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instants philosophie

Devenir et raison de la philosophie

31 Octobre 2014, 09:05am

Publié par pascal doyelle

La philosophie qui découvre et dé-couvre notre-être en plein, tel quel, livré dans le monde, qui expose et recherche ce que c’est que cet-être qui n’appartient plus à aucun monde humain particulier, cet être qui existe hors de tout groupe, langage, monde immédiat et corps donné là,

la philosophie commence donc dès le début à paramétrer ce que c’est que notre-être.

On a vu que la pensée n’est pas seulement la mise en forme de ce qui est en une idée puis en un système d’idées, mais que la pensée est la mise en marche de notre être comme conscience formelle vide et nue, qui prenant conscience de soi (comme conscience) élabore des machineries intentionnalisatrices ; les idées et les systèmes d’idées. Croire que ces systèmes tendent seulement à définir l’Etre ou l’Absolu ou l’Intellect, c’est ne pas voir que ce qui se met en fonction, ce qui s’active, cet être nôtre qui s’active (en se sortant de tout monde humain particulier de groupe-langage-immédiateté localisée)ne pense pas seulement un Objet énorme qui serait l’Etre tel qu’objectivement détouré ; mais que la pensée est littéralement « de se situer notre-être » au sein de tout cela qui est-là.

Autrement dit la pensée est, grecque, réflexivité intégrale qui prend en compte que en un tel-monde, existe un être qui pense ; et si les grecs recherchent les conditions de pensée (comme ensuite seront recherchées les conditions de sujet et de grands sujets, Descartes et suite, puis grand sujets déjantés et fous, littéralement) ces conditions contiennent non seulement de penser juste, par ex, mais la question ;, que faut-il être pour Penser ? (puisque pour les grecs la pensée est ce qui permet à tout individu, donné là, d’augmenter considérablement son être et que l’on n’acquiert d’être que par et via le Pensée).

Ce retour sur notre-être-dans-le-monde donné là, est la pensée telle qu’intégrale par les grecs. Et retour qui sera en partie annulé par les chrétiens (puisque notre être s’ouignera en dieu) ; ce qui transformera la pensée de la réalité en pensée de ce monde, excluant notre être ; en pensée d’un objet plus ou moins énorme, en pensée objective, en ce que l’on nommera en réduction de la Pensée grecque « « raison ». La Pensée n’est donc pas la « raison », cette objectivité à disposition d’un sujet (qui recourt à dieu) ou à disposition d’un être humain (qui deviendra un moi ensuite).

Comme il est impossible d’évacuer réellement notre être (même en ignorant le sujet comme le moi ou en absentant le sujet comme les sciences), il est clair que partout cela s’inquiète de définir les paramètres qui nous situent là ici même dans le donné-monde. Et quoi que l’on puisse penser (d’objectif ou de raisonnable ou de limité), on en revient toujours à continuer le travail, l’œuvre entreprise par les grecs, puis par les chrétiens, Descartes et les sujets ; où existons-nous ?

Or il est dit ici que l’interrogation grecque porte sur le « là » ; qu’est-ce que c’est qui est « là » ? et pourquoi existe-t-il un être qui se demande « ce qui est là » ? Rechercher les conditions de production de ce qui s’existe là au-devant et pourquoi apparaissent les choses. Mais ceci compte tenu que précisément en ce « là » nous existons comme de tels êtres qui pensent, autrement dit qui réfléchissent, qui font retour-sur, qui ramène à zéro-rien, et qui veulent ici et maintenant saisir tout ce qui peut l’être.

C’est cette ambition qui forme la cohérence même de l’entreprise grecque, chrétienne, cartésienne, etc. L’ensemble de toute la réflexivité va donc s’appuyer sur l’acquisition dans l’ici-même de tout ce qui peut être rassemblé (cad découpé, divisé, analysé, puis utilisant les réunifications à chaque fois afin de continuer de diviser et découper ; les unifications, les totalisations sont relatives à une plus grande découpe encore plus ardue à chaque fois ; la pensée n’est pas du tout fascinée par le Un-Tout, mais use des Touts afin de multiplier les uns …).

Appuyons sur cela ; de toute apparence la philosophie semble ne parier que sur le Un en tant qu’il forme Tout. La vérité, cad la réalité, est visiblement que plus on cherche le Un-Tout, plus se produit de la pluralité ; autrement dit le Un-Tout est bien plus l’occasion de démultiplier, de produire et surproduire. C’est en pas ouvrir les yeux que de croire que la promesse est ce qui est tenu, ce sont les effets qui sont seuls effectifs ; des quantités de systèmes et d’idées. Ou donc ; sous couvert du Un qui serait Tout, c’est bien plutôt le Un increvable qui découpe tout ce qui lui tombe sous la main ; c’est qu’en effet ce qui se dé-couvre est une structure qui n’a que faire de former un « tout », elle produit des touts en abondance, peu lui chaut. La structure est le Un, le Un sans rien du tout.

C’est le creusement par la réflexivité de la cohérence en l’ici même, en ce présentement par qui on veut tout rassembler afin que tout ce qui est, passe par le chas de l’aiguille du seul réel ; le présent ici même, l’ici et maintenant. Cela est la cohérence voulue.

C’est ce creusement qui se continue tout autant par Descartes et les sujets (Kant et Hegel qui tiennent à distance la raison pour Kant et la pensée pour Hegel, distance qu’a introduit le sujet cartésien, de même que Leibniz et Spinoza tentent de distancié l’Etre) comme par les grands sujets (post hégéliens), par les sujets du doute et par les mois dans leur corps lui-même… (Puisque le moi est au plus proche du foyer structurel ardent de la conscience-de).

De conditions en descriptions ce qui s’élabore, s’expose, se montre au fur et à mesure, c’est la structure et la position de notre-être sur le sol du réel. Ce que l’on nomme vérités ou réalisations, ce sont les approches de ce nœud incrusté dans le réel et qui se-sait puisqu’il s’articule comme conscience-de et n’est rien d’autre. Depuis que le réflexif est survenu (depuis qu’il s’est extrait des mondes, des groupes et des langages, comme de l’immédiateté, du corps et du donné là), il cherche vide, à explorer sa propre structure, sa position sur « ce qui est », son possible et ses effets.

L’ensemble des technologies utilisées, (de la pensée grecque aux chrétiens et affiliés, au cartésianisme, aux grands sujets, aux mois, de l’acculturation monumentale et de l’humanisation universelle ou de la personnalisation) sont autant d’expositions, d’explosions, de réalisations, mais aussi d’approfondissements de cet-être (y compris dans ses approches objectivistes ou objectaux du moi).

Parce qu’il est évident que cet-être, cette structure réelle dans le réel (puisque la conscience-de est l’articulation jetée de la cervelle vers le donné là et même vers le là du donné) n’occupe pas indifféremment n’importe quel lieu réel et que la description de cet lieu-moment constitue cela seul que nomme et dénomme la philosophie ; l’ontologie même de cet-être, la racine par laquelle il tient.

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Le point unique de tout Réel

30 Octobre 2014, 08:59am

Publié par pascal doyelle

L’être comme seul présentement, et ceci sur le mode du ; reconduire à nouveau et à neuf, ce que l’on est déjà, reprendre et relancer le même monde, le même moi, le même sujet, redécouvrir ce que l’on sait sans le connaitre, et par ce savoir se pousser à être.

Il n’est donc nulle part et en aucune manière une unité à « ce qui est ». Puisque de toute façon la réalité est divisée indéfiniment et que le réel est ce qui explose toutes les réalités ; chaque point réel, chaque ici et maintenant. Ce qui explose la réalité, mais aussi donc ce qui l’expose.

