre, voir puisque relative à une ancienne interprétation, accumulera d’autant cela même qui dans l’ancien système causait les dysfonctionnements.  

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La réflexivité explosive

28 Mars 2013, 17:37pm

Publié par zwardoz

 

Tout est donc transporté dans la réflexivité.

Le christianisme et l’universel portent l’humanisation dans et par la réflexivité ; si il s’agissait d’une vérité, elle serait comparable à toute autre vérité (de tout autre groupe humain doué de son ordonnance d’un monde particulier, de sa synthèse qui emporte tel monde donné, telle expérience limitée à son cercle). Mais ni le christianisme ni l’universel grec ne sont des vérités ; ils établissent le cadre au-delà de toute vérité particulière, et donc « ce qu’ils disent » ne peut pas être lu comme étal et un, mais comme retors, distordu, visant non pas un contenu mais remontant de « tout contenu » quel qu’il soit, au cadre général de n’importe quel contenu.

 

Les contenus et le cadre unique

Ce qui est énoncé n’est pas une vérité de contenu, (ni d’aucun monde particulier), mais est la vérité sur le cadre général de toute vérité et de tout contenu.

De même le libre n’est pas une vérité, ni un contenu (en quoi serait-il alors « libre » ?), mais est la forme pure de tout contenu, quel qu’il soit.  

Il apparait uniquement les objets de conscience, mais la philosophie n’est pas si simple ; il n’y existe pas véritablement d’objets, mais seulement des objets de conscience reportés ; soit sur l’être, soit sur l’être-libre.

Lorsque l’universalité s’est élaborée comme vérité du monde donné au-delà des immédiatetés, et au-delà du langage habituel ou de cette transmission entre soi d’un groupe, elle a saisi qu’il existait un rapport absolu ; elle a cru que ce rapport absolu permettait de comprendre intégralement. Et ce sur un seul et même plan.

 

Noyée dans la réflexivité

Or elle oublie (elle l’oublie puisqu’elle est toute entière engagée dans cette énorme réflexivité de faire passer tout le donné, immédiat, et le langage commun dans sa réflexivité) elle oublie de fait à quel point elle se devait de la réflexivité et imaginait de recomposer un seul uni-plan, sur lequel le vrai s’étalerait, là, au-devant. Il suffisait de penser, d’amener le divers donné incompréhensible et limité, dans l’universalisation ; l’uni-plan des universalisations devient à lui-même la compréhensibilité (du donné) et la compréhensivité (l’universalisation elle-même) a à charge de « se comprendre ».

Et ça n’est pas tant son impossibilité (de tout comprendre et de se comprendre) que la puissance souveraine de son être réflexif qui le pousse à outrepasser le seul plan de la compréhensibilité ; c’est que le langage même repris en réflexion est épuisé, intégralement exposé, et c’est que assurée de son maintien dans le langage (toutes les notions élaborées réflexivement sont venues grossir sa mémoire), s’anime à accélérer sa propre origine ; la compréhensibilité est entièrement produite, reste la question de la compréhensivité.

 

L’extension de l’intensité

La réflexivité s’étend ; il est devenu impossible de formuler seulement qu’il existe de l’universalité ; c’est avec incompréhension que la pensée tente cent fois de revenir à la simplicité d’une universalité étale, plane, tenue au-devant comme l’objet complet (de toutes les immédiatetés réduites à leurs universalisations). Elle ne découvre pas encore sa nature, son être, sa structure réflexive ; bien plus réflexive qu’elle ne se représentait (comme réflexion au-delà du langage et du groupe et du donné immédiat, et du vécu). L’universalité était un effort absolu (il brisait tout monde particulier antérieur) et voici qu’il est en plus une réflexivité seconde encore et un approfondissement de la réflexivité sur elle-même ; pourquoi existe-t-il un être qui pense le monde et pourquoi existe-t-il un monde ?

Le procédé de réflexivité entend donc tout bouleverser ; il ne supporte rien qui lui soit non inquiétant. Il recherche fondamentalement à quoi il peut bien être du, et il sait que l’universel peut s’appliquer en universalités (qui fonctionnent effectivement, du droit aux sciences) mais que l’universel n’est pas la cause de son être, qu’au contraire l’universel est effet de cet être-autre.

Ce qui ne rejette pas évidemment l’universel, mais doit le soumettre à plus grand que lui ; et cette extension de la réflexivité est structure agissante, purement formelle et donc absolument activiste ; aussi le sujet peut-il prendre quantité de formulations, de formules de son être non attaché mais déjà intégralement réflexif ; ce que signifie littéralement « être-libre ».

L’être-libre est donc effectivement, cad dans la réalité même en tant que réalisation, la réflexivité en acte. 

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Philosophie, universel grec, christianisme ; la réflexivité

24 Mars 2013, 14:56pm

Publié par zwardoz

La philosophie inaugure l’humanisation en une seconde manière, qui abandonne les mondes antérieurs et recommence tout autrement. 

La sortie de tout langage particulier

Jusqu’alors le langage formule l’humanisation en un monde chaque fois particulier selon un groupe, une communauté, organisée en échanges et dont l’échange majeur reste la Parole, qui régule ces échanges et se concentre sur la transmission (le langage étant un monde et un trésor absolument requis, qui doit absorber le divers afin de ne pas se perdre comme langage et transmission ; la communauté fait-office de vérité, c’est la transmission qui prévaut sur le vrai et le faux, et ce qui est dit d’une bouche se prononce dans l’oreille de l’autre de sorte que « ça pense » de fait en échos constants, et réellement cela réfléchit dans le partage du même monde ordonné réduisant le divers et l’événement). 

