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instants philosophie

Des libertés dans tous les sens (non sens compris)

29 Septembre 2013, 14:45pm

Publié par pascal doyelle

Il ne s'agit pas tant d'éthique, je crois (au sens de morale) ou alors d'éthique au sens strictement individuel ; à savoir que la grande révolution a consisté à passer d'une légalité morale (à fondement religieux ou communiste par ex) à une logique des libertés ; ce en quoi consiste le droit ... Le droit me parait en son essence même une logique (quasiment au sens propre ... sauf que l'élément de base n'est pas le Un ou l'identité a=a) ; et c'est cette logique dont à vrai dire on ne sait pas quoi faire ni comment la prendre ; en quel ensemble va-t-on englober le libre ? A passer donc du "ce qui n'est pas autorisé est interdit" à "ce qui n'est pas interdit est autorisé"

Imaginons que le libre inscrit dans le droit (qui tend à tout remplacer des codes de jadis ; d'où l'envahissement des règles de toute sorte) est un logiciel, un simple logiciel ; il ne comporte pas en lui-même ses "valeurs" (d'où la prolifération des dérapages individuels ; l'atomisme des sociétés, l'agressivité et l’augmentation des maladies mentales (oms), les délires privatifs (finances et autres), le consumérisme, etc). Le logiciel est abstrait et ne comporte rien ; il s'applique en fonction de ce dont on le nourrit ; le logiciel déroule sa puissance (qui est indéfinie, sinon l'appauvrissement des ressources ou l'épuisement humain ; ce que l'on constate tous les jours). On n'a pas réfléchit (ou si peu) quant aux finalités du logiciel (qui, mécaniquement, s'en fout ; d'où notre impuissance).

Il est donc vrai que la « société » (cad en somme les instances de pouvoir ; et pouvoirs au pluriel puisque il est apparemment de la nature d’un pouvoir d’entrer en connivence active avec tous ses confrères en pouvoir, pour ainsi dire, ils font cause commune spontanément et fondent l’aliénation) nomme « libre arbitre » la simple incohérence des êtres libres non intelligents (cad non reliés), et que cela profite aux pouvoirs. Non seulement parce que chacun est isolé et dans l’atomisme généralisé, mais parce qu’il n’est aux libertés pas de finalités définies explicitement ; aussi les libertés ou le système abstrait général des libertés emprunte-t-il diverses finalités exportées de çi de là. Le corps, la nature, l’homme générique, la psychologie du donné « là », les moralités anciennes, les rôles plus ou moins repris et bricolés selon les alternatives du moment, etc. Mais en aucun cas une pensée théorique et réelle de l’architecture des libertés entre elles ; à croire que la liberté est seulement d’accentuer le libre jeu de tendances, de désirs, de besoins, donnés « là » comme monde et ne porte aucune finalité.

Cette liberté faire-valoir, soit donc la définition abstraite de la liberté, ne creuse absolument pas sa nature, son être, son existence même. Elle est constatée ou vécue comme telle, sans plus, sans plus d’intelligence, de réflexivité.

L’irréflexion quant aux libertés est du même acabit que l’indifférence quant à l’universel ; on a posé historiquement au travers de la révolution unique (il n’y en eu qu’une, partout, plus ou moins elle-même achevée et poussée plus ou moins à ses limites ; la démocratie libérale) un état donné de l’universel identique à une liberté « là » constatée. Il n’est pas de dynamisme qui soit pensé du libre ou de l’universel.

La réflexion se déplace donc dans la folie ; chacun est amené à combler, nourrir, abreuver, l’être assoiffé de sa liberté ; est amené à penser, et chacun pense comme le libre logé absurdement en un corps, une identité, peut, est en mesure (faible mesure) de penser ; il utilise ce qu’il a à porter de main, les finalités immédiates ou basses ou faibles.

Les anciennes résolutions du problème central, unique, du libre, en tant que ce libre est un être (et non en tant qu’il est simple fonction de ... tout autre chose que lui-même), ne fonctionnent que relativement ; l’universel ou le devenir conscience s’éteignent aux porte même du libre réel, pur et simple (que chacun est).

De sorte qu’apparemment celui-ci n’a plus d’autre possibilité que de revenir au monde même tel que là et tel qu’il peut lui soulever ce monde, le porter et l’admettre et l’inventer à partir de ce « là » (qui n’est pas du tout négatif en soi , excepté que d’y stationner paralyse le devenir plus loin de la structure), et cependant lorsqu’il s’appesantit comme monde, donné ou vécu, il le travaille et cherche à disposer son être réel, son corps, sa personnalisation, etc, afin de se rendre capable de plus grand que lui ; soit le dénommé sujet ; celui qui reprend l’universel et le devenir conscience en propre, qui continue le devenir structurel, qui se constitue du réflexif.

On conçoit la liberté comme la possibilité de faire valoir notre individualité, (le vécu, le relationnel, le bonheur, etc) ou comme fonctionnalité (d'une psychologie, d'un moi, de physiologies, de désirs, de réalisation de soi, etc). Mais on ne conçoit pas le libre comme étant en lui-même une vérité, ce qui veut dire ; qui porte en soi son propre programme. De même l'universel fut réalisé ; Etat, droit, sciences, culture universaliste, etc ; mais abstraitement (cad hégéliennement). Le 20éme est en ce sens le "remplissage" du cadre abstrait ; sauf que l'universel est arrêté, figé, non continué et l'Etat est dépassé par (tout le reste) tout comme les libertés sont vides et cherchent leurs finalités ; et plus il se manifeste, s’exprime, se montre, s’expose nos contenus (d’où l’inflation monumentale des médias, du cinéma début 20éme à facebook) plus le libre se creuse de perdre tout contenu.

