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instants philosophie

De la démocratie , qui eût été.

29 Mai 2008, 16:52pm

Publié par zward

Il ne sert à rien de critiquer la démocratie, tant que l'on n'essaie pas d'en saisir l'essence (et il n’est pas certain que nous soyons bien avancés dans la compréhension de cette essence , la « démocratie » , qui de par son évidence pourrait bien ne pas être si évidente … les évidences sont toujours des manques à comprendre, et sortir ainsi de ce « régime le moins mauvais » , saisit uniquement selon un trait négatif et non pas dans sa positivité dont on ne sait pas jusqu’où elle s’étend).

 Si on en saisit l'essence, on pourra valider les revendications (et on en a tous des quantités, encore faudrait-il que nous disposions des outils intellectuels, cad  les concepts, pour en effectuer le tri). Valider les réformes de par l'essence même de ce qui doit être respecté, validé, refusé, proposé surtout, projeter ; de par l’essence même et non pas en accumulant des modifications périphériques qui ne changent que peu le statut même du démocratique.

 A défaut de cela, soit on se tient volontairement hors de tout processus démocratique (ce qui peut être glorifiant mais totalement inutile, sinon sous l'aspect de critiques plus ou moins pertinentes ; et d'évidence il y en a de pertinentes aux deux extrêmes ; les gens ne sont pas forcément idiots ou veules de se situer aux extrêmes ; sauf les vrais violents qui sont à bannir, mais en général ils ne s'imposent que dans des sociétés affaiblies , peu développées, ou ayant de lourds passés insupportables, sinon les classes moyennes font raisonnablement barrage à ces extrêmes).

Soit les critiques puisqu'elles ne développent pas ce qui pourrait l’être, restent toute extérieures et partielles.  Or comme nous sommes dans des sociétés organisées, le partiel et l'extérieur n'a pas prise ... (sinon médiatiquement, cad purement en surface qui se gargarise de son blabla et autres effets d'annonce).

 En quoi il existe une logique de ce qui est institué ; un logos de l'Etat, d'une part, et  une logique d'organisation de la complexité ; on ne peut pas faire n'importe quoi, sinon ça ne devient pas réel, ça ne se réalise pas.

 Cette incapacité à réaliser .... qui n'est pas seulement française (contrairement à ce que toute une série de relais nous laisse entendre, histoire de faire avaler tout et n'importe quoi, dans une espèce d'urgence qui dure depuis 40 ans ; comble du ridicule)

 (Ou les usa qui ne tiennent qu'en augmentant la dette jusqu'à des niveaux catastrophiques ; sans aucun sens de la prévision)

 Cette incapacité donc tient sans doute aucun, au concept même du démocratique ; ça n'est pas seulement économique : par ex ; l'écologie n'est pas seulement une fixité, une immobilité de l'économie ; on pourrait aisément imaginer une économie se développant via l'écologie.

Le propre de la démocratie, ce serait, c’eût été, la capacité de se réformer intelligemment ; et cela on en peut déduire de son essence. Qu’il faille les années soixante pour une refonte globale des mœurs et de l’humanisation de la vieille société triste qui précédait, prouve que les « gens » en sont capables ; autrement dit ; qu’il existe un potentiel humain … que ce potentiel, c’est justement ce sur quoi on n’a pas suffisamment investi.

Et ce disant il ne faut pas se méprendre sur les « Gens » eux mêmes, ou pas seulement, mais aussi sur les élites ; au sens non péjoratif, mais qui le devient, péjoratif, très rapidement. En cela, l’absence de lucidité du genre humain, tous confondus,  est effectivement hallucinante.

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Hegel selon l'être

28 Mai 2008, 12:47pm

Publié par zward

"La vérité de la conscience, c'est la conscience de soi et celle-ci est le fondement de celle-là, de sorte que dans l'existence, toute conscience d'un objet est conscience de soi. Je connais l'objet comme mien (c'est ma représentation), donc en lui, je me connais. L'expression de la conscience de soi, c'est Moi=Moi ; liberté abstraite, idéalité pure, elle est donc sans réalité, car elle-même étant son objet, n'en est pas un puisqu'il n'y a pas de différence entre lui et elle."