Parallèlement il n’est aucun point de quelque réalité que ce soit en qui l’être, le réel, le « qui-est » puisse manquer. Partout où cela est, le réel, le « qui est » existe. Chacun est, où qu’il soit, instantanément articulé à « ce qui est » (ou donc se trouve dans le « qui est », à preuve chacun est lui-même acte et activisme profond, chacun est-déjà en acte).

Il n’est aucun point de la réalité qui soit séparé de l’exister pur et simple. Où que l’on soit on peut accéder à « ce qui est », mais en considération de ceci ; «ce qui est » est un acte, qui se traduit par « qui est ».

Ça n’est pas une personnalisation qui est sous-entendu par le « qui est » ; si le « ce qui est » est un « qui est », c’est au sens de mécanisme imperturbable qui existe. L’être est un mécanisme ; le mécanisme unique partout parfaitement identique dont aucun, aucune conscience, cad aucun être ayant un rapport à (soi), n’est séparé. C’’est un mécanisme « qui est » et cela nous est instantanément accessible d’être pour chacun là où il se trouve, puisque chacun est en son ici et maintenant dans l’ici même.

Autrement dit l’être même est l’acte. La perfection ne peut pas demeurer figée et sans devenir ; la perfection est le devenir ; elle est ce qui outrepasse son être même, qui outrepasse même son propre être ; la perfection, le parfaitement réalisé est ce qui existe encore en plus que ce qu’il est.

L’être qui serait seulement « cela qu’il est » définitivement et à jamais, cette idée surnaturelle n’a aucun sens, ou plutôt elle a un sens selon l’espérance humaine mais n’en a aucun en considération de ceci ; que seul ce qui est, existe, et il n’existe que le présent, le présentement. Chacun est déjà toujours au point même de l’existence qui ne se quitte jamais.

Si l’on cesse de vouloir comprendre que chaque ici et maintenant est absolument « e qui est », on remplace le réel par une sorte de réalité, plus ou moins complète et plus ou moins organisé autour du seul réel. Mais de toute manière quoi que l’on pense, imagine, croit, désire, décide, se représente, ce sera toujours à partir du seul point qui est et que l’on en quitte jamais, puisque lui-même, ce point, ce chaque point, ne se quitte jamais. C’est objectivement que ce qui est, est chaque ici et maintenant, ou donc plus largement l’ici-même (le ‘qui est’).

Rappelons ceci ; de ramener tout ce qui est à l’ici et maintenant (à chaque ici et maintenant ; j’écris ceci en cet ici et maintenant, vous le lisez en votre ici et maintenant et bien qu’ils soient absolument, absolument distinctes, c’est le Même…), de tout ramener à cet ici même, ça n’est pas réduire à. C’est au contraire devoir tout faire surgir de cet ici même.

Il est des vérités, il est des sujets, il est des mois, il est des mondes humains et des mondes naturels (et probablement des quantités de mondes naturels), mais tout cela repose sur un seul Point.

De même, si l’on e tend conscience comme étant déjà pleine d’on ne sait quoi, on s’engage dans ces circuits qui tournent en tous sens, reviennent vers eux-mêmes, s’engrossent et accouchent indéfiniment. On suppose que conscience équivaut à « conscient » (et ce sera toujours tel conscient déterminé, identifié, qui se prend pour un moi ou pour un surhomme ou un immortel ou ange ou démon, etc, tout ce que l’on a pu inventer), mais conscience n’a pas de sens, de contenu, d’identité.

Conscience est purement un mécanisme vide et fabuleusement actif ; elle est l’activisme même. Il n’est rien de plus actif, ce qui signifie de plus extensif (pensée, grecque), de plus intensifs (sujet, cartésien et autres grands sujets), de plus dense (moi et personnalisations en un corps, incorporations parcourues en tous les sens possibles d’un tel-monde).

C’est donc en cela que nous sommes engagés, bien que de toutes nos forces nous résistions et tentions de revenir à une identité, telle ou telle, personnalité ou nation, ou religion ou diverses sortes de signes amalgamés.

C’est que le mécanisme (la conscience-de, la conscience de (soi), qui n’a pas de « soi » justement mais n’en est pas moins Une, puisqu’elle est structurellement) n’a pas de représentation ; il les emprunte, emprunte telle ou telle identité.

Ce qui serait désespérant, sauf que d’une part ce mécanisme ne s’oppose pas du tout à ce que vous soyez le moi que vous êtes (il faut bien qu’il se rétribue d’une idée image de (soi) ) et même ce moi est l’occasion que votre structure puisse s’exister, et que d’autre part puisque vous n’êtes qu’en partie ce moi-là, il vous est possible d’être plus qu’un tel moi ; ce que nécessairement vous êtes, déjà. Un moi est cette idée-image, pourquoi on voudrait congédier le sujet en lui imposant d’être une image-idée (lorsque l’image prend le pas sur l’idée de « soi) ). Idée-image ou image-idée sont deux versions, deux lectures ; selon que l’on prend par un bout ou l’autre.

Rappelons que le moi n’a aucune représentation « physiologique » de son corps (il n’est pas son corps, comme un animal est le sien, parfaitement), et que donc le moi superpose à ce corps ignoré (à jamais) une image-idée ; dans laquelle il se propose son identité (son moi qui tient du conscient et de l’inconscient de ce moi, chaque moi se « double » d’un inconscient, de même que tournant et retournant la pièce de monnaie, il tombe toujours sur la même face, alors que l’autre, pile, est passée dessous).

Rappelons de plus que toute la difficulté de concevoir, comprendre ce que c’est qu’un « moi » (qui n’est absolument pas du tout simple à saisir, puisque tout moi est infiniment proche de, dans, par la forme même de conscience-de ; il n’est rien d’autre que des mois pour porter le mécanisme conscience-de), toute la difficulté est que le moi ignore la conscience ; la conscience (on le re-re-dit ) n’est pas le conscient. Autrement dit en un moi, la conscience vagabonde … elle ne se situe pas. Rien ne peut la situer. Elle est ce qui situe mais elle-même n’est pas située et n’est pas même située par elle-même ; c’est toute l’invincible conception que l’on doit saisir (et dont dans la vie on est saisi).

Si l’on se demande par ailleurs puisque la conscience n’est pas le conscient, ce que donc elle peut bien être, c’est qu’il faut prendre tout à rebours ; la conscience n’est pas une origine temporelle ou causale ; elle est une origine rétroactive (c’est en cela qu’elle est pur activisme). La conscience-de tient donc (existe) parce qu’existe le corps, le monde humain, le langage, le conscient, l’identité d’un moi, et que rétroactivement la conscience survient en plus ; autrement dit tout réfléchit inversement pour la conscience-de… On ne trouvera pas l’origine causale de la conscience dans le donné puisque ce donné cause l’être séparé de cette conscience qui en retour produit ce que l’on nomme l’humain, le langage, le moi, l’acculturation, etc.

De même on ne trouvera pas la vérité comme si un contenu quelconque (toujours quelconque par rapport au Rapport absolu et radical qu’est ce rapport à (soi) qui définit ce que « conscience » est), comme si un contenu pouvait surpasser cet être qui engendre précisément les vérités, mais on a vu que la philosophie ne se contentait pas de subvenir à quantité de vérités, mais qu’elle était la compréhension de ce rapport, du retour-sur ; qu’elle forme le système formel antérieur aux vérités, aux sujets, aux mois. Qu’elle est le système antérieur à la vérité comme principe, à la liberté comme principe, au corps comme principe (grec, chrétiens, sujet fondamental cartésien impossible, grand sujets, mois).

