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instants philosophie

Le Moi original, originel (l'ont-os)

24 Octobre 2008, 23:16pm

Publié par zward

Il lui est venu et pas venu, au moi, de commencer de définir son essence. Il a vu l'ampleur de la tâche et s'est effondré dans la facilité, dans l'immédiateté (post années soixante); or la multiplicité ne lui est pas un effondrement, mais le développement du monde humain possible ; sauf que ce développement n'a fait l'objet d'aucune délibération. Ce qui veut dire que le moi lui-même n'est pas le sujet de quel que discussion que ce soit (ni le moi, ni le monde des mois, ce qui implique toute espèce de productivités et de consommations comme de comportementalités), parce que si il se discutait, il passerait du statut de moi à celui de sujet. C'est en cela que la philosophie désafffirme sans cesse la psychologie ou la sociologie ; qui consistent à constater le moi comme un état en soi, naturel, donné, objectif ; or la philo sait bien que le moi est un effet ; l'effet du sujet.
Or cependant la philo bute quant à comprendre le moi autrement que par la négation ; il serait un sous sujet. Tel n'est pas le cas ; le moi a inventé un être en soi et pour soi ; hors du domaine de la psychologie, et hors du personnalisme (issu de la pensée sur et par les « Valeurs Humaines », cad humanistes du 18éme et dont on peut s'apercevoir qu'ils les débordent en transversalité). Le moi existe en soi ; il a créé son vécu et enfoncé son orientation dans l'épaisseur du monde. Et s'il n'est pas possible de comprendre le moi sans le sujet, il est certain que le sujet sera modifié de ce qu'il est un moi dorénavant et qu'il ne sera plus, lui, le sujet, seulement une entité culturelle ...
Ce changement est fondamental.
Que le sujet ait un moi et qu'il ait un vécu, doit s'instituer dans l'épaisseur de toute société humaine envers et contre cette monstruosité que toute société humaine impose comme principe ; à savoir ; qu'elle, la société humaine, se préserve soi, justifie de sa seule unité au détriment de toute autre.
Que les principes des droits soient un a priori fondamental ne signifie pas qu'on en perçoive la réalité ; et quelle réalité comportent ils sinon celle-ci ; que tout être humain soit un Moi. Qu'il puisse exister dans un monde de mois, et que cette attitude soit une position...
Cad ait une valeur non seulement humaine, mais ontologique. Consistant en l'être même.

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Le massacre des mois et l'universalité infinie

20 Octobre 2008, 21:33pm

Publié par zward

Il se trouve que l'on a inventé l'universalité ; qui consiste à dire que tout individu vaut de par son "humanité" : en soi, comme ça, sans raison.
Ce qui est tout le contraire de l'espèce de surenchère qui nous fait croire que l'on vaut dans la mesure où l'on "plait" , dans l'air du temps ou selon les modes, ou d'après une obscure variation d'opinion consensuelle ou marginale et fière de l'être (ce qui revient au même) et à s'évaluer selon tous un tas de registres divers et variés (qui valent ce qu'ils valent ; en gros pas tripette, rien du tout, sauf ici et là) et par lesquels un mécanisme psycho-socialisant (très contraignant d'un certain point de vue mais très léger comparé à l'esclavage , évidemment ; tout dépend du degré de la barre en sa hauteur déplacée) par lesquels un mécanisme psycho-socialisant donc veut nous convaincre à tous prix (à tous les prix) de nous "intégrer".
Certes, il ne faut pas se désintégrer (et pourtant quelques uns y parviennent, assez bien, suicides et conduites mortelles ou échappatoires ou dépressives à foison).
Parce qu'il ne faut pas oublier que même si l'on s'auto évalue constamment (dans une inquiétude sans but, mais structurelle et donc invincible et inévitable), Mozart reste Mozart .... et que tout le monde y a accès ...ou bien les Clash, ou bien King Crimson.
Bref évidemment on souffre (psychologiquement ; c'est fait pour ça ; pour que chacun souffre mentalement et ne s'en sorte pas), mais ça n'a pas d'un point de vue universel grande importance.
Parce que là où l'on se trompe, c'est de croire que l'universalité écrase l'individualité ... comme si Mozart (ou les Clash) nous amoindrissait ... absurde.
L'universalité (du goût, du jugement, de la décision, de l'intentionnalité en somme ; esthétique , intellectuelle, littéraire) augmente mon être singulier.