 

Les deux réflexivités majeures

Mais il est deux épisodes essentiels ; d’une part l’invention de l’universel grec et d’autre part la simulation de la communauté en l’esprit. 

Le christianisme développe l’ambition d’une communauté, à nouveau, mais imaginée, simulée, que parcourt la Parole, et qui s’adresse à chacun en tant qu’esprit et corps renouvelé. De même qu’antérieurement le Texte sacré ligature la Parole des humanités sans écriture. 

Et qu’ensuite l’Œuvre prend le relais universel cette fois, du Texte sacré et de la parole spirituelle. 

 

Les grecs produisent l’universalité de toute chose

Survient donc le grec et sa découverte de l’universalisation (saisir dans les différences du donné les séries et systématiser la cohérence partout et en tout). ceci introduit le dépassement du langage dans une visée spécifique et unique ; celle de l’être. L’être comme surface vide, neutre, formelle soumise aux contraintes de cohérence ; aucun élément n’y est installé sans être explicité, par d’autres éléments eux-mêmes aussi intégralement que possible clarifiés. L’être est l’être vide, sans rien que l’on développe volontairement et consciemment et non pas est un monde particulier échangé, parlé, élaboré en partage d’une communauté donnée, d’une parole vivant de par elle-même. 

 

La philosophie pense le langage utilisé en seconde main ; la réflexivité pure et simple

L’être est ce qui brise l’immédiateté du langage qui parle (dans un ensemble particulier) et ne peut être compris que réflexivement ; de là la difficulté interne à la philosophie ; elle est réflexive et se fonde soit sur la surface neuve que désigne l’être, soit plus tard sur le sujet que l’on ne connait que suspendu et hors de soi (un sujet n’existe que hors de soi, de même que l’être n’existe que hors de tout monde donné particulier). 

Selon l’être, rien n’est admissible qui ne soit entièrement compréhensible ; ce qui requiert précisément l’attention, telle que Descartes reprendra, recommencera plus tard en doutant de tout ce qui est et de rendre la conscience que l’on en a (de tout ce qui est) méthodique. Ce qui consistera à déplacer la limite de l’être, à reculer la possibilité du neutre, du vide, du formel jusqu’à plus loin, plus profondément dans la réalité. 

L’être ou le sujet cartésien, c’est la même réflexivité qui ne prend son objet qu’ne seconde main et en pliant le langage jusqu’à ces/ses sources ; le réel qu’est l’être et le réel qu’est le sujet. Deux unités formelles sans rien. 

 

Les universalités inventées ou les réflexivités agissantes

De ce fait l’universel, (cela même qui permet de remplir la surface vide de l’être en énumérant et explicitant les éléments que l’on y dépose consciemment et non selon une expérience mondaine immédiate tout hâtive), propose des reconstructions ; le groupe et la communauté deviennent des réflexivités politiques, la perception et l’expression particulières deviennent esthétiques, et la conduite en conformité avec tel groupe restreint devient morale et éthique. 


 

Le surgissement du christianisme ou la dernière conscience possible

Parallèlement, le christianisme (pour ramasser les mouvements incessants) explore une dimension unqiue et absolue ; il est au-delà de tout ce qui est, mondes humains ou expériences et vécus, une conscience unqiue qui nous attend. Cette conscience, ce regard au fin bout de tout ce qui est, est conclusive. C’est cela qui importe ; elle est conclusive, ce qui veut dire que ce qui est ajouté ou qui advient ici ou là, (ici-bas en somme), tombe dans le regard unique qui comprend tout ; il le comprend (en ce que cela se déroule en interne) et le comprend (en saisit le sens et la portée). 

On peut donc présenter que le christianisme est de même manière une ambition absolument réflexive ; il est un au-delà de toute expérience mondaine, donnée, vécue, qui est-déjà dans la toute dernière conscience possible, au-delà de tous les déroulements ; et cette opération suprême juge de tout ce qui la précède, (cad tout…), et en est la clôture. Sans que cela puisse être dénombré, sans que ce soit une clôture définie et figée, bien que structurellement le dernier mot est par et dans cet esprit absolu qui surnage au-delà. Ceci est donc l’invention de l’esprit ; celui qui par-donne puisqu’il se tient dans la compréhension dernière sans qu’il y ait quoi que ce soit qui lui soit supérieur. 

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On n'est pas un, mais Autre (radical)

22 Mars 2013, 16:45pm

Publié par zwardoz

On n’est pas Un. 

Il faut se rendre à l’évidence ; on n’est pas Un, on n’a pas d’identité. On est au moins deux. De là que l’on recherche la deuxième partie en un autre que soi ; 

Mais comme cette deuxième partie est et n’est rien que la conscience pure et simple, pure forme, on peut tout autant être plusieurs ou quasi totalement d’un autre contenu ou rechercher cent formulations différentes. 

 

Le moi comme synthèse abusive abusée

Le moi-même, la personnalité, est un processus dynamique et ne peut pas être saisi tel quel ; le 20éme a inventé entre autre, la personnalisation. Ce qui signifie que chacun est à soi-même ; réalisant le programme prévu ontologiquement (par la conscience elle-même en non pas sa pensée d’elle-même, elle ne pense pas, mais inclus dans la structure même de « conscience », réalisant le libre comme réel effectivement activiste). L’aile tutélaire du groupe, de la communauté ne recouvre plus aucun d’entre nous ; ce qui ne s’était jamais vu humainement, nous sommes laissés là, à l’abandon, sur la surface du monde tel lui également donné « là ». 