Ou donc ; il ne peut pas exister un système de vérité, et pas même un système des vérités (entre elles), mais il existe mieux que cela ; il existe le système formel lequel distribue trois sortes de réalisations (de réal-isations) ; la pensée, le sujet et le moi. Il est encore possible de bâtir des système de vérité(s), ou que l’on se veuille encore comme Sujets (bien qu’il soit impossible, cela importe peu et que dorénavant ce sont les Mois qui dirigent le monde), et tout cela est encore possible (et donc vraiment engendrable) parce que notre être qui s’est inventé/dé-couvert par les grecs et les chrétiens (et affiliés) est en lui-même réflexif pur et que tout ce qui s’engendre par le réflexif se retient lui-même ; la pensée grecque pense encore, le et les sujets s’existent encore, les mois prolifèrent.

Par contre il est devenu impossible de retrouver ces mondes humains qui existaient selon leur synthèse chacune particulière ; bien que dans tous les mondes humains (puisque la synthèse est une réflexivité évidemment) soient disséminés de la réflexivité (éthique, esthétique, idéelle, politique, etc).

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Le soc qui creuse ce qui est

27 Octobre 2014, 10:53am

Publié par pascal doyelle

Si l’être est ce qui est, et qu’effectivement il n’existe à strictement parler que le présent, dit le Présentement, alors tout commence toujours ici et maintenant constamment, dans l’ici même incessant. Parce que le présent est « ce qui ne cesse pas ».

Toute chose composée se dissout. Tout est toujours totalement différent de toute autre. Même un point sans rien est absolument distinct de tout autre point ; il n’est rien qui puisse réunir ce qui est, existe séparément, parce que l’exister est cela même qui est.

Et on ne sait pas en quelle mesure, en quel sens il faut comprendre ce « qui ne cesse pas ». Le plan qui se dresse au travers de tout, de toutes les déterminations, de tous les univers ou mondes, qui sont tous réductibles au moment absolument existant (cad existant tout court), qu’est le présent, le présentement de chaque point, on ignore ce qu’il … est.

Cette dimension de l’actuellement présent en lequel chacun est-déjà-toujours-instantanément, réel avec le réel même, est une dimension. Elle est même autant que l’on en puisse juger La dimensioN même. La dimensioN qui contient les autres ; enfin celles que l’on connait par l’empirie, espace, temps, présent, passé, futur, étendue ou durée, mais aussi déterminations et matérialité, conscience-de et forme pure de la structure (la conscience-de ne contenant rien, est formelle, elle n’est pas composée, au sens où elle surnage en plus de toute composition, et non pas au sens où elle contiendrait toutes ces compostions , ni au sens bien sur où elle les exclurait, elle ne contient durablement ni n’exclut en quoi que ce soit aucune détermination ou composition ; elle les traverse, réellement, elle traverse via la matérialisation, le corps, le moi, les mondes humains).

Cette dimensioN que l’on sait instantanément, le présentement de chaque point, ce retour -absolu-radical qu’est notre être de conscience-de, est l’être lui-même. En personne, pour ainsi dire.

Il ne convenait pas que des distances et des complexités indénombrables nous séparent de l’être, il fallait bien qu’il soit là, non pas seulement immédiatement là mais instantanément là. Déjà là. Qu’il soit inscrit en cela même que nous sommes, et nous sommes non pas cette réalité humaine ou cette humanisation ou cette personnalisation, mais cette structure qui constamment réarticule tout donné.

La proximité de l’être, de « ce qui est », de « qui est », n’est pas une « proximité », elle est inscrite dans le revers lui-même de notre structure, elle est formellement en notre être même. Ou plus exactement, le présentement est dans cette antériorité à tout, laquelle antériorité ne se dit que de cette manière ; ontologiquement, cad philosophiquement.

Pour cela depuis le début loin de poursuivre on ne sait quels objets plus ou moins amenés par les critiques, comme illusoires ou idéologiques ou inobjectifs, la philosophie se situe en cette antériorité, réfléchit littéralement la position de notre être-structure via, par, selon, pour, alentour, au-devant et dans l’en-plus de l’être même ; dans l’ici et maintenant de la cohérence radicale.

Aussi faut-il assumer intégralement le devenir pris. Assumer Notre Pensée. Depuis les grecs, puis les chrétiens et affiliés, depuis Descartes et les quatre qui explorèrent la possibilité marquée par Descartes (Leibniz, Spinoza, Kant et Hegel et les idéalistes), il faut suivre les grands sujets remontant dans la structure même du sujet fondamental (inexistant mais réel) cartésien, et poursuivre encore les conditions d’existence matérialiste, la matérialisation en et par un Corps que sont tous et chacun des Mois, secondés par l’objectalité de leur constitution et l’objectivisme des sciences (le sujet ignoré des mois se doublant du sujet absenté des sciences, qui sinon ne parviendraient pas à leur scientificité, jusque et y compris dans les philosophies du doute, du non humanisme, analytiques, ou les philosophies d’ontologie directe, telle Deleuze ou Badiou).

Parce que c’est une seule et même réflexivité qui creuse ce qui est et épuise ce qui se peut. Une pure structure vide et formelle, soc qui arrache la réalité jusqu’au réel.

Morale provisoire (….)

Plus « raisonnablement ». Le moment présent qui se répète dans l‘indifférence, qui est admis comme vague résultat de tout le reste, simple paramètre secondaire, serai en fait l’arc même de ce qui est. C’est ici et maintenant que cela commence, sans cesse, que se cela se lance, à nouveau, qui supporte le poids de l’exister et nous instruit déjà de la radicalité totale, fondamentale, de l’exigence pure et simple, de l’impératif qui bien qu’impératif et puisqu’étant le seul et unique (il n’y a rien d’autre) ne peut pas nous écraser de sa contrainte … il n’est pas une contrainte parce qu’il n’est rien d’autre ce qui veut dire ; un, qu’il est déjà tout entier en cours de réalisation (il ne faut pas s’astreindre à une quelconque morale ou exigence abstraite qui se surimposerait, ce qui serait absurde , rien ne se surimposant à « ce qui est », et on retrouve là l’innocence fondamentale ; on est déjà tout ce que l’on est), et, deux, nanti de ce savoir que déjà l’exigence emplit entièrement « ce qui est », elle correspond fondamentalement à ce que l’on peut être ; on doit être ce que l’on peut être, parce que l’on sera ce que l’on doit.

C’est la parole, la fulguration énigmatique de Descartes ; dieu sait déjà qui nous sommes, non que nous ne soyons pas libres… mais justement il sait déjà très exactement notre liberté… et c’est cette logique là qui est la plus extravagante (que l’on admette dieu ou non, c’est cette hypothèse logique qui est fondamentalement à éclaircir).

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La forme Radicale de "ce qui est"

26 Octobre 2014, 10:22am

Publié par pascal doyelle

Ça n’est donc pas la matière ou la détermination ou l’espace ou le temps qui créent ce qui est, mais c’est le Présent. Le présent coupe radicalement (cad à la racine) toute réalité, toute détermination, de haut en bas, sauf que ce haut et ce bas sont ceux du présent même (et non d’un repérage temporel ou spatial) ; le présent est LA dimensioN.

