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instants philosophie

le 20 ème et les Gens (1)

30 Janvier 2008, 14:50pm

Publié par zward

Non seulement cela doit être nuancé, mais surtout en partie combattu ; le dit pessimisme est aussi une manœuvre globale, parce qu'il institue comme repères la "culture " ... laquelle ?
Celle du 19 éme ? La Grande ?
Mais Rimbaud était lu par combien de personnes ?
1 ou 2 % ?
Corneille ? Par 5 % de la population urbaine du 17éme ?
(et encore )
mais de ces auteurs on nous a installé un panthéon ; et ce panthéon devenu un critère de distinction sociale culturelle ou hiérarchique ... et qui s'autorise ensuite à ceci ;
mépriser le peuple d'en bas , et viser l'instauration d'une espèce de vision moralisatrice , ainsi légitimée, vision qui elle-même peut bien revenir du pétainisme ou du piétisme US , mais qui de toute manière est une réaction ... réactionnaire ; cad que la moralité (ou l'inculture stigmatisée, enfin de cette culture là) croit être la réponse aux problèmes réels et fait l'impasse sur ces problèmes justement.
Mais la question qu'il faut poser ; a-t-on jamais autant créé qu'en ce 20 éme siècle ?
Non.
ne serait-ce que parce qu'il n'y eut jamais autant de personnes ayant accès aux signes (arts ou littératures, bd ou rock et pop, cinéma inventé par et pour le 20 ème , jazz, enfin bref , la liste de nos créations est longue )
la vision d'un monde humain inculte se fonde sur l'image qu'ont nos élites du peuple ; une image caricaturale , utilisée, idéologique , et qui permet d'ouvrir les vannes de la consommation culturelle idiote ; l'idiotie n'est pas chez les gens ou les jeunes , elle est dans le regard des "élites'.

 

C’est qu'il s'agit de faire le contre point ; et de ne pas tomber dans le panneau, du tout est à jeter, du pessimisme moraliste qui valide les retours des vielleries (du panthéon culturel au marxisme recyclé, de l'autoritarisme idéologique au moralisme aveugle).
et que les milliers de personnes qui jouent du pipeau ou de la clarinette , classique ou jazz, les peintres du dimanche et les écrivains amateurs , c'est de ceux là dont on ne parle pas ... et du reste le système de starification est pour constamment nous rappeler  que ; n'écrivez pas !! Ils y en a qui sont payés pour ça et parlent à votre place ... pas de chance, les blogs par ex, prouvent que même si ils n'ont rien de spécial à dire, les gens, il s'en trouve plein qui disent, et quelque chose...
En gros n'oublions pas qu'il y a un siècle, nous étions tous paysans et ouvriers illettrés...
Qu'on ne peut pas demander a priori à quiconque d'être Baudelaire ou Baudrillard.
Que ce ne serait pas raisonnable ; et que si la télé abrutit les éveillés , elle a réveillé les milieux fermés et cloisonnés, quoi qu'on en dise au vu d'un point de vue qui serait évidemment plus exigeant ; que l'on accepte tous plus ou moins en partie,(puisque pour chacun , la culture, la morale , la politique sont des repères servilement connus) mais serait-ce au point de ne pas essayer d'apprécier convenablement le déroulement de ce devenir là ; le devenir des gens.
Il faut aussi élaborer les instruments de compréhension de ce qui s'est positivement déroulé depuis, et non pas rejeter l'ensemble dans une sorte d'appréhension rétrospective qui juge d'une hauteur qui n' a pas à être nécessairement introduite , si l'on veut comprendre non pas pourquoi tout le monde n'est pas Baudelaire... mais pourquoi tout le monde est devenu Céline ...
(Céline , entre autre exemples, a débordé sur toute l'expression, la faculté d'expression, du siècle)

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Le Sujet de la philosophie

27 Janvier 2008, 21:57pm

Publié par zward

On a voulu résoudre à rien la métaphysique ; en quoi on a eu bien raison ; on ne peut conclure du concept à l’existence, mais aussi il n’y a pas a pas dans le concept, tous les éléments du monde.

Mais la métaphysique, cad le développement autonome du discours, de la pensée cohérente à partir de ses seules notions à peu près repérables, n’est pas seulement un discours. Et ce qui nous ennuie ensuite, c’est que perdant la possibilité de formuler un discours sur ses seules forces, on abandonne aussi ce quelque chose en plus qui métaphysiquement s’énonçait.

