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instants philosophie

20 éme le siècle du Moi

27 Août 2007, 17:19pm

Publié par zward

Aussi globale, spécifique, cruelle ou objective soient elles les critiques afférentes au moi  (psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, ou philosophiques) le laisseront indemne.

Parce que une fois pour toutes, le moi fût réalisé. Et il portât sa réalité au plus haut dans la plus poussée expression de soi.

Le devenir, cad le logos du moi, ne peut être réellement réduit par quelque objectivité que ce soit.

Il échappera toujours. Parce que sa réalité est une réalisation. Cad est hors du champ, toujours limité (par essence), du théorique. Puisqu’étant une réalité, les savoirs théoriques toujours glisseront.

La vérité est que la philosophie n’est pas un savoir théorique. Que par conséquent c’est sa nature de saisir ce qu’il en est de la réalité telle qu’en elle-même.

Parce que ce qui s’est passé depuis un siècle est précisément le moi, celui doté d’un sujet.

Le sujet est l’architecture du moi, qui est l’architectonique du sujet. Le sujet est abstrait, le moi remue la matérialité.

Planté culturellement depuis longtemps, le sujet aboutit à la réalisation culturelle absolue ; le moi.

Lequel comme tel crée son monde.  Le monde (humain) dans lequel nous vivons est celui du Moi.

 

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le jeu artificiel des signes

26 Août 2007, 15:39pm

Publié par zward

La philo, même contre son propre jugement
(Ce qui fût assez commun en philo, de penser le savoir comme réservé)

expose ; ce qui supprime, a priori, tout pouvoir ;
et pour cette raison, on n'en a pas encore fini avec la démocratie, elle n'a pas une forme définitive.

Le modèle philosophique isole chacun,
(des autres, de la foule et des "masses»)
mais c'est parce qu'entre tous, il existe un espace ouvert ; celui de l'expression.

Du reste notre siècle passé est parcouru entièrement par la libération des "masses " cad des individualités ...
(utilisés ou non industriellement ou économiquement, ça n'importe pas)
aussi ça n'est jamais dans l'exclusivité (qui peut être vécue)
mais dans l'expression (au sens total et même au sens de désenchantement du monde)
que cible la philo, et tout média d'expression tel qu’il perfore la réalité au travers des signes
(autant dire que le désenchantement aboutit à une réunification étrange, jusqu’à ce qu’elle devienne culturelle, qui est l’essence de l’humain ; cad les signes ou ce qui transparait via les signes).  

Le jeu est que l'artificiel devienne vrai.
Et ça marche.

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deux dimensions : royauté du moi, empire du sujet.

26 Août 2007, 09:16am

Publié par zward

Il est deux dimensions. Celle du moi qui gère le donné qui est emprunté selon une intentionnalité multiple mais unifiante  vers  un point de fuite qui sera de toute manière imaginaire, cad positionnant le corps dans un certain sens selon un autre monde , autrement organisé. Le lieu absolu du mélange, de la subtilité et de l’idiotie.

Et celle du sujet qui traite tout donné selon une intentionnalité stoppée nettement, qui n’admet que le découpable, sans unité autre que celle que le sujet formel est, qui développe la positivité de l’être absolument là où il est (en tant que corps). Quasi aveugle et sourd, mais pas muet. Il nuance, là où rien n'existe, cad qu'il crée et ceci selon une forme, voir un formalisme.

Habitant soudainement le moi, il renverse et brise : toute sa négativité est une décisive positivité de laquelle on ne peut plus décrocher, historiquement.

Mais aussi psychologiquement, et le moi s’en préserve.

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la pensée ontologique

23 Août 2007, 18:42pm

Publié par zward

Ce qui peut tromper, le discours philosophique en tant qu’il pose un gros objet, l’Être, c’est que ça figurera comme une planitude. Cad un objet plat. Un objet-là.

Or il est inaccessible tant que le sujet ne s’y prête pas. L’objet-être est loin d’être simple ; c’est la difficulté philosophique vue de l’extérieur : on ne sait pas ce qu’il en est de l’être. Esprit ? Substance ? Monde dialectique ? 

Peu importe, parce que l’être est la pensabilité. Et ne peut être identifié que par un sujet, mais un sujet dans son activité de sujet. Et durant cette activité il ne se dit pas forcément tel, mais emprunte un représentant à l’intérieur même du discours : il est à la fois le discours comme tel, (l’ensemble), et un représentant dans ce discours. Et ce représentant n’est pas forcément toujours le même concept, le même objet ; il peut se tenir tel celui-ci ou celui-là, et la difficulté de comprendre ce qui se dit, s’éprouve dans ces liaisons qui ne sont pas du tout a priori évidentes. Il faut donc s’installer dans la perspective que le sujet du discours est mouvant (l’ensemble, le concept et le représentant) ; parce qu’il est le sujet, et que celui-ci n’a pas un déplacement aisé ni facile dans un ensemble tel d’éléments.