Le présent est cela seul qui Est. Je ne perçois rien d’autre qu’aboutissant ou relevant de et à partir de ce présent-çi. Par illustration, on tendrait à considérer que le présent est la résultante de tout le reste ; ce peut être le cas de ce moment présent çi, qui est dans un monde qui est temps-espace-déterminations, mais le présent réel est ce en quoi existe le moment présent ; le là lui-même. (Ce qui par exemple se réfère à Heidegger ; il existe un donné là, le monde avec les choses, etc, mais aussi existe le « là » du donné, de n’importe quel donné, le « là » qui supporte tous les mondes, ou que supposent tous les mondes, qui les supportent en être ou que les mondes supposent en vérité (il faut remonter invariablement à un Etre distinct des étants).

Celui que l’on ne quitte jamais. On n’existe jamais hors du présent même. Pareillement, si je veux rejoindre ce point là-bas distant de 300m, ce sera le-même-présent. Aucun point ne recouvre aucun autre ; il n’existe aucune point au-dessus de tous les autres, la simultanéité de tous les points est inaccessible par aucun des points réels, puisque « ce qui est » est chaque point en lui-même et que cela constitue la limite ontologique absolue.

(C’est uniquement par reconstitution mentale, imaginaire, des autres points que l’on conçoit une simultanéité ; ce qui ne signifie pas du tout que cela soit absurde ou faux ou illusoire, etc, mais que au niveau ontologique ces compréhensions, très réelles, n’existent que par, via, pour, et selon le Présent, qui est cela seul qui est).

Cela revient par exemple à cette évidence ; le point présent ici et maintenant (puisque l’on nomme ce point « présent » mais sans référence première au temps, ni à l’espace ; le temps et l’espace existent DANS ce point) est le même qu’au tout début du temps ou de l’espace ; littéralement il n’est qu’un seul point ; le Même. Ou donc le Même point a déroulé intégralement toute la possibilité de ce monde çi. Tel la vague d’un unique présent qui épuise tout le donné du début à la fin, du point unique du début à tous les points, la simultanéité étendue, dans toute son extension. La vague de présence a exposé au-devant de soi, dans son présent absolu et unique, tout ce qui peut être (quand à ce monde çi, ce qui évidemment peut supposer que des mondes, il en existe des quantités indéfinies).

Ainsi chacun est tel quel absolument identiquement présent à « ce qui est ». toujours. Lire ces lignes, en un autre lieu et un autre moment du temps, est parfaitement équivalent à n’importe quel autre point réel, sauf que se transmettent des informations par signes. Mais chaque conscience est toujours absolument acculée à l’être même, puisque le présentement est absolument cela seul qui est.

On dira donc que le présentement est la forme de toutes les réalités ; aucune réalité n’est susceptible de réunir en une fois toutes les réalités, pas plus le temps que l’espace, aucune détermination n’est la détermination de toutes les déterminations, sauf précisément cette forme vide est non seulement se rencontre partout (on ne rencontre même que cette forme de présent ; on n’en sort jamais et surtout et tout autant RIEN ne sort jamais du présentement, il n’y a pas d’au-dehors du présentement).

Il est particulièrement extraordinaire de clouer le présentement à l’événement par exemple ; c’est une pensée d’une intensité magnifique, mais l’événement qui est censé marquer le devenir ou la réalité, formule un Un qui concentre la réalisation des choses. Or le présentement ne marque rien, sinon lui même ; il n’a pas besoin d’un devenir un de l’être (Deleuze) ou d’une vérité survenante dans son immanence (Badiou) ; le présentement EST l’être.

Ce serait encore avancer du présentement vers un contenu, de réalité concentrée ou de vérité significative, que de promouvoir un événement ; non qu’il n’y ait aucun événement, mais bien qu’il en existe des quantités, justement, et que donc ils ne formulent pas la Forme même qui les pousse, les impose, les expose. Le présentement est le grand déballage. Rien ne restera, tout sera exposé, ou explosé.

Qu’il y ait un événement de réalité ou de vérité, signifierait encore un Sens… Le Sens «surgirait » ou « apparaitrait », formulant sa surhumanité ou sa divinité « immortelle ». Mais si il existe quantité d’événements (et donc des surhumains ou des immortels), la logique de ce qui est, est beaucoup plus cruelle ; le présentement lance invariablement l’exposition qui certes réalise, rend réels, les événements (surhumains ou immortels ou évidement quantité d’autres réal-isations), mais la forme réelle est antérieure à toute détermination de la réalité ou de la vérité ; on nomme cela le réel pur.

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L’inauguration du réel unique

24 Octobre 2014, 07:00am

Publié par pascal doyelle

Exister sur le point de l’être, c’est non pas restreindre la vision à partir du moment tel que là, bêtement, mais c’est faire entrer tout ce que l’on a envisagé jamais en et par ce seul point.

Par cela se condense les trois perspectives ontologiques ; l’extensivité (l’universel), l’intensité (le sujet), et la densité (le moi en son corps).

Par le chas de l’aiguille tout doit s’étendre.

Les trois impératifs contigus

Remarquons la coïncidence dont on ne peut rein peser, rien supposer, rien interrompre ou relier.

Je suis le chemin, la vérité et la vie. Paroles du christ donc.

Non que l’on puisse en admettre quoi que ce soit mais sans grandement tirer le sens, on dira que la vérité est l’universel, le chemin est l’être libre, la vie est la densité du corps (soit donc le moi rétribué). Qu’il y ait une vérité consiste en son caractère formel ; l’être est, le sujet existe, le moi s’élabore ; valables partout et pour tous ; formules vides mais absolument précises. Qu’il y ait un chemin, et sous entendu des cheminements en ce chemin unique, on chemine sur la peau du monde, par-dessus le monde donné là, on explore, mais cependant le chemin reste uniquement celui-là et il faut pourtant et malgré tout le tenir. Qu’il y ait la vie, ce sera donc ce corps, le corps du moi, la matérialité, matérialisation d’un corps.

Et les trois, ensemble ; trois impératifs radicaux. Il faut tenir l’extensivité et l’universel, le sujet bien qu’il soit impossible et l’intensité, la densité et le corps du moi, soit donc l’incorporation. Parce qu’il n’est qu’un seul chemin, vérité et qu’une seule vie. (il est évident que cette architecture en trois impératifs est d’une difficulté sans nom, que les trois étages de la fusée doivent être maintenues ensemble, formant l’ampleur du réflexif pur qui eut lieu comme nouvelle anthropologie (sur) humaine, au-dessus de tous les mondes particuliers humains, langages et groupes, étages impératifs si la fusée doit décoller un jour …)

Les mystérieuses formules

Il faut s’habituer dorénavant à accepter qu’il existe du mystérieux dans le monde et en l’occurrence en cette historicité qui est nôtre. Mais le mystère est un puzzle et absolument pas quelques nébulosités ; le mystérieux est que "ici et là" ce qui doit être dit est exprimé et nommément exprimé ; non en raison de son caractère évocateur, mais en raison de la précision de ce que les énonciations surabondantes délivrent comme rapport à ce qui est, au donné, au là du donné, au réel, au corps.

Il tient à quelques phrases disséminées ici et là ; les phrases expriment des idées, mais les idées sont des rapports, des rapports entre notre être (la structure) et le donné. Il n’est donc pas étonnant en soi que notre être en tentant de définir son, ses rapports au donné là, et au « là » du donné (…) parvienne et en revienne au même statut, à la même positon. Notre-être est partout toujours constamment absolument identique à « cela qu’il est » (une structure vide et sans rien, nue et formelle, en quelque monde humain que ce soit et de quelque personnalité à quelque autre, deux gouttes d’eau parfaites) et cet-être identique est en rapport à un seul et unique partout identique réel.