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l'esprit cad le corps

18 Octobre 2008, 20:45pm

Publié par zward

L'idée est ce qui expose ; il faut comprendre que rien dans le donné ne nous indique là où est la vérité ; il n'est pas de ressources pour nous dans le monde qui nous permettent une saisie autre que celle habituelle : c'est de l'intérieur de l'esprit que l'on peut distinguer ceci de cela, ou n'importe quel nouveau ceci. Puisqu'il est un, notre esprit ne peut pas admettre une nouveauté, un nouvel objet, si cet objet ne s'origine pas de notre invention ; par cette invention, il peut ainsi comprendre le donné, mais par elle aussi il est limité à cette possibilité (en fait il n'est pas « limité » puisque c'est de ce que ce soit possible pour lui, qu'il peut comprendre quoi que ce soit, mais l'esprit l'entend spontanément en idéalisant une auto connaissance qui serait totale , immédiate, complète ; ce qui ne se peut, et il y est porté parce qu'il est déjà pour lui-même une telle unité, sauf qu'elle est vide).
Cette unité profonde de l'esprit est sa seule source ; aussi trouve-t-il en lui-même l'énergie et le sens de ce qu'il va développer ; sauf en ceci ; il a l'idée de la position (ontologique) d'une surface qui peut se nommer Etre. Ainsi hors de cette unité, ça existe ; quoi ? On ne sait pas.
Et sur cette surface il imagine, cad en l'occurrence intentionnalise, son corps. Mais un corps spécifique. Doué d'un temps et d'un espace spécifique ; d'une peut-être essence fondamentale ; un corps qui perçoit et ressent autrement, un corps qui n'est pas lié par les signes et donc est à mène de produire ses propres signes.
Lesquels signes vous semblerons bel et bien infirmer ou confirmer votre moi ... mais ce sera une pure illusion ; ces signes ne s'adressent pas au moi, ni aux mois. Sinon de se perdre dans leur sens spécifique. Le moi va réinterpréter le signe dans son établissement de personnalisation ; alors que le sujet adressait cela à la surface comparée de l'esprit à la surface de l'être. En cela l'individualité passe de son individu donné (qui est un corps morcelé puisque l'esprit est un seulement là où il est, et qu'il ignore où, un corps outils de ce que nous, êtres humains, ne sommes pas un avec notre corps, mais qu'il est main, pied, voix, etc ; un corps perçu de l'autrui, tout là-bas, dont la pensée, l'esprit , nous échappe), de son individu donné à son individualité ontologique. Et ça ne s'effectue pas sans un corps. Cad au remodelage de tout ce qui précède.

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Méchante philosophie

12 Octobre 2008, 20:46pm

Publié par zward

Contrairement aux idées reçues, la philosophie a bouleversé la totalité du monde humain, au point que, résultats de cette révolution, nous ne percevons plus même la décentration radicale, l'ensemble des tournures baroques qu'imposât la philosophie, parce que fondamentalement elle a institué chacun comme le nouveau centre intransigeant d'une nouvelle, toujours nouvelle réalité.
Notre fascination pour l'art individuel et non plus collectif, la méfiance pour la perception, trop proche de ce que l'on sait déjà dans son immédiateté, le dégoût du vécu spontané puisque l'on est double et que l'Autre veut autre chose, le refus des in-compréhensibles habitudes mentales et sensibles « héritées », puisque l'on nait avec soi et rien d'autre, le délien total et de toute allégeance d'où qu'elle vienne, rien n'étant a priori qui soit recevable immédiatement, le face à face sans retour avec le néant et solitaire, le désir d'irréalité, de qui se fie à sa propre intentionnalité, et le principe de solidité et réalité cruelles, car nous devons malgré le réalisme manier encore notre intuition; nous sommes soumis à la loi de notre unité individuelle ainsi qu'à la recollection organisationnelle ; puisqu'il faut bien relier ces individualités d'une manière ou d'une autre et ça n'est pas le moindre des problème.
Tout ce qui creuse l'abîme fût inventé, proposé, posé-là.

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Le sujet universel et le découpage de l'être

1 Octobre 2008, 21:32pm

Publié par zward

Difficulté de la philosophie ; de la mise en place du dispositif effectif qui rend compte de l’être et, sans connaitre l’être au sens strict, se permet de lancer l’intentionnalisation efficiente vis-à-vis de l’être. Que cette intentionnalité suppose, et donc qu’elle crée.

 Notre vision est faussée de ce que l’entreprise du discours cohérent a inventé son sujet réel comme centralisateur et soc de la charrue qui extrait du donné ce qui peut l’être. A cette condition ; que de sujet à sujets cela se transmette. Puisque le dispositif du sujet ou le dispositif du discours cohérent (qui n’a de réalité que par, pour et vers un sujet), n’existe que si l’on s’en sert.

 Mais inventant l’utilisateur du discours ; ce discours qui rend compte de soi et de ce qu’il dit crée son sujet adéquat ; alors cette intentionnalité gigantesque pose aussi le statut d’une individualisation ; qui aboutira au moi psychologique du 20 éme siècle. Gigantesque intentionnalité parce que si, par le sujet, il n’en est qu’un à la fois, soi-même, chaque sujet est intégralement tout ce que le sujet peut être, et donc est tous les sujets. Les sujets intensément communiquent entre eux. Ce qu’ils énoncent chacun est déjà immédiatement traduit dans l’intentionnalité de tout autre sujet. Autant dire que toute énonciation se réfère au même statut de l’être ; et que au fond de toute expression, (par n’importe moyen et système de signes), ce qui agit au cœur de ce qui est dit , c’est toujours ce qui se passe à l’instant même de la fabrication de ce qui est dit, comme au-dedans de ce qui est lu, perçu, compris.

Du simple fait d’être énoncé, (sur ce mode là spécifique), cela dit et parle de et vers l’être. L’être est le gouffre séparateur absolu ; et comme tel pousse à exprimer toutes ces distinctions ; perceptives ou émotionnelles, conceptuelles et intentionnelles d’une manière générale.

De cela il ressort que chacun peut être le sujet (que déjà il est (forcément), en traversant les autres sujets, qui tous partent et reviennent à « ce qui se passe » (là où l’on est, chacun), à la vitesse du passage, cad à la découpe véritable de la réalité. Quel que soit le système de signes qui répertorie ce passage. Mais dont il est bien remarquable que ce qui passe c’est le sujet comme territoire d’expérimentation. Que par conséquent il s’agit toujours de retrouver dans sa propre densité, les densités que tous sujets ont découvertes. Les systèmes de signes n’appartiennent pas à la « culture », mais aux sujets et directement en leur être actuel. Et donc il existe une terre, un sol, un territoire commun unique ; ce que le découpage-distinctif crée dans l’épaisseur de la sensation, perception, conception, toutes choses réelles perceptives au sens plein.

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