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instants philosophie

le sujet millimétrique

28 Décembre 2006, 01:13am

Publié par zward

En tout il ne faut jamais nier quelque chose, quoi que ce soit, mais le prendre tel quel et s’autoriser à agrandir l’esprit qui considère ce quelque chose de telle sorte qu’il puisse le transformer : cad transformer sa présentation, son apparence pour-nous-même. Ça n’est pas l’objet qui est erroné, c’est notre interprétation qui ne suffit pas ; la vérité est toujours au-delà de la réalité dite fausse, mauvaise, négative, contradictrice ; elle est ce qui non pas s’énonce, mais se découvre : la vérité est quasi uniquement invention. Si face à un fait, on en revient à du déjà connu, c’est que l’on se trompe. Puisque la réalité est si considérablement diverse que notre esprit ne peut la préjuger.

Il est manifestement une réserve indéfinie en nombre et qualités de tout ce qui existe.

Manifestement : mais ce manifesté n’existe pas nécessairement et spontanément à nos yeux.

Parce que le moi est obligé de d’abord gérer son unité et sa complexité et ensuite se permettre d’aborder (contraint et forcé, par ex) le donné indéfini en nombre et qualités. Mais en même temps, ce même moi est profondément attaché, bien qu’il se le dissimule souvent, à tout renouvellement … et pas forcément là où il l’attend, le prévoit, le désire … d’où la surprise telle qu’elle se détache, sans excès ou parfois avec bruits, des signes millimétriques du détail du monde. Puisque pour nous le global (tel objet dans sa globalité, une) est presque toujours déjà réglé … intégré.

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le précidément

25 Décembre 2006, 11:14am

Publié par zward

Sans personne pour penser : parce que la difficulté est de ne pas perdre le nord ; on peut penser tellement d’évidences psycho-affectives … le tout est bel et bien d’articuler ce qui est exprimé à l’expression. L’expression ne doit pas se laisser déborder. On s’étonne que les mathématiques puissent exprimer les choses réelles : et cette cohérence est requise, et son abstraction. De même : si il est une logique créée du sujet au sein de la culture, elle doit rendre compte de son autonomie … comment ne voit-on pas que cette autonomie ; cad la capacité de dire ce qu’il en est de son être(s) du sujet : est le fondement de tout possible humain, individuel et collectif. (puisque nous ne tolérons plus un collectif qui ne se justifierait pas).

Et puisque n’est pas mémorisé ce qui n’est pas dit .

Si l’émergence de la culture dans l’espèce permet d’augmenter la dose d’information possible,

l’expression du sujet non seulement manifeste ce sujet, mais de plus ouvre dans l’acculturation les distances nécessaires à ceci : que le possible se multiplie.

Sinon il ne demeure que la répétition des mêmes signes. La répétition des mêmes signes signifie qu’il n’est qu’une seule origine à l’ensemble des signes ; que le pouvoir ne se partage pas. L’autonomie des sujets à produire leur propre réglementation, leur signalétique, est ce qui rend manifeste que l’autonomie peut être applicable, appliquée, reprise, et modifiée : dans les modifications mêmes que se crée le sujet : en somme, il se crée ses opportunités, qu’il dépose comme mémorisées dans le texte.

Que cette modification soit transmissible ; signifie ( et signe) sa cohérence et sa réalité, cad sa vérité.

Mais elle ne sera pas transmissible comme autre que son contenu : l’expérience existentielle vécue et articulée est quasi entièrement dite : passe dans le texte… elle ne peut pas demeurer extérieure au texte. Comme les mathématiques expriment la réalité, le texte exprime le sujet tel quel. Cad le sujet susceptible d’être textué. Et non le sujet qui correspondrait à telle ou telle partie du moi, acquise et répétée, ou donnée et naturelle.

Et si elle est transmise, ça n’est pas en tant que « vérité » au sens du moi ou de l’ordre (cad relevant d’un autre niveau, infra par rapport à l’exigence philosophique qui est , qu’on le veuille ou non, la cohérence en soi ; cad toute la cohérence dont nous sommes capables, la cohérence pour-nous, êtres humains ).Mais dans une intentionnalité dans sa précision.