Au point de Kant doit pour continuer de référer le sujet à une surface, supposer le contenu du discours comme probablement vrai d’un autre point de vue que celui de la cohérence du discours, soit la cohérence du sujet. Mais la cohérence d’un sujet telle que reconstruite … par un discours (sur le sujet). Ce qui revient à postuler la dite cohérence comme étant l’être du dit sujet.

Que le sujet ne soit en capacité de se mesurer (et de mesurer quoi que ce soit) que via ce discours cohérent ne peut pas être remis en question ; soit l’on comprend ce que l’on dit, soit non.

Mais que tous les contenus du discours soient uniques et univoques et unilatéraux… c’est autre chose.

Parce que si le sujet est certes le sujet du Discours (installé culturellement et validement en cette culture), il est cependant le sujet tel qu’il l’est. Cad que son être échappe quand même quelque part à ce dont il est le support, et qu’il ne s’y limite pas.

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L'état du lieu

25 Janvier 2008, 20:21pm

Publié par zward

cad surtout que l'on a les inconvénients des avantages ...
à savoir; cela fait peu de temps que les gens ont un Moi.

au 19 éme , avaient ils un Moi ?
de toute évidence, non.
le bourgeois, sans doute aucun, mauvais goût peut-être, mais une personnalité néanmoins.
bien sûr par un "moi" , il faut comprendre une personnalisation reconnue socialement , ayant une unité culturelle, un développement lisible par tous (à peu près),
il est bien certain que les années soixante (pas uniquement en france), est l'occasion historique de la libération des personnalités, mais aussi l'aboutissement d'une complexité sociale , humaine en devenir. on peut dire que la personnalisation remonte en fait à l'éducation pour tous instituée ; cad à l'acquisition de signes et d'expression.
mais que cet acquis c'est très largement laissé déborder par la production des signes (des objets idem).
la production industrielle. cad l'artificialisme.
et au lieu de s'exprimer , de trouver sa cohérence (y compris politique et éthique et universellement), il en résulte une image de soi presque absolument immédiate , lisible sans distance dans les signes que l'on arbore.
ce "sans distance" est équivalent à ; une absence totale de projection politique au sens fort ; on se contente de l'état de fait, parce que notre personnalité est devenue un état de fait ....

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La philosophie est le contre Sens

22 Janvier 2008, 23:22pm

Publié par zward

D’un autre point de vue, rien n’est voulu sans que quelqu’un le veuille. Mais non pas chacun ; il suffit d’un seul pour quelque chose se déclenche. A condition que cela soit mémorisé culturellement. Cad que cela entre dans l’intégration généralisée. Par quoi l’humanisation absorbe telle ou telle partie du donné. La mise en place dans le donné ne s’effectue apparemment pas autrement que de l’intérieur.

 
L’humanisation, n’importe laquelle, fonctionne sur son propre fond, localisé, et dans son moment historique. Le tout étant verrouillé par la hiérarchisation, comme principe d’organisation, de transmission et de distribution, du pouvoir mais aussi des données ; ce qui forme Sens, et se présente , s’impose comme signifié : dont on peut croire qu’il s’échappe sans cesse ; et que l’ensemble est un ordre du signifiant …Mais cet ordre renvoie simplement à la hiérarchisation et au Sens qui est particulièrement et qui n’est que spécifiquement le contenu même de ce à quoi il renvoie, cad l’ordre de tel monde. Le Sens, en soi, se dissout comme simple signalétique ; il est impossible de le nommer, parce qu’il ne désigne pas quelque chose, mais l’entrée en matière pour chacun dans tel monde et la clef que cela peut recevoir pour chacun d’y être présent. Ainsi le Sens se veut toujours comme insistant, présent absolu, et contraignant de par soi, parce qu’il n’a pas d’autre contenu. Il n’a pas de contenu consistant.

Pour cela l’attaque philosophique consiste à vouloir détenir ce Sens tel qu’en lui-même. Mais tel qu’en lui-même si bien qu’en le nommant, on le vide comme Sens et dans le mouvement inverse, on l’emplit de pensée. Cad enfin de contenu consistant … la philo est ainsi la seule consistance qui soit.