La logique contre le relativisme habituel

Nous sommes infiniment éloignés, ce disant, du relativisme, de tout relativisme qui a cours habituellement et nous reprenons en ceci qu’il est une logique (et du reste tout ce qui est énoncé çi dessus est parfaitement logique, bien que les énoncés ne soient pas dégagés explicitement comme tel, cela viendra), et que cette logique est fondée en ceci ; que les grecs et les chrétiens et affiliés, et Descartes et les grands sujets et même (comme vu les sujets du doute) manifestent non pas des idées ou des positions exogènes, mais ont portés au jour notre être même et qui ainsi se manifeste scrupuleusement au travers de quelques phrases frappées,

ainsi évidement tout autant dans les mouvements considérables de systèmes intellectifs et surtout dans ces machineries intentionnalisatrices que notre être en sa réflexivité purement mécanique (la conscience-de formelle sans contenu aucun qui se donne sa finalité ontologique, l’être comme idée, cad rapport, qui se donne son être ontologique, le sujet exact et précis, et ce corps en ce monde en tant que moi dense et lourd à porter. Il est clair que désigner les machineries intentionnalisatrices c’est outrepasser ce que l’on nomme habituellement système de pensées ou idéologies, et que c’est exprimer par cela que c’est notre-être, cette structure même affleurant outrepassant les langages, les mondes humains, les corps, les groupes et les pouvoirs, utilisant tout cela afin qu’elle soit.

C’est cet-être qui pointe au travers des couches de signes, de déterminations et de corps, et qui a bâti son architecture ; qui a élaboré par dessus tous les donnés humains, l’architecture intentionnalisatrice (qui a pris dénomination de pensée, de dieu, de sujet, de grands sujets, de doutes et de matérialisations, soit donc l’objectivité des sciences et l‘objectalité du moi, et fondamentalement d’acculturation progressante et articulée à elle-même, puisqu’elle n’est pas articulée à un ou des systèmes de signes ou d’idées mais à un être qui crée ces articulations).

Le chat () de l'aiguille

(qui parait et disparait)

Or tout ceci est venu par le chas de l’aiguille. C’est par une extrémité exigüe, mais immanquablement puisqu’elle est la seule et unique extrémité, de même que de l‘humain il n’est qu’un seul et unique être (au fondement de tous les mondes). Par le chas de l’aiguille, par l’articulation exiguë de l’ici et maintenant, de l’ici même, en son point radical toujours très exactement unique, partout unique. Ce qui se réalise, se réalise donc parfaitement compte tenu que c’est un être réel qui avance dans le réel (dont ce monde, ou ces mondes humains ou ces personnalisations en ce monde humain rendu universel, par sa réflexivité acquise sur sa réflexivité même, ce redoublement par lui-même, sont des effets, des explorations, des expérimentations).

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L’invention du transcendant par l’immanence du corps

18 Octobre 2014, 09:13am

Publié par pascal doyelle

On veut bien que l’on naisse et que ça cause problème, parce que ça cause problème d’avoir un corps. D’avoir un corps, pas d’être. Un corps, ni ce corps. Parce que ce que l’on est, en vérité et en réalité, c’est cette conscience de, plus loin, (soi). Et bien que distincte, ça a avoir avec le corps, mais pas le même.

On n’est pas là où l’on est, parce que l’on est plus en dedans de la structure. Et que celle-ci n’est, à proprement parler, pas. Elle n’est pas. Elle est sur le bord. Elle est le repli qu’est le bord. De sorte que tout est absolument immanent. Sauf le bord. Ce qui revient à dire que dans toute l’immanence, le bord de l’immanence est transcendant. Le bord c’est ce que l’immanence a trouvé pour transcender. Ainsi ça ne quitte absolument jamais l’immanence, mais ça transcende parce que l’immanence a un bord.

Le bord n’existe que de se replier sur l’immanence. Ainsi la conscience est non pas la CONSCIENCE (morale, idéaliste, intérieure, sensée, etc), mais est la « conscience-de » ; une structure purement formelle sans rien, sans contenu, sans intériorité, mais qui étant structure se replie sur/vers/par le donné, et dans ce mouvement crée un espace-temps interne ; qui peut bien s’imaginer être l’esprit, dieu, la raison, les mathématiques, le mana, bouddha ou Allah, ou encore cette identité de « moi », et dans tous les cas une synthèse ; une synthèse qui s’auto valide et part grosso modo dans tous les sens. Mais rien de péjoratif là-dedans ; elle part dans tous les sens en ceci qu’elle explore, s’aventure, se poursuit, se trame.

N’empêche qu’originellement ça n’est que cela ; une structure qui fait retour-sur et se nomme donc la conscience-de. Ce qui suit le « de », par exemple la conscience du moi, de telle perception, de telle idée, de la nation ou du temps qu’il fait, ce sont des contenus ; tout cela ce sont des effets. On juge donc de tous les contenus comme autant d’effets de la structure (qui est un mécanisme très complexe à décrire, qui dispose en lui-même de ce retour-sur qui emberlificote toute description, mais qui étant sans rien et nu, purement formel, est par contre tout à fait facile d’usage … parce qu’il est tellement simple que nous le sommes, l’existons de par sa formidable souple nudité, n’étant rien en lui-même, sans contenu, il navigue comme il veut …)

Remarquons bien que si l’on peut traiter de tout comme de contenus (dieu, l’esprit, les idées, le moi, etc), de ramener tout cela à un mécanisme nu, ça n’est pas décrier ces contenus ; parce qu’après tout on ne sait pas ce que c’est que ce mécanisme … au sens où l’on ne sait pas où il va, ce qu’il veut, ce qu’il peut ; si il se trouve c’est destiné à un corps glorieux, un autre monde, une explosion surnaturelle ; allez savoir. Ce dont on juge c’est ici et maintenant, et ici et maintenant, ça se décrit au minimum comme une structure qui fait retour sur ce qui est donné là, en tant que bord de ce monde, de ce corps, de cette cervelle aussi, etc. Rien de plus.

Le retour que cela provoque peut être considéré comme simplement un savoir ; et effectivement ça crée un savoir, et c’est sur cela que l’on a pensé au début, par les grecs, se fonder ; des idées de Platon au concept de Hegel. Qui se formule comme universel.

Mais l’opérateur de ce savoir se découvre aussi comme un sujet (décrit une fois pour toute par Descartes, au sens où il n’y eut qu’un seul de Descartes); jusqu’à se demander, ce sujet, si il n’est pas, lui, l’acteur véritable (de quelque savoir que ce soit). Et ensuite puisque le sujet est acquis (dont Descartes offre la description), la structure même s’gite et veut remonter son être propre, remonter dans le structurel, créant les grand sujets.

Les sujets du doute

Ajoutons une suspicion ; le dit sujet se met à douter de lui-même comme sujet, qui déjà doutait du savoir …. Ce qui aboutit aux sujets vides et creux qui emplissent toute la réalité de doutes divers et variés. Le savoir est abattu, le sujet est annulé, mais alors qui pense et qui pense quoi ??

Lacan nous dit ; le sujet cartésien. C’est lui qui pense à très strictement parler. Mais il est purement formel et ne tient que de la science ; pas de la philosophie mais de la science. C’est le sujet absenté de la science, qui fait semblant de ne pas exister ; ce qui fonctionne très bien.