D'une part les libertés tournent comme des poulets sans tête à ne pas savoir en quoi s'investir (d'où la multiplication indéfinie des désirs ou des maladies ou difficultés mentales), et d'autre part il est également quantité de libertés qui se réalisent (comme éthiques, morales, politiques, idéel, esthétique, etc, du reste les mai68, de toute la planète, d'hier et d’aujourd’hui, se fondent en cet engouement des libertés). Or dans le devenir général du libre (c'est de cela dont il est question) on n'en a pas encore vu la fin ; le propre du libre est essentiellement qu'il se propage. Le libre n'est pas le "n'importe quoi" ou chacun de par soi ; il est, en essence, de devenir (et n'est pas un "état de chose" soumis aux sciences par ex).

De même que la philo a pensé (très exactement et pluriellement) les conditions de vérité (sans préjuger de quelque vérité que ce soit) de même elle est depuis Descartes à saisir les conditions du libre (puisque la philo est antérieurement à Descartes dominée par la vérité comme horizon et par le libre comme horizon après Descartes). De sorte que l'on peut lire "ce qui s'est passé" depuis Descartes (de Rimbaud à Nietzsche, de la psychanalyse aux sciences hu) comme conditions de cet être non évident, étrange, à peine existant qu'est le libre pur.

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Qu'est-ce que la conscience ?

22 Septembre 2013, 13:46pm

Publié par pascal doyelle

Le mini mécanisme ontologique est donc l’art et la manière d’amplifier la réalité et de produire un être spécifique, dédié au libre pur (ou ce que l’on nomme comme tel ; à voir si il n’est pas d’autre formule, et sans préjuger que quelque part, ailleurs, il n’existe pas un être spécifique encore mais supérieur ou autre radicalement et que l’on ne puisse pas imaginer de notre pauvre expérience quant à « ce qui est », quant à l’étendue invraisemblable de tout ce qui peut être).


Le mini mécanisme, la conscience, est une forme vide, absolument positive (il n’est nul manque ni anti ontologie, dont on ne voit pas de quoi elle se pourrait tenir ; puisque le néant comme il le dit, n’est pas), qui marque donc, à l’inverse de tout « anti-position », l’unique positionnement radical d’un être réel qui est effectivement (qui pourrait le nier ?) ; l’être de conscience.
Puisqu’elle est libre, elle ne peut pas être elle-même composée ; elle n’est pas une détermination (fut-ce la « raison », en soi, en personne, ce qui est une position absurde ; la raison est celle de « quelqu’Un »), qui correspondrait à une détermination ; elle n’est pas un contrat passé avec elle-même, ce qui supposerait qu’elle soit avant que d’être … absurde également.
La conscience est donc ce qui naît d’un embrouillamini de perceptions de divers ordres, en diverses régions (du corps, du langage, des autres, de tout ce que l’on pourrait découvrir qui la précède), et elle naît au sens de surgir ; elle est en-plus (et donc ne contredit en rien aucun des dispositifs dont elle s’issue. Par rapport à la cervelle, elle n’y est pas ; elle est l’articulation d’une cervelle avec le dehors (de cette cervelle et de tout ce qui s’y trouve). Articulation et elle rapporte ; elle est rapport et n’est que cela.
Ainsi le langage est lui-même simplement un rapport entre signe et signe ou signe et chose ; un signe est une relation et n’est que cela. Pour cette raison entre langage et conscience, c’est le langage qui est conscience (mais c'est en parie illustratif).


Ce qui ne fonctionne pas à l’envers ; la conscience n’est pas (seulement) le langage ; on ne voit pas quel profit le dispositif tirerait de se retrouver limité par une prononciation, un énoncé, un langage ; il faut pour que simplement elle fonctionne (comme conscience de) que la conscience soit plus étendue que n’importe quelle fonctionnalité ; puisqu’elle doit admettre la réalité, le dehors comme celle du dedans, la cervelle ou le moi ou les mémoires, etc.
Notons bien qu’il n’existe alors aucune conscience qui existerait suspendue on ne sait où ni comment. Elle n’existe que née de tout ce qui la précède ; des fonctionnalités, des dispositifs, des physiologies, langages, ou autrui, etc.
Or n’étant évidemment pas en mesure d’exister avant que d’être, il semble adéquat de penser qu’elle surgit de la cervelle, comme dispositif au sein des dispositifs et se tenant de tous ceux là ; elle se tient de la perception, des signes, des corps, etc. une atteinte au corps, signes, perceptions la réduit ou l’augmente en proportion ; mais disons qu’elle obtient néanmoins, malgré les aléas, une stabilité ontologique pour ainsi dire statistique.