Tout les groupes humains s’efforçaient de penser et de parler et de transmettre un ordre tutélaire ; informant la, les réalités. Mais par la personnalisation, chacun est délaissé « là », tel quel, à se débrouiller. 

 

L’autre comme miroir du un que l’on n’est pas

Pour ce faire chacun imagine répondre à la parole d’un autre, qui est empli de fantômes à qui adresser la Parole ; puisque chacun est délaissé dans le monde « là », chacun est étourdi par les afflux de données, d’informations, incompréhensibles, masses en mouvements, différences constantes surgissant de –çi de là, et tout ce matériel ne prend forme pour une personne que dans la mise en forme de la parole. 

 

La parole plus étendue que le langage

Or on ne parle pas tout seul ; jamais. On ne parle que si l’on entend ce que l’on dit dans l’oreille de l’autre, d’un autre, de quelques autres rencontrés, imaginés, dont on imagine la compréhension de ce qui est énoncé. Ce qui revient à dire que le sens ce que l’on dit (et ce sens énonce notre action, nos gestes, nos images-idées de nous-même, etc) est replié dans l’autre parce que la parole ne s’entend que par un autre ; tout moi est donc une parole dans un langage et les liaisons n’existent proprement qu’en l’altérité. 

 

L’oreille de l’autre comme bouche

Sans doute le moi pour lui-même se prononce, mais cette prononciation est prise-dans l’énonciation « objective » de l’oreille de l’autre. Son identité est court-circuitée par la parole même, la parole en soi ; non pas le langage seulement mais la parole en tant que celle-ci est d’une étendue plus grande que celle du langage ; une parole est toujours dans un monde en telle situation, configuration particulière et indéfiniment particulière, particulière sans nombre. 

 

Le moi saisi comme le steak dans la poêle

Puisque l’identité est dynamique, c’est aussi qu’elle est entière ; l’identité d’un moi le prend tout entier, corps, gestes, images et imaginations, mots et langages, socialisations et acculturations bien à lui, passé et projections à venir, idée de soi ou idéal désiré, et ce en une fois qui demeure coagulée et en réponse à la conscience énonciatrice des autres, de tel autre, de l’autre en général. 

Tout l’ensemble parait d’une grande contrainte ; mais de ce que cette identité part en tous sens, elle nous rend d’autant plus libre et capable de mener quantité de différences, de variations intentionnelles, de permutations ou de divisions. Ce qui en rend la mise en forme, l’organisation difficile mais dynamique. 

 

La frilosité de l’unité

Le moi tel qu’en lui-même désire ; il désire et demeure en son objet, de désir. Il croit, croit en l’unité de lui-même en cet objet ; il ne voit pas que ça n’est pas l’objet qui existe, mais le flux d’attention, l’intentionnalité qui vise cet objet et que l’objet est soumis en réalité à l’intensité des variations de l’attention qu’il lui porte, en laquelle il se donne. Et comme l’intentionnalité est ici un mécanisme, ça ne ressort pas d’un narcissisme, ça n’est pas le moi qui désire le moi, mais puisque mécaniste la conscience inonde le moi d’altérités, de différences, d’informations, de formations vers, outre, au-delà des bornes du moi. 

 

La fabrique intentionnelle

La personnalité est donc de par elle-même la fabrication de l’altérité(s) et s’use à produire ou à se laisser produire un « moi » qui absorbe, intègre, conflue, poursuit le déploiement de la détermination dans un « moi » qui subit ce en quoi consiste, en lui, la conscience ; étendre la capacité. 

Or un moi, bien que engrossé de toutes les fonctionnalités intentionnelles et de cette détermination selon le monde, les autres, les langages, le moi reste et demeure Un ; pour sa survie il se pense Un. Il faut bien que les compositions indéfinies se réunissent ; puisqu’il existe là quelqu’un, quelque Un, qui dynamiquement devient et absorbe ou divise. Le moi est une unification dans le désordre ambiant qui ne manquera pas de réduire la voilure, de retarder les acquisitions, qui préférera l’unité supposée aux devenirs impropres, impropres à son identité, laquelle s’impose comme régulatrice. 

 

La conscience comme engeance et telle l’œuvre et la puissance

Ce que n’entend pas du tout la conscience, qui vole ici ou là les bribes impossibles, qui découpe et redistribue, qui louvoie et revient par toute avenue ouverte dans la réalité et l’existence. 

On voit par ceci que la conscience, même si elle n’existe pas autrement que par, n’est du tout attachée à un « moi », qu’elle travaille et étend ; puisque la conscience n’est pas un énoncé objectif, ni une prononciation subjective, mais est le lien, le lien entre tout et tel ceci ou cela, et n’étant pas énoncée, ni prononcée, elle œuvre, comme perception aveugle et puissante qui ne se soumet pas. 

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La personnalité et le mécanisme de conscience

16 Mars 2013, 10:34am

Publié par zwardoz

La personnalité

Il est donc en l’homme un être-autre qui n’obéit à rien sinon à sa propre forme structurelle vide, une forme, et n’appartient à aucun des contenus en lesquels pourtant se représente ou représente quelque réalité que ce soit qui lui tombe sous les yeux ou sous la main.