                                                                                                                        Hegel


 
Bref, dire que moi = moi, cela revient à dire que la conscience de soi est vide ; elle est quelqu’un, évidemment, mais ce quelqu'un n'existe (malgré qu'il croit l'inverse, cad être une identité en elle-même, personnellement ; et il a raison de se croire quelqu’un mais de son point de vue seulement, qui n’est pas celui du savoir) n’existe que par les objets de conscience ; sa vérité (son identité) est pleine d'objets.

 

  En fait à la lecture il me semble qu'il faut viser ce à quoi ça aboutit ; le but (de Hegel) est d'imposer que notre être est un savoir.

 (Cad pour lui, Le Savoir, absolu, en fin de compte, lorsque tout est développé, toute la science)

 La conscience-de (d'un objet quelconque) n'a de sens que pour-quelqu’un,

Mais au début on est seulement conscience-de, sans spécifiquement se poser soi ; ça parait un état naturel, mais en fait c'est déjà compris dans son futur développement ;

(Son essence est déjà là, en train de se former : être conscience-de, ça existe, mais c'est un moment d'un ensemble plus grand … qui arrive)

Et que cette conscience-de (n'importe quel objet) importe un peu, mais  n'est pas le Tout.

                        (Il n'y a pas de vérité à désigner l'objet que l'on voit).

Elle est une des variations de ce qu'elle deviendra ; tous les objets seront indifférents lorsque le Moi se saura lui-même comme "super objet".

Mais il va s’imaginer, seulement,  comme super objet, il ne l’Est pas.

En fait c’est à somme nulle ;  mais par contre, les petits objets, aussi peu importants qu’ils soient, sont en fait le contenu de ce super objet, mais plus seulement comme objets, en fait, cette fois,  en tant que le moi (n’étant plus vide mais sachant qu’il est son histoire d’objets parcourus et lui-même en tant que simili objet spécial , mais vide) s’attache aux objets, mais cette fois en connaissance de cause ; dans un savoir.

 Ainsi la conscience est ce qui passe les plats ; elle existe mais aucun de ses moments (conscience de, conscience de soi, conscience de soi comme vide, recouvrement de tous les objets et conscience que c’est moi=moi qui les a tous posés nécessitant un savoir de ce que je suis devenu) n’a de sens

sinon dans la recollection totale qui repasse à nouveau tous les plats , cette fois, non plus perçus ou vécus , ou niés, ou contredits, mais dans la compréhension des passages d’objets.

De la sorte, la conscience qui se gargarisait d’Etre, bascule entièrement dans le savoir, en tant que seul le savoir est son être.

Mais c'est la position hégélienne, il n'est pas dit que la conscience soit sans "être" autre que négativité et passe plats. il n'est pas dit non plus que notre être soit seulement un "savoir" qui se sait à travers nous. Même si il est certain que nous ne sommes pas sans un tel savoir, cela ne signifie pas que nous n'existions pas "plus encore" que le savoir.

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De la mort

25 Mai 2008, 11:46am

Publié par zward

 il n'y a pas seulement une peur de la mort ; elle est une impossibilité pour notre être.
qui ne peut pas imaginer, intentionalliser, qu'il ne soit pas , puisque lorsqu'il pense il est toujours là, toujours déjà là, et encore il existe (pour lui-même) après toute espèce de pensée
  notre être est un, comment pourrait-il imaginer que cet Un se termine ?

  ainsi la mort n'indique pas seulement notre finitude , ou plus exactement il faut préciser ce que "finitude" signifie ; la mort nous force à faire appel à l'unité ontologique que nous sommes, ou que notre être est.
par contrecoup, on imagine de cela, que nous sommes ou pourrions être absents à nous-mêmes ; soit de n'être pas "vraiment" qui je suis (porter le doute radical) soit comment puis-je réaliser (tout le possible) avant de mourir ; de sorte que certes , je vais mourir , mais au moins j'aurais tout vu
   ce qui derechef nous pose la question ; "tout réaliser" ça ne s'entend pas évidemment, "tout le possible"  (quoi que ...)
   mais au moins en tant que ; quelle est l'essence (de soi ; en tant qu'être humain ou en tant que "moi-je", personnellement, forme qui domine spontanément , mais peut-être à tort..) quelle est l'essence qui DOIt être réalisée au minimum ?