Ne procédant pas d’elle-même, le problème est qu’elle est un être « qui se sait ». Elle ne sait rien du tout, sinon qu’elle est. (et du reste lui pose problème de connaitre de quel signe ou perception, elle est, puisqu’elle se produit en plus des fonctionnalités, physiologies, et autres ; la question de son identité de qui ou de quoi l’a-t-elle empruntée ?).
Cette unité est purement vide et ne se voit pas ; elle se délègue donc en ceci ou cela pour se rendre visible (un nom, je me nomme un-tel, un signe de son vécu, ou une proposition abstraite « l’être est », etc, elle vadrouille et son être est d’explorer).
Se-sachant, dès lors il lui est possible de se réguler quelque peu, un minimum ; le se-sachant, sa conscience de soi comme conscience (elle n’a pas à se formuler directement qu’elle est ; elle est se-sachant), peut donc de par soi se stabiliser. Il s’inscrit, dira-t-on.

Son inscription est le repère que toute conscience à d’elle-même ; peu importe ses variations (ses identités, ses signes, etc) puisque la finalité est que la conscience se maintienne comme conscience (cad comme capable d’aborder « ce qui arrive » hors de la cervelle).


Le se-sachant ne peut pas ne pas tisser des rapports … et ceci est fondamental. Il tisse des rapports un par un, puis admet de jouer au sein d’un environnement de rapports ; autrement dit non seulement un signe du langage désigne une chose, mais aussi ces signes se désignent entre eux, et désignent cela même qui opère des rapports.
On ne voit pas quelle limite assigner au tissage de rapports… il en est une quantité sans doute indéfinie (on ne saurait affirmer l‘infini … pour la bonne raison que l’on ne sait pas ce que cela veut dire).

Le se-sachant est donc le "rapporter" en général et est le se-rapporter à soi, (quel que soit le "soi" pour ainsi dire). il est donc un tissage régulé des apparitions de la conscience,en somme, qui se repère elle-même et se marque ; étant déjà réelle, (elle est pleine ou plutôt naît de quantités de perceptions au sens large), elle est de fait douée d'effets réels. Le tissage indéfini des rapports et des repères est en partie uniquement structurel ; il n'est pas composé (de déterminations), il compose et décompose des détermination entre elles.Si il n'existait que comme déterminations, on ne voit vraiment pas à quoi il servirait à la réalité d'inventer des consciences...

Il faut bien que ça serve à quelque chose.

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La vérité est relative à un être qui ne l'est pas

21 Septembre 2013, 13:01pm

Publié par pascal doyelle

La vérité est donc relative, mais, ce que l’on n’admet pas généralement, elle est relative à un « être » qui lui ne l’est pas.
C’est en ce sens que l’ontologique (la certitude de l’être cartésien du supposé sujet, tout à fait hypothétique et dont on ignore encore la nature) a dépassé le métaphysique et que le métaphysique qui était déjà une réflexivité (constitué par la vérité non comme vérités mais comme principe vide formel essentiellement positif et serein et engendrant des vérités et des connaissances) est lui-même conservé comme métaphysique mais porté cette fois par le libre pur (dont le métaphysique ou la « raison » ou l’universel n’ont jamais pu com-prendre la réalité) et se réalise comme réflexivité existentielle et ontologique.
Ce qui s’oppose à ce mouvement est l’idée de soi du moi, du moi-même, qui se prend pour identité (et en ceci pense immédiatement, synthétiquement ; d’admettre la réalité donnée limitée comme vraie alors qu’elle seulement « là » et pauvre, pas même universelle) et ne se sait pas comme processus, comme procédé ; il croit en son identité éternellement elle-même ; alors que tout moi n’est que pour et par (qu’il le sache ou non) un sujet (potentiel et non encore advenu).
Etant qu’il est « moi », il interprète le monde, le donné, le vécu à l’aune de sa logique propre, de son idée de soi (le fondement du moi est le libre, lequel est Idée, cartésiennement posée, de soi ; non pas idée notionnelle ou métaphysique mais idée comme rapport, lien reconnu ; l’infini, le doute-cogito-infini, est une Idée, le corps-esprit est une Idée, l’étendue est une Idée, l’infini ou la volonté pure est une Idée, profondément inscrites dans l’existentialité et l’ontologique cartésiens).
L’idée de soi du moi est son identité que l’on condamne à n’être que subjective ; variable et pliable ou composée et inerte ontologiquement (il n’y aurait d’ontologique que l’universalisation, la vérité -contenue ou la nature, la naturalité de notre être, communiste ou libéral peu importe).
Il ne voit pas que son devenir est un devenir sujet ; que son moi est l’effet de la structure active, de la forme pure.
Que par conséquent il existe pour un moi (et un libre donc) l’ouverture insensée de toutes les réflexivités ; des extases universelle et grecque ou chrétienne et de devenir conscience, comme de première conscience et ou de conscience première (cartésienne puis existentielle, y compris l’extase nietzschéenne d’affirmation de soi comme vide actif absolument).
Pour cela il faut prendre au sérieux le devenir qu’il y eut. Et admettre que grecs ou chrétiens ou Descartes ou Nietzsche non seulement nous en apprennent mais sont, littéralement Sont « ce qui est et ce qui doit être » et ce pour une raison absolue, impérative, en qu’ils sont « ce qui peut être ». Le devoir être est le même que le pouvoir être et notre être est exactement la Puissance pure (cad le potentiel de quoi que ce soit, de n’importe quel monde, donné ou vécu).