Dans ce miroitement elle peut bien croire qu’elle est tel ou tel contenu, ou qu’elle désire tel ou tel objet, ou de s’imager en telle identité. Mais elle ne renvoie en elle-même, en sa pure structure, à rien ; elle n’a pas de visage bien qu’elle soit Une. Elle n’a pas d’identité mais elle est un point ouvert à tout-va, n’importe quoi et tout, et ne désire rien ; il lui faudrait se tenir comme composée pour désirer se compléter, mais comme elle n’est pas, rien en cette forme ne peut se composer avec quelque objet de désir.

 

L’angoisse

Ce qui nous inquiète, nous cause de l’angoisse, ça n’est pas son manque ou son défaut de ceci ou cela, et elle ne désire pas pour combler un vide ; le vide qu’elle est, est actif, et c’est cette activité qui pousse dans l’angoisse pure, comme en son océan de possible pur.

Ce qui angoisse c’est la certitude extrême de son être ; rien dans le monde, le donné ou le vécu ne peut satisfaire son appétit mécanique et résistant.

 

Le mécanisme réflexe de conscience

La conscience, cette forme vide, est en nous un mécanisme ; elle est le réflexe issu de la cervelle, qui pourtant n’a plus rien à voir avec la cervelle. Elle réclame une identité psychologique mais n’est pas attachée à cette personnalité autrement qu’à une potentialité expérimentale.

Le mécanisme qui surgit de la cervelle, s’effectue et opère même hors et indépendamment et parfois, souvent, contre toute identité psychologique, contre et envers la personnalité, en dehors des intérêts (conscients ou inconscients) : le système mécanistique de la conscience consiste précisément à articuler, à réagir immédiatement, à reprendre un-tel-donné, quel qu’il soit, à transformer une réaction en action pure ; la forme-conscience entièrement vide lance tel contenu au-delà de lui-même. Catapulter les contenus cela se joue en partie statistiquement ; une fois sur cent il en ressort une attirance, une étrangeté, une invraisemblance, une difficulté, un appel d’air, un creusement.

 

L’énergie nietzschéenne

Aussi la précision du catapultage d’une part et d’autre part l’utilisation que l’on saura en retirer dépend de l’entrainement poursuivi jusqu’alors. Entrainement comme exercices et comme motivation-vers. Ce qui renvoie à Nietzsche ; il n’est d’autre raison d’être que d’être, en cette positivité sans raison qui se meut, et qui accepte plus ou moins d’assumer cette puissance, ou qui la refuse et la tord jusqu’à se nier, s’empêcher d’être.

Il faut exercer l’acuité d’une part et d’autre part la contenance, la volonté de retenir, la flèche de l’articulation entre les percussions, la contenance d’un sujet prêt à assumer la portance de son catapultage.

 

La conscience, sans-rien, prend le train du monde en l’état

Et ceci implique donc cela ; loin de s’exercer en dehors d’une connaissance exacte du monde, du donné, du vécu, l’exercice part de la plus entière connaissance détaillée et réaliste du monde en cours, en activités diverses, et se tient au bord des différences actuellement en cours en tel monde humain.

La conscience ne réagit pas à partir d’un être qui lui serait « intérieur », (elle ne contient rien), mais à partir de l’attention au centre de tel monde en tel état et de telles déterminations spécifiques. Elle est le contraire d’une belle âme, d’une identité éthérée ou éternelle, ne relève absolument pas d’un savoir qui se déroulerait en connaissance de cause ; elle ne sait rien mais pense exercer son activité en soutenant la précision et l’articulation la plus resserrée possible sur sa faculté interprétative du monde, du donné ou du vécu.

 

Le savoir comme acuité

Or c’est justement ce qui se passe pour tout moi, tout moi-même ; un moi-même, une personnalisation cela « sait » (de par son propre entrainement) extraire ce qui marque ou démarque, flue ou reflue ; une personnalité est précisément cet avantage de devenir de sa propre attention à « ce qui lui arrive ». En cela, la personnalisation est réellement l’activité de repérage précis qu’est la rationalité ; en activité extrêmement éreintante, astreignante. Elle est ce que supporte (en tous sens) chacun ; elle poursuit ce qu’est la raison ; la distinction.

C’est donc possédé par un mécanisme astreignant et difficile que la personnalité de chacun, travaille ou si l’on veut, œuvre. 

 

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La cradocratie (les conditions réunies de l’imbécilité généralisée)

13 Mars 2013, 15:15pm

Publié par zwardoz

 

L’enlisement

La mort de l’universel

Il apparait donc que premièrement, structurellement, la règle de l’universel voulait que tout un chacun soit sanctifié par l’universel même, lequel se définit par le partage, le partage et l’égalité. 

Le partage du vrai, du bien et du beau. Egalité de tous dans la logique d’une vérité, d’une moralité ou d’une esthétique. Laquelle avait donc pour finalité d’étendre l’expérience individuelle si limitée, et d’augmenter notre être individuel ; de sorte que chacun participe intensément à l’expérience humaine généralisée. 

Non pas générale et creuse, rouleau compresseur qui s’imposerait, mais la généralisation de la réalité telle que réelle et effective, déterminée et relevée dans la conscience et la compréhension. Autrement l’universel en tant que concret et actif, utilisable et parcourant toute l’information et la communication. 


L’enfermement dans le moi

Le piège (nécessaire) dans lequel nous sommes tombés, fut de découvrir qu’antérieurement à l’universel, existe le libre pur. 