 

 

 

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unité philosophique précise

24 Décembre 2006, 00:21am

Publié par zward

On se méprend singulièrement sur la philo si l’on croit qu’il s’agit de balancer des impressions, des principes mystiques, de l’Unité absolue quelconque, des évidences personnelles, des mondes subjectifs qui peuvent devenir leurs propres critères, mais en aucune manière qui n’ont d’articulation effective.

 

La philo ne se distingue pas de notre science ; l’exigence qui est celle de la science est d’abord l’exigence née philosophiquement ; celle de la vérité-cohérence.

 

Cad aussi de la réalité tel qu’elle est et non pas telle qu’on la rêve.

 

Bien sûr en philo il est des tas de rêveries, d’imagination, d’erreurs, de personnalisation ; mais ça ne forme jamais le corps du texte. Le corps du texte est une logique hors psychologie, hors sociologie ; elle mène sa propre investigation et selon ses propres lois et influences. De l’être on ne peut pas dire en occident n’importe quoi ; la révolte (Heidegger, Nietzsche, structuralisme et autres) des deux derniers siècles n’a elle-même de sens que s’arc-boutant sur la métaphysique classique du sujet (cartésien), de la philo-théologie et des pensées grecques.

 

La difficulté est évidemment de relier tout cela : on ne peut ni opérer un tri (ceux qui ont un sens pour-nous, ceux qui n’en ont pas ), ni renier en bloc (ce qui a encore moins de signification ; ce serait interpréter la philo selon d’autres critères que ceux de la philo ; à en croire que sciences humaines , psy ou nouveautés orientalistes jetteraient un regard merveilleux, critique (alors que la philo ne cesse d’entreprendre sa propre critique ; ce qui lui est possible puisque ce sont des individualités qui manifestent le vrai ).

 

Si donc il est une signification philosophique elle tient dans l’énoncé de ce qui est tel que cela est et tel que cela se crée et se découvre individuellement.

 

Cette sur-indivuation n’est pas un ego, un moi enflé, mais précisément la capacité du sujet à porter, voir être universellement.

 

Le texte créé est l’expression d’une concentration interne du sujet comme tel, cad comme sujet : en tant que celui-ci est le texte. Cad l’énoncé de la vérité.

 

Il n’est pas à vrai dire de contradiction philosophique : puisqu’on ne peut pas penser plus loin qu’elle ne le réalise. Toute proposition qui ne retient pas les critères ni l’esprit (l’esprit) philosophique redescend d’un cran dans l’élaboration du vrai ; cad se laisse dériver dans tout autre chose ; ce qui est très bien mais n’est pas philosophique.

 

Qu’il y ait un silence durant cent ans et qu’aucune grande réflexion ne nous atteignent, ne change rien : il y eût de longues périodes sans personne pour parler (de ce que parler veut dire) en vérité. Sans personne pour penser.

 

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!

23 Décembre 2006, 00:26am

Publié par zward

L’expression intégrale est le fait de mourir vide.

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vérité multiples

22 Décembre 2006, 21:23pm

Publié par zward

Le moi est un non-texte : c’est pour cela qu’il imagine LE texte comme un texte.

C’est pour cela aussi que la philo est un texte en tant que démonté : cad le texte qui se révèle tel qu’il est.

Qui ne cache rien ; autant dire qu’il renvoie au sujet : il n’est abordable que lu, cad compris.

Là où le texte devient celui qui le lit.

Là où il est, le moi n’est pas modifiable.

Là où le sujet, (celui qui lit), est, il est de fond en comble modifiable par les signes.

Ceci est la jouissance.

 

Que la philo soit le texte démonté, ne signifie pas qu’à chaque fois Toute la vérité soit dite …

Bien qu’effectivement  toute la vérité soit de fait exprimée…

Mais la vérité est pour-nous(les êtres humains) de telle sorte, son être est de telle sorte, qu’à chaque fois une nouvelle intentionnalité doit nous révéler à nouveau , à neuf  et autrement la même vérité.  