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Le devenir histoire et le devenir monde

15 Septembre 2013, 12:57pm

Publié par pascal doyelle

D’une manière générale on peut donc retracer le devenir, l’historicité comme suit.
Nous partons de la parole et du langage dans un groupe qui ordonne immédiatement sa vérité comme monde particulier (dans les cultures diverses et les mythologies et les échanges, etc). ces groupes sont réflexifs (tout ce qui est humain est réflexif) mais use de la synthèse immédiate en prenant pour vrai ce qui apparait tel que cela apparait et est exprimé et essentiellement échangé.


Surviennent donc les deux réflexivités en propre (réflexivités puissance deux en quelque sorte) ; grecque et chrétienne. L’une axée sur l’universalisation (déjà contenue dans tout langage mais alors exposé distinctement, en conscience ; puisqu’il est certain que ce qui existe réflexivement « se-sait » comme réflexif, par fait expresse) et l’autre sur le devenir conscience en une seule laquelle est forcément indéfinie qui pardonne mais aussi libère indéfiniment toute conscience de ses consciences prises et les unes des autres hors des intérêts du monde.
Ceux-ci constituent une acculturation généralisée (pudique l’universel et le devenir conscience sont la Même réflexivité), qui réalisant l’universel et l’acculturation aboutisse à ce dépassement ; l’humanisation se concrétise comme personnalisation. Le moi.


Le monde des mois est effecteur et bien réel ; il valide que chacun peut ou doit pour réaliser son humanisation et l’humanisation en général se valider pour chacun et pour tous. Mais ayant découvert l’être-libre (réflexion du chrétien dans le grec ; Descartes et son dépassement absolu, indéfinie, instantané, et non pas immédiat, en l’infini de la conscience libre divine), le moi se prend les pieds dans le tapis et oublie son universalité mais aussi tend à négliger voir abominer son devenir conscience.
Le moi croit qu’il est (il est, de fait, mais comme sujet potentiel, non comme moi, en tant que « cette identité » qui n’est qu’un agrégat, un composite). Il valide de par son être-libre tout et n’importe quoi ; le libre étant le potentiel majeur, essentiel, fondamental, ce par quoi la réflexivité existe et « ce que elle est » (libre pur).


Le moi cache en lui-même le sujet ; le sujet étant de fait le gouffre abyssal, n’ayant rapport avec rien, sans satisfaction aucune, radicalement autre que tout (puisqu’il est une Forme qui ne se compose avec rien de particulier, non par défaut mais parce qu’ayant toute les particularisations possibles imaginables et inimaginables). Il ne peut être exposé, démontré, pensé ; aussi le moi se rabat sur des finalités qui puissent l’occuper, lui conférer une identité, un objet, une chose. Soit le moi s’abomine dans la folie et le grand n’importe quoi que son sujet interface en lui, soit il objective et ne peut plus saisir que l’objectalité (des objets) ou l’objectivisme (des choses).
Dans tous les cas il devient radicalement obtus et ne sait plus ni l’universel ni le devenir conscience (dont il est pourtant issu et sans lesquels il n’est qu’un fantôme désargenté errant au petit bonheur de malfaçons irréelles voir débiles.

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La conscience en son être

10 Septembre 2013, 14:41pm

Publié par pascal doyelle

Le mouvement général est de découvrir que ce qui est le plus éphémère est le plus durable et certain ; autrement dit la conscience est notre-être. Croire que tous les contenus de conscience nous dirigent est vrai, sauf que ici et là la conscience surgissant invraisemblable (pour faire image), est décisive, conclusive.
Et ce parce que la conscience est l’articulation de la cervelle au réel ; il est clair que la cervelle ne contient pas le monde, et que le seul rapport existant entre ces contenus et le réel, est l’articulation conscience-réel.
C’est d’un immense désordre sur lequel la conscience s’appuie dont elle est le levier. La bascule.
Or la conscience n’est non pas seulement pas tout ce qui est, mais de plus elle est radicalement limitée ; on n’imagine pas ce qu’elle pourrait être si elle comportait « tout ce qui est information » et si elle le contenait « consciemment » ; ce serait ingérable en plus d’être inimaginable. Elle ne contient donc rien. Rien que ceci ou cela détermination par détermination ; il ne vient pas à l’idée qu’elle puisse ordonner totalement toutes ces déterminations. Elle n’est donc que « ce qui s‘ajoute » ici et là, sur l’ensemble des dispositions, des dispositifs, qui lui préexistent. En somme on pourrait dire que rien ne la contredit, puisqu’elle vient en plus et que rien pourtant de ce qui lui préexiste, nos fonctionnalités, physiologies, langages, etc, ne contient le rapport-au-réel. Ce qui est la raison de son indétermination.