Dès lors chacun s’est consacré à son identité ; nécessaire en ceci qu’il doit exister des mois si l’on veut que l’humanisation se poursuive. Il nous est depuis absolument incompréhensible que l’humanisation du monde se continue ou même se réalise et s’installe historiquement si il n’est pas de l’individualité laquelle prend la formule de la personnalisation. Le contraire serait un monde par exemple communiste ou dictatorial (ou version soft, un étatisme étouffant) ou encore un harassement libéral et capitaliste qui réduirait chacun soit à un homme générique (indifféremment) ou à un être donné (d’un naturalisme des besoins ou en tant que corps-langage mâtiné d’une identité uniquement psychologique). 

Et le communisme et le libéralisme naturalistes sont réalisés ; ils menacent de dévorer toujours encore à venir, comme par le passé, ce que le libre est réellement. 

 

La variante généralisée du libéralisme et du communisme ; le moi-même limité

Parce qu’il est clair que la variante réalisée historiquement de l’être-libre, soit donc le Moi, le moi-même, s’est en partie effondré dans l’immédiat et donc la bêtise, voir l’ignoble. 

Le libre étant de par-soi, (on n’imagine pas un être-libre qui ne le sache pas peu ou prou : en général … peu sous la forme du moi) il se coupe de toute compréhension, de toute culture complexe, de tout partage réel, de toute intelligence véritable. Il se suffit, croit-il, à lui-même. 

De sorte que voici ces pauvres moi-mêmes qui errent dans leurs obscurités sans nom, sans description, profondément repliés et articulés sur eux-mêmes, sur leur petit monde de mois, leurs petits objets et leurs images enluminées, leurs existence limitées et sans ouverture. Ça se distrait, dirait l’autre, et ça passe son temps comme ça peut. Et même, le comble, ils s’ennuient… 

 

Le tombeau de toutes choses

Le partage et l’universalité n’est plus pour les mois que lettre morte, vieilles langues endolories, et se privant de l’universalité, le degré de réflexion, de réflexivité interne à leur « intériorité » (chacun s’enorgueillit d’une « intériorité », de plus en plus pâlotte et bien loin de leurs ancêtres romantiques enflammés ou existentialistes cracheurs de feu, une intériorité fadasse et « psychologique », un ramassé de bricolages hâtifs qui ne signifient rien que le tas de cailloux sans signification), leur degré de réflexion est équivalent strictement à ce qui là, tout alentour, est déposé comme quantité d’objets et de signes commerciaux, de pseudo-statuts socialisés (au sens de domestications diverses), dans le déroulement mental, exclusivement mental (et non pas intellectif), d’un cinéma intérieur (vous m’en direz tant ).

 

Le profit béat et stupide des moi-mêmes

La déliquescence est programmée industriellement, la déliquescence libérale ou communiste, dictatoriale ou étatiste, naturaliste ou psychique ; la maladie mentale est elle-même assujettie, et n’offre aucune révolte, dépouillée de toute envergure ; elle est parlée et privée donc de toute signification hors mesures, et selon diverses factions, instituées, bien en place. 

Les pauvres mois sans ouvertures, portes et fenêtres closes, tournent en rond privés d’universalités et croyant que leur être-libre suffit pour exister ; ils mécomprennent complètement ce à quoi le libre s’utilise. 

 

Sa porte de bassesses 

Posé là, comme un pot de fleur, il se tourne avec ferveur vers les immédiatetés, et se gave de toute espèce de finalités bâtardes, de perversions, de névroses, de délires exponentialisés, de regroupement enfoncés dans la particularité (de leur classe, caste, institutions, sectaires ou corporatistes), de hiérarchisations et de pouvoirs étouffants, mafieux jusqu’au trognon. Livré à soi seul, l’être-libre, le moi qui ne se comprend pas redescend au niveau infra-universel. 

Ce faisant il perd peu à peu toute capacité réelle ; puisque le libre n’existe que dans les conditions d’universalités qui l’attirent vers le haut d’une part, mais pas uniquement le libre est d’autre part non pas « de par soi » forteresse isolément, mais est en tant que réflexif. 

 

Définition du moi si commun

Or le moi se définit comme ceci ; un corps-langage éventuellement doublé d’une identité psychologique (au sens fadasse). Corps langage il est pris en charge par les domestications bien connues, (il suffit de prédéterminé son être, et puisqu’il n’est rien d’autre, ne se considère pas autrement que comme déterminations lui-même, il saisit instantanément ce qui lui est demandé, imposé si naturellement) ; pris en charge par les industries et les étatismes divers. 

Et identité psychologique on lui fournit ce en quoi il se connait immédiatement ; des images et des sons, une débauche de miroirs qui siéent si adéquatement à sa fatuité, sa vanité, sa pauvreté (il répète son « être » indéfiniment tant il est peu en lui-même). Il n’est rien de plus éloigné de l’intellect que l’image et le son ainsi défilant dans et par sa perception. Sa perception c’est son corps d’identité psy. 

Au pire on le perfuse de divers potions, puisque son corps est son être. 

 

La perte de son être, l’abandon dans la mort vivante agglutinée à sa proie

Ainsi le libre perd toute l’instance de son être propre ; il est écrasé puisqu’il s’est écrasé, littéralement, effondré, aplati, et gémit dans la morbidité et la vision mortifère profondément. Le libre non assumé emploie toute sa puissance, réelle, à déchoir, irréellement. 

Il est ainsi plein de son cerveau, rattrapé par la cervelle obscure ; les miasmes de sa cervelle éternelle, ignorante et vertigineuse de facilités et de dérives sans issues, hors réel, débordent et emplissent sa conscience, noyée au plus suprêmement stupide de la cervelle, de son inconscient abominablement idiot, bafouillant. Ce que relève ou tente d’élever la psychanalyse (Lacan essentiellement qui mérite l'admiration sans restrictions) ; en lui redonnant un peu d’ambition, en pure perte du reste ; ça se larmoie péniblement.