Afin que notre êtres soit multiplement.

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Vous croyez que la peau est tout ?

20 Décembre 2006, 23:45pm

Publié par zward

Vous croyez que la peau est tout ? 
Que la main dispose d’un objet ? 
Que le regard est la vérité ? 
Que les facilités langoureuses et dispersées manifestent la joie de vivre ?
Que les plaisirs étroits remplacent librement le désir infini ? 
Qu’il ne faut pas trop se charger si l’on veut explorer ?  

Une seule vibration de ma surface sur une autre surface 
renvoie à rien les effleurements sans âme. 
L’âme, il n’existe que cela. 
La volonté voulue goulûment, affirmée, témoignant de sa seule voix,
d’inscrire l’infini là où il n’est pas. 


L’infini, l’âme, le creux absolu du temps et de l’espace … n’existent pas ? 
Et tiens donc, on nous en fait accroire … hein !!? 
On nous le prouve que ça n’existe pas :
Sans doute ...

mais par l’absence …

aucune preuve réelle.  

Regardons bien : l’infini broie nos désirs, tant qu’on ne le libère pas,
et il n’en laissera rien, du vent, des images roides.
Ne pas être tout-l’être est une idiotie.
Et l’absence si démonstrative de l’infini est seulement et très simplement cela :
l’impossibilité d’accéder au texte…  

Le moi est un non-texte. 

 Alors renvoyés le temps compassé, l’espace si petitement,
 
l’enflure, l'enflure !

Ablutions ! Ablutions !

 

 

 

 

 

 

 

 

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le perméable

19 Décembre 2006, 23:37pm

Publié par zward

probléme : n'existe pour nous que ce dont nous avons conscience ...

or il existe des tas de trucs que nous vivons dans un demi sommeil , une indistinction et une absence de nuances

ce qui équivaut à un somnambulisme effarant ...

donc

décortiquer l'être que l'on est et en manifester l'entier déploiement

 

si il faut  poursuivre  le mirage , c'est que ça rapporte ...

impression de plonger au coeur de plus en plus bruissant du réel

le corps par ex , la perception, les entrelacs des regards humains, les mirages qui nous animent et nous éteignent

bref la panoplie de l'humaine condition dans tous ses états .

mais surtout : cette plongée n’est possible que dans des états furieux qui nous laissent pantois et sans rien de plus , sinon le goût de l’amère expérience, parce que déjà dissipée ;

ou alors

dans la méchante (cruelle d’artaud)  élaboration d’un savoir

qui reste écrit.

dont l'être est l'écriture.

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les non-sujets se rêvent

17 Décembre 2006, 00:34am

Publié par zward

Broyée :

Jamais décevante ; parce qu’elle se rêve. Les non-sujets se rêvent.

N’oublions pas que nous sommes tous des non-sujets, pris dans la glue de notre esprit coagulé à un corps imaginaire. Lequel n’est né que dans la communication : grand drame nécessaire… tragédie même puisque l’on déplore le meilleur de soi … qu’on ne retrouvera jamais …

Sauf que l’anneau, par définition, s’enroule … aussi est-ce l’idéal philosophique définitif et sa croyance à la fois magique et logique que si l’on connaît l’essence, si l’on sait d’un savoir soutenu, la torsion crée l’anneau.

La philo n’est nullement un vœu pieu : elle sait que l’unité est proche …que puisque cela est (l’être, le sujet , la vérité , la réalité , la raison , la liberté …), cela est une unité. Dés qu’il est prévu que cela est une unité, c’est descriptible : comme ça n’est pas aisément descriptible, il est requis de s’interroger : comment décrire cette unité , qui est mais qui n’est pas une évidence, ni une simplicité ?

D’où la procédure de comment s’y prendre avec un « objet » que l’on situe si peu ?

Il faut remarquer d’abord ceci : la cohérence. La cohérence du discours qui rend compte de son objet est un minimum pour tout travail et transmission : mais comporte aussi de l’appliquer effectivement à l’objet : l’objet est supposé être cohérent…

Mais imagine-t-on un « objet incohérent » ?

Qu’est-ce que cela signifierait ?

Comme c’est rigoureusement inimaginable, on remplace la question immédiatement par cette autre : c’est une cohérence que l’on ne comprend pas …dont on n’a pas encore la mesure.

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jouissance

14 Décembre 2006, 16:52pm

Publié par zward

En tout et comme il se doit , il est impératif, pour qui veut commencer d’y saisir quelque chose, de nommer ce qui se passe.

Or donc de le nommer ne dit pas nécessairement ce qui se passe réellement : parce que la nouveauté étant en cours, elle ne peut déjà s’expliciter.

Par contre la volonté-désir-nécessité de nommer pousse en avant l’ensemble de la machinerie : il ne sera plus question seulement de vivre ceci ou cela, mais de devenir.

Ça se nomme : une trouée. Ça sillonne. Ça creuse un sillon.

Par quoi chacun est appelé à extirper de soi ce qu’il peut.

Si l’on ne veut pas devenir, mais seulement vivre, le vécu s’aplatira jusqu’à revenir à ses conditions de départ : le propre de notre réalité est qu’elle puisse s’accélérer, cad multiplier son être.

La philo dit : ça multiplie l’être. Ça ne se contente pas d’ajouter des modules ; ça remet en cause, place et divination ce qui doit ou peut l’être. Le devoir-être et le pouvoir-être.

Ce qui fondamentalement signifie : un déplacement de la jouissance.

En cela c’est expectoré par le moi et tutti quanti : le moi et ses acolytes ne veulent nullement que la jouissance se déplace.

En elle-même la jouissance doit être collée à un quelque chose dont la saisie est médiatisée.

Elle se rêve de ne s’atteindre pas : emportant chacun dans une irréalité jamais décevante, mais toujours broyée.

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le poids du mort

10 Décembre 2006, 21:06pm

Publié par zward

Si le sujet n’est pas le moi, mais si il n’existe en réalité que le moi, c’est que le sujet existe en vérité.

Où l’on voit que le sujet est mal venu dans le moi, et en même temps constitutif du moi qui cependant joue sur les deux tableaux. Non seulement le moi n’est pas Un (mais constitué et complexe et complexe en tant qu’ « êtres » , et non seulement complexe de parties différentes), mais en plus il triche.

Il triche nécessairement : parce que la difficulté et  la richesse des situations à gérer ne peut être résolue par le sujet : trop monolithique : mais par un moi  disposant de ressources diversifiées (habitudes , culture, histoire personnelle, relationnels, en plus de la multi dimension de son êtres )  et de cette nécessité de trahir le Sujet … à un glissement constant … il n’y a qu’un pas.

Lequel peut être d’autant plus vite franchi que le moi peut très bien ne pas considérer la vérité (et le Sujet ) comme étant réelle, et qu’il suffit d’une allégeance socialisante qui prétendrait passer outre la Vérité pour que tout se déplace. Pour que le moi prenant appui sur la dite socialisation se déchausse de son origine de sujet. (glissement para-démocratique).

Il se peut aussi que le moi prenne de soi-même le pas sur la vérité : puisqu’aussi bien, il n’est que peu de choses dans la réalité vécue qui puisse le convaincre de la validité du sujet … de ces valeurs-là.
Et d’autant que ces valeurs là ne remplissent pas … ne remplissent pas quoi ?

Le vide du moi. Le moi est perdu (pour le sujet) dans sa faim immuable. Il veut être comblé.

Il veut que ça soit visible, une masse, un poids : en fait le poids de son propre corps. Ce corps qu’il ne peut pas mesurer, qui à la fois pèse et ne pèse rien. Le poids du corps fournit, fourbit , enfourne le désir du moi.

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