Comprenons bien ; non pas qu’elle soit indéterminée ; il n’existe aucune conscience non déterminée, nulle part et jamais. Mais pourtant quelle que soit la figure par laquelle elle s’évoque, (mon identité, tel signe, tel objet, etc), elle en est le rapport et ce rapport (qui décolle de cet objet de ce signe, puisqu’il est rapport), s’indépendantise. Puisque sa fonction est de tenir des rapports, elle n’est dans aucun (sinon elle cesserait d’être capable de tenir « des rapports »). Ce demi être est à la fois sa faiblesse mais aussi sa force au sens où c’est son être même ; elle ne rêve pas d’être toute puissante (c’est non imaginable sinon dans un fantasme du conscient, de la définition de la conscience comme si elle était un conscient).
Son être même est d'être faiblard, volatile, velléitaire, inconséquent, invraisemblable, absurde, puisqu’elle est rapport à un réel qui est celui du monde donné là, dont on n’a pas l’idée du tout, qu’aucune idée ne recouvre en quelque manière que ce soit ; ou plutôt dont tout recouvrement est partiel et qui de toute façon sera relative à telle ou telle conscience. Ce qu’énonce la communauté scientifique est relatif aux scientifiques eux-mêmes mais surtout à leur technologie de conscience propre ; elle dit vrai, réellement, de tel objet, mais n’est pas tous les objets qui existent dans le monde unique, indérivable (de quelque discours que ce soit). Que ceci ou cela soit vrai n’implique pas que cela absorbe « tout ce qui est » et d’autre part cette relativité n’invalide pas cette vérité particulière.
La seconde idée générale est que si la vérité ne se donne qu’en vérités diverses, réellement vraies en leur lieu, alors la vérité est néanmoins le principe majeur ; mais en tant que principe. Reste à charge de définir les conditions de vérité principe et les vérités particulières.


Mais alors si les vérités sont relatives à la vérité principe, ce qui porte le dit principe est la conscience en tant que cette conscience est à soi-même sa propre preuve, vérité, réalité, unité, etc. Or ceci n’est pas tenable sauf si justement « conscience » désigne n’importe quelle conscience (quels que soient ses contenus). Autrement dit que si « conscience » est la forme de n’importe quelle activité ou interprétation humaines ou personnelle (puisque nous sommes, nous, depuis peu assujettis à la personnalisation ; qui ne nous soumet pas, ce qui serait absurde, mais nous rend « sujets personnels »).
Dit autrement ; nous touchons la réalité, nous la touchons du doigt ; si « conscience » est ce à quoi tout est relatif, il est clair qu’alors la conscience n’est pas un être relatif.
Ce qui revient à ceci ; la philosophie a déjà engagé la poursuite de cet être non relatif, lequel puisqu’il n’est aucun contenu en particulier, est le rapport des contenus ou des signes ou des choses ou de la cervelle avec le réel. De fait la philosophe ne propose pas d’abord la vérité, la vérité comme principe (remontant dans les conditions de toute vérité comme telle) et de même elle ne propose pas la définition de notre être, mais pose l’être libre comme forme vide de tout vécu, décision, etc.
Si elle définit ainsi l’ensemble des principes, en même temps elle propose la description de notre être en tant que formel ; vérité et libre pur ; qui si ils sont vides n’ne sont pas moins réels. Elle ne propose pas une vérité tangible, compacte, solide, déterminée, (comme toutes sortes de vérités et d’humanisations qui courent le monde), mais elle propose une architecture, celle de notre structure.

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Une théorie de l'avenir

10 Septembre 2013, 09:50am

Publié par pascal doyelle

Le point singulier

Il parait assez inutile de valider ce qui est individuellement.

Pour la raison que si il y eut au moins une révolution, elle fut et est encore unique. Il n’y en eut qu’une seule.

Et ceci pour une raison assez simple d’apparence ; tout être individuel est posé à même la réalité. Tout un chacun est donc habilité à juger. Et il n’est donc aucun autre point de vue qui puisse supplanter l’unique point de vue seul réel.

Et il est seul réel non pas de connaitre cet horizon réel unique, mais justement de l’ignorer.

Remplacer cet horizon ignoré par une prévision universaliste, n’est pas certes pas impossible, mais à condition que cette prévision soit adéquate et comprise par les libres. C’est justement le challenge de produire une universalisation qui ne soit pas seulement générique et ourdie par une idéologie, qui constitue notre à venir. Le point de vue seul réel n’annule pas l’universalisation (de même que le libre n’annule pas la vérité, alors que la vérité soit ignore le libre, comme des grecs, ou l’écrase si elle se croit en son discours ; or aucun discours n’est plus grand ou égal au réel monde), mais doit librement produire les universalisations.

L'horizon et son expression potentielle

Du reste que serait à vrai dire une universalité qui se priverait de l’accès au réel ignoré, qui est ignorance ? Les idéologies étaient précisément une approximation tentée de réguler en conscience (soit libérale et naturaliste, soit communiste et universalisante) le donné, l’humain, la nature. De même les mass médias sont, en ce qu’ils tentent de représenter, de re-présenter, le donné et de le soumettre au jugement, à l’intelligence. Et enfin la démocratie (dans son essence réalisée ou non encore dévoilée) est l’Idée réelle première qui commandite et au libéralisme et au communisme (essence Idée par laquelle et en laquelle le communisme et le libéralisme seront réalisés, à la fois, ou ce que deviendront le libéralisme et le communisme, en leurs variantes adaptatives).

Le devenir monde

Pareillement le devenir monde de la conscience (ce qui veut dire de la réflexivité) n’est pas seulement la territorialisation libérale et/ou communiste (les deux idéologies eurent cet effet là, de propulser la planète en une fois), mais tout autant de la forme Etat. Or l’Etat n’est pas en soi une finalité ; mais le moyen. Et ce moyen est afin de réaliser, rendre réelle la démocratie. La démocratie est l’essence de l’Etat.