Les sujets du doute ont raison de comprendre comme il n’existe pas d’intériorité, d’esprit ou d’essence de l’homme, que l’homme lui-même n’existe pas. Mais ils ont tort de supposer qu’il n’existe pas de sujet ; le sujet est tout désigné ; c’est la structure même. Le pur et simple mécanisme de vide qui inexiste selon le monde, mais qui existe comme bord du monde. Dans le fond les sujets du doute (qui se sont annulés eux-mêmes, qui se situent dans cette disposition là, mais qui n’ont pas su ou pu ou voulu retourner le sujet même, le sujet fondamental, cartésien, unique, acquis une fois pour toutes, qui ne sont donc pas des Grands Sujets, qui ont pris appui sur les grand sujets qui eux-mêmes sacrifiaient leur moi ou leur humanité déjà, mais ne tenaient pas à la science forcément ; alors que le sujets du doute entreprennent de porter objectivement la critique, de se fonder par la scientificité réelle, Lévi Strauss, ou supposée, Lacan, ou les deux, les pensées du langage) conçoivent encore qu’il y ait d’entretenu l’idéal d’un savoir et d’une connaissance, d’une essence et d’une intériorité, et démolissent ainsi tout ce qui s’y rapporte. Ils ont raison, mille fois.

Mais ça n’est plus le savoir-connaissance qui mène la danse … depuis Descartes, c’est le sujet, et qui se dit bien étrangement ; le sujet qui n’est pas subjectif… Le sujet qui est le point de conscience, telle là donnée sur le monde ; le simple et unique point à chaque fois, dans son ici même tout aussi unique, et qui comme tel, puisqu’il est répercuté indéfiniment partout, est la trame même de l’être réel, de la surface étendue ontologique du monde donné là, et du donné là, et du là du donné.

Reste la structure seule, comme une en son mode unique, sa dimension propre

Or cependant ça n’enlève pas le sujet, le sujet comme structure, la forme du mécanisme. Et rien ne fera que ce mécanisme ne soit pas à chaque fois un point. Un point Un. Et que si visiblement le point Un est la forme même de ce qui est, tout autant.

Chaque point de conscience est donc sur le point de l’être, en tant que l’être n’existe qu’en un ici même. La forme de notre être, notre structure, est donc la forme de ce qui est tel que cela est en chaque actualité. Il surcharge le point d'être.

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L’anthropo/logique (de la pensée au moi)

15 Octobre 2014, 08:58am

Publié par pascal doyelle

Si l’on se pose la question de comprendre pourquoi la philosophie n’ayant jamais cédé sur l’impossibilité a cependant bien largement puisé dans les idées, dieu, l’esprit, le sens de toutes choses, etc.

On remarquera ceci les extrémités alléguées sont toutes déjà en elles-mêmes des références réflexives ; idées, dieu ou esprit, cela s’effectue comme opérateurs dans la résolution qui fut amenée par les grecs et le christianisme concernant « ce qui est arrivé à l’humain », au sortir de tous les mondes particuliers antérieurs, antérieurs à cette survenue. Ou donc, ce sont des opérateurs réflexifs, qui permettent de re-situer là où l’on est mais qui demandent en retour que l’on se situe par cela. Dieu a besoin de notre accord, la raison ne se pense pas toute seule mais doit être pensée, on n’est pas libre si l’on n’est pas de plus en plus libre.

Ensuite, ayant acquis l’apport réflexif, via la pensée grecque, le devenir chrétien, le et les sujets modernes, la personnalisation qui suivit l’humanisation (au travers de la révolution unique qui s’impose partout), on peut revenir à ces mondes antérieurs mais ce ne sera jamais que sous la forme que l’on a atteint ; on est par exemple décisivement et définitivement un moi dans l’humanisation universelle, de fait.

Tout l’enjeu qui eut lieu et qui se servit des instruments réflexifs que furent idées, dieu, esprit, sujet, etc, consistait à élaborer l’architecture nue et sans rien, formelle, ayant pour seule base non pas tel ou tel contenu (que ce soit le mana ou bouddha ou la « raison ») mais ayant pour base le seul mécanisme réflexif pur et simple de la conscience-de, qui cessant de se fier à quelque contenu que ce soit, crée ses propres machines intentionnalisatrices ; que les grecs nomment idées ou les chrétiens dieu ou Descartes supposant le sujet, mais aussi tous les grands sujets qui inventèrent des performances contre ou en dehors de l’ordre et de la grâce … le mouvement, lancé, ne peut pas s’arrêter ; l’invention fut aussi celle de la révolution, unique et décisive et puis de l’ambition des révolutionnaires innombrables qui suivirent (en imitation de porter plus loin encore la révolutionnarisme).

Autrement dit, il est clair que les propositions ; idées, et systèmes d’idées, dieu et devenir réflexif chrétien (et affiliés), sujet et grands sujets, moi et conditions d’existence d’un moi, etc ; sont non pas des contenus immédiats (des contenus qui sont donnés dans le monde là localisé et particulier et qui sont admis tels immédiatement, par ex « je crois parce que c’est absurde » concernant dieu, ou « j’annule tout ce qui précède en vertu du cogito » ou « le monde doit être renverser cul par-dessus tête », le révolutionnaire étant un Grand Sujet, Marx comme Rimbaud ou Nietzsche) mais sont élaborés réflexivement par-dessus n’importe quel monde humain, et se désignent eux-mêmes, ces contenus réflexifs, comme universels et, surtout, comme structurels, comme sujets et comme révolution(s), comme corps et comme mois.

On le voit particulièrement pour chaque moi ; il ne s’obtient pas lui-même aisément… On voudrait qu’il en fut autrement, qu’il soit naturel voir destinalement d’être le moi que l’on est, mais c’est faux. Il n’est ni naturel ni destinal. Autrement dit il est voulu et intentionnel et articulé et donc forcément se surmonte, s’invente.

Mais en tout cela il n’est rien de si foncièrement humain ou apaisant. Le libre structurel est une sauvagerie dans tout monde humain, l’architecture qui se formalise, et ce d’abord en s’éprouvant et en réalisant de par soi la formalisation, en devenant cette invention, en modifiant le rapport au corps, le sien ou celui des autres. La réflexivité qui est ce qui travaille la matière humaine, se réalise d’abord ; elle n’est pas une idée ou une théorie, et lors même qu’elle se sait philosophie elle réalise, rend réel, rend effectivement fonctionnel une structure ; qui en philosophie doit en plus se comprendre elle-même.

De plus l’esthétique qui se déploie soudainement en se découvrant comme telle, comme seulement et uniquement esthétique , en resserrant son champ et en poussant plus loin encore toute l’esthétique qui préexistait (évidemment) dans les mondes précédents, développe elle aussi sa propre pensée de soi ; elle se réfléchit parce qu’elle est du mouvement même général de réflexivité.

Or cependant la philosophie doit en plus (de préciser son propre champ et ses propre objets) situer, re-situer cela même qui se passe ; pourquoi doit-on réfléchir, renvoyer à être, retourner la formulation sur elle-même ? Qu’est-ce que c’est que « ça » ? Ce mouvement qui soudainement s’empare du monde ? Qu’est-ce que cet objet impossible « l’être », puisque le réflexif se distingue précisément de ceci qu’il s’en prend à l’être ? Qu’il s’en prend réellement à « ce qui est tel que là » et qu’il veut épuiser intégralement ce qui apparait, et en cela même cette structure n’est pas plus mondaine, n’est pas plus de ce monde-çi qu’elle n’est humaine. C’est cet être duquel participe les autres établissements de réflexivité qui est ou doit être par la philosophie son objet, c’est « cela », ce qui soudainement articule autrement qui doit être identifié ; que cela soit définit par la pensée, par la réflexivité-dieu, par le sujet ou par les grands sujets ou ensuite par les mois concrets innovant leur corps.