 

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Comment transformer tout-ce-qui-est … en science fiction pure et dure

13 Mars 2013, 10:34am

Publié par zwardoz

 

L’inconnu

Il suffit de considérer qu’en l’homme, il est une structure agissante radicalement autre. Autre que tout, autre que tout monde, quel qu’il soit, ici ou ailleurs, et n’ayant affaire avec rien, et dont on ignore en quoi, vers quoi cette structure nous entraine.

L’humain est la proie d’une entité étrange et étrangère, dont il ne suffit pas ne nommer l’acte pour en connaitre, comprendre la possibilité.

 

Le déchirement continuel

Nous sommes assujettis à cet structure-autre qui n’a de rapport avec rien qui soit, mais qui, par contre, tisse incessamment quantité de rapports en une et une seule vue, vision, résultat, devenirs nombreux, dont la finalité nous échappe. Au point que l’on pourrait avancer que nous la subissons. Tant notre moi, notre humanité, notre groupe communautaire, notre esprit même renâclent à constamment se décomposer et puis recomposer sous ses uppercuts.

Humanisations diverses et personnalisations multiples en sont les effets, qui partent à conquérir ce qui est absolument inadéquat à cette structure-vide agissante, et toute humanisation ou toute personnalisation avancent dans la détermination, le contraire du vide-formel de la structure, que celle-ci rejette au fur et à mesure ; constamment avançant. Une identité culturelle, personnelle sont démantibulées de plus en plus rapidement sous la force analytique, de division, déraisonnable en apparence.

 

L’antériorité de la structure agissante pure (sur tout ce que nous sommes)

Elle ne conduit pas une intentionnalité particulière, mais existe avant toute intentionnalité, et agit de son propre chef, bien qu’elle ne connaisse aucun contenu ; elle est strictement mécanique, excepté qu’elle est le mécanisme absolu. Autrement dit quand bien même serait-elle totalement réflexe, il n’est aucune incidence nulle part qui lui soit équivalente, aussi tous les mondes lui offrent le magnifique terrain de son expérimentation aveugle.

Aveugle sauf qu’elle est la conscience même, autant dire la lumière pure et simple. Il fallait donc que l’intégrale perfection soit seulement un arc réflexe nommé « conscience ».  

C’est dans l’intervalle qu’elle crée, de sa présence seule active, que les interfaces que sont l’humain et la personne humaine naissent. Elle creuse littéralement le monde déterminé et n’appartient à rien puisqu’elle ne possède rien, elle est suprêmement une (parce que vide) et elle-même (parce qu’activiste absolue). Rien ne peut l’interrompre, au sens où tout l’interrompt et qu’elle cesse constamment d’être.

 

Le mécanisme réflexe de la conscience-de

Mais elle est un mécanisme, cad un réflexe. Aussi rien ne détermine ce mécanisme ; il « se produit » et engendre. Il ne nait pas d’un contenu quelconque, mais du creux même de la cervelle qui produit cette conscience purement vide et sans-rien, s’attachant ensuite seulement à tel ou tel contenu, une identité, selon une personnalisation par exemple. Mais en tant que structure réflexe (d’une complexité fondamentale, puisqu’elle advient en-plus de toutes les fonctions, physiologiques, langagières, relationnelles ou psy, elle s’y ajoute), elle reporte toujours tout apparaitre (représentation, signes ou images ou imaginaires, perceptions ou ressenti, etc) plus loin et autremnt selon son faisceau intentionnel qui se déroule ; il se déroule, purement impliqué et vide, qui prend en charge « ce qui arrive » et le porte plus loin.

Autrement dit notre « être » cet étranger, plonge toute détermination (y compris notre personnalité, notre culture ou un groupe humain entier, peu importe) dans une autre dimension que son ajout, son en-plus, l’attention et la conscience provoquent ; la conscience ouvre une dimension vide et antérieure, précédant même les intentionnalités diverses et variées et d’une certaine manière contingentes voir quelconques. 

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Humanisation et personnalisation, au principe

10 Mars 2013, 10:45am

Publié par zwardoz

La réalisation absolue, radicale et approfondissante

La raison, la philosophie, la validité de l’universel, n’a pas échoué. Elle s’est intégralement réalisée et même a porté plus loin le même principe.

La société humaine réalise parfaitement ce par quoi et vers quoi elle se destine, et réalise absolument l’être-libre.

Que la raison aboutisse à l’être-libre signifie (outre ses dimensions ontologiques, au-delà du métaphysique de la raison, l’être-libre poursuivant plus loin le projet de raison pure), que les destinées individuelles ne sont pas du tout livrées à l’immédiateté et au sensible, et qu’elles s’enferment dans une naturalité, un naturalisme (libéral ou communiste ou une prise en charge de tout par les cartels ou l’étatisme ; un être-là donné, un corps-langage, inerte ontologiquement et qui subit), mais au contraire que toute destinée est une volonté et essentiellement une idée.

Puisque chacun est-libre, c’est sa structure même, et est immédiatement tel que Un, chacun est déjà à soi-même son idée ; qu’il est-libre précisément.

La vérité est que tout est poussé à son épuisement intégral ; les corps et les signes, une débauche de possibilités, le langage et énuméré et déroulé en tous sens, les objectivités et les connaissances, les sciences et les extensions de l’étatisme comme le déploiement sans limite des entreprises individuelles, (en tous sens y compris économiques mais également d’initiative individuelle et collective) : un monde humain entier entièrement réalisé ; et donc une perfection absolue.