Simplification, complexification

Les idéologies ou utopies eurent la soif d’en finir avec l’Etat, ou avec l’individualité, ou avec la seule révolution réalisée, c’est qu’elles pensaient court-circuiter la réalité ; autrement dit la simplifier. Or on ne peut pas ne pas médiatiser, institutionnaliser ou complexifier. De même, on ne peut pas penser absolument hégéliennement l’Etat comme existant en soi ; c’est bien de la pensée qui garde en vue l’universel seul et ne sait trop comment penser le libre (et sa proximité absolue à la réalité donnée vécue, là) que d’abstraire, alors que tout le mouvement (suite à l’universel, autrement dit il est vraiment et bel et bien réalisé, il n’est pas annulé ni négligé ou négligeable) est vers le concret.

La gestion évidemment mais aussi l’invention dans le donné, des choses et des objets, des êtres et des libertés, des corps et des désirs, des projets et du conflictuel (qui est réellement nécessaire), mais aussi le concret en ceci ; que l’on perçoive réellement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, que l’on connaisse les réalisations elles-mêmes, que l’on sache ce qu’est et ce que doit être l’économie, non en tant que donné « là » naturaliste, ce qu’elle n’est pas et que l’on voudrait non en convaincre, comme si l’économie était une science d’un donné là, alors qu’elle est de fait auto prédictive et décide des absurdités sous couvert de flux naturels. Mais tout autant de s’interroger sur ce qu’est la démocratie et en quoi elle n’est pas limitée ; si la démocratie n’est pas l’Etat seulement (mais elle contient impérativement l’Etat et son communisme natif), elle est surtout le libre pur et simple, qui comprend la vérité comme principe et les vérités comme contenus.

Or le libre est indéfini et essentiellement on ne peut pas penser à sa place ; ce qui ne signifie pas qu’il n’emploie pas de théories, à sa disposition. On ne peut pas plus le penser via l’Etat seul, qu’il n’est acceptable que quelques libres décident (technologiquement, économiquement, financièrement, etc) pour tous et engagent par leur seule décision privative de la Richesse créée par les libertés (la Richesse appartient d’abord à tous et ensuite accumulée raisonnablement par quelques uns, à condition d’investissements judicieux et non pas délirants ou mafieux ou privatifs exclusivement).

Devant toute la complexité du monde, on ne peut pas attendre ou espérer ou entonner une grand messe de réconciliation, parce qu’il est évident que rien n’est résolvable par simplification, mais que toute manière nous sommes poussés par une plus grande complexité, à moins de redescendre ou de disparaitre.

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Les conditions de vérité et du libre pur

8 Septembre 2013, 11:32am

Publié par pascal doyelle

L'immanence contenant la transcendance

Qu’il n’y ait pas de vérité, ne signifie pas qu’il n’y ait pas de vérité ; c’est qu’il est une vérité première qui inclut des connaissances secondairement. Le second n’est pas négligé par le premier ; les deux existent à la fois, mais il est un fondement puis ses conséquences ; il est requis un ensemble philosophique pour qu’il puisse se poursuivre des connaissances.

Dans les deux cas la philosophie remonte dans les conditions de vérité ; puisque l’objet propre de la philosophie est de comprendre qu’il y est "de la vérité". Et qu’elle fonde ce principe "la vérité" en général, indépendamment de toute vérité énoncée réellement. De même qu’elle va fonder la liberté comme antérieure à la vérité ; cela n’annule pas la vérité comme principe, mais explique d’abord qu’il y ait plusieurs expressions de la vérité, et que celle-ci est relative ; mais elle est relative à un être qui ne l’est pas. Et donc elle n’est pas relative comme subjective ou hasardeuse, mais relative dans la hiérarchie ontologique ; il n’est rien au-delà ou en-deçà de l’être libre ; on atteint la structure même de notre être. On ne pourra pas donc relativiser le libre en fonction d’une autre position ; toute autre position redescendra dans le monde, or de fait nous sommes hors du monde.

Le se-savoir

Que cet hors du monde soit limité et restreint, c’est certain ; mais ici c’est la plus petite différence, la dérogation minimale et presque ridicule qui produit la divergence ; elle ajoute en plus un « truc » innommable. Le libre est un truc, une astuce, un court-circuit, un périphérique ; mais il suffit, puisque cette astuce, cette technologie ontologique, en somme, se sait. Elle est « se-sachant ».

Ce se-savoir est en soi indépendant ; puisqu’il stabilise une détermination au moins comme relative à la conscience qu’il en a. il n’est pas exigé que tout et constamment soit en conscience ; parce qu’alors on interprète la conscience comme étant « le conscient ». Cet idéal qui voudrait que tout soit consciemment produit par le conscient ; ce qui est absurde. La conscience est plutôt de saisir telle détermination qui puisse être rapportée ailleurs et autrement ; pour cela il suffit outre par exemple la motivation de modifier les réalités, il suffit d’une erreur ; on se trompe et on voit bien qu’il va falloir remodeler les conditions de cette action ou de cette pensée ; la remodulation, c’est remonter aux conditions et non pas prendre le donné « là », tel quel, sans le penser et buter constamment sur le même problème.

Or comme la conscience est un rapport de rapports, quantité de rapports potentiels sont à disposition ; sans compter les rapports que l’on n’a pas établi, qui existent ou qui n’existent pas déjà. Comme la conscience est se-cachant, elle est le dispositif au sein de tas d’autres dispositifs ; et au lieu de comprendre qu’elle en est dépendante (ce qui est vrai), c’est au contraire pour cette raison qu’elle en est non dépendante ; qui empêche de se saisir d’un dispositif autre, inaperçu, inutilisé, pour résoudre ce qui posait problème ?