Mais que désigne-t-il ?

L’Être est une machine à produire ; un aimant qui doit, en devoir-être, précipiter l’expression. Son exigüité stoppe le flux de la pensée, la pensée générale, et la restructure. En pensée ontologique.

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qu'est-ce que l'Etre ?

20 Août 2007, 20:07pm

Publié par zward

La question que pose la philo (occidentale), ça n'est pas "qu'est-ce que l'Être ?".

C’est « qu'est-ce que cet Être, cet être en tant qu'il y existe un être spécifique si étrange ? ».

Cet Être qui n'est pas une surface plane, parce que brisé, au moins une fois, par cet être-homme.

(Ce qui signifie aussi que cet Être n’est pas du tout Un, mais en lui-même brisé et multiplement brisé par nature … et donc qui ouvre à une méta-conception de ce que être veut dire …, soit-dit en passant).

Ce qui porte à développer ce qu'il en est de cet être là, si étrange, et à distinguer d'un côté l'esprit de l'homme, (on n'en connait pas d'autre) et le monde, qui est hors esprit ... qui n’est pas a priori pas un esprit ...

Mais la réflexion dominant les siècles est que si l’être de l’homme est tel, alors il faut que la logique de l’être lui soit coordonnée. Qu’il y ait une logique (compréhensible) de l’être tel qu’il y existe un homme dedans …

Que donc cette logique soit autre que celle du Un.

Et bien sûr qu’elle soit aussi autre que celle du Un divisé en attente d’un Un complet, hégélien.

Puisque de toute évidence la blessure (que constitue la négativité, soit le libre) n’est pas prête de se refermer.

Que donc naturellement l’Être est dans l’altérité : et a priori dans l’altérité la plus haute …

Comment ce qui est ne serait-il pas haut perché ?

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méta organisation et imbécilité

15 Août 2007, 11:15am

Publié par zward

 

De ce que la complexité menace et emplit multiplement l’espace humain, nous en sommes à redistribuer le pouvoir ; déléguées à chacun, d’entreprendre, d’organiser, de décider, de prévoir.

Cette liberté est à l’exacte mesure de ce qu’on lui demande. Mais de fait on ne sait plus ce qu’on lui demande. Il apparaît que la redistribution de pouvoir (autrefois centralisé sur une royauté et une pseudo administration étatisée partiale) se ligue très vite jusqu’à former les plus effarants systèmes hiérarchiques, d’une part, et d’autre part des monopoles ; non seulement économiques, mais décisionnels. Qui littéralement décident pour tous selon leurs propres règles.

La « liberté » de tout un chacun vient essentiellement de l’ensemble des choix, ou de l’impression d’un ensemble de choix à disposition, apparente disposition, en tous cas a priori.

Cela orchestre des ensembles de parties de division qui multiplient les débouchés productifs.

Le monde des mois est un ensemble d’ensembles accessibles plus ou moins et plus ou moins inaccessibles. Parce que les libertés d’entreprendre se sont transmuées en décisions et en monopoles, en hiérarchies et en absence de règles pensables. au point que l'organisation humaine est un donné d eplus en plus impénatrable à l'intellect. 

Chaque moi est un domaine plus ou moins réservé, mais parcouru de toutes les nécessités de cette humanisation là. Rien n’y échappe. Le moi est l’enfant pauvre de méta organisations qui sont liées par la même, l’identique méta logique de ce fait-là unique ; on est libre.

C’est parce qu’il est possible que un ou quelques uns sont la ou les causes d’un développement organisé, d’une systématique de production (de tout ; d’objets, de machines, de signes, d’images, de moyens de communication, etc), que cette logique prend place et absorbe tout l’espace et le temps humain. Cad absorbe l’essence de l’homme.

La confluence des deux logiques ; l’acquisition (récente) d’un moi, (et un moi est pour lui-même, toujours d’acquisition récente …il nourrit la production et reproduction de tous les ensembles) d’une part et la possibilité organisationnelle à partir de quelques-uns qui s’auto-confère et l’espace et le temps et les quantités et qualités de ce monde en cours d’humanisation.

Mais il est bien évident, et tout le monde le sait, que cette humanisation est en soi bien plus vaste, en quantité et qualité, que les nodules de pouvoirs, les nœuds de production et reproduction qui s’imposent de par leur auto-méta-organisation.