De même chacun est installé dans sa personnalité, mais cette personnalité, ce moi si absolument lui-même, est une personnalisation, cad un processus et comme tel n’en est pas au bout de son développement.

Un immense gaspillage, oui, sans doute, mais tout à fait cohérent et d’une seule logique.

On assiste donc à une immense recomposition à partir du rien, du formel, du structurel fragile et hiératique, mais insistant et recommençant absolument identique à lui-même, puisque vide. La forme « conscience » ne désigne rien de par soi, mais travaille instantanément tout ce qui arrive, se présente.  Elle œuvre. Littéralement.


 

Les réalisations historiques

On garde en sous-entendu la formulation universelle de ce qui est travaillé ; mais la réalité est que l’être-libre ayant pris en charge la raison, rendue concrètement, dans le « là » du monde donné et vécu, l’être-libre porte plus loin encore le travail de la raison (qui s’étant augmenté du libre doit adopter une autre dénomination ; la réflexivité, par exemple).

Ainsi chacun, chaque personnalisation, est en elle-même le travail, l’œuvre du libre à même la réalité, contingente, diverse, multiplicité donnée, et pour résumer coller à même la réalité comme détermination très exacte (exacte et à proximité du réel, de « ce qui est réellement » et qui pour –nous de « ce qui vaut la peine d’être vécu »).

De même les objectivités issues de la première raison, grecque, portent vers le donné effectif des choses et des êtres, (et non plus sur leur « idée » dans un monde de notions et non plus dans l’imaginaire ou dans le symbolique ou dans l’apparaitre mythomaniaque des choses), et le politique se creuse lui-même dans la dureté des échanges réels et non pas idéaux ou signifiés (par un Sens rêvé).

Pareillement la conduite juste est également ce qui pousse les libérations successives, les libertés acquises, les reconnaissances, les dévouements, les investissements individuels ou assemblés. Il est une recherche très réaliste d’éthique et qui n’est pas séparée de l’ensemble structurel de la constitutionnalité démocratique ; qui œuvre en ceci « le pouvoir pour et par tous ».


 

La possibilité entièrement réalisée

C’est l’ensemble de la possibilité qui fut convertie par l’attachement à l’être (à ce qui est-réellement) que la philosophie installe. Jusqu’alors l’humanisation désirait irréellement, mais depuis la conscience (cet « être structurel » qui « est » en l’humanisation, tout comme le sujet « est » en un moi) c’est le réel qui est voulu.

Or … on ne peut pas dire cela. Ce qui était désiré auparavant, antérieurement à la conscience, était le réel proche, le réel immédiat, la constatation du monde donné vécu tel qu’admis par et dans le langage (et donc échangé et transmis, ce qui garantissait impérativement que du langage il y ait).

C’est en approfondissant ce même réel qu’il fallut l’étendre, et la raison n’est rien d ‘autre que l’extension du réel dans le langage ; le problème étant que pour ce faire, il fallut dépasser le langage, de même que pour tout moi-même il lui faut devenir autre que soi, devenir le sujet en son moi.


 

L’exposition intégrale de tout

C’est ainsi que de tout épuiser, de tout exposer, de tout montrer, de prendre une conscience active invraisemblable de tout le réalisé, l’humanisation d’une part (qui s’est entièrement exposée par la révolution Unique qui bon an mal an, eut lieu partout) et d’autre part la personnalisation (constamment en cours, les libérations sont certes des libérations, mais aussi des consciences prises et prenantes de notre action, de notre activité, de notre œuvre sur la réalité) sont engagées dans le processus premier et dernier de conscience qui expose, explose, manifeste, fait-voir, et ouvre la possibilité d’action et d’activité.

 

Pour chacun cela signifie que la question essentielle est posée durement ; qu’est-ce qui satisfait ? Et qu’est-ce qui satisfait « quoi » ?  Quelle est la part de notre être qui est « à satisfaire » ?

Il est clair que si notre être est un corps-langage, doublé (plus ou moins réellement) d’une identité (un moi conscient), ça n’est pas le même principe que de percevoir que c’est la conscience-de, cette structure, cette forme, qui produit humanisation et puis personnalisation.

Ou si c’est encore la cervelle (qui rêve éternellement son être), plus ou moins contaminée par une part de réel extérieur. 

 Ou si il est en jeu la composition inconsciente de cette identité doublée (élargie et perdue dans un inconscient produit et producteur qui téléguide notre pointe extérieure au contact de la réalité). 

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La philosophie et la perfection réelle

2 Mars 2013, 19:10pm

Publié par zwardoz

De la philosophie


La sortie du langage

Si notre être est une structure en-plus (que rien ne prévoit dans le monde naturel) alors il doit s’imposer tout autant à tout monde humain particulier et dépasser le langage comme tel.

C’est dans un groupe particulier, et via la Parole, énoncée en personne et qui prend en charge tout ce qui dans ce monde se rencontre, que nait le langage.

Il ne se pouvait pas que les mondes humains tous différents, continuent de s’aligner ; il fallait qu’un monde humain, au moins, ait l’idée de dépasser sa propre particularité et qu’il puisse imposer (et s’imposer) ce que l’on a nommé la raison. Laquelle est donc le dépassement de tout monde humain particulier au profit d’un monde unique, universel (valable pour tous les mondes).