Si le conscient est figé et abstrait, la conscience est en plein dans le donné, qu’elle approuve intégralement, ou plutôt qu’elle reçoit, ou plutôt en réalité, en vérité, elle est « ce qui nait des données » ; elle ne les inclut pas comme le conscient s’y obligerait, elle s’y ajoute.

Les conditions de vérité et de liberté

Remonter dans les conditions de vérité ou de liberté c’est admettre que l’on va cartographier une structure active, qu’aucune abstraction, discours, objectivité, fixation, ne peut garder et isoler ; il n’est aucun discours qui exprime la conscience, parce que la conscience est « ce qui réunit dans son activité tous les vérités énonçables ». Il n’est aucune vérité qui remplace l’horizon réel de chaque conscience. Ça n’anéantit pas le discours, quel qu’il soit, la pensée, la théorie ; cela signifie que toute connaissance est en vue de et pour une conscience.

La conscience comme extrémité

Si l’on admet une vérité hors la conscience, qui ne serait pas produite et développée par la conscience, outre que ce serait par un discours qui décrit telle détermination comme générant notre conscience (discours qui est lui-même une position, la position d’une conscience, dont on ne voit pas pourquoi on la subirait ; d’autant que toute objectivité est essentiellement partielle voir possiblement erronée, ou remplaçable par d’autres à venir), ce serait ne pas s’apercevoir que d’abord elle est le bord du réel, (qu’il n’est rien en-deçà, rien au-delà en ce monde, elle est en dehors puisque formelle ; on atteint par la conscience l’extrémité, l’extrémité ontologique), et ensuite c’est remplacer la structure agissante, passivement (en recevant tout ce qui la précède, dépendante radicalement) et activement (elle reprend n’importe quel donné pour le basculer ou parachuter en d’autres rapports, étant dispositifs au sein des dispositifs, des physiologies aux signes ou ce que ‘on voudra, elle est en-plus de ce qui est-déjà), remplacer la structure agissante par la croyance que la détermination est totale.

Les fausses transcendances, les immanences erronées

Comme si le réel, le réel réel, pouvait ne pas comporter en lui-même (dans son immanence) une transcendance … Si il est le réel, il est immanent, d’un seul plan, mais il serait incompréhensible que « ce qui est » ne comporte pas déjà en lui-même et de lui-même une extériorité ; il serait pour tout dire impossible que le réel soit si simple voir simpliste, qu’il n’ait pas créé en lui-même sa transcendance propre. Tournicoter alentour de la vérité comme seul horizon, ce sera toujours exporter dans cette idéalité, l’activité de conscience et l’imposer comme « vérité » alors qu’elle est structurelle et est le libre. Le libre est ce à quoi doivent se soumettre les vérités, parce que les vérités sont incluses dans le principe de la vérité. Si l’on présente cette vérité comme un contenu, on dispose dans l’immanence du réel, une transcendance substantielle, une détermination dans la détermination. Si l’on présente la transcendance comme structurelle, formelle, il existe alors un être réel qui ne comporte pas en lui-même une réalité dans la réalité, mais une structure de et pour la détermination.

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Les grecs, le christ et leurs réalisations

5 Septembre 2013, 19:32pm

Publié par pascal doyelle

Ce qui est arrivé, arriva. Autrement dit, il y eut après les synthèses immédiates (qui acceptent le donné tel qu’il se présente et le parle entre soi dans une culture synthétique qui croit , ce qui n’est pas sot, que « ce qui se donne » est vrai et peut effectivement être parlé et donc échangé tel quel), le bondissement de la réflexivité ; par quoi on refuse de se laisser prendre par le groupe, le langage et le monde donné là immédiatement .
Il y eut parallèlement (en quoi il est sans aucun doute une logique très réelle) un rebondissement absolu qui a effectivement libéré les consciences de leurs propres devenirs faibles, voir faiblards, en déliant ces consciences de leur vécu limité, de leurs consciences prises dans leurs actions et activités mondaines, et emprisonnées dans leur corps « là », et qui se nomma lui-même ce rebondissement le Seigneur, cad le libérateur.


Caricaturer cette libération dite spirituelle (alors qu’elle est plutôt intensément réflexive) comme surcroît moral ou fixation à on ne sait quelle psychologie limitative, est une absurdité ; le christianisme a effectivement manifesté la liberté structurelle en affirmant l’existence d’une dernière conscience indéfiniment réelle qui annule toutes les consciences prises dans leurs vécus individuels et respectifs ; le monde ne nous enchaîne plus et ne nous sépare plus (par ses intérêts divergents et ses différences indéfinies), le libérateur, dieu nous réunit comme le christ exhume de sa gangue du corps notre conscience. L'effecteur « conscience morale » est une petitesse en comparaison de la liberté et de cette élévation réflexive.
Les deux réflexivités mises en marche, impératives, ont produit ce que l’on peut nommer une acculturation fondamentale ; en quelques siècles tout l’humain est converti en l’universel grec et en la libération indéfinie de la conscience. Il est clair que ces réflexivités en tiennent pas exclusivement ni aux grecs ni aux chrétiens et que quantité de réalisations humaines sont ouvertes alors ; puisque le réflexif qui ne tient à aucun monde particulier, et qui les épuise tous, comme il épuise les personnalisations, est impérieusement l’impératif ; il domine, seigneur, tout le potentiel imaginable et inimaginable (il apprend ce qu’il ne connait pas mais qu’il Sait ; différence entre connaissance précise et savoir structurel, cela même que la philosophie représente ou tente : réflexivité dite telle dès son début).