Et donc sont recyclés le Bien et le Mal, le vrai et le faux, mais comme cette fois il s’agit de les exprimer … de leur ouvrir le ventre… en devenant des notions (développées), leur contenu évolue, cad s’invente. Ce qui se met au jour, ça n’est donc pas seulement les inventions de la pensée, de la philo, mais les notions déjà inclues en toute humanisation … Non seulement la philo tire du langage un langage comme discours, mais aussi les notions humaines comme notions.

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La philosophie est l'information généralisée

21 Janvier 2008, 19:51pm

Publié par zward

L’histoire consiste donc en l’invention d’un langage dans le langage commun (grecs). Comme ce langage est dit, prononcé, par quelqu’un, on le qualifie de discours. Nous sommes comme dépendants de ce discours ; c’est dans la mesure où il explicite, révèle, et profondément invente (des signes, donc de la réalité), que nous le considérons comme la vérité dont nous dépendons.

Mais le discours est tenu par ses propres éléments ; il ne connait pas l’ensemble des éléments constituant la réalité (éléments qu’ensuite la science inventorie)  ; il peut cependant développer la totalité de ce qui peut être pensé à partir d’un monde a priori, d’un monde quelconque et sans que l’on puisse par cela accéder à la réalité telle qu’elle est. Pour accéder au monde réel, il faut d’autres signes et d’autres perceptions ; ce qui est le but de toutes les sciences.

Autant dire que la philosophie n’est pas une science ; elle existe avant, antérieurement. Elle cause la rupture ;  en ceci qu’elle systématise. Le processus de systématisation ne peut pas s’effectuer simplement. Il faut que cela s’installe culturellement ; puisque c’est de l’accentuation des signes en nous et pour nous, dont il est question.

En nous et pour nous ; mais la systématisation qui va se dérouler, comme un tapis, nous est aussi extérieure… c’est comme si le langage nous pensait. Comme si il nous était demandé une complexification généralisée qui nous serait somme toute étrangère…

Sauf que ce déploiement requiert du sujet. Qu’il faut bien sûr se composer, se structurer afin d’être en mesure de supporter ce déploiement du langage, et que fondamentalement le dit déploiement ne peut pas se réaliser si le sujet ne se réalise pas. Ce qui est apparemment contradictoire … puisque les objectivités auxquelles nous parvenons, scientifiquement, n’existent que dans le développement de notre subjectivité. Développement du traitement de l’information que les individus sont poussés à supporter, mais qui ne roule pas du même rythme que ces individualités, qui sont obligés de se supporter elles-mêmes.

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Le ratage humain

15 Janvier 2008, 21:53pm

Publié par zward

Que l’humanisation n’est pas en soi une finalité sensée, signifie,  strictement, qu’au travers de toute humanisation, il n’est pas uniquement question de l’humain, mais d’un processus plus large et que finalement le discours, ou l’être humain en tant que rationnel, n’en est qu’une part limitée, parfois seconde, voir secondaire. Même si, on l’oublie, c’est l’intrusion du discours de cohérence dans l’humanisation (purement fonctionnelle) qui bouleverse la totalité de toute cette humanisation-là (et remplace une humanisation fonctionnelle par une au moins idéale humanisation humaniste). Aussi est-ce encore et toujours absolument essentiel de renouveler l’être rationnel de l’humanisation… mais ça dépasse… la réalité dépasse toute Cohérence Créée pour un logos Donné inconvertible.

Aussi à partir du sujet (en l’occurrence le sujet qui utilise les sciences) on peut partir vers la compréhension des contraintes inhérentes à ce donné-là : l’humanisation. En tant qu’elle est d’abord non pas une volonté issue rationnellement, mais un fait, comme tous les autres. Notons que ce faisant on y interroge à partir d’une position (chassée… mais immanquable…) de sujet (en l’occurrence abstrait et qui ne dit pas forcément son nom … cad qui n’est pas philosophe).

On y découvre que les nécessités parcourent entièrement l’humanisation. Que le donné (humain) est dans le Donné (général). Que si l’être de l’homme fût tenu comme raison et moralité et Sens comme progrès,(etc), ce fût afin d’en imposer l’intrusion dans un monde donné qui ne le contient pas du tout comme tel …. mais finalement le contient comme absorbé par le Donné lui-même. La cohérence toute vraie qu’elle soit , est-dans le filet du Donné comme unique logos effectif.

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Le (hors) temps

14 Janvier 2008, 22:58pm

Publié par zward

On peut percevoir la philosophie comme ayant toujours été phénoménologique.

Elle décrit comment « cela se passe », (pour nous).