Ce qui soit dit en passant inaugure aussi une nouvelle esthétique, politique, éthique, et un nouvel idéel. Il est, il y eut, il devient un monde entier construit par et pour les mois ; parce que c’est là que cela se passe. Si l’on veut par exemple développer un capitalisme néfaste et distordu, il suffit de se demander ; ce capitalisme délirant permet-il qu’il y ait des mois, des personnalisations dignes de ce nom ? S’interroge alors de comprendre ce que c’est qu’un tel moi, et pourquoi et comment les mois réels tentent d’y aboutir ou échouent.

Or à partir du moment où il n’est plus d’un tel moi naturel ou destinal (on serait éternellement le moi que l’on est), ça se complique et se complique selon d’autres intérêts. Parce que sitôt que ça tombe sous la réflexivité, ça regimbe, et non seulement de se poser nommément la question théorique, mais de ceci que tout moi finit ou commence par se la poser, cette question, expressément et concrètement. C’est pour cela que si l’extensivité est relative à l’universel et la pensée, si l’intensité est proportionnée au sujet et grands sujets, alors la densité et la lourdeur, la pesanteur, la difficulté enfin réelle est assumée plus ou moins par tout moi.

La réflexivité qui s’en émoustillait de la pensée et de l’universel, les sujets qui élevaient et intensifiaient et oh combien les grands sujet se sont éclatés, littéralement, la réflexivité a creusé jusqu’à la matérialisation même, soit donc les mois. Dans les corps.

Si l’on demeurait dans le seul registre de la pensée comme raison, on n’y comprendrait rien. On plaquerait l’universel, cette réglementation abstraite, sur la réalité, or c’est la réalité même qui est retournée, chamboulée, emplie de bifurcations dont l’unité n’est ni la raison, ni le sens (de la vie, etc), mais la structure mécanique qui creuse la réalité et la crée, l’engendre, comme matérialisation de ce soc qui fend vers le réel, les réalités qu’elles retournent en sont des effets (humanisation et personnalisation).

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Le seul point réel existant

12 Octobre 2014, 10:48am

Publié par pascal doyelle

On ne peut définir ce qui est que de ceci qui immédiatement est tel que l’on y existe. Tout s’efface, ne demeure que l’instant présent et ce qui s’y trouve. Il n’existe rien d’autre. Pour chacun il n’existe aucun autre accès que l’instantanéité de l’actualité pure et simple. Tout le reste est imaginé, pensé, remémoré, etc, mais tout cela ne s’effectue que du maintenant qui est.

Autrement dit tout n’existe qu’afin qu’il y ait un ici et maintenant.

On peut imaginer tous les autres ici et maintenant mais si l’on veut rejoindre n’importe lequel, celui qui existera dans 11minutes et à 5mètres, ou dans 2 ans et à 9000 kilomètres, ce sera à nouveau un ici et maintenant. L’ici et maintenant est l’unique forme de ce qui est, il n’y en a pas d’autres. On remarquera que jamais on existe ailleurs. On n’existe pas à côté d’un ici et maintenant, on est toujours dedans. On parle du temps, mais le temps est seulement ce point çi en tant qu’il passe ; ce qui veut dire qu’il dure. Il dure indéfiniment. Le même point dure indéfiniment et est indéfiniment réel, puisque si l’être est « ce qui est », il n’existe à proprement parler que cet instant ici même.

Tout se passe là. Rien ne se passe à côté ou avant ou ailleurs. Si ça existe, l’être, c’est « ceci », ici même.

La finalité est donc de tout faire entrer dans l’ici et maintenant. Puisque cela existe tel, c’est que tout s’organise en et par l’ici même.

Par ailleurs, si chaque ici et maintenant est absolument ce qu’il est (et on ne peut saisir ou être saisi que de, chacun, notre ici et maintenant, si on admet qu’il en existe des quantités d’autres, ils sont seulement imaginés ; on ne les constate pas immédiatement, donc chaque point se sait comme l’ici même absolu), si il en est quantité, cela signifie qu’il n’en est aucun qui prédomine ; il n’existe aucun point qui synthétise ou soit supérieurement existant ; pour chaque point tous les autres non existent au sens où ils n’existent évidemment pas là où est ce point-çi.

Il faut ainsi appliquer qu’il y ait une logique dans le chaque-point existant dont seul nous avons la conscience. Et qui objectivement est à chaque fois le seul point réel (puisqu’il n’est aucune objectivité qui transcende ce point, sinon par reconstruction ; cela n’invalide bien sur pas ces reconstructions, mais cela signifie que ce point seul est le réel).

Ou donc ; toute reconstruction par imagination, pensée, calcul, perception même, garde fondamentalement sa validité, mais en ceci que si elle ne s’originait pas à chaque fois en son point réel, elle ne serait pas ; toutes les reconstructions entrent et sortent par ce point, nulle part ailleurs ni autrement.

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La philosophie à partir de l‘impossibilité ; l’ici-et-maintenant

11 Octobre 2014, 08:41am

Publié par pascal doyelle

Nous sommes donc posés là sur le donné du monde. Tout ce que l’on peut penser, imaginer se transforme en contenus. Il n’est pas que la philosophie qui soit remonté dans la structure qui préside, qui prédispose aux contenus, mais il n’est que la philosophie qui ait reconnu que cela est impossible. De là de fil en aiguille, cette impossibilité contamine toutes les activités, et dans la distance et la temporisation que cette impossibilité impose, dans le creux, se développent les réalisations réflexives ; éthiques, politiques, esthétiques, idéels, etc.

C’est de cette impossibilité qu’il lui vient d’augmenter la structure elle-même à défaut de la saisir. La philosophie ne peut remplacer la structure (la conscience-de qui précède tous les contenus) par telle ou telle image, représentations, idée, système, ni par le corps ou l’une ou l’autre représentation ou présentation de ce qui est. La philosophie consiste donc à demeurer, habiter, s’exister comme « ce qui se représentant outrepasse la représentation », mais ce qui tout autant ne peut pas rompre l’impossibilité ; l’impossibilité est, engendre l’outrepassement (du groupe, du langage, du corps, de l’immédiat, du monde particulier, etc) mais ne peut pas s’avancer outremesure puisque cela équivaudrait à retomber dans le piège du contenu.

De sorte qu’elle a élaboré la structure impossible ; celle de l’impossibilité même.

Ce faisant elle positionne le réel. Cela qui ne peut se dériver et cela contre quoi et par quoi l’on existe. Elle ne cède pas un pouce sur l’impossibilité. En ceci elle parvient à ne croire en rien. Sinon en l’être, cad « ce qui se tient là ».

Dès lors s’invente la pensée de « ce qui est », en ceci que la pensée ne se refermera plus sur un contenu, et que donc s’imposera la structure et la pensée formelle de « ce qui est ». la formule « l’être est » est absolument vide et purement formelle et ouvre une autre dimension qui crée la structure, la révolution anthropologique qui consiste à ne plus adhérer aux contenus, et dans la médiation de produire non plus un débordement de contenus, mais une avancée de la structure qui ne possède aucun contenu et joue entre les contenus afin de ménager les interstices, les décalages, les interfaces, les déploiements médians, de sorte que s’impose l’architecture de la structure.

Ce qui se déploie est de par son fait au-delà des contenus, des représentations et des présentations. Ça ne se réalisera pas seulement comme théorie, système, mais comme réalisations. Ça deviendra réalisation. C’est une expérience ontologique qui réorganise la conscience que l’on a, qui préside au déchainement de la pensée qui ne cède pas. Elle ne cède pas non en ceci de tenir à son unité mentale, ou à son quant à soi, ce qui est fort répandu ; elle ne cède pas de l’évidence du réel donné là, extrêmement là, ici même, ici et maintenant, nulle part ailleurs. Elle ne cède pas en maintenant toujours la distance infinie au réel.