Littéralement on ne connait pas ce que « conscience » veut dire et ce qu’elle peut être … Il est clair qu’il ne suffit pas d’énoncer « la conscience est » pour comprendre ce qu’elle porte. On l’ignore. Elle en est l’intuition imprécise et même aveugle ; mais elle Est cette intuition, qu’elle ne peut pas représenter, exprimer, son regard domine toujours bien au-delà de tout nomination.
Aussi quand aux religions et quant aux théories ou pensées, toutes sont admissibles ; à condition et on le reconnaîtra avec conviction, que l’on accepte que ce soit le fait d’une conscience, qu’elle soit libre et qu’aucune croyance ne peut en aucun cas passer outre le libre lui-même. On ne comprend plus même alors qu’une pensée ou une religion puisse négliger cela même qui est à sa source indéfinissable en soi, le libre pur et élevé de chaque conscience de soi (comme conscience, et non pas d’un tel ou un tel, homme générique ou identité culturelle ou psychologique, qui sont des farfadets relatifs en comparaison).

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La conscience est hors de la cervelle

4 Septembre 2013, 19:57pm

Publié par pascal doyelle

Il est impossible de croire encore que la conscience aboutirait à un contenu, et même plus à un contenu privilégié, qui serait « la vérité », bien dodue, ou un sens quelconque.

Ce faisant on identifie faussement le contenu de conscience comme Sens ou comme Raison ou comme Mathématique, ou encore on croit que la conscience est double en quelque sorte, ou le contenant d’un contenu. Il y apparaît toujours que le contenant n’est rien qu’un contenu spécifique privilégié. On confond aussi que la conscience serait un conscient et on oppose ainsi l’inconscient au conscient, ou engage par conscient la conscience en une forteresse monolithique. Une identité, toujours quelconque. Si le conscient peut "s’opposer" à l’inconscient, la conscience qui vibrille partout et en tous sens, entièrement poreuse, non.

Il n’existe aucune conscience qui ne soit rien d’autre qu’une forme vide, sans rien, et qui n’aboutit en fait à aucun sens qui soit, aucune vérité compacte, mais uniquement une structure qui tisse sa toile à la limite des déterminations, des signes du langage ou des gestes du corps. Une conscience est toujours attirée hors du donné, du vécu, du monde et prend appui sur cela seul qui la tienne ; le réel.

Le reste ce sont tous les ensembles humains (cultures diverses et autres représentations) ou personnels, les personnalisations, les mois comme on dit, et c’est une masse de déterminations enchevêtrées si la structure justement n’y venait imposer son ordre, ce qui veut dire sa « mise en forme », laquelle est bien compréhensible … pour une forme pure.

Il s’ensuit qu’il n’existe pas de vérité, du tout, mais seulement des approximations diverses ; ce qui ne les annule pas du tout, mais les relativise. Et les relativise par rapport à cela seul qui existe ; c’est à dire « qui sort de », pour illustrer par cette sorte de figuration nominale, qui ne signifie pas plus ; en ce que la conscience est hors de la cervelle ; elle n’y appartient pas et donc n’appartient en aucun contenu de la cervelle.

Elle n’est certes que bien peu, excessivement limitée de fait, (c’est sa nature même et non un défaut ou un manque ou un néant), mais étant incompréhensible en elle-même, le peu qui lui soit accordé, est le possible lui-même.

Puisqu’il n’existe pas de vérités, la vérité est un principe qui exprime les choses dans leurs énoncés. Mais puisque la conscience est la structure, cest énoncés tendent validement à extraire des choses ce qu’une conscience, cette forme pure, peut tirer d’un monde, ou de ce monde-çi.

Elle en a voulu tirer un « monde en soi », un monde idéel valable pour tout monde quel qu’il soit ; il se peut que cela fonctionne ; que l’on ait élaboré les notions, ou concepts non seulement explorant toute la pensabilité (la nôtre) mais aussi correspondant à ce monde-çi, sans que nous puissions admettre que ces notions soient valables pour tout monde (hors du nôtre). Nous ne possédons pas l'empirie d'autres mondes.

En ce sens il est plus de certitude dans la forme de conscience que dans n’importe quelle détermination (Descartes) ; ce qui admet donc que toute la détermination, et toutes les vérités, sont à la portée de la conscience (et non pas que la conscience demeure "vide" et que ce soit son être ; son être est structurel, et intégralement positif).

Il existe des tas de Sens différents et divergent parfois, mais il n’existe qu’une seule conscience, et elle ne désigne pas un « sens » mais elle Est le sens. De même il n’est pas de bonheur, sinon d’un arrangement relatif de déterminations, mais la conscience est l’extase ou la jouissance ; non celle du vide (elle est vide par rapport à un idéal dodu de pensée), mais celle de la structure parfaite ; le mécanisme qui sort de la cervelle vers le réel.

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