La sortie de tout groupe humain particulier

De même cette invention, cette sortie du langage (utilisé partout et toujours en un monde particulier) est également la distance prise vis-à-vis du groupe ; inventions de l’éthique, de la politique, de l’esthétique comme valant en et pour elle-même. Et au centre de cette invention renouvelée, l’idéel ou la connaissance.


La sortie vers la surface vide de l’être

Ce que l’on nomme l’être, est la mise à distance du langage (partout collé à même tel monde donné immédiatement) et langage repris et contraint par et vers cet objet absolu, cette surface vide et formelle que l’on nomme l’être. N’entre sur la surface de l’être que l’énoncé ayant subi les contraintes de cohérence, de logique, de vérité, etc.

Les contraintes qui permettent de n’admettre que les idées dont on connait les éléments et jusqu’à reculer au plus loin possible les dits éléments, et a priori idéalement éléments dont toute la transparence nous éclaire, et plus avancé encore éléments qui forment une cohérence interne à la pensée même, de sorte que rien de ce qui est énoncé ne nous échappe et qu’aucune intention ne nous lance sur des pistes, théoriques ou pratiques, que nous ignorions.


La raison de l’idéal de la Pensée

La différence entre cette pensée, cad ce langage repris dans une intention qui pose l’être comme surface formelle, tient en ceci ; nous sortons de l’expérience limité (d’un groupe dans un monde particulier ou d’un vécu limité à son éprouvé ou perçu), expérience limitée et immédiate et qui nous enferme dans des nécessités données hasardeuses ou des unités bricolées, nous en sortons vers une nécessité complète, intégrale, qui nous accroche vers tout-ce-qui-est et augmente ainsi considérablement notre être.


L’esthétique (comme universel en tant que possibles d’un objet pourtant limité)

Pensant une idée, on en sait tous les éléments (en quelque monde ou quelque vécu que ce soit), et contemplant une œuvre, nous participons à la totalité des éléments contenus (l’œuvre ne nous montre pas seulement tel objet limité, mais cet objet est, contient la recollection intellective et perceptive de toutes les perceptions adjointes, qu’elle synthétise en une fois ; une œuvre, bien qu’objet individué, peut ainsi être dite universelle).


La sortie du soi limité

Ce que l’on nomme la raison (et qui inclut tout autant l’idéel que la politique que l’éthique ou l’esthétique) est l’augmentation potentielle non finie (au sens de parfaite, ce qui est parfait n’est plus fini au sens de limité mais fini au sens de complet, ce qui exclut pour les grecs qu’il soit infini, l’infini ne sera parfait que dans la suite via le libre) augmentation de tout ce qui est, qui nous permet de sa simple énonciation de passer d’une expérience limitée (et au moins hasardeuse sinon erronée ; des éléments vécus on ne déduit que des demi vérités, au mieux mais alors sans certitude) à une expérience de tout-ce-qui-est.


Politique, éthique, esthétique, idéel

Concurremment cela nous ouvre donc toute la politique, toute l’éthique, toute l’esthétique, toute la pensée (etc). C’est un mouvement d’ensemble de dépassement de toute collectivité limitée, de tout monde donné passif, et cela a révélé pour les grecs que la perfection est possible.

Autrement dit il est un achèvement, une exhaustivité, une intégralité, une réalisation totale.

Ce faisant les grecs passent à côté de l’infini ; si l’on veut la perfection, celle-ci ne peut être que finie ; et si l’on veut s’augmenter d’une cohérence totale, celle-ci est nécessairement ce qu’elle est, et ne permet pas qu’il y existe une indifférence, une liberté, un possible, une incertitude.


Le principe de perfection  

Ça n’est pas seulement les grecs eux-mêmes mais la nécessité même de la pensée qui tend à se refermer sur elle-même non par défaut mais par perfection ; elle doit ajuster absolument les éléments dont elle compose les idées qui ont à se joindre à leur unité en l’Idée des idées. Cela seul permet de concevoir en une fois la totalité et donc de donner à quiconque (indifféremment n’importe quel être humain, hors son individualité) de donner tout ce qui est en une seule expérience qui se sait et s’éprouve en se connaissant adéquatement.

Le principe même de cohérence signifie donc ; nous ne participons vraiment qu’à ce que nous comprenons, ce dont nous pouvons faire nôtre la nécessité (cohérente) qui est alors identique en notre être et en l’être de tout ce qui est pensé. La nécessité de cohérence remplace les nécessités hasardeuses de notre naissance.

Ceci n’est compréhensible que si l’on admet dépasser le langage et l’ayant porté dans une intention qui restructure le langage en Pensée. La pensée est donc la mise en articulation du langage et ce dans une intention, laquelle vise explicitement l’être (comme surface sans-rien, recevant ou non des éléments identifiés).


Compréhensibilité et compréhensivité

Il est donc un monde d’immédiatetés, qui nous limite à une pauvre expérience incomplète et non déductible, face à l’universel, les idées composées d’éléments identifiés, nouées en une Idée des idées, laquelle en somme nous donne non seulement le principe des idées entre elles (puisque le langage est ici voulu volontairement pour ainsi dire, il lui faut se comprendre lui-même, de rendre explicite à sa propre intention), mais qui nous donne le principe même de compréhension.

Autrement dit la pensée est non seulement compréhensibilité (elle nous permet de monter du donné là au donné pensé, à ce même monde mais intégré et complet) mais aussi elle nous confère la compréhensivité ; le principe même que « comprendre existe ». Ou donc ; la perfection, la complète réalisation, existe. 

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