Ce qui pourrait exister d’humanisation « en plus » de celle-ci , n’a pas , elle , de principe auto organisationnel.  La raison en est que, de même que la méta organisation technico-économico-financière dispose d’objets propres (cad de finalités tout à fait définissables et réalisables de fait), à l'opposé le surplus d’humanisation cherche encore ce qu’il en est de ses finalités ; lesquelles sont, à peine apparaissantes, récupérées par la systématique bien plus élaborée et effectivement réelle et effectivement organisée.

C’est une question de poids : de poids d’auto-organisation possible et réalisable. Et cela signifie surtout que si il nous est possible de définir telles ou telles finalités parce que réalisables, (technico-économico-productivistes), il nous est apparemment impossible de définir les finalités humanisantes supérieures, ou succédantes … Leur « objet », leur finalité nous échappe.
Ou : nous sommes dans l’incapacité de définir ce que notre être peut, en ces termes d’une humanisation supplémentaire.

Aussi tout ce que nous sommes est absorbé et se retrouve, volontairement, par effet de mise en organisation, (qui est aussi une mise en scène…. qui confond le moi comme identité ), dans la seule expression disponible qui soit organisée.

Le terme de méta organisation signifie réellement : ce qui peut être dans un ordre humain suffisamment complexe. Et donc ce qui ne peut pas se définir, sans finalité, sans débouché, ne peut pas être, devenir, s’imposer.

Que nous soyons limités, signifie que nous sommes dans l’incapacité de définir notre être tel qu’il puisse se réaliser en organisation expressive suffisante. Que par conséquent, dans l’aperception immédiate de nous-mêmes, nous rencontrons une limitation détournée. ce qui probablement relève de notre imbécilité. de notre incapacité à maitriser notre quantité et qualité d'être. de sorte que nous produisons du "moi", mais aucun sujet.

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le sujet est debout dans la mort

11 Août 2007, 09:14am

Publié par zward

Il est une illumination interne, un foyer absolu, chez Spinoza, chez Descartes, pareillement, mais ça n'est pas ce qui est communiqué ; c'est ce que Descartes et Spinoza vont en tirer, rationnellement, qui compte, et que l'on retient parce que c'est compréhensible, cad explicite au plus (pas totalement sinon la philo serait parvenue à se clore).

 On retient cela, mais non pas au sens de la reconduction de la même unité telle que vécue.

Mais au sens de reprendre ce que l'on a extirpé de connaissances à partir d'une unité qui l'on tient en réserve AFIN de produire du concept.

En réserve mais en laquelle on se s'abaisse pas ...

J’emploie volontairement "abaisser" ; parce que la raison grecque ne faiblit pas. Soit l'humain est dépendant d'un absolu, soit il s'y mesure.

Si il accepte le combat, alors il a une unité pour soi même à défendre, qui lui sert d'interface ; de médium entre soi et l'absolu.

 La raison c'est juste la pensée à hauteur humaine.

Sous entendu la pensée se prend nativement pour dieu ou identique à dieu, et il faut la raisonner ; mais la finalité est que se raisonnant, elle invente un monde, humain, via des concepts. Des concepts efficaces ; la morale, l'État, le droit, l’identité personnelle, la science, cad le savoir précis comme idéal.

Et plus profondément, cad plus exactement, invente la nature du sujet et ce que le sujet peut être. Le sujet n’est pas le moi, (et n'oublions pas que le moi tel que nous l’entendons, et le vivons, est d’acquisition récente).

Le sujet est l’opérateur de ce que nous avons inventé/découvert : il est le sujet du droit, de la morale individuelle, de l’éthique (qui est autre chose de plus profond), des sciences et des pratiques scientifiques, mais aussi est le sujet de l’esthétique et de l’art en tant que créateur de formes perceptives nouvelles. Il est grosso modo le moi, mais en tant que le moi se rend capable de toute expression et activité dite universelle ; via un système de signes. et ce faisant on peut dire que le sujet n'est pas ou plus le moi, mais une unité émergente. Le sujet est ce qui porte l’expression (de soi, des autres, du monde, des objets et des choses ) à la puissance d’être.

(Sous entendu : sinon, si l'on reste limité au moi, tout est seulement consommé ou vécu ou subi ou ressenti sans que l’on y soit réellement QUI l’on est ; le moi est une fabrication : le sujet , non)

Ce faisant et à rebours de toutes les pensées antérieures à la philo, (antérieures historiquement ou ontologiquement), le sujet s’adresse à l’être en tant qu’être mais il s’y adresse comme sujet invinciblement. Il ne lâche rien de son exigence propre. Il se tient debout dans la mort.

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Lovecraft

10 Août 2007, 20:46pm

Publié par zward

Lovecraft est un écrivain, mais aussi un personnage, en soi,

(Voir le très émouvant /éprouvant documentaire/bio sur sa vie, quasi lamentable et profondément angoissée ; Le cas Phillips Howard Lovecraft)

En revers de cette vie recluse, perturbée, une suractivité et une curiosité très, très moderne ; de Freud à Einstein ... et donc ça n'est plus du fantastique tel qu'au 19 ème, plus du fantastique surnaturel, du tout. Ça se coltine donc au plus difficile qui soit : un matérialisme surnaturel.