 Et peut-être «ce qui passe » et comment cela se passe, en soi-même, indépendamment de nous.  

La manière qu’a la réalité de devenir, là. La réalisation de ce qui se réalise, là, comment les choses sont nouées. Comment elles viennent de se lier ou délier. Non pas le temps, mais ce à quoi ça aboutit. Dans quel lieu.

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Personne existe

13 Janvier 2008, 01:40am

Publié par zward

Notre être n’est pas spécifiquement de ce monde çi, de cet univers çi.

Autrement dit, l’être de l’homme n’est pas l’humain, mais est une forme qui porte l’humain, entre autres, une formule qui peut se transporter ontologiquement à d'autres niveaux.

De par la cohérence (de nos constructions) nous voyons bien que nous essayons et parvenons à dominer le donné. Que nous disposons d’une entrée en matière autre, et décalée, sur un autre sol. Arcboutés sur cette altérité, cette autre surface,  nous tenons à distance de plus en plus le monde, tel que là, et de plus en plus nous considérons cet univers comme un parmi d’autres (possibles ou co-réels).

De même nos vies refluent comme incertaines d’exprimer quoi que ce soit de ce que nous sommes réellement, de par la multiplicité dont nous sommes désormais capables.  Mais loin des influences de sur-remplissages (que constituent au mieux les religions, au plus bas les sectes au pire les délires), la philosophie est parvenu à décrire l’être-un, tel qu’il ne peut échapper à sa propre étrangeté.

Ça n’est pas le monde qui est absurde ou étrange, c’est  nous,  enfin notre être, qui ne sommes pas d’ici, ni de nulle part en particulier.

Cette étrangeté de nous-mêmes est ce qui constitue le plus fort de la réflexion philosophique ; mine de rien l’étrange architecture de notre être est dénoyautée du trop connu.

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La hiérarchisation

8 Janvier 2008, 22:10pm

Publié par zward

La hiérarchisation est plus grave qu’on ne le croit. Ça n’est pas un phénomène accessoire ou secondaire qui occuperait une zone extérieure. La hiérarchisation est incrustée au cœur même des individualités ; cad dans leur personnalisation elle-même. Comme l’on se croit être, on se situe dans la hiérarchisation générale.

Comme elle est très généralisée, elle est diluée, mais tout aussi bien imperturbable et extrêmement précise ; puisque chacun y est inclus d’une manière ou d’une autre. Jusqu’à bâtir son être sur et par cette personnalisation hiérarchique. La dilution n’affecte en rien que la hiérarchisation soit vécue et pré organisatrice de la résolution globale et particulière aussi bien de toute l’humanisation. Pseudo résolution.

Elle vient en lieu et place de ce qu’elle remplaçât toujours ; la compréhension intelligente du Donné.

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Les deux modèles (non) humains

6 Janvier 2008, 21:41pm

Publié par zward

En lieu et place de notre liberté, cad de notre esprit, étant entendu que l’esprit n’a pas d’être hormis des sujets (qui se tiennent de leur moi, de sorte que la personnalisation n’est pas indifférente du tout), nos rivalités soudent une essence hétérogène de l’humain en ceci ; elles nous maintiennent dans notre immédiateté, dans notre naturalisme, dans notre vitalisme ; il est une logique, un logos de base, naturel, qui nous colle le corps vers l’arrière, cad par l’arriération. Un logos rétrograde.

Qui ne parle pas. Qui ne se formule pas en signes et que par conséquent nous ne pouvons contraindre… mais qui parce qu’il n’est pas de signes, mais noué du Donné au Donné, peut influer sur les signes, un par un les dissoudre, et décomposer l’ensemble des phrases, et rompre lentement les articulations de notre volonté (qui ne s’architecture que via les signes, en tant qu’elle les comprend).

Le logos naturaliste nous tire vers le fond, il se glisse entre les signes. Aussi cohérente que soit l’élaboration (la construction humaine, le constructivisme véridique), la vague par en-dessous recompose son donné de base. Qui mêle à la fois nos pulsions, mais aussi le donné lui-même, que nous ne parvenons pas à réduire, à récupérer, qui commande selon sa propre nécessité.

Ad : puisqu’il s’agit toujours  de réguler l’information, les moyen institués les plus immédiats, quoi que suffisamment complexes, sont d’une part le Donné qui correspond au Donné, comme la chèvre au chou, et la hiérarchisation.

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