Elle n’est pas possible ? Et bien donc continuons. Qu’est-ce qui crée la distance à être ? Pourquoi est-ce cette distance qui s’impose et cette distance ne serait-elle pas précisément non ce qui empêche d’être mais réellement « cela même qui est » ; ce qui est, est la distance même. De ceci la philosophie et la réflexivité qui commence de se déployer dans les mondes humains, par -dessus (avec les grecs ou avec le christianisme et affiliés) crée sur la base de la structure (la conscience-de livrée nue et sans rien) les machineries intentionnalisatrices, et tout cela vers l’architecture structurelle du monde universel unique des sujets tous divisés et infiniment divisés (recherchant leur esprit commun, leur réflexivité partagée et rétributive pour chacun).

C’est l’ici et maintenant qui cloue la pensée en en fixant l’arrêt définitif sur le réel qui n’existe pas ailleurs que dans le là du donné gigantesque. Dans le donné gigantesque, mais dans le là du donné gigantesque, là où le donné gigantesque est. Ce qui est tout différent. Ça n’est pas le donné là, mais le là du donné qui cloue à même le réel l’architecture enfin réelle.

C’est l’évidence de l’existence du monde qui creuse les grecs. C’est l’absurdité et l’horreur de la mort et de la vie qui produit la réflexivité chrétienne et affiliés. Ce qui se crée comme réflexivité anthropologique qui modifie, depuis, toute l’humanisation (qui sort des mondes particuliers).

La menace est constante qu’il se reforme ici et là des mondes particuliers, des fermetures sur les déterminations ; le moi qui est pareillement aux monde particuliers, synthèse immédiate (qui prend pour vrais et réels ses contenus et en forme, en bricole une synthèse) qui va étouffer dans une immédiateté sans voir qu’il est tout autre que ce donné inerte ontologiquement. Les mondes humains, les mois n’ont pas en eux-mêmes de vérité au sens où depuis les grecs et la réflexivité chrétienne et affiliés, au sens où vérité signifie tout autre chose que « contenu ».

Le plus surprenant en tout ceci est que l’engendrement d’un système formel au-delà des vérités (qui permet la création ou la découverte de quantités de vérités), que ce système donc fonctionne. Mais il laisse chacun, chaque sujet (ou donc chaque sujet en un moi) sans rien, nu et vide mais vide au sens précis de formellement existant. Le système fonctionne et fonctionne comme formel ; il a réduit l’ensemble des contenus et a commencé de réduire chaque moi vers son sujet, passage du contenu à la forme pure et simple de (soi).

Par exemple ; dans quelle mesure un système économique finit (ou commence) par se figer sur des contenus (cad des immédiatetés, des corporéités qui sont définies par des technocraties, au sens large, des hiérarchies et des inégalités forcément, des objets de désirs et donc l’idéologie du désir sacralisée, etc) et par fermer intégralement ses mondes sous prétexte que, économique (et technologique, et scientiste, et psychologiste, etc) , il manie des objets, des objets matériels, et donc supposément de la réalité … Parce que dans le cadre universel (fondé en raison mais outrepassant la raison, puisque la constitutionnalité installe la liberté en plus de la raison), l’économique crée ses propres mondes, et que ceux-ci comme tout monde, se referme sur chaque fois lui-même (de même le capitalisme que le communisme, pareillement que tout monde religieux).

Cela met cartes sur table de ce que l’on entend par réalité ; tant que l’on croira que la réalité est la matérialité ou le corps donné là (ce que l’on nommera la corporéité l’opposant à l’image-idée du corps que tout moi cherche et crée) ou le désir ou donc au bout du compte les contenus (de conscience), on ne comprendra pas, au sens où l’on n’incorporera pas que la réalité est pour chaque structure non pas les contenus de conscience mais la conscience elle-même (cad le structurel). Le fond du fond quant à notre état, notre état de chose, est la confusion et l’imaginaire égaré de notre être comme n’étant réel que de ces réalités, de croire que notre être est cette corporéité, alors que la seule réelle corporéité (mais comme image-idée), et le seul réel, est structurel, et se dirige vers l'architecture formelle (dont la philosophie est le système formel).

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La Possiblité n'est pas certaine

8 Octobre 2014, 07:44am

Publié par pascal doyelle

La période qui est la nôtre et qui semble répudier son passé ou le dépasser, et ne plus se reconnaitre en son début si lointain, métaphysique dit-on (rappelons qu’à la suite de la métaphysique qui pivote par la vérité, suit l’ontologique qui découvre notre être réflexif par Descartes), cette période est encore et toujours la même poursuite en ceci que l’on se tient (sans le dire) sur la positon du sujet cartésien, mais que l‘on a renié également et que l’on n’admet plus pourtant ce sujet (ce même sujet ..) que selon d’une part l’objectivité (des sciences ou des pseudo philosophies telles les idéologies) et d’autre part l’objectalité (par quoi essentiellement par quoi le moi se délimite et par quoi on définit le moi, et par quoi l’on offre à cette saisie de soi comme moi, les objets conformes ; les sciences humaines formulent des discours qui correspondent à l’absence du sujet par les sciences ou à l’ignorance du sujet dans les fausses philosophies ou les para philosophies ou bien mieux et bien plus utilement les anti philosophies, qui celles-ci sont au moins, contrairement aux précédentes, de vraies philosophies et de vraies pensées ; parmi les anti philosophies absolument valides on placera la psychanalyse de Lacan évidemment, ou les ontologies directes, telles Deleuze ou Badiou, ou d'autres, ou encore Wittgenstein, qui détoure le monde, (liste non exhaustive bien sur).

Ainsi il est parfaitement vain de s’opposer à Descartes, parce que Descartes ne défend pas une thèse (de ceci ou cela), mais décrit un être, effectivement là ; toutes les consciences se placent et se déplacent (sur le monde donné là, dite par ex étendue) selon et par la formulation de « ce qui est » en tant que cela est le sujet, l’ontologique sujet, l’ontos.

Rappelons que Descartes décrit le sujet fondamental ; le sujet impossible, parfaitement rendu par lui. Sujet impossible qui provoquera mais aussi qui sera repris (puisqu’il est notre être, il n’est pas impératif que l’on ait lu Descartes … nous sommes, un par un, un tel sujet). Quantité de grand sujets suivront donc ; il est de la nature même du sujet d’être innombrable et quantité de mois se tiendront de ce sujet (qu’ils ignorent, de même que les sciences l’absentent).

La structure (vide formelle mais réelle et effectivement existante) s’est donc déployée partout ; la même strictement qu’au début grec.

On pourrait comprendre cette émergence comme une composition (une chose, un état du monde, du donné), sauf que ça n’est pas ce que le monde puisse supporter (cette émergence est une dimension qui outrepasse le monde comme elle a outrepassé les mondes humains et n’a pas créé un monde humain en plus des autres, mais le monde unique valable pour tous, de même qu’elle outrepasse toutes les variantes de mois, de personnalisations), de même on n’est pas certain du tout qu’un corps (humain) puisse admettre et se charger de cette structure ; elle est peut-être en plus d’outrepassée, elle peut être outremesure pour notre corps, pour notre potentialité culturelle peut-être très restreinte, et donc in-supportable.

Et que les mois s’en trouvent démantibulés tout moi est au bord de sa réalité, par son sujet ; celui qui est mais ne peut pas se réaliser, qui n'existe pas et travaille, torture et que l'ln soit incapable, strictement incapable, de former l'image-idée du corps qui suffise à supporter, augmenter, s'adjoindre à cet-être formel.

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