 

 La finalité est de cerner, d’encercler le monde humain.

 Mais ce qui nous menace est au-delà de toute humanité ; cad ne peut pas être compris, décrit, expliquer, et toutes les finalités connues sont rompues (y compris les finalités des interprétations connues et tellement spiritualistes qui sont détournées, toutes).

Nous sommes lentement lâchés dans l'espace et le temps et les races effarantes, lâchés par tout le monde répertorié et validé en d’autres espaces et d’autres temporalités. Et les entités très incompréhensibles qui règnent sur ces autres dimensions internes, externes, découplées, et parfois en quelques lieux marqués, empoisonnés, (dont la filiation est toujours significative), des lieux intriqués en notre petit, étriqué, minuscule monde clos.

Bref nous ne sommes pas au monde réel, qui se découvre avec horreur foncièrement inhumain, impitoyable, et divinement impitoyable. Sauf que le divin n'a plus du tout le même goût que celui imaginé par nous …

Et c'est volontairement qu'il pose l'inhumanité de ces (ignobles) divinités ... et la supériorité de ces races inimaginables…

D’où son ambition existentielle et plus : beaucoup plus.

"Plus" parce que ça pose et atteint la limite des limites

(Du savoir, de l'humain, de l'imagination et quelque part de l'écriture ... évidemment c’est de la poésie … donc ça n’aboutit pas à un savoir, mais à une intuition phénoménale, énorme).

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éthique

9 Août 2007, 06:05am

Publié par zward

Le sujet est tension à l’état pur. Pour cette raison il ne peut ni faiblir ni être cause d’un affaiblissement, directement mais aussi indirectement. Toute causation d’affaiblissement est un déshonneur et une indignité. Non seulement dans les faits individuels, mais dans les conditions d’être de tout autre sujet. Si le sujet faiblit quant à l’égalité de tout sujet à tout autre, pour quelque raison que ce soit, cela est cause d’un amoindrissement de sa tension interne, et donc affaiblit sa capacité à viser absolument ce qui est ; cad l’altérité.

Le sujet est assujetti à l’altérité et à elle seule. Comme tel il est libre ontologiquement.

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reprendre l'infiniment ici même

6 Août 2007, 19:20pm

Publié par zward

Rendre infiniment compliqué ce qui est prétendument simple …

À savoir ; le moi ; on est tellement persuadé d’être soi-même … que c’est faux : c’est une construction, très artificielle. Ce qui est très bien (pas d’autre moyen pour un être humain que d’être construit, comme tu le dis), mais que l’on intuitionne comme immédiat et évident : ce qui bloque tout devenir.

Alors retrouver le moi comme (infiniment) compliqué, c’est réintroduire le possible, cad n’importe quoi, le hasard, le désir, le décalage, l’impossible, etc, et plus précisément encore une composante essentielle. Qui constitue le propre du philosophique, qui n’apparaît que philosophiquement, et encore en une certaine dimension philosophique. Par quoi tout est mis en œuvre, au sens propre.

Et bien loin des négations ou destructions, des nihilismes ou des révoltes, utiles mais vaines finalement, du cœur même de la problématique. Tout ce qui négatif, infiniment utile, fait le jeu des institués, des déjà-connus, des refais-le moi à l’envers. La source interne est autre que tout cela. Elle n’est pas non plus ce qui fige le diagramme comme « raison ». Elle n’a pas pour finalité de s’institutionnaliser : ce sont des dépôts. Des acquis. Des déjà dépassés. C’est en avant qu’autre chose sans cesse se coagule. Comme un corps nouveau.

Une recomposition qui peut tout aussi bien affecter chacun des membres du corps, qu’être synthétisé en une linéarité de signes (en arts ou expressions diverses), et qui ont déjà eu lieu… ou enfin reconduit en un concept dernier.

Recomposition qui a déjà eu lieu ; à savoir au 20 ème siècle. Mais on ne sait pas encore ce que c’est ni où ça mène. Là aussi il faut voir que l’on n’a pas encore repris en toute conscience ce qui nous est arrivé. Et particulièrement, ce qui fût au 20 ème, ne peut s’éclairer que de ce qui le précédait : puisque être culturel nous sommes, le mystère du 20ème est une absolue construction qui s’est avérée vraie. Cad réalisée, et c’est notre étonnement que cela fût possible et tenable (sur le long terme) qui nous bouche entièrement l’horizon de la pensée et celui de l’appréhension nouvelle du corps.

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