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la philosophie déplace le pion unique

22 Mai 2008, 17:20pm

Publié par zward

  Je voudrais bien qu'on soit libre, là comme ça, tout d'un coup ... et à jamais... (C’est le "à jamais " qui cause problème) et tant mieux pour vous, si cela vous est arrivé 

Ah satori, satori…

Il faut croire que  l’expérience de Sartre, de Descartes (et ses hallucinations existentielles) s’est « démocratisée » …

Mais je n'aime pas l'idée que « cela», le libre, ne puisse pas bouleverser, ou, soyons raisonnable, ne puisse pas modifier la réalité ... donc il faut entrer dans la réalité et la démonter.

 Cependant, le libre pur et simple est un flash.

 Ça ouvre des tas de portes … c’est certain.

 Et la philo en est effectivement une restriction ...

 C’est le prix à payer pour cette sorte d'acuité spécifique de la philosophie elle-même.

   (Chacun choisit, et ça n'exclut pas le reste, mais bon ... on n'a pas le temps pour tout)

Et « acuité » ….  Faut pas exagérer, bien sûr,  … mais quand même …  ça vaut le coup, d’approfondir selon le Concept, l’expérience-même …

Or de Rimbaud à Nietzsche, du Doute sur-existentiel cartésien, de la caverne à toutes les étrangetés que la philo a noués …. Nul doute que le réel est « ce qui cause problème », parce que c’est là que « quelque chose se passe », et on ne sait pas quoi.

Tout l'enjeu consiste justement à préserver le libre, pur et simple, qui existe en soi, dans le mélange des sociétés humaines, du vécu, du donné, de la perception, etc.

Et le bizarre c’est que l’expérience, le goût du libre, ça peut s’utiliser ; ça s’appelle la raison, la pensée, la réflexivité.

Le libre, ça va découper tout et partout.

Ainsi il n’est pas de philo hors du libre ; et de même il est une philo, unique, qui cherche le même et découvre petit à petit les pelures de l’oignon, le  « ce qui se  passe, là, maintenant ».

Comment comprendre la Krisis de Husserl ?

Sinon que, bien que l’être de l’homme soit de signes

(et cela des concepts aux couleurs signes, au x signaux, de toute sorte, et cela, encore, les signes qui permettent ce décalage entre le connu et le per

çu du satori….)

Ces signes, donc, créent un être. (Culturel, mais réel).

L’être culturel, la krisis, est l’ontologie, unique, du même Sujet.

Lequel est tout petit en Husserl (mais très précis), un ego transcendantal, mais est le même que cartésien, qui est énorme, et lance toute la seconde machine philosophique (après le discours grec-scolastique).

Et vous voudriez que je ne nomme pas la philo comme telle ?

Mais si vous dispersez son objet, la discipline elle-même, la philo, disparait, écartelée entre la logique et l’épistémologie (ou les sciences hu, etc), et ce dans un monde bien plat-plat, dans lequel plus rien ne se passe, parce que plus rien ne se place, déplace ; la philo ça consiste à foutre le souk, mais en un sens très précis et profondément influent, quoi que indirectement…

Ça déplace le sujet. Le pion magique.

Et ça le déplace dans les circuits de signes culturels, cad dans la krisis. La philo ça n’est rien que le dernier discours (possible en tant que cohérent) qui modifie la culture, les signes et leurs poids.

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Ce que la philosophie ne démontre pas, elle le montre

18 Mai 2008, 10:33am

Publié par zward

Dans tous les cas, on ne peut pas retirer le statut ontologique aux sujets, et transvaser le tout (le poids ontologique) dans unité supérieure ; assignant un destin para humain qui nous échappe complètement, et dont on ne voit pas bien comment  nous pourrions en user ; puisque de toute façon, nous  n’avons  pas possibilité d’aller contre cette unité autre. Autrement dit ; un discours philosophique c’est fait pour que l’on s’en sert, à l’inverse de ce que l’on croit habituellement. (Quel est son rayon d’action ?)

 Que peut-on faire d’une unité qui est hors de notre portée par définition ? Ce qui n’a pas de saisie humaine, dès le début, n’existe pas.

A contrario, les concepts philosophiques reposent sur ce qu’ils énoncent ; cad développent leur contenus … au su et au vu de quiconque ; de sorte que les éléments énoncés sont au moins constatables, sinon explicités par et pour chacun. Un texte de philo essaie de maintenir ce qui est dit dans l’espace de son énoncé ; tous les éléments sont là, présents. Il faut éliminer le plus possible l’hétérogène. Qui n’est pas nié, dieu par ex, mais tombe sous le coup de l’impossibilité de notre action.

La question qui seule se pose ; les contenus ne sont pas seulement des concepts, cad des petites boites dont on peut vérifier la validité, mais ces contenus sont des positions (de sorte que les sorties du discours philosophiques n’indiquant jamais un au-delà, extraient néanmoins un réel donné là tel que chacun peut le saisir, mais c’est une autre question, qui concerne l’ontologie du sujet en tant qu’il se révèle son être ; cad que Wittgensteinnement …  il se le montre … 

Ce que la philosophie ne démontre pas, elle le montre.

 Car une chose est certaine, ces positions ne sont pas des révélations ;  et les éléments hétérogènes qui y sont activés décrivent la situation de chacun en tant qu’individualité  donnée, dans son maniement possible, et non pas dans une théorisation impossible ; la philo n’a rien à voir avec la théorie pure … elle l’utilise, ce qui est complètement différent. De sorte qu’elle élabore en plus de chaque théorie, une compréhension de ces théories dans des finalités très spécifiques ; lesquelles constituent la matière même de la philosophie.

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Du vrai sens de la "démocratie"

11 Mai 2008, 22:56pm

Publié par zward

La démocratie pourrait être lue ainsi.

Notre développement requérait des techniques, des technologies, des sciences, des organisations administratives ou économiques ou autres,

Et donc des individualités  pour fabriquer et entrainer tout ce monde-là.

Les organisations traditionnelles n'y suffisaient pas ; le pouvoir d'un seul, pas de redistribution réelle et incapacité de la grande majorité à décider, ordonner, inventer, projeter, etc  (il y a un siècle nous ne savions ni lire ni écrire, paysans ou ouvriers)

On a bien vu du fait de l'énorme productivité acquise après la guerre, que alors non seulement il fallait des individus à peu près responsables (au moins pour leur efficacité concernée),

il devenait nécessaire que chacun ait une ... personnalité (des goûts et couleurs, des envies et des vies compliquées, cad multiples).

Ce sont les années 60 ... (on en parle suffisamment).

Révolution dans la complexité psy et relationnelle, mais aussi technologique (qui n'attendait qu'internet pour se déployer dans nos vies, mais qui existait déjà dans l'économie par l'ordinateur même).

Dans tout cela, de quoi s’agit-il ?

 De la multiplication active de l'information ; et donc du déploiement de chacun comme vecteur (producteur ou consommateur ou relationnel ou existentiel) voir créateur d'informations.

Il est probable que l'économie qui a joué un rôle essentiel comme potentiel projeté (et calculé, cad organisé ; sinon c'eût été la pagaille.. ou rien du tout ; après tout, avec votre argent vous multipliez votre possible de façon autonome.

 Que l'économie se soit enflée démesurément (folie de sa réussite même). Ce qui est bien sauf qu'elle n'a aucune régulation d'aucune sorte ... et qu'un système ne survit que si il se régularise ; d’autant plus quant à sa complexité.

Apparemment nous sommes dans l'incapacité de comprendre (intellectuellement) le monde humain créé sur tout cela.

 Et tout cela (démocratie politique, déploiement économique, multiplicité technologique, augmentation des psychologies individuelles, croissance de l'information, généralisée), tout cela est la démocratie...

 Qui n'est pas seulement que sa formulation politique.

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Descartes le prototype

10 Mai 2008, 08:44am

Publié par zward

Descartes nous introduit immédiatement à ce qui peut être. Mais il se tient sur le bord du possible ; de sorte que le coefficient de pénétration de l’évidence cartésienne est relativement faible ; il ne peut pas bouleverser la totalité de ce qui est déjà (culturellement déterminé), puisque pour remplacer ceci ou cela dans le donné (humain), il faut une unité remplaçante.

Se tenant sur le bord de ce qui est expérimentable (puisque la pensée sert à cela ; expérimenter, via un système de signes serré, ce qui n’apparait pas dans le vécu, la perception, l’imagination, ni n’apparait tant que l’on demeure dans la nature de l’ego, de l’ego comme moi).

Se tenant sur le bord de l’expérience.

Employant n’importe quel système de signes, abstraits, comme notation musicale ou système de couleurs, on parvient à l’extrême limite. Au-delà de laquelle il n’y a plus rien, rien encore d’écrit. Seul un système de signes peut penser s’imposer à neuf à la réalité.

Parce que le système de signes, dans sa dimension, préexiste au Donné. Même si dans le donné, cette dimension n’existe pas.

La philo propose donc que la dimension effective est antérieure au Donné. Que vraisemblablement cette dimension sera encore toujours réabsorbée par le donné, mais que la dimension reviendra.

Descartes inaugure qu’outre la métaphysique, qui concerne la tenue du discours, il existe une ontologie ; celle du sujet, qui est antérieure au discours, antérieure à sa possibilité ; en fait Descartes se tient dans le même lieu que Heidegger.

Et c’est de là où il se tient qu’il va suivre l’enchainement des raisons, cad celui des idées (qui viennent au sujet, qui lui sont coextensives, par nature) et non plus suivre les concepts, ceux du discours métaphysique, qui positionnent le sujet comme n’importe quel concept, et dans l’extériorité de l’entendement, de la compréhension. Alors que cartésiennement, le sujet se sait de son idée et sait les idées qui s’ensuivent ; il est son propre « proto » domaine, sa dimension propre.

A partir de Descartes, le métaphysique caractérise le discours, tandis que l’ontologie est celle du sujet. L’ontologie creuse l’os de cet être qui est-là. Il est sa propre, sa proto expérience.

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Le dépassement (ontologique) de soi-même

1 Mai 2008, 09:24am

Publié par zward

La philosophie expose l’intentionnalité pure, cad sans mélange. Soit le point extrême que nous puissions atteindre. Sauf qu’il est nécessaire pour y tenir, d’explorer tout ce qui peut précéder ce point extrême ; cad d’exprimer et d’épuiser tout le savoir (et les pratiques antérieures et mondaines). Mondaines, cad qui reposent dans le donné ; en quoi la philo n’a pas le donné comme fondement mais le libre ; n’est pas du donné, mais est du libre « en soi ». Si elle épuise le donné, c’est sous la forme du savoir ; on ne peut pas se passer de savoir (ce qui peut l’être à tel moment), mais cependant la finalité est hors du savoir ; c’est une position émergente.

S’il n'existait pas un élément ou une dimension permanente (en chaque sujet qui prend conscience de), Descartes ne serait pas compris, repris par Kant, Kant par Hegel, etc.

Ad ; il est un universel stable, qui cependant ne peut pas faire l'impasse de la connaissance d'au moins Un dépassement ; on choisit Kant ou Descartes ou Nietzsche, peu importe toutes les philosophies commencent par un Doute;
(pour cette raison Descartes est l'archétype indéracinable).

De même, il ne s'agit pas d'être soi-même un dépassement de Kant ou Nietzsche, mais d'être le dépassement de sa propre configuration (existentielle ou ontologique) ; cela suffit bien largement pour une vie.
Et donc de prendre appui sur un tel ou un tel, parce que le paradoxe est en effet que le mouvement (de dépassement, cad l'intentionnalité pure), existe en soi, indépendamment (de tout),
mais à condition que soit réalisé au moins Un dépassement (plusieurs ce sera d'autant mieux ...), et ne peut donc se passer d'une connaissance exactement philosophique (d'un philosophe